Partagez | 
 

 We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Invité


Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Lun 27 Mar - 13:17

We'll give the f*ckers a fight
H03-010 & F01-555
“Do I not destroy my enemies when I make them my friends?”
▬ Abraham Lincoln.

La nuit vient de tomber sur la Ruche. Le brun est allongé dans son lit de manière nonchalante. Ses paumes de mains sont coincées derrière sa nuque, alors que sa tête repose lourdement contre celles-ci, visage face au plafond. Dans la nouvelle pénombre de la nuit qui vient de s’installer, il peut encore distinguer vaguement le blanc parmi les ombres. Ce même blanc qu’il croise à chaque détour de couloir. Ce blanc qui le rend malade. Enfin, c’était la nuit. Bientôt, il ne verra plus cette couleur immonde qu’il venait à détester. Un soupir d’aise s’échappa de ses lèvres, alors que ses yeux se fermaient un moment, appréciant le calme soudain qui s’était répandu dans la chambre. Il avait la porte de la pièce encore ouverte, pouvant distinguer de la sorte les bruits de l’extérieur de l’appartement. S’il tendait l’oreille et qu’il respirait doucement, il parvenait à entendre les petits robots ménagers qui venaient de faire leur apparition juste dans le couloir de l’étage. Tous les jours, à la même heure, c’était la même chose. Le petit bruit de nettoyage l’apaisait en quelque sorte. C’était discret comme bruit, mais il pouvait entendre parfaitement ce ronronnement qui apportait un son relaxant. Quand il fermait les paupières et qu’il s’allongeait dans son lit, il avait toujours envie de s’endormir avec ce bruit. C’était étrange, d’ailleurs. Néanmoins, il n’avait pas envie de dormir aussi tôt. Au fil des jours, il avait pris l’habitude de se faufiler hors de sa chambre à la tombée de la nuit. Il n’était pas un couche-tôt. De plus, il trouvait cela atrocement ennuyeux de dormir à la même heure que tout le monde. Au contraire, il pensait que c’était tellement plus intéressant de sortir pendant que les lumières étaient éteintes, parce que l’ambiance était totalement différente de d’habitude. Plus tranquille.

Dans cette optique, il ouvrit finalement les yeux avant de se redresser d’un mouvement rapide hors de son lit dans lequel il était allongé depuis plusieurs longues minutes. Il s’étira un bref instant, avant de se diriger calmement vers la porte qui le menait au couloir. D’un pas léger, évitant de se faire remarquer, il se dirigea doucement vers le bout du couloir et comme toujours, le petit robot ménager pris peur en sa présence et il se dépêcha de courir de l’autre côté avec ses petits jambes mécaniques. Ca le faisait toujours sourire, cette façon qu’ils avaient de prendre peur, comme s’ils avaient peur qu’on les capture. Ils avaient sans doute été conçus de cette façon, pour éviter qu’on utilise ses pièces comme des outils. Il fut interrompu par ses interrogations quand il entendit du bruit venir de non loin de l’endroit où il se trouvait. Une silhouette se dessinait à ses côtés et c’était une silhouette familière. Elle était féminine et semblait venir de deux l’appartement à côté. La chambre 903. Il n’avait même encore fait connaissance de tous ses voisins, par manque d’intérêt. Habitant lui-même dans la chambre 905, il ne s’était pas douté que cette femme vivait près de lui. Il avait l’impression de reconnaître ce parfum qui flottait dans l’air. Elle avait refermé la porte derrière elle, quand elle fut sortie de son appartement et il en profita pour s’approcher d’elle. Quand il fut plus proche d’elle pour voir les traits de son visage, il fronça soudainement les sourcils, alors qu’une envie de la gifler lui vint à l’esprit. Surpris par sa propre agressivité ressentie à son égard, il resta muet, avant de venir glisser son bras à côté d’elle et de plaquer ses paumes de mains de chaque côté de la tête de l’inconnue, la gardant prisonnière entre lui et le mur. Il la regardait, tentant vainement de se rappeler des traits de son visage envers lesquels il ne ressentait que du dédain et de l’amertume. Il se mordit légèrement la lèvre, sourcils froncés, alors qu’il se décida à lui adresser la parole, chuchotant. « Je t’ai déjà croisée quelque part, toi. » Dans le ton de sa voix, on distinguait de la certitude. Il savait qu’il l’avait déjà vue. Ce n’était pas anodin, de ressentir ce qu’il était entrain de ressentir en ce moment. Jamais il ne l’avait encore croisée, jusqu’à présent et pourtant, il savait qu’il avait une relation avec elle. Une relation qui ne semblait pas inspirer de la joie à son cœur, vu l’attitude qu’il avait avec elle. « Je reconnais ton parfum. Tes yeux perçants qui me transpercent comme s’ils pouvaient lire en moi, alors que moi je suis incapable. Je reconnais ta silhouette. Comme un mauvais rêve dont j’arrive pas à me rappeler… » On aurait pu presque croire qu’il usait de séduction, s’il n’avait pas ce timbre grave.

