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 life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Lun 17 Avr - 21:10

life hurts a lot, more
than death
Adélaïde & H04-12

Tu tournes en rond dans ton appartement, depuis quelques jours déjà. Tu as l'impression de ressembler à une lionne en cage, mais qui pourrait bien s'en soucier ou te juger ? Tu es inquiète, anormalement inquiète. Tu as eu vent de quelques rumeurs qui t'ont rendu nerveuses, assez pour te mettre dans un état proche de la panique. Tu n'as eu aucune nouvelle de lui depuis exactement quatre jours, treize heures et - tu jettes un coup d'oeil à ta montre - vingt-trois minutes. C'est inhabituel. Tu as bien tenté de l'appeler, mais tu n'as obtenu aucune réponse, le téléphone sonnait dans le vide. Tu lui as même laissé quelques messages, avant de finalement abandonné. Les premiers jours, tu n'avais aucune raison de t'inquiéter, pourquoi l'aurais-tu été ? Mais en voyant que rien ne bougeait, qu'il ne t'appelait pas, même pour simplement te dire à quel point il était heureux qu'Andrew soit rentré à la maison, tu t'es mise à t'inquiéter ... et les ragots du coin, cette histoire floue de militaires s'étant présentés à la porte du domicile de ton meilleur ami. Tout ça te laisse perplexe, tu as eu vent de cette histoire hier ... et cela a aggravé ton état. Tu ne tiens plus en place. S'il y a bien une personne chez qui tu peux débarquer à l'improviste, c'est bien Chris et tu ne te gêneras certainement pas. Tu en es presque certaine, il s'agit d'une question de vie ou de mort. Une urgence. Et tu sais où il cache son double de clés. Il te l'a dit, s'il n'avait rien voulu savoir de toi, il aurait gardé ça secret, un point c'est tout.

Tu n'as même pas pris le temps de t'habiller convenablement, quittant ton appartement précipitamment une fois ta décision prise. Tu n'es même plus certaine d'avoir verrouillé la porte, mais on s'en fout. C'est pas ça l'important. T'es transpercé par le froid mordant à l'extérieur, mais Chris n'habite pas très loin, tu seras vite au chaud, et rassurée, tu l'espères. Tu arrives rapidement devant chez lui, plus vite que tu ne l'aurais cru au départ. À quelle vitesse as-tu marché ? Tu n'en as pas la moindre idée. Tu tentes d'ouvrir la porte, mais cette dernière est verrouillée. Tu prends la peine de cogner. Il est là, tu le sais, même si toutes les lumières sont éteintes, car sa voiture est garée dans l'entrée. N'obtenant aucune réponse, tu colles ton visage contre la vitre de la porte d'entrée, espérant apercevoir quelque chose, mais tu n'arrives à rien. À bout de patience, tu finis par fouiller un peu, à la recherche du double des clés, que tu trouves rapidement. Tu l’enfonces dans le trou de la serrure qui émet un cliquetis familier lorsque le verrou s'ouvre et tu entrouvres la porte d'entrée doucement, malgré ton impatience. Toujours rien, même pas un bruit, mais ce que tu aperçois te laisse perplexe ... L'appartement est dans un sale état. Quelques cadres de photos gisent sur le sol, des coussins, tu as l'impression qu'une tornade s'est abattue dans la maison. Que s'est-il donc passé ?

« Chris ? » Aucune réponse. Rien. « Chris c'est moi. » S'il est bel et bien là, il doit bien savoir que c'est toi ... Tu te sens idiote, mais tu n'obtiens toujours aucune réponse. Tu choisis de quitter le paillasson de l'entrée, jouant nerveusement avec le rebord de ton chandail. On dirait que tu redoutes ce sur quoi tu pourrais tomber. Tu jettes un bref coup d'oeil au salon qui malgré son état apocalyptique est vide, complètement. C'est la même chose dans la cuisine. Aucun signe de vie. Tu te diriges nerveusement vers la chambre, t'as l'impression de retenir ta respiration, comme si tu voulais pas venir perturber le calme environnant. Tu pousses doucement la porte de la chambre, t'as la main qui tremble, t'essaies de te retenir. Tu passes la tête dans le cadre de porte et tu l'aperçois finalement, là, sur le lit. Couché en boule contre un oreiller. Il est bien vivant, il respire ... Mais il a une tête de déterrer. Il a pleuré, tu le sais tout de suite lorsqu'il pose finalement son regard sur toi. Qu'a-t-il bien pu se passer ? T'as qu'une seule envie, le serrer dans tes bras. T'as même pas envie de parler. T'es même pas certaine que lui voudra te parler, ni même qu'il a envie de te voir, mais t'en a rien à faire. Il va devoir subir ta présence.

Tu t'avances doucement, silencieusement, même s'il t'a aperçu, vers le lit. Tu t'étends à ses côtés, dans son dos et tu l'enlaces. Tout simplement. Tu le sens, tendu contre toi, mais tu maintiens le contact. Tu sais toujours pas ce qui a pu le mettre dans un tel état, ni même ce qui s'est passé. T'es dans le flou total, mais au moins t'es là. Maintenant t'es là. Il a plus besoin d'affronter ça seul. T'aurais envie de lui enlever tous les soucis qui semblent le peser, de prendre sa tristesse et d'en faire tienne, mais t'en a pas le pouvoir et ça, ça te brise le coeur. « Je suis là ... Maintenant, je suis là. » C'est bien la seule chose que tu peux faire, être présente ... et tu aurais dû l'être bien avant. Tu t'en veux.
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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Mar 18 Avr - 19:21



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Un hurlement sort bruyamment de sa gorge, la douleur est trop forte, insupportable. Comment est-il censé vivre avec ça sur la conscience ? Sa main frappe le mur, une fois, deux fois et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un trou se creuse dans le mur, sa main est douloureuse, peut-être même gonfler mais il n’arrive même pas à le sentir au travers des larmes qui coulent de ses joues. Son mari est mort, la seule personne pour qui il aurait tué, la seule personne pour qui il avait envie de vivre, envie de mourir à ses côtés, il était mort sur le champ de bataille, seul, sans lui et maintenant c’était lui qui se retrouvait seul, sans plus personne pour l’aimait. Sa colère et sa tristesse étaient trop intense pour lui, il n’arrivait à gérer ni l’un, ni l’autre. Son regard se posa sur la cadre de leur mariage et dans un mouvement brusque il l’envoya à l’autre bout de la pièce, il était en train de devenir fou, de perdre la tête et tout ça ce n’était qu’un horrible rêve dont il allait finir par se réveiller, aux côtés de son Andrew. Mais pour l’instant, il n’arrivait pas alors il faisait la seule chose possiblement possible pour lui, c’est à dire casser tout ce qui lui passe par la main, les cadres, les vases, même cette foutue table basse en verre, il renverse le bureau qui tombe dessus et qui brise tout sur son passage. Putain, même ça, ça ne le soulage pas. Il a envie de tout casser, il veut tout ravager, il a trop de colère en lui qu’il n’arrive tout simplement pas à évacuer de son corps, c’est douloureux et dangereux, ses mains se glissent dans ses cheveux alors qu’il commence à faire les cent pas, tout est encore trop parfait, il peut encore voir la silhouette d’Andy lorsqu’il était assit sur le canapé, en train de lui sourire. Sa rage prend un autre niveau avant qu’il ne prenne un bout de verre sur le sol pour donner de grand coup dans le canapé et les coussins, pour effacer cette image de son esprit alors que ça ne fait que renforcer la douleur dans son corps. Les larmes ne s’arrêtent pas de couler, il est incapable de se retenir de le faire alors que tout ce qu’il entend c’est ses gémissements d’enfant et ses reniflements, il n’en peut plus de ressentir ça, il veut qu’Andrew revienne et lui dise que tout va bien, qu’il est en vie et qu’il ne l’abandonne pas mais il est mort, il ne peut pas revenir. Il reste assit sur les lambeaux du canapé alors que sa main est toujours fortement serrait sur le verre, le sang coule abondement de sa main et il finit par lâcher le verre, se sentant vider de sa force en se rendant compte que rien ne le soulage, rien ne peut le faire oublier et pourtant il ne veut pas oublier son mari, il veut se souvenir de lui jusqu’à ce qu’il en meurt et ce n’est pas en faisant ça que tout ira mieux.

Ses pleures se calment et il ne sait pas comment mais il arrive à se lever pour aller passer sa main sous l’eau avant de prendre un chiffon pour l’enrouler dessus, non seulement il s’est coupé mais en plus de ça il est gonflé au niveau des phalanges. Mais il ne le ressent pas, est-ce que c’est réellement normal ? Sa mâchoire se contracte alors qu’il regarde l’escalier et qu’il finit par y monter pour rejoindre sa chambre et se glisser dedans sans retirer ses vêtements, attrapant l’oreiller de son mari avant d’enfouir le visage dedans. Il peut encore se gorger de son odeur mais elle n’est déjà presque plus là à cause de ses deux longues semaines où il dormait dessus les trois quarts du temps. Chris l’amène contre son visage avant de le respirer à plein poumon, se remettant à pleurer comme un enfant, sa tête bourdonne sous la douleur que ses pleures provoquent mais il ne peut tout simplement pas se retenir, c’est si difficile .. Il finit par s’endormir ainsi après quelques minutes.

C’est ainsi que se déroule les jours qui suivent, il est incapable de sortir de son lit, pour faire quoi que ce soit, il ne veut pas de la visite de certaine personne. Il entend parfaitement certaine personne frapper à sa porte mais il s’en fiche, que peuvent-ils comprendre à sa douleur ? Ils veulent juste des ragots à raconter à leurs amis et il souffre de trop pour ça, si il se lève il va aller frapper Mme Johnson qui voulait lui rapporter du pudding, il ne frappe pas les femmes en temps normal mais il ne supporte pas l’hypocrisie. Il entend même parfaitement lorsque qu’Adélaide frappe à sa porte et se permet d’entrée. Il s’en fou, il est de toute façon incapable de se lever pour lui dire de partir, il fusionne avec le lit et il va finir par se laisser mourir de tristesse, il ne ressent aucun envie de se lever pour quoi que ce soit, il n’a plus aucune envie du tout, il n’est plus qu’une coquille vide qui a perdu la moitié de son âme. Lorsque son regard croise le sien alors qu’elle rentre dans la chambre, il comprend qu’elle a accouru tel un chevalier pour le voir dès qu’elle a apprit la nouvelle mais il n’empêche qu’il se crispe lorsqu’elle le rejoint dans le lit pour le serrer contre lui. Et putain c’est plus fort que lui, sentir une chaleur contre son corps le fait pleurer de nouveau alors qu’il attrape sa main pour la serrer fort dans la sienne en fermant les yeux. « Il est mort, il est mort Adélaide .. » C’est tout ce qu’il peut dire et l’avouer à voix haute augmente considérablement la douleur qu’il essaie de réprimer depuis tant de jour, il a l’impression de souffrir depuis une éternité.

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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Mer 26 Avr - 23:50

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Adélaïde & H04-12

T'as cet horrible sentiment d'avoir un trou dans la poitrine ... Pourtant, tu n'as perdu personne, du moins, pas comme Chris. Tu connaissais Andrew, évident, il était ton ami, tu le connaissais depuis tellement longtemps, mais la douleur que tu pourrais ressentir à l'annonce de sa mort est bien moins pesante que celle que doit ressentir Chris en ce moment. Non, ce vide que tu ressens, tu le ressens à cause de Chris. T'as l'impression qu'avec la mort d'Andrew, une partie de Chris est morte aussi. Tu le ressens, intensément, et s'en est presque douloureux. Tu le sens, tendu contre toi. Tu n'arrives pas à lui en vouloir pour ça. Son corps, tremble contre le tien, au rythme de ses sanglots. Finalement, tu ne peux t'empêcher de serrer sa main dans la tienne, aussi fort qu'il la serre lui-même. Un peu comme si ce lien vous unissait et qu'il t'empêchait de le perdre. Tu voulais le retenir, ici, conscient, dans le monde des vivants. La mort d'Andrew l'ayant tiré plus que jamais aux portes de la grande faucheuse. « Je sais ... Je sais ... » T'as l'impression de rassurer un enfant, mais tu dois avouer ne pas trop savoir comment agir, ni même quoi lui dire. Tu sais très bien qu'aucun mot ne saura apaiser sa douleur et tu comptes plutôt sur ta présence, pour le maintenir en dehors de l'eau. Il est toujours dos à toi, ça n'a pas d'importance, tu veux simplement sentir qu'il est là, et qu'il sente que toi, tu es là, c'est ça qui est important en ce moment. Il doit savoir que tu es là, pour lui, et que tu ne le quitteras pas. Aussi longtemps qu'il faudra. Tu pourrais rester ainsi des jours et des nuits s'il le fallait. Rien au monde ne pourrait te faire quitter cet endroit. Un incendie, par exemple, n'y changerait rien. Tu ne le laisseras pas, tu ne le laisseras plus. Il a besoin maintenant, plus que jamais, d'une présence.

Tu poses une main, doucement, sur sa joue, tentant d'essuyer les larmes qui perlent sans cesse de ses yeux rougis. Un flot immuable qui ne semble pas vouloir se tarir. Ton coeur se serre. Tu pourrais surement rester des jours ainsi sans parler, mais tu as besoin d'entendre le son de sa voix, de savoir qu'il ne te quittera pas, lui non plus. Tu fermes les yeux un moment. « Comment tu l'as appris ? » Tu parles de l'annonce de sa mort, bien sûr ... Tu n'es pas certaine qu'il veuille t'en parler, ni même que tu as le droit de lui demander, mais tu tentes ta chance. Convaincu qu'en parler pourra le libérer d'un fardeau qui, pour le moment, il est le seul à porter. Tu voudrais aussi savoir comment, comment Andrew est mort, cette question te brûle les lèvres, mais tu n'oses pas la poser, comment le pourrais-tu. Tu te contentes donc de l'observer, le laissant parler s'il le souhaite, ou ne rien dire s'il préfère. Tu restes là, simplement, une présence rassurante, tenant toujours sa main dans ta paume. Maintenant que tu as conscience de ce qui est arrivé, maintenant que tu constates l'état dans lequel se retrouve Chris, t'as envie d'éclater un truc, simplement parce que t'as été idiote. T'aurais dû venir avant, t'aurais dû être la plus tôt, présente ... Mais tu ne l'étais pas et tu ne peux pas revenir en arrière. Ce serait trop simple, trop facile. Non, tu peux simplement espérer que ta présence, maintenant, pourra changer quelque chose ... Ou faire une différence, même minime. Tu te trouves presque chanceuse de l'avoir trouvé encore en vie, lui qui semblait se laisser dépérir dans son lit. C'est horrible d'avoir de telles pensées, mais tu ne peux t'empêcher d'imaginer ce qui aurait pu arriver si tu étais arrivé un peu plus tard ... Que ce soit en termes, de minutes, d'heures ou de jours.
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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Jeu 27 Avr - 8:08



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C’est insupportable, il a l’impression qu’il va finir par mourir de tristesse à force de ressentir tout ça. Ça lui fait mal, ça le crispe, ça lui donne envie de vomir et de retourner chercher l’arme qu’il a laisser en bas. Quoiqu’il pourrait simplement se lever et aller chercher le fusil qui se trouvait dans l’armoire pas loin d’eux. Dans une maison de militaire, il y a forcément des armes et putain, il sait qu’il y en a une dans chaque pièce et que quelque soit l’endroit il peut décidé de se faire péter le caisson mais est-ce que c’était réellement ce qu’Andrew aurait voulut ? Il veut probablement qu’il vive, qu’il soit heureux et qu’il refasse sa vie mais putain il n’en a pas envie. Rien ne lui donne envie. Ça fait trois jours qu’il n’ait pas sortit de son lit, il pleure, il pense, il rêve mais il ne fait rien d’autre. Il ne ressent pas la faim, ne ressent plus de colère non plus, juste une infinie tristesse qui lui enserre le creux du coeur et qui ne lui laisse pas le temps de penser à autre chose qu’à lui et encore à lui. Sa main est douloureusement serrer dans la sienne et il doit probablement lui faire mal mais il n’arrive juste pas à se calmer, elle est sa bouée de sauvetage et il se rend compte que maintenant qu’elle est là, il avait désespérément besoin de quelqu’un sur qui compter, sur qui se rattraper pour ne pas sombrer dans une boucle sans fin qui l’amènerait indubitablement vers sa mort prématuré.

Sa voix le rassure, juste un peu mais c’est plus que ce qu’il vie depuis les trois derniers jours. Il ne va pas niais qu’il est toujours horriblement triste et que son armoire lui fait de l’oeil mais même avec toute sa volonté il était incapable de le faire, la voix d’Andrew était trop présente dans sa tête pour qu’il ne le fasse. Et puis à l’inverse, si il était mort et qu’Andy avait du vivre avec sa mort, il n’aurait certainement pas voulut qu’il mette fin à ses jours donc ce serait égoïste qu’il le fasse.

Chris relâcha finalement sa main pour se retourner afin d’être en face d’elle avant de l’enfermer dans une étreinte de fer pour ne pas qu’elle l’abandonne. Il avait besoin de sa présente avec lui, ne serait-ce que pour aujourd’hui, ça alléger sa peine. Elle n’avait pas l’odeur de son mari, elle n’avait pas ses muscles et la même façon de respirer mais avoir quelqu’un dans ses bras lui faisait tellement de bien. Il se sentait coupable de lui faire subir ça alors qu’il était littéralement un déchet depuis trois jours et qu’il ne devait même pas sentir bon mais c’était juste pour aujourd’hui, juste un peu. Sa question lui serra la gorge alors qu’il se souvenait de la veste d’Andy qu’il avait laissé tomber à côté du lit, son dernier souvenirs de lui, enfin le plus proche de lui au moment de sa mort. Il n’avait même pas récupérer ses plaques sur son cou. « Des soldats sont venu me l’apprendre. Ils m’ont dit .. » Sa voix se bloqua dans sa gorge alors qu’il se souvenait de la façon dont il avait réagit. Il n’était plus en colère contre eux, ce n’était pas de leur faute si ils n’avaient rien pu faire pour lui mais il s’était déchaîné sur ce pauvre soldat et il l’avait frappé avec tellement de violence, s’en était inhumain. « Ils m’ont dit qu’il avait périt dans une explosion et qu’il avait juste réussis à récupérer sa veste. » Il essayait de se contenir, il devait paraître fort, il n’avait pourtant aucune raison de l’être, après tout son mari avait périt et c’était normal qu’il soit détruit mais sa fierté l’empêcher de perdre tout contrôle face à elle, elle ne méritait pas de voir ça, elle aussi avait ses propres problème et il ne voulait pas être un poids pour elle.

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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Mer 3 Mai - 22:42

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T'as cette étrange impression d'être sa bouée de sauvetage. Celle à qui il se raccroche maintenant qu'Andrew n'est plus là et alors qu'il se tourne vers toi et te serre dans ses bras, aussi fort que possible, cette impression semble se confirmer. Tu comptes pas le lâcher, non, comment le pourrais-tu ? Tu seras là, indéniablement, pour le ramener sur le rivage s'il se laisse aller, s'il dérive trop loin. Tu réponds à son étreinte, le serrant aussi dans tes bras, plongeant ton regard dans le sien pour lui faire comprendre à quel point il compte pour toi. Pour lui faire comprendre que tu ne disparaîtras pas, non. Il est visiblement pas en bon état, tu l'avais remarqué à ton arrivée, mais là, aussi proche de lui, tu le remarques d'autant plus. Pourtant, tu n'arrives pas à le blâmer pour ça ... Il te regarde, lui aussi, mais pas vraiment. Il a le regard dans le vague, comme s'il se trouvait ailleurs, dans un autre temps. Il ne te répond pas immédiatement, l'émotion, probablement, l'en empêche et tu ne le presses pas.

Sa voix se brise, tu le vois, éclater en mille morceaux devant toi, alors qu'il te raconte et une fois de plus, ça te brise le coeur. T'essaies de rester forte, pour lui, pour toi, mais le voir dans cet état te rend malade. T'arrives pas à empêcher les larmes de rouler doucement sur ton visage rougi, toi aussi. T'es perdue, entre la mort d'Andrew, que tu connaissais et la douleur qu'éprouve Chris, à présent que l'amour de sa vie a disparu. Comment on est censé surmonter ça ? Tu penses à ta fille, probablement l'être que tu aimes le plus au monde et à la douleur que tu ressentirais si elle venait à mourir ... Ce n'est pas le même genre d'amour, t'en es consciente, mais la douleur serait surement aussi grande. Le même genre de douleur. Le genre de douleur qu'on ressent lorsqu'on perd l'être qu'on aime le plus au monde ... Un déchirement, une partie de soi qui disparaît et qui ne reviendra jamais. Un vide ... Un horrible vide et t'as pas les mots qu'il faut pour réconforter ton meilleur ami ... T'as rien à lui dire, car tu sais pertinemment qu'aucun mot ne pourra apaiser son chagrin. Tu sais simplement qu'avec le temps, sa douleur s'estompera ... Elle ne disparaîtrait jamais complètement, c'est impossible, mais la blessure sur son coeur se cicatrisera, lentement.

Tous tes gestes ne sont que douceur à l'égard du veuf, tu as peur de le brusquer et c'est pas ce que tu souhaites. Tu poses une main, sur son coeur, alors qu'il est toujours particulièrement proche de toi, qu'il s'accroche à toi. « Tu sais qu'il est toujours avec toi ... Il le sera toujours, y'a aucun moyen qu'il disparaisse, comme ça. » Ce serait trop simple ... Trop éphémère, une simple apparition dans une vie. C'est horrible, en fait, de se rendre compte à quel point la vie peut être courte et se terminer abruptement, alors qu'on s'y attend pas. Il paraît que c'est toujours les gens bien qui partent en premier ... Les meilleurs. En vrai, la vie, c'est de la merde.
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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Sam 6 Mai - 15:03



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Chris à presque envie de rire en l’entendant. Se rend t-elle réellement compte de ce qu’elle dit ? Même si il est dans ses souvenirs, Andy n’est pas dans ses bras, il n’est pas contre lui en train de lui dire qu’il l’aime, il ne l’embrasse pas et ne le câline pas comme ils l’ont toujours fais. Non en réalité il est horriblement seul maintenant, même si Adélaïde est là à essayer de le réconforter, ce n’est pas pareil et ça ne le serait jamais. Lui, il veut revoir l’homme qu’il aime, il veut l’étreindre de toute ses forces et lui dire qu’il l’aime, ne serait-ce que pour une dernière fois mais il ne peut pas. Il l’a embrassé lorsqu’il est partit mais ce n’était pas sa première mission loin de lui, il en avait fait plus d’une et putain, Andrew Garwin était un excellent élément, il avait une totale confiance en lui sur le terrain et il savait que les autres hommes en faisait autant, pourtant ... Pourtant il était mort. Sa mâchoire se serra alors qu’il amenait une main à ses yeux pour essuyer ses yeux humides, il n’arrivait pas à calmer ses larmes, par moment il n’avait plus de sanglot comme maintenant mais les larmes étaient toujours là et en parler briser sa coquille qu’il se construisait depuis trois jours. « Si ta fille venait à mourir, est-ce que tu penserais ça ? Est-ce que tu te dirais que finalement elle reste dans ton coeur ou alors tu essaies de mettre fin à tes jours Adélaïde ? » Il savait déjà la réponse, sa meilleure amie aimait sa fille plus que n’importe qui au monde et elle pouvait tué pour elle, si elle l’a perdait, encore, elle n’y survivrait pas.

Il déglutit doucement, ne voulant pas être brute avec elle, il ne voulait pas la faire souffrir mais elle ne pouvait pas dire ce genre de chose, elle même savait que c’était faux. Il approcha sa main de ses cheveux, les caressant doucement alors qu’il plongeait son regard dans le sien. Être avec elle lui faisait du bien, plonger son regard dans le sien arrivait à lui faire penser à autre chose, ne serait-ce qu’un minimum. « Pardonne moi, je ne voulais pas te faire de mal. » Dit-il en baissant les yeux. Il se sentait ignoble. Non seulement il n’arrivait pas à se calmer mais en plus de ça il était exécrable avec la seule personne pour qui il avait encore un temps sois peu de sentiment et d’amitié putain, il était monstrueux. Il n’arrivait même pas à rester gentille avec elle alors qu’elle s’était déplacé et qu’elle était ici, qu’elle essayait de le réconforter. Il était un horrible meilleur ami.

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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Mer 10 Mai - 16:58

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Tu le savais que t'étais pas douée pour ce genre d'histoire. T'aurais mieux fait de fermer ta gueule et de te contenter de le serrer dans tes bras, mais t'en avais pas été capable. Tu ressentais ce besoin pesant de dire quelque chose, d'agir, d'essayer, mais visiblement, t'avais fait qu'empirer la situation. Ses paroles te heurtèrent de pleins fouets, durement. Ta vue se brouille, tu ne vois plus rien et alors que tu secoues la tête, de gauche à droite, incapable de prononcer un mot de plus, les larmes continuent de rouler doucement sur tes joues. Tu ne le quittes pas des yeux, blessée par ses paroles, mais tu n'arrives pas à lui en vouloir, car tu sais qu'il est bien plus meurtri que toi. Tu essaies de ravaler tes larmes, mais tu n'y arrives pas, incapable de ralentir le flot. Tu passes ta main sur ton visage, de façon incessante, mais rien n'y fait, il se couvre à nouveau.

Tu sursautes au contact de Chris, mais tu ne le repousses pas. Il s'excuse, mais tu n'ajoutes rien, te contentant de hausser mollement les épaules. Tu ne lui en veux pas, le problème n'est pas là. Tu préfères simplement ne rien ajouter, de peur d'empirer la situation et de toute manière, le chagrin te serre l'estomac et t'as la gorge nouée. Tu t'approches simplement de Chris, dans un ultime effort pour tenter de le réconforter et calmer toi-même ta douleur. Tu le serres dans tes bras, aussi fort que tu le peux, t'accrochant désespérément à lui, comme lui l'a fait quelques minutes plus tôt. Tu poses ta tête sur ton épaule, laissant finalement tes larmes couler librement. « Tu sais que je t'aime ? » Un murmure indistinct, quelques mots qui se perdent au milieu de vos sanglots. Tu n'es même pas certaine qu'il t'a entendu, mais tu espères qu'il le sait quand même. Et tu restes là, sans rien ajouter, sachant pertinemment, finalement, que peu importe ce que tu diras la situation ne s'améliorera pas, rien ne ramènera Andrew ... Mais tu seras là pour supporter Chris.
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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Jeu 11 Mai - 17:54



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Chris sent son cœur se brisé un peu plus à ses paroles et si il pensait réellement avoir réussit à calmer ses pleures, finalement ce n’était peut-être qu’éphémère puisqu’un déluge reprit place sur son visage. Il se sentait tellement minable de la faire souffrir pour ce genre de chose, il se sentait minable pour avoir dit un tel pique envers elle alors qu’elle était actuellement ici, à pleurer avec lui. En réalité, il se morfondait sur son sort mais il n’était pas le seul à souffrir, Andrew n’était pas qu’à lui malheureusement et Adélaïde faisait partit de leurs amis commun, elle devait tellement souffrir. Et ne parlons pas de Doom qui devait crever de douleur aussi, enfin si bien sûr il était au courant ce qui ne serait pas impossible qu’il ne le soit justement pas. Il se morfondait dans son lit sans penser aux restes mais tous le monde ne le savait pas. Claire et Doom ne le savait pas parce qu’il s’était enfouis dans sa douleur et qu’il avait ignoré le reste du monde, parce qu’il avait mal et que la présence des autres le rendait juste tellement plus fragile bon sang. Il se mordu doucement la lèvre avant d’avoir un léger hoquet de surprise lorsqu’elle venu le serrait contre lui de toute ses forces. Lui aussi il l’aime, il l’aimait comme une meilleure amie, comme une soeur même et il pourrait tuer pour elle, parce qu’elle est là et qu’elle le serre si fort dans ses bras qu’il sent sa tristesse se dissipé doucement.

Sa main vient se glisser dans ses cheveux et son visage se pose sur sa tête, elle sent bon et probablement bien meilleur que lui puisqu’il ne s’est pas laver depuis plusieurs jours. Malgré sa présence, il se sent toujours incapable de sortir de son lit, si il le fait, il va juste se contenter d’aller chercher la carabine pour se faire sauter le caisson dans la salle de bain, donc rester dans son lit reste la meilleure solution. « Moi aussi Adé, tu n’as pas idée d’à quel point je t’aime. » Bien sûr c’est amical, il le sait et elle le sait, entre eux ça a toujours été amical et ça le restera toujours. Il l’aimera toujours de tout son coeur et donnerait sa vie pour elle, tout comme elle le ferait sûrement pour lui.

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When i knew what happened, i screamed, a lot and i cried. Because the only man who meant everything to me was gone and will never returns to me. It was the only time in my life i put a gun to my head. ▬ But now, he's here and i don't remember him. But i know, he's everything to me.
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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Ven 12 Mai - 18:30

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Vide. Je ne ressentais que le vide. Mon poids m'abandonnait autant que la chaleur de mon corps. Je ne sentais que ça, la pierre que l'on jette dans l'eau, qu'on entend percuter la surface liquide avant de sombrer. Sombrer dans des abysses froides et sombres. Mais ces abysses je les connaissais déjà. Je les connaissais parce que j'y vivais depuis des mois, et je ne faisais que toucher un fond qui m'était déjà familier.

Alors assis dans mon fauteuil de bureau, les bras ballants de part et d'autres, je regardais mon écran avec de grands yeux. Écarquillés. Mais mon regard était vide, froid. Comme si un néant profond avait pris place au fond de ce miroir. J'avais observé les images, j'avais fixé la dernière prise alors que la vidéo se terminait. Mes lèvres tremblaient mais pas une seul larme ne coulait. Mon corps ne réagissait plus. Mon esprit c'était déconnecté et sans un souffle, sans un geste superflu j'appuyais sur la barre espace pour relancer le film. Relancer l'enregistrement satellite.

L'avantage de mon travail était le matériel de point et la résolution improbable qui me permettait de deviner son visage sous ce casque vert. Je repassais le film, encore, et encore. Je les voyais avancer, je ne regardais que lui, je les voyais prendre place et chaque fois que le feu illuminait mon visage, chaque fois que l'explosion masquait tout le reste, chaque fois que je voyais ces deux déflagrations je ne faisais qu'appuyer à nouveau sur espace. Je ne faisais que relancer la vidéo. Que m'imposer encore et encore ce spectacle.

Je ne faisais que revoir en boucle les dernières secondes de sa vie parce que durant ces quelques secondes, il était toujours en vie.

Au bout de deux heures de supplice et de vide j'étais parvenu à échapper au besoin de revoir la scène et je m'étais levé pour sortir du bureau. Depuis que j'en avais la possibilité, je m'étais débrouillé pour suivre les déplacer d'Andy et de Chris lorsqu'ils étaient en mission. Dés que je pouvais avoir accès à un enregistrement quelconque, à une prise depuis le ciel ou les satellites. Dés qu'un papier passait sur l'une de leurs missions. Parce que c'était mon moyen d'être avec eux, de garder un œil sur eux. Même lorsqu'ils ont été obligé de faire leurs missions séparément, j'ai toujours gardé un lien avec chacun d'entre eux alors lorsque j'avais pu suivre la progression d'Andy en direct, ou presque, j'avais laissé le visuel tourner sur mon écran.

Je m'étais retrouvé dans les vestiaires pour homme sans vraiment m'en rendre compte. Sans vraiment savoir si j'avais parlé à quelqu'un sur le chemin. C'était comme si tout le reste avait disparu. J'avais déjà vécu ça. Tout ça je le connaissais. Je savais chaque sentiment. Je savais chaque vide immense au fond de moi. Je savais où ce chemin me menait et pourtant j'étais incapable d'y échapper. Je laissais couler l'eau de l'un des lavabos et commençait à me laver les mains sans vraiment y penser. Dans mon regard il n'y avait que la déflagration, le souffle de l'explosion. Le bâtiment qui sombrait.

Mes mains s'immobilisaient et je faisais glisser mon regard en levant la tête pour finalement le croiser dans le reflet du miroir. Mes yeux étaient rouges. Deux larges traînées étaient visibles sur mes joues. Mon poing filait directement dans le miroir et parmi les éclats réfléchissant qui s'effondraient, mon sang suivait ainsi que le cri de douleur qui m'échappait. J'avais pleuré. Tout ce temps j'avais pleuré et je ne m'en étais même pas rendu compte. Tout ce temps où je l'avais regardé mourir, j'avais pleuré jusqu'à n'en plus pouvoir, dans le silence, m'ignorant moi-même. J'avais vu l'explosion, j'avais vu le souffle. J'avais vu le bâtiment. Je n'avais pas vu son corps.

Peut être était-il vivant alors?

Lorsque j'étais sorti de là c'était pour me mettre en contact avec la supervision de son équipe. Entrer en contact avec les soldats, ses collègues. Je n'étais pas certain d'être autorisé à employer les ressources de l'agence pour ça, mais je m'en fichais. Je l'ignorais volontairement parce que j'avais besoin de savoir. J'avais besoin d'être sûr.

Au final j'étais forcé de patienter et les jours qui avaient suivis avaient été long. Interminables. Je n'avais pas dormi, pour ainsi dire pas manger. J'avais seulement été dans l'attente, permanente, un veilleur épuisé par le mal, jusqu'à me rendre sur le tarmac et rencontrer les survivants. Je leur avais posé mes questions, je leur avais demandé ce qui s'était passé sur place, ce qu'ils avaient vu, ce qu'ils avaient trouvé. Je n'avais pas osé toucher sa veste. Ils me l'avaient montré, ils m'avaient montré son nom écris en noir sur le tissus vert. Je l'avais fixé comme si elle portait en elle une maladie incurable et lorsqu'ils me l'avaient tendu j'avais fais un pas en arrière.

Ils me donnaient les détails que la vidéo ne montrait pas. Ils me donnaient les chaînons manquants. Ils m'offraient la vérité et je ne voulais pas de ce cadeau empoisonné. Je m'en allais sans un mot de plus, incapable de parler, de penser. Le vide m'avait retrouvé, encore, et je finissais par tomber à genoux à une quinzaine de mètres de l'avion. Incapable de marcher plus loin, mes jambes trop faibles. Je n'arrivais pas à crier, ma gorge serrée. Je n'arrivais plus à penser car des êtres qui comptaient pour moi dans ce monde, il était de ceux qui comptaient le plus... Et voilà qu'il faisais aussi parti de ceux qui n'étaient plus. J'avais passé des jours à nier, mais maintenant devant le fait accomplis, je ne savais plus si je devais nier encore ou simplement me laisser mourir sur place.

Tout me revenait en tête. Tout en même temps. Mon esprit était assailli de toutes part par des souvenirs et des images. Son visage qui s'affichait à mes pensées comme un virus. Une torture pour mon cœur déjà broyé. Notre famille. Nous. Je revoyais chaque scène. Chaque seconde. Je me revoyais moi quelques mois plus tôt, et lui, me soutenant durant l'incinération parce que j'étais incapable de tenir debout sans flancher. Lui qui avait été mon frère depuis aussi loin que je m'en souvienne, lui qui avait été le pilier dont j'avais besoin pour traverser la tragédie, pour être capable de demeurer assez fort pour...

Chris. Le visage fermé de Chris s'imposait à moi et j'inspirais dans un sanglot douloureux avant de me relever, mon corps animé par une énergie qui n'était pas mienne. Les soldats m'avaient dit qu'ils iraient eux même le voir, qu'ils iraient eux même lui apprendre la nouvelle. La veste était pour lui. Ils me l'avaient dit mais ça avait été une évidence à mes yeux. Je m'étais dépêché. M'étais rué jusqu'à ma voiture. Je devais être là. Présent pour lui, avec lui. Il en aurait besoin. Je m'étais mis derrière le volent, j'avais démarré, je m'étais mis en route, mais lorsque je voyais les panneaux défiler, lorsque je voyais Brooklyn, mon cœur s'emballait et je pilais pour finir sur le bas côté en soulevant toute la poussière que je pouvais.

Je ne pouvais pas faire ça. Je n'en étais plus capable. Plus maintenant. Je le voulais, mais je ne pouvais pas. J'imaginais Chris, j'imaginais sa souffrance et je me voyais moi à sa place. Je nous voyais et je voyais seulement la détresse du puit sans fond dans lequel je me trouvais. Je ne ressentais que le vide, la chute et la peur. La peur d'une ombre qui grignotait déjà le peu d'âme qu'il me restait. Je n'étais pas en état de voir Chris. J'étais loin d'être en état de rouler jusque chez ma mère. Je ne voulais pas leur imposer ça et je finissais par rouler jusque chez moi. Comme un automatisme. Un réflexe égoïste qui dura plusieurs jours avant que je ne réalise. Que je ne comprenne quelle bourde j'étais entrain de faire lorsque j'avais posé le regard sur la photo de mariage exposée sur le meuble du salon. Étais-je réellement si égoïste?

Je m'étais mis en route, usé, sale, habillé comme un homme qui aurait perdu toute notion du mot "vie" et j'étais descendu de voiture devant la maison. Cette maison dans laquelle je m'étais tant invité parce que j'y étais toujours le bienvenu. Parce qu'il était là. J'avais pensé à Chris tout le long du trajet, j'avais pensé à ce qu'il pouvait ressentir, à ce qu'il devait vivre et subir. J'avais pensé à ce que moi j'avais pensé quelques mois plus tôt, et mon sang n'avait fais qu'un tour. Pas de colère mais une urgence stupide car en retard.

J'étais entré dans la maison en silence. La première chose que j'avais vu était l'état de l'intérieur. Le déluge abattu sur cette maison. Le deuil répercuté dans la réalité matérielle. J'avais entendu les voix et les pleurs à l'étage mais j'étais resté de marbre. Mon attention était ailleurs et je me mettais en chasse. Je débusquais chaque arme, chaque flingue et je les vidais de leurs balles que je foutais dans un sac, en vrac. Je connaissais chaque planque, je savais où chaque flingue était planqué parce que c'était mon boulot de savoir. J'avais été entraîné à savoir. Et puis il m'avait dis. Et puis j'étais tombé sur le magnum chargé de cinq balles. Pas six. J'avais balayé la pièce du regard pour trouver la dernière, esseulée, et j'avais mordu ma lèvre jusqu'au sang.

Abandonné le magnum sur la table j'avais monté les quelques marches pour atteindre l'étage et leur chambre. Et l'origine des voix. Mon regard s'était posé sur eux alors que le sac de munition tombait lourdement au sol, mon visage froid et indifférent. J'avais vu Adélaïde mais mon regard avait immédiatement accroché celui de Chris, ignorant l'espace d'une seule seconde l'état lamentable dans lequel il était. Le rouge de ses joues, les traînées des larmes, la crasse de son visage ou les traces de transpiration sur son t-shirt. J'étais resté immobile sur le pas de cette porte pendant de longues secondes, silencieux, sans répondre à quoi que ce soit.

Mon regard s'était finalement tourné vers l'armoire et j'étais entré. Je n'avais pas la force de parler, je n'avais pas envie de répondre ou de dire quoi que ce soit. Je leur tournais le dos pour ouvrir les portes de l'armoire et me baissais pour attraper la boite de munition que je faisais glisser sur le sol jusqu'au sac avant d'attraper la carabine. Je sentais les regards, j'entendais les voix. Une douille volait, expulsée de son logement. Je ne comptais pas laisser ça à sa portée. Hors de question que je lui laisse l'opportunité de recommencer. Hors de question qu'il fasse ce que moi j'avais failli faire avant de me souvenir que je n'étais pas seul. La seconde douille sautait et tombait au sol au moment ou une main attrapait mon épaule pour me retourner.

Chris.

La carabine s'échappait de ma main pour tomber au sol et mes bras l'enlaçaient immédiatement sans lui laisser une seule chance de dire ou de faire quoi que ce soit. Mes bras le tenaient, fort, ma tête était posée au creux de son épaule et je fermais les yeux, laissant deux larmes rouler, ma main gauche remontant pour aller glisser ses doigts dans ses cheveux. Je voulais l'aider. Le réconforter. L'apaiser. Mais tout ce que je recherchais dans cette étreinte c'était seulement m'apaiser moi. Et j'avais beau le tenir contre moi, j'avais beau l'aimer comme un frère lui aussi, j'avais beau être là... Ça faisait encore atrocement mal.

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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Mar 16 Mai - 18:10



Life hurts a lot, more than death
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Son visage était enfouis aux creux de ses cheveux lorsqu’il a entendu le bruit de quelqu’un qui rentre dans la maison et qui remue des choses. Il aurait dû se lever pour aller voir mais à quoi bon, dans le meilleur des cas c’était une voisine trop curieuse et dans le pire des cas c’était un tueur venu pour l’assassiner, comme ci dans le fond il en avait encore quelque chose à foutre. Qu’il monte et ne vienne le tuer, il pourra comme ça rejoindre l’amour de sa vie au paradis. Cela dit malgré tout il a une légère peur, non pas pour lui mais pour Adélaïde qu’il se met à serrer plus fort contre lui, si quoi que ce soit arrive, même si sa vie n’a plus vraiment de sens, ce n’est pas le cas de celle de sa meilleure amie et il ne lui ferait jamais subir une telle chose. Il finit cela dit par reculer son visage lorsqu’il entend des pas monter dans les escaliers et il est curieux, alors il se tourne, essayant machinalement ses larmes en essayant de ne pas craquer de nouveau alors que le visage de Doom apparaît soudainement dans son champ de vision, lâchant un sac plein de munition. De munition. Pourquoi est-ce que son sac était remplis de munition putain, qu’est-ce qu’il était en train de - .. Oh. L’urgence le prend soudainement aux tripes lorsqu’il comprend l’horreur qu’il est en train d’accomplir. Il le prive d’arme, le prive de la seule chose qui peut mettre fin à sa vie sans douleur parce qu’il sait ce qu’il ressent puisqu’il l’a lui même vécu. Il est en train de le mettre sur le fait accomplis et Chris n’apprécie pas mais alors pas du tout ça !

Il se lève soudainement du lit, chancelant légèrement en sentant un étourdissement le prendre. Ça faisait plus de trois jours qu’il était dans son lit, sans bouger et finalement alors qu’il pensait que les choses iraient bien, il se rendait compte que son corps n’avait pas aussi bien supporter de jeûner comme il le pensait et il lui faut plusieurs secondes pour se reprendre et ne pas tomber au sol. Putain, il est en train de récupérer le fusil qu’il à dans l’armoire, si il a déjà fait tous le rez-de-chaussé alors il ne reste quasiment plus d’arme dans la maison, encore une d’accrocher sur le dessous du lit et deux de caché dans la salle de bain, un glock dans les toilettes et un désert eagle derrière le miroir qu’on peut décrocher. Enfin, sauf si bien sûr il l’a devancé et qu’il les avait déjà prit, Andrew avait dû lui dire l’emplacement de toute les armes de la maison et sa mâchoire se serra en remarquant ça alors qu’il s’avance vers lui pour l’arrêter dans ce qu’il fait ! Il ne veut pas qu’il vienne dans la maison juste pour récupérer toute les munitions et s’enfuir comme un voleur putain ! Il n’a aucun droit de faire ça soudainement, ils ont beaux êtres amis, il ne lui permet pas de faire une telle chose putain de merde ! Alors il l’attrape par l’épaule et la serre fort afin de le retourner sauf qu’il lâche soudainement son arme et se tourne vers lui.

Avant que Chris n’ait eut le temps de comprendre, deux bras fort l’encerclaient contre lui et le maintenait dans une étreinte de fer alors que tout la volonté du blond semblait fondre comme neige en sentant ça alors qu’il tentait encore de le repousser de toute ses maigres force. Il ne voulait pas de câlin, il ne voulait pas de tendresse, lui, il voulait Andy, il voulait l’homme de sa vie et il n’était plus là. Alors les larmes reprirent leur chemin sur ses joues alors qu’il perdait petit à petit toute force pour le repousser avant de finalement le serrer à son tour contre lui en sentant sa gorge se noué sur la tristesse de ce qu’il était en train de vivre. Personne ne pourrait jamais remplacer son mari, personne ne pourrait combler le manque que son absence allait provoqué, personne n’allait pouvoir le calmer et l’aider à reprendre goût à la vie, et c’était pour ça qu’il ne voulait pas qu’il prenne toute les munitions de la maison, parce que ça finirait par être trop dure à un moment ou un autre et il voulait avoir un échappatoire à ce moment là. Il se mordu fortement la lèvre alors qu’il savait, putain il savait qu’il avait toujours une balle dans sa poche, celle du magnum, et qu’il n’allait certainement pas lui remettre aussi simplement mais pour l’instant, il essayait de ne pas y penser alors que son visage se nicher dans le creux de son cou et qu’il pleurait à chaude larme. Il avait perdu un mari, son âme soeur et Doom lui, avait perdu un frère, peut-être pas de sang mais d’amitié et il était triste pour lui aussi. Chris voulait retrouver Andrew, juste une dernière fois.  

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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Lun 29 Mai - 19:20

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Tu sens son étreinte se resserrer sur toi. Toi aussi, tu les as entendus les bruits, à l'étage du dessous, mais tu n'en as pas fait de cas, pas plus que Chris visiblement, même si ce dernier semble y avoir réagi. Il s'est crispé, contre toi. Néanmoins, tu ne t'inquiètes pas outre mesure, ne rejetant pas non plus son étreinte, tu ne penses pas qu'un inconnu, soit entrer dans la maison aussi naturellement ... Tu te poses cependant quelques questions. Pourquoi tout ce vacarme ? Qu'est-ce qu'il (elle ?) fabrique ... Tu n'en sais foutrement rien et c'est plutôt étrange. Vous entendez finalement des pas dans l'escalier alors que l'emprise de Chris se relâche et que tu fais de même. L'un comme l'autre, vous tournez la tête en direction du cadre de la porte, curieux de savoir qui s'y faufilera.

Doom ... Ton regard se stoppe un moment sur le sac d'armes et de munitions qu'il tient à la main et tu te mords la lèvre inférieure. La réaction de Chris ne se fait pas attendre, il se lève, chancelant ... Ce qui a pour effet de t'inquiéter. Décidément, son état ne va pas en s'améliorant. Assis, sur le lit, il avait pas l'air si mal en point, mais là, tu n'as plus aucune raison de douter ... Toi, tu restes là, assise, sur le lit, ne te sentant pas le droit d'intervenir ... Sachant pertinemment que Doom, comme Chris, doit ressentir un terrible vide à l'intérieur de lui. Il était proche d'Andrew. Tu restes là, un moment, à les observer ... T'as l'impression de pas avoir ta place, tu te sens comme une spectatrice, l'espace d'un moment ... Là, à les observer. Néanmoins, tu dois te ressaisir et faire quelque chose ... L'un comme l'autre, ils ont une mine affreuse et ils doivent tous les deux avoir passé les 3 pires jours de leur vie. T'imagines bien Doom avoir subi à peu près le même sort que Chris et ils ont une tête de mort. Tu peux pas faire grand chose pour les soulager, mais tu peux bien tenter ta chance et essayer de les aider à se rétablir ... Physiquement, du moins.

Tu te lèves, doucement du lit, avant de te diriger vers les deux hommes, qui ne se sont pas encore quittés, tu sais pas trop comment t'introduire là, mais t'as l'impression que si tu fais rien, ils vont s'effondrer sur le sol bientôt, surtout Chris. Tu leur effleures les bras, doucement, ne voulant pas t'imposer. « Bon ... Suivez-moi. Tous les deux. » Tu murmures presque. Tu manques de volonté, c'est évident, mais tu n'empruntes pas moins le chemin de la sortie, vers l'étage inférieur. Supposant, qu'ils vont te suivre ... Ont-ils mieux à faire ? Tu n'as pas voulu les obliger, tu n'as donc pas insisté, préférant prendre les devants. Tu entends finalement leurs pas, lourds, derrière toi. Tu doutes même un moment que Chris parvienne à descendre jusqu'à la cuisine et tu lui jettes un regard incertain avant de te lancer dans l'escalier. Il manque visiblement de force et c'est pour ça que tu ralentis le pas, incertaine. Tu as seulement franchi quelques marches lorsque tu sens une pression contre toi et que, dans un espoir pour ne pas t'étaler complètement dans les marches, tu attrapes la rampe, manquant tout de même une ou deux marches suite au choc. Surprise, tu relèves les yeux, histoire de comprendre ce qui vient de se passer et tu aperçois Doom retenant Chris quelques marches plus haut. Ah, tes inquiétudes n'étaient pas totalement infondées visiblement. « Merde ... Ça va pas. Ça va vraiment pas. » Tu marmonnes ces quelques mots dans ta barbe, supposant que personne ne les a entendus puisque tu as poursuivi ta route jusqu'au bas des marches. Tu te retrouves biens vite dans la cuisine, à fouiller les placards à la recherche de quelque chose de mangeable. « Tu ... Vous » Tu jettes un coup d'oeil à Doom. « Pouvez pas vous laisser dépérir comme ça ... Dans tous les cas, j'vous laisserai pas faire. » Et tu poursuis tes recherches, détournant le regard.
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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Mer 31 Mai - 18:31

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Je le serrais contre moi, sentant ses jambes trembler, ses sanglots nous faisant vibrer. Mes pleurs étaient plus silencieux, peut être par contrôle ou par habitude. J'avais peut être compris qu'il ne servait à rien de hurler ma peine parce que ça ne changerait rien. On ne nous le rendrait pas. Mais j'étais bien incapable de lui dire ça, de lui expliquer ça. De lui dire que quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, c'était terminé. Je ne pouvais décemment pas lui dire que pleurer était inutile parce que c'était faux. C'était nécessaire. Alors je laissais seulement mes doigts dans ses cheveux. Je soutenais seulement le poids de son corps chancelant pour l’empêcher de tomber. Je lui offrais seulement mon épaule pour pleurer, lui laissais profiter de mon apparente solidité pour justifier ma froideur intérieure.

« Bon ... Suivez-moi. Tous les deux. » - Je levais mon regard sur Adélaïde, les yeux encore rouge, et me décollais de Chris pour voir son visage sali par les larmes et la crasse. J'étais pas mieux que lui, mais je prenais le temps de dégager son front, d'essuyer les larmes sur ses joues. - Allez, viens. - Mais il restait immobile et j'attrapais sa main. - Je reste avec toi. - Je tirais un peu sur son bras pour l'inciter à venir et il finissait par céder. Adélaïde juste devant, je le faisais passer devant moi pour descendre et à peine deux marches passées, j'avais tout juste le temps de l'attraper par le col de son t-shirt qui craquait pour lui éviter une chute douloureuse et dangereuse. - Bordel Chris, t'as rien avalé depuis quand? - Mais Adélaïde avait pensé la même chose et le temps qu'on arrive en bas de l'escaliers, parce que j'étais resté avec lui pour m'assurer qu'il atteigne de le rez-de-chausser sur ses jambes, Adé était déjà dans la cuisine entrain de fouiller.

« Tu ... Vous » - Je levais mon regard sur elle, un sourcil arqué. - « Pouvez pas vous laisser dépérir comme ça ... Dans tous les cas, j'vous laisserai pas faire. » - Ah parce que j'avais cette gueule de déterré moi aussi? Néanmoins je ne relevais pas, elle avait raison. Je guidais Chris jusqu'au canapé et l'y installais avant de m'y laisser tomber moi-même, entraîné par son poids, me retrouvant posé à côté de lui en ayant tenté d'éviter de lui tomber dessus. On devait pas avoir fière allure tous les deux, assit là. Je me retournais pour entrevoir Adélaïde qui s'agitait en cuisine et allait pour me lever. - Restes là, je vais l'aider. - J'avais pas vraiment envie de bouger c'est sur, j'aurais préféré me rouler en boule et attendre que ça passe, mais m'occuper de Chris m'aidait à ne pas penser au reste. Si mon déni pouvait servir à quelque chose... Je m'accoudais au comptoir et soupirais en passant mes mains sur mon visage. - Besoin d'un coup de main?

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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Mer 31 Mai - 19:00



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Chris n’avait plus aucune force, il le savait, il le sentait. Le trou béant dans sa poitrine l’attirer fortement vers le sol et il avait tout simplement envie de lâcher prise et de se laisser tomber mais il savait que Doom le rattraperait si ça venait à arriver. Personne ne voulait le laisser tomber alors que la seule chose qu’il voulait c’était de rester seul et de mourir dans son lit. Qui sait, peut-être que lorsqu’il était couché, Andrew était derrière lui et lui faisait des papouilles dans les cheveux pour l’inciter à dormir, pour lui demander de le rejoindre dans le sommeil éternel. Peut-être qu’il était là, ou peut-être qu’il était simplement partit pour toujours. Quoi qu’il dise ou quoi qu’il fasse, tous lui faisait mal au coeur, il avait envie de pleurer à chaque fois qu’il posait son regard sur Doom, sur Adélaïde, sur le sac de flingue et sur la veste d’Andrew.

Cela dit il fut obligé de relâcher le brun et regarda Adélaïde sortit de la chambre, leur demandant de la suivre. Chris ne voulait pas retourner en bas et faire face à ce qu’il avait apprit, à ce qu’il avait fait même. Le salon devait être un carnage visuel. Ses jambes tremblaient, il était incapable de bouger mais Doom lui dégagea le front et essuya ses larmes dans un but de le réconforter et il n’eut pas d’autre choix que d’abdiquer et de le suivre, passant devant lui pour atteindre l’escalier. Mais à peine avait-il fait deux pas qu’il sentit sa tête tourner brusquement. Il puisait dans des réserves déjà vide et devait garder tout son contrôle pour ne pas tomber dans les pommes sauf qu’il ne réussit qu’à descendre deux marches avant de chanceler en avant, sentant sa vision devenir soudainement flou. Sauf qu’il ne tomba pas et il sentit la forte poigne de son ami le garder droit pour qu’il descende les escaliers avec la maigre force qu’il avait. Rejoindre le canapé fut aussi une horrible épreuve pour lui et lorsqu’il fut dessus, il sentit sa gorge se serrer en voyant la table basse briser, les coussins déchirer et la photo d’Andy par terre.

Doom partit dans la cuisine en lui disant de ne pas bouger mais c’était plus fort que lui, il se leva, chancelant de nouveau alors que sa vision se brouillait à cause des larmes qui revenaient sur son visage avant qu’il ne se penche pour récupérer la photo de son mari et qu’il ne revienne difficilement sur le canapé. Chris remonta ses jambes contre son torse avant de serrer le cadre contre sa poitrine alors qu’il était incapable de respirer correctement. Le trou dans son coeur semblait devenir plus profond à chaque seconde qui passait. Il n’en pouvait plus, il ne voulait pas les entendre parlait ou il ne voulait pas qu’Adélaïde ne le force à manger. Il n’avait de toute façon même pas faim.   

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MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Lun 5 Juin - 21:04

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than death
Adélaïde & H04-12 & H01-003

Tu avais momentanément délaissé les armoires de la cuisine pour te tourner vers Doom, venue te proposer son aide. Tu voyais, non loin, Chris replié sur lui-même sur le canapé. Cette vision te serra le coeur, presque autant que lorsque tu l'avais aperçu sur son lit, plus tôt dans la journée. Tu ne voyais pas ce qu'il tenait dans les mains, mais visiblement, il avait été récupéré quelque chose dans le salon. Tu reportes finalement ton attention sur Doom, qui lui aussi, ne semble pas particulièrement en état de fonctionner normalement, mais qui arrive néanmoins à se tenir sur ses deux pieds. « Si t'as envie, je dirais pas non ... Mais j'ai l'impression que toi aussi t'aurais besoin d'un coup de main. » Tu hausses les épaules. Tu ne pouvais pas refuser son offre, bien que tu aurais pu lui demander de rester sur le canapé, lui aussi, afin de se reposer.

Tu n'avais pas trouvé grand chose dans les armoires et ça t'avait légèrement dérangé, pourtant, tu n'avais pas besoin de grand chose ... Simplement d'un truc qui se mangerait rapidement et facilement. Une canne de soupe ? « T'as des envies particulières ? » Tu demandes à Doom, histoire de l'encourager lui aussi à manger ... Si c'est lui qui choisit, ce sera plus simple, non ? Tu jettes un coup d'oeil à Chris dans le salon ... Vous devriez pas le laisser seul comme ça avec sa peine. T'as presque envie de le traîner par le bras pour le forcer à s’asseoir sur l'un des tabourets devant l'îlot. T'es certaine qu'il refusera de manger, mais tu perds rien à essayer. Tu hausses le ton un peu, histoire qu'il t'entende. « Chris qu'est-ce que t'as envie de manger ? » Tu t'attends vaguement à un refus d'avaler quoi que ce soit, disant qu'il n'a pas faim, qu'il ne veut rien avaler ... Mais s'il ne veut pas choisir, c'est toi qui choisiras et tu resteras là, jusqu'à ce qu'il avale quelque chose, peu importe quoi. T'avais renoncé à aller le chercher dans le salon, supposant qu'il était bien mieux installé sur le canapé qu'il ne le serait sur un tabouret.
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)   Mer 7 Juin - 11:42

Life hurts a lot, more than death.
Ft. Adélaïde Larsen & H04-12


« Si t'as envie, je dirais pas non ... Mais j'ai l'impression que toi aussi t'aurais besoin d'un coup de main. » - Je me donne un coup de main à lui donnant un coup de main, t'occupes pas de moi. - Réponse presque sèche et pourtant pas méchante. Je m’empêchais d'y penser en venant m'occuper de Chris, c'était vrai, mais j'avais aussi l'expérience de la perte. Malheureusement, ça aidait, même si j'étais clairement un déchet. Je tenais ma tête entre mes mains pendant qu'elle fouillait les placard et la relevais quand elle parlait à nouveau. - « T'as des envies particulières ? » - Je posais mon regard sur elle avant de hausser les épaules. J'avais pas très faim non plus à vrai dire, mais s'il fallait donner l'exemple pour que Chris daigne s'alimenter...

« Chris qu'est-ce que t'as envie de manger ? » - Rien... - Avais-je dis à mi-voix, le regard dans le vide avant de le poser sur Adé. Je savais parfaitement qu'il ne voulait rien, parce que je savais que la moindre idée de manger, parler, bouger, la moindre pensée lui donnait la nausée. Parce que la moindre pensée qui ne concernait pas Andy revenait à se sentir coupable de penser à autre chose. Revenait à se sentir coupable de l'oublier l'espace de deux secondes. A l'abandonner...

Doit y avoir un paquet de pâte dans le placard du haut là-bas... - Lui avais-je indiqué d'un mouvement du menton. - Ce sera suffisant. - Des sucre lents, ça tiens au corps au moins. Je m'étais levé pour revenir vers le canapé et m'étais laissé tomber à côté de Chris, poussant du doigts le cadre pour voir la photo sans le lui prendre des mains. - Qu'est-ce que t'as trouvé... - Et lorsque j'apercevais le visage d'Andy, ma gorge se serrait. Je laissais la photo revenir se coller au torse de Chris et regardait face à moi, dans le vide, comme pour oublier ce que je venais de voir.

Plutôt que de remonter mes jambes contre moi, je me penchais en avant, prenant à nouveau ma tête entre mes mains mais cette fois les larmes accompagnaient le geste, silencieux, pour seule preuve les gouttes sombres qui venaient marquer mon pantalon. Est-ce que ça ne s'arrêterait jamais?...

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life hurts a lot, more than death (H04-12, H01-003)
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