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 Just like the old days... || Ft. H03-14

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MessageSujet: Just like the old days... || Ft. H03-14   Dim 30 Avr - 16:38

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Lorsque j'ouvrais les yeux, c'était confus, engourdi, pour observer cette pièce trop blanche comme un ancien et douloureux souvenir. Le blanc agressait mon regard, ce même blanc que j'avais découvert lorsque j'avais ouvert pour la toute première fois les yeux dans la Ruche. Je tournais la tête, cherchais à comprendre, à me réveiller. L'adrénaline dû à l'inconnu commençait à monter en moi, me rendant peu à peu mes sens. J'avais appris à ne rien attendre de la Ruche, ou au moins au pire... mais à chaque fois je perdais le peu de compréhension que j'avais glané.

Je voulais me lever mais je constatais, seulement là, que j'étais coincé. Ligoté à une chaise en bois qui détonnait totalement avec la pièce trop pure. - Qu'est-ce que... - Je tournais la tête, sentant du mouvement, avant de sentir des cheveux contre les miens. Puis une voix, ou au moins un grognement. - 14, c'est toi? - Ma main attrapait la sienne dans un réflexe trop naturel et je soupirais.

Je n'étais pas certain de savoir comment on était arrivé là. Je me souvenais du repas, je me souvenais de 9 ensuite. A cette pensée une boule vrillait mon estomac mais je passais au dessus. Je me souvenais du calme des jardins après ça... Mais mon esprit était confus, mes pensées flous, et je ne parvenais pas à me souvenir comment on s'était débrouillé pour se retrouver là.

Je maintenais mon étreinte sur sa main, sentant ma respiration accélérer. Était-on en prison? Je n'y étais jamais allé, mais pourquoi nous attacher ainsi ensemble? Mes oreilles captaient alors autre chose et je cessais de respirer quelques secondes pour écouter. Il respirait bien plus fort que moi. - 14? Hey, mec, ça va aller. On va sortir de là.

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Ven 5 Mai - 1:24



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Avant même d’ouvrir les yeux, 14 avait pressenti que quelque chose n’allait pas. Quelque chose clochait, il en était sûr. Il avait alors ouvert les yeux avant de très vite les refermer. Il avait lâché un grognement mécontent. Foutu blanc à la noix ! Ils allaient tous finir aveugle dans ce trou s’ils ne se débrouillaient pas pour virer toute cette pureté qui donnait la nausée et la migraine.

Le brun avait voulu bouger pour se frotter les yeux. Mais son sang ne fit qu’un tour. Il fut prit de panique. C’était une blague ? Une putin de blague hein ?! Pourquoi est-ce qu’il était attaqué ? ENCORE ? Il  essaya de tirer sur les liens alors qu’il découvrait la chaise en bois sur laquelle il était attaché. Bon sang… C’était quoi encore tout ça !

Son cœur commençait déjà à battre plus vite, trop vite. C’est en voulant bouger qu’il entendit finalement une voix prononcer son prénom. 003. Il aurait reconnu sa voix entre milles. Il aurait du être soulagé, mais le fait de ne pas se souvenir comment ils étaient tous les deux arrivés là n’arrangeait pas les choses.

Il se souvenait du repas qu’ils avaient prit ensemble, des discussions qu’ils avaient eu, que 003 était parti régler un truc avant de le rejoindre dans les jardins où ils avaient prit l’habitude de trainer… Puis plus rien. C’était le black-out complet. Zéro souvenirs… C’était surtout ça qui le faisait paniquer.

Est-ce qu’ils avaient enfreins une règle ? Est-ce qu’on les avait envoyés tout droit en prison ? Rien que le fait d’y penser, un frisson glacial le parcouru. Son cœur dit une embardée et il se mit à respirer bruyamment. Il avait du mal à inspirait de l’air, il se sentait oppressé. Trop de blanc, pas de porte, pas la possibilité de bouger.

Il sentit bien rapidement une prise sur sa main. Une pression plus forte et des paroles qui se voulaient réconfortantes. Il se concentra dessus autant qu’il le pouvait au vue de la situation et de ce qu’il avait vécu dernièrement. C’était trop, vraiment trop. Pourquoi est-ce que cette Ruche semblait s’acharner autant sur lui ? Il n’avait rien demandé !

Il réussit à reprendre de l’air pour parler, tentant de réguler sa respiration, non sans galérer. Dieu merci, il n’était pas tout seul cette fois. Si 003 était là, alors ça devrait aller. Ils commençaient à se connaître bien maintenant. 14 avait confiance en lui. A deux ils trouveraient bien une solution pour s’extirper de ce merdier.

« P’tin… P-pourquoi on est attaché ? Et comment on a atterri ici même ? J’ai aucun souvenirs de ça ! »

Il serra sa main un peu plus fort, cherchant une sorte d’ancre à laquelle se raccrocher. Et naturellement, la présence de 003 arrivait à le calmer un peu.
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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Ven 5 Mai - 2:11

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Je ne le lâchais pas, du tout, et je me bougeais même de façon à pouvoir pencher ma tête en arrière, contre la sienne. Nos oreilles se touchaient, je sentais sa joue contre mon front, et tout le temps où sa respiration se faisait forte, où je sentais son cœur s'emballer, je gardais ma tête là, la redressant et la penchant. J'aurais voulu pouvoir faire sa avec mes mains, tenir sa tête, passer ma main dans ses cheveux, trouver une façon de l'apaiser, mais j'étais aussi enchaîné que lui et ce... "massage" était tout ce que je pouvais faire. Ça et tenir ses mains. Finalement lorsque je le sentais se calmer, je posais ma tête sur son épaule, fermant les yeux. Position inconfortable pour mon cou, mais peu importe. - « P’tin… P-pourquoi on est attaché ? Et comment on a atterri ici même ? J’ai aucun souvenirs de ça ! »

Je soupirais en redressant la tête et en rouvrant les yeux pour mieux observer ce qui nous entourait. Rien de plus que ce que j'avais déjà vu au premier regard, rien de plus que cette putain de Ruche avait à offrir. - J'en sais rien. Je me souviens de rien non plus. Les jardins et puis trou noir. - Je lâchais ses mains pour tenter de me défaire de mes liens. Je m'agitais quelques secondes avant de soupirer à nouveau et de m'arrêter de bouger. - Putain... Écoutes, faut déjà se détacher. Etape par étape, ok?

A force de gigoter, j'avais remarqué que les chaises n'étaient pas fixées au sol. En revanche, j'avais bien senti que nos poignet étaient retenus aux barreaux de la chaise, et qu'une corde nous maintenait collé dos à dos en nous enserrant les bras. Impossible de se libérer en se laissant tomber, il allait falloir être plus inventif que ça. Je balayais la pièce du regard, me tordant presque le cou pour en voir un maximum, et finalement mon regard accrochait quelque chose. - 14? Tu vois ce que je vois? - J'attrapais sa main et tirais dessus pour attirer son attention du bon côté. - Dans l'angle là-bas, c'est pas un... - Un bout de verre brisé, oui. Précisément. - Faut qu'on fasse sauter les chaises jusque là, on pourra couper les cordes avec.

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Mar 9 Mai - 2:10



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La situation actuelle était vraiment angoissante pour Quatorze. Il n’arrivait pas à croire qu’il se retrouvait encore une fois dans une telle situation. C’était une catastrophe. Il en avait marre. Réellement marre. A croire qu’à chaque fois qu’il osait faire quelque chose, la Ruche s’acharnait sur lui. Il se demandait même si les autres résidents en bavaient autant… Après tout, il ne devait pas être le seul à se faire avoir comme ça. Trois était bien avec lui en ce moment même.

D’ailleurs sa présence le rassurait vraiment. S’il n’avait pas été avec lui, il aurait surement beaucoup plus paniqué et la situation se serait à coup sûr dégradée… Quatorze s’était donc concentré sur le châtain dans son dos. Il semblait essayer de le calmer en gardant un contact avec lui. Il avait d’ailleurs senti son front contre sa joue, bouger de temps en temps. Comme une caresse pour l’apaiser. Et ça avait marché. Il s’était calmé, reprenant mieux le contrôle de sa respiration, bien que son cœur lui continuait de battre la chamade.

La réponse de Trois par contre, ne le rassura pas des masses. Alors comme ça, lui aussi n’avait aucun souvenir. C’était louche, trop louche. Qu’est-ce qu’on leur avait fait ? Il détestait l’idée même qu’on ait encore pu toucher à son cerveau, à sa mémoire, ses souvenirs. Satanée Intelligence Artificielle. Satanés bras mécaniques. Il en avait vraiment marre de se sentir comme un vulgaire pantin, un vulgaire jouet.

Quatorze sentit finalement Trois bouger. Il semblait essayer de se détacher mais n’y parvint pas. Pas étonnant. Les coincer avec des liens lestes aurait été bien trop facile. Trop simple. Non ici, dans la Ruche, tout était toujours compliqué ! Rien ne se passer jamais comme prévu, jamais.

Le brun en était dépité. Il ne savait même pas ce qu’ils pouvaient bien faire pour sortir de là. Il n’y avait rien dans cette fichue pièce à part des murs et du blanc. Comme toujours. Une pièce tout droit sortie d’un hôpital psychiatrique, comme le reste de cette fichue Ruche. Alors quand le châtain lui rappela qu’il fallait y aller étape par étape, il avait eu un sourire légèrement moqueur. Ouais, ben ça risquait d’être compliqué.

« Je sais, mais les liens sont trop serrés. Et je vois même pas comment on pourrait se détacher, y’a rien dans cette foutue pièce. »


L’idée de se laisser tomber au sol lui avait traversé l’esprit mais clairement cela ne servirait à rien. Et puis Trois devait surement y avoir pensé avant lui. Il restait donc dépité et maudissait ce sentiment d’impuissance qui montait en lui.

La voix du châtain l’interpela cependant, lui demandant s’il voyait ce qu’il semblait voir. Quatorze en fronça les sourcils, cherchant ce dont il parlait du regard.

« Quoi, tu parles des murs et du blanc ? Ça ouais je le vois très bien, pour le reste… »

Mais une pression et une force sur sa main et il comprit que son compagnon de ligotage voulait qu’il regarde dans une direction précise. Il s’exécuta, légèrement blasé en ne remarquant rien au début. Ce n’est qu’à un moment qu’il eu l’impression de voir quelque chose briller… Il fronça les sourcils avant de se concentrer dessus.

« Hey ! Mais si, ça ressemble à un bout de verre ! »


Sauvés ! Ils allaient peut-être réussir à se détacher finalement. Quatorze approuva de la tête à sa proposition. Oui, il fallait qu’ils arrivent à se transporter jusqu’à l’angle de la pièce. Ca n’allait pas être simple, mais ils étaient grands tous les deux. Il suffisait qu’ils coordonnent leurs jambes.

Quatorze rattrapa les mains du châtain avant de les presser. Comme pour donner le top départ d’un mouvement. Trois devait avoir comprit car à son signal, il tendit les jambes pour les ramener finalement vers lui, tendis que le brun pousser sur les siennes. Ils réussir à se glisser jusque là bas en quatre ou cinq glissement. C’était déjà ça de fait.

Un problème persistait. Ils étaient sur leurs chaises, incapables de bouger et le morceau de verre brisé était lui sur le sol. Il n’y avait pas trente solutions possibles.

« Tu peux le rapprocher avec ton pied ? Je pense que si on le décale du mur et qu’on se fait basculer au sol, l’un de nous arrivera surement à l’attraper. »

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Dim 14 Mai - 19:25

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Je reconnaissais le signal de départ sans qu'il n'ait besoin de dire quoi que ce soit et lorsque ses mains donnaient la pression, je poussais sur mes pieds. Il avait suffit de quelques sauts pour réussir à arriver sur place, en manquant de basculer à un moment mais on s'en était bien sorti. - « Tu peux le rapprocher avec ton pied ? Je pense que si on le décale du mur et qu’on se fait basculer au sol, l’un de nous arrivera surement à l’attraper. » - Je jetais un œil mais dans cet angle, je ne voyais rien de plus que mon épaule aussi mon pied y allait à l'aveuglette. Lorsque je sentais la différente de hauteur, je faisais légèrement glisser l'objet pour entendre le son du frottement du verre sur le sol. - Ok, je le sens. Je vais essayer de le faire venir dessous.

Le faire glisser plus loin serait inutile, il fallait l'envoyer à proximité de nos mains, une fois tombé sur le côté. Sinon on serait coincé. Je le ramenais au niveau de mon autre pied et finalement d'un léger mouvement je le faisais glisser en arrière. Il passait les pieds des chaises et sortait de l'autre côté, à peu prêt là où je le voulais. - Ok, c'est pas trop mal. Et maintenant... - L'arrière de mon crâne se posait contre celui de 14 dans un silence. - Va falloir tomber. T'es prêt? Pas trop fort, on veut pas glisser trop loin.

Cette fois c'est moi qui donnait le signal et on poussait du pied pour basculer sur le morceau de verre. La chute était lourde, après deux balancements, et j'étouffais un grognement en tombant sous le choc de l'impact. - Ça va? Ok, je le sens... - Je saisissais le morceau de verre entre mes doigts et habilement je commençais les va et vient dans le morceau de corde le plus proche. Je parvenais à ne pas me tailler mais je sentais au vibration que les fils lâchaient rapidement et en quelques minutes durant lesquelles j'avais grogné sous le mouvement inconfortable, je parvenais à libérer ma main. - Ça y est!

Rapidement je m'occupais de mon autre main et finalement du lien qui nous retenais tout deux collés à nos chaises. Une fois libéré je me dégageais et glissais à l'arrière pour m'occuper de lui. - A ton tour... - Là encore je faisais vite, parce que même si j'avais aucune preuve qu'on était à la montre, je devinais sans mal que 14 aimait pas du tout cette situation et cette position. Le dernier lien sautait et je laissais tomber le morceau de verre au sol pour aider 14 à se relever. - Allez debout.

Je massais mes poignets, entamés par les cordes, avant d'étirer mon dos qui craquait. Mon regard balayais la pièce mais cette fois je tournais sur moi-même pour réellement prendre conscience de ce qui m'entourait. C'était une pièce parfaitement blanche, légèrement plus petite que celle dans laquelle on était tous arrivé. Et contrairement à celle-là, celle-ci ne comportait aucune porte. Ou en tout cas rien d’apparent. - Vois si tu trouves pas... quelque chose.

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Mar 16 Mai - 0:37



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Trois avait bougé, sûrement pour essayer d’atteindre le morceau de verre au sol. Il semblait y être arrivé puisqu’il répondit assez vite qu’il allait essayer de le rapprocher d’eux pour qu’ils puissent ensuite essayer de l’attraper. Quatorze avait d’ailleurs entendu un grincement sur le sol, témoin du déplacement de leur seul moyen de se détacher.

Il avait sentit la tête du brun entrer en contact avec la sienne et avait simplement hocher positivement la tête à ses paroles. Ouais, ils allaient devoir y aller finement où ils finiraient tous les deux allongés au sol, sans aucun moyen de bouger ou de ce détacher. En d’autres mots, comme des cons !

Il attendit donc le signal avant de suivre la même impulsion du brun. Ils avaient réussi. La chute fut cependant assez rude. L’épaule de Quatorze avait touchée le sol avec plus de brutalité qu’il ne le pensait et il avait lâcher un grognement mécontent. Il allait s’en remettre sans problème, mais ce n’était pas plaisant.

« Ça va ouais, t’inquiète. »

Il avait tenté d’attraper le bout de verre mais n’y arriva pas, ce qui n’était pas le cas de Trois. Il le laissa donc faire, patientant comme il le pouvait, n’aimant pas du tout la position inconfortable. Il sentit que Trois essayait de couper des liens, ce qui ne devait pas être simple. En attendant, il ne pouvait s’empêcher de scruter les murs blancs, au cas où.

Quelques minutes passèrent et Trois réussi enfin à se libérer une main, puis deux. Son tour arriva dans la foulée et Quatorze ne pu que souffler de soulagement. Il avait remarqué que le brun se dépêchait… Il devait lui aussi craindre une réaction de la pièce une fois qu’ils se seraient détâchés.

Les liens quittèrent enfin sa peau, devenue rouge, et il accepta bien volontiers l’aide de son coéquipier pour se relever.

« Merci. »

Il se frotta un instant les poignets, comme pour faire partir les marques, continuant de regarder les murs, toujours immobiles, silencieux et… blancs. Rien ne semblait se passer. Du moins pour le moment. Et toujours pas de porte. Superbe. Un beau cul de sac.

Quatorze hocha la tête à la suggestion de Trois. De toutes manières, il n’y avait pas trente mille choses à faire à part chercher quelque chose pour sortir. Et comme il n’y avait que des murs et les deux chaises sur lesquelles ils étaient attachés…Les possibilités étaient vites passées en revue.

Quatorze s’approcha donc d’un pan de mur alors que le brun partait vers un autre. Il posa ses mains sur la surface lisse et fraîche, doucement. Il redoutait une réaction, mais là encore, rien. Il passa donc ses mains à peu près partout où il le pouvait, à la recherche de n’importe quoi. Mais rien. Rien, rien, rien. Il avait l’impression de n’avoir que ce mot à l’esprit et à la bouche ici. Et ça commençait sérieusement à l’agacer.

« Y’a strictement rien de mon côté. Putin, mais comment ils ont fait pour nous faire entrer ici sinon ? Et on a fait quoi au juste ?! »

Énervé, Quatorze donna un coup de pied contre la parois verticale. Il grimaça bien vite, une douleur remontant jusque dans son mollet. Merde, il aurait du y aller plus doucement quand même. Mais c’était plus fort que lui… Depuis son passage en prison il avait scrupuleusement suivi et respecté les règles. Sauf qu’il avait de nouveau l’impression d’être piégé et d’avoir été envoyé au trou. Bien que pour cette fois, il n’avait pas subit grand-chose à par d’être ligoté au brun. C’était déjà bien moins traumatisant, mais tout de même. Il se sentait comme un lion en cage.
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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Jeu 25 Mai - 15:06

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Je prenais une partie de la pièce, 14 s'occupant de l'autre, et je commençais à arpenter les murs avec minutie. Mes doigts frôlaient chaque centimètre ou presque, comme si je pouvais sentir les reliefs cachés à l’œil nu. Je faisais les angles, les murs, et finissais même par observer le sol ou en tout cas une partie, le temps pour 14 de réagir avec le ton d'un homme qui va pas tarder à craquer. Un ton que j'aurais bien employé moi-même s'il ne m'avait pas coupé l'herbe sous le pied. - J'ai rien non pl... - Pas le temps de finir ma phrase qu'il frappait le mur d'un coup de pied bien senti, choc qui avait dû lui faire plus mal à lui qu'à la paroi blanche d'ailleurs. Je soupirais, m’apprêtant à lui demander si ça allait mieux, mais un son attirait mon attention à peine une seconde après l'impact.

Je tournais la tête vers le mur opposé à celui dans lequel il avait frappé, un mur que j'avais examiné pas plus de quelques minutes plus tôt, pour y remarquer un relief. Une ombre légère. - Qu'est-ce que... - Le morceau blanc de la taille d'un verre ressortait de quelques millimètres à peine et je passais mes doigts dessus pour le sentir, les sourcils froncés. - C'est toi qui a fait ça? - Je jetais un regard à 14, l'air perplexe mais il n'avait pas plus de réponse que moi. Comment pourrait-il avoir plus de réponses que moi? Ou comment pourrait-il avoir plus de réponse tout court d'ailleurs. Il n'y avait rien. Rien qui ne donne le moindre indice, rien qui n'explique quoi que ce soit. Rien que ne justifie ce... - Je crois que c'est un bouton...

Je passais mes doigts dessus à nouveau, hésitant et jetais un regard vers 14, cherchant dans son regard une forme d'approbation ou pas... Mais dans cette pièce totalement vierge, il n'y avait que ça que ce bouton, que ce relief. Que cette option. Alors j'appuyais, m'attendant à tout sauf à sentir ce vide. Comme si ma propre masse s'était évanouie et en quelques secondes mon corps se soulevait dans les airs. D'une façon ou d'une autre, je venais de nous placer en apesanteur et je n'avais pas les mots pour réagir. Surprise, peur, amusement aussi malgré tout. A l'horizontale dans le vide, je touchais l'un des murs avec mes pieds comme une sécurité bienvenue mais sans la moindre idée de ce qui se passait vraiment. Ça devait forcément avoir une explication. Une raison. Un objectif.

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Lun 5 Juin - 2:10



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Punaise. La douleur avait été forte. Quatorze s’insultait mentalement pour ne pas avoir réussi à garder son calme. Sans rires, quelle idée débile d’aller donner un coup de pied dans un mur de métal blanc ? Aucune idée. De toutes manières, le brun avait vite comprit que lorsqu’il se sentait piégé ou oppressé, il perdait très vite tous ses moyens et finissait : soit par craquer, soit par faire une connerie. Très pratique vu le lieu dans lequel ils se trouvaient. Il n’avait pas fini dans la Ruche, et encore moins dans la pièce où il se retrouvait maintenant enfermé avec Trois.

Il se tenait donc le pied et la cheville de ses mains, maudissant le mur et sa propre connerie en grommelant, quand il entendit la voix du châtain, interloqué. Quoi ? Qu’est-ce qu’il se passait encore ? Et pourquoi il lui demandait si c’était lui qui avait fait ça ? Avait fait quoi d’abord ?

Il s’était retourné pour voir de quoi il parlait et capta tout de suite la forme contre le mur. Ben merde. S’était sorti d’où ce machin ? Là encore : aucune idée ! Ça devenait une habitude fâcheuse de ne rien savoir ici. Il se contenta donc d’hausser les épaules et de faire une moue qui traduisait clairement un « Qu’est-ce que j’en sais moi ? » avant de froncer les sourcils.

D’ici il ne voyait pas très bien, mais son coéquipier avait mentionné le mot bouton, ce qui l’intrigua bien vite. Qu’est-ce que ce truc pouvait bien actionner ? Quatorze n’était pas très sûr de vouloir le découvrir…. C’était sans compter Trois qui l’avait regardé puis qui avait finalement appuyé dessus.

Par réflexe, mais aussi par habitudes maintenant, le corps du brun s’était tendu. Il s’attendait à se prendre encore quelque chose en travers du minois… Quelque chose de négatif même, comme souvent dans la Ruche. Mais non. Tout se passa vite et il ne ressenti aucune douleur. Une sensation étrange le pris. Comme l’impression de ne plus rien peser, d’être plus léger qu’une plume. Ses pieds s’étaient détachés du sol et son corps avait commencé à flotter doucement dans l’air. Merde.

Surprit, Quatorze avait lâché un « Putin » qui avait fusé dans l’air. Son cœur avait un peu accéléré au début, perturbé et perdu qu’il était, mais finalement il reprit bien vite constance. La sensation de flottement était finalement agréable et la situation n’était pas du tout catastrophique. Ils avaient juste l’air de deux idiots enfermés dans une navette spatiale, en train de flotter.

Doucement, un sourire s’installa sur son visage avant qu’il ne fasse quelques mouvements pour essayer de bouger. En un coup de bras, comme s’il nageait, le brun avait bougé d’un mètre. Un léger rire s’échappa de ses lèvres avant qu’il ne regarde Trois, amusé. Il ne savait pas ce qu’il se passait, mais c’était plutôt sympa. Le châtain semblait plutôt surprit lui aussi, mais pas apeuré. Ils n’avaient après tout, aucune raison de paniquer, pour l’instant.

Quatorze allait sortir une phrase débile, quand il remarqua des cicatrices ou plutôt des croûtes, sur les phalanges de Trois qui avait tout comme lui les bras tendus devant lui en position flottante. Pourquoi est-ce qu’il avait les mains abîmées ?

« Qu’est-ce que tu t’es fait aux mains ? Tu n’avais pas ça quand on était ensemble à la cafétéria plus tôt dans la journée ? »

Quatorze se demandait ce qui avait bien pu se passer en si peu de temps.
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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Mer 7 Juin - 15:22

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J'entendais le rire de 14 et il était communicatif, m'y perdant moi-même. C'était une sensation vraiment étrange, vraiment bizarre, et pourtant vraiment drôle et agréable. Je sentais à quel point c'était incongrue et je ne pouvais simplement pas arrêter de sourire. Je parvenais finalement à me stabiliser quand 14 posait son regard sur mes mains tendues en avant. - « Qu’est-ce que tu t’es fait aux mains ? Tu n’avais pas ça quand on était ensemble à la cafétéria plus tôt dans la journée ? » - Je posais mes yeux sur les marques, sur les croûtes. J'avais saigné, comme brûlé mais pourtant je n'avais pas mal. - J'en sais rien... - Je les touchais doucement, sentant la démangeaison sous le tissus cicatriciel. - Je me souviens d'avoir vu Neuf après avoir mangé avec toi mais c'est tout.