Spoiler:
 



©️ Gasmask
Revenir en haut Aller en bas

avatar
F01-555
F01-555
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Mer 5 Avr - 18:21

~ We'll give the f*ckers a fight
Elle relève la tête de son journal lorsque la lumière s’éteignit brutalement, avant de se lever du canapé en abandonnant le dit journal. Le moment de reprendre ses explorations était arrivé. Quelque jours auparavant, elle n’avait pas entendu le bruit si reconnaissable de la fermeture de sa porte signalant le début du couvre-feu. Prudemment, elle avait tenté d’ouvrir la porte et, surprise, elle était toujours ouverte. Voyant que plus rien ne la retenait dans son appartement, 555 était sortit et avait entreprit d’explorer sa prison à nouveau. Elle ne pouvait pas dormir de toute façon. Rien n’était vraiment différent la nuit, si ce n’est qu’on n’y voyait rien, et que les couloirs étaient hantés par de petits robots trouillards. C’était presque adorable de les voir détaller à toute vitesse en voyant quelqu’un arriver. Comme si ils pensaient qu’on essaierait de les attraper. Ce qu’elle avait bien entendue essayé de faire. D’habitude elle sortait de son appartement bien plus tard, essayant de dormir quelques heures avant que les cauchemars ne reviennent la hanter. Cette fois cependant, elle voulait partir un peu plutôt pour pouvoir se rendre dans Aire de Jeux qu’elle n’avait pas encore visité.

555 ouvrit la porte de son appartement juste à temps pour voir filer devant elle un des petits robots ménagers. Adorable. Elle avait vraiment envie d’en attraper un pour pouvoir le disséquer et voir ce qu’il y avait à l’intérieur, mais pour l’instant elle avait un nouveau niveau à visiter. Elle ferme la porte, et commence à marcher quand elle entend des pas derrière elle. Elle se retourne pour voir un homme s’approcher d’elle, les sourcils froncés. Elle sent son visage se fermer alors que l’envie de lui arracher les yeux la prend soudain. Elle connaissait ce visage, elle le voyait régulièrement dans ses rêves. Et il n’y avait rien de romantique là-dedans. Elle le regarde arriver à sa hauteur avant de plaquer ses bras de chaque côté de sa tête, l’air imperturbable. Alors qu’il se contente de la fixer, elle se demande si lui casser le nez serait aussi satisfaisant que ça en avait l’air. « Je t’ai déjà croisée quelque part, toi. » Même le chuchotement de sa voix lui donnait des envies de meurtre. Elle ne savait pas qui il était, mais elle le détestait. Elle irait même jusqu’à dire qu’elle le haïssait, et vu l’attitude de l’homme en-face d’elle, le sentiment était partagé. « Je reconnais ton parfum. Tes yeux perçants qui me transpercent comme s’ils pouvaient lire en moi, alors que moi je suis incapable. Je reconnais ta silhouette. Comme un mauvais rêve dont j’arrive pas à me rappeler… » Elle aurait presque pu être charmée si ces mots étaient sortit de la bouche d’un autre. « Un vrai poète. » Son visage reste neutre, ne laissant passer aucune émotion. « Cependant si tu pouvais reculer, ton visage m’insupporte. » Elle le pousse, le faisant reculer de quelque pas, avant de s’éloigner du mur. « Voilà qui est mieux. » Réprimant une grimace de dégout, elle essuie la main qui avait toucher le brun sur son pantalon. « Bien, maintenant tu m’excuses, mais j’ai des choses plus intéressantes à faire que de rester en ta compagnie. » Cela avait été dit ton froid et empreint de sarcasme, avant qu’elle ne tourne les talons et commence à s’éloigner. En temps normale, elle à suivre un quelconque indice sur son passé, ce qu’était clairement et homme. Elle n’avait cependant aucunement l’intention de subir sa présence plus longtemps que nécessaire. Si elle restait trop longtemps en sa compagnie, elle allait finir par le frapper, elle le sentait. Et franchement, elle était trop fatiguée pour ces conneries.
avengedinchains


Spoiler:
 

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡




Badges du swag :
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: Re: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Jeu 6 Avr - 10:33

We'll give the f*ckers a fight
H03-010 & F01-555
“Do I not destroy my enemies when I make them my friends?”
▬ Abraham Lincoln.

Putain, il était pas fou. Des fois, il avait l’impression de connaître des gens dans cet endroit de merde et parfois, ils avaient la même sensation que lui et c’était le cas, avec cette conne qui le regardait avec ce même regard haineux qu’il avait fait usage à son égard. Qu’est-ce qu’il pouvait la détester. Il ne savait pas encore pourquoi, mais il avait appris à ne pas trop se poser de questions et à suivre ce que ses sens pouvaient lui insuffler. Il n’était pas encore certain de se retenir dans ses gestes et le fait qu’elle soit une femme ne l’arrêterait en rien. Surtout pas elle. La manière condescendante avec laquelle elle le regardait ne faisait qu’attiser sa haine et son poing lui démangeait un peu trop. Il connaissait son regard glacial, qui autrefois pouvait se fendre d’un sourire sadique, semblable à celui qu’il offrait parfois, dans une hypocrisie certaine. Elle, elle était comme lui et rien que cette idée lui donnait envie de vomir, tant ça le tuait de se l’avouer. Une animosité les rongeait tous deux et il ne savait pas si elle se rappelait de lui, plus que lui, en tout cas. Son visage lui était aussi insupportable que lui à regarder, si bien qu’elle le repoussa violemment vers l’arrière, de quelques pas, mais suffisamment pour garder ses distances avec lui. Oh oui, il pouvait la ressentir, cette haine à son égard et putain, qu’est-ce que ça lui faisait du bien de ressentir ce sentiment à nouveau. L’adrénaline faisait son effet et pendant un instant, il avait eu l’étrange sensation – agréable cependant, de s’être retrouvé dans le corps de celui qu’il avait été autrefois. « Tu crois que ton visage m’est plaisant à regarder ? J’ai toujours détesté ton petit air hautain qui me donne envie de te tirer dessus. De t’enfoncer un flingue dans la bouche et de presser la détente pour faire exploser ta gueule de grande conne contre les murs. » Ses mots, tels un venin, s’étaient échappés de ses lèvres sans qu’il ne puisse les contrôler. Il ne se rappelait pas exactement de ses souvenirs communs avec elle, mais il pouvait ressentir avec netteté les sentiments qu’il l’envahissait autrefois. Cette haine inexpliquée n’était pas sans raison d’être et il le savait. Elle le savait aussi. Et ça c’était pas une illusion.


Elle s’extirpa de son emprise et essuya sur son pantalon blanc la main qui l’avait touché, pour ce faire. Elle lui sorti son baratin, avant de s’écarter de lui et de commencer à prendre la route dans une direction totalement opposée. Oh. Qu’est-ce que ça l’avait rendu fou. Il détestait que les choses restent inachevées, et encore moins qu’on aille à l’encontre de son autorité et qu’on lui tourne le dos, comme si on n’avait pas de respect pour sa personne. Il n’allait pas la laisser filer comme ça. Suivant ses pas, il s’approcha à nouveau d’elle et empoigna l’un de ses bras violement, avant de la retourner face à lui, se contrefichant totalement de son envie de se tirer. « Tu crois que j’en ai quelque chose à foutre, que t’as soi-disant des choses à faire ? » Sa voix était cassante. Accusatrice. Il avait envie de provoquer l’inévitable. Qu’ils se déchirent, se détruisent, se crachent des mots. Il avait cette irrépressible envie de lui cogner dedans, qu’elle le frappe en retour et que ça finisse mal. De ressentir la haine qui l’enveloppe parce qu’au fond, il ne pouvait pas se détacher de cette émotion dévastatrice qui révélait son côté sombre. Son côté qui était l’image même de sa personne. Au moins, avec elle, il était tel qu’il avait toujours été. Il n’y avait pas de mensonges et de faux semblants. Avec elle, même s’il l’haïssait de tout son être, il ressentait des émotions bien réelles qui lui donnaient l’impression d’être envie. Il n’était pas brisé, putain ! Ca c’était lui, là-dedans. « Je sais que tu ressens la même chose que moi, hein ? Ton petit regard hautain, là, c’est pas pour rien. Tu crois que je vais te laisser partir maintenant, alors que t’es la seule personne qui me rappelle ce que j’étais ? » Il ne savait pas pourquoi il agissait de la sorte. il avait juste ce besoin de la garder près d’elle, pour être à nouveau l’homme qu’il avait perdu. « Qu’est-ce que t’attends pour appeler tes chiens de garde ?! » A ces mots, il resserra son emprise sur elle, alors que son regard se fit plus froid que jamais. Et bon sang, ce qu’il aimait ça.

Spoiler:
 




©️ Gasmask
Revenir en haut Aller en bas

avatar
F01-555
F01-555
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Dim 9 Avr - 11:10

~ We'll give the f*ckers a fight
On dit qu’on peut tomber amoureux dès le premier regard. Visiblement, on peut haïr également. Mais dans leur cas, est-ce que c’était vraiment le premier regard ? La haine et la colère qu’elle ressentait étaient bien trop fortes, bien trop réelles pour n’être que des émotions soudainement. Non, elles avaient germé, avaient été cultivées avec le temps et la rancœur, ne laissant présager qu’une unique vérité : ils se connaissaient. On ne haïssait pas et ne rêvait pas de quelqu’un à ce point sans l’avoir connu au paravent, sans avoir une histoire commune. Une histoire visiblement fort désagréable si la seule vue de son visage lui donnait à ce point l’envie de lui arracher la carotide avec les dents. Violemment, elle se dégage ne supportant plus sa présence si près d’elle, même si le toucher lui donnait l’impression d’avoir mit la main dans le purin. « Tu crois que ton visage m’est plaisant à regarder ? J’ai toujours détesté ton petit air hautain qui me donne envie de te tirer dessus. De t’enfoncer un flingue dans la bouche et de presser la détente pour faire exploser ta gueule de grande conne contre les murs. » Elle éclate de rire, et ça n’a rien de charment. C’est aussi froid et coupant qu’un blizzard en pleine Sibérie. « Grande conne ? C’est tout ce que tu as trouvé ? » Elle arrête de rire et son visage se fend d’un sourire mauvais. « Je m’attendais à une répartie plus élaborée, franchement je suis déçue » Il était furieux, parfait elle l’était aussi. Cependant autant leur mini-affrontement l’amusait vaguement, autant elle avait un planning personnel à respecter. Elle s’essuya donc la main sur son pantalon, réprimant à peine la grimace de dégout que lui inspirait le seul fait de l’avoir touché, et après une dernière provocation, commença à s’éloigner.

Instinctivement, elle savait que le fait qu’elle lui tourne le dos était plus qu’insultant pour l’homme (elle-même aurait été furieuse à sa place). Consciemment, elle n’en avait rien à foutre. Elle se réjouissait même de le faire rager ainsi. De cette façon, elle se sentait presque vivante, presque ce elle-même qu’elle ressentait quand elle frappait quelqu’un ou risquait de mourir. C’était gratifiant. Elle l’entend avant qu’elle ne le sente l’attraper par le bras pour la forcer à lui faire face de nouveau. Sa fureur grandit sous le fait d’être ainsi malmenée. « Tu crois que j’en ai quelque chose à foutre, que t’as soi-disant des choses à faire ? » Son visage devient neutre, presque indifférant face à la fureur du brun. « Premier et dernier avertissement : Lâches. Moi. » Ses mains la démangeaient sous leur volonté de s’écraser sur le visage de l’homme, sous l’envie de s’enfoncer dans ses orbites et d’en arracher les globes oculaires. Il faisait disparaitre le peu de contrôle qu’elle exerçait sur elle-même de la pire manière qui soit. « Je sais que tu ressens la même chose que moi, hein ? Ton petit regard hautain, là, c’est pas pour rien. Tu crois que je vais te laisser partir maintenant, alors que t’es la seule personne qui me rappelle ce que j’étais ? » Sa mâchoire se crispe à mesure qu’il continu à parler. Même le son de sa voix lui était intolérable. Elle comprenait cette soif de s’accrocher au moindre indice de son passé, elle était passé par-là, et sans Nic et Luca, elle ne sait pas ce qu’elle serait devenue. Probablement plus folle qu’elle ne l’était déjà. Mais pour le brun, elle n’avait aucune compassion à donner. Juste de la haine et du méprit.

