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 "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112

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Leonardo Medicis
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MessageSujet: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyLun 24 Avr - 7:48

Lundi, des patates. Mardi, des patates... #H03-112 & H03-909Il y avait une terrible injustice ici, ça avait fini par me frapper. Certes j’avais transgressé une règle de la Ruche, mais merde, c’était juste une fraise. Et une carotte. Six jours enfermé pour ça… Et puis, fallait bien manger cinq fruits et légumes par jour comme on pouvait étant donné qu’on nous filait tout juste un plat à bouffer ici. Tu parles d’un équilibre alimentaire… M’enfin, peut-être que la sanction avait été moins sévère que pour ceux qui bafouent une règle plus sévère ? Dans tous les cas, j’étais assez remonté depuis presque une semaine, depuis que j’étais sorti, je ne parlais à personne, je ne faisais qu’aller dans l’espace vert à la recherche de couleur, dans la cafétéria à l’heure des repas et dans ma chambre. L’endroit où je passais le moins de temps en réalité, toujours pour échapper au maximum au blanc omniprésent. J’étais encore trop rongé par l’injustice pour faire quelque chose de sociale ou un truc du genre. Je savais que si je croisais quelqu’un, je risquais probablement de m’énerver, alors que cette personne n’y serait pour rien. Bref, j’étais devenu un zombie, un peu à l’image de mes premiers jours ici, les crises d’angoisses en moins. Il fallait pourtant bien que je me sorte de cette léthargie, que je me réveille. Peut-être qu’aller dans la salle de sport me ferait du bien ? Ce matin là donc, en ouvrant les yeux sur ce plafond blanc de ma chambre blanche, je me fixais un objectif. Faire du sport pour évacuer toute cette colère, quitte à y rester toute la journée, mais il me fallait bouger. Lentement, je m’étais levé, j’avais fais ma toilette et j’étais allé en direction de la cafétéria, l’estomac grondant.

Depuis un mois que j’étais là, j’avais fini par me résoudre à l’évidence qu’avant de me retrouver à la Ruche, mon estomac était habitué à manger un peu plus que ce qu’on nous donnait, puisqu’à chaque fin de repas, j’avais encore faim. Ceci dit, j’étais aussi capable de ne pas manger pendant une journée sans trop me rendre compte de ma faim, peut-être que je faisais des jeûnes ou des trucs comme ça. Ceci dit, les menus me faisaient me poser des questions. Quand je repensais aux repas de la veille et en voyant ce qu’il y avait sur le plateau qu’on venait de me passer, je tiquais. Un cake salé à la pomme de terre. Alors bon, je n’avais rien contre le salé le matin, mais la pomme de terre quoi. Quatre repas, quatre fois des patates. Je n’allais cela dit pas faire le difficile et j’allais prendre une place, là où je pouvais en trouver. N’étant pas forcément quelqu’un du matin, j’arrivais toujours au moment des affluences, du moins, quand il y avait le plus d’abeilles. Fallait vraiment que j’arrête de nous appeler tous comme ça, j’étais en train de devenir… comme on voulait nous transformé, à penser avec les bons termes appropriés.

J’arrivais à trouver une place un peu à l’écart des autres, mais alors que j’allais m’asseoir, mon regard se posa sur un visage familier. Un visage envers lequel j’avais une légère rancœur. @H03-112. Alors certes, on avait été embarqué tous les deux, mais c’était de sa faute si je m’étais retrouvé en prison. Bon, okay, je n’avais qu’à refuser la fraise qu’il m’avait proposé, mais disons que cette règle m’était très légèrement sortie de la tête à ce moment là. Et puis, quand on nous propose quelque chose, un coin dans ma tête me disait que ce n’était pas correct de refuser. Bon, bon, okay, c’était tout autant ma faute. Et puis, il avait été emmené aussi, signe qu’il avait oublié cette règle aussi. N’empêche que. La colère que je voulais à tout prix faire sortir avait enfin quelqu’un sur qui se jeter, alors que jusqu’à présent, je n’y avais pas repensé. Peut-être que je cherchais à tout prix un coupable alors que c’était juste une injustice monumentale, tout comme ce qui se passait ici et la raison même de pourquoi est-ce qu’on se trouvait dans cet endroit. Toujours est-il que je quittais la place que j’avais trouvé pour venir en face de 112, par chance il était tout seul lui aussi, posant mon plateau sans vraiment de douceur, faisant déborder un peu mon café au passage. J’avais une furieuse envie de le frapper, juste pour évacuer, juste pour le remercier de la fraise, mais encore une fois, je me rappelais que lui aussi c’était trouvé enfermé, que lui aussi avait probablement connu la même horreur que moi, même si je doutais qu’il angoisse autant que moi avec le blanc, mais bref. Je restais donc là, devant lui, sans trop savoir si je voulais être sympa ou non avec lui. Sauf que les autres autour de nous avaient vaguement tourné la tête face au bruit que j’avais fait en posant mon plateau, ils s’attendaient probablement à ce que je dise ou face quelque chose. Tout comme 112. Ce qui en soit été logique. Ignorant donc ces regards, je m’asseyais le plus naturellement possible, et le plus dignement aussi, fixant mon regard sur lui.

« Salut. »

Oui, bon, c’était un peu minable comme entrée en matière, mais j’étais toujours en plein dilemme et j’avais cette petite voix dans ma tête qui me disait que je n’avais pas le droit de me défouler sur lui, on était dans le même bateau tous les deux. Sans compter qu’il avait seulement voulu sympathiser avec moi, me « réconforter » après mon fiasco avec l’arrosage avec une pauvre petite fraise que j’avais adoré d’ailleurs. J’eu vaguement l’image d’une femme et d’un serpent avec une pomme sans trop savoir ce que c’était, et je la chassais d’ailleurs au loin. Il fallait peut-être juste qu’on discute de tout ça pour que j’arrête de l’accuser à tort de cette injustice.

« On n’a pas pu se reparler depuis la dernière fois. »
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyMer 26 Avr - 14:14

Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?
H03-112 & H03-909
Sérieusement. Sérieusement putain. Il avait passé trois putain de jour dans une prison à se déshydraté lentement et à attendre de mourir, tout ça à cause de quoi ? D’une putain de fraise. Ouais, le châtain avait un peu la haine de s’être fait choppé pour ça, ce n’était pas comme ci il le méritait, il était quelqu’un d’extrêmement sage ici. Il avait dérapé une fois et avait cogné le mur mais il n’avait pas été en prison pour ça parce que le mur n’avait rien mais là, juste une minuscule fraise ingurgité et c’était la fin du monde. Il ne comprenait pas et finalement il s’en fichait de comprendre, mais il ne mangerait juste plus de putain de fruit de la serre par la suite, la prison, une fois mais pas deux. Finalement il était ressortit au bout de trois jours et trois jours, enfermé seul avec aucune eau pour vous déshydraté peut même affecter le plus fort des hommes et il n’y avait pas passé. Il était assit sur le sol, à fixer le mur alors qu’il faisait le vide dans sa tête. Il avait prit conscience de qui il était, du minable qu’il était devenu dans cet endroit. Oh, il ne se souvenait pas de qui il était avant d’être enfermé ici mais c’était comme des impressions, des voix soufflés dans le creux de son oreille qui lui disait qu’il s’était relâché, qu’il n’était plus qu’un enfant pleurnicheur. Alors il avait en quelques sortes prit des résolutions. Il ne pouvait pas rester ainsi et se laisser marcher sur les pieds, il n’avait pas non plus besoin d‘être un monstre qui griffe et qui mord à la moindre attaque mais si quelqu’un le faisait chier, il ne prendrait tout simplement plus sur lui et il se défendrait comme il le devait. Rien que de penser à cette fois où il s’était mit à pleurer à cause de l’autre abruti de basané, il serrait les dents à cette idée, il ne pleurerait plus, putain il n’était pas un gamin fragile. Il avait peut-être un semblant de sentiment pour lui mais si il lui disait encore de tel horreur, il lui ferait bouffer sa langue à ce connard. Il s’était à son goût bien trop relâcher depuis qu’il était arrivé, ses réflexes de protection était partie bien trop vite, il allait remédié à ça.

Il s’était donc réveillé d’assez bonne humeur aussi, depuis qu’il avait accepté qu’il était censé être, il se sentait plus ... normal. Il n’avait plus ce sentiment de peur, ce sentiment paranoïaque lorsqu’il regardait les autres. Peut-être qu’ils travaillaient tous pour l’IA, en réalité il s’en branlait maintenant, il voulait juste qu’on le laisse tranquille pour qu’il puisse gérer tous seul le peu de souvenir qui acceptait de revenir dans son esprit. La douche avait eu un effet relaxant sur lui et ce n’était clairement pas pour lui déplaire, son hygiène personnel lui avait assez manquer lorsqu’il était là bas et il n’allait pas se laver dans l’eau des chiottes, certainement pas. D’ailleurs oui, il aurait pu boire l’eau des chiottes et au bout d’un moment elle lui avait donné envie mais il ne s’y était pas résous, c’était trop dégueulasse pour qu’il le fasse. Désormais habillé de son habituel accoutrement blanc, il se dirigea vers la cafétéria, il mourrait de faim étant donné qu’il s’était endormis le ventre vide le soir d’avant, il avait beaucoup trop besoin de dormir après la prison, depuis qu’il était sortit il faisait principalement des passages à la cafétéria avant d’aller se coucher, il ne voulait pas s’attarder ailleurs surtout pour croiser l’autre idiot. Bordel il ne voulait tellement pas le croisé, il n’était plus gêné parce qu’il s’était passé, il était plus en colère de son comportement de .. connard, il s’était sentit tellement user finalement, comme un jouet qu’on jette une fois qu’on à finit, ça l’avait mit en rage. Mais ce n’était clairement pas le moment d’y penser, aujourd’hui il se sentait reposer et détendu, il prit un plateau à la cafétéria et prit le repas en grimaçant, encore de pomme de terre, putain c’était lassant. Il partit s’asseoir à une table seul, ne voulant pas de compagnie et ce n’est qu’une fois qu’il commença à manger qu’il vu un plateau être presque lâcher devant lui. Tiens donc. Il leva le regard avant de tomber sur le regard du tatoué, le mec tatoué de la dernière fois, le mec qu’il avait finalement embarqué en prison avec lui et il semblait passablement en colère. Est-ce qu’il voulait lui régler son compte ? Parce qu’il n’était certainement pas coupable de ça, il ne savait même pas que c’était contre le règlement sinon il ne lui en aurait pas proposé et il n’en aurait pas manger non plus ! Sauf que plutôt que de le frapper, il s’assit en face de lui assez dignement, comme ci il essayait de réprimer sa colère, c’était une bonne chose, il ne voulait pas se battre pour ça.

« Hey. »

Il hésita d’ailleurs sur ce qu’il devait dire, il voulait probablement qu’ils discutent ensembles pour qu’ils mettent à plat l’incident de la dernière fois et il pouvait parfaitement le comprendre. Tout ça, ça restait de sa faute même si il ne le savait pas au moment précis et à sa place il aurait probablement déjà péter un plomb avant de lui encastrer la tête dans la table juste en face d’eux. Mais 909 ne l’avait pas fait et il restait relativement calme, il ne pouvait que le féliciter et le remercier pour ça, au moins il n’aurait pas le pif péter aujourd’hui mais il lui devait quand même des excuses.

« En effet. Désolé pour l’autre jour. J’avais totalement oublié que c’était interdit de le faire et .. désolé quoi. C’était pas trop horrible pour toi ? »
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Leonardo Medicis
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyMer 26 Avr - 18:55

Lundi, des patates. Mardi, des patates... #H03-112 & H03-909La prison. Je n’avais pas le droit d’en parler aux autres. Je n’avais pas le droit de raconter comment c’était, je n’avais pas le droit de les avertir de ce qu’ils risquaient s’ils venaient à enfreindre les règles. En même temps, je n’étais même pas sûr que ce soit les mêmes peines pour tout le monde et pour les mêmes raisons. Mais est-ce que j’avais le droit de dire à 112 que lorsque lui-même était parti, on m’avait fait changer d’endroit ? Sans doute non. Ceci dit, même si c’était moitié moins que moi, il avait connu la même souffrance, la même torture. Pour rien. Pour une fraise. On pouvait au moins en parler ensemble, mais sans doute pas ici alors qu’on pouvait nous entendre. Peut-être que je faisais dans la paranoïa, mais en même temps, je n’avais pas envie de retourner là-bas, je n’avais pas envie de me faire priver du peu de liberté que j’avais ici. Pas question que ça recommence. Alors à sa question, je me retrouvais assez con, ne sachant pas vraiment comment il fallait que je réponde. Mais au moins, il s’excusait, et ça, c’était plus que ce à quoi je m’attendais. Comme quoi, c’était bel et bien un gars sympa comme je le pensais au départ, pas un emmerdeur. Du moins, jusque là. Mais si s’en était, il m’aurait sans doute déjà envoyé balader. Ramenant mon plateau vers moi, je pris ma tasse de café dans la timbale en plastique et bu une gorgée, le trouvant toujours aussi infâme, j’en avais goûté des meilleurs (mais où, bonne question), lâchant même une grimace. Pourquoi je m’entêtais à boire la même chose le matin, c’était une autre bonne question, peut-être une habitude. Cela étant, je reposais mon attention sur 112 en croisant les bras sur la table, un peu plus détendu que quand j’étais arrivé, disons que l’envie de lui refaire le portrait n’était pas restée longtemps.

« Je peux pas t’en vouloir, moi aussi j’avais oublié, sinon j’aurais refusé, et j’aurais probablement été choqué que tu manges des fraises devant moi. Enfin, pour être honnête, si je t’en veux, mais je sais que ce n’est pas de ta faute. C’est cet endroit qui est… mauvais. »

J’avais besoin de le dire. Il n’était pas rare que je croise dans la Ruche des gens souriants, ce que je pouvais comprendre, mais j’en venais à me demander si c’était moi qui étais plus parano que je ne le pensais à voir ce lieu comme malveillant. Nous étions allés en prison tous les deux pour une raison absurde, il ne pouvait pas ne pas se dire que c’était juste. Lui-même avait trouvé ça affreux. Plantant ma fourchette en plastique dans le cake salé aux pommes de terre, je soupirais en repensant à ce séjour horrible dans lequel mes tatouages m’avaient littéralement sauvé la vie et m’empêcher de basculer dans la folie, sentant un long frisson d’effroi me parcourir la colonne.

« Horrible n’est pas le bon mot. Infernal, je dirais plutôt. Je ne sais pas comment j’ai fais pour survivre à ça… Mais en même temps, je n’ai jamais été aussi content de retrouver ma chambre et tout le reste en revenant. »

C’était une sacré ironie quand même, être heureux de quitter une prison pour en retrouver une autre. Qui sait, peut-être qu’un jour nous arriverions à quitter cet endroit aussi ? En attendant, il ne fallait pas perdre espoir, continuer de vivre et s’aider, s’allier, ne pas se monter les uns contre les autres. Ouais, lui jeter la pierre ne servait à rien. C’était ces règles qui étaient absurdes, nos comportements étaient humains. Si nous étions fait pour ne manger qu’à l’heure des repas, si on nous donner des repas corrects, il n’y aurait pas cette règle. Et on nous obligeait à les suivre avec un bâton plus que dure, sans nous donner la moindre carotte. Si on se tapait dessus en plus, la vie serait encore plus insupportable ici.

« Toi aussi maintenant tu sèches plus aucun repas et tu fais gaffe à ne pas faire un pas de travers depuis que tu es sorti ? »

Pour une fois, j’étais étrangement bavard, mais en même temps, je n’avais pas vu grand monde depuis, et j’avais vraiment besoin de me rassurer. Peut-être que 112 allait me trouver bizarre ou chiant, voire les deux, mais on n’avait pas vraiment eu le temps de trop parler la dernière fois, tout juste de se présenter. Si ça se trouve, j’étais bel et bien quelqu’un d’étrange, mais je ne le savais pas moi-même, pas encore. J’avais un peu honte d’ailleurs, je n’avais pas vraiment conscience que mon comportement pouvait être étrange, ou du moins si, mais à retardement, pas quand je parlais directement. Aussi, alors que j’essayais de couper ce cake avec le couteau en plastique sans trop forcer pour ne pas le casser en deux, je soupirais légèrement en gardant les yeux posés sur ce que je faisais.

« Excuse-moi si je parle trop… J’ai pas vu grand monde ces derniers jours et parler à des murs en ayant que le silence pour réponse, ça m’a un peu… perturbé. Hésite pas à me dire de la boucler si je t’emmerde. »

Là encore, j’avais cette étrange sensation que ce n’était pas quelque chose d’inconnu qu’on m’envoie bouler, violemment ou non. C’était comme si on l’avait gravé dans mon cerveau, et que j’étais presque… robotisé là-dessus. Que c’était quasiment normal qu’on ne m’écoute pas, mais que de temps en temps, les mots sortaient sans que je puisse les contrôler et qu’il fallait qu’on m’arrête. Après tout, j’aimais écouter, je semblais plutôt doué pour ça, mais m’exprimer, me sentir légitime de m’exprimer, c’était tout autre chose. Tout comme couper ce foutu cake. Comme attendu, le couteau se brisa en deux, et deux dents de la fourchette, si bien que je jurais et lâchais les couverts sur le plateau pour croquer dans le truc en le tenant avec les doigts. Tant pis, hein. Ce n’est pas comme si ça allait offusquer quelqu’un, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyVen 28 Avr - 15:05

Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?
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Comment pouvait-il le contredire sur ça. Cet endroit était horriblement malsain et plus il y restait et plus il s’en rendait compte. Au début, alors qu’il était encore naïf, il avait d’abord eut cette passe paranoïaque qu’il lui avait fait avoir des terreurs nocturnes, personne ne pouvait le toucher ou l’approcher sans qu’il ne soit sur ses gardes et puis finalement ça s’était dissipé, il avait finalement commencer à regarder les gens, à les observer pour les comprendre. C’était surtout à cause de l’autre abruti qu’il avait finit par se relâcher pour devenir un chaton facile à rendre docile. Mais il avait comprit. Il lui avait fallut presque deux mois pour comprendre la réel vérité. Les gens ici cachaient presque tous des choses horrible sous un masque, lui le premier. Il ne le savait pas qu’il cachait des choses, il était juste rabaissé à longueur de temps, lui disant qu’il était mauvais, qu’il était un monstre et avoir passé trois jours dans la prison lui avait presque fait croire ça. Il n’était peut-être pas aussi bon qu’il le croyait mais en même temps il ne se voyait pas comme un monstre. Il n’avait fait de mal à personne jusqu’ici, il y avait juste ce moment avec ce gars .. Neuf. Il avait réellement cru qu’il allait le tué, il n’avait rien fait, ce mec l’avait juste regardé, lui avait parlé et même pas méchamment mais un instinct dont il n’avait pas connaissance avait prit le dessus sur lui et si il était resté plus longtemps il lui aurait sûrement sauter dessus pour l’étouffer jusqu’à ce qu’il en meurt finalement. Mais il ne l’avait pas fait, donc il n’était pas un monstre.

« Toi aussi tu t’en rends compte. Cet endroit est horriblement malsain. Tous le monde agit comme si tout allait bien alors que nous sommes tous piégés dans des murs blanc. Comment les choses pourraient aller bien. On est tous en enfer. »

Dit-il en serrant la mâchoire alors qu’il regardait son plateau d’un air un peu désintéresser maintenant. Il n’avait même plus faim, dès qu’il commençait à penser à la Ruche d’une façon différente, il se sentait oppresser, observer même. Et il avait l’impression que les gens ici avait réussit à s’accommoder à cette vie, comme si il abandonnait celle qu’ils avaient avant de venir ici. C’était plutôt l’inverse de son côté, plus il restait ici et plus il se disait que sa vie d’avant lui manquer. Peut-être que les choses étaient plus compliqué là bas, peut-être qu’il avait vécu mille souffrance comme le témoigner son dos strié de cicatrice, peut-être même qu’il passait son temps à se faire larguer mais putain c’était sa vie. C’était celui qu’il était et il ne s’en souvenait pas, désormais il se sentait juste horriblement faible, comme un enfant prit au piège.

Mais oui, la prison avait eut du bon pour lui. Ou du mauvais, ça dépend la façon dont on voit les choses finalement. Il avait pu faire le point sur la situation et peut-être que la déshydratation avait empiré les choses mais il avait finit par comprendre certaine chose et à prendre certaine décision. Maintenant il savait comment il était censé se comporter par moment plutôt que de réagir comme un enfant perdu. Mais bon, ce n’était pas pour autant qu’en sortant il avait été forcément content de rejoindre sa chambre. Il avait surtout prit une douche avant d’aller à la cafétéria pour manger et boire. Et son lit aussi pour avoir une vrais nuit de sommeil mais il ne se considérait pas comme traumatisé par la prison, à part la déshydratation et le froid dans son corps, il n’avait pas trouver ça si horrible. Il ne comprenait pas vraiment que les gens soit si terrorisé à cette idée.

Il prit une gorgée d’eau, heureusement d’ailleurs qu’elle était à volonté dans la cantine parce qu’il n’aimait pas le café le matin. Il n’y avait de toute façon pas grand chose qui arrivait à passé dans son corps à cette heure ci, il n’était de toute façon pas un grand mangeur depuis qu’il s’était réveillé, il mangeait quelque fois et ce n’était jamais en énorme quantité. Le châtain leva le regard vers l’homme en face de lui avant d’haussait doucement les épaules. Il ne faisait pas plus attention qu’avant, à part que désormais il ne mangeait certainement pas en dehors des repas. En fait il n’allait tout simplement plus dans la serre, ça allait plus vite.

« Pas vraiment. Je fais juste attention à l’heure à laquelle je mange. Et je ne pose plus de pied dans la serre aussi. »

Ça ne déranger pas tant que ça le jeune homme que le tatoué lui parle, après tout il ne l’agressait pas et ça lui permettait de se changer les idées et de ne pas pensée encore et toujours à la même chose c’est à dire à la prison. Parce qu’elle passait quand même en boucle dans sa tête depuis qu’il en était sortit finalement, ne parlons pas non plus de son sommeil agiter généralement. A vrais dire, même si il ne se sentait pas vraiment atteint, il n’arrivait pas à pensé à autre chose quand même, ressassant les 72h qu’il avait passé là bas. Un léger sourire se glissa sur son visage la suite en l’entendant s’excuser, il aimait bien qu’il lui fasse la conversation, il semblait être assez gentil. En plus il n’avait même pas eut le temps de lui reparler de nouveau depuis la dernière fois, ils pouvaient toujours faire connaissance ensemble maintenant.

« Non t’inquiète pas Tu peux parler ça me dérange pas. »

Il était pratiquement sûr qu’en temps normal il était sacrément patient.
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Leonardo Medicis
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyLun 1 Mai - 19:22

Lundi, des patates. Mardi, des patates... #H03-112 & H03-909La bouche pleine, le cake dans les doigts, je levais les yeux vers 112 en haussant un sourcil, surpris d’apprendre qu’il préférait ne plus retourner dans la serre, et je supposais l’espace vert tout court depuis la prison, l’endroit le plus paisible et qui semblait le plus « normal » à mes yeux, mais aussi de comprendre qu’il voulait bien me laisser parler, que ça ne le gênait pas. Peut-être était-ce que je ne le connaissais pas encore, que ce n’était que la deuxième fois que je l’avais vu, mais je le trouvais différent. Bien sûr, après un séjour en prison, on n’est plus vraiment le même, mais… la première fois il m’avait semblé… plus joyeux. Là, je le sentais… comme absent. Bon, faut dire aussi que j’étais arrivé sans vraiment lui inspirer de la sympathie. Je reposais mon cake dans le plateau et attrapais la serviette pour m’essuyer les doigts, ainsi que la bouche avant de reprendre la parole après une gorgée de café dégueulasse.

« Merci. Excuse-moi d’être arrivé comme une furie, vraiment. Tu sais, tu as l’air d’être quelqu’un de sympa, j’ai pas envie que tu sois juste le gars avec qui je me suis fait embarqué. Et c’est pas comme si j’avais une tonne de super potes ici. »

Ça sonnait un peu désespéré sorti comme ça, mais il fallait reconnaître que je n’avais pas réellement de connaissance ici et on ne pouvait pas dire que je faisais tout pour me lier d’amitié avec les gens, j’étais plutôt du genre à me rendre dispensable pour les autres afin de mieux m’éclipser de leur vie. Mais d’un autre côté, j’avais besoin d’avoir quelques amis, quelques visages amicaux dans cet Enfer Blanc, pour m’empêcher de sombrer. Tout le monde en avait besoin, même lui, m’enfin, lui en avait peut-être déjà. Bref, je m’égarais là, ce n’était pas vraiment la question. Enfin si, un peu, mais pas totalement non plus. Prenant ma timbale de café dégueu dans une main, je regardais un peu autour de nous, non pas parce que 112 m’ennuyait, mais plutôt pour voir dans quel état général étaient les gens, savoir s’il était le seul dans cet état ou si c’était moi dans un état étrange que la colère, l’horreur qu’était la prison pour moi et la joie de voir un visage non-inconnu après avoir clarifié la situation. La seconde solution était d’ailleurs plus probable en y repensant, depuis ma sortie, même si j’avais une routine qui s’était installé, je n’étais pas stable mentalement pour autant. Si j’étais resté plus longtemps en cellule, les conséquences auraient été pire sans doute, et peut-être même que si je n’étais resté que trois jours comme 112, ça irait… Malheureusement, c’était trop tard. Si je parvenais à sortir d’ici, déjà c’était certain que je ne ressortirai pas comme j’étais arrivé, et aucun de nous d’ailleurs, mais j’aurais probablement des troubles psychologiques, si ce n’était pas déjà le cas. Soupirant, mes yeux se reposèrent sur mon cake salé à moitié croqué posé au milieu d’un plateau blanc en plastique, une pomme bien rouge dans un coin et un cercle marron où j’avais posé la timbale de café au départ. Quelle tristesse comme petit déjeuner. Mais petit à petit, ce ne fut plus ce menu peu ragoutant que je voyais, ni le plateau, et encore moins la cafétéria. C’était une grande table recouverte par une nappe et sous nappe de couleurs, de l’argenterie, des belles assiettes, il y avait beaucoup de couleur, des grands verts de jus de fruit, des odeurs mêlant le salé et le sucré, du croustillant et du beurre, des douceurs qui vous calait pour la matinée. Il y avait du monde autour de cette table, mais moi je me goinfrais dans mon coin. Et… un concours de moustache au chocolat ?

Fronçant les sourcils, la tête à moitié penchée, je sortais de mes pensées alors que devant mes yeux, le cake, le vide, la pomme et la trace de café étaient toujours là, toujours aussi tristes. Wow… qu’est-ce qui venait de se passer au juste ? Est-ce que… je venais réellement d’avoir un souvenir, ou est-ce que je venais tout simplement de fantasmer à quelque chose de plus appétissant ? Dans tous les cas c’était flippant. Je reposais la timbale sur mon plateau en me penchant un peu en arrière, les deux mains sur la table. Non, ça m’était familier tout ça, c’était donc bien… un souvenir ? Putain, putain ! Un fin sourire s’afficha sur mes lèvres alors que je relevais le nez vers 112 et qu’un rire nerveux m’échappa. Il devait sans doute me prendre pour un fou à avoir la langue pendue depuis que je m’étais assis et tout à coup faire la carpe et fixer mon plateau comme ça. En même temps, lui expliquer ce qui venait de se passer, c’était assez délicat. Je n’étais même pas sûr à 100% que c’était bien des souvenirs. M’enfin, un fantasme n’invente pas un truc de « concours de moustache au chocolat » quoi que soit ce concours. Passant une main sur mon visage pour essayer de reprendre mes esprits, je finis par rouvrir la bouche pour lui expliquer ce qui se passait.

« Je… je viens de me souvenir d’un truc. Je crois. Non, c’est sûr, c’était un souvenir. Enfin, c’est rien d’important, mais je viens de me souvenir. Des petits déjeuners super bons, copieux. Y avait des croissants, beaucoup de fruits, du pain, du jambon fumé, des œufs, et même des céréales. Des jus de fruits, des tartines. Sur une super grande table.

Mon sourire se fana un peu, ce souvenir n’allait pas m’aider beaucoup. Qu’est-ce qu’il me disait ? Que la bouffe d’ici était merdique, ça, je m’en doutais. Enfin, ça me semblait assez lointain, et j’étais enfant. C’était sûr, j’avais vaguement entendu et leurs conversations ne m’intéressaient pas. Et puis, y avait ce truc des moustaches là. Un truc de môme. Ça n’était pas un souvenir qui allait m’aider à comprendre qui j’étais et comment je vivais avant d’arriver ici. C’était toujours un souvenir au moins.
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptySam 6 Mai - 13:25

Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?
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Ouais, il pouvait le comprendre, après tout il n’était pas le genre de gars non plus à sociabiliser avec tout le monde, les seules avec qui il s’entendait réellement était Viper, Sam et un peu 909 désormais. Il n’arrivait pas à sociabiliser lorsqu’il rencontrait de nouvelle personne. Au début ce n’était pas difficile puisqu’il était perdu finalement, il s’était accroché comme une bouée de sauvetage à ceux qu’il avait rencontré mais c’était plus compliqué maintenant. Il passa une main dans ses cheveux, fronçant les sourcils à la vu de la nourriture. Il avait faim, mais ça le dégoûté.

« Je ne peux qu’approuver, je peux compter mes amis ici sur les doigts d’une main, même après deux mois ici. »

Pour certaine personne c’était beaucoup mais lorsqu’on passe tous son temps à traîner ici, au bout d’un moment on sent que le temps est vraiment long. En plus ce n’était même pas comme ci ces amis l’étaient réellement en plus dans le fond. Sam, il ne l’avait pas vu énormément dans le fond, à part prendre une cuite ensemble et parler de leurs malheurs commun, ils n’avaient pas réellement sympathiser. Oh, il était sûr que si il venait le voir pour discuter ou quelque chose du genre, il n’allait certainement pas le repousser mais c’était pourtant par véritablement un ami de son point de vu et puis Viper .. Bon sang ce mec il pourrait en parler des heures, il était en train de tomber dans un fossé et le pire dans l’histoire c’est qu’il avait sauté la tête la première dedans. Il n’était pas vraiment fier d’avouer qu’il était en train de tomber amoureux d’un crétin sans coeur. Ce serait douloureux et ça l’était déjà donc finalement, il n’était même pas véritablement un ami, il était sûr qu’il pouvait le trahir à la moindre occasion. Il ne confierait sa vie à personne ici présent, il n’avait confiance en personne. Sa mâchoire se serra à cette constatation, deux mois et il n’était pas foutu de rencontrer quelqu’un de confiance. Il était destiné à souffrir pour toujours tant qu’il serait dans cette merde de Ruche.

Son regard se fixa finalement sur l’homme tatouer avant qu’il ne fronce les sourcils en le voyant buger alors qu’il fixait son repas. Quoi ? Il était en train de se dire que ce qu’ils mangeaient été de la merde ? Parce que ça faisait un moment qu’il l’avait remarqué de son côté. Il secoua la tête en roulant des yeux avant de le voir reprendre ses esprits, quelque chose avait dû le frapper pour qu’il réagisse ainsi et comme il s’en doutait, un sourire étira son visage. Il venait d’avoir un souvenir, un souvenir concret et réel. Même lui n’en avait pas encore eu en réalité. Il avait bien quelques impressions, quelques sentiments, émotions qui faisaient vibrer son corps, qui lui couper le souffle ou lui donner la chair de poule mais rien n’était concret dans son esprit. A part ses terreurs nocturnes, pas celle ou sa tête se retrouver de nouveau vide mais plutôt lorsqu’il voyait ce monstre s’approcher de lui avec un couteau. C’était toujours la même rengaine, son corps s’affoler et il était au bord de la crise de panique lorsque ça arrivait. Heureusement pour lui, il n’en avait pas eut depuis au moins trois semaines. Ses nuits étaient bien plus calme et plus reposante qu’avant. Mais nan, mise à part ça, son esprit restait horriblement vide. Cela dit ce n’était pas parce que c’était son cas que c’était celui de 909 et dans le fond il était content pour lui, un petit peu. Un petit sourire amusé s’afficha sur son visage alors qu’il faisait bouger sa fourchette sur la galette de pomme de terre.

« C’est génial ça, ton petit déjeuner semblait être le genre à te donner l’eau à la bouche. C’est sûr que par rapport à la d’aube qu’on nous sort, y a un sacré décalage. »

Dit-il en secouant la tête, assez amusé de ce constat. Il était sûrement le genre de gars à avoir une grande famille et à faire des petits déjeuner ensemble le dimanche matin. Le genre qui vous réchauffe le coeur et qui reste extrêmement précieux par la suite. Est-ce qu’il avait ça de son côté ? Il n’était pas vraiment sûr d’être proche de sa famille, il ressentait du froid lorsqu’il cherchait un quelconque membre de sa famille dans son esprit. C’était vide et froid. Peut-être que ça ne voulait rien dire dans le fond ou peut-être qu’à l’inverse c’était la simple réalité, il n’en savait rien. Mais bon, il finirait bien par s’en souvenir un jour, certaines personnes étaient ici depuis près de cinq mois et n’avait rien, d’autre était ici depuis une quinzaine de jour et se souvenait déjà, ce n’était qu’une question de temps et plus il passait, plus il se rendait compte qu’il était en fait assez patient comme garçon.

« Peut-être que t’étais riche avant d’arriver ici. »

Comme moi, voulu t-il rajouter mais se retenu, parce qu’encore, ce n’était qu’une impression de son côté, il n’était même pas sûr de réellement l’être.
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyLun 8 Mai - 21:51

Lundi, des patates. Mardi, des patates... #H03-112 & H03-909C’était une chose curieuse que les souvenirs. J’avais passé ma première semaine ici à prier pour des souvenirs, à parvenir à me rappeler de quelque chose, de chose même insignifiante, mais me souvenir, comme sans doute nous tous, nous étions tous passé par là j’imagine, à vouloir nous raccrocher à quelque chose dans ce vide blanc sidéral, et puis, avec les heures, les jours, on fini par s’habituer, par arrêter de se torturer l’esprit et juste accepter que nous n’avions plus rien. L’espoir n’est jamais réellement perdu, les choses reviennent, beaucoup en était la preuve puisqu’ils ont réussi à se souvenir de leurs noms, de leurs prénoms, des deux. Il n’y avait pas que ça, beaucoup aussi avaient quelques extraits courts de leurs vies, de ce qui été avant. Les souvenirs revenaient. Et quelque part je me disais que si on avait voulu complètement effacer nos souvenirs, vu tout ce qui se passait ici et tout ce qu’on nous avait fait, ce serait déjà fait. A moins que l’esprit humain soit plus fort et doté de capacités plus impressionnantes que ce qu’on pense. Toujours est-il que  de mon côté, j’avais laissé cet espoir de côté, ne voulant plus me torturer l’esprit plus que nécessaire, je laissais le temps au temps, tout simplement. Aussi, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’une telle chose m’arrive et surtout que ce soit pour une chose aussi… futile. J’avais été un peu déçu, l’espace de quelques secondes, mais maintenant, en y réfléchissant… Ça semblait futile, sauf que ça me réchauffait le cœur, c’était un souvenir d’enfance, quelque qui était commun, quotidien à l’époque et qui n’était plus si anodin. Mais même si ça me réchauffait le cœur, il y avait aussi une part de douleur. Comme visiblement toutes les choses qui m’apportaient un peu de joie visiblement, une douleur que je ne parvenais pas à identifier, qui n’avait rien à voir avec celle du manque, suffisamment forte cela dit pour me faire serré les dents.

112 semblait  plutôt content pour moi, alors qu’il aurait très bien pût ne rien en avoir à faire, mais non. Peut-être qu’il était lui aussi envieux de pouvoir avoir ce genre de petites choses, un souvenir qui réapparaît comme ça. Qui ne le serait pas ? Même si on ne l’exprimait pas à voix être, nous étions tous jaloux les uns des autres, ici c’était pour des souvenirs, des amis, une épaule rassurante, un logement à deux avec toute la place, l’amour de la bonne personne… Avant c’était dans la même idée, et ça pouvait aller très loin, tout comme ici, en compliquant nos existences, les choses pourraient être bien pire, la jalousie fait partie de nous, de notre humanité. Sans doute m’enviait-il, dans tous les cas, il ne changea pas de sujet, plaisanta même sur notre alimentation, ce qui fatalement me fit sourire, un petit rire sarcastique m’échappa même, belle ironie que c’était de se souvenir de petits déjeuners copieux quand on a des repas comme ça. C’était bien pire qu’un décalage, un fossé plutôt. En examinant de nouveau mon plateau, je réalisais bientôt que ce souvenir m’avait donné faim, mais absolument pas de ce qu’on nous donnait. De tout ce que j’avais vu dans mon souvenir, et non pas ce que j’avais sous les yeux. De dépit, je repoussais mon plateau à côté de moi, même le café n’allait plus m’apporter de réconfort pour croiser les bras sur la table et hausser un sourcil à la supposition de 112. Riche ? Je n’y avais pas pensé. C’était vrai que l’opulence du petit déjeuner, tout comme la vaisselle, laissait à penser ça, et de toute évidence, ce n’était pas arrivé juste une fois, c’était une scène du quotidien. Moi, riche… On ne pouvait pas vraiment dire que j’avais l’air d’être un gosse de riche avec mes tatouages et mes écarteurs pourtant. Enfin… c’était des souvenirs d’enfants, ça n’avait peut-être pas duré… Ou peut-être bien que si, mais ça devait être bien différent maintenant que j’étais adulte.

« Peut-être bien. Dans ce cas, cette bouffe n’est pas de mon rang. »

C’était une blague, bien évidemment. Mais j’eu une idée tout à coup. Et comme je ne voulais pas lui exploser ma petite joie d’avoir retrouvé un souvenir, je me disais que c’était le bon moment pour essayer de le faire sourire, pourquoi pas rire, et tout ça en faisant un jeu d’enfant. Et celui d’une œuvre de fiction dont je ne parvenais pas à me souvenir le nom. Est-ce que là aussi, avoir ce film en tête était considérer comme un souvenir ou c’était juste quelque chose ancré dans mon crâne comme une espèce de culture générale comme le fait de ne pas manger avec les doigts ou ne pas me balader nu devant mes colocataires ? Probablement. En tout cas, après lui avoir fait un clin d’œil, pour lui signifier que je n’étais pas fou et que tout allait bien dans ma tête, autant que possible ici, j’attrapais mon couteau en plastique et le plantais dans le vide, comme si je le plantais dans de la viande en fait, coupais un morceau et commencer à manger en levant les yeux vers lui, exagérant bien entendu mes gestes. Jouer à faire semblant. Ça ne calerait pas ma faim qui était bien réelle, mais ça l’amuserait, tout comme moi ça m’amusait de me dire que dans cette cafétéria, je ne mangeais pas comme tout le monde, je mangeais ce que je voulais et comme je le voulais, et personne ne pourrait rien dire contre ça.

Me prenant donc à mon jeu, je déposais la viande sur un coin de la table pour faire mine de remplir un bol de café et de boire un grand coup, pour ne pas dire le finir cul sec, lâchant un soupir de satisfaction même pas dissimulé et attrapais un grand croissant croustillant pour le tendre vers 112, espérant toujours qu’il me pensait assez sain d’esprit et qu’il n’allait pas partir en courant en hurlant.

« Tu veux un croissant ? Sinon, fais toi plaisir, y a des toasts, du gâteau au chocolat, plein de fruits, du pain. »
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptySam 13 Mai - 20:18

Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?
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Un léger rire sortit de ses lèvres en l’entendant. En effet, si le jeune homme était aussi riche que ses souvenirs semblaient le montrer, une telle nourriture n’était clairement pas le genre de chose qu’il devait manger en temps normal. Il devait sûrement avoir de grand buffet remplie de toute un tas de chose, allant du sucré au salé, par des produits cher comme banal. C’était ça, un véritable repas de riche. Sans avoir de souvenir concret de son côté, il savait qu’il adorait les fraises et ça faisait sûrement partit de son quotidien d’en manger, que ce soit au petit déjeuner ou même dans un dessert, une boisson. Peu importe, il était sûr de tous le temps en manger. Dans le fond, il se sentait tout aussi dépaysé que lui, être dans la ruche n’était pas réellement agréable dans le fond, ils mangeaient mal, dormait mal, pouvait terminer en prison pour des futilités, pouvait se faire tuer par n’importe qui sans qu’il n’y ait de conséquence. C’était étrange et fortement dérangeant dans le fond, il voulait retrouver une vie normal. Une vie où si il tuait quelqu’un, il risquait la prison.

Un désagréable sentiment se logea au creux de son coeur lorsqu’il eut cette pensée, comme ci elle n’était pas réelle, pas valable pour lui. Il savait qu’il faisait des choses mal. Il savait qu’il avait déjà tué. Rien que par la façon qu’il avait de voir le gars de la dernière fois, sa si puissante pulsion de meurtre envers lui, sa façon de serrer les mains et la mâchoire, il n’était pas idiot, les pièces du puzzle prenait lentement place. Il ne savait pas encore tout sur sa vie, tout ce dont il était sûr et certain c’est qu’il était riche avant d’être ici, qu’il était dangereux et probablement meurtrier. Ce sont les trois points dont il est réellement sûr, le reste n’est que superstition. Comme le fait qu’il connaisse Viper en dehors de la ruche, il n’en ait pas sûr mais c’est la possibilité la plus logique vu la façon que son coeur a de réagir au jeune homme.

Sa main se glisse dans ses cheveux, un peu distraitement alors que sa fourchette essaye de se planter dans son repas. Son ventre se serre douloureusement, il n’a pas faim, tout ce qu’il veut en vérité c’est de retourner dans sa chambre pour aller dormir, la prison l’a maintenu éveiller, à déclencher quelque chose de nouveau en lui, quelque chose d’endormis et de sceller au fond de son esprit et ça le fatigue mais manger est important sauf que ça ne passait pas. Et puis l’homme avec qui il avait mangé des fraises étaient là, l’homme qu’il avait envoyé en prison avec lui et il se sentait coupable de l’avoir fait mais une partie de lui se disait qu’il n’était pas fautif, il n’avait qu’à pas accepté les fraises de n’importe qui finalement. Sa main se glissa dans ses cheveux avant de finalement secouer la tête de gauche à droite.

« Probablement. De toute façon, même un clochard ne voudrait pas manger ça. »

Dit-il en sentant une nausée le prendre. Ce n’est pas possible, il ne peut plus se forcer, même si il sait que c’est important pour ne pas s’effondrer, il est incapable d’avaler une bouchée de plus. Donc il repousse doucement son plateau avant de prendre le verre d’eau qui l’accompagne, prenant une gorgée dessus avant de le reposer. C’est bien la seule chose qui peut passer dans son organisme à cette heure ci.

Le châtain hausse soudainement un sourcil lorsqu’il regarde le tatoué en face de lui, qu’est-ce qu’il est en train de faire au juste avec ses couverts imaginaire ? Est-ce qu’il est réellement en train de s’imaginer manger autre chose que l’immondice dans leur plateau ? Dans un sens, c’est assez amusé et il ne peut que l’envier de réussir à faire une telle chose mais son esprit est tellement sombre en ce moment qu’il est incapable d’imaginer une telle chose. Si déjà il arrive à retenir la nausée qui cherche à sortir de son estomac, il pourra se montrer heureux. Alors il sourit, doucement et secoue la tête de nouveau dans la négation.

« C’est gentil de ta part mais je me dois de refuser, j’ai un corps à entretenir. » Autant ne pas lui dire directement que c’était les enfants qui faisaient de telle chose, il risquerait de le vexer et de le casser dans son délire ce qui n’était clairement pas quelque chose qu’il désirait. Si ça lui faisait vraiment plaisir, autant le laisser faire finalement.
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyJeu 18 Mai - 9:57

Lundi, des patates. Mardi, des patates... #H03-112 & H03-909Je n’étais pas idiot, je voyais bien que 112 n’entrait pas dans mon délire, et malgré son refus aimable, et avec humour en plus. Je ne pouvais pas l’en blâmer, mais au moins, j’avais réussi à le faire sourire. Et quitte à passer pour un débile ou pour un fou, autant continuer sur ma lancée. Je retournais vaguement la tête vers mon plateau et le cake salé aux pommes de terre, pensant une fraction de seconde à le lancer comme ça, histoire de voir si quelque chose allait se passer, mais une crainte s’empara de moi aussitôt cette idée formulée dans mon esprit. Je risquais la prison en faisant cela, c’était une dégradation, non ? Dans le doute, je préférais ne pas tenter l’expérience. Ceci dit, je me levais tout à coup, toujours dans mon idée de faire sourire et rire mon camarade, et pourquoi pas les autres tout autour, leur donner un peu d’animation dans leurs vies, encore une fois, même si je devais me faire passer pour un fou. Tant pis. Gardant toujours ce « faire semblant », je posais un pied sur la table et regardais autour de moi en plaçant ma main à plat au-dessus de mes yeux, cherchant quelque chose dans toute la salle. Je cherchais effectivement quelque chose, mais disons que là, j’allais avoir besoin de beaucoup d’imagination.

« Trouvons quelque chose de mangeable dans le coin. Non, je refuse de croire que c’est une mission impossible, on peut y arriver ! »

Bon, à présent, j’étais certain qu’il n’allait absolument pas me suivre et que j’allais être le seul abruti à m’agiter dans tous les sens, mais tant pis. De toute façon, j’étais en train de m’amuser. C’était complètement puérile et enfantin, j’en avais parfaitement conscience. Sauf que ça faisait parti de moi, j’avais besoin de la laisser s’exprimer et de toute façon, voir un singe danser et faire des… singeries, ça amusait toujours la galerie, même si c’était la galerie d’ici, même si ce serait plus des moqueries qu’autre chose. Je me foutais de ce que les autres pouvaient dire de moi, si ma personnalité les gênait ou non. Je ne faisais de mal à personne, j’étais tout le contraire, j’essayais d’apporter le plus possible de joie chez chacun, j’étais toujours en train de venir en aide à ceux qui en ont besoin. Pourquoi me mépriserait-on, pour quelle véritable raison pourrait-on voir en moi le mauvais bougre alors qu’il y a forcément en ce lieu des personnes abjectes et méchantes ? Poursuivant donc mon jeu, je repérais donc une autre personne, une autre abeille qui n’avait pas touché à son cake salé, mais qui avait visiblement tenté de le manger, avant de se rendre compte de son goût ignoble. Montant donc sur la table complètement pour aller vers cette abeille, un numéro, un visage inconnu parmi tous les autres, sautant par terre pour rejoindre sa table et remonter dessus. Une fois le « trésor » trouvé je le tendis bien haut au-dessus de ma tête, mais ma quête n’était pas finie pour autant. Reposant le regard sur 112, je lui fis un grand sourire et reniflais la chose. Evidemment, je repoussais la chose de dégoût et la laissais retomber sur le plateau, descendant de la table en posant mes poings sur mes hanches. Je sentais que quelques regards étaient rivés sur moi, mais ce qui m’importait surtout c’était d’amuser mon camarade. Regardant théâtralement de gauche à droite, je fronçais les sourcils.

« Il n’y a donc rien sur cette fichue île blanche ? Quelque chose de juteux ? De coloré. Oh oui, je vois bien, un bon fruit rond et rouge qui brille dans la lumière… »

Secrètement, j’espérais réellement trouver un partenaire de jeu, que 112 me rejoigne, mais c’était égoïste et sans doute une ambition bien trop haute. Si je n’avais pas peur du ridicule, ce n’était pas le cas de tout le monde, et je n’avais pas le droit de forcer qui que ce soit à faire de même. Toujours dans cette position grossière et absurde, je repris ma recherche, faisant régulièrement des petites mimiques encore plus stupides les unes que les autres et enfin, je la vis. Une belle pomme. Quel idiot, j’aurais pût avoir une pomme dès le départ. Je m’élançais aussitôt comme si je faisais du ski en faisant bien couiner mes chaussures sur le sol jusqu’à cette autre abeille à qui je piquais le fruit du pêché originel et parti le plus vite possible, de la même façon avec laquelle j’étais arrivé, tenant la pomme comme une chose sacré devant moi. Mais dans ma folie, je trébuchais contre le pied d’une chaise et me ramasser par terre, sans vraiment me faire mal. J’en profitais cependant pour continuer mon jeu, prenant un malin plaisir à faire le mort, agonissant lentement. Sauf que tel l’oiseau de feu légendaire qui renaît de ses cendres, je me remis sur pied après avoir rampé pour rejoindre la pomme qui avait roulé sous une table.

« Les Dieux ont été cléments, grâce à eux je vais pouvoir rentrer chez moi l’estomac plein ! Tous mes enfants et petits enfants, ainsi que chaque habitants de mon village aura vent de cette île où tout est blanc ! »
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Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyMer 24 Mai - 19:40

Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?
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Le châtain allait repartir dans ses pensés lorsqu’il vu soudainement le jeune homme en face de lui se redresser, comme piquer par une abeille alors qu’il semblait chercher quelque chose du regard. Il haussa un sourcil en le voyant aussi impliqué dans son rôle alors qu’il se demandait sérieusement ce qu’il était censé faire actuellement. Sans aucun doute, il était en train de péter un boulon et de craquer totalement sauf que lui ce n’était pas du tout son délire et il n’avait pas envie de participer à ce qu’il faisait, si il pouvait juste s’enfoncer dans sa chaise et manger seul ça l’arrangerait. Maintenant qu’il était face à ça, il était pratiquement sûr de ne pas aimer le théâtre et les mises en scène, il se sentait mal à l’aise d’être face à lui alors qu’il semblait s’amuser dans ce qu’il disait. Probablement faisait-il tout ça dans le but de le faire rire et il ne voulait pas le vexer mais en réalité ça le mettait plus mal à l’aise qu’autre chose. Tous le monde le regardait, tous le monde les regardait et il voulait fuir, loin, il se sentait soudainement bien trop oppressé face à tant de regard mais à la place de ça il ne dit rien, essayant de supporter cette désagréable sensation qui lui gratter sous la peau et lui donnait envie de se terrer dans un trou de souris.

Une main dans ses cheveux, Cent-Douze repoussa son plateau repas de l’autre alors que son estomac était désormais douloureusement serrer. Il fut surpris de voir son camarade montait sur la table et voler le repas de quelqu’un, sans aucune gêne alors que le mec s’indignait de ce qu’il venait de faire. Et il semblait tout content le cas alors qu’il risquait de se prendre une droite d’une minute à l’autre et sérieusement, il n’avait pas la tête à se bagarrer actuellement, il n’aimait pas ce qui se passait, tout ça, c’était difficile à supporter. Trop de regard tourné vers lui, vers eux. Il serra le poing, oh, il n’allait pas le frappé pour se comporter ainsi mais il n’allait pour autant pas rester bien longtemps en sa présence, il se faisait toujours discret pour ne pas attirer le regard des gens, c’était dans sa nature et là, ce mec était clairement en train de lui foutre un néon sur le front pour qu’on le regarde.

Peut-être était-ce de la paranoïa d’ailleurs mais il commençait à trembler, à paniquer alors que le monde tanguait devant lui. Putain non. Il se cramponna à la table, le voyant vaguement se ramasser la figure sur le sol, juste en face d’eux alors qu’il entendait sa voix lointaine, dans un écho douloureux dans son cerveau. Il fallait qu’il sorte et qu’il respire, trop de gens, de regard, de voix en fond, trop de mouvement, de rire, de panique tout simplement alors il se leva brusquement en titubant légèrement alors qu’il haletait. Lui aussi devait passer pour un fou mais pas celui qui est drôle, celui qui est en train de perdre le contrôle et de se transformer en loque sans aucun contrôle sur lui même. Le jeune homme s’accrocha à la porte avant de se rapprocher de l’un des photos du coin, après la sortit de la porte et de s’affaler dessus lourdement alors qu’il s’y cramponnait en essayant de reprendre sa respiration, de se concentrer sur ses battements de coeur. Il avait l’impression d’être à deux doigts d’un arrêt cardiaque, sa tête bourdonner si fort et les jointures de ses doigts étaient blanc comme neige à force de serrer le siège de toute ses forces, il était comme le capitaine d’un bateau en train de couler, et il était incapable de faire quoi que ce soit pour calmer ce sentiment.
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyJeu 25 Mai - 21:34

Lundi, des patates. Mardi, des patates... #H03-112 & H03-909Je ne m’étais pas attendu à grand-chose en plongeant tête la première dans mon délire, si ce n’était essayer de faire rire, ou tout du moins sourire 112. Je m’attendais peut-être un peu à me faire huer ou à ce qu’on rit de moi, mais pas vraiment à ce qu’on soit amusé par ce que je venais de faire. Il y avait eu des rires, mais de ce que j’avais cru comprendre, c’était de mon jeu. Pas de lancés de bouffe dans la direction, pas de méchanceté. Tant mieux. Je me tournais en direction de la place que j’occupais avec mon camarade mais celui-ci n’était plus là. J’eus tout juste le temps de le voir sortir en courant de la cafétéria et puis plus rien. Merde. Est-ce que je lui avais foutu la honte ? C’était pas le but. Je me sentais vraiment con sur le moment, j’avais juste lamentablement échoué mon objectif principal. Mais je ne pouvais pas le laisser partir comme ça. Il fallait que je me rattrape. Rendant la pomme à l’abeille à qui je l’avais volé et laissant mon plateau sur la table, je me précipitais à la recherche du jeune homme, au risque qu’il ne veuille tout simplement plus me voir. S’il était parti en courant, c’était qu’il s’était sentit mal, s’il avait juste eut honte et qu’il avait voulu s’éloigner, il serait parti discrètement, non ? Tant pis, c’était le risque à courir, je n’avais pas du tout envie de le laisser comme ça. Il fallait au moins que je m’excuse, s’il ne voulait pas que je reste avec lui, je lui aurais au moins fait mes excuses, qu’il accepterait ou non, ce ne serait pas moi le plus blessé dans l’histoire. Quel idiot je faisais. Alors que je voulais justement me faire un ami, ou au moins un contact, avoir quelqu’un avec qui parlait, là, j’avais juste tout cassé.

Je n’eus cependant pas besoin d’aller très loin pour le retrouver. Il était affalé sur un fauteuil, visiblement en proie à une crise d’angoisse. M’arrêtant à une distance raisonnable de lui, je me sentis encore plus naze de l’avoir mis dans cet état. Enfin, je supposais que c’était moi, mais c’était ce qui semblait le plus logique. S’il y avait eu un autre élément qu’il l’avait fait faire une crise d’angoisse, ça se serait vu. A moins qu’il ait vu quelqu’un qui ait provoqué la crise ? Peut-être.

« Hé… 112 ? Est-ce que ça va ? Je… Je suis désolé. Je ne pensais pas que… »

Je ne sus comment finir ma phrase. Comment est-ce que j’aurais pût imaginer que faire l’idiot le mettrait dans un état pareil ? Moi qui pensais que les idioties avaient ce pouvoir magique de faire rire n’importe qui, je me rendais compte que j’avais tord. Timidement, je me rapprochais du jeune homme, restant quand même à distance au cas où il ne voudrait pas que je sois trop prêt et m’agenouillais comme pour être à sa hauteur.

« Je suis vraiment, vraiment désolé. Est-ce que… tu veux que je fasse quelque chose pour toi ? Je te promets que je ne ferais rien de bizarre, hein ! Je veux juste te venir en aide. »

N’empêche que tout ça me permettait de connaître un peu mieux mon camarade, je savais à présent ce que je ne devais surtout pas faire, quelque en soit la raison. Il y avait des gens comme ça. 112 faisait sans doute parti de ceux qu’on pouvait aider seulement en restant neutre, à l’écoute. Peut-être que les brins de folie n’était pas pour lui. Ce n’était pas une tare non plus. Je le regardais avec un faible sourire d’excuse. J’en avais sans doute fait un peu trop et je ferais mieux de m’en aller, le laisser tranquille. Ce que je ferais, s’il me le demandait. En fait, j’attendais surtout qu’il me parle, quoi qui sorte de sa bouche. Là je serais fixé et là je saurais si je devais prendre mes distances ou non.
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyMer 31 Mai - 18:42

Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?
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Le châtain faisait le maximum pour se calmer, réguler sa respiration, se concentrer sur ses battements de coeur afin qu’ils reprennent un rythme normal mais ce n’était pas facile. Depuis sont arrivé dans la ruche, c’était sa première crise de panique. Il avait eut des cauchemars, des terreurs nocturnes, il avait pleurait de rage, de tristesse, de colère, il avait esquivé les gens, fuit le monde présent mais jusqu’ici il avait réussit à ne pas faire de crise de panique mais là, il s’était sentit si acculé, comme ci tout le monde le regardait et le juger et ça lui avait fait tellement mal au coeur, tellement peur, qu’il avait préféré fuir. Et maintenant qu’il était sur ce fauteuil, à essayer de ce calmer, il se rendait compte qu’il était pathétique. Si c’était arrivé à quelqu’un d’autre, il l’aurait jugé avec tellement de force, sauf que c’était à lui que c’était arrivé et il avait beau essayer de faire fuir cette sensation de paranoïa, les gens qui passaient devant lui et qui le dévisager ne l’aidait foutrement pas à se sentir mieux. Une de ses mains se glissa dans ses cheveux qu’il commença à serrer assez fort pour lui faire mal à cause de la panique mais son regard finit par se tourner pour fixer le tatoué qui venait d’entrer dans son champs de vision. Techniquement, ce n’était pas vraiment de sa faute. Il avait juste fait l’idiot pour amusé la galerie mais apparemment il ne supportait pas d’avoir le regard des plusieurs personnes sur lui, il se sentait étrangement sale, sans comprendre pourquoi un tel sentiment avait pu faire face aussi brusquement à l’intérieur de lui. Quel était la raison de ça ? Il serra la mâchoire à s’en faire mal avant de secouer la tête de gauche à droite, incapable de faire quoi que ce soit. Tout ce qu’il pouvait faire c’était de secouer la tête pour lui montrer que ça n’allait pas putain.

Il fallait qu’il se focalise sur quelque chose et fixait son regard sur l’un des nombreux tatouages du brun semblait fonctionner alors il ne dit rien et regarda son bras longuement, retraçant les lignes dans son esprit et laissant le calme l’envahir petit à petit. Sa mâchoire arrêta de se serrer de toute ses forces et ses mains relâchèrent la pression qu’elles exerçaient sur le fauteuil. Il ne savait pas quel était la dernière fois qu’il avait fait une telle crise mais alors que lentement il reprenait conscience de lui même, il se rendait compte qu’il avait mal partout et qu’il était horriblement fatigué désormais.

« C’est pas ta faute. Trop de monde, trop de regard d’un coup. Trop de tout. »

Si il n’avait pas sentis des regards sur sa personne, peut-être qu’il n’aurait pas paniqué mais plusieurs personnes lui lançaient des regards parce que justement 909 s’adressait à lui lorsqu’il faisait son petit sketch drôle et ça avait contracter ses intestins si violemment qu’il en avait une crampe dans le ventre putain. Il laissa son dos venir se poser contre le dossier alors que ses mains venaient se poser sur son visage pour cacher ses yeux où de petites larmes s’étaient formés sous ses paupières. C’était trop violent, il ne voulait plus jamais sentir de crise comme ça prendre part de son corps putain.
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MessageSujet: Re: "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112   "Tu prendras bien un peu de patates avec tes pommes de terre ?" ft H03-112 EmptyDim 4 Juin - 1:11

Lundi, des patates. Mardi, des patates... #H03-112 & H03-909Je me sentais vraiment inutile et toujours aussi naze. Je ne comprenais pas comment il avait pût se mettre dans un état pareil. Enfin, je ne comprenais pas pourquoi, si ce n’est qu’il avait probablement dû être traumatisé par quelque chose que je ne saisissais pas. Peut-être qu’il avait eu des flashs, des souvenirs particulièrement déplaisant. Mais à force de l’observer, de guetter la moindre réaction de sa part, je compris que ce n’était pas exactement ça le problème. Je finis par reconnaître la crise d’angoisse de laquelle il était victime, me faisant me sentir encore plus idiot. Inutile de chercher la cause de sa crise d’angoisse, à moins d’être dans sa tête, je ne la trouverais jamais. Résultat, je gardais donc le silence, accroupi à côté de lui, attendant simplement qu’il se calme. Une autre personne serait partie, le laissant soit tranquille, soit face à sa propre inutilité pour lui venir en aide, mais pas moi. Le laisser tout seul dans cet état m’était impensable. Qui sait si quelqu’un n’en profiterait pas pour lui faire du mal ou s’en prendre à lui ? Et puis, si je n’avais pas fait l’idiot, 112 ne serait probablement pas dans cet état là. Peut-être était-ce plus par culpabilité que réel altruisme ? Un peu, je devais le reconnaître.

J’avais sentis son regard sur moi. Je le voyais sur mon bras. Et alors qu’il regardait mon bras, il commençait à se calmer. Oh. Comme quoi, j’étais peut-être un peu utile. Il devait avoir posé son attention sur un de mes tatouages. Se concentrer sur autre chose pour s’apaiser, c’était une bonne solution en effet, éloigné loin la source du problème. Je restais donc là, le laissant faire, veillant ainsi en quelque sorte sur lui, lui assurant, aussi maigre soit-elle, une sécurité. Et quand il retrouva la parole, pour me dire que c’était… la foule et les regards qui l’avaient mis dans cet état, je tiquais. Si c’était ma faute, j’avais attiré les regards sur nous, sur lui. Et si c’était ce qui le faisait paniquer, on pouvait dire que j’avais fait une belle bourde.

« Je m’excuse quand même. Je sais maintenant que c’est une connerie vouloir t’amener à l’aventure avec moi au milieu de la cafétéria… »

J’essayais tant bien que mal de faire de l’humour, même si je me doutais bien que ce n’était pas vraiment le moment. Et que ça ne le ferait pas rire. Si moi j’apprenais des choses sur lui, qui me permettait à mieux le connaître, lui devait se dire qu’il était en face d’un abruti qui veut l’attention des autres. C’était sans doute l’image que je donnais depuis le départ ceci dit. Enfin, après de longues minutes, 112 retrouva complètement son calme, et un moment gênant s’installa. Ni lui ni moi ne savait quoi dire ou quoi faire après ça. Me relevant, je frottais mes mains sur mes cuisses, histoire de m’occuper les mains, regardant autour de nous.

« Tu devrais allé te reposer… Je m’excuse encore, vraiment… »

De plus en plus gênant. Sur un vague hochement de tête, je le regardais se lever et partir, le dos encore bien raide. Les mains dans les poches, je fis la moue. Moi qui avais voulu me faire une connaissance, parler avec quelqu’un, on ne pouvait pas vraiment dire que c’était une réussite cette histoire.
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