Les morceaux de chaises, le bout de verre, tout ça flottait autour de nous et je me retrouvais rapidement assis en tailleur, dans le vide, ne ressentant même plus où était le haut du bas vu qu'aucun signe extérieur ne pouvait nous indiquer si le plafond était le sol ou l'inverse. On en perdait nos repères et je ne parvenais plus à voir le bouton. - Tu vois le bouton toi? Je le trouve plus. - A croire qu'il avait disparu. Quoi qu'il en soit, ça aurait même pas été étonnant. - Qu'est-ce que... - Si on avait eu les pieds au sol, on aurait senti les vibrations parcourir les parois mais là on entendait surtout le grondement de quelque chose au delà de ces murs, quelque chose qui allait de plus en plus sonore et de plus en plus inquiétant. - T'as touché quelque chose?!

J'avais tout juste le temps d'attraper 14 que l'une des parois s'ouvrait sur une lumière vive et nous aspirait violemment. Nous, les chaises, le bout de verre, les cordes, absolument tout. Et l'espace d'un instant on manquait presque d'air tellement c'était rapide et violent mais une fois passé la lumière aveuglante c'était la pénombre qui nous accueillait, quelques secondes qui semblaient durer une éternité avant qu'un mur ne nous réceptionne sans la moindre douceur. Un mur, le sol, je ne savais même plus faire la différence et lorsque je rouvrais enfin les yeux, lorsque je lâchais enfin 14, je découvrais une nouvelle pièce bien plus sombre. La lumière y était faible, comme la nuit dans la Ruche, mais cette pièce était légèrement plus grande que l'autre. Je parvenais à m'asseoir, à trouver un mur sur lequel m'adosser le temps de reprendre mon souffle. - Je préférais quand on flottait!

J'allais pour me lever mais un déséquilibre me poussait à retomber et lorsque je parvenais enfin à me mettre sur mes pieds c'était pour  regarder 14 de haut. Littéralement. - Heu... - Je me tenais sur le mur, à l'horizontale par rapport à lui, sans la moindre idée du comment ou du pourquoi. - Je marche sur le mur. Pourquoi je marche sur le mur. C'est quoi ce bordel!

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Sam 24 Juin - 1:27



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Alors que Quatorze fronçait toujours les sourcils en regardant les mains de Trois, la réponse de ce dernier ne fit qu’accentuer son inquiétude. Comment Trois ne pouvait pas se rappeler de ce qui lui était arrivé ? Il s’était quand même bien amoché les mains et cela ne devait pas s’oublier comme ça… A moins que la Ruche y soit encore pour quelque chose dans cette histoire soudaine de perte de détails. Ou alors c’était le niveau 13… Tellement de possibilités, comme d’habitude. Peut-être qu’aller demander à ce Neuf lui éclaircirait les choses. A voir.

Quatorze oublia bien vite ses interrogations et se mit à continuer de faire mumuse dans les airs. Pour une fois qu’il pouvait oublier un peu ce bazar constant et profiter d’un effet inattendu de la Ruche dans la bon sens, il n’allait pas s’en priver. Mais Trois le sorti de ses pensées avec sa question. Il chercha le bouton des doigts mais ne le retrouva pas. Il allait lui dire avant d’entendre un grondement impressionnant et suspect. Ce bruit n’annonçait rien de bon, le brun en était certain.

Un « Mais non ! » sorti de sa bouche pour répondre à l’interrogation du châtain. Il avait flotté comme lui dans les airs donc bien sûr que non qu’il n’avait touché à rien. Pour une fois d’ailleurs… Trois l’attrapa tout juste avant qu’un des murs ne se transforme en lumière blanche complètement aveuglante. En un rien de temps ils se firent tous les deux aspirer en direction de la lumière ainsi que tout ce que contenait la pièce. C’est ainsi que Quatorze se prit un morceau de chaise au coin de la figure avant de percuter violemment une surface de son dos. Mur, sol, plafond… Aucune idée de ce que cette surface pouvait être. Un juron sorti de nouveau d’entre ses lèvres. Un énième « Putin ». Vulgarité quand tu nous tiens !

Le brun se frictionna le visage, se faisant la réflexion qu’il aurait surement un bleu en plein milieu du la joue quand il se rendit compte qu’ils avaient atterris dans une pièce bien plus sombre qu’auparavant. Il avait l’impression de se retrouver dans la Ruche en pleine nuit, juste avec des petits lampions pour les guider. Où avaient-ils encore fini cette fois ? Il allait demander à Trois si ça allait quand il le vu bouger, le lâcher pour finalement se redresser. Il crut vraiment rêver un instant quand il prit conscience que le corps du châtain était maintenant à l’horizontale de sa propre position. Qu’est-ce que c’était que ce bordel encore ?! Ce n’était tout simplement pas possible ! Les lois de la physique n’existaient pas ici ou quoi ?

Il fronça les sourcils, toujours le cul par terre en regardant le plus âgé. Il se passa une main dans les cheveux avant de lui répondre, ce dernier semblant tout aussi perturbé que lui.

« J’en ai aucune putin d’idée ! C’est n’importe quoi ici. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais je commence à me dire qu’il vaudrait mieux qu’on sorte d’ici et vite. J’ai un mauvais pressentiment. Pour le moment ce qu’il se passe et gentillet. Mais je n’ai pas envie de rester assez longtemps pour voir ces murs essayer de nous tuer. »

Et il ne déconnait qu’à moitié. Il ne savait pas si c’était la pénombre qui réveillait ses anciens souvenirs comme la prison ou les fois où il s’était retrouvé plusieurs fois sans repères, mais il n’avait pas l’impression que la Ruche allait continuer à les épargner longtemps…
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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Sam 24 Juin - 15:36

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Gentillet... Je marche sur un mur! - Bon certes j'allais pas en mourir, mais c'était quand même énorme. Et comment j'en descendais? Je faisais un pas en avant, voyant le sol, mur, truc se rapprocher trop prêt de mon visage alors je reculais, remontant plus haut. Le "plafond" au dessus de la tête de 14 était le néant duquel on venait et instinctivement j'évitais de trop m'en approcher. C'était comme si on avait chuté même si, sans repères, j'avais eu l'impression qu'on avait été projeté à l'horizontale. - C'est n'importe quoi cet endroit...

Je tendais les bras vers 14 et posais mon regard sur lui. - Un coup d'main? - Il attrapait mes mains et je "sautais" pour décoller mes pieds du mur. Aussitôt le contact rompu, c'est le sol sur lequel 14 marchait qui m'attirait et si ce n'était pas pour ses bras qui me retenaient, je serais tombé face contre terre dans la plus risible des positions. - Et merci. - Avais-je dis avant de me retourner vers le mur que je venais de quitter.

J'en approchais la main et sentais immédiatement l'attraction pourtant douce. C'était une sensation diffuse mais bien réelle et bien présente que je préférais éviter. J'avais beau me tourner dans tous les sens je ne voyais rien que ces cinq parois et le néant au dessus de nous. Aucune porte, aucun bouton. La pénombre n'aidait pas mais on l'aurait certainement trouvé durant les cinq bonnes minutes qu'on avait passé à arpenter la pièce avant de se retrouver au centre. - Ok, la seule issue c'est par là où on est arrivé et j'ai pas très envie d'y retourner. Tu crois que... - Je m'étais tu, mes oreilles percevant une chose, une chose que je pensais perdue: de la musique.

Ma main avait immédiatement saisi l'avant-bras de 14 alors que les parois blanches coulissaient dans le sol. La musique c'était faite plus claire à nos oreilles une fois que les murs avaient commencé à disparaitre et rapidement le décor épuré et vide changeait. Même si murs et sols étaient toujours blancs, l’ameublement lui était à l'évidence en bois, verre et cuir et je ne lâchais pas 14. Un comptoir, une multitude de bouteilles, des banquettes, des tabourets... J'avais devant moi un bar entier sur fond de Ruche et lorsque les murs avaient finalement disparu dans le sol je réussissais à lâcher 14 pour avancer un peu dans ce nouveau décor. Même si la musique semblait familière, je ne la reconnaissais pas pour autant mais l'ambiance chaleureuse de l'endroit m'était agréable.

Qu'est-ce que c'est que cet endroit... - Je savais que c'était un bar, je n'étais pas stupide, mais j'avais du mal à comprendre le rapport avec le reste. D'un autre côté, depuis quand la logique s'appliquait ici?
Ma main glissait sur le dossier de l'une des banquettes et le contact du cuir usé me tirait un sourire. Je finissais par me rapprocher du comptoir et c'est finalement le contact de mes doigts sur le bois qui me faisait le plus d'impression, car c'était une sensation dont je n'avais aucun souvenir et que la ruche ne nous offrait pas. - J'aurais jamais pensé trouver un endroit pareil dans la Ruche...

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Mar 27 Juin - 1:33



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Quatorze ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel en entendant la réflexion du châtain. Ouais, bon okay, il marchait sur un mur. Ce qui était complètement dingue, le brun était d’accord là-dessus. Mais en soit, ils ne s’étaient pas encore mis en danger. Bon okay, il s’était pris un bout de chaise en travers de la face, mais il s’en remettrait. Entre se manger un bras mécanique de la Ruche et marcher sur un mur, il n’y avait pas photo, la situation actuelle était pour Quatorze : gentillet.

Il acquiesça tout de même quand son partenaire d’aventure rappela que cet endroit était du grand n’importe quoi. Clairement, c’était le cas. Il le vit tendre les bras et les lui attrapa pour l’aider à descendre de son perchoir bizarre. Une fois chose faite, il lâcha un simple « Ben y’a pas de quoi.» avant de se gratter le sommet du crâne. C’était à n’y plus rien comprendre. Il fallait qu’il sorte de là mais le tout était de trouver comment. Ils se mirent à chercher un quelconque indice ou nouveau bouton pour sortir mais au bout de cinq minutes il fallait se rendre à l’évidence… Rien.

Trois avait repris la parole et le brun avait jeté un œil au-dessus de leur tête, vers la lumière blanche. Non, lui non plus n’avait pas franchement envie de tenter une autre traversée… Il se stoppa ceci dit alors que son acolyte semblait intriguait par quelque chose. Quatorze tendit l’oreille et commença à percevoir des sons diffus mais très bas. C’était quoi ? De la musique ? Ici, dans la Ruche ? Ce n’était pas juste un ou deux instruments accordés et joués ensembles, non, de la musique avec des mélodies élaborées. Comme celle qui pourrait sortir d’un poste de radio ou d’un CD. Etrange !

Les murs commencèrent à bouger et une poigne s’abattit sur son bras. Sa propre main vint s’accrocher à cette poigne, se demandant bien ce qu’il se passait. Dans le fond, il avait un peu peur. Tout mouvement de la salle pouvait laisser présager quelque chose de dangereux.

La musique était maintenant plus forte, parfaitement audible même. Le décor était en train de changer sous leurs yeux. De la lumière, de la couleur, de la chaleur humaine même. Le contraste avec l’habituel blanc de la Ruche était saisissant. Impossible de ne pas le remarquer et de ne pas en être sous le choc.

Les yeux de Quatorze papillonnèrent un instant pour s’habituer et surtout détailler le lieu qui s’offrait maintenant devant leurs yeux et leurs corps. Ce n’est que lorsqu’il fit les liaisons correctement avec ses souvenirs qu’il se figea. Ce bar… Il le connaissait, il l’avait déjà vu.

Le châtain avait bougé et le son de sa voix ramena Quatorze sur terre, ou plutôt dans cette salle. Il se frotta les yeux pour vérifier qu’il ne rêvait pas encore une fois et lâcher finalement un juron.

« Bordel de merde... »

Il passa une main dans ses cheveux avant de scruter une table en particulier. Celle qu’il avait vue occupé dans ses souvenirs. Occupée par lui et par Trois, précisément. Qu’est-ce que c’était encore que tout ça ?

« Je crois qu’on est dans ma tête. »

C’était sorti tout seul et un peu trop spontanément. C’était l’impression qu’il avait après tout. D’être dans sa propre tête. D’être dans un des souvenirs qui lui avait sauté à la mémoire lorsqu’il était en prison. Ce même souvenir qu’il revoyait parfois. Lui et Trois en train de boire des bières dans ce bar, en rigolant.

« Tu te souviens du bar, celui où je t’ai dis que je nous avais vu. Ben c’est celui-là ! Je… je ne comprends juste pas… comment c’est possible ? »

Il allait ajouter quelque chose quand des silhouettes inconnues s’ajoutèrent au tableau. Des gens prenaient place dans le bar, buvant, rigolant et dansant. Aucun d’eux ne semblait les voir ou même leur apporter de l’attention. C’était… vraiment flippant. Encore plus quand Quatorze cru voir double en voyant deux Trois dans la pièce. Et un autre lui, attablé avec ce dernier, sur la table qu’il avait fixé. Merde.

« Okay, là on est VRAIMENT dans ma tête. Là, ça devient VRAIMENT flippant. »
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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Mar 27 Juin - 23:24

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« Bordel de merde... » - Je me retournais vers 14. - « Je crois qu’on est dans ma tête. » - Bien sûr que non. - Avais-je lâché dans un rire presque condescendant. Comment aurions-nous pu être dans sa tête. - « Tu te souviens du bar, celui où je t’ai dis que je nous avais vu. Ben c’est celui-là ! Je… je ne comprends juste pas… comment c’est possible ? » - Je fronçais les sourcils. Je me souvenais très bien de ce qu'il m'avait raconté. Même si on s'était lié avant, apprendre que l'on se connaissait probablement d'avant la Ruche avait redoublé notre lien, c'était indéniable. Je ne pouvais pas oublier ça. Mais l'entendre me dire qu'on y était... J'avais comme déconnecté.

Je voyais le bar autour de moi, j'essayais d'assimiler l'idée qu'on voyait ce dont il s'était souvenu et je n'arrivais pas à concevoir comment ça pouvait être possible. Un coup de la Ruche? Pourquoi? Avait-elle tellement de ressources à gaspiller qu'elle nous faisait une visiter guidée d'un souvenir?

Je bondissais en arrière lorsque des silhouettes se dessinaient autour de nous. Certaines marchaient, d'autres s'installaient. C'était comme si on peuplait la pièce avec des hallucinations, ou même des hologrammes? Je les regardais, suspicieux. Je voyais chaque silhouette se faire de plus en plus claire et détaillée. Femmes, hommes, je voyais leurs visages, je voyais chaque détail comme s'ils étaient vraiment là.

Pourtant il demeurait un flou léger qui me rappelait que c'était faux et surtout un brouhaha léger avait beau s'être élevé dans la salle, on ne comprenait strictement rien à ce qui se disait. Je faisais quelques pas, évitant par instinct de toucher l'un d'eux. - « Okay, là on est VRAIMENT dans ma tête. Là, ça devient VRAIMENT flippant. » - Je posais mon regard sur lui avant de suivre le sien... pour retrouver le mien.

Mes yeux s'arrondissaient comme deux billes mortes et je fixais ce visage trop familier. Ce visage que je voyais tous les jours dans le miroir. Ce visage qui était le mien. - C'est... Nous? - Pourquoi? Comment? Je croisais les bras sans même y penser avant de me rapprocher. Je montais les quelques marches, pas un mot ne franchissant mes lèvres, avant d'être debout au bout de la table. C'était bien nous mais comme tous les autres spectres, "on" ne réagissait pas à notre présence.

Nos doubles avaient l'air de bien s'amuser, je les voyais rire, boire, discuter avec un entrain évident. Je me voyais rire. - C'est ce que tu avais vu? - Ça n'avait aucun sens. Je n'arrivais pas à comprendre. Je m'observais, je me détaillais, cherchant la faille, le défaut. Je scrutais mon visage avant de descendre doucement et lorsque j'atteignais ma main gauche, je touchais instinctivement mon annulaire. Mon double portait un anneau à ce doigt. Moi non. - Pourquoi j'ai... Il... - Je n'arrivais pas à formuler ma phrase. Je n'arrivais pas à intégrer l'information. Je me voyais mais je ne me souvenais de rien. Absolument rien. Et pour la première fois depuis que j'étais dans la Ruche, ça me faisait réellement souffrir.

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Ven 30 Juin - 3:18



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Quatorze était resté scotché par cette espèce d’hallucination qu’ils avaient avec Trois. Le niveau 13 était en train de leur montrer ce que le brun avait vu pendant son sommeil, les jours suivants sa sortie de prison. Les souvenirs revenaient souvent comme ça, sous forme de flashbacks ou de cauchemars.

Plus il regardait les lieux et plus Quatorze avait du mal à y croire. Bon sang. Tout était exactement comme il l’avait vu et revu. Il avait vraiment cette désagréable sensation d’être dans sa tête. Rien n’avait changé, tout était en place. Jusqu’au bruit étouffé que tout ce beau monde faisait. Dans la plupart de ses souvenirs, c’était ça le problème majeur. Pas de son correct, parfois pas un seul bruit. Juste des mouvements de lèvres qu’il n’arrivait pas à déchiffrer. Aucun de ses souvenirs heureux ou positifs n’avaient de son. Au contraire de ses cauchemars. A l’opposé, dans ces derniers c’était les images le problème. Il ne voyait que des choses affreuses mais jamais de visage en intégralité. Le son lui était bien présent par contre. Un rire sadique et méprisant qui lui glaçait le sens, des tintements de métal ou d’instruments de torture, jusqu’aux douleurs qu’il ressentait à chaque fois. Il ne comprenait pas pourquoi sa mémoire faisait de tels blocages mais il n’avait pas le choix. Il ne faisait que subir, comme maintenant.

Trois semblait enfin avoir remarqué de quoi Quatorze voulait parler quand il demanda si les deux silhouettes devant leurs yeux étaient bien eux. La réponse était évidente et le brun lâcha un simple « Oui. » en se détaillant de nouveau. Dans le fond il n’avait pas franchement changé, à ceci près qu’il avait l’air heureux, reposé et qu’il n’était pas habillé tout de blanc dans ce bar.

Trois se rapprocha des silhouettes, se plaçant carrément devant eux pour mieux les observer. C’était une sensation bizarre que de se voir. Autant Quatorze savait ce qu’il allait voir puisqu’il l’avait déjà vu, il s’était déjà vu. Mais ça ne devait pas être pareil pour le châtain. Se voir en double pour la première fois était toujours perturbant. Ceci dit, le brun ne s’attendit pas à entendre la voix de son coéquipier prendre une telle teinte et un tel ton. Quelque chose n’allait pas. Il semblait faire une fixette sur son double, mais pourquoi ? Quelque chose le dérangeait sur son propre reflet alors Quatorze fronça les sourcils et se rapprocha rapidement de Trois pour s’assurer qu’il allait bien.

« Pourquoi quoi ? »

Arrivé à hauteur, il se rendit compte que Trois était devenu un peu blanc et qu’il regardait fixement la main de son spectre. Il suivit donc son regard avant d’ouvrir grands les yeux. Ben merde alors ! Qu’est-ce que… Il n’avait jamais prêté attention à ce détail, mais le spectre du passé de Trois portait une bague à l’annulaire. Il était lui aussi… marié ?

Comprenant ce que le châtain devait se poser comme question, Quatorze bifurqua vers lui avant de se poster devant lui. Son regard perdu en disait long. Le brun arrivait même à décrypter ce qu’il assimilait à se la souffrance dans l’expression de son visage. Merde.

« Hey, Trois, je suis là. Ça va aller. Respire ok ? »

Il avait agrippé un de ses bras pour le soutenir au cas où la charge émotionnel serait trop forte. Mais le garçon d’habitude si sûr de lui et serein paraissait complètement ailleurs à ce moment-là. Quatorze avait donc placé une main sur une de ses joues pour l’obliger à le regarder et à se focaliser sur autre chose que cette vision de bague qu’il n’avait plus, ici dans la Ruche.

« Respire. Y’a forcément une explication, on va la trouver, ensemble. T’es pas tout seul, je suis là. Je sais ce que ça fait. »

Et c’était vrai. Il avait eu plusieurs remontées de souvenirs depuis la prison et toutes ne s’étaient pas bien passées. Il n’y avait qu’à voir son état après la prison ou après un cauchemar horrible au beau milieu de la nuit. Se rappeler avec souvent l’effet d’une claque et amenait toujours plus de nouvelles questions que de réponses. Trois en faisait peut-être pour la première fois une amère expérience.
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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Sam 1 Juil - 1:36

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J'aurais pas dû être aussi atteint par ça. J'aurais dû garder mon sang froid. Combien de fois, combien de situation auxquelles j'avais fais face dans la Ruche et j'avais gardé mon calme. J'avais gardé tout sous contrôle. J'étais même parvenu à garder sous contrôle ma frustration de n'avoir aucun souvenir. Pas un seul. Et là je me voyais moi. Je voyais cette alliance à mon doigt. J'étais marié.

J'avais été marié.

« Hey, Trois, je suis là. Ça va aller. Respire ok ? » - Je sentais sa main sur mon bras mais mon regard restait rivé sur l'annulaire de mon double. Je ne clignais même plus et deux larmes gonflaient à mes paupières pour humidifier mes yeux. La main de 14 venait se poser sur ma joue et il me forçait à le regardait. Je réussissais à cligner, à respirer seulement lorsque je croisais son regard.

J'aurais dû pouvoir me contrôler. Je n'aurais pas dû me perdre autant pour cette simple chose. Mais toute la frustration, toute la rage de l'amnésie remontait à la surface. J'avais besoin de savoir, de me souvenir pour comprendre. Et rien ne venait. Rien!

Ma respiration s'accélérait alors que je divaguais dans ma tête et immédiatement 14 tentait de me calmer. Il me disait de respirer mais tout ce que je voulais faire c'était hurler. Je voulais m'ouvrir le crâne, m'arracher la cervelle pour chercher ce qui clochait à l'intérieur. Je sentais cette brûlure insupportable dans ma boite crânienne. L'effort insoutenable résultant d'un vide et d'un silence absolue. La mémoire ne revenait pas. Elle était bloquée, bel et bien impossible à réactiver. De quoi me rendre fou.

Mais au lieu de hurler, au lieu de crier ma rage et frapper les murs, je fondais sur 14 et le piégeais dans mes bras. Je perdais pied et laissais les larmes couler sur mes joues et son épaule, symboles d'une blessure bien plus profonde que la simple vision d'un anneau mystérieux à la signification évidente et obscure. Un moment de faiblesse et de lâcher prise dont je gratifiais 14, sans la moindre gêne. Parce que je n'avais pas le choix. Parce que je ne contrôlais rien, ou peut être, justement, parce que c'était lui. Si nos doubles pouvaient nous apprendre une chose, c'était qu'on se connaissait avant et qu'on était proche. Et c'était un détail qui ne m'apparaissait pas comme une surprise. Ça me semblait même normal.

Ce qui semblait normal aussi, c'était de m'expliquer. Je venais de craquer, d'utiliser 14 comme mon pilier, il méritait de comprendre. Lorsque je le lâchais et que je me redressais, j'évitais son regard. Maintenant seulement je ressentais la gêne et j'essuyais mes larmes d'un revers de la main. - Ça me tue... Tu sais, de pas me souvenir. - J'indiquais mon double d'un mouvement de la tête. - Je vois ça, et rien me revient. Strictement rien, alors que c'est sous mes yeux. Je sais que ça reviendra un jour mais putain ce que c'est long...

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Sam 1 Juil - 16:50



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Quatorze tenait toujours Trois par le bras, se demandant bien ce qu’il pouvait se passer dans la tête du châtain. Il semblait complètement stoïque, paumé. Il n’avait pas réussi à détacher son regard de l’alliance avant que le brun ne le force à le regarder et même une fois chose faite, son regard en disait long sur ce qu’il ressentait.

Le brun voyait de la détresse et de l’incompréhension dans ses yeux. Constater ça lui faisait mal, il n’aimait pas le voir dans cet état, lui qui était toujours terre à terre et fort, notamment pour lui. Il l’avait toujours vu gérer toutes les situations possibles avec un aplomb sans faille. Il restait toujours maître de lui, réfléchi. Là, ce n’était clairement plus le cas.

Le brun entendit une respiration difficile avant que tout ne se passe très vite. Trois avant foncé sur lui, le serrant dans ses bras, fortement. D’abord surprit, Quatorze se demanda ce qu’il se passait avant de comprendre. Il craquait, il pleurait contre son épaule et le voir comme ça lui fendit le cœur. Purée, Trois… Il referma ses bras autour de lui en tenta de le bercer un peu pour le calmer. Un de ses mains passait sur son dos pour l’apaiser comme il le pouvait mais visiblement sans grand succès. Avoir vu cette alliance l’avait vraiment bouleversé. Il fallait dire aussi que le châtain avait été persuadé de ne pas être marié jusqu’ici… Ils en avaient parlé tous les deux lorsqu’ils avaient découvert leur tatouage en commun.

« Shhhh, ça va aller, je suis là. »

C’était tout ce qu’il trouvait à dire pour le moment. Que pouvait-il dire d’autres ? Que pouvait-il bien faire d’autre à part être là pour lui ? Après tout, il ne se souvenait pas d’eux au point d’en connaître plus sur lui que lui-même. Même s’il aurait voulu pouvoir lui apporter plus d’informations. A vrai dire, il n’avait pas remarqué l’alliance quand il avait rêvé de ça une nuit. Sans cette rétrospection à ce niveau, lui et Trois n’auraient jamais eu connaissance de cette bague finalement.

Quelques instants passèrent et le châtain finit par se reculer, visiblement plus calme. Il s’était redressé, mais avait fui son regard, comme honteux. Quatorze en avait d’ailleurs froncé les sourcils, ne comprenant pas vraiment. Il n’avait pas à avoir honte de craquer, pas avec lui. Il savait ce que ça faisait et Trois avait été là pour lui dans ces moments-là. C’était la moindre des choses d’être là pour lui aussi, d’autant plus que ça lui semblait normal.

Il l’écouta donc, comprenant ce qui n’allait pas et pourquoi il avait craqué. Il n’arrivait pas à se souvenir et ne pouvait pas comprendre le pourquoi du comment de la présence de cet anneau. Et ça lui faisait mal. Le brun ne pouvait que comprendre. Il avait eu le réflexe de regarder sa propre bague qui ornait son annulaire gauche. Lui non plus ne se souvenait pas de l’identité de la personne avec laquelle il était censé être marié. Ca l’avait obsédé au début, puis après plusieurs semaines à se prendre la tête, il avait simplement abandonné l’idée de se souvenir et était passé à autre chose.

Il prit un instant avant de finalement focaliser son attention sur le châtain, évitent consciemment de regarder leurs doubles plus longtemps.

« Ecoute, je peux pas dire que je sais ce que c’est. Tout me saute à la figure en vrac donc… Je ne sais pas ce que c’est. Mais j’imagine à quel point ça peut être frustrant et à quel point ça peut faire mal de ne pas savoir. Mais ça viendra. Je te promets que tu finiras par te souvenir, je t’aiderais comme je peux à reconstruire le puzzle. Si je me souviens un peu et que je te raconte, ça déclenchera peut-être un peu les tiens. Faut pas désespérer, faut garder espoir. »

Il avait fait une moue compatissante mais sincère. Il ferait tout ce qu’il serait en son pouvoir pour essayer de l’aider et peut-être qu’un jour cela marcherait. Ils savaient déjà qu’ils se connaissaient et qu’ils étaient proches. Qu’ils étaient chacun mariés et qu’ils allaient boire des coups dans ce bar. C’était déjà un début non ?
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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Sam 1 Juil - 17:43

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Je l'écoutais parler, je l'écoutais me rassurer, mon regard toujours fuyant. J'évitais de regarder nos doubles et j'évitais de le regarder lui. Pourquoi cette gêne? Étais-je fier à ce point? Je pouvais subir les pleurs et les détresses de tout le monde mais je n'osais pas me laisser aller moi-même? Je n'aimais pas cette fragilité, je n'aimais pas sembler si faible. Je pouvais le sentir. C'était une situation, un état qui me posait problème et qui me dérangeait. Je ne devrais pas me sentir en danger parce que je m'affichais vulnérable, pas avec 14. Il avait subi et m'avait montré bien plus que ça. Je n'avais aucun droit de me sentir plus mal.

Ma main se posait sur son épaule, puis l'angle de son cou et sa nuque avant que mon regard ne trouve le chemin du sien. - Merci... - Avais-je lâché dans un souffle. Je n'avais jamais eu besoin de lui, ni de personne. Ça avait toujours été l'inverse. Mais cette fois que la situation était inversée, cette fois il se montrait à la hauteur, il se montrait comme l'ami qu'il me semblait avoir vu en lui.

Je le lâchais, m'éloignais de quelques pas en ne jetant qu'un regard à nos doubles, un regard rapide, bref. Je ne voulais plus le voir. Je ne voulais plus avoir à voir cette alliance, elle me torturait. Leur bonheur me torturait. Je me rapprochais de la rambarde et en contrebas j'observais les silhouettes qui bougeaient, dansaient certainement. J'aurais aimé avoir l'âme un peu plus joyeuse.

J'aurais aimé être dans ce bar, le vrai, et pouvoir m'amuser aussi. J'aurais aimé être à la place de nos doubles: insouciants, joueurs. Innocents. J'aurais aimé pouvoir goutter de cette bière. J'aurais aimé, mais tout ce que je voulais c'était sauter dans ce trou. Plonger dans les abysses. Je voulais chuter dans ce néant le temps que mes pensées s'apaisent, que cette image se fasse moins brûlante.

Je descendais les quelques marches, silencieux, et me rapprochais de l'ouverture parfaitement carrée. Rien de tout ça n'était réel. Ou si ça l'était, cette Ruche était bien plus incompréhensible que je l'avais déjà déduis. Et si c'était réel? Est-ce que la Ruche me laisserait sombrer? Je faisais un pas en avant et me laissais tomber.

Je ne voulais pas mourir, mais je ne voulais pas rester non plus. Jusque là le passage entre les salles se faisait comme ça, alors je ne m'étais pas posé de question. Je voulais simplement sortir de là, partir, et je chutais. Je chutais dans le vide, un vide bien trop long. Je sentais la fraîcheur de l'air que ma peau frôlait puis bientôt je ne sentais plus rien. Je ne criais même pas. J'attendais seulement la suite, l'alliance au premier plan de mes pensées jusqu'à voir une tâche claire. Une tâche qui grandissait. Un mur. J'allais trop vite.

Je ne sentais rien, pas la moindre douleur, seulement le son d'un claquement, étrange son pour cette chute et cette finalité qui aurait dû être bien différente. Lorsque j'ouvrais les yeux je sentais immédiatement un mal de crâne violent et une sensation de brûlure au niveau de mes mains. Mes paupières papillonnaient, s'habituant difficilement à la lumière et au blanc violent des murs autour de moi. J'étais allongé par terre et lorsque je posais mon regard sur mes mains, j'y trouvais plusieurs lésions encore rouge, avec du sang en prime.

Je me redressais doucement, pris d'un vertige, et balayais la pièce pour poser mon regard sur un corps allongé à côté de moi, à l'inverse de moi. Une tête brune que je reconnaissais immédiatement. Je posais ma main sur son épaule et le secouais un peu. Doucement, toujours vaseux. - 14, hey. Réveilles toi..

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Sam 1 Juil - 23:13



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Quatorze avait essayé d’être le plus rassurant et présent possible. Il ne savait pas vraiment si cela marchait, Trois fuyait toujours son regard et il n’avait pas l’habitude de consoler les autres. C’était souvent lui dans le rôle de la pleureuse paumée, le mec à calmer en permanence. C’était donc assez étrange d’inverser les rôles et de devoir être celui sur qui on peut s’appuyer. Ce n’était pour autant pas insurmontable. Pas pour Trois, pas si ça pouvait l’aider à reprendre pied. Néanmoins, le silence du châtain commençait à inquiéter le brun. Est-ce qu’il allait bien ?

Il eut bien vite la réponse puisque ce dernier posa sa main sur son épaule avant de la remonter un peu contre sa nuque, le regardant enfin. Il le remerciait. Il semblait allait mieux, avoir repris un peu de constance, mais il ne semblait pas remit pour autant. Ça l’avait secoué et Quatorze le voyait bien. Il ne voulait cependant pas forcer le pas et engendrer un braquage de la part de son camarade. Il devait avoir besoin de temps et d’espace alors il le laissa s’éloigner un peu, reportant un instant son attention sur leurs doubles qu’il avait plus de mal à regarder maintenant qu’il avait constaté l’effet qu’ils avaient eu sur Trois.

Lui se souvenait, mais pas son ami. Il en avait eu marre souvent d’avoir sans cesse des flashbacks sans rien n’y comprendre et il percutait aujourd’hui qu’il n’avait été qu’un sale égoïste. Lui au moins avait des souvenirs. Ce n’était pas le cas de tout le monde, il n’avait pas à se plaindre alors que d’autres résidents plus anciens, comme Trois, ne demandait qu’à se rappeler, ne serait-ce qu’un peu. Il se sentait un peu coupable de s’être plains au lieu d’encaisser sans broncher…

Il détacha son regard de leurs doubles, dégoûtés de les voir alors qu’ils faisaient du mal au châtain. Il aurait préféré que tout ça n’arrive pas. Lui raconter juste les scènes devait déjà être bien suffisant pour lui, pas la peine d’en ajouter à cause de ce foutu niveau qui jouait avec eux.

Quatorze chercha de nouveau Trois du regard et il constata que ce dernier c’était éloigné pour finalement se rapprocher dangereusement du précipice noir et qui semblait sans fin. La porte qui les conduirait surement encore ailleurs. Mais rien n’était moins sur ici, ce trou pouvait aussi être leur fin, qui sait. Le brun s’approcha doucement en direction du châtain avant de remarquer qu’il semblait déterminé. Qu’est-ce qu’il allait faire, sauter ?

