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 Judge, Jury and Executioner - ft H03-14

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MessageSujet: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Jeu 4 Mai - 0:34

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Les clauses du contrat étaient claires, les limites étaient posées, j’avais tous les détails en tête. Ne jamais avoir de traces écrites qui pourraient être retournées contre moi, j’avais fini par le graver dans mon crâne il y a des années de cela, maintenant je le faisais automatiquement, sans qu’on ait besoin de me répéter cent fois les choses. J’avais juste la photo de la cible, toujours sur moi, que je pourrais brûler une fois que tout serait fini, photo que je gardais toujours dans mes poches que je dépliais et repliais plusieurs fois par jour pour mémoriser chacun des traits de son visage, que tout me reste en mémoire pour le reconnaître une fois qu’il serait dans les parages. Ceci dit, alors qu’on avait tenté de supprimer toutes réflexions dites « sensibles » en pleine mission, je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était dommage, il avait un visage agréable, c’était dommage que je sois obligé de l’abîmer. M’enfin, c’était un contrat, c’était mon boulot, je n’avais plus vraiment le choix, et je n’allais sûrement pas faire marche arrière parce que la cible avait une belle gueule. Il y en avait un qui ne serait pas content s’il m’entendait penser d’ailleurs, je passerais probablement un sale quart d’heure même pour avoir osé penser ça. Un fin sourire passa sur mon visage alors que je glissais pour une énième fois la photo dans la poche de mon pantalon, refermant la fermeture vivement.

Assis dans le sable, dans un uniforme militaire des plus neutres possible, mais qui m’ouvriraient aussi les portes des camps pour approcher ma cible. Ils étaient persuadés que j’étais de leur côté, je parlais leur langue à la perfection, en même temps, j’avais grandis en Europe, je connaissais l’anglais, le français, et même s’ils restaient encore méfiant, je savais que je gagnais petit à petit leur confiance. En même temps, ils n’avaient pas l’habitude d’avoir des soldats du Moyen Orient de leur côté, vu que c’étaient justement les hommes qu’ils combattaient. J’avais dû faire mes preuves, et je n’avais pour ainsi dire aucun scrupule à tirer sur les hommes de mon origine, je m’en foutais littéralement. Le communautarisme, ce n’était pas pour moi, ce qui m’importait surtout c’était la sécurité de mes proches, je n’en avais que deux, c’était de suite plus facile. Le fait que je ne doute pas, que je ne flanche pas et que je n’hésite surtout pas à exécuter les ordres avait joué en ma faveur. Je savais que c’était pratiquement gagné. J’allais pouvoir approcher ma cible, l’approcher et enfin commencer ma mission, du moins je l’espérais. Même si j’étais patient quand il était question de mes contrats, là la phase d’approche était longue, sans compter que malgré toutes mes préventions, les dispositions que j’avais prises, il y avait toujours un risque que je me fasse démasquer et tuer. Je devais prendre mon mal en patience en redoublant de prudence, priant pour qu’ils se passent à l’attaque le plus rapidement possible. Pendant le chaos des combats, j’aurais tout le loisir de faire ce que je voulais, on ne se rendrait pas compte de ma disparition, et lui passerait sans doute pour mort dans le meilleur des cas, ou prisonnier de guerre chez l’ennemi. Dans les deux cas, ils ne seraient incapables de le trouver, tout comme moi. Depuis que j’étais entré dans leurs rangs, j’avais tout prévu pour que le jour J, il y ait plusieurs témoins de ma « mort » afin qu’on ne me soupçonne pas après coup et qu’ils ne se lancent pas à ma poursuite. J’aurais pût procéder tout autrement, payé quelqu’un pour qu’on me ramène la cible et que je fasse mon boulot bien à l’abri mais… c’était très excitant de revenir sur le champ de bataille.

Ça faisait des années que je n’avais plus joué au petit soldat, malgré la « formation » que j’avais subie, je n’étais jamais entré dans l’armée. Avoir une arme entre les mains, mettre fin aux jours d’autres hommes, il y avait quelque chose d’excitant là-dedans, peut-être parce que je n’avais aucun regret et un point de vue bien particulier sur la vie. J’avais fais des promesses, et je comptais bien les tenir, peut importe ce que je devais faire pour cela. Seuls ceux à qui j’avais fais ces promesses pouvaient me juger et me faire arrêter. Ce qui n’avait jamais été le cas jusqu’à présent. De là à dire qu’ils étaient fiers de moi, j’en doutais fortement, mais ils savaient que je n’avais pas d’autre choix. Est-ce que cela faisait quand même de moi quelqu’un de mauvais à leurs yeux ? Il y avait fort à parier, je l’avais déjà vu dans son regard à lui, mais il m’avait suivit, il n’était pas parti et il continuait à m’aimer de la même façon. De toute façon, je n’avais pas le choix. Et je ne connaissais pas d’autre façon de vivre. Jouer les petits soldats me changeait cependant des missions ordinaires, habituelles, c’était peut-être aussi pour ça que je prenais mon pied à faire ça. Enfin non, l’extase arriverait bien plus tard. Les choses allaient bougées, je ne serais bientôt plus obliger d’obéir à des ordres et de faire des courbettes à qui que ce soit. Peut-être que je pourrais me débarrasser de certains en partant, faisant porter le chapeau au camp adverse ? C’était séduisant comme idée. Dissimulant mon sourire derrière le keffieh de mon uniforme, je ramenais mon arme contre mon torse, gardant toujours les doigts près de la gâchette au cas où, saluant les gradés qui descendaient de la jeep à quelques mètres de nous. Ils avaient quelque chose à nous annoncer.
C’était pour le lendemain. Excellent. Mais j’allais devoir faire encore plus attention alors que je mettais en place mon plan pour atteindre ma cible.

***

Tout c’était déroulé comme je l’avais prévu, ou presque. On me croyait mort, explosé, donc impossible de ramasser mon corps, j’avais pût mettre la main sur mon objectif et personne ne m’avait vu l’enlever. Le plus dur avait été de quitter le champ de bataille sans qu’on me remarque et de prendre le volant jusqu’à cet endroit à la nuit tombée. La cible était fermement attachée à une chaise dans la pièce, plongée dans l’obscurité, mis à part la lampe électrique qui était posée à côté de moi sur une caisse en bois. Moi ? Après plusieurs semaines à passer sous le soleil dans le sable et la terre, en arrivant ici j’avais pris une très longue douche bien chaude, elle avait duré près d’une heure, une nécessité pour retirer la crasse et me mettre dans l’ambiance pour ce qui allait arriver ensuite. J’avais quitté l’uniforme militaire pour un de mes costumes noir, noir complet, que j’aimais tout particulièrement. J’avais assez peu le loisir de m’habiller comme je le voulais, portant la plupart du temps des vêtements qui favorisaient l’infiltration ou qui s’adaptaient aux lieux dans lesquels je devais aller. Ce n’est pas comme si je passais la plupart de mon temps chez moi et que je vivais comme tous ces gens une vie faite d’hypocrisie et de faux semblant. Je n’étais pas fait pour vivre dans la société, et de quelconque société en général, elle m’avait trop laissé de marques, invisibles celles-ci, pour que soit comme tout le monde.

Assis donc à côté de cette caisse avec cette lampe qui était la seule source de lumière de la pièce, à une distance plus que raisonnable de ma cible, j’examinais les plaques que j’avais trouvé sur lui, des plaques qui ne portaient pas son nom, ou du moins le nom qu’on m’avait donné de lui. Sauf qu’il n’y avait pas d’erreur possible, c’était bien de lui que je devais m’occuper. J’étais cependant curieux de savoir qui était ce Chris Reed. En plus de ça, il avait une alliance, que je lui avais laissé au doigt, je ne suis pas un charognard non plus, un type marié. Et ça ne me faisait ni chaud ni froid. Il avait sans doute une femme, et des marmots qui l’attendaient à la maison. Et qui l’attendraient sans doute longtemps. Très longtemps. Une famille serait détruite, et alors ? Combien étaient détruites chaque jour, dans quelque pays que ce soit, pour des tas de raisons diverses et cruelles. La vie est cruelle, et quand on est dans l’armée, la famille doit en être plus que consciente, ils sont censés savoir ce qui pourrait arriver.
Soupirant, je relevais la tête vers la forme que je devinais dans l’obscurité, depuis que je l’avais attaché, il n’avait pas bougé, sans doute n’avait-il pas encore repris conscience. Jouant avec les plaques d’une main, l’autre pendant dans le vide du côté de la lampe électrique, j’hésitais entre le réveiller maintenant, et sans douceur bien sûr, ou attendre encore qu’il daigne sortir des vapes. Sauf que le temps allait être long pour le coup et j’avais hâte de pouvoir commencer. Lentement, et gardant les plaques autour de mon poignet, je me levais en attrapant la lampe et allais me poster juste devant lui. Déposant la lampe à côté de moi sur le sol, je pris une grande inspiration et lui assena une gifle violente, accompagnée par les plaques qui claquèrent contre sa joue.

« Andrew Garwin, on se réveille. »

Evidemment, je connaissais son nom, comment aurais-je pût le traquer si je n’avais pas eu son identité complète ? M’enfin, c’était la première et dernière fois que je l’appelais comme ça. Son nom, il allait vite l’oublier.
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Lun 8 Mai - 13:30



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Encore une mission d’infiltration de terrain qui s’éternisait. Cela faisait presque deux semaines qu’ils avaient commencé leur travail qui était bien engagé, mais ils n’avaient toujours pas le feu vert des supérieurs pour lancer l’attaque. Le temps commençait à être long. Surtout pour Andrew. Il en avait un peu marre. Il avait envie de rentrer chez lui. Rentrer et retrouver Chris.

Deux semaines, ça pouvait sembler court. Mais c’était finalement déjà bien assez long pour lui. Surtout alors qu’il ne pouvait pas donner de nouvelles régulièrement. Il s’entendait très bien avec ses camarades – il avait même retrouvé Dickens un de ses plus proches amis militaire - certes, mais ne pas pouvoir donner de nouvelles l’angoissait. Il se souvenait parfaitement de l’angoisse qu’il avait ressentie lorsque Chris était parti pour la première fois sans lui sur le terrain. Un mois. Un putin de mois qu’il avait vraiment eu du mal à supporter.

Alors oui, depuis, ils avaient tous les deux fait plusieurs misions l’un sans l’autre et sur des durées plus ou mois longues. Mais jusqu’ici, ils avaient pu se tenir informé de leur état de santé et se rassurer régulièrement. Ce qui n’était pas le cas sur cette mission. Et ça rendait Andy malade.

C’est pour cela que le jour où on était enfin venu leur annoncer que l’assaut était pour le lendemain, le brun n’avait pu s’empêcher de jubiler. Il avait passé le reste de la journée à revoir les plans avec ses collègues, à briquer les armes, revoir le matériel à utiliser. Il savait exactement le rôle qu’il devait jouer, au moment précis.

Ils devraient prendre d’assaut un bâtiment pour le reprendre des ennemis. Les éclaireurs partiraient devant comme d’habitude mais cette fois il ne serait pas avec son groupe. Il serait posté plus en retrait et en hauteur, endossant une nouvelle fois son rôle de sniper avec un autre. Ils devraient s’occuper de dégager au maximum le terrain pour éviter aux éclaireurs de se faire massacrer d’entrée et veilleraient ensuite à ce qu’aucun renfort ennemi ne puisse rejoindre le dit bâtiment.

Son rôle était simple, clair, précis. Tout était parfait pour le jour J. Sauf que parfois, rien ne se passe comme prévu. Comme ce jour là. Malheureusement.

Tout c’était plutôt bien passé au début… Et puis ce fut le choc. Une explosion. Il avait suffit d’une explosion pour que tout bascule. Andrew n’avait pas comprit ce qu’il s’était passé. Il s’était retrouvé projeté en arrière, se prenant par moment des gravas dessus et suffoquant légèrement sous la poussière. Il était sonnait et ses oreilles avaient bourdonnés désagréablement.

Puis le trou noir. Plus rien.

***


Quand Andrew rouvre les yeux, ce n’est pas par gaité de cœur, non. Il revient à lui uniquement parce qu’il a sentit une vive douleur sur sa joue. On vient de lui asséner une gifle puissante dans le but de le faire réagir. Bon sang.

Il lâche un râle mécontent avant de papillonner des yeux. Il se fige rapidement. Qu’est-ce que… Son cœur accélère rapidement. Bien trop rapidement. Quelque chose ne va pas. Sa vue redevient aussi normal que possible alors qu’il se rend parfaitement compte qu’il est attaché, ou plutôt ligoter à une chaise en bois, dans une pièce sombre et humide. Il capte rapidement une source de lumière grâce à une petite lampe que tient quelqu’un.

Il sent encore la brulure qui prend place sur sa peau suite à la gifle et il panique. Bon sang, pourquoi l’a-t-on attaché ? Qu’est-ce qu’il fait là ? Il tente de se rappeler aussi vite que possible, son cerveau carburant à cent à l’heure. La mission. Le bâtiment. Son rôle de sniper… L’explosion. Et il ouvre de grands yeux.

C’était un piège ? Il venait réellement de se faire enlever ?! Ce n’était pas possible putin, pas lui ! Il aurait du le voir venir !

La première chose qui lui vint à l’esprit ne fut même pas « Pourquoi ? ». Non. Sa première pensée fut pour Chris. Il devait se sortir de là pour lui, pour eux. Hors de question qu’il l’abandonne. Il ne lâcherait pas sa vie comme ça, juste parce qu’un inconscient complètement taré avait décidé de l’enfermer et de l’attacher sur une chaise.

Son premier réflexe avait été de vérifier qu’il avait toujours sa bague de mariage. Le fait de la sentir le rassurant, légèrement. Un autre détail l’avait frappé. Cette voix. Cette voix qui s’était élevée dans la pièce et qui avait prononcé son prénom.

Il avait comme l’impression de l’avoir déjà entendu mais sans savoir où. Qui était ce type et comment connaissait-il son prénom. En fronçant les yeux pour essayer de mieux voir son visage il se figea. Le gars avait bougé et un bruit métallique était parvenu à ses oreilles.

Andrew avait froncé les sourcils en baissant la tête vers son torse. Il n’avait plus sa veste, ni son collier avec les plaques militaires de Chris. Sa mâchoire se serra avant qu’il ne prenne finalement la parole.

« Rends-moi ça tout de suite ! On t’a pas apprit à pas toucher aux affaires qui ne t’appartiennent pas, afurisita* ?! »

Ce gars n’avait aucun droit de toucher à ces plaques. Personne n’avait le droit de les lui prendre. Il était tellement énervé qu’il ne contrôlait même pas ses paroles. En temps normal, il ne parlait pas Roumain, la langue que sa mère lui avait appris lorsqu’il était jeune. Mais les circonstances ne lui permettaient pas de garder son calme.

« Et puis t’es qui d’abord ?! Comment tu connais mon prénom ? Qu’est-ce que je fou attaché sur une chaise bordel ?! »

Il se tortillait sur place pour essayer de se défaire de ses liens. Il ne pouvait pas bouger et se sentait impuissant. Même s’il doutait fortement que ce soit le cas, il priait pour que tout ce bordel ne soit qu’une vaste blague, ou un exercice débile de l’armée.

*afurisita : "putin" en roumain
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Mer 10 Mai - 21:32

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Il lui avait fallu un moment pour émerger, comme quoi ça l’avait sonné tout ça, j’espérais quand même que l’explosion ne l’avait pas rendu sourd, ça compliquerait ma tâche, mais j’aimais les challenges. Je restais donc debout devant lui, la tête légèrement penchée sur le côté, attendant qu’il reprenne complètement ses esprits. L’obscurité m’empêchait de bien voir son visage et son incompréhension de ce retrouvé ici, ce n’était pas difficile de deviner qu’il l’avait collé sur la face, à moins d’être un abruti au dernier degré. Aussi surentraîné soit-il, je doutais fortement que l’armée américaine propose ce genre d’exercice à ses soldats. Faire subir ça à leur prisonniers, oui, mais sûrement pas à leurs hommes. Il y avait peut-être un peu de justice là-dedans, si ceux qu’il combattait en face n’étaient pas encore pires, ne venant tout simplement pas d’une organisation similaire. C’était bien pour ça qu’ils m’avaient payés, s’ils venaient d’une armée officielle, il ne serait sans doute pas là. Malheureusement pour lui, heureusement pour moi. Ceci dit, il commença à s’agiter et à s’époumoner contre moi, réclamant aussitôt ses plaques, ce qui me fit hausser un sourcil et reposer le regard sur ses plaques autour de mon poignet. Il y tenait donc beaucoup. Oho. Il n’avait alors pas de femme ni d’enfants, mais un mari ? Un militaire ? Ou un frère alors ? Un meilleur ami ? Il y avait plusieurs possibilités là-dessus, j’obtiendrai les réponses en temps et en lieu. Pour le moment, il me fallait faire connaissance avec Andrew Garwin et le calmer un peu. Non content de faire le capricieux à demander sa camelote, il cherchait à avoir des réponses quant à sa situation. Si ce n’est pas mignon tout ça. Il me semblait quand même bien nerveux pour un petit soldat et plutôt du côté des sangs chauds. J’avais vu ces dernières semaines que pourtant ses camarades mettaient un point d’honneur à garder leur sang froid et à analyser la situation en toutes circonstances. Ce qui n’était visiblement pas son cas. Souriant, je lui retournais une autre gifle pour le calmer et le faire s’arrêter de gigoter comme ça dans tous les sens, il allait finir par se retrouver la gueule sur le béton froid et humide. C’était un avertissement et un geste de bonté, je n’allais pas en avoir beaucoup à son attention, valait bien qu’il les savoure.

« Ici, c’est moi qui pose les questions. Tu ne parleras que quand je t’y autoriserai. Ne t’inquiète pas, je vais te dresser pour ça. Le temps nécessaire ne dépendra que de toi. »

Sans lui accorder le moindre regard, je lui tournais le dos pour aller poser les plaques sur la caisse en bois, lui laissant la lumière pour le moment, prenant le temps de poser le collier doucement, de passer le bout de mes doigts sur les gravures des plaques, continuant d’élaborer des hypothèses sur qui elles pouvaient bien appartenir pour lui, appréciant tout particulièrement de le laisser complètement dans cette inconnue qui devait lui ravager les tripes et réveiller son instinct de survie. Intérieurement, je trépignais d’impatience de passer aux choses sérieuses, de m’amuser un peu (beaucoup) et de l’entendre souffrir, mais le plus important était de bien introduire les choses, sinon ça n’a pas de sens, sinon c’est juste bâclé et c’est du travail que mes employeurs pourraient faire eux-mêmes, sans le résultat escompté. Faire mal physiquement ne sert à rien quand on a un moral d’acier. Je n’en savais rien pour lui, mais je le soupçonnais quand même d’être un dur ou de s’être endurci. Pour être un sniper d’excellence et bien dormir la nuit, il le faut. De toute façon, j’allais le savoir très vite. Qu’est-ce qui craquerait le premier chez lui ? Le corps ou l’esprit ? Me supplierait-il d’arrêter les coups ou son regard s’éteindrait-il comme je l’avais vu souvent arriver quand l’esprit ne peut plus rien supporter ? Me retournant tout aussi lentement, je le rejoignis en quelques enjambées et ramassais la lampe à ses pieds pour la remonter à niveau de son visage, gardant toujours le mien dans la pénombre pour le moment.

« Au cas où tu te poserais la question, tous tes camarades te pensent mort. Une grenade a explosé tout près de toi et tout ce qui reste, c’est ta veste avec ton nom marqué dessus. Aujourd’hui, c’est le premier jour de ta mort. »

Je n’avais pu retenir un sourire de fendre mes lèvres en prononçant cette dernière phrase. A partir de maintenant, il était mort aux yeux de tous, on allait lui faire les funérailles dont tout soldat mort au combat à le droit, j’en avais vu un de mes propres yeux petit, ça m’avait assez marqué. Son entourage leur pleurerait aux sons des coups de feu tirés, la slave des vingt-et-un-coups qui ferait sans doute sursauter ses gosses s’il en avait. La douleur allait durer un temps, et puis ils l’oublieraient tandis qu’il serait là, à jouer les armes de destructions massives vivant, abandonné de tous. Et si jamais un jour un camarade le reconnaîtrait par hasard, sans même se rendre compte d’avoir un allié en face, il le tuerait froidement. Je n’allais pas prendre la peine de lui expliquer, ça ne servait à rien, il le ferait, c’est tout. Sans l’ombre d’un remord. Bien au contraire. Est-ce que j’aurais fait la même chose si c’était son camp à lui qui m’avait engagé pour faire subir ce que lui allait connaître très bientôt à un de leurs ennemis ? Bien entendu. Je n’étais pour personne dans cette guerre que des pays se mènent en se foutant de sacrifier des milliers de leurs habitants, civils ou militaires. Pourquoi est-ce que moi je m’en ferais ? Il n’y avait aucun bien dans ce conflit, chacun ayant sa propre vision du bien, et pour avoir vu ce que c’était des deux côtés, j’étais formel. Le bien et le mal, c’est ce qu’on se dit pour avoir bonne conscience. Je n’ai aucun mal à dormir la nuit en me posant des questions d’éthique. Nous sommes tous des ordures, point. Mais je m’égare.

Je retournais à ma place avec la lampe électrique que je reposais sur la caisse avec les plaques du nom de Reed, sortant le téléphone portable prépayée de la poche de mon pantalon, jouant un peu avec. Je n’avais pas pris autant de précautions à cacher mon identité à infiltrer une organisation qui pourrait me faire… connaître ce que je connaissais déjà avant de me tuer pour avoir un téléphone qui me localiserait n’importe où. J’avais cependant réussi à m’en procurer un qui me permettait d’avoir de la musique dessus, et pour ce que j’allais faire, j’en aurais bien besoin. Oh que oui. J’en avais besoin, et puis ça me plaisait. Et puis, c’était aussi un moyen que je me donnais pour pouvoir le contrôler à venir si jamais il fallait que j’intervienne. Enfin, vu les intentions de mes employeurs, ils se foutraient plutôt pas mal de le contrôler, le chaos les importait plus. C’était un autre de mes petits plaisirs.

De mon autre poche, je sortais un paquet de cigarettes qu’un soldat américain m’avait échangé contre un paquet de chips que j’avais trouvé, en sortant une que je glissais au coin de mes lèvres, mais que je n’allumais pas tout de suite. Déjà parce que je n’avais pas de briquet sur moi mais surtout parce que je me tâtais à commencer un peu lui donner un aperçu de ce qui allait suivre dès à présent. Attendons peut-être un peu ses réactions. Si monsieur décide de faire la forte tête, je serais obligé de sévir. Ayant toujours mon téléphone en main, je cherchais ma mélodie fétish que je lançais avec un sourire satisfait, posant ensuite le mobile sous ma chaise pour profiter au maximum des notes.

« Tu entends ça ? C’est la Neuvième Symphonie de Beethoven. Tu connais ? »
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Jeu 25 Mai - 20:17



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L’obscurité de la pièce n’était en aucun cas rassurante. Il faisait humide, trop pour le pays dans lequel Andrew avait été affecté. C’était étrange. Est-ce qu’on l’avait emmené ailleurs ? Possible. Mais cela voudrait dire qu’il était resté inconscient plus longtemps qu’il ne le pensait.

Rapidement, il essayait d’analyser la situation, se servant du peu de calme dont il disposait encore : autrement dit, très peu. Il se sentait prit au piège et il détestait ça. Le brun réfléchissait aussi vite qu’il le pouvait mais la situation était compliquée. Il ne distinguait pas le visage de son kidnappeur, ne connaissait pas ses motivations, n’avait aucune idée du lieu dans lequel ils se trouvaient, ne percevait pas l’ombre d’une issus de sortie à l’horizon… Il était dans la merde. Jusqu’au cou même.

Et cette constatation le fit encore plus rager. D’autant plus lorsqu’il se prit une seconde gifle. Il serra la mâchoire en grognant une nouvelle fois. Sa joue lui faisait mal et devait probablement être rouge avec deux baffes en si peu de temps. Ce mec commençait sérieusement à l’agacer. Surtout quand il l’entendit parlait. Non mais sincèrement ? Ce mec délirait complètement ! Il venait lui faire péter une bombe à la gueule – car oui, il était persuadé que l’explosion était de sa création – pour finalement l’enlever au beau milieu d’un champ de bataille et il voulait qu’il ferme gentiment sa gueule ? Andy ne pu s’empêcher de lâcher un rire moqueur. Mais bien sûr, il ne voulait pas non plus qu’il lui baise les pieds pendant qu’il y était ?

« Tu peux crever. Tu m’enlève et tu voudrais que je la ferme ? Compte pas sur moi pour te faire se plaisir. Et je suis pas ton clébard. Remballe ton histoire de dressage, et sa te fut* va ! »

Il n’aurait peut-être pas du répondre aussi vigoureusement. Peut-être même qu’il aurait du fermer sa gueule comme on lui avait conseillé… Mais c’était plus fort que lui. L’impuissance le rendait nerveux et ce mec le poussait à bout en un rien de temps. D’autant plus qu’il était en train de repartir avec ses plaques. Il n’avait pas le droit de les garder. C’était les siennes. Chris les lui avait donné, même si leurs supérieurs étaient contre, personne n’avait le droit de les toucher. Personne.

Il le regarda donc s’éloigner, poser les plaques délicatement avant d’attendre quelques instants. L’attente était pesante et peu supportable. Elle donnait à Andrew l’impression d’être de nouveau sur le front, quand il ne savait jamais vraiment ce qui allait leur tomber dessus, ni quand ils devaient passer à l’action. Rien à voir avec les missions sur lesquelles on l’envoyait dorénavant… Et ces rappels de la guerre dans laquelle il avait joué un rôle ne lui plaisait pas du tout…

Finalement son kidnappeur décida de revenir bien vite vers lui, lui mettant littéralement la lumière de la petite lampe en pleine face, avant de rouvrir la bouche pour lui lâcher quelques petits détails croustillants sur son enlèvement. Ses paroles se répercutèrent plusieurs fois dans son esprit. Si bien que son visage changea rapidement. Une lueur d’horreur s’y déposa. Comment ça on le croyait mort ? Mort… Mort de chez mort ? Impossible ! Personne ne croirait ça ! Il n’était pas mort, on l’avait juste kidnappé !

Son corps ne serait pas retrouvé, personne ne pourrait croire une chose pareille ! Du moins, c’est ce qu’il essayait de se dire. Et puis une lueur d’effrois passa dans son regard. Chris. Putin, Chris ! Il imaginait déjà un guignol en uniforme venir toquer à leur porte pour lui annoncer dans le plus grand des calme et une gêne évidente qu’il était mort. Comment Chris réagirait ? Bordel… Ils n’avaient jamais été séparé. Jamais plus d’un mois lors d’une mission du blond et Andy avait suffisamment gueuler auprès de leurs supérieurs pour que plus jamais l’un d’eux ne parte aussi longtemps...Alors qu’on lui dise qu’il était mort… Non, définitivement non. Il ne fallait pas qu’un truc pareil arrive. Il sortirait d’ici et il irait le retrouver pour le rassurer, le prendre dans ses bras et s’excuser d’avoir été trop con et de s’être laissé embarquer par un grand malade.

Et Doom ! Purée, lui non plus ne pourrait pas accepter facilement sa mort. Pas après qu’il ait déjà perdu l’être qu’il aimait, pas si longtemps que ça avant… Et puis non. Doom ne croirait jamais un truc pareil ! Pas avec son travail, jamais. Il était sûr que son frère irait vérifier toutes les caméras et rapports possibles et imaginables. Il finirait à coup sûr par trouver un détail qui l’informerait que tout ça n’était qu’une mascarade ! Ouais, voilà.

Dans le fond, il y avait peu de chances pour que cela arrive de cette façon. Mais c’était le seul espoir qu’Andy avait actuellement. Et il s’y accrochait de toutes ses forces…

Le psychopathe reparti de nouveau avec la lampe avant de finalement commencer à pianoter sur ce qui semblait être un téléphone. La lampe aidait le brun à y voir un peu plus dans la pièce. Il l’examina finalement. Il semblait grand, fin et aux cheveux courts. Bon, c’était déjà ça de connu maintenant. Le gars sortit en plus du téléphone un paquet de cigarette et en glissa une entre ses lèvres.

Des notes commencèrent à s’élever dans la pièce et Andrew ne mit pas bien longtemps avant de reconnaître le morceau. Du Beethoven. Neuvième Symphonie. Génial. Il était tombé sur un psychopathe fan de musique classique, de mieux en mieux. Il aurait presque pu se croire en plein épisode de Criminal Minds…

Il lâcha donc un juron entre ses dents en levant les yeux au ciel.

« Évidemment que je connais. »

Son ton était sec et il avait fait claquer sa langue contre son palet. Il l’avait déjà joué une ou deux fois plus jeune quand ses parents l’envoyaient au conservatoire. Ce n’était pas tellement le style de mélodie qu’il aimait. Trop… mi figue mi raisin. Elle était à la fois sombre et joyeuse. Deux émotions trop contradictoire qui collait généralement aux situations douteuses de mauvais goûts qui ne finissaient pas franchement bien. L’entendre maintenant ne le faisait que plus serrer la mâchoire. Il allait d’ailleurs finir par avoir des crampes à force.

« Et pour ta gouverne : personne ne va croire à ma mort. Mes proches ne sont pas aussi cons que tu dois le penser. Je suis pas le seul militaire ou agent de mon groupe, de ma famille. Ils finiront par comprendre et ils finiront par me retrouver. Et là, toi, j’espère pour toi que tu sais disparaître parce qu’ils ne te louperont pas ! »

Il était convaincu par ses paroles. Ses camarades de combat et de missions étaient de très bons éléments. Chris et Doom étaient les meilleurs dans leurs spécialités. Il avait confiance en eux et ils finiraient par le retrouver un jour ou l’autre, il en était persuadé. Même si ça prendrait plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines… Mais non, il n’était pas mort et ne le serait jamais.

*sa te fut : va te faire enculer, always en roumain
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Mer 31 Mai - 12:36

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Bon, ce n’était pas totalement exact, ce n’était pas le Neuvième de Beethoven, c’était le deuxième mouvement, la Neuvième Symphonie était trop longue pour être sur un téléphone portable de ce calibre, et le deuxième mouvement prenait déjà pas mal de place. C’était ma partie préférée, disons le, de la symphonie, et de l’entendre me répondre qu’il la connaissait me fit sourire. Quel que soit son ressentit face à cette mélodie, il n’allait plus l’entendre de la même façon à présent et c’était le but recherché. En moins de deux minutes, c’était une envolée euphorique et sombre à la fois, chaque instant paisible et calme n’était que de courte durée face à la montée en force de la mélodie. Une véritable extase.
Ceci étant dit, je commençais à entrevoir petit à petit le caractère du petit monsieur et, même sans comprendre ce qu’il me disait dans cette langue inconnue, je devinais aisément qu’il ne faisait pas preuve de politesse. Dommage pour lui, il allait bientôt le regretter. Je comprenais cependant qu’il tenait beaucoup à ces plaques militaires, qu’il venait donc de me donner une raison de faire des recherches sur ce Chris Reed, et que le résultat pourrait jouer à mon avantage. Peut-être que l’hypothèse de l’amant militaire était la bonne. Même si je trouvais cela plutôt étrange qu’il porte celles de son amant plutôt que les siennes, dans mes souvenirs, ou plutôt de ce que m’avaient expliqué mes parents, un militaire, surtout sur le terrain, ne doit jamais se défaire de ses plaques qui pourraient lui sauver la vie, ou à défaut l’identifier si son corps était méconnaissable. Heureusement que j’avais préféré l’option explosion qui garantissait peu de restes à l’utilisation d’un cadavre carbonisé avec les plaques autour du coup, la supercherie aurait été dévoilé très vite. Encore une fois, dommage pour lui. En s’excitant comme ça et en perdant très vite son sang froid, il me donnait des tonnes de pistes et de ressources à exploiter.

La cigarette toujours au coin des lèvres, le pied battant la mesure du morceau joué, je l’écoutais clamer que ses proches n’étaient pas stupides, qu’ils allaient le chercher, qu’ils étaient aussi militaires, quand je disais qu’il ferait mieux de se taire, et que comme un enfant vantant les capacités physiques de ses aînés, ce serait eux qui s’occuperaient de mon cas. Tiens, d’habitude c’était la personne en face qui promettait de se venger de me faire subir mille souffrances. De plus en plus intéressant tout ça. C’est fou comme l’esprit humain peut s’accrocher aux moindres espoirs déments pour se rassurer. J’étais passé par là. Je savais que c’était vain. Mon sourire ne fit que s’agrandir un peu plus face à son désespoir grandissant, son angoisse qui paralysait ses tripes. Peut-être que j’avais envie de lui faire exactement ce que j’avais connu en beaucoup moins de temps et en faisant ce qui aurait dû m’être fait ? C’était intéressant comme idée, et quelque part, c’était un peu le but, mais les moyens étaient différents, le passif était différent, l’histoire était différente. J’avais eu le choix entre obéir ou la mort, et puis obéir ou la torture. Lui n’aurait pas ce choix. Il allait subir jusqu’à ce que tout cède chez lui. Le laissant dans le silence, ou plutôt avec le deuxième mouvement de la Neuvième Symphonie, je me relevais, mais pas pour aller vers lui, non, je quittais son champ de vision, et la pièce, je remontais l’escalier en pierre qui permettait d’accéder à cet endroit pour rejoindre la surface de cette planque et prendre ce dont j’avais besoin : un zippo. Ce n’était pas le mien, mais le sien. Je savais qu’il allait m’engueuler de l’avoir pris sans lui dire quand je le retrouverai, mais il savait aussi que j’avais besoin de quelque chose de lui dans ces moments. Sa colère ne durerait pas longtemps. Et je savais me faire pardonner. De là haut, j’attendis que le morceau arrive à sa fin, et deux petites minutes après, je redescendis pour me rasseoir sur ma chaise, comme si de rien n’était.

J’avais un peu des tendances de diva, me faire désiré, donner mon petit effet. Et puis, le lancer dans l’angoisse, dans l’ignorance complet, ne pas lui renter dans le lard de suite était tellement plus efficace. Allumant ma cigarette, je refermais le zippo dont le bruit résonna dans cette pièce vide, et qui fini à côté des fameuses plaques, le regardais avec attention, prenant le temps de souffler la fumée par le nez avant d’enfin reprendre la parole.

« Tu ne me crois pas ? Prenons le pari. Cela fait déjà quelques jours que c’est arrivé. On a déjà averti ta famille, bientôt tes obsèques vont avoir lieu. Je te montre ton acte de décès et l’article de la cérémonie, je gagne donc. Si d’ici trois jours, il n’y a rien… Je te libère et tu pourrais les rassurer toi-même et te réfugier dans leurs jupons. Marché conclu ? »

Allait-il être assez stupide pour croire que je ferais un pari sans être absolu certain que je gagnerai ? Je l’espérais. Jouer avec ses nerfs, son petit mental pour voir s’il était aussi solide qu’il le pensait, voilà qui lui ferait du bien. Me levant soudainement, je fus face à lui en un rien de temps, une main posée sur le dossier de la chaise en moi, le regard plongé dans le sien. Tout sourire avait quitté mon visage, j’affichais un air volontairement impassible et sans expression, même si mes yeux devaient exprimer mon plaisir. J’étais comme un gosse en train de déballer ses cadeaux de Noël, je cachais mal mon excitation mais je faisais de mon mieux pour conserver mon côté théâtral de diva. Patience. Il me fallait de la patience. Et doser avec parcimonie. Pourtant, quand j’ouvris de nouveau la bouche, je sentais ce goût savoureux qu’avaient ces mots :

« En attendant, tu vas subir sans broncher ce que je vais te faire ces trois prochains jours. Accroche-toi à ce que tu peux. A ta famille. A Chris Reed qui va, peut-être venir te chercher. Ou te pleurer comme un bébé. »

Sans attendre la moindre réaction ou réponse, surtout pas, je pris ma cigarette pour l’appuyer sur son bras gauche dénudé. Ce n’était qu’une légère douleur, il y en aurait des pires. C’était juste une petite piqure de rappel, puisqu’il avait déjà oublié que je lui avais conseillé de la fermer tant qu’il était temps. Je retirais la cigarette pour reprendre une latte en me redressant face à lui, lâchant la chaise et soupirant d’aise. Même s’il ne voyait rien d’où il était, il y avait ici suffisamment de choses tout autour qui lui ferait regretter cette petite brûlure et qui sait, peut-être qu’il en redemandera même de ces petites choses ?
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Dim 25 Juin - 20:00



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Andrew avait du mal à garder l’intégralité de son froid. En temps normal, il n’avait pas peur de ses assaillants ou de ses ennemis. En soit, il avait vécu plus d’une situation délicate à la guerre. Et il était toujours arrivé à s’en sortir. Sauf qu’en temps normal, il n’était jamais seul. Il avait toujours travaillé en équipe. Toujours. Et là, il se retrouvait seul avec le plus taré des psychopathes. Ce mec avait un grain, définitivement. Il fallait qu’il se fasse soigner. D’autant plus qu’il n’avait toujours pas compris pourquoi ce gars l’avait enlevé ? Qu’est-ce qu’on lui voulait ? Pourquoi lui, hein ?

Par sécurité, et par instinct de survie, le brun ne le quittait pas du regard. Du moins il suivait autant que possible sa silhouette dès qu’il ne pouvait. La faible lumière de la lampe de chevet l’aidait un peu mais il aurait préféré pouvoir mettre un visage clair et précis sur cet homme qui s’était permit de l’arracher à sa vie. Ce n’était même pas une préférence, mais un besoin. Il voulait mettre un visage sur cette voix et ce rire glaçant. Il voulait pouvoir regarder ce mec dans les yeux et lui dire qu’il ne s’en tirerait pas comme ça. Et il serait sérieux. Car il ne comptait pas se laisser faire ou abdiquer sans avoir lutté. Jamais. Il n’était pas comme ça.

On l’avait testé dans plusieurs situations avant de lui attribuer un poste à l’armée. Il avait convenu pour deux : celui d’éclaireur et celui de sniper. Eclaireur car il était observateur, discret, avec un bon sens de l’orientation et assez malade pour partir aux devants des autres si besoin. Et sniper, car il était buté comme un âne, à la concentration assez remarquable et qu’il visait parfaitement bien, même de très loin. Et heureusement pour lui, cela ne l’avait pas traumatisé de devoir tirer dans la tête d’êtres vivants. Du moins pas sur le long terme, pas quand il avait compris que les vies qu’il prenait, sauvaient celles de ses camarades et donc celle de Chris. Alors oui, il avait un corps solide qui ne l’avait pas handicapé durant les combats et un mental d’acier qui lui permettait de faire face. Il lui en fallait plus pour être accablé ou détruit. Il le savait. Alors il ne lâcherait pas.

Et pendant qu’il avait pensé à tout ça, son kidnapper avait quitté la pièce. Il avait monté ce qui semblait être, au bruit, par des escaliers. L’ouïe fine était un atout. Au moins, il savait qu’il y avait une issue quelque part. C’était un bon point, un bon début. Profitant de l’absence de l’homme, Andrew commença à s’agitait un peu plus. Il essayait de desserrer ses liens, bougeant sur sa chaise autant qu’il le pouvait. A un moment il avait failli basculer mais de justesse il avait réussi à conserver l’équilibre.
La chanson n’avait pas cessé de se jouer dans la pièce, se répercutant contre les murs de ce qui semblait être un sous-sol fermé sans fenêtres. Plus le temps passé et plus la musique lui tapait sur le système. Sincèrement, de la musique classique quoi. Andy aimait ça puisqu’il jouait du piano et que ça lui arrivait de lui aussi jouer du classique. Mais dans cette situation, sérieusement… Juste, non.

La musique s’arrêta et le brun se figea en même temps. Il s’attendait à ce que quelque chose se produise et dans le fond, il se demandait ce que pouvait bien foutre l’autre gars, avant de finalement le voir redescendre et se poster de nouveau sur sa chaise, deux minutes plus tard à peine. Génial, le mec prenait en plus son temps. Il se laissait désirer. Bien malgré lui, Andrew eut une image d’une des ex de Chris, diva du sommet du crâne jusqu’aux bouts des orteils. Tsss. Il détestait profondément ce genre de comportement. Il les débectait même. Tout comme ce mec.

Il le regarda s’allumer une cigarette avant de reprendre la parole, comme si de rien n’était. Ce mec était réellement sérieux ? Il lui proposait réellement un marché aussi stupide que naïf ? Andrew n’était pas aussi con. Il savait très bien qu’on ne le relâcherait pas quoi qu’il arrive. Même si ses proches ne le pensaient effectivement pas mort. Mais soit… Son cerveau bouillonna un instant. Après tout, voir les papiers, notamment l’article, pourrait lui donner quelques nouvelles de ses proches. Il pourrait par le biais, peut-être, s’assurer qu’aucun d’eux n’ait pensé à faire une connerie. Notamment Chris… Parce que si les rôles étaient inversés, l’idée lui aurait traversé l’esprit.

« Je suis pas con. Jamais tu ne me relâcheras. Mais aller, deal. Tu me montres tout ça et tu gagnes. Ça ne veut pas dire pour autant que je me laisserais faire. Quoi que ça m'en coûte, je sortirais d’ici. »

Le gars se leva soudainement, se rapprochant dangereusement de sa position. Il appuya sur le dossier de la chaise sur laquelle Andy était ligoté et commença de nouveau à le menacer. Sans rires… Il fallait vraiment qu’il arrête de lui dire de la fermer. Ça ne faisait que renforcer l’envie du brun de l’ouvrir encore plus et de lui dire par la même occasion d’aller se faire foutre. Il n’était pas un petit chien docile qu’on pouvait apprivoiser. Si on le faisait chier, alors il mordait. Point barre.

Ceci dit, que ce gars ose prononcer le nom et le prénom de Chris le mis hors de lui. De quel droit osait-il parler de lui ?! Il n’en avait pas le droit. Ce mec allait le regretter, à la minute où il en aurait l’occasion, Andrew lui ferait avaler sa langue jusqu’à ce qu’il s’en étouffe avec. Personne n’avait le droit de parler de Chris et surtout pas un psychopathe complètement mégalo et diva sur les bords.

Mais Andy n’eut pas le temps de lui dire de se taire ou d’aller se pendre qu’une vive brulure le prit au niveau du bras gauche. Sa mâchoire se crispa alors qu’il serra les dents en étouffant aussitôt un couinement de surprise. La douleur n’était pas si forte comparée à ce qu’il avait déjà vécu et subit pendant la guerre, mais elle était arrivée sans crier gare. Si ce gars ne l’avait pas énervé quelques secondes plus tôt, possible que le brun ait poussé un couinement plus prononcé.

La douleur s’estompa un peu avant qu’Andrew ne se mette à le fixer méchamment, ne quittant pas son regard un instant.

« Ne prononce plus JAMAIS, son nom ou son prénom. Je t’interdis de parler de lui ! Espèce de taré va ! »

Andrew essaya une nouvelle fois de bouger ses liens en se tortillant sur sa chaise, ignorant la douleur sur son bras sous l’effort. Il ne savait pas d’où venait ce mec, ni pourquoi il faisait ça, mais il s’en foutait. A la minute où il serait en capacité de bouger, à la minute où ce gars aurait une seconde d’inattention, il irait lui exploser le crâne contre le sol. Ni plus ni moins. Cette idée le fit d’ailleurs ricaner. Oh non, il ne se laisserait pas faire.

« De toutes façons t’es qui ? T’es quoi ? T’es qu’un pion. Un abruti qu’on a payé pour quoi, me torturer ? J’espère que t’as du temps devant toi car t’es pas rendu. T’es juste le petit larbin qui fait le sale boulot, le mec qu’on peut facilement mettre au trou, celui qu’on peut éliminer quand il devient gênant. Tu ne me fais pas peur. Dans le fond t’es qu’un lâche, qui se terre, qui fuit. Je préfère crever que te ressembler. »
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Jeu 20 Juil - 17:51

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Le plus drôle là-dedans ? Il ne demandait même pas ce que je gagnais avec notre pari. Lui savait ce qu’il gagnerait, ou ce qu’il aurait pût gagner et qui n’arrivera jamais, mais il ne s’était même pas demander ce qui allait arriver en réalité. Croyait-il que seule sa captivité m’intéressait ? Naïf. Ne lui a-t-on jamais appris à se méfier des contrats dont on ne connait pas la clause ? Est-il si stupide de penser qu’il allait sortir de l’enfer dans lequel il s’était mis tout seul grâce à ses amis. Adorable naïveté que je prendrais un malin plaisir à écraser.
‘Continue de parler mon petit, vas-y, tu vas causer ta perte tout seul’, voilà ce que je pensais alors que Monsieur Andrew Garwin s’égosiller de nouveau et répondais à la question que je n’avais pas encore posé. Ce Chris Reed était définitivement son amant militaire. C’était de plus en plus intéressant tout ça. Redressé devant lui, la cigarette au coin des lèvres, je le regardais se débattre sur la chaise, un sourcil haussé. C’était peine perdu. Il ne le sentait peut-être pas, mais il était doublement attaché, une corde épaisse liait ses poignets, l’autre le maintenait fermement sur la chaise. Et dans l’optique où il la casserait, il ne pourrait de toute façon pas défaire les nœuds de ses poignets. Et encore, il ouvrit sa grande gueule. Ce qui valut de me faire soupirer et lever les yeux au ciel. Qu’espérait-il au juste ? M’énerver en essayant de me provoquer ? Raté. Surtout que son ignorance face à la raison pour laquelle il était ici ne faisait que rendre jouissif de le voir se débattre physiquement et verbalement. Un vrai petit chiot enragé. Pour lui faire apprendre sa leçon, j’attrapais violement ses joues d’une main, de l’autre, je pris ma cigarette que je fis légèrement tourner entre mes doigts. J’attendis qu’il ouvre la bouche pour lui glisser le bâton de nicotine dedans, allumé, cela va de ça. Ma main avait alors couvert sa bouche et l’autre tenait sa nuque en place pour l’empêcher de tourner la tête. Prenant une profonde inspiration, je reposais les yeux sur lui, toujours dans le plus grand des calmes, mais cette fois-ci, je parlais sans le moindre sourire et avec un sérieux mortel.

« Un bon dressage en règle ne te fera pas de mal. Quand je te disais, en conseil d’ami, de la fermer, tu aurais dû. Maintenant, je sais qui est Chris Reed pour toi, et crois-moi, je ne vais pas l’oublier. Si tu te crois en position pour impressionner ou donner des ordres, tu vas vite redescendre de tes petits chevaux. Ici, tu n’es pas le grand sniper qui tire et pose les questions ensuite. Ici, tu n’es rien. Rien qu’éventuellement un jouet avec lequel je vais m’amuser, et si je le veux, tu reverrais la lumière du jour. Tu es mort officiellement Andrew Garwin, mais c’est véritablement ici que tu vas finir ton existence. Si jamais tu finis par être docile, je verrais autrement ton dressage. Si tu ne veux pas qu’il arrive quelque chose à ton cher Chris Reed, et à votre mariage, je te le répète une dernière fois, ferme ta grande gueule. »

Encore quelques secondes et je le relâchais en reculant aussitôt, juste pour éviter de me prendre ce qui restait de clope dans la gueule. Mais mon cœur battait un rythme effréné à présent tellement j’étais excité. Oh oui. Non pas au sens sexuel du terme, encore que cela pourrait, mais certainement pas avec ce type, plus avec lui. Non, là c’était simplement le plaisir pur d’infliger de la douleur, de me lancer dans ce que je n’avais encore jamais vraiment développé au cours de mes derniers contrats/missions : le dressage. Jusqu’à présent, c’était quelque chose que je n’avais pas fait, du moins pas dans ce but là, c’était toujours un petit plus que j’avais… ‘offert’ généreusement sans le pousser vraiment au maximum. C’étaient toujours mes petites expériences personnelles. Là, j’avais tout un challenge qui m’attendait et c’était plus que jouissif.
Le laissant donc cracher, jurer, et tout ce qu’il voulait, j’allais récupérer mon téléphone pour envoyer un rapide message à mon contact, lui en fait. Il allait pouvoir me donner des informations sur donc ce Chris Reed, et par extension me filer tout ce dont j’avais besoin pour ce qui était du pari. Si nous n’avions pas les mêmes… métiers, ils se complétaient quand même énormément et grâce à lui, je pouvais obtenir des informations beaucoup plus facilement que si j’agissais seuls. Et je pouvais pleinement lui faire confiance, sachant qu’il masquait ses traces, tout comme je le faisais avec les miennes. J’étais certain de ne pas me tromper et d’avoir là, dans le creux de la main une source d’informations tellement riche que je n’aurais probablement pas tellement besoin de me fatiguer pour le reste, juste de me faire plaisir.

Après le message envoyé, je reposais mon téléphone pour reprendre les plaques militaires en les examinant de près. Ça me chiffonnait cette histoire. Mes parents avaient bien insisté sur ce fait quand j’avais voulu, adolescents, prendre leurs plaques pour les porter, même si sur le moment je n’avais pas compris pourquoi ça leur paraissait si impossible que ça en dehors du terrain, qu’un soldat ne doit porter que ses propres plaques et uniquement ses propres plaques. C’était ainsi, ça l’avait toujours été et ça ne changerait sans doute jamais. Alors pourquoi est-ce que lui avait, à tous les coups, échanger ses plaques avec celles de son amant/époux. Quel genre de supérieur débile pouvait accepter ça ? Autant j’avais plus ou moins une idée sur la raison qui l’ai poussé lui, Gawin, à faire ça, un romantisme niais et cul-cul à n’en pas douter, mais je me demandais vraiment si le supérieur qui avait accepté ça était juste con. Je lui jetais un rapide coup d’œil pour voir quelle tronche il tirait à peu près, sachant qu’il n’allait pas aimer que je tripote son bien, ce qui justement me fit sourire.

« Heureusement que je ne me suis pas fié à ça. Sinon, je serais allé tuer ton chéri en le prenant pour toi. Ça aurait été dommage quand même. M’enfin, je t’aurais vite trouvé après. »

Encore une petite piqûre là où ça faisait bien mal. Et c’était aussi pour voir s’il avait bien compris ce qui l’attendait. D’ailleurs, je m’étais rapproché, toujours en tenant les plaques, ajoutant donc la menace de lui faire subir encore autre chose s’il venait à ne pas répondre comme il se devrait. J’attendais justement qu’il le fasse. Oh oui, j’avais envie qu’il réponde, juste pour lui faire mal encore. Pour lui faire comprendre que s’il cherchait encore à hausser le ton, il allait voir ce que cela fait vraiment de souffrir. J’aurais très bien pût ne rien lui dire, le laisser dans l’ignorance totale, mais c’était bien plus délectable cette façon-ci de le torturer.
Tout ce qu’il pouvait penser ou dire de moi ? Qu’est-ce que j’en avais à cirer ?! Le laisser m’atteindre ne serait que lui donner satisfaction. Or, il ne l’aurait jamais. Bien d’autres avant l’avaient fait, et ce n’était pas pour rien que j’étais ainsi à présent. J’étais une malfaçon, et heureusement pour moi, je savais ce qu’il fallait faire et ne pas faire. Son arrogance, il la perdrait assez vite. De toute façon, il n’avait rien sur moi qui lui permettrait de m’atteindre. Et je n’étais pas assez stupide pour lui donner la moindre chance de le faire. Il allait vite comprendre que son seul moyen d’éviter de souffrir pour rien était encore de m’obéir. Et encore. Disons que je serais peut-être plus clément s’il se tenait bien. Et puis, lui donner cet espoir fin que son traitement et donc sa fin pourrait être différente s’il obéissait était tellement plus jouissive que d’y aller à la manière forte.
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Ven 25 Aoû - 20:01



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Rien à faire, les liens ne voulaient pas céder. Il avait beau bouger et essayer de les détendre, cela ne fonctionnait pas. Les cordes étaient trop bien serrées, merde. Andrew n’avait définitivement pas de chance. En même temps, vu la situation, il aurait dû s’y attendre. Le mec en face de lui n’avait pas l’air super intelligent au premier abord, mais il n’avait pas pour autant l’air d’un parfait crétin. Là encore, malheureusement pour lui.

Mine de rien, ses mots semblaient provoquer une réaction. Par forcément celle que le brun attendait, mais c’était toujours mieux que rien. Le taré avait soupiré en levant les yeux au ciel, comme blasé, à moins que ce ne soit qu’un masque. Difficile à dire, il ne le côtoyait que depuis quelques longues minutes, depuis son réveil pour le moins brutal. Il mettrait plus de temps à le cerner et comprendre le fonctionnement de ce type, mais il y arriverait. C’était son seul moyen de réussir à lui échapper de toute manière.

Le calme apparent du tyran le durant cependant pas longtemps. Il lui avait attrapé violement les joues, faisant tourner la cigarette entre ses doigts. Merde. A tous les coups il allait la lui fourrer dans la bouche pour avoir osé lui répondre. Réfléchir, vite. Andy bloqua sa gorge pour accumuler autant de salive que possible. La cigarette atterri comme il s’en doutait dans sa bouche et il grimaça. Beaucoup de militaires fumaient, lui, ce n’était pas franchement son truc. Il détestait l’odeur du tabac froid… Aussi vite qu’il le pu, il se servit de sa langue pour plier la cigarette en deux, l’humidifiant avec sa salive pour limiter au maximum la brulure. La manœuvre marcha plutôt pas mal, même si une sensation de brulure se faisait un peu sentir sur l’intérieur d’une de ses joues. Ce gars avait visiblement une obsession malsaine pour les clopes et les brulures qu’elles pouvaient infligées. Taré.

Tout en évitant le pire, il l’avait toutefois écouté. Il n’y avait que comme ça qu’il pourrait peut-être comprendre pourquoi il était là et pourquoi ce gars l’avait enlevé. Il avait encore ramené cette histoire de dressage sur le tapis, lui faisant lever les yeux au ciel une nouvelle fois. Obsession malsaine pour un jeu de rôle maître-chien à ajouter à la liste…  Ce qu’il ajouta le fit cependant froncer les sourcils et serrer les dents. Il recommençait à parler de Chris, pire, il menaçait Andy en l’utilisant. De quoi le rendre mauvais assez rapidement. Mais autre chose le fit également tiquer. Comment pouvait-il savoir qu’il était sniper ? Il n’était pas que ça en plus… Est-ce que cela pouvait être une information importante sur le pourquoi de sa présence ici ? Peut-être. Il devrait essayer d’en savoir plus.

Manque de bol pour lui, le dingo du jour mentionna une nouvelle fois Chris, mais en parlant de leur mariage cette fois. Merde. Il s’était peut-être un peu trop énervé et emballé. Ce gars avait réussi à faire les bons rapprochements. Définitivement pas si bête que ça. Soit. Ce n’était pas comme s’il pouvait faire grand-chose contre leur mariage, ce n’était pas quelque chose qu’on pouvait lui enlever. Même si on lui prenait sa bague, cela ne changerait rien. Il aurait certes une impression bizarre, comme un manque au doigt puisqu’elle était à son doigt depuis deux ans, mais cela ne changerait pas le fait qu’il était marié à Chris, qu’ils s’étaient unis pour le meilleur et pour le pire. Ce mec ne devait pas savoir ce que c’était d’avoir un lien aussi fort pour menacer leur mariage de la sorte. Et ça le faisait intérieurement ricaner. S’il pensait pouvoir l’attaquer sous cet angle-là, le mariage, c’était raté !

Le gars le lâcha finalement, lui permettant enfin de cracher cette foutue clope dégoutante. Andrew aurait bien voulu lui gueuler à la tronche, mais même ce petit jeu verbal commençait à l’ennuyer. A quoi bon s’égosiller. Alors qu’il le voyait s’éloigner et attraper son téléphone pour pianoter dessus, il se permit quand même de lui répondre.

« Tu t’es planté de vocation, t’aurais dû ouvrir un élevage canin. Très peu pour moi, j’ai toujours préféré les chats. »

C’était faux, mais qu’est-ce que ça pouvait bien faire. Si ce gars pensait pouvoir le faire obéir au doigt et à l’œil, il se plantait. Andy refusait de lui obéir sous prétexte qu’il serait peut-être plus cool et moins violent avec lui. Il avait connu pire et il pouvait supporter la douleur, il le savait pertinemment. Il se demandait cependant à qui il envoyait un message alors qu’il était actuellement en train de le séquestrer. Cette interrogation s’éloigne bien vite de son esprit quand le psychopathe reprit ses plaques entre ses mains. Qu’il le lâche et lui rende bon sang. Surtout que ce mec n’y comprenait vraiment rien. Il n’aurait pas pu trouver Chris, il n’était pas sur le terrain. Il n’aurait même pas pu le prendre pour lui car ce dernier n’aurait pas eu ses plaques en mission. Ce gars n’y comprenait rien du tout. Et malgré le fait qu’il s’était rapproché, Andrew rouvrit la bouche, la voix posée et moins énervée que précédemment. Lasse de s’énerver contre ce gars dont il commençait à se poser des questions, notamment sur sa capacité à piger toutes les pièces du puzzle.

« Pas si futé que ça alors ? C’est pourtant pas si compliqué, m’enfin, c’est pas comme si tu pouvais le savoir. De un mon petit gars, je suis un enfant de cœur à côté de Chris. T’aurais pas pu l’attraper et tu l’aurais jamais retrouvé avec mes plaques sur le terrain. Comme tu semblais avoir pigé pour le mariage, je m’étais dit que t’aurais pigé la suite. Visiblement non. Comme quoi, l’intelligence et la clairvoyance, ce n’est pas donné à tout le monde. »

Chris n’allait jamais sur le terrain en même temps que lui et ils ne faisaient plus aucune mission ensemble. Leurs supérieurs le leur avaient interdit. Quand l’un deux était sur le terrain, l’autre resté à la base, entouré de bien plus de sécurité et de militaires que sur le terrain. Pénétré dans les locaux de l’armée n’était pas aussi facile que pénétrer dans un camp où les trois quart des mobilisés ne se connaissaient même pas. Et pour l’histoire des plaques, simple coïncidence. Oui les deux amoureux s’étaient échangés leurs plaques, mais ils ne les portaient habituellement pas sur le terrain, du moins pas celles-là. Ils ne portaient leurs anciennes plaques que lorsqu’ils étaient en civils. Concours de circonstances, le mariage avait impliqué un changement de nom de famille et donc un changement de plaques. Andrew n’avait juste pas reçu les siennes à temps pour partir sur sa nouvelle mission. Il était donc parti avec celles de Chris, ses supérieurs pleinement au courant de la chose. Chris restant sur la base, s’il lui arrivait des bricoles, c’était facile de l’identifier. Mais visiblement, son nouveau bourreau ne devait pas avoir fait le lien avec le changement de nom. C’était un peu décevant.
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Lun 4 Sep - 9:24

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L’apprentissage allait donc être long et douloureux pour lui puisqu’il ne semblait pas bien comprendre que son insolence était mal placé. Ni où était sa place. Il allait devoir se mettre au pas pourtant. Soupirant, et glissant les plaques dans ma poche, je me rapprochais de lui, au moins pour lui donner l’illusion que j’écoutais ce qu’il braillait, toujours dans l’espoir de paraître plus malin et d’avoir suffisamment de cran pour faire de l’humour dans la situation dans laquelle il se trouvait. Grande stupidité. Il n’avait pas mesuré l’ampleur du problème ni même chercher à regarder ce qu’il y avait autour de lui pour comprendre que depuis le début c’était un échange d’amabilité, rien de plus. Et puis que ce cher Garwin ne voulait pas comprendre la manière douce, me voilà obliger de monter légèrement la pression sur sa petite personne. Posant une main sur la chaise près de sa tête, mon visage assez proche du sien, mon autre main alla sur ses doigts, là où résidait son alliance. Dernière chance pour lui. Et bien non. Nouvelle arrogance de sa part, dommage. Avec un léger sourire sur les lèvres, je plongeais mon regard dans le sien, tournant légèrement la tête sur le côté. S’il croyait avoir tout vu et tout vécu sur le terrain, il faisait tellement fausse route. Le combat loyal, cela faisait bien des années que je l’avais abandonné, attendre que l’autre fasse son coup pour faire le sien, ça ne menait à rien, et pourtant, il passait visiblement le plus clair de son temps à faire ça, que ce soit sur le terrain ou… sous pression. Et ce n’était pas avec ses grands airs de monsieur héros qu’il allait m’impressionner.

Mes doigts attrapèrent donc son alliance lentement, mais ferment, histoire de lui faire comprendre ce qui allait se passer dans les secondes à venir. Moi qui avait voulu faire preuve de courtoisie en la lui laissant. Tant pis pour lui. Il m’avait offert sur un plateau toutes les clés pour le torturer avec justesse et précision. Le plus stupide des deux n’étaient pas celui qu’il croyait, allait-il seulement le comprendre ? Probablement pas avant un très long moment. M’enfin, c’était aussi pour ça qu’il était ici. Sa stupidité l’avait emmené ici. Emmerder les mauvaises personnes vous attire toujours de sacrés problèmes. Fallait-il encore seulement en prendre conscience. Ce qui n’était pas son cas. Tirer sur les gens que les supérieurs désignent comme méchants n’est pas se dédouaner de ce que l’on fait de pire pour se donner bonne conscience. Il m’avait moi-même fallut des années pour le comprendre, et subir milles et une tortures également. J’allais lui épargner ce cas de conscience quand même. Juste lui faire voir la vérité en face quelques instants avant de le plonger à nouveau dans l’obscurité et les abysses de l’ignorance. Visiblement, il n’était de toute façon pas assez solide pour l’accepter.

« Je ne te le fais pas dire. L’intelligence et la clairvoyance ne sont pas donnés à tout le monde. »

Sans me défaire de mon sourire, je tirais un grand coup sur son alliance pour la lui retirer. J’entendis son doigt craquer. Je le lui avais cassé. Oups ? Une fois toute résistance tuée dans l’œuf, et la jolie bague entre mes doigts, je me reculais à nouveau pour l’observer en faisant tourner le bijou entre mes doigts pour voir un peu mieux la chose. Moui, ce n’était pas grand-chose quand même. Il allait se mettre à hurler, probablement pas de douleur, il n’allait pas me laisser ce plaisir, mais beugler comme un animal qu’on égorge de lui rendre son alliance, en m’insultant sans doute dans sa langue étrangère. Une fois mon examen fin, je la glissais elle aussi dans ma poche, faisant le tour de ce cher Garwin pour m’installer derrière lui, saisissant ses cheveux violemment et tirant sa tête en arrière pour murmurer tout contre son oreille.

« Je crois que tu ne comprends pas très bien la situation. Nous ne sommes pas dans un des films de ton pays. Personne ne va débarquer pour venir te sauver. Je ne vais pas me mettre à te raconter ma vie pour que tu saches quoi dire et quoi faire afin de m’atteindre et de me tuer pour rentrer tranquillement chez toi, rejoindre ton cher époux, sa sœur et ton frère. Et oui, je connais au moins un minimum ta vie. Je ne connais pas leur nom, jusqu’à présent j’ignorais encore que Chris Reed était ton petit mari, mais je sais qu’il n’est pas le seul qui t’attends chez toi. Et d’ici peu, je saurais ton adresse, le nom de ton frère et de ta belle sœur, tout comme j’aurais l’heure et la date de tes obsèques, peut-être même quelques photos. Réveille toi mon petit, Captain America ne va pas venir te sauver. Et tes faux airs de solides ne t’aideront pas. Dans le pire des cas, je te tue, mais je serais payé quand même. Dis toi bien que ta misérable vie ne dépend que de mon bon-vouloir. Et si tu veux retrouver tes plaques et ton alliance, il va déjà falloir que tu comprennes où est ta place. »

Tirant toujours sur ses cheveux, je me redressais un peu afin d’attraper quelque chose derrière moi. Je n’avais pas positionné la chaise au hasard. Tout était à porté de main pour moi, je pouvais prendre l’instrument de mon choix, au grès de mes envies, tout dépendait de ma position cardinal par rapport à lui en réalité. Et pour le coup, je me sentais d’humeur… Chaude. Sans lui laisser le temps de voir ce que j’avais attrapé, je me repositionnais devant lui, mon sourire ne m’ayant de toute façon plus quitté depuis un certain temps. J’étais tout simplement comme un gamin en train d’essayer ses cadeaux. Que Garwin comprenne ou non, j’allais pouvoir m’amuser à présent, et ce pendant un temps… indéterminé. J’allais joué, tout simplement. Enfin, je lui dévoilais ce que je cachais dans mon dos. Un chalumeau. Je l’allumais avec mon pouce et l’approchais de son bras gauche, là où il y avait déjà la trace de la cigarette de tout à l’heure. Aujourd’hui, ce serait brûlure donc. Je changerai un peu le programme pour le lendemain. Si l’inspiration me vient entre temps.
Lentement, une odeur de peau brûlée parvint à nos narines, un léger fumeux écœurant certes, mais en sommes, assez jouissif pour ma part. Je laissais le chalumeau rougir cette peau sans pour autant trop la cuire. Non, l’abîmer trop d’un coup ne servait à rien, ça ne donnait pas assez d’impact à la chose. Il ne faut pas tout donner d’un coup. Lorsque son bras eut prit les teintes qui m’intéressait, j’arrêtais l’instrument pour observer le travailler. Pas mal. Pas encore tout à fait ça, mais pas mal. Je le reposais cependant à sa place, ayant fini de jouer avec, pour aller voir les dégâts sur son doigt dont la forme ne laissait aucun doute sur son état, encore plus avec la couleur légèrement violet-bleu qu’il prenait. Innocemment, j’appuyais dessus avec force.

« Oups. On dirait déjà que tu es cassé. »
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Mar 10 Oct - 13:27



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Andrew semblait lassé de ce combat verbal, mais il ne voulait et ne pouvait se résoudre à se taire. Il n’était pas habitué à se retrouver dos au mur. Il était toujours celui qui surveillait les arrières des autres en tant que sniper, sauf que cette fois, c’était lui qui aurait eu besoin qu’on surveille ses arrières. Cela avait manqué, et il se retrouvait maintenant dans cette situation complètement invraisemblable et improbable. Il n’arrivait toujours pas à comprendre pourquoi il se retrouvait là. Quelqu’un avait payé pour qu’on le kidnappe et qu’on le fasse passer pour mort… Mais pourquoi ? Il n’avait pas encore toutes les réponses à ses questions mais il ne lâcherait pas pour autant. Il obtiendrait des réponses, même si pour cela il devrait prendre des coûts.

Ce qu’il allait prendre encore, pour son arrogance. L’homme s’était encore rapproché de lui pour le fixer intensément dans les yeux, passant ses doigts sur les siens, le faisant crisper la mâchoire. Il se doutait de ce qui allait arriver et bien qu’il se sentait capable de passer au-dessus, cela ne lui faisait pas pour autant plaisir. Il serra donc les dents quand ce dernier attrapa son alliance, sachant pertinemment que les secondes étaient comptées avant qu’il ne puisse plus l’avoir. Ce mec la lui prendrait et dieu seul savait s’il voudrait bien la lui rendre un jour.

Il se contenta donc de le regarder le plus méchamment possible qu’il pouvait, sans rien ajouter de plus. A quoi bon ? Et puis pour quoi faire ? Le gars avait décidé de lui prendre, il ne le ferait pas changer d’avis avec une simple phrase ou une supplication. Et puis hors de question de supplier.  Plutôt s’en prendre une ! Il n’était pas comme ça, c’était une tête brûlée. Même avec Chris, il préférait faire la gueule plutôt que d’aller lui supplier quelque chose. Mais ici, ce n’était pas le même genre de moyen de pression. Et petit à petit il devait bien se rendre compte qu’il n’était pas encore en position de mettre une quelconque pression… Encore moins quand il l’entendit parler et qu’il sentit la bague quitter sa peau. Et un craquement.

Il lâcha un râle non contrôlé sous la douleur. Ce connard venait de lui casser le doigt en lui enlevant son alliance. La douleur était certes forte mais pas insurmontable. Son côté inattendu par contre n’aidait pas Andy à se contenir. Il jura dans sa barbe, en roumain pour ne pas changer, mais s’efforça de ne pas gueuler après ce mec. Il ne lui ferait pas ce plaisir. Pas encore. Rester de marbre restait encore la meilleure solution, pour le moment.

Il n’eut pas le temps de lui lancer un regard assassin que son tortionnaire s’était de nouveau rapprocher mais dans son dos, l’attrapant violemment par les cheveux. Sa voix se fraya sans problème jusqu’à son oreille, leur proximité aidant grandement, au grand damne du brun qui aurait bien aimé lui coller un coup de boule, juste pour se venger.

Il l’écouta, se figeant légèrement quand il l’entendit parler de sa famille. La presque intégralité de sa famille. L’évocation de son frère surtout. Comment ce mec pouvait savoir ça ? Ce n’était même pas inscrit dans les registres officiels. Ils n’avaient pour ainsi dire aucun lien de sang, alors… Comment ? Encore une question qui l’agaçait car il n’en connaissait pas la réponse. Etrangement, son fou furieux personnel paraissait tout de suite plus dangereux. Mais il n’irait pas se pisser dessus pour autant. Il n’était pas un « faux solide ». Il savait qu’il pourrait tenir… mais combien de temps ? Ça c’était autre chose.

Il n’eut cependant pas le temps d’y penser plus longtemps, ni de demander de quelle place il parlait. Le manège du basané reprenait déjà. La pression sur ses cheveux ne diminuait pas, au contraire. Quand ce fut le cas, il en fronça les sourcils, constatant un changement de position. Le kidnappeur était devant lui, avec un chalumeau en main. Merde. Ce mec était définitivement un grand malade ! Qu’est-ce qu’il allait faire avec ça ?! Il eut la réponse bien vite en sentait la peau de son bras chauffer, puis brûler, bien trop vite à son goût. L’odeur montante était horrible, encore plus pour Andrew qui savait et sentait très bien ce qui en était la cause. Sa peau. Sa chaire. Brûlées vives. Il se crispa pour tenter de tenir le coup, sans crier. Se mordant l’intérieure de la joue, un goût métallique s’installant contre sa langue. Bordel…

Des râles sortir légèrement d’entre ses lèvres. Tenir. Il devait tenir. Le chalumeau s’éloigna finalement, pour son plus grand soulagement même si cela n’atténuisait pas la douleur pour autant. Andrew essayait de se focaliser sur autre chose, mais c’était compliqué. Il avait l’impression d’être fiévreux à cause de la chaleur et surement car son système immunitaire était en train de s’emballer. Inconsciemment, il se terrait dans une espèce de bulle intérieure, comme lorsqu’il avait failli mourir. Il fut toutefois bien vite ramener sur terre par une autre douleur, sur son doigt qui avait tourné à une couleur violette assez inquiétante. Appuyer là où ça faisait mal. Ce mec savait faire.

Andrew envoya un sourire faux à sa réflexion. Il devait vraiment avoir un problème pour que cela le fasse sourire. Taré. Un de plus dans ce monde. Décidemment. Le brun du s’y reprendre à plusieurs fois pour essayer de parler, refusant de laisser passer des sons de douleurs et souffrance.

« Sans déconner, on… On se demande bien pourquoi. E-Et sinon elle… Elle est où exactement ma place hein ? »

Il ferma un instant les yeux pour se concentrer comme il le pouvait, avant de relever un regard vers son agresseur. Ne pas quitter son regard, pour montrer qu’il ne se laisserait pas détruire comme ça, si facilement.

« Et quoi maintenant ? Tu vas me torturer jusqu’à ce que quoi ? Que je pleure ? Que je supplie ? Que je meurs ? C’quoi le but de tout ce bordel hein ? »
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MessageSujet: Re: Judge, Jury and Executioner - ft H03-14   Ven 13 Oct - 21:12

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Il y avait du bluff dans ce que j’avais dit. Beaucoup. Et j’avais visiblement eu de la chance. Entre les informations que l’on m’avait donné, et que j’avais obtenu, jusque là, j’avais eu la supposition qu’il avait un frère dans l’armée, peut-être que c’était tout simplement son mari. Mais apparemment, il avait réagit. Quant à la belle-sœur… un coup de chance. Mais bientôt j’aurais la confirmation, je saurais les noms exacts, si la chance était encore de mon côté, j’aurais les adresses. Du moins s’il trouvait les bonnes informations. Et je l’espérais bien. La prochaine fois, je pousserais un peu plus mes investigations. Or de question d’avoir ce genre de surprises. Même si pour son mari, il y avait quelque chose de plaisant au fait qu’il s’était trahis tout seul. L’aspect inédit et excitant de la mission l’avait emporté sur le reste. J’allais en entendre parler en retournant sur notre île… S’il ne le faisait pas par message d’ici là. La chance insolente était avec moi, mais je n’allais pas lui laisser le savoir, le plus important était qu’il commençait petit à petit à comprendre qu’il n’avait aucun pouvoir. Aussi, sa question, lorsqu’il eut repris le courage de parler, d’utiliser sa langue et son souffle après la petite grillade que j’avais fait de son bras, je souris en grand. Il avait plutôt bien pris la chose d’ailleurs, c’était pas mal. J’aimais tout particulièrement voir cette tentative de garder le calme, de rester de marbre autant que possible. En même temps, j’aurais été particulièrement déçu s’il s’était mit à crier comme un goret. Et puis, dans sa façon de parler, je sentais déjà qu’il était un peu moins arrogant. Peut-être était-il en train de comprendre qu’il devait se tenir un peu mieux ? Ou du moins à se contrôler et à réfléchir avant de parler ? Retirant mes doigts du sien, complètement cassé, je me reculais un peu et croisais les bras sur mon torse, ne me débarrassant pas de mon sourire. Son regard en disant long, mais je savais que ce n’était qu’une question de temps avant que la petite flamme ne disparaisse. Ses questions me donnaient envie de sautiller sur place. A l’image d’un enfant qui ne tient pas en place quand on lui pose une question à laquelle il a la bonne réponse et qui n’attend que de pouvoir parler.

« Tout d’abord, ta place est là où je le souhaite. Et pour le moment, elle est à la hauteur du sol, tu vois ? Peut-être qu’elle évoluera, on ne sait jamais, nous ne sommes jamais à l’abri d’une belle surprise. Quant à savoir le but… Et bien, le but, c’est tout simplement que je m’amuse. Te faire crier, pleurer, supplier, te faire dessus, ce sont des bonus, tu vois ? Si tu crois que tu as la moindre importance, oublies ça très vite. Je veux m’amuser. Et je vais m’amuser. »


Alors, d’accord, ce n’était pas la stricte vérité. J’avais bel et bien un but, une mission pour laquelle j’avais reçu un premier versement qui attendait sa moitié sagement. Ça non plus, il n’avait pas à le savoir. Mais de toute façon, s’il venait à me claquer entre les doigts pendant le dressage, je serais au pire engueulé. Et l’accord tacite que j’avais avec mes employeurs me permettait quand même d’avoir un infime mais néanmoins réel avantage sur eux. Après tout, ils savaient que c’était une première pour moi, et ils connaissaient les risques. Le laissant donc digéré cela, je fis de nouveau le tour de sa personne, et de son bras, l’odeur était plus infecte, et persistante en plus de ça, mais j’aimais plutôt le résultat. Je surveillerai quand même histoire que ça ne me mette pas de bâtons dans les roues en prenant un mauvais aspect. Plutôt un bon boulot quand même. Sifflotant l’air principal du deuxième mouvement de la neuvième, j’allais derrière lui, plus exactement au fond de la pièce pour chercher ce dont j’avais besoin. On n’était jamais trop prudent. Des chaînes. Plutôt longues qui me permettraient de faire le tour de sa personne sans trop de problème et de le ficeler pour qu’il ne puisse pas bouger. S’il était à la hauteur de sa réputation, je ne donnais pas cher de cette chaise. Et je n’avais pas particulièrement envie de le voir se balader partout dans la pièce. Avec cette légèreté et bonne humeur, je commençais donc à passer la chaîne dans son dos, autour de son cou, sur son bras brûlé et autour de ses chevilles. Je m’assurais qu’il était suffisamment bien handicapé pour détacher une à une ses mains et les