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 • A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: • A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001   Ven 7 Avr - 16:07



Sy rendre. Ne pas s'y rendre. La même question. Qui ne fait que planer dans l'air tandis que ses prunelles fixe le même point. Entre ses jambes, recouvert de cette clarté si pure. Ce dessin. Étrange. Comme une réincarnation de sa propose personne. Caricature controversée. Sur une des nombreuses pages de livre arrachés. Qu'il a fixé durant des minutes telle des secondes lorsqu'il a terminé d'y imposer la couleur. Le souffle court. La chaleur parcourant chaque fibre de son corps comme l'excitation. L'envie de sourire. Un bienheureux. Stupide. Il l'effleure. Arrive presque à l'atteindre. Ce lui intérieur. Derrière lequel il court à en perdre haleine. La peinture ne  sèche pas comme il l'aurait tant voulu, beaucoup trop épaisse, il préfère lorsqu'elle est plus légère, presque éphémère. Visible qu'à ses yeux. Telle un secret personnel. Mais il est heureux, le sentiment d'intense satisfaction qu'il ressent n'est pas  mensongé, elle est si forte, plus puissante de toute celle qu'il a ressenti depuis son réveil. Meilleur. Bien plus excellent que tous les portraits qu'il a pu faire depuis son réveil et il se mord la lèvre d'anticipation. Parce qu'à à hâte, vraiment hâte de pouvoir la retranscrire sur le mur, de pouvoir rendre cette chambre plus personnel, y imposer une marque. SA marque. Au cas-où. S'il disparaît un jour. Il restera quelque chose derrière lui. Quelqu'un se posera certainement des questions sur sa personne, en regardant ce serpent, avec des ailes. Qui ferait presque penser à un dragon aux mythes japonais. Si les ailes n'étaient pas fissurés, cassés, si délicates. Est-ce réellement lui ? Avec tant de fragilité ? Non, certainement quelqu'un d’autre. Mais le reptile... il l'a infligé, à même sa peau. Certitude. Que c'est  son journal intime, son œuvre d'art. Qu'il soit question du portrait de la paire de lèvre couleur rouge carmin ou encore ce revolver de la veille école sur son flanc ou encore cet oiseau, sur l'arrière de sa nuque. Puis il y a cette carte de poker, avec cette couronne en guise de décoration. Le danger. La séduction. La liberté. Le jeu. Tant de facteur, tant d'indication, tant de vérité qu'il n'a pas de mal à accepter. Mais il y en a un... captivant, même pour lui. Ce sabre, aux reflets bleutés qui brille dans la nuit, sur son majeur, insulte sournoise.

Air de jeu
Il se lèche les babines amusé par tout ce qu'il remarque. Plutôt satisfait de la personne qu'il était auparavant. Mais le désir de se jeter dans un bain de peinture est si forte. Idée certainement folle, mais il n'y peut rien, il n'a visiblement pas toujours toute sa tête. Se levant, il enfile sa paire de chaussure, bien décidé à retourner dans la salle de jeux, de laisser la vague artistique l'envahit, jusqu'à en perdre la tête. Qu'il disparaisse un instant de cet endroit qu'il exècre de plus en plus chaque jour. Qu'il envoi valser le monde d'un coup de bras, qu'il hurle aux oreilles des inconnus pour faire connaître cette rage intérieure qu'il garde et ne laisse qu'entrevoir que lorsqu'un crayon est entre ses doigts. Tant pis pour la séance de sport, ce qu'il aime réellement passe avant à ses yeux. Ce qui lui permet d'oublier qu'il est enfermé, dans ce qui se rapproche plus d'une prison qu'un lieu sécuritaire. Tire sur les manches de son pull, laissant l'un des côtés du vêtement tombé de son épaule, désormais nu, mais cela n'est pas grave, il n'y apporte pas si grande importance, pas autant que sur l'idée de cacher inconsciemment certaines choses. Sans qu'il ne sache réellement pourquoi. Automatisme. Les cheveux un peu mouillés, mèche qui collent contre son front, suite à cette douche qu'il s'est offerte juste avant. Rafraîchissante. Ferme la porte de son appartement, étage neuf. Là où il est le seul locataire. Tant mieux. Plus simple de ne pas avoir de contact non désiré. Ascenseur, niveau douze atteint. Le regard qui se balade, ses mains qui fouillent, il ne voit pas les instruments, juste les toiles, juste la peinture, juste la couleur si merveilleuse. Les mains fébriles.  Une gouache en main. Qui rejoint le sol. Roule sous un meuble. Ses yeux s'écarquillent, grognement. Loin d'être heureux. Ses prunelles se baladent, à la recherche de cette même couleur. Mais elle n'est pas là ! Elle ne veut pas se matérialiser sous ses yeux. Frustration. Loin de vouloir s'allonger sur le sol. Et puis merde ! Rien à foutre ! Il s’allonge par terre, la mâchoire serré, le bras tendu, ne touchant pas cette couleur, si bien qu'il gesticule malgré lui, que son pull se soulève, laisse voir sa chute de rein, l'arme tatouée. Presque rentrée dans le pantalon, comme un membre de gang.

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MessageSujet: Re: • A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001   Lun 10 Avr - 23:02

A place that is so pure, so dirty & raw
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Tu es furieux. Ça te bouffe de l’intérieur, toute cette colère, cette haine. Tes vêtements maculés de sang trahissent ton empressement, cette hâte que tu as eu à les massacrer tout comme cette hâte qu’il a observé en te fuyant. Ce mec… Il est parti. Du jour au lendemain, désertant cette place durement gagnée dans le creux de ton cœur. Il est parti sans un mot, sans une explication autre que sa disparition soudaine, brutale. Une disparition qui lui vaudra la même punition létale déjà infligée à ses deux figures parentales.
Oh oui tu vas le punir. A ta manière, le corps morcelé et vidé. Tu vas l’exposer pour que plus personne ne s’avise de s’approcher aussi près qu’il a pu le faire, s’approcher puis te blesser. Parce que c’est ce que tu es : blessé. Le mec qui se targue de ne rien ressentir s’est fait trahir… Et ça fait un mal de chien. Un mal qui réveille ton instinct meurtrier.

Tu ouvres brusquement les yeux, les mains prises de spasmes. Un rêve, ce n’était rien qu’un rêve. Tes doigts tremblants se portent à ton front et tu essuies la sueur qui y perle, le regard encore bien trop sombre. C’est récurrent ces derniers temps… Ces cauchemars sanglants et éprouvants… Ces souvenirs d’un passé que tu as oublié mais qui aime se rappeler à toi quand tu ne t’y attends pas.
Tu te redresses avant de te lever, tentant une énième fois d’enrayer ce sentiment qui gronde en toi. Ce sentiment que tu en as l’envie, que tu en éprouves le besoin. Que ça t’es essentiel. De tuer. A la place tu te hâtes de te glisser dans la douche, te lavant rapidement en te focalisant sur le visage dudit traître. Comme à l’accoutumé, il se fait plus flou et indistinct au fur et à mesure que les minutes s’écoulent. C’est le souci avec les rêves, la plupart ne sont qu’éphémères. Et, comme à chaque fois, tu luttes pour te souvenir, ne pas oublier qui est ce mec qui semble t’avoir fait tant de mal et dont tu veux te venger. Tu as tué sa famille, tu as leur sang sur les mains et ce n’est pas rien. Sauf que tu as du mal à ressentir de l’empathie et des regrets et c’est ce qui t’effraie plus encore…

Tu sors de ta chambre avec la certitude que, cette fois, tu arriveras à t’en souvenir assez longtemps. Instinctivement, tes pas te conduisent rapidement vers l’ascenseur dans lequel tu montes sans te poser de questions. Tu dois te rappeler, c’est essentiel afin de terminer le puzzle de ta vie passée. Chaque pièce à son importance et ce visage… Il est le point de départ de nombreuses choses, tu le sens.
Ton doigt appuie sur le niveau douze et tu regardes les étages défiler, traçant du doigt des traits sur la paroi froide de l’appareil. Tu n’es pas doué en dessin mais pour cette fois, tu feras un effort.
Les portes s’ouvrent et tu te glisses dans l’ouverture, marchant rapidement vers la salle que tu as eu l’occasion de découvrir il y a quelques semaines. C’est l’endroit parfait pour laisser son âme d’artiste s’exprimer mais toi, à part avec le sang qui hante tes nuits, tu n’as jamais eu l’occasion de jouer à la peinture. Tu ouvres la porte et entre dedans avant d’écarquiller les yeux, surpris. Là, étalé sur le sol, cherchant manifestement à attraper quelque chose, se trouve un jeune homme. La vingtaine tout au plus mais le corps déjà bien taillé et marqué par des signes qui témoignent de son passé.
Ton regard fixe longuement l’arme à feu qui plonge dans son pantalon et tu hausses un sourcil, un sourire amusé sur les lèvres. Tu en as presque oublié le portrait que tu dois dessiner.
« Tu as essayé de pousser le meuble ? » fais-tu en te raclant la gorge, l’air moqueur. « Pas que te mater le derrière me dérange mais ce serait plus pratique. »
Ton regard malicieux dévie à nouveau sur la chute de ses reins tu profites quelques instants du spectacle avant de le repousser du bout du pied pour le forcer à s’éloigner du meuble. Si c’est un artiste alors il présente un intérêt. Un intérêt que tu te feras un plaisir de le voir rejoindre une fois que tu l’auras aidé.
« T’es pas nouveau toi, j’ai déjà vu ta gueule d’ange dans les couloirs. 01, non ? »

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MessageSujet: Re: • A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001   Jeu 13 Avr - 22:20



Au fur et à mesure, la colère prend part de son organisme, le fait de ne pas arriver à récupérer une couleur si importante le fait grincer des dents, l'impression de plonger son nez dans la poussière est désagréable et la grimace qu'il a sur son visage est assez représentative du dégoût intérieur qu'il ressent. Il caresse du bout des doigts l'objet et qu'il cherche à rendre son bras encore plus long pour entourer ses doigts autour. Mais lorsqu'il y est presque. Une voix masculine l'extirpe de son intense concentration. Pas vraiment les mots. D'abord que quiconque tombe sur lui dans une telle situation, si bien qu'il essaye tout naturellement de retirer son bras, mais par la verticale. Pas très malin. Si bien qu'un son de douleur lui échappe et la scène ne fait que devenir plus désagréable pour lui puisqu'il sent la matière dure d'un pied contre son corps. Certainement pour le faire bouger. « C'est quoi ton problème enfoiré ! » Il laisse éclater sa colère alors qu'il se lève presque avec précipitation. Tant bien que mal. Ses mains passent sur ses vêtements, retire la poussière qui risque de se distinguer de toute cette non-couleur blanchâtre. « Fait chier ! » Il lève la tête, les sourcils froncés, faisant face à la personne qui lui fait déjà ressentir un tel sentiment de colère. Pas surprenant. Personne n'apprécie l'idée d'être presque traité comme une serpillière et lui encore moins ! Il fait face à un homme. Catégorisé dans la casse des charismatiques.  Ça lui donne envie de grogner rien que de l'admettre, même si c'est pour ne pas le dire à voix haute. Il aurait préféré faire face à un vieillard qui souffrirait toute sa vie du regard des autres. Puéril. Sans doute. « Le meuble est fixé. » Seule réponse qu'il a trouvé à donner. Il en sait absolument rien. Il n'a pas vraiment essayé, ayant bien trop hâte pour récupérer ce qu'il considérait comme étant son dû. Tend la main pour attraper entre ses doigts un des pinceaux. Le plus fin. Celui qu'il utilise le plus. Sans doute à cause de sa ressemblance avec un crayon. Si fin. Bien plus maniable. Plus personnel.

Air de jeu
Il reste tout de même un instant stupéfait par le choix des mots. Par la phrase. Ce type lâche ce qu'il a dire telle une bombe, sans penser aux possibles conséquences. Si bien qu'il lui jette un regard lourd de sens, sans répondre. Certain que cela n'est pas nécessaire. Tout en s'installant sur l'un des tabourets, juste en face d'un chevalet manifestement en bois. Plonge le bout du pinceau dans une des nombreuses couleurs et reste ainsi. Le bout en l'air, n'arrivant pas à faire quoi que ce soit. Pas en présence d'une personne. Si bien qu'il le surveille, par-dessus la toile entreposée maladroitement. « Je n'ai pas une suite de chiffre comme identité.. » Lâche-t-il dans un ton polaire. Loin d'être aimable, telle un chat qui feule. Il sort les griffes dès qu'il est en présence d'inconnu. Encore plus lorsqu'il est question de cette pièce qu'il considère comme sienne. Pas certain de prendre le – Surnom ? Comme un compliment. Pas quand cela vient d'une telle personne. « Donc tu es à côté de la plaque. » Même plus que cela. S'il se réfère aux chiffres qui ne sont pas les bons. Mais il ne veut pas lui donner satisfaction, laisser entrevoir que son ego en a pris un coup. N'apprécie pas qu'on puisse faire une telle erreur. Même lorsqu'il est question d'une identité qu'il n'aime pas, qu'il exècre même. Et il sent que ce type aime cela, faire chier le monde. Prend son pied ainsi, à croire qu'il fait face à une espèce d'alter ego. « Dommage mec. » Et un sourire au coin. Ses prunelles de nouveau sur la toile encore vierge d'une once d'âme. « De plus... je ne me souviens pas de toi pour ma part. » Ton si calme. Trop calme. Qu'il contrôle, bien différente de son excès de colère d'un peu plus tôt.

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MessageSujet: Re: • A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001   Dim 16 Avr - 15:18

A place that is so pure, so dirty & raw
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Tu as déjà vu ce genre de mec. En fait, tu ne te rappelles que trop bien du visage couvert de tatouages de H01-42. Un pauvre type qui avait trouvé judicieux de se peinturlurer le corps d’un squelette tracé à l’encre noire. Hideux en plus d’être prétentieux. Entre vous deux le ton était monté si vite que tu avais fini par obtenir un aller-retour pour la prison. Agression qu’ils disaient.
Tu fixes les tatouages du jeune homme avec un intérêt non-feint, te retenant de poser tes doigts dessus pour en tracer les contours. Il en a moins que l’autre con et sa peau basanée est plus attirante que celle de ce cadavre ambulant à qui tu as pété les dents.
Pour autant, son attitude agressive te donne la soudaine envie de foutre la stratégie de l’ami-ami aux ordures juste histoire de le brusquer un peu et de le forcer à t’aider. Son grognement de douleur t’arrache d’ailleurs un sourire tandis que tu croises les bras contre ton torse, haussant un sourcil. S’il pense t’intimider c’est raté.
Tu ne t’adresses pas tout de suite à lui, le lassant cracher sa colère en le couvant du même regard qu’on lancerait à un gamin colérique. Il est jeune et vigoureux mais tu es intimement persuadé qu’il ne fait pas le poids face à toi. Si ce n’était pour sa gueule d’ange que tu trouverais dommage d’abîmer, tu ne te serais pas gêné.
Tu l’observes donc s’asseoir sur l’un des tabourets posé devant un chevalet et tu souris à nouveau. Il n’en a pas vraiment le physique mais ce mec est définitivement un artiste. Un pas puis deux et te voilà face à lui avec pour seule barrière entre vos deux corps cette toile qu’il semble incapable de commencer.

« C’est bon tu as fini ? » lâches-tu l’air soudainement ennuyé. « T’as une voix agréable mais bordel ce que tu peux être chiant… »
Tu t’approches et soulèves son œuvre encore vierge, la faisant tourner entre tes mains. Comment amener ça… Comment lui demander ? Après tout, tu n’es même pas sûr qu’il soit doué tout comme tu ne sais pas demander les choses poliment et gentiment. Demander de l’aide c’est nouveau pour toi. Nouveau et désagréable. Du genre à te laisser un amer goût d’impuissance sur le bout de la langue.
Tu soupires en reposant sans douceur la toile avant de te diriger vers le meuble responsable de sa mauvaise humeur. Ce gars est plus petit que toi et tu es presque sûr que ton bras est capable d’attraper l’objet qu’il a tant désiré. C’est pourquoi tu n’hésites que quelques secondes avant de t’étaler au sol, plongeant à ton tour ton visage dans la poussière. Un grognement agacé plus tard et te voilà qui te relèves, un tube de gouache en main. Quoi, c’est tout ?
« C’est ça que tu cherchais gamin ? » fais-tu en roulant des yeux de manière désabusée. « T’es exigeant tu sais ça ? »
Tu plisses tes vêtements du plat de la main avant d’agiter la peinture sous son nez, un rictus carnassier sur les lèvres. Maintenant tu sais comment le tenir et l’amener là où tu en as l’envie.
« Bon tout d’abord je tiens à préciser que j’en ai rien à secouer de ton petit nom. Mais ouais me semblait bien que tu étais un des derniers 01 encore en vie, j’en suis un aussi au passage. » ajoutes-tu. « Comme tu t’en doutes rien n’est gratuit par ici du coup je te propose un marché. »
Ton sourire meurt lentement tandis que tu adoptes un air plus sérieux et moins malicieux. Merde si ce gosse refuse de t’aider tu vas vraiment t’amuser à tester tes talents de dessinateurs… Tu grimaces rien qu’à imaginer l’horreur qui finira par en résulter.
« Dis-moi… Tu serais capable de reproduire un visage ? Un visage que tu ne verrais pas. Un visage que je te décrirai. Si tu acceptes et que tu réussis je te file la gouache et mieux encore, je te fous la paix. »
Tu tires un tabouret que tu installes près du sien avant de poser tes fesses dessus, le dévisageant intensément. Tes yeux errent sur ses traits un peu trop parfaits et tu souris à nouveau, redevenant moqueur.
« Moi c’est Caïn au fait. Je dis ça juste histoire que tu saches qui as pris ton précieux tube de peinture. » railles-tu.

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MessageSujet: Re: • A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001   Lun 17 Avr - 16:57



Il se cache. Se protège. Se dissimule derrière la toile. Vierge de couleur. Le blanc n'en étant pas une. Pas pour lui. S'il pouvait la faire disparaître, il le ferait avec joie. Une joie particulièrement malsaine. Comme un sale gosse qui casse le jouet auquel tient le plus sa grande-sœur. Seul le haut de son visage se fait voir. En particulier ses iris qui ne quittent pas l'homme qui occupe la pièce en sa compagnie. Toi. Pour qui il n'éprouve aucune confiance. Rien qu'à cause de cette façon de traiter un être humain. - un peu hypocrite venant de lui. - Un détail à mettre à l'écart pour l'instant. Pourtant, il t'observe, évoluer dans la pièce ou plutôt s'approcher de lui, si bien que ses muscles se tendent, comme prêt à se lever pour se jeter à corps perdu dans un énième combat. Comme un désaxé Acte insensé. Lorsqu'il a le corps qu'il possède. Aussi frêle qu'une brindille prête à s'écrouler. Ne lâche jamais l'affaire. Une proie rebelle. Qui surveille le chasseur. Un simple haussement de sourcil, juste celui de droit, d'un air aristocratique. Élément qui la fait marrer lorsqu'il la découvert. Dans le miroir. Un matin comme les autres. - Ou était-ce un après midi ? Il n'est même plus certain. Pas important. « Merci pour les deux compliments. » Et il offre un large sourire. Bien décidé à faire chier. Être le plus désagréable possible pour que tu quittes les lieux et lui laisse la pièce. C'est son endroit ! Il n'aime pas qu'on y franchisse le seuil. Se l'approprie comme sien. Et son regard se plisse encore plus dès l'instant où tu attrapes la toile. Il est stupéfait. Par tant d'aplomb. Normalement, c'est qui se permet des actes inappropriés. Se retient de se morde la lèvre inférieure. Geste d'anxiété. À éviter face à un chasseur. Un Hunter. Pourquoi a-t-il la mauvaise impression qu'il ne va pas apprécier la suite ? Le présent le fait doucement sortir de ses gonds. Sans aucun doute un indice. Encore en tête le geste, de ton pied sur son corps. Comme s'il était une espèce de serpillière. Le désir de planter ses ongles dans ta peau et te griffer pour que le sang coule. Plus jouissif qu'un poing, la marque ne va pas rester assez longtemps pour qu'il savoure.

Air de jeu
Mais ses lèvres s'étirent en un fin sourire. Que c'est délicieux de le voir dans la même position que lui un peu plus tôt. La poussière éparpillée sur le visage et pourquoi pas dans ton nez. Éternue ! Ça serait le saint Graal ! Dommage, les vois célestes ne l'ont pas entendu et il ne manque pas de te fixer des yeux. Satisfait. Jusqu'à ce que tu lui montres. L'objet attrapé. Mâchoire serrée. L'enfoiré ! « .. Je suppose que si je suis un gamin, tu es un vieux croulant. » Il ne peut pas vraiment déterminer ton âge et puis ce n'est pas important, ce dont il est certain, c'est que tu es aussi chiant que lui et ça ! Ce n'est pas positif à ses yeux. Pas alors qu'il se retrouve désormais victime d'un odieux chantage. « Très. » Se contente t-il de dire en ancrant son regard dans le sien. Ne le détourne pas. Ne lui laisse pas la possibilité de trop s'imposer. « Cool. » Ou pas. Il reporte son attention sur sa toile, essaye de faire abstraction de la gouache désormais prisonnière du Hunter. Nerveux. Il n'est pas content, vraiment pas. Se faire avoir. Jamais plaisant. La voix est un peu moins chaleureuse. Ce qui ne lui inspire encore moins confiance. Mais il te regarde. Attend les détails de l'accord. De nouveau, il hausse un sourcil. Un visage ? Il a la gueule d'un dessinateur de portrait-robot ? Il garde le silence. Le désir de te dire non. Chaque fibre de son corps hurle à la négation. Mais ses prunelles se posent sur la main qui tient la gouache. Vraiment un enfoiré ! Et tu t'approches de nouveau, t'installe même, si proche qu'il a l'envie de reculer, de s'éloigner. À cause de cet air si sérieux. Loin d'être aimable. Menaçant. Comme jouant avec le feu, il pose le pinceau puis s'accoude à ses genoux. Permettant encore plus de proximité. « Peut-être que je veux pas que tu me laisses tranquille. » Ses iris bougent, mais reste sur ton visage. Observant la réaction face à ses paroles. Lui aussi peut jouer à ce jeu. Mais il se détourne, avec un sourire au coin pour finalement attraper un crayon. « J'accepte le marché» Caïn ? Non. Pour lui ça restera l'enfoiré ! Ou au mieux Hunter. Ça lui convient parfaitement. Fait comme si de rien n'était tandis qu'il fait face la toile, t'offre son profil. « Très fier de t'être aplatie dans la poussière pour ça visiblement. »

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MessageSujet: Re: • A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001   Mar 23 Mai - 21:11

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Tu le sens tendu, sur ses gardes. Tu le sens prêt à répliquer s’il le faut, à te sauter à la gorge en sortant les crocs. Pourtant le voilà, planqué derrière sa toile comme si celle-ci pouvait le protéger. Le protéger… Mais de quoi ? De qui ? De toi ? Ce n’est pas comme si tu comptais l’agresser. Enfin, peut-être est-ce l’impression que tu donnes. Après tout, tu es au courant de cette fichue réputation qui commence à te coller à la peau lorsque tu arpentes les couloirs. Une altercation, une sanction et te voilà déjà la proie de ragots.
Pour autant tu es plus malin que ce que les témoins ont pu imaginer. Tu sais prendre le temps de réfléchir avant d’agir. Tu arrives à contrôler ton impulsivité. Ainsi, tu n’as pas l’intention de le forcer à dessiner. Ce serait bien enfantin. Non, toi tu préfères l’appâter, prédateur patient attendant que sa proie morde à l’hameçon et se fasse enfin avoir. Fauve gourmet désireux de se régaler.
« Ne dit-on pas que la vieillesse est synonyme de sagesse ? Je suppose que je devrai t’inculquer les bonnes manières … » fais-tu, amusé. « Bien que tu ne risques pas d’apprécier que je te mette une belle déculottée. »
Ta langue passe sur tes lèvres dans une lente provocation. Il est vrai que l’agacer te remplit de satisfaction. Pour autant, tu ne comptes pas le moins du monde poser la main sur lui. Pas alors que tu penses sans cesse à ce mec qui t’obsède. Nicola.
Ton regard se porte sur les doigts agiles de ta proie et tu hausses un sourcil. Ouais, la tentation est au rendez-vous mais ça s’arrête là. Tu n’en veux pas plus. Tu n’as pas besoin de plus. Il doit juste se contenter d’obéir et d’accepter ce putain de marché que tu viens de lui proposer.

« Tu ne veux pas ? » lances-tu légèrement décontenancé par ses soudaines paroles lourdes de sens.
Tu sens bien qu’il tente sa chance, teste le terrain comme pour vérifier que tu ne te laisseras pas décontenancer. C’est pourquoi tu préfères continuer sur ta lancée sans te démonter, le regard toujours hautin et taquin.
« Vraiment ? Comme c’est surprenant… » susurres-tu, plus moqueur que sérieux. « Donc maintenant tu es intéressé ? Je ne savais pas que les vieillards étaient ton genre… Chacun son trip. Si tu veux m’appeler Daddy je ne vais pas protester. »
Tu te retins de ricaner, te contentant d’un discret sourire en coin. S’il savait… Tu n’es pas du genre à te décomposer devant une perche aussi joliment lancée. Non, toi tu adores surenchérir. Après tout, tu n’as aucun tabou et l’autodérision ne t’effraie pas le moins du monde. Personne ne peut te choquer, ça non. Pas sur ce terrain là en tout cas.
« Parfait alors… On en profitera pour faire connaissance puisque tu sembles tant y tenir… »
Tu souris en reprenant peu à peu ton sérieux, te remémorant mentalement chacun des traits de l’inconnu. Cet inconnu qui semble à nouveau vouloir échapper à ta mémoire défaillante. Cet homme d’une importance qui t’apparaît comme capitale. Celui que tu cherches à tuer. Celui qui n’était pas dans cette maison que tu as quitté couvert de sang.
« Fier d’avoir fait en sorte que tu m’aides en effet. Tu devrais être heureux on va passer un long moment tous les deux. »
Tu tires une chaise à ses côtés pour avoir une vue dégagée sur la toile qu’il se borne à contempler. Tu tiens à ce que ce portrait soit parfait. Tu veux le garder et le fixer jusqu’à raviver ce putain de passé décidé à t’éviter.
« Je commence par quoi ? La forme de son visage, ses cheveux ? Peut-être ses yeux ? »
Tu n’as aucune connaissance en dessin. Tu ignores de quelle manière ton nouvel « ami » compte débuter cette toile. Tu t’en fiches un peu en fait. Tant que ça va vite. Tes doigts pianotent sur ta cuisse tandis que tu le fixes, le dévisageant sans aucune gêne.
« Je te fais confiance là-dessus. De toute façon tu sembles trop tenir à ta peinture pour tout faire foirer, pas vrai ? »

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MessageSujet: Re: • A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001   Dim 18 Juin - 17:05



Le sourcil se hausse. Réplique qui le fait intérieurement rire qu'on lui sert sur un plateau. Vieillir est certainement un des événements de la vie qu'il a beaucoup de mal à accepter. Rien que l'idée de finir comme tous ces pères de famille, dans leur train-train quotidien lui donne l'envie de vomir. Lui inculper les bonnes manières ? Et puis quoi encore ? Le basané s'imagine sans mal se lever et tendre les fesses tout en lançant une phrase qui collerait certainement à une bonne réponse. Un peu moins à l'ambiance. Autant éviter, malgré le désir qui se fait sentir. Le besoin de rendre l'atmosphère un peu moins lourde, qu'il ait moins l'impression de se faire avoir. Un sourire narquois prend place sur le coin de ses lèvres tandis que ses iris ne manquent pas le geste sensuel. À croire qu'il ne peut rien retenir lorsqu'il est question d'une action qui se veut comique. « Hm... tu rêves que je te dise. Oh oui, donne moi la fessée » Lueur moqueuse dans le regard. L'air de jeu mérite son nom. Deux êtres qui ne semblent pas vouloir mâcher leurs mots. Au moins, il a évité les gestes qui pourraient rendre l'instant encore plus étrange. Légère douleur qui se fait ressentir sur son bras qu'il garde tendu depuis plusieurs minutes. Dans une pose bien ridicule. Il sait qu'il n'arrivera pas à dessiner, former, croquer ou même imaginer quoi que ce soit. Jamais lorsqu'il y a une quelconque personne. Pas lorsqu'il est à la recherche d'une manière ou une autre pour dévoiler son âme sur une toile. Bien trop intime. Plus qu'une relation sexuelle à ses yeux. Elle est sa maîtresse. Sa seconde femme. Les toiles. Les premières qui se sont imposées dans sa mémoire. Il ne peut y échapper. 

Air de jeu
Il le retint de peu. Ce sourire particulièrement vicieux. Plutôt fier de l'avoir pris au dépourvu. Ce qu'il souhaitait. Comme s'il remettait les pendules à l'heure. Qu'il ne se laissait pas faire. Se débattait encore et encore sans cesse jusqu'à ce qu'on l'achève. Il ne peut s'empêcher de sourire. Ce sourire léger pour prétendre qu'il ne se laisse pas avoir même quand la situation lui échappe. Tout dans le masque. « Mais qu'est-ce que tu sais sur moi.  » Pas vraiment une question. Plus dans l'idée de le taquiner encore plus. Si bien que sa main reste posée sur le bord du chevalet, son visage tourné dans la direction de l'hunter. Ils sont tout deux en train de sourire, comme fier du combat dans lequel ils viennent de se lancer. Tête la première. « Avoue que ça te ferait plaisir. » Est-ce qu'il est ce genre de personne ? S'il se référait à ces quelques rencontres avec une personne en particulier, pas vraiment. Par contre, il ne peut nier qu'il est un joueur. Ça c'est une évidence qu'il ne peut même pas nier et franchement. La vie n'aurait pas la même saveur, il en est certain. Trait de caractère qui s'est dévoilé à lui dès les premiers jours. Même dans un tel lieu. Encore un peu et il ne manquerait pas de rouler des yeux. Rien que d'imaginer de nouveau le croiser, il sait qu'il trouverait n'importe quel moyen pour s'enfuir à toute jambe. - Le plus discrètement possible cela va de soi. - « C'est quand tu veux. » Son pied se met à taper sur le sol à nombreuses reprises. Démontrant son impatience. Autant finir cela très rapidement et qu'il obtient ce qu'il désire. Ses peintures, mais aussi la solitude. Malgré lui, il ne peut nier qu'il sent cette colère intérieure de s'être fait avoir dans ses tripes. L'envie de se venger dès que l'occasion pointera le bout de son nez, ses doigts serrent légèrement sa prise sur le crayon alors qu'il fusille presque du regard la toile vierge. 

« Si tu enlevais au moins ton t-shirt, ça serait peut-être plus plaisant. » Fait-il remarquer railleur. - Ou pas. « Le nez. » Toujours la première pièce qu'il pose. Apprécie ensuite rajouter les quelques détails si nécessaires. Première marque sur un visage. Certainement, ce que l'on remarque le plus rapidement possible si ce n'est que les prunelles. « Si c'est foutu, c'est que tu es incapable d'expliquer concrètement ce que tu veux. » Se décharge de toute responsabilité en une seule phrase. Tout cela malgré la menace sur sa chère gouache. Elle vaut de l'or à ses yeux dans cet endroit si pur.

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by lizzou.
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• A place that is so pure, so dirty and raw • Ft 001
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