« Trois, ça va ? T’approches pas trop tu vas… »

Mais c’était trop tard, il avait sauté dans le vide.

« Trois ! »

Sans lui. L’adrénaline commença à monter dans les veines du brun, paniqué à l’idée qu’ils se séparent dans cet endroit sordide dont il ne comprenait pas le fonctionnement. Il s’était penché au-dessus du vide mais ne voyait rien. Merde…

Soudain, un violent mal de tête le prit et il commença à voir flou, titubant un peu en arrière en se tenant la tête. Il avait l’impression qu’on lui sifflait super fort dans les oreilles et puis… plus rien. Le noir. Le calme. Le silence total.

Jusqu’à ce qu’il sente une petite pression sur son épaule et une petite secousse peu franche. Il ouvrit les yeux mais les referma aussi vite en grognant, aveuglé par du blanc. Étaient-ils de retour dans la Ruche ? Il lui semblait avoir reconnu la voix de Trois qui lui disait de se réveiller. Il essaya de se redressait mais porta bien vite une main à sa tête en grimaçant. Bon sang, ce qu’il pouvait avoir mal.

Il mit un instant à reprendre tous ses esprits et surtout sa vue, pouvant constater que son ami allait bien lui aussi, du moins en apparence. Le brun se passa une main sur le visage avant de bougonner.

« Purée, j’ai l’impression qu’un train m’est passé dessus… Fin, tu vois ce que je veux dire. »

Il avait eu le sentiment que c’est mots pouvaient être interprété d’une manière cocasse et s’était senti obligé de rajouter quelque chose. Mais ce n’était pas le plus important.

« Tu sais ce qu’il s’est passé ? J’ai… Je ne sais pas si ce qu’on a vu était… C’était réel ? On était vraiment dans ma tête ou la ruche se fou encore de nous ? »
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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Sam 8 Juil - 17:07

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J'aidais 14 à se redresser et me laissais aller à un faible sourire en l'entendant grogner. - « Purée, j’ai l’impression qu’un train m’est passé dessus… Fin, tu vois ce que je veux dire. » - Ouais, je sais. Moi aussi. - En temps normal j'aurais relevé. Pas cette fois. J'étais trop usé, trop confus pour ça. En quelques secondes, les souvenirs de ce qui s'était passé me revenait en tête et je me revoyais sauter dans l'abysse sans savoir où elle me mènerait. Sans savoir si j'y survivrais. A l'évidence j'y avais survécu.

« Tu sais ce qu’il s’est passé ? J’ai… Je ne sais pas si ce qu’on a vu était… C’était réel ? On était vraiment dans ma tête ou la ruche se fou encore de nous ? » - Je... - Je regardais mes mains. Les blessures. Je me souvenais d'où elle venait. Du sac de sable que j'avais martelé après ma dispute avec 9. Après le robot aspirateur. Je l'avais raconté à 14 et si je me souvenais, il devait certainement en être de même pour lui. Mon regard glissait des croûtes vers mon annulaire gauche. Rien. - Je pense que c'était réel, sinon on se souviendrait pas de la même chose. Non? - Je le déduisais parce qu'il c'était fait la même réflexion dans ce... "rêve"? D'être dans sa tête.

Je sais pas si on était dans ta tête. Je sais pas où on était d'ailleurs, mais j'ai un mal de crâne à crever... - Je ne ressentais plus la colère que j'avais pu ressentir dans le bar. Elle était comme étouffée. Lointaine. Peut être parce qu'elle n'était plus qu'un souvenir. Je revoyais l'alliance, nos doubles. Je me souvenais de ma rage mais maintenant que j'étais là, réveillé, elle me semblait plus diffuse. Peut être était-ce normal. Peut être avais-je réussi à m'en débarrasser un peu en pleurant sur 14. Peut être que ça n'avait rien à voir. Que pouvait-on croire dans cette foutue Ruche? Est-ce qu'on pouvait croire quoi que ce soit? Mon avis? Encore moins maintenant qu'on savait qu'elle pouvait nous balancer ce genre de chose à la figure.

Je passais une main sur mon visage et rouvrais les yeux pour les poser sur la porte blanche. - Je sais pas toi mais je dirais pas non à sortir de là. - Et j'aurais pas dis non à une bière, mais des deux choses, une seule était possible...

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MessageSujet: Re: Just like the old days... || Ft. H03-14   Mer 12 Juil - 1:36



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Trois n’avait visiblement pas relevé sa blague. Quatorze en déduit qu’il devait encore être un peu secoué par ce qu’ils avaient vu. En même temps… il y avait un peu de quoi. Il aurait surement réagit de la même manière à sa place. Peut-être même pire, il aurait peut-être paniqué complet, il ne savait pas trop.

Il regardait ses mains, comme pour s’assurer qu’il était belle et bien dans la réalité et non plus dans un mauvais trip, concocté maison par la Ruche. Les traces et les croutes sur ses mains semblaient indiquaient qu’ils étaient bien éveillés maintenant. Du moins c’est la réflexion que se fit le brun. Trois lui avait raconté sa mésaventure avec le robot lors de sa discussion avec Neuf… Décidément, c’était une journée très riche en émotions pour le châtain et Quatorze avait juste envie de le parquer dans sa colocation pour être sûr qu’il ne se prendrait rien de plus en travers de la face pour la journée. Certes Trois avait toujours le plus vieux d’eux deux ici, il avait été aussi le plus mature, patient et pragmatique, mais il ne pouvait pas toujours tout encaisser sans broncher et sans que cela ne le touche. Leur découverte dans ce niveau en était la preuve.

Il le regarda passer son doigt sur son annulaire, signe que tous les deux se souvenaient bien de ce qu’ils venaient de voir et subir. Trois s’était d’ailleurs fait la même réflexion. S’ils se souvenaient de la même chose, c’est que tout cela était arrivé, même si ce n’était qu’une hallucination de la Ruche, ils étaient persuadés que ce qu’ils avaient vu avait déjà eu lieu, dans leur passé. C’était en quelque sorte réelle.

« Ouais, t’as raison. »

Quatorze avait opiné et s’était passé une main dans les cheveux quand Trois parla de son mal de tête. Lui aussi avait mal, il avait l’impression d’avoir pris un mur de plein fouet, ce qui n’était clairement pas agréable. Il n’empêche que ce niveau l’intriguait et lui faisait peur à la fois. La Ruche était-elle vraiment capable de fouiller leur mémoire, si bien enfouie soit-elle, pour leur balancer des souvenirs comme ça au visage ? Et sans préavis en plus ? C’était dingue, complètement dingue, comme à peu près tout ici…

Il suivit le regard du châtain qui fixait la porte blanche et il ne prit pas bien longtemps à confirmer ce que Trois lui disait. Lui non plus n’avait pas envie de s’éterniser ici. Pas après tout ça et surtout pas après avoir vu dans quel état cela avait plongé Trois. Il semblait aller mieux, du moins vue de l’extérieur, mais ce n’était peut-être pas réellement le cas. Quatorze savait qu’il était possible de cacher ses émotions et ses coups durs, surtout ici, c’était presque vital.

« Ouais, pareil. Je tiens pas à ce qu’on reparte dans je ne sais quelle rétrospection qui sort de je ne sais où. »

Il avait pris les devants et s’était dirigé vers la porte avant de l’ouvrir, presque à la voler. Il s’attendait à devoir forcer pour l’ouvrir mais cela n’avait pas été nécessaire. Il sortit avant de pousser du regard son ami pour qu’il fasse pareil et le rejoigne. Une fois qu’il passa la porte, il s’empressa de la refermer derrière eux. Il scruta le visage las et fatigué de Trois et une de ses mains vint serrer doucement une de ses épaules.

« Je crois que t’as eu une journée un peu lourde là. Je pense que tu devrais te reposer… Je te raccompagne jusqu’à ta chambre et on reparlera de tout ça demain ? Il parait que la nuit porte conseil. A tête reposée on y verra surement mieux. »

Inconsciemment il avait commencé à amorcer un pas pour qu’ils sortent tous les deux de ce maudis couloir rempli de porte de toutes parts. Il n’allait pas franchement lui laissait le choix, Trois devait se poser et digérer les nouvelles informations, en plus de son agression par un bras mécanique. Quatorze était bien placé pour savoir que cela faisait beaucoup.
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