Elle sent sa main se serrer plus fortement contre son bras, y laissant surement une marque au passage. « Qu’est-ce que t’attends pour appeler tes chiens de garde ?! » Elle voit rouge. Son poing vient s’écraser sur le nez de l’homme, et un craquement sinistre vient remplir le silence du 9ème étage. Sous la surprise ou sous le choc, il la lâche, et elle en profite pour lui attraper à son tour le bras, pour lui écraser le visage contre le mur. Elle adorait les clés de bras. Personne ne parlait ainsi de ses hommes. Et très certainement pas le fils de pute en face d’elle. « Je t’avais prévenue, enfoiré. »
avengedinchains


Spoiler:
 

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡




Badges du swag :
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: Re: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Dim 16 Avr - 9:09

We'll give the f*ckers a fight
H03-010 & F01-555
“Do I not destroy my enemies when I make them my friends?”
▬ Abraham Lincoln.

A sa réplique, la brune face à lui éclate d’un rire froid, presque démoniaque. C’était bien ce qu’elle était, une putain de harpie. Il la regardait s’esclaffer comme une conne, le regard toujours aussi froid et furieux. Elle trouvait ça drôle, en plus ? Il sentait qu’il n’allait pas garder le contrôle bien longtemps, si elle voulait le pousser à bout comme elle le faisait. Cela pouvait être un peu over reacted pour quelqu’un d’autre, mais pour lui, c’était un affrontement. Un appel à la guerre et lui, il était toujours partant pour un affrontement de force. Surtout envers une ennemie comme elle. « Cesse donc de rire, il est encore plus insupportable que ta voix. » Il voulait qu’elle arrête ses petits manèges puérils, parce qu’il n’allait pas tenir assez longtemps pour se retenir de lui casser la gueule. C’était une femme, certes, mais elle, elle méritait toute cette haine et cette violence. En plus, elle n’était pas inconnue à son milieu, vue la férocité avec laquelle elle lui répondait, dans son regard. Elle avait envie de lui arracher les yeux, il pouvait le voir et ça lui donnait encore plus envie de lui offrir ce qu’elle désirait, pour pouvoir satisfaire ses propres envies morbides. « Tu mérites pas de réparties plus classes. T’es peut-être habituée à ce qu’on te lèche les bottes, mais je suis pas un de tes chiens. » Il cracha son venin sur elle, avec tout le dégoût qu’il était possible de susurrer dans une phrase. Jamais, oh non jamais auparavant, il ne s’était senti aussi énervé contre quelqu’un, dans la ruche. Cette femme, c’était le diable en personne. Même quand elle commençait à lui tourner le dos, il n’avait pas apprécié qu’elle ne continue leur petit échange. Qu’est-ce qu’elle croyait ? Qu’elle pouvait juste échapper à la situation en s’en allant ? « Je ne te croyais pas aussi lâche. » Lui cria le brun avant de la rattraper et de la retourner brusquement vers lui. Elle le prévint froidement de la relâcher. Sa voix sonna comme une menace certaine et lui, il ne lui en fallait peu pour se jeter dedans.

Il cherchait à la mettre hors de lui, lui enlever son air de bourgeoise coincée du visage. « Montre-toi sous ton vrai visage. Y a personne ici pour voir à quel point tu peux être parfaite. » Il lui grogna dessus, tentant de la provoquer. Mais rien ne semblait la déstabiliser, jusqu’à ce qu’il lui parle de ses fameux acolytes. Soudainement, les traits de son visage s’étaient tordu en une mine colérique et quand il resserra l’emprise qu’il avait sur son bras, elle lâcha finalement le contrôle et vint lui assener un putain de coup de poing dans le nez. Il était cassé, aucun doute. La brusquerie du geste le fit lâcher prise et pendant qu’il porta ses doigts au sang qui avait coulé, elle vint lui attraper le poignet et plaqua violemment sa tête contre le mur. Une clé de bras bien exécutée le bloqua entre elle et ce dernier. Cependant, bien qu’il saignait du nez et qu’il crevait de mal, ce n’est pas un gémissement de douleur qui s’était échappé de ses lèvres. Juste un rire. Un rire entre l’amusement, la satisfaction et la soif de violence. Un ricanement. « J’ai réussi. » Dit-il alors simplement. Il savait que c’était inutile de vouloir se débattre pour relâcher son bras. Elle lui casserait sans hésiter. Et il comptait bien là-dessus. Il avait encore une main libre, cependant. Alors de celui-ci, il fit un violent coup vers l’arrière, abattant son coude dans le ventre de la brune. Il senti un léger relâcher contre son corps, alors il se dégagea brusquement de son emprise, attrapant ses cheveux de sa main recouverte de son sang, attirant sa tête vers lui de cette façon. Elle était face à lui, mais légèrement tournée sur le côté. « Magnifiques cheveux, t’aimes le rouge ? » Sa voix est presque devenue folle. On sentait qu’il prenait son pied, à sa battre avec elle. Ça lui rappelait vaguement les vieux jours. Il fallait qu’il continue encore, qu’il en découvre plus. Ca valait bien un nez cassé et d’autres péripéties. Alors c’est ce qu’il allait faire.

Il glissa l’une de ses jambes entre les siennes et appuya fortement sur son corps pour la faire basculer vers l’arrière, tenant ferment ses cheveux entre ses doigts. De son poids, il la fit rapidement s’abattre contre le sol, s’asseyant à califourchon sur elle, relâchant la prise qu’il avait sur elle, pour venir glisser ses doigts sur son cou, prêt à serrer cette dernier à tout moment. Un regard fou se reflétait dans ses yeux. « Comme au bon vieux temps, pas vrai ? » Il susurra ces mots près de son oreille, d’une voix trop douce.


Spoiler:
 



©️ Gasmask
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-9
H01-9
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Dim 16 Avr - 21:18

C'était sans doute un acte complètement irréfléchi. De la pure folie même, mais n'est-ce pas justement ce qui fait la beauté de la chose? Vous deux. Un logement choisi complètement au hasard. L'adrénaline de l'envie et cette constante peur de vous faire coincer venant vriller un peu plus vos sens. La passion de vos corps enivrés par le moment présent. Par ce petit quelque chose auquel vous avez décidés de vous accrocher si férocement malgré ce qui plane au-dessus de vos têtes. La menace perpétuelle du détail de cette trahison pouvant refaire surface à tout moment. La menace du passé pouvant vous faire tomber de ce qui s'apparente sans doute à un petit nuage de bonheur même si votre vision de la chose est visiblement particulière. Votre relation entière l'est, particulière. Encore un peu trop vacillante. Un peu trop basée sur des suppositions et des pressentiments, mais en un sens ça te convient. L'insouciance du moment dont tu profites sans même te rappeler comment vous avez pu en arriver là. Parce que le sentir si près de toi te suffit. Sa présence te suffit. Plus que tu ne l'aurais imaginé. Au point où tu t'es résolu à ne pas aller voir Trois pour le moment. Pour ne pas le mettre en danger par ta faute. Les mots prononcés par Caïn résonnant encore bien trop à ton esprit. Lui qui a menacé de le tuer. Toi qui n'a presque pas été surpris d'entendre les mots prononcés de sa bouche. Comme si c'était normal. Même si tu ne sais définir le normal de cette existence dont tu ne te souviens pas. Tu sais néanmoins que le bruit que tu viens d'entendre dans le couloir lui ne l'est en rien, normal. Un bruit trop sourd brisant le presque silence semblant émaner du couloir. Un bruit trop peu commun pour que tu n'en fasses pas de cas. Tout de cet endroit était devenu une source sans doute démesurée de stresse depuis qu'il était permis de vous frapper ou même pire sans en subir la moindre conséquence. Le moindre bruit de trop. La moindre réaction trop brusque d'un pure inconnu. Comme si quelque chose en toi sentait que le coup allait inévitablement venir. Que cet inconnu qui a posé les mains à ton cou sans même en subir la moindre conséquence serait peut-être tenté de recommencer.

Alors tu as inspiré pour essayer de décrisper tes muscles soudainement tendu en observant Caïn. « Je vais aller voir... » Faisant quelques pas, tu récupères ton pantalon que tu enfiles rapidement. Ton haut trouvant ta main alors que tu ouvres la porte et te fige en passant la tête dans le couloir. Est-ce que c'est...? « Merde... » Enfilant ton haut tout aussi rapidement pour ne pas te faire coincer par cette stupide règle de ne pas sortir à demi vêtu, tu te précipites dans le couloir pour arriver au niveau de la Boss et l'inconnu à califourchon sur elle. Tu te moques bien qu'elle t'ai repoussé. Qu'elle t'ait dit que tu n'es plus à son service ou quelque chose comme ça. Ce n'est assurément pas ça qui va te faire rebrousser chemin ou ignorer la situation. Tu attrapes plutôt l'inconnu par l'épaule pour le pousser brusquement. Espérant arriver à tes fins malgré sa stature visiblement plus imposante que la tienne. « LÂCHE-LÀ! » Tu hurles en le fixant d'un regard noir. Plus que déterminé à lui donner un bon coup de pied dans les côtes s'il ne se recule pas. Tu ne te sens pas du type violent. Ça n'a jamais été le cas sauf avec le dit mec qui a essayé de t'étrangler que cette fois oui tu as frappé en premier. Tu préfères tout de même jouer de l'avertissement avant de tenter le coup. Surtout que tu as cette vague impression que tu n'as aucune chance. Pas parce que la volonté n'y ait pas. Plutôt parce que tu es réaliste. Tu n'as pas le physique d'un athlète. Tout dans la tête. Ta tête qui espère sans doute un peu trop que ton hurlement aura suffit à mobiliser Caïn que tu sais non loin. « Je te préviens que je le répèterai pas. Lâche-là et va-t-en ou je jure que tu vas le regretter... Lâche au point de t'attaquer à une femme. T'es tombé bien bas toi. »

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


Will I always be define by my mistakes?


BADGES:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité


Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: Re: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Dim 16 Avr - 22:19

We'll give the f*ckers a fight
H01-001 & H01-9 & F01-555 & H03-010

C’est presque trop parfait. Vos corps entrelacés sous les draps, vos souffles erratiques se mêlant dans un concert de halètements, vos doigts qui se trouvent et s’agrippent pour ne plus se laisser partir… C’est tout ce que tu as voulu en l’attirant dans cet appartement à première vue désert. Tout ce que tu as jamais désiré en acceptant de le voir rester à tes côtés, en promettant de l’aimer et d’essayer de changer. Nic.
Nic c’est tout ce qui importe dans ta vie ces derniers temps. Tu ne jures que par lui. Que ce soit quand tu fermes les yeux, allongé contre son flanc ou encore quand tu te douches, collé contre son corps, tes mains parcourant sa peau. Il est aussi là quand tu manges, te forçant à ingurgiter les horribles mets que tu aurais habituellement repoussés sans même les avoir goûter. Il est toujours là, du matin au soir. C’est devenu l’une des constantes qui forment ton Univers, ton point de repère dans cette mer de souvenirs oubliés. Parce que même quand tu perds espoir, même quand tu peines à te rappeler ton passé, ton identité, la personne que tu es. A la fin de ta journée, tu sais une chose. Tu l’aimes. Tu l’aimes comme jamais tu n’as aimé quelqu’un, comme un fou en perdition, aveuglé par ce sentiment un peu trop brûlant, un peu trop éclatant.

Mais, cet amour démesuré que tu lui voues, il a un prix. Un prix qu’il te coûte de payer. Un prix qui te laisse un léger goût d’amertume : la peur. Tu as peur de le voir se lasser, se blesser, s’envoler. Tu as peur qu’on te l’arrache alors que tu viens tout juste de t’habituer à la chaleur de son corps contre le sien, à sa présence rassurante qui semble apaiser ta soif de tuer. Aimer Nic te change. Il te rend plus vulnérable oui mais il te rend surtout plus humain. Finalement ce n’est pas aussi désagréable que ce que tu avais pu imaginer.
C’est pourquoi, alors qu’il se lève, alerté par le bruit et les cris provenant du couloir, tu ne peux empêcher tes muscles de se tendre. Même le spectacle de sa chute de reins encore dénudée n’arrive pas à apaiser la soudaine tension de ton corps.
« Bordel Nic, tu fais quoi ? » grognes-tu en tentant de camoufler l’inquiétude qui transparaît dans ta voix.
La réponse qu’il te sert en attrapant son pantalon ne te plaît pas et tu te redresses d’un coup, l’esprit encore embrumé par vos ébats. Ce sale petit sauvage qui croit s’en tirer comme ça…
« Pas question reviens ! » ordonnes-tu, frustré. « Quoi… ? Merde, Nic ! »
Tu aboies en le voyant se précipiter dans le couloir et tu sautes hors du lit pour t’habiller aussi vite que tes mains te le permettent. En moins de temps qu’il ne te le faut pour atteindre la porte, tu enfiles tes vêtements, tirant sans ménagement sur ton chandail blanc.
Dans le couloir, c’est l’apocalypse. Un savant mélange de hurlements et de gestes violents. Un mélange qui fait soudainement bouillir ton sang alors que tu aperçois Nic prend la défense d’une femme clouée au sol. Une femme clouée au sol par un homme que tu ne t’attendais pas à revoir de sitôt. Un homme dont tu as soigneusement oublié de mentionner l’existence à Nic. H03-010. Boss. Ton Boss.

« Qu’est-ce que… Oh putain de… » marmonnes-tu alors que tes yeux s’écarquillent sensiblement.
Tu n’as pas le temps de réfléchir que te voilà déjà qui t’élances par la porte entrouverte, dicté par un instinct dont tu ignores la provenance. Tu ne sais pas pourquoi mais tu dois intervenir. Tu le sens. Maintenant.
Tes doigts s’enroulent autour du poignet de Nic et tu le jettes presque sans ménagement dans ton dos, te plaçant entre lui et cet homme au regard un peu trop vert. Un peu trop autoritaire. Qui cherches-tu à protéger au juste ? Cet amour nouvellement retrouvé ou ce fantôme d’un passé encore trop dicté par les secrets ?
« Recule Nic. Ne le touche pas ! »
Ta voix claque dans l’air tandis que tu fixes 010, tous tes sens en éveil. Tu te fiches bien de sa victime dont la gueule ne te revient pas, tu te fiches encore plus de te prendre un coup… Tu ne peux juste pas tolérer l’idée que cet homme pour qui tu te sens prêt à te sacrifier… Cet homme qui réveille en toi des choses qu’il ne devrait pas pouvoir réveiller. Oui, tu ne peux pas imaginer que cet homme pose la main sur Nic. Sur ton Nic.
« Pardonnez-le, c’était une erreur. » grognes-tu entre tes dents serrées. « Il ne voulait pas faire ça. »
Tu es tout sauf convaincant et n’importe quel idiot saurait voir que tu mens mais tu assènes ces paroles d’une voix sombre et menaçante. Il ne doit pas bouger pour la simple et bonne raison que tu ignores comment ton corps compte réagir. Tu aimes Nic mais tu ne peux désobéir à 010. Alors, dans le feu de l’action… Qui sauveras-tu ?
Revenir en haut Aller en bas

avatar
F06-11
F06-11
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Mar 30 Mai - 9:34


We'll give the f*ckers a fight




Caresser les murs du bout des doigts. Ne rien voir, mais aimer ça. Le pas preste et souple, la marche se fait simple et discrète. Un tournant rencontré, une montée décidée, une descente qui s’ensuit. Le Captain était énivré, rempli d’un contentement extrême. Tous, ils dormaient, des proies parfaites, ils étaient. La Ruche est un lieu si dangereux et pourtant ils croient pouvoir se reposer sur leurs deux oreilles. S’il était plus expressif, peut-être bien que 11 aurait glapi d’un rire carnassier. Mais à quoi bon ? En cette nuitée, il était le maître de ces lieux, il avançait à sa guise. Exploitait, analysait, découvrait. Son toucher était nécessaire, palpant les matières qui permettaient l’existence même de cette structure. Allant jusqu’à se coller à certains de ces murs. Des murmures lui échappaient. De loin, il paraissait aussi sain qu’un fou. Mais il n’était pas comme les autres, il n’était pas au fond du trou. Continuer, à expérimenter. Ses pas le guidaient, comme un automate. Ce à quoi il ressemblait si bien. De temps en temps, il s’autorisait un arrêt. Bref, mais nécessaire. Repérant ce que lui seul était capable de voir, ce qui ne pouvait être décrit. Son cerveau était si complexe qu’il n’avait point d’intérêt à partager ses propres informations. Il était seul à écouter ces surfaces en béton, il était seul à en tirer un quelconque attrait. Seul, vraiment ?

Des exclamations. Perturbations. Interruption de son expérience annoncée. Qui ose braver la calme réfléxion du dénommé H04-11 ? Ses mains sont jointes, sa tête se baisse. Ses yeux se ferment alors qu’il tend l’oreille. Des sons lui parvient, au même niveau que lui. Le 9. Ah, son ascension ne verra pas le bout en cette nuit. Un soupir, las, lui échappe. Des insectes se sont perdus en chemin, ils n’ont pas retrouvé leur sainte place. Le créateur de ces lieux ne maitrise pas ses propres résidents. Il laisse croire que si, mais 11 est persuadé du contraire. Tous s’imaginent vivre un parfait enfer. Ils sont si faux, ces renseignements sont si erronés. Les règles sont abattues comme du bois, aussi facilement qu’une hâche trancherait une main. Les hommes et femmes se battent et se provoquent en duel, jouant à un jeu dont ils ne possèdent pas les clés. Ceux qui se disent humains ne maîtrisent absolument rien. Cette place n’est pas un endroit approprié, pas pour n’importe qui. Un sourire soudain, qui fait briller ses dents. Le pouvoir est une chose qu’on ne peut laisser filer. Le Captain s’y connait bien, sans pouvoir se l’expliquer. Les mains dans le dos, il reprend sa marche. Ne pouvant arriver à la conclusion, il poursuit une mission. Secondaire, mais qui n’est pas indigne d’intérêt, à en croire les bruits étouffés. Multitude de voix. Une, hargneuse, féminine, qu’il enregistre, qui l’excite. Pas au sens sexuel du terme, non, ce n’est pas un vulgaire animal. Mais ses instincts profondément enfouis se réveillent à chaque fois qu’elle est là. Boss. D’autres, masculines, qui gâchent le doux son résonnant dans ses oreilles. Cette fois-ci, il ne subsiste en lui que le mépris. Erreur, erreur. Ils se sont trompés de proie, ils se sont trompés d’endroit. Ce n’est ni le jour, ni l’heure.

Les silhouettes sont là, devant lui. Il n’est même pas remarqué, ses pas pourtant plus appuyés. Un rire, funèbre, finit par sortir de la gorge de l’homme aux yeux vairons. Ses sourcils se froncent de méfiance et de venin alors que ses bras se tendent. Un applaudissement résonne, susceptible de réveiller les couards enfermés dans leurs logements. 11 reconnait quelques têtes, qu’il s’agisse du dénommé Nic, ou de l’agresseur de sa boss. 010. Ah. La confiance aurait pu les lier. Désormais, il n’était plus possible. Hunter aurait pu être son allié, mais il n’est plus qu’un ennemi qui s’ajoute à la longue liste encore inconnue de 11. Le Captain s’impose, tranquillement. Ce calme si hors-norme en dégoûte plus d’un, mais il est ainsi. Respirant le contrôle et le pouvoir, qui n’est pas forcément sien. Qu’il s’approprie beaucoup de choses, cet homme. Une grimace tord ses lèvres, à mi-chemin entre l’énervement passable et l’exaspération certaine. Mauvaise cible, vraiment. Il rentre dans le cercle, dépasse Nic et l’inconnu qui l’a acculé derrière lui. Fait face à Hunter et à sa Boss. Boss. Un hochement de tête, un sourire à peine esquissé. Mauvaise cible, qu’il disait.

Le Captain finit par écarter les bras, désignant ceux qui se trouvent à ses côtés. Tous ne sont pas ses collègues, tous ne sont même pas dignes d’être près de lui. Mais peu importait. Hunter, finalement, faisait face au flot imprévu de visiteurs. Il était fini. 010 n’était plus l’homme avec qui collaborer. Plus de dignité, plus d’intérêt accordé. Il lève le doigt, se donne en spectacle. « La sentez-vous, cette précieuse odeur ? » Son regard croise ceux des deux combattants, il va même jusqu’à se tourner vers les autres incompétents. « Le sang. Le pouvoir. La lutte pour obtenir les deux d’une manière ou d’une autre. » Ses propos sont chuchotés sur un ton confidentiel. Mains dans le dos, il ose se coller aux deux valeureux guerriers. « Il n’y aura qu’un vainqueur, Hunter. » S’adresser directement au loup sauvage, et solitaire. Où est passée la meute de 010 ? Il n’en a jamais eu. « Tu sais que ce n’est pas toi. » Mépris, encore. Lui tourne le dos.  Le Captain se baisse, tend élégamment la main vers F01-555. Qu’elle la prenne ou pas, cela lui importe peu. La symbolique du geste, en revanche, parle pour lui. C’est à elle, maintenant, qu’il appartient de mettre un terme à tout ça. La seule pour qui le Captain oserait s’interposer dans n’importe quelle situation. Elle. Boss. Hunter, vieux chasseur, ton temps est compté. Tu ne devrais pas rester.


⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


Disaster




Ils sont badass, mes padawans :
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
F01-555
F01-555
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]   Jeu 15 Juin - 16:33

Il riait. Cet enfoiré riait. « J’ai réussi. » 555 sera les dents sous la violence qui la parcourait. Son poing la picotait dû à l’impact du nez de l’Enfoiré contre lui, mais déjà, ça la démangeait se recommencer. Elle savait qu’elle avait perdu son calme, elle le savait. Mais l’entendre parler de ses hommes ainsi lui avait fait voir rouge. Le coup de poing avait été instinctif : elle voulait le faire taire, qu’il arrête de parler d’eux. Et même si l’un était porté disparu, et l’autre c’était révélé être un traitre, insulter ses hommes c’était l’insulter elle. Pas que ça semble déranger l’Enfoiré, loin de là. Elle le haïssait. Elle ne savait pas pourquoi, mais 555 le haïssait au point de vouloir lui arracher la trachée avec les dents. Elle ressert sa prise et se prépare à lui briser l’épaule, quand l’Enfoiré lui assena un violent coup dans le ventre, lui coupant le souffle. Durant ce moment d’inattention, l’homme en profita pour échapper à son emprise, et l’attraper violemment par les cheveux. « Magnifiques cheveux, t’aimes le rouge ? » Son regard était devenu à moitié fou. Cet enfoiré prenait son pied. Le visage de 555 se tordit dans une grimace en représailles, lui grognant presque dessus. Déjà son bras s’élance pour frapper l’homme à la gorge, mais avant qu’elle n’ait pu atteindre sa cible, elle fût plaquée au sol et y fût maintenue par deux mains qui se refermèrent autour de son cou. « Comme au bon vieux temps, pas vrai ? »

555 se fige un instant en voyant l’Enfoiré assit sur elle, avant de se détendre, et de lui adresser un charmant sourire. « J’ai aucune idée de quoi tu parles, Enfoiré. » Même si elle semblait le connaitre, même si la violence du moment faisait battre son cœur plus vite, elle refusait toute relation avec cet homme. Rien que d’y penser elle en avait envie de vomir. La jeune femme attrapa le premier avant-bras à sa portée. Elle lève son autre bras, et s’apprête à enfoncer le coude de son agresseur, le cassant en même temps, mais fût encore une fois interrompue. A croire que c’était un complot. Cette interruption se fit sous l’arrivée inopiné de Nicola qui, arrivant de nulle part, se jeta sur l’Enfoiré, tentant sans doute d’essayer de le faire flancher. « LÂCHE LA ! » Allongée sous son agresseur, 555 le regarda avec ahurissement. Qu’est-ce que Nic faisait là ? « Je te préviens que je le répèterai pas. Lâche-là et va-t-en ou je jure que tu vas le regretter... Lâche au point de t'attaquer à une femme. T'es tombé bien bas toi. » Il voulait l’aider ? Pourquoi ? Il n’avait plus de raison de le faire, elle lui avait bien fait comprendre qu’elle se passerait de ses services maintenant. Il ne lui devait plus aucune loyauté, pourtant il semblait déterminé à l’aider. Elle ne comprenait pas.

Des pas précipités se firent entendre dans le couloir, et Nic disparut soudainement de sa vue. Toujours sous l’enfoiré, elle tordit son coup pour essayer de voir ce qu’il se passait. « Recule Nic. Ne le touche pas ! » Nicola est poussé derrière un homme à l’air aussi échevelé que lui. Pourtant, lorsqu’elle voit ce nouveau visage, elle se rend compte qu’elle le connait. Elle a déjà vu de nombreuses fois cet homme en compagnie de Nicola. Et sa vue lui était toujours aussi insupportable. « Pardonnez-le, c’était une erreur. Il ne voulait pas faire ça. » 555 haussa un sourcil à ça. L’homme aux yeux bleus semblait presque effrayé de l’Enfoiré. Ça l’aurait bien fait rire si elle n’était toujours pas coincée sous ledit homme. Qui commençait à devenir de plus en plus lourd d’ailleurs. Et puis soudainement, tout prit sens. Elle savait qui il était. Et cette réalisation n’aida en rien les envies de meurtre qu’elle éprouvait à son égare.

C’est à ce moment-là que Captain décida de faire une entrée théâtrale. D’un flegme qui lui était propre, il s’avança devant eux avant de lever un doigt magistral. « La sentez-vous, cette précieuse odeur ? » S’il parlait de la sueur de l’Enfoiré, oui elle la sentait. « Le sang. Le pouvoir. La lutte pour obtenir les deux d’une manière ou d’une autre. » Elle commençait à avoir des crampes à force d’être allongée dans cette position. « Il n’y aura qu’un vainqueur, Hunter. » Hunter ? 555 regarda l’Enfoiré. C’était donc son nom ? Qu’importe, elle garderait ce surnom qui lui allait si bien. « Tu sais que ce n’est pas toi. » Captain se baissa à sa hauteur, lui tendant une main pour l’aider à se relever. Elle devait l’avouer, Captain avait le sens du dramatique. Soupirant avant de rouler des yeux, 555 repoussa brutalement l’Enfoiré, se dégageant en même temps de son emprise. Avant d’attraper la main du Captain pour se remettre debout.

Elle jeta un regard froid dans la direction de son ancien adversaire. Celui-ci ne dit rien, se rendant probablement compte qu’il était en sous nombre, il jeta un regard sombre et plein de promesse à l’assemblée, avant de tourner les talons et de disparaitre dans les couloirs de leur prison. 555 regarda les trois hommes restant. Elle jeta un rapide regard froid vers Nicola, avant de s’adresser d’un ton tout aussi chaleureux à l’homme aux yeux bleus. « Caïn je présume ? »

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡




Badges du swag :
 
Revenir en haut Aller en bas
 
We'll give the f*ckers a fight. [F01-555 & H01-001 & H01-9]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Phantasmagoria] Un tableau d'acceuil pour Halo Fight =)
» Je suis le sentiment de rejet exacerbé de Jack.
» Divinity Original Sin : le RPG of the year selon Gamespot, on en parle ici !
» I will fight in this life, defying the coldest wars Feat. Eva & Derek
» Tasha R. ◆ I don't give a shit, no one else can have you

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: HORS JEU :: Archives :: Rp-
Sauter vers: