Partagez | 
 

 Quand le loup entre dans la bergerie [F04-707]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Invité



MessageSujet: Quand le loup entre dans la bergerie [F04-707]   Jeu 20 Avr - 17:37

Jeudi soir, tu  tapes à en perdre la raison sur un sac sans but si ce n’est celui de déverser ta frustration des souvenirs oubliés. H04-124, idiotie de nom qui ne te rend pas celui que tu possédais à la naissance. Océane semble être perdue dans la foule tu ne la retrouve pas malgré la question qui te brûle les lèvres à chaque nouvelle rencontre féminine. Tu aurais aussi bien pu être réincarné en l’un de ces jouets stupides qui répète à chaque secousse le même son. Tu frappes pour oublier la vie dérisoire et éphémère qui semble avoir fané en une nuit de sommeil. Le peu de présence à tes côtés ne te gêne pas, au contraire. Pourtant ton rythme ralentit, l’enthousiasme de détruire le monde de stupidité qui t’entoure s’essouffle. Ton estomac gronde de plus en plus fort et tu n’es pas encore assez sourd pour pouvoir faire l’impasse sur ce besoin. Les pieds trainant, tu quittes la salle en espérant néanmoins qu’il ne soit pas trop tard. Le blanc des pièces t’exaspère et si ce n’est pas pour manger au moins le repas t’offre une petite touche orangé, peu importe le plat présenté. Ils n’ont sans doute pas trouvé mieux pour que les gens restent sains d’esprit dans cet enfer.

Ton pas s’accélère, l’instinct te dit que tu vas assez énerver tes parents robotique pour qu’ils ne te gardent pas d’assiette.  Tu as l’impression d’être un assisté qui ne peut utiliser ses deux bras sans un peu de technologie défaillante. Le souffle court, tu appuies désespérément sur le bouton avec l’espoir de recevoir ton bien. Il arrive sans se faire prier, l’heure ne sera atteinte que dans 20 minutes. De quoi pouvoir se délecter du civet de lapin aux carottes sans avoir à engloutir la moitié de l’assiette dans les cinq prochaines minutes si tu espères ne pas souffrir de famine durant la nuit. Il ne te reste plus qu’à manger debout pour ne pas perdre une seconde, l’idée te fait rire jaune. Tu trouves place à côté d’un schtroumpf, claquant par la même occasion ton plateau sur la table immobile. Aucune attention ne lui est prêté jusqu’au moment où tu remarques que son plateau est encore bien rempli et qu’on te nourrit bien peu ici. Le sourire bien veillant, tu te risques à l’aborder.

« Alors 125, tu te plais ici ? » Tu as bien le droit de lui donner le numéro aléatoire que tu veux, elle ne doit pas être plus chanceuse que ça. « T’as pas peur d’apporter trop de couleurs ? Entre ton bleu et l’orange de ces fantastiques carottes, je banderais presque de plaisir. » Tu ne l’agresses pas le ton reste bien veillant, même si ton langage est aussi fleurie qu’un début de printemps. Et puis ce n’est pas parce que tu parles que ton assiette ne se vide pas à la vitesse de ton rapprochement avec la gamine.

« Dis moi, la schtroumpf, tu dois aimer les animaux toi non ? C’est lequel ton petit préféré ? » Sourire carnassier en coin, le couteau de plastique est placé de son côté  à elle comme une menace silencieuse de ne pas trop s’approcher. Tu planifies ton sale coup en l’espérant assez naïve pour y tomber la tête la première.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité



MessageSujet: Re: Quand le loup entre dans la bergerie [F04-707]   Sam 22 Avr - 5:46

L’enfant-oiseau a un peu de mal à trouver sa place. L’enfant-oiseau ne sait pas trop où trouver sa place, elle ne sait pas trop comment se faire des amis, elle ne sait pas trop comment se tenir. Elle cherche quelqu’un qui l’aide, un petit guide. Un petit lapin magique qui lui montre la voie. Sauf qu’elle n’est pas blonde. Et sa couleur lui a valu qu’on la regarde quand elle passe dans les couloirs. Mais personne pour s’arrêter. La nuit lui a valu quelques pleurs, dans le silence de l’endroit. Elle n’aime pas le silence, elle n’aime pas tellement ne rien entendre. C’est effrayant, de se dire qu’on peut nous entendre parce qu’il n’y pas de bruit. Mais l’enfant-oiseau n’a personne pour rompre le silence, l’enfant-oiseau a besoin d’une présence rassurante dans son lit, quelqu’un qui lui fredonne des airs calmes, apaisants. Quelqu’un qui lui dit que tout va bien. Une maman-moitié ou même quelqu’un d’autre. Elle n’a pas trouvé encore sa maman, elle n’a pas encore trouvé comment combler l’impression de vide. L’enfant-oiseau a toujours l’impression d’être incomplet, peut-être est-ce un enfant-moitié plus qu’un oisillon sorti du nid trop tôt. Elle quitte doucement l’espace vert où elle a fini par trouver refuge. La couleur des fleurs la rassure, elle pourrait les regarder pendant des heures. L’enfant-moitié aime les couleurs, en voir sur les fleurs la rassure, parmi tout ce blanc. Sept-cent-sept pourrait y rester le reste de sa vie mais un petit bruit, une sensation étrange dans l’estomac la titille. Elle a faim. Même si elle n’est pas fan du menu. Elle se lève et tel un félin, s’étire tout en souplesse. Elle suit le chemin pour aller nourrir son ventre d’oiseau. Elle prend le plateau puis trouve une place tranquille. Où il n’y a personne pour l’ennuyer. Elle se perd dans ses pensées. Elle repense à son arrivée et à tout ce qui a pu se passer par la suite. L’enfant-moitié ne prête pas plus attention à l’homme à ses côtés. Jusqu’à ce que celui-ci trouve l’intérêt de lui parler. Elle se retourne. Ce n’est pas cent vingt-cinq son numéro.

« Je pense que vous vous trompez. Moi, c’est Sept-cent-sept. Pas cent vingt-cinq. » Elle lui fait un léger sourire, avant de tomber dans la contemplation de son assiette. Mais contemplation toute aussi vite interrompue par l’homme à ses côtés, les joues légèrement rosées de gênes. « Je ne pense pas que ça change quelque chose. »  Son regard reste sur l’homme à ses côtés. Il semble vouloir lui parler. Il lui prête un peu d’attention, elle ne veut pas le faire fuir. «J’aime bien tous les animaux. Même si j’aimerai avoir un chat ou un lapin. Ce serait chouette d’en avoir un ici. » Elle lui offre un sourire enfantin, un peu comme le ton de sa voix d’ailleurs. Il n’a pas l’air bien méchant. Puis, ce serait fort de café qu’on puisse y laisser passer des personnes mauvaises. Elle se laisse à lui laisser un peu de confiance. Après tout, la première personne qui lui parle vraiment.
Revenir en haut Aller en bas
 
Quand le loup entre dans la bergerie [F04-707]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quand le loup entre dans la bergerie [F04-707]
» [RESOLU] "Symbiose" entre SoftwareZator et site web....
» Comment ouvrir mon disque dur externe quand il apparait uniquement dans 'Appareils et Imprimante'
» Avec le PEUGEOT eF01, la mobilité urbaine entre dans un nouveau cycle
» Synthèse du dossier de presse - Nouvelle PEUGEOT 5008 - Le SUV entre dans une nouvelle dimension

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: HORS JEU :: Archives :: Rp-
Sauter vers: