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 Monsters are real - ft F02-221 & H01-172

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Mar 25 Avr - 22:30



Are you sleepwalker ?F02-221 & H01-172 & H03-909J’essayais de garder une respiration régulière tout en continuant, gardant le regard rivé face à moi. Depuis combien de temps est-ce que je courrais sur le tapis roulant ? Aucune idée. Tout ce que je savais c’était que j’étais tranquille. Personne n’était présent à cette heure-ci. J’étais seul. Complètement seul. Seul dans le silence et ce blanc omniprésent. Ce blanc qui m’oppressait mais qui là m’apportait un certain réconfort. Ce qui était assez ironique puisque je restais terrifié par le blanc. Une peur complètement absurde que je ne parvenais pas à comprendre. Un peu comme tout ce qui se passait ici. Mon souffle s’emballait alors que j’accélérais le rythme au fil de mes pensées. Il me manquait. On ne s’était vu qu’une fois, je connaissais son numéro, que je me répétais assez souvent pour ne pas l’oublier, mais j’ignorais complètement où il logeait, je ne l’avais pas recroisé dans la Ruche, je ne savais pas comment le retrouver. Il me manquait. Bordel, mais comment est-ce que c’était juste possible ? Je ne le connaissais même pas, je ne savais pas qui il était, et inversement, mais il me manquait. Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait dans ma tête, pourquoi est-ce qu’il revenait sans cesse dans mon esprit, ni pourquoi est-ce son absence me faisait aussi mal. Pourquoi est-ce que c’était aussi douloureux ? Ça n’avait pas de sens. C’était juste absurde mais bordel ce que ça me faisait mal. Alors que la douleur revenait encore maintenant que j’y pensais, j’accélérais encore sur le tapis, comme si cela pouvait empêcher mon cerveau de se concentrer là-dessus. Ouais, courir, ça allait me vider la tête. C’était pour ça que j’étais venu là. Enfin, c’était pour ça que j’étais resté ici plutôt alors que je déambulais entre les niveaux depuis que j’étais sorti de mon logement. Pour me vider la tête, pour arrêter de penser, pour chasser cette douleur, ce manque. Plus j’y pensais, plus c’était douloureux, autant arrêter de penser. Courir, se fatiguer, quitte à tomber d’épuisement sur le tapis roulant, peu importe.

Alors oui, je tombais, mais la fatigue n’était pas la responsable. J’étais à bout de force moralement. Entre la prison, l’angoisse, la peur du blanc et le manque, c’était trop. Avec en plus ce sentiment de solitude profond qui remontait à la surface, j’étais… dans un sale état. J’étais en train de craquer, le contre coup du choc de me retrouver ici, de ne rien comprendre de ce qui se passait et de ne pas contrôler ma vie. Mon souffle était le synonyme du chaos complet, tout comme les battements de mon cœur, je me sentais suffoquer avant d’éclater en sanglots. Assis par terre à côté du tapis roulant toujours en marche, je ramenais mes jambes contre mon torse, la tête basculée en arrière. Je n’essayais pas de retenir les larmes, il fallait qu’elles sortent, il fallait que ça explose avant que je ne devienne fou. Un rien pourrait me faire péter les plombs, et tout ce qui m’avait aidé jusque là se trouvait sur ma peau. Jusqu’à présent ça m’avait maintenu sur le fil, mais à présent son manque réduisait cet équilibre au quasi néant. Garder mon calme. Il fallait que je reprenne mon calme, que je respire ou j’allais partir dans une crise d’angoisse. Et je n’avais personne à appeler, personne qui pourrait m’aider, me rassurer. Ça me manquait. On avait tous besoin de quelqu’un sur qui s’appuyer, sur qui compter, quelqu’un qui est là pour nous. On avait tous connu ça dans nos vies avant Ruche, c’était une évidence. Mais ici… je n’avais pas ce repère, je n’avais personne sur qui m’appuyais alors que j’essayais justement d’être cette épaule sur qui on pouvait s’appuyer. Ironique. L’ironie me poursuivait en fait.
Je fermais les yeux en posant mon front sur mes genoux alors que les larmes continuaient de couleur le long de mes joues mais que ma respiration parvenait enfin à se calmer, bien que quelques sanglots continuent de surgir par moment. J’avais comme la sensation d’être un enfant au milieu du monde des monstres qui l’effrayaient. C’était comme si je pouvais sentir le bout de leurs griffes quand ils tendaient leurs pattes vers moi, je pouvais sentir leur souffle froid et puant tout autour. Malgré mes paupières closes, je voyais leurs petits yeux luisants et rouges, tout comme leurs centaines et centaines de dents qui attendaient de me croquer. J’étais tout aussi vulnérable, tout aussi fragile. J’avais envie d’appeler Maman et Papa, mais en mon fort intérieur, je savais que ça ne servait à rien, ils ne viendraient pas, et pas seulement parce qu’ils n’étaient pas là, ils ne viendraient pas, ça avaient toujours été comme ça. De toute façon, si je criais, qui arriverait ? Qui pourrait m’entendre ? J’étais tout seul. Et les monstres étaient à présent des voix robotiques et un bras énorme, tout aussi robotique, qui nous menaçaient tous. La réalité n’était pas si différente des cauchemars enfantins finalement.

De longues minutes après les premiers sanglots, j’étais enfin calmé, j’avais repris mes esprits, même si je me sentais lessivé mentalement, je n’étais pour autant pas épuisé physiquement. Et si je voulais dormir, il fallait que je m’épuise tout autant. Au moins là, j’étais sûr que mon cerveau ne viendrait pas m’emmerder. Après avoir éteint le tapis roulant, je m’approchais d’un des sacs de sable pour commencer à frapper dedans. Avant tout, j’essuyais mon visage pour chasser les traces de larmes que je sentais avec mon haut, confort inutile, mais en me mettant en position, j’entendis des bruits de pas. Il était tard, je ne pensais pas qu’il y avait encore quelqu’un d’éveillé dans la Ruche, ou du moins, dans ce coin-ci. Je me redressais donc en tendant l’oreille, les bruits venaient de l’escalier.

« Salut ? Y a quelqu’un ? »

Les bruits continuaient, mais je n’obtiens aucune réponse. Merde, voilà maintenant que je commençais à flipper. Non, je devais être juste trop crevé, je devais imaginer des trucs. Pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Jeu 27 Avr - 20:18

❝ Le démon se présente généralement sous la forme d'un ange❞Tu crois gérer, mais t'es mal digéré.Allongé. Sous les draps, des draps qui couvrent la moitié de son corps. Les prunelles posés sur ce plafond. Qu'il connaît par cœur. Si pur, si parfait. Qu'il a l'envie de le délabrer. Malheureusement, il connaît les règles. Ces foutus règles qu'il a le désir de foutre en l'air. Sans passer par la case prison. Il a compris. Que même la nuit. Ils surveillent. Ils le prennent en traître. À croire qu'ils aiment l'idée de les torturer. Le pire est certain de ne pas être certain. Il sait que certaines personnes sont derrières, qu'il y a une espèce de machination. Mais il ne peut pas mettre de visage sur sa haine, sa colère. Celle de ne pas savoir qui il est. Ou à peine. Depuis trois mois qu'il est présent, dans cet endroit. Si blanc. Avec des personnes dans une situation similaire à la sienne. Les rêves le submerge, chaque nuit. Les souvenirs, les fantômes ne le laissent pas tranquille, il est bercé. Grâce aux voix, grâce aux regards portés sur sa personne. Les émotions qu'il lit. Avec lesquels il joue. Passant ainsi pour un monstre. Aux yeux des purs, des perfections de ce monde. Qu'il veut tant salir, leur faire connaître la déception. Pourquoi tant de colère envers l'être humain ? C'est ancré en lui. Comme une raison de vivre, une excuse pour respirer. Et lorsqu'il fait face au miroir. Il est fier. Fier de celui qu'il est. De ce qu'il dégage. L’attraction.  La tentation. Celle de vouloir toucher du bout des doigts le feu. Le danger. Si grisant. Ou l'envie stupide de le changer. Qu'est-ce qu'il en sait ? Il n'a pas les mêmes désirs qu'eux. Il ne les comprend pas. Ne souhaite plus y penser. Il s'échappe de ces couvertures qui l'emprisonnent. Lui permet de retrouver le monde réel. Au loin les songes. Éternel. Qui vont le suivre la nuit prochaine. Again.

Moue boudeuse en place. Regard vitreux, hagard, ailleurs. Les bras levés en direction du plafond. En train de s'étirer les muscles alors qu'il évoluait dans les couloirs, jusqu'à la salle de sport. Son pull légèrement relevé, en quête d'un bout de peau dévoilé sous la lumière particulièrement forte des lieux. Au point de donner facilement un mal de crâne. Étrangement, cela ne lui est pour l'instant encore pas arrivé. À croire que tomber malade était désormais abolie. Pourtant, s'il se référait à ses rêves, lorsqu'il était atteint d'un rhume, c'était une catastrophe. Tel un gosse, il refusait l'idée même de quitter le lit. Tout en évitant de laisser tranquille sa compagne. Il était visiblement le roi des chieurs dans le passé. Petit trait de caractère toujours là. Qu'est-ce que c'était plaisant. Rien que d'y penser. Un petit sourire particulièrement diabolique refaisait surface sur son visage. Il ne manquait décidément plus que les cornes et la queue fourchu, le tableau serait parfaitement représenté ; Celui de l'ange autrefois déchu. Plusieurs semaines qu'il fuyait... oui, littéralement évitait la salle de sport, n'ayant aucune envie de croiser une personne en particulier. Événement loin d'être très flatteur. Souvenir qu'il ne voulait pas garder ancré dans sa mémoire. La gêne, la honte le submergea bien vite lorsqu'il se remémorait la scène.  Le désir de rester cacher sous la couette, désir qu'il avait réalisé. Durant une journée entière. Le ventre grognant famine. L'ignorant totalement Préférant encore se remplir la panse en buvant l'eau du robinet ou encore lors de ces douches. Stupidité. Oui. Il avait l'envie de crier sa colère au visage du responsable, mais est-ce qu'il pourrait même se le permettre ? Sans risquer qu'il le lui rappelle. Qu'il ait cette impression de ne plus tenir les rênes. Pas envisageable ; Il était le salaud. Le connard. C'était lui qui jouait avec les sentiments, les émotions, qui obtenait ce qu'il désirait. Comme ce serpent, dans le jardin d'éden. 

Un air épuisé sur le visage. Il évolue, descend de plus en plus les marches. Tandis qu'il entend une parole. Une salutation. Qui le surprend. Qui penserait à dire bonjour sans même voir la personne ? Il le prend pour un fou. Trop de politesse à son goût. Réalité et il a bien l'envie de s'amuser, de se marrer quelques secondes, qu'il flippe même. Il s'arrête. Les deux pieds sur des marches différentes. Désormais le dos plaqué contre le mur. Essaye de ne pas se faire apercevoir. Même le bout de ses chaussures ou de son pull. Il avait envie de s'amuser, de rigoler, d'être épris d'une hilarité sans nom, mais qu'il ne pourrait pas exprimer. Aux risques de se faire griller. Souriant légèrement. Il laissa la semelle de sa chaussure caresser le mur avant de donner quelques coups, trois petits coups. Comme s'il cherchait à toquer. Demander l'autorisation d'entrer. Dans un nouveau monde. Son visage tourné en la direction de la salle de sport. Alors qu'il se mettait à monter et descendre. Laisser le son des marches craquer sous ses pieds. Aux aguets. Laisser sa victime. De plus, en plus terrifié. Parce qu'il est visiblement un sadique dans l'âme. Et il a l'envie de rire, alors que les secondes continuent de passer. Il a presque l'envie de racler les murs, pour rendre le son encore plus tonitruant. Dommage, il n'a pas d'outil pour cela. 

Pourtant, il craque. Serrer les dents pour retenir son rire est difficile. Et la jubilation, face à la situation se fait ressentir dans son aboiement de rire, si bien qu'il pose une main sur son ventre. « Putain mec.. » Il ne cesse pas, descend les marches pour qu'on est la possibilité de le voir. « … avoir la trouille comme ça... pire qu'une gonzesse. »
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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Jeu 27 Avr - 23:41


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Paraîtrait que la nuit porte conseil. Mouais, Tasha peut confirmer que non. La nuit, pour elle, c'est le contraire du paradis. C'est pas l'enfer non plus, elle n'en est pas à se rouler par terre en criant son désespoir. C'est juste... rien. Le néant. Les pensées tourbillonnent dans son esprit perturbé par ses récents souvenirs, et des questions sans réponses ne cessent de la faire tourner en bourrique. La nuit, il se passe rien. C'est trop calme, trop silencieux, trop noir, évidemment. Et même si la nuit ne l'effraie pas, la perspective d'être encore et toujours prisonnière de cet endroit la hante comme pas possible. Pourtant, c'était pas faute d'avoir essayé. D'agir, de faire quelque chose, de se rebeller presque. Se rebeller contre quoi, ça c'était autre chose. Mais elle s'était pas contentée de faire sa flemmarde dans un canap' du coin au moins elle. La brune pouvait décemment pas en dire autant de tout le monde. Le souvenir de la blonde bataillant avec elle effleura brièvement son esprit mais elle chassa rapidement ce moment. Pfeu. Tous les mêmes. Tous coincés dans un même endroit et tous en train de s'y complaire. Mais pas elle. Jamais.

Pour elle, se faire à cette idée c'était comme abandonner le combat. L'ennemi était encore invisible, mais elle était bien décidée à aller au bout de son enquête, trouver le fin mot de l'histoire. C'était la seule chose qui la poussait à se lever le matin, et prendre des forces, à faire comme si elle avait son quotidien ici et à se lier avec les gens. Ouais, rien d'autre ne pouvait la motiver. « J'me lève j'en ai marre. » Les mots s'échappèrent de ses lèvres en un murmure inaudible. Ses colocs, comme toujours, dormaient. Elle n'avait pas encore eu le temps de vraiment échanger avec eux, ce qui contrariait la jeune femme. La logique aurait voulu qu'elle soit proche d'eux plus facilement que les autres résidents de la Ruche, mais c'était tout le contraire. A croire que la logique, qu'on aurait pu croire innée chez certains, était différente pour Tasha comparé au reste d'entre eux. Jetant ses draps dans un geste sec, elle décida d'abandonner le lit plutôt douillet pour se retrouver à gambader dans le couloir. Gambader, dans le noir, entourée de murs froids et ternes, mais bon, elle tournait pas dans son lit. C'était presque une promenade de santé. Presque. Ses pas la guidaient naturellement. A force de fouler le sol dur de la Ruche, d'en découvrir tous les coins et recoins, Tasha finissait par savoir se repérer sans problème. Peut-être parce qu'elle était physique, et qu'elle avait besoin de faire quelque chose de ses mains à défaut d'occuper ses pensées, elle finit par atterrir devant la salle de sport. Ses pas l'avaient mené à cet endroit qu'elle chérissait presque, tant elle retrouvait une certaine sérénité à pratiquer, s'entraîner. Mais en cette heure tardive elle réalisa qu'elle n'était pas seule, et cela eut le don de la frustrer pour de bon.

Elle aurait pu faire demi-tour, Tasha. Mais elle n'en fit rien. Intriguée, et possiblement désireuse de s'agacer ouvertement contre quelqu'un, elle tendit l'oreille alors qu'elle entendait une voix masculine se moquer d'une autre personne. Ah, parce qu'en plus y en avait plusieurs ici ! Elle qui pensait être tranquille. Ma foi, elle allait pouvoir faire quelque chose de ce temps nocturne qui lui était offert. Bientôt, elle aussi fait son apparition dans la salle, dans le dos de tout le monde. A la différence de la voix, ses pas sont silencieux et c'est son sifflement mauvais qui annonce véritablement sa présence. « Et toi le grand dadet, s'amuser à faire peur aux autres, pire qu'un gamin. » Tasha ne se compose même pas un visage aimable ou ne cherche à atténuer son intonation volontairement mesquine. Elle passe devant la voix moqueuse pour poser ses yeux sur l'autre présence. L'homme se taisait, mais il leur fit bientôt face après les différentes interventions des nouveaux venus. Adoucie en comprenant la détresse qui habitait le jeune homme, Tasha se rapprocha pour tendre une main réconfortante vers l'épaule du prisonnier, tout comme elle. « Hey ça va aller ? » Elle pourrait ajouter quelque chose de plus utile et rassurant, mais comme elle a l'impression d'avoir loupé un épisode, Tasha préfère jouer sur une autre note : « L'écoute pas. Je suis sûre qu'il fait autant de cauchemars que nous aussi, pas vrai le mec qui a un truc contre les gonzesses ? » Elle jette un regard mauvais à ce dernier, peu amusée par sa moquerie précédente. Mais surtout préférant axée la conversation sur un sujet qui pourrait tirer le second homme de sa détresse.

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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Dim 30 Avr - 20:53



Are you sleepwalker ?F02-021 & H01-172 & H03-909
Les bruits de pas avaient fini par s’arrêter, mais ma panique ne s’arrêta pas pour autant, puisque après les pas, il y eut comme des coups. Trois. Là, j’étais vraiment flippé. J’avais les jetons. Qu’est-ce qui se passait encore ? C’était quoi ce délire ? La Ruche était vivante, avec la voix, les bras et tout ça, mais… ça, ce n’était pas normal. Certes, je n’étais pas éveillé la nuit jusqu’à présent pour être sûr qu’il ne se passait rien quand on avait gentiment la tête posée sur l’oreiller, mais quand même… Du coin de l’œil j’essayais de trouver quelque chose que je pourrais utiliser pour me défendre, quelque chose que je pourrais utiliser pour jeter sur… ce qui approchait en cas de danger. Mon cœur avait repris un rythme très rapide, bien que mon souffle restait étrangement calme. J’avais l’habitude, je le savais. Je ne savais pas comment l’expliquer, je le sentais, je connaissais cette situation, enfin, c’était bien ce qu’il me semblait. Jusqu’à ce que je finisse par entendre un rire résonner, assez vite suivi par une voix, qui me fit aussitôt baisser les épaules, contractées par la peur un peu plus tôt. Le visage du jeune homme qui venait de parler apparu alors finalement une fois qu’il fut en bas des marches, riant, apparemment satisfait de sa petite blague. Mes mâchoires se contractèrent alors que je ressentais cette humiliation, ce sentiment bien connu aussi sans que je parvienne à l’expliquer, m’obligeant à être intérieurement sur la défensive. Si bien que je sursautais légèrement en entendant une autre voix arriver dans mon dos, me faisant me retourner immédiatement après l’avoir entendu. Une jeune femme venait d’arriver dans la salle de sport, et tout comme l’idiot qui venait de me faire peur, elle ne semblait pas être en proie à une crise de somnambulisme non plus. Comme quoi, je n’étais pas le seul à être éveillé cette nuit.

Je tournais la tête vers elle avec un léger regard en coin avec sa question, avec la gueule que je devais avoir, il me semblait assez évident que ça n’allait pas vraiment. Enfin, ça allait probablement bien aller si on me foutait la paix, ou peut-être pas, mais il était, à mon avis, suffisamment clair que je n’étais pas l’exemple même du bien-être actuellement. Ceci dit, je ne répondis pas à sa question, elle ne m’en laissa pas le temps en voulant me rassurer et attaquer verbalement le jeune homme, ou plutôt le provoquer, ce qui eut l’occasion de m’arracher un faible sourire. Cette situation ne m’était pas inconnue. C’était déjà arrivé. Pas ici, pas avec eux, dans ma vie d’avant. Ma vraie vie. On m’avait déjà fait peur pour se moquer de moi et m’humilier, mais quelqu’un était venu pour arrêter cette blague assez cruelle. Est-ce que c’était vrai ? Evidemment, tout se passait dans ma tête, je ne les connaissais pas tous les deux, leurs visages ne me rappelaient rien, c’était… la situation qui m’était familière. Peut-être une bribe de souvenir ? J’avais envie de m’enfouir dans mes pensées pour essayer de fouiller un peu, peut-être que j’allais réussir à me rappeler quelque chose, mais d’un autre côté, y avait des personnes autour, dont une qui essayait d’être amicale avec moi, bien que l’autre m’inspire plus une envie de lui fracasser le nez. Soupirant, je donnais plutôt un coup dans le sac de sable pour essayer de me calmer avant de reposer mon attention sur eux et enfin leur adresser la parole depuis qu’ils étaient là, bien que ma voix était encore tremblante après mes pleurs et sanglots.

« Super drôle. C’est vrai que c’est super intelligent et qu’il n’y a aucune raison rationnelle de flipper ici. Gamin. »

Reniflant, je frottais mon nez contre ma manche, essayant de calmer la colère qui ne faisait que s’accrocher à moi, plantant ses crochets bien profondément dans ma chair, qui me rongeait en fait. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressentis ça, une telle colère, sans doute à cause de mon état émotionnel, si je ne me calmais pas, j’allais probablement de nouveau exploser. Mais cette fois, ce ne serait pas des larmes et des sanglots. Cherchant à étouffer ma colère autant que possible, je m’adressais alors à la jeune femme.

« Il a dû être traumatisé par des ‘gonzesses’ dans sa vie d’avant et se croit malin à le refouler sur les autres. Quand il aura ses souvenirs, une bonne séance chez le psy s’impose. »

Je n’aurais peut-être pas dû dire ça comme ça, mais tant pis. A défaut de lui taper dessus, j’avais envie de lui faire mal verbalement. En même temps, on ne pouvait pas dire qu’il m’avait donné l’impression d’être quelqu’un de bien ou aimable. La colère grondait dans ma tête et au creux de mon estomac, elle me soufflait à l’oreille des tas de propositions pour se calmer, des propositions plus ou moins réalistes qui me plaisait bien. Sauf qu’en y réfléchissant bien, je ne m’en sentais pas capable. Sitôt le premier coup porté, je m’arrêterai pour culpabiliser d’avoir céder à la facilité. La violence physique. Leur tournant le dos à tous les deux, je me remis donc face au sac de sable, donnant deux ou trois coups dedans, plutôt fort, imaginant malgré moi la tête du jeune homme qui venait de se foutre de moi.
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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Lun 1 Mai - 21:35

❝ Le démon se présente généralement sous la forme d'un ange❞Tu crois gérer, mais t'es mal digéré.Il rit, n'arrive pas à se retenir. L'instant l'amuse, lui permet de souffler quelques instants, quelques secondes, même quelques minutes. Détend ses muscles, lui permet d'avoir le sentiment qu'une autre émotion que l'inquiétude et la méfiance ne l'emporte sur ses était-d'âmes. Dans cet endroit. Refuse l'idée de paraître non humain, aux détriments des autres. Comme toujours. Sa propre gueule en premier plan. Rien à faire, le naturel revient au galop. Et alors qu'il fait face à la réaction de l'homme. Qu'il n'avait pas encore vu, il ne se sent pas le moins du monde désolé. La compassion ne semble pas faire partit de son vocabulaire. S'avance en direction des tapis de course qui lui permet de s'échauffer, de le remettre dans le bain. Ayant laissé de côté le sport depuis quelques temps. Le dessin étant son activité favorite, beaucoup moins physique. Cependant alors qu'il tapote sur la machine, faisant entrer les paramètres qui lui convienne, il entend distinctement une voix féminine cette fois. Nouvelle venue visiblement. Pourtant son regard ne se porte même pas sur la personne concernée, se contente de répondre dans un ton sans égal. « Je n'ai jamais nié que j'en suis un, c'est pas une insulte. » Aucune envie de s'excuser ne transpire dans sa voix. Préfère être comme il est plutôt que de prétendre être une personne qui peut comprendre les autres. Il le peut, sans aucun doute. Mais le désire pas. Assez de soucis pour en rajouter d'autres. Tant qu'il a pu se marrer quelques instant, le reste lui importe peu et encore plus lorsqu'il est question de deux personnes qui lui saute presque dessus. Intérieurement il se marre. Monte sur le tapis, fronce un instant les sourcils alors qu'il débute par une marche, qui devient juste de plus en plus rapide. Ne manque pas d'ignorer totalement la question. Si elle voulait se battre contre quelqu'un, c'était pas contre lui. Préfère se concentrer sur sa force physique qu'il ne peut pas se permettre de mettre à l'écart. Pas dans un endroit pareil, là où il peut se faire attaquer à tout moment. Surtout depuis la règle d'agression qui ne semble plus entrer en vigueur.

Comme par hasard. À croire que ces personnes inconnus désirés juste qu'ils s'entretuent, parce qu'ils n'étaient que des chiffres. Des foutus chiffes pour il ne savait quelle raison. Cela l'énervait. Profondément. De ne pas comprendre, d'être dans une brume, totale. Et cela encore plus depuis qu'il avait rencontré cet homme dans cette prison. Aucun désir de se retrouver comme lui, cherche toujours une solution quelconque pour l'en sortir, sans se mettre en danger. Aucune possibilité. Il y pense, y repense, sans cesse, mais essaye de vivre un minimum. Il n'a pas le choix dans un tel endroit, laisser ceux qui l'ont enfermés l'emporter sur sa raison ? Aucune chance. Trop têtu pour cela. Pourtant lorsqu'il entend le sanglot dans la voix, il semble un instant intrigué. La curiosité l'emporte visiblement toujours quoi qu'il fasse. « T'es dans la fosse au lion ici, montrer ses faiblesses sur un lieu public est la dernière chose à faire. » Tout ce qu'il avait à dire. Ne voulait pas s'y attarder et bien décidé à ne pas montrer une quelconque once de gentillesse. Il n'était pas comme ça de toute façon. À quoi bon faire semblant d'être une personne qu'il n'était pas juste pour faire plaisir ? Il était un connard, dans l'âme, jusqu'au bout des ongles et s'y plaisait. Rejetant la faute sur personne sur sa personnalité. Pas alors qu'il adorait être ainsi, même sans connaître ce passé, toujours plein de questionnement. « Tu viendras avec moi alors. » Fit-il remarquer dans un petit sourire au coin alors qu'il se remet à courir comme si de rien n'était.
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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Dim 7 Mai - 23:07

ERREUR SYSTEME
Erreur système

Erreur système

A peine cette phrase terminée, à peine la course reprise que les lumières se mettent à vaciller. Un silence pesant se fait dans la salle. Une seconde passe, puis deux avant que les portes ne tombent et ne vous enferment. Aussitôt un gaz blanc et épais est diffusé à grande vitesse dans la salle de sport et en quelques secondes tout l'endroit est saturé.
Vous n'y voyez rien, vous avez du mal à respirer sans tousser, votre gorge irritée par le gaz qui vous laisse un gout légèrement amer, désagréable.
Et puis à nouveau la lumière vacille et les portes se rouvrent. Le niveau de gaz baisse rapidement jusqu'à s'estomper comme s'il n'avait jamais été là, ne vous laissant que la brûlure de votre trachée et cette question: Était-il toxique?




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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Mer 10 Mai - 22:03


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Est-ce que Tasha était douée en manifestation de compassion ? Non. Est-ce qu’elle était faite pour prendre quelqu’un dans ses bras ? Probablement pas. Ou du moins pas en ce contexte encore. Ou pas avec un inconnu. Est-ce qu’elle était du genre à passer son chemin quand elle sentait une embrouille dans le coin ? Alors là, clairement pas. Ce qui était débile, au final, c’est qu’elle prenait part à une situation qu’elle aurait pu facilement éviter. Il faut dire qu’elle avait pas l’impression d’aider le jeune homme à aller vraiment mieux, et l’autre, avec son ton condescendant, lui donnait pas non plus envie de taper la discute avec. Mais bon, vu comment elle occupait ses nuits à l’heure actuelle, elle avait pas grand-chose d’autre à faire ou à proposer donc… eh bien, là voilà. Content hein ? Ouais, super, on s’éclate. La brune se retrouvait un peu coincée au milieu des deux hommes, entre un qui ne lui prêtait pas attention et l’autre qui avait certainement envie de voir son compère souffrir vu le délire malsain qui lui avait été imposé. Et comme une conne, Tasha entrait dans le jeu. Prenant part avec une certaine excitation, parce qu’au final, c’était un peu ce qui l’avait poussé à agir. Elle ne se délectait pas de la détresse du jeune homme mais elle recentrait la discussion sur ce qui n’était pas forcément plaisant, à défaut de pouvoir réellement faire quelque chose pour aider l’un ou l’autre. Débile. Mais humain, après tout. Un peu prise au dépourvue par les événements, elle ne réagit par sur le coup. Les deux hommes s’échangeant des piques aussi ininteressantes que destinées à atteindre la cible au bon endroit. A ce stade, ça allait vite finir en combat physique. Et Tasha ne pouvait que comprendre l’état de l’un et de l’autre, malheureusement. Adélaïde, la blonde qu'elle avait castagné malgré elle, devait certainement en garder un certain souvenir également. Faisant barrage entre les deux, alors qu’ils ne la regardaient plus du tout, elle se racla la gorge, ne pouvant toutefois s’empêcher de sourire face à la remarque du boxeur amateur. « Ok les mecs, maintenant on se calme. On est tous sur les nerfs ici, moi la première. Mais faut pas se laisser abattre. » dit-elle premièrement en fixant l’homme qui donnait des coups de poings dans le sac. « Ni s’abaisser à chercher les autres inutilement. » ajouta t-elle à destination du courseur nocturne.

Un soupir, et Tasha se disait que la morale, c’était bien la dernière chose qui lui sied dans cette foutue ruche. Mais bon, elle n’allait pas faire sa connasse et prendre un parti après tout, hein ? Pas alors qu’elle avait lancé la première boulette. Soufflant, elle levait les yeux au ciel face aux dernières piques des deux inconnus quand soudain, elle n’eut plus rien à regarder. Ni le peu de luminosité de la salle en cette heure tardive, ni la sortie qui lui tendait les bras il y avait encore quelques secondes. Des ombres passèrent dans la pièce et un bruit sourd retentit. « Qu’est-ce qu… » pas le temps d’en dire plus. Les portes se refermèrent brutalement et Tasha se précipita vers la source du boucan soudain. Enfin, ça c’était l’idée. Mais elle avait à peine effectué deux pas qu’elle se plia en deux, se tenant la gorge et le nez, toussant, cherchant fébrilement à respirer. Un gaz venait de se répandre, et Tasha n’y voyait plus rien, n’arrivait plus à s’oxygéner comme il fallait. Des gémissements et des râlements rauques lui échappèrent, et ils firent écho à ceux de ses camarades imprévus. Elle avait l’impression que sa gorge brûlait au fer blanc alors qu’elle envisageait toutes les possibilités. Allaient-ils tous crever comme des cons à cause d’un foutu gaz ? A peine y songeait-elle que les portes se rouvrir et que la faible luminosité revint, et avec elle, la respiration de Tasha. Le retour de l’air évacué de tout gaz lui arracha une quinte de toux et elle dut se reprendre à deux fois, clignant des yeux pour chasser des larmes d’irritation, avant d’enfin prononcer un mot : « Bordel, c’était quoi ça ? Est-ce que tout le monde va bien ? » Sous-entendu, personne n’est mort encore, ça va le faire ?

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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Dim 14 Mai - 23:46



Are you sleepwalker ?F02-021 & H01-172 & H03-909La soirée, la nuit ne pouvait pas être pire. Et plus ce type ouvrait la bouche, plus j’imaginais sa tête sur le sac de sable que  je frappais. La jeune femme présente essayait tant mieux que mal de nous calmer, ou du moins d’apaiser un peu le truc, sauf que j’étais beaucoup trop énervé pour écouter qui que ce soit. Moi qui d’habitude était du genre à être le médiateur dans une situation similaire, je me retrouvais à être dans un des rôles que je détestais. Avec en face, le genre de type qui me sortait par les yeux. Ça ne me ressemblait pas de vouloir blesser avec les mots, de chercher à appuyer là où ça faisait mal, et pourtant, ça sortait naturellement, comme un réflexe de défense. Peut-être en cause parce que cette situation me semblait familière. Je donnais d’ailleurs de gros coups de poings dans le sac de frappe, même si ça me faisait mal aux jointures, ça me satisfait quelque part. Jusqu’à ce que les lumières commencent à faire des siennes pour s’éteindre, nous plongeant dans le noir. J’aurais eu le moindre réflexe si à ce moment là je n’avais pas frappé un grand coup et que ma cible ne m’était pas revenue en plein visage. Sous le double choc, je me ramassais par terre, un peu sonné, mais pas suffisamment pour entendre que quelque chose de pas clair se passait. Les portes étaient en train de se fermer. Et avant que j’en comprenne plus, j’eu du mal à respirer, ma respiration s’accélérait et mes poumons ne trouvaient plus d’oxygène. Du gaz, il y a du putain de gaz dans l’air. Déjà par terre, je me recroqueville sur moi-même en posant une main sur ma bouche, me pinçant le nez également, de toute façon, je ne pouvais pas respirer quelque soit la façon. Je sens tout mon corps qui se contracte par manque d’air, tout comme mon cœur qui se remet à battre à une vitesse démentiel, déclenchant une nouvelle douleur, dans ma poitrine, au niveau de la cage thoracique. Mais qu’est-ce qui se passait ? On avait décidé de nous tuer finalement ? Plus je toussais, plus j’avais l’impression que mes poumons allaient se retrouver sur le sol. Sauf qu’avant de trouver la mort, la lumière revient, on commence à voir, mais tout est blanc, le gaz sans le moindre doute. Et les portes se rouvrent, tout fini par redevenir normal dans la pièce à part nous trois en train de tousser comme des tuberculeux, complètement secoués.

J’entendis la voix de la jeune femme, un peu étranglée certes, mais suffisamment, nous demandant si on allait bien. Soit dit en passant, je n’avais pas non plus la moindre idée de ce qui venait de se passer non plus. Me relevant sur un coude, j’essayais tant bien que mal de calmer ma respiration, mais elle était toujours aussi difficile alors que l’air était pourtant de nouveau respirable. Et cette douleur dans la poitrine qui ne voulait pas s’arrêter. M’affalant de nouveau par terre, mais face contre le sol cette fois. Au fur et à mesure, je réalisais que je refais une crise de panique, les symptômes étaient les mêmes que tout à l’heure, l’impression de devenir fou, la nausée, les tremblements… Bordel… Ramenant mes jambes et mes bras contre mon torse, je tentais de me relever et de me calmer, de me rassurer, mais ma positivité venait d’en prendre un sacré coup à présent. On venait d’essayer de nous tuer, sans qu’on sache pourquoi, comment est-ce que je pouvais relativiser ? Sans compter que je me sentais complètement à côté de mes pompes en plus, rien n’était fait pour me calmer. La soirée pouvait donc virer à encore pire, visiblement.

Malgré tout, je parvins à relever la tête et les yeux, pour essayer de les voir, enfin surtout elle, si lui était tombé dans les pommes, ça ne me gênait pas vraiment, mais je vis tout autre chose. Dans ce blanc toujours aussi affreux, je me retrouvais tout seul. Enfin, pas tout à fait. La pièce était devenue plus… large qu’elle ne l’était. Le sac de sable dans lequel je frappais plus tôt était tellement loin que je me demandais comment est-ce que j’avais pût l’atteindre auparavant. Tout était loin, très, très loin. Je distinguais vaguement des silhouettes plus loin, sans doute les deux autres. Je ne comprenais absolument plus ce qui se passait, et pourtant, ma crise était en train de se calmer, étrangement. Même si cette incompréhension totale me donnait à nouveau les larmes aux yeux. Est-ce que c’était une nouvelle méthode de torture ? Est-ce que c’était un nouveau jeu ? Je n’étais pas d’humeur à participer, tout ce que je voulais à présent c’était retourner chez moi, allez dans mon lit où je serais tranquille, à l’abri.

« Dites moi que c’est un cauchemar… »

J’avais parlé plus pour moi que pour eux, les mots avaient franchis mes lèvres alors que je les pensais très fort. Rampant à moitié, je voulais au mois me rapprocher de la jeune femme pour… bah pour ne pas rester là, mais plus j’avançais, plus j’avais l’impression de reculer. Je fermais les yeux précipitamment pour retrouver mes esprits, mais aussitôt que je les rouvrais, un cri traversa ma gorge alors que ce qui se penchait sur moi… une chose. Une vague silhouette humaine avec une espèce de corne au milieu du front, corne qui semblait pointu et dangereuse. J’étais véritablement en plein cauchemar. J’essayais de m’éloigner et de me débattre alors que cette chose essayait de m’attraper.
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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Mar 13 Juin - 13:53

❝ Le démon se présente généralement sous la forme d'un ange❞Tu crois gérer, mais t'es mal digéré. Un sourcil haussé en direction de la jeune femme qui semblait être le tampon entre eux ennemis. La voir ainsi comme une maîtresse d’école qui grondait deux élèves le fit doucement sourire. Pourquoi ? Comme un souvenir. Ou une espèce de scène qui s’était déjà déroulé plusieurs fois. Il préférait se prétendre totalement concentré dans sa tâche. A cause d’un élan de remord ? Une envie de gentillesse envers une autre personne sans attendre quoi que ce soit en retour ? Peu de chance. Dans son coin. Comme un enfant punit. Sourire au coin. Un enfant un peu trop disciplinée d’après les mœurs. Des parents n’avaient pas bien fait leur travail. Dommage pour eux. Au fond, il était plutôt amusé. Les réponses qu’on lui renvoyait à la figure ? Un combat de joute verbal, il en tremblait d’excitation. Pire qu’un avocat durant une audience, épinglé dans son costume qui vrillait les milliers de dollars avec un sourire plein de suffisance. Prêt à envoyer la phrase qui amènerait au verdict. Le grand bordel. Qui ne se calmait jamais. A croire qu'’il en avait besoin. De ne pas se faire apprécier. Non, rester dans la tête. Beaucoup plus satisfaisant. Pourtant les lumières se mirent à devenir folles, si bien qu'’il leva d’un coup la tête, surprit. Oubliant totalement son activité. Son action première qui était de courir. Les pieds qui s’emmêlent, il ne perdit pas de temps pour partir en arrière, les mains en avant pour amortir la chute. Tout devient si fou. En si peu de temps. Comme si la vie s’arrêtait. Aussi cruellement sans même qu'’il n’ait le temps de le voir venir. Situation qui devient de pire en pire. De la fumée. Ou il ne savait quoi. Incapacité de déterminer tout ce qui pouvait venir de cet endroit qui l’inquiétait constamment. Les yeux écarquillés, il roule, rejoint le sol, les dents serrés. Le son des portes qui se ferment brusquement atteint ses oreilles alors qu'’il ne voit plus rien. Ne semble ne se fier qu'’à ce qu'’il entend. La douleur le prend à la gorge. Sa main se pose sur ses cuisses qu'’il masse, tente tant bien que mal de la faire disparaître. Peine perdu. Désir complètement stupide. Geste incontrôlé. « Putain ! » Le besoin de s’énerver pour ne pas que l’on devine son mal être. Horreur d’être pris en pitié. Essaye de s’appuyer sur autre chose que le sol, malgré le fait qu'’il ne voit absolument rien. Ignore même si les deux compagnies sont encore là. Où ont-il disparu subitement ? Et l’horreur. Comme si quelque chose brûlait sa gorge, si bien qu'’il essaye en vain de tousser. Douleur dans la poitrine. Tousse un peu trop fort. Il se retient de s’écrouler sur le sol. Cette envie de respirer, mais l’oxygène est infecté. A quatre pattes au sol, il ne cesse pas. A l’impression qu'’il ne pas tarder à mourir. Rejoindre l’autre monde malgré un combat de plusieurs mois.

Pourtant tout disparaît. Tout s’arrête subitement. Sans même qu'’il ne le voit venir. Si bien qu'’il n’arrive pas à y croire. Du fait qu'’il arrive à voir ses doigts sur le sol. Pressés si fort. Comme s’ils avaient l’envie d’entrer à l’intérieur, s’enfuir très loin. Il reste sur place. Encore choqué de ce qu'’il vient de se dérouler. Qu'’est-ce que c’est que cela ? Beaucoup trop évènement qui s’enchaine. Toujours un peu surpris, il se leva, un peu difficilement, serrant les dents à cause de la douleur dans son genou mais qu'’il ignora tant bien que mal. Ses iris sombres se posèrent sur la présence féminine de la pièce puis sur l’homme qui semblait être dans une autre dimension. «  Mais mec, qu'’est-ce que tu fous ?! » Est-ce que c’était une quelconque folie dont il était épris ? Quand est-ce que ça allait être son tour, il ne voulait pas mourir en croyant il ne savait quoi. « Il déconne totalement ! » Il s’approchait, la tête pleine de question. Le prenant pour un fou. Ça c’était certain. S’accroupissant, il eut un mouvement de recul face au coup qu'’il cru qu'’il allait se prendre s’il restait trop prêt. « Putain reprend toi ! » Etre entouré de dingue était la dernière chose qu’il souhaitait. Ils étaient beaucoup trop imprévisibles pour savoir comment s’en sortir. Et tant qu'’il ne connaissait pas un quelconque endroit où s’enfuir, il ne pouvait pas permettre de quiconque perte la tête, surtout en sa présence. A moins qu'’il leur faisait une blague. Pour le faire payer d’avoir osé lui faire une blague qu'’il considérait sans doute comme cruel. « J’espère que c’est pas une putain de blague qu'’il fait. »
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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Mer 28 Juin - 15:33


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L’avantage, quand un gaz était balancé dans une pièce, c’est qu’au moins cela retenait les personnes présentes de se mettre sur la gueule. Ce n’était pas un atout des plus pertinents, mais Tasha devait bien reconnaître qu’au moins ça la soulageait de son rôle de tampon. Tout le monde était trop occupé à tousser, se remettre debout, s’oxygéner pour vouloir se lancer de nouvelles piques absurdes. La brune ne saurait dire ce qui la préoccupait le plus. Pourquoi eux, ou encore, qu’est-ce qu’il y avait dans ce gaz ? Ses yeux étaient encore irrités alors qu’elle voulait lancer un regard général à la pièce. Ses deux compères semblaient encore en vie et elle ne masqua pas le soupir de soulagement qui suivit cette constatation. Se rapprochant d’eux, elle manqua de s’écrouler au sol alors que sa vision devenait incertaine. Elle avait l’impression de voir flou autour d’elle et que ceux qu’elle prenait pour les hommes de la pièce n’étaient rien d’autres que des pièces d'échiquier géantes, ce qui eut le don de lui arracher un hoquet de stupeur. Des voix lui parvenaient, mais elle avait la sensation qu’on lui foutait la tête sous l’eau tellement elles lui paraissaient lointaines. Elle était certaine qu’on s’adressait à elle, mais elle ne trouvait rien à répondre, trop occupée à cligner des yeux comme une folle alors que la vision qui se répandait devant elle lui arrachait de violents frissons.

La jeune femme, peu habituée à ce genre de gaz, eut pourtant la présence d’esprit de se figer totalement. Il fallait qu’elle fasse le vide dans sa tête, qu’elle arrive à avancer pour rejoindre les deux autres. Elle ferma les yeux alors que des voix immondes, semblables à des hennissements, l’assaillaient de toute part. Des hennissements. C’était quoi cette putain de blague ? Elle aurait pu penser ça si elle n’avait pas plaqué ses mains sur ses oreilles avec violence, se sommant de se calquer sur ses pas. Juste, ses pas. Un pied en avant. Un autre qui suit. Et on recommence la mascarade. Tasha ne voyait rien, tâchait de ne rien entendre. Elle avait le sentiment que le sol penchait à mesure qu’elle mettait un pied devant l’autre, et priait intérieurement pour qu’elle ne soit pas propulsée en arrière. D’une voix qu’elle sentait pâteuse, elle dit, ou cria, étant donné qu’elle ne maîtrisait pas le volume de sa voix tant que ses oreilles restaient bouchées : « Les gars, ce que vous voyez n’est pas réel. Accrochez vous à quelque chose, n’importe quoi. C’est pas réel. » Elle se répétait mais elle s’en fichait. Elle ne savait pas si ses deux compères subissaient les mêmes effets secondaires qu’elle, mais mieux valait prévenir que guérir. Son pied heurta soudainement une masse sombre, et elle manqua de chuter sur l’un de ses deux compagnons. A en juger par ses réflexes, cela devait être le courseur qui semblait s’énerver, ou paniquer, face au boxeur. En priant pour ne pas voir des chevaux lui sauter à la gueule – vraiment, cette vision était merdique -, Tasha ouvrit les yeux. Elle eut juste le temps d’apercevoir deux masses sombres à ses côtés, l’une à terre et l’autre à moitié à genoux à ses côtés, avant qu’un hennissement suivi d’un dragon à tête de cheval ne lui envoie une vague de flammes. Un cri étouffé fut la seule manifestation de panique alors que ses deux mains vinrent trouver les épaules de ses compagnons. Leur hostilité précédente ne comptait plus. Serrant compulsivement leurs épaules, refermant les yeux en se penchant d’avant en arrière, elle murmura d’un souffle saccadé : « Hallucination. Ce sont des hallucinations. Rien d’autre. »

Tasha répétait inlassablement la même chose. La brune avait le sentiment que ses oreilles saignaient tant les voix et les bruits de chevaux et d’animaux en tout genre perçaiznt son crâne, s’insinuaient dans son esprit embrumé. Elle tremblait, assez violemment, alors que ses ongles s’enfoncèrent presque dans les épaules de ses deux partenaires. Leur intimant une douleur physique, leur projetant un bout de réalité. A en juger par l’état du boxeur, il devait être dans le même état qu’elle. Elle n’en était pas certaine concernant le jeune homme arrogant, mais elle n’avait pas vraiment l’occasion de se questionner plus en amont. D’une voix brisée, elle insista pourtant à redire, alors qu’elle se sentait sombrer, n’ayant pas de prise pour elle-même : « C’est un gaz hallucinatoire. Accrochez vous. Les effets… » Elle déglutit. Des bruits de sabots retentirent dans son dos alors qu’elle sentait une pression violente sur sa jambe, comme si on lui écrasait le tibia. Manquant de hurler, Tasha s’en mordit la langue et elle sentit le goût du sang poindre dans sa bouche. Elle eut besoin de nouvelles minutes à se balancer d’avant en arrière, avant de reprendre d’une voix rapide, impérative, enchaînant les paroles avant qu’une nouvelle hallucination l’engloutisse : « Les effets vont cesser. Surtout ne bougez pas, restez accrochés, tous ensembles. Ça passera, ça va passer, ok ? » Elle n’était pas certaine de qui elle voulait rassurer au juste. Elle espérait juste qu’ils suivront ses conseils et non qu’ils partiront chacun de leurs côtés, sinon les hallucinations pourraient vite prendre le dessus. Ouvrant faiblement les yeux, Tasha eut le temps d’apercevoir un démon cracheur de flamme avant qu’elle ne les referme aussitôt en murmurant des paroles inaudibles, chantonnant presque alors qu’elle s’attelait à rester en lien avec la réalité.

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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Ven 21 Juil - 10:03



Are you sleepwalker ?F02-021 & H01-172 & H03-909La soirée pouvait vraiment être pire. Elle l’était. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tout dérapé comme ça ? Pourquoi est-ce qu’il fallait que ce soit le soir où rien n’allait pour que la situation ne fasse qu’empirer ? Je ne voulais pas tout ça. J’avais juste voulu me défouler un peu, pleurer un bon coup pour retourner ensuite bien sagement dans mon logement et m’endormir en souhaitant que les choses aille mieux le lendemain. Mais non, j’étais en train de dérailler complètement. J’étais terrorisé par ce que je voyais et j’avais encore terriblement mal à la gorge avec le gaz qui nous avait envahis un peu plus tôt. Ce qui me semblait des heures auparavant d’ailleurs. Ce monstre au-dessus de moi, qui me parlait en plus mais sans que je comprenne vraiment ce qu’il me disait. J’étais cependant certain qu’il ne me voulait aucun bien. Je sentais l’agressivité qui émanait de lui. Me retournant sur le dos, puisque de toute façon j’étais incapable de bouger, je protégeais mon visage, comme si je craignais qu’il ne me saute dessus comme ça. Bien que je ne comprenne pas un traitre mot de ce qui sortait de sa bouche, j’entendais les tons de sa voix. Il y avait un truc étrange. En plus de tout ce qu’il y avait d’étrange là-dedans. J’avais tellement mal au crâne. Et envie de pleurer aussi. Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’avais fait ?
Fermant les yeux, j’essayais de trouver une solution. Me calmer. Voilà ce qu’il fallait que je fasse. Que je me calme. Sauf qu’entre les paroles et la voix du monstre, des bruits stridents qui arrivaient à mes oreilles. NON ! Pitié ! J’étais en train de devenir fou… Je n’avais pas d’autres solutions… Je devenais fou. Tout ça se passait dans ma tête, j’étais par terre dans la salle de sport en train de devenir fou, peut-être même que les deux autres n’étaient pas là depuis le départ et que je les avais… inventés ? Le pire c’est que tout ça me rendait malade. Si tout ceci n’était qu’un problème venant de moi… est-ce que j’avais inventé cet endroit aussi ? Ce lieu si blanc, si étrange et effrayant, est-ce que c’était seulement le fruit de mon cerveau dérangé ? Etlui, je l’avais inventé aussi ? Dans ma poitrine, mon cœur pesait une tonne. J’étais fou…

Quelque part, ce qui me semblait venir de très loin, j’entendis autre chose, en plus du vacarme qu’il y avait dans ma tête. C’était des paroles. Des mots en continuent. Une voix féminine. Mais ça n’était pas celle de la jeune femme de toute à l’heure… Pas la voix de la jeune femme que j’avais probablement inventée. Une autre. Je ne savais pas à qui elle était. Et contrairement au reste… j’arrivais à comprendre. Du moins à comprendre quelques mots, quelques morceaux de phrases.
« …icis. Echec total du traitement… La famille a payé cher pour des résultats… Peine perdue… Erreur de la nature… Echec total du traitement… On va passer à la dernière étape. Si ça ne fonctionne pas, il va falloir songer à s’en débarrasser définitivement… La famille veut du résultat. Erreur de la nature. »
Je tremblais de plus en plus. Cette fois me terrifiait encore plus, terriblement plus que le reste. Qu’est-ce que c’était que ça ? Pourquoi est-ce que j’entendais ça ? J’allais pour me recroquevillé sur moi-même quand quelque chose se posa sur mon épaule, ou plus exactement la serra violemment. J’avais sursauté, mais surtout j’avais posé mon attention sur ce qui venait de m’attraper. Ce n’était pas une forme humaine, mais je n’arrivais pas à voir son visage. Tout comme le monstre de tout à l’heure. Monstre qui était devenu juste… une ombre noire imposante, avec la fameuse corne qui était toujours là. Bref, l’autre forme était en train de parler, de dire un truc, que je ne comprenais pas. Ou plutôt, il y avait autre chose qui accaparait mon attention, cette nouvelle forme avait une… espèce de langue comme celle des serpents. Bordel… Son apparence était juste laide, mais le son de sa voix… il était familier. Là c’était la voix de la jeune femme. Elle disait quelque chose, quelque chose qu’elle répétait, ça devait être important. Et sa main sur mon épaule. Je ne savais pas si c’était vraiment son but, où si elle ne faisait que s’accrocher à moi, mais la sentir, même si elle me faisait vraiment mal, m’aider à me concentrer sur quelque chose de concret. La douleur, sa main étaient réelles. J’essayais de ne pas trop faire attention à son apparence qui ne m’attirerait que vers le fond pour déchiffrer ses paroles. Et puisque je savais maintenant que je ne l’avais pas imaginé, ou tout du moins, c’était ce que j’essayais de me dire, je tendais une main vers l’autre forme, celle avec la corne. Ça devait être le gars, l’emmerdeur. Mais s’il était dans la même situation que nous… enfin, si je ne me trompais pas, je devais probablement pouvoir l’attraper.

« C’est… c’est pas dans ma tête ? Je… deviens pas fou ? »

J’avais besoin d’être rassurer là-dessus. Il fallait que je sache, il fallait que je sois certain. Au moins ça. Je pourrais supporter tout le reste tant que je ne devenais pas fou.
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MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Ven 4 Aoû - 22:07

❝ Le démon se présente généralement sous la forme d'un ange❞Tu crois gérer, mais t'es mal digéré.Éberlué était le mot. Éviter la phrase être sur le cul. Lysandre n'arrivait pas à comprendre cet élan de panique pris par l'autre homme, cette victime qu'il s'était fait un malin plaisir à mettre au plus mal, peu certain qu'il ne lui faisait pas une blague. Ne leur faisait pas une blague. Se venger. Lui faire tellement peur qu'il ne recommencerait pas une telle action. Il désirait y croire. Mais le cœur qui battait dans sa poitrine. Son corps encore pris dans cette bataille. Contre ce nuage brumeux. Cette vapeur. Qui prenait place dans toute la pièce. La douleur contre son genou, les dents serrées. Ne pas y penser. Le moins possible. Régler le problème plus tard. Mais le pire sembla lui tomber dessus alors qu'il se reculait avec violence, à deux doigts de se retrouver les quatre fers en l'air, les yeux écarquillés. Ne quittant pas la vision qu'il avait juste devant lui. Pétrifié. N'arrivant même plus à bouger alors que cette chose bougeait. Qu'elle s'approchait. Pas à pas. De lui. Son bras cadavérique dans sa direction, comme pour le toucher. Entrer en contact. Il avait juste envie de prendre ses jambes à son cou, partir en courant. Fuir ! Très loin de cet endroit. De cette scène qui se jouait devant lui. Qu'il n'arrivait même pas à déterminer. Qu'était-ce ? Un monstre ? Pourquoi ? Vint-elle le chercher ? Pour l'emmener en direction de la mort, lui faire payer ses agissements. Le mal qu'il faisait parce qu'il était un connard né. Un pied en arrière. Il essaye de fuir, de s'en aller, d'échapper à la sentence, mais ne peut pas le faire. N'arrive pas à continuer dans sa fuite, bloquer sur place et la peur le fait trembler. Tellement qu'il souhaite que tout disparaisse. Ferme les yeux. Fort. Très fort. Espoir. Que cela ne soit qu'un rêve. Un cauchemar. Qu'il n'y ait plus rien dès l'instant où il en sortirait.

Mais ce ne fut pas le cas. Il crut sentit la sensation des os sur la peau de ses joues. Si bien qu'un frisson le parcouru. Peur. Le désir d'hurler. D'essayer de le repousser. De rendre tout cela éphémère, qu'il n'y ait plus aucune trace. Et une voix qui se fait entendre alors qu'il fixe les yeux globuleux, blanc. Sans une tache de couleur. Comme ces murs qu'il a en horreur. Depuis le premier jour. Féminine. Qu'il semble connaître. S'y accroche. Se convaincre qu'elle a raison. Qu'elle est là pour l'aider. Telle une voix du passé. Pour le protéger, le couver. Il avale sa salive. Figé. Pourquoi maintenant. Merde. Rejoint une nouvelle fois le sol, alors qu'il arrive désormais à s'éloigner, à mettre de la distance entre cette chose et lui-même. Les mains à plats sur le sol, les pieds qui ne cessent de repousser le sol, glisse. N'arrive pas vraiment à se déplacer convenablement. Un coup. Nouvelle douleur. Tourne précipitamment sa tête dans la direction. Arrive à voir une forme, loin d'être semblable à cette chose qui le terrifie. Beaucoup plus humaine. Sensation qu'on le touchait. Un peu plus fortement. Poigne puissante. S'accrocher. Alors qu'il serrait les dents et plissait les yeux le plus possible pour ne plus rien voir. Sait que quelqu'un est à ses côtés. N'arrive pas vraiment à distinguer qui. Semble avoir oublié les quelques personnes qui étaient avec lui juste un peu plus tôt. Son attention totalement portée sur cette chose qui ne part pas ! Qui ne veut pas le laisser tranquille. Le hante. Ses doigts ne tardent pas à s'enrouler autour du bras, s'y accrochent tant bien que mal alors qu'il suit le mouvement. Essaye de se convaincre des mots qu'elle répète. Pourtant, il voit cette forme. Bien présente. Semble lui sourire. Un sourire qui se veut doux. Malheur. La chair qui forme les lèvres est loin d'être très fourni, ne veut même pas savoir à quoi est-ce que cela ressemble. Ne veux pas déterminer une telle abomination. Hors de question ! Puis sa bouche s'ouvrit en grand. Un grand cri. Perçant. Sa seconde main ne perdit pas de temps pour s'appuyer avec force sur son oreille. Tête baissée, les dents serrées, il voulait que tout cela cesse. Que tout s'arrête ! Que cela n'ait jamais eu lieu ! Tout de suite ! 

Il ne pouvait pas. N'arrivait pas à prononcer un mot. Une quelconque phrase. Il s'était fait avoir. Cette hallucination avait pris le pouvoir. Sur son corps. Même s'il essayait de limiter les effets. Le visage tourné en direction du sol, ses doigts serrant le bras. Il ne la voyait plus. Mais arrivait à l'entendre. Hurler. Avec une telle rage. Qu'est-ce qu'il avait fait ? Pourquoi semblait-elle le détester à ce point ? Où avait-il merdé ? Et une nouvelle fois. La sensation d'une main dans ses cheveux. Tremblement qui reprend part de son corps, malgré les balancements d'avant en arrière. Les os qui frottent contre son crâne, contre son cuir chevelu. «  Laisse moi ! » Finit-il par crier tout en levant la tête brusquement, faisant face à cette horreur. Qu'il revit. Plus de détail. Si prés. De lui. 
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: Monsters are real - ft F02-221 & H01-172   Lun 11 Sep - 18:01


F02-021 & H03-909 & H01-172

Monsters Are Real


Ses ongles étaient plantés férocement dans les épaules de ses camarades. Ses yeux restaient délibérément clos, ses lèvres serrées. Elle se fermait à toute intervention extérieure, s’accrochant, et les faisant s’accrocher, uniquement aux deux jeunes hommes qu’elle avait séparé quelques minutes plus tôt. Le cauchemar semblait ne jamais prendre fin alors que les minutes s’étiraient sur une ère d’éternité non-désirée. Les hennissements résonnaient dans son esprit, la faisant crisser des dents. Elle avait le sentiment que ses oreilles saignaient à n’en plus finir, même si tout ceci restait coincé dans sa tête. Une voix recouvrait de temps à autres les hennissements, lui crachant tout son venin à la tronche, la faisant gémir et resserrer ses prises sur les garçons : Tu n’as pas su me protéger. Tu n’as rien su faire. C’est toi qui aurais du y passer.. C’était une voix masculine, humaine, qui finissait toujours par être déformée pour prendre les sons des hennissements qu’elle détestait tant. A plus d’une reprise, la jeune femme avait failli sombrer dans l’inconscience. A défaut de se rouler par terre et de crier tout son désespoir. Mais les voix des personnes présentes dans la pièce, avec elle, l’avaient gardé intacte. Bien que sonnant étrangement, le fait de les sentir sous ses paumes la rappelait sans arrêt à la réalité, réalité qu’elle aurait fuit en d’autres circonstances, mais auquelle elle aspirait plus que tout. « N..non, on est pas fou, personne n’est cinglé. Faut s’accroch.. » Elle s’interrompait à chaque tentative de parler. La voix répétant, la hantant, encore et encore : Tu n’as pas su me protéger. Tu n’as rien su faire. C’est toi qui aurais du y passer.. La brune n’en pouvait plus. Depuis combien de temps étaient-ils en pingouins, à se tenir l’un à l’autre? Ou à les maintenir, malgré eux, de ses ongles, désormais incrustés dans leurs épaules ? Sa prise se raffermit malgré elle, alors que finalement, ce hurlement qu’elle retenait tant, elle le laissa lui échapper : « Non, non, jamais je t’aurais abandonné ! Jamais ! » A qui elle parlait ? A cette voix qui devenait inhumaine, animale ? Cela n’avait aucun sens. Mais personne ne s’en sortait, ils n’arrivaient pas à stopper ces hallucinations, ils n’arrivaient à ri…

Silence. Les balancements d’avant en arrière de Tasha ralentirent, pour se stopper. Les échos de sa tête avaient disparu. Les hennissements et la voix assassine ne perçaient plus les méandres de son cerveau. Avec lenteur, elle souleva une paupière, puis deux. Battant des cils, se reculant, prête à voir des démons fondre sur elle. Mais rien. Rien que la pièce qui avait retrouvé son apparence habituelle. Rien que des grognements sur sa gauche et sa droite alors qu’elle détachait ses mains crispées des épaules du boxeur et du coureur. « Merde, désolée les gars… » Elle marmonna des excuses pitoyables alors qu’elle lançait des regards ébahis tout autour d’elle. Putain, elle venait de se taper un bad-trip ou quoi ? Le gaz lancé dans la pièce lui revint en mémoire, et elle serra les mâchoires. Combien de temps avaient-ils passés, à se torturer sur le sol de la salle de sport, à subir des immondices psychologiques ? La haine de Tasha s’enflammait à mesure qu’elle prenait compte de ce qu’ils venaient de traverser, tous les trois. Que les deux gars se haïssaient quelques dizaines de minutes auparavant, ou plus encore, tant elle avait perdu la notion du temps, lui passaient par dessus la tête. Elle ne pensait plus qu’à cette Ruche, qui lui, leur, en faisait baver depuis le début. Son animosité était apparente sur son visage. Mais ses traits s’adoucirent à la vue de ses compagnons qui émergeaient à leur tour. « Hey. Vous vous sentez comment ? » Nauséeux, des envies de meurtre peut-être ? Des envies de faire saigner les bâtards derrière la Ruche ? Ou même de se cacher sous un canapé ? La brune pouvait aisément comprendre toutes ces possibilités. Elle aurait pu se relever, dégager d’ici fissa avant qu’elle ne fasse une connerie, mais sans réfléchir, elle ne contrôla pas le geste suivant. Se fichant des hostilités de chacun, elle glissa un bras autour des épaules des deux jeunes hommes, se sentant étrangement proche d’eux, à des levels différents. Ils pourraient bien la repousser s’ils le souhaitaient, elle le comprendrait, mais elle n’avait pu contrôler cette pulsion soudaine. « C’est fini. Au moins pour ça. » Qu’est-ce qu’elle pouvait dire d’autres ? Qu’ils allaient désormais vivre un séjour paradisiaque ? C’était impossible. Tasha finit par se relever, quittant cette étreinte inopinée, sans chercher à vraiment comprendre les réactions qu’elle avait déclenché. Hésitante, elle se dirigea vers la sortie, qu’elle désigna : « Venez. On sort de là. »

AVENGEDINCHAINS


Clôture:
 

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡



It's time to find your own way, Love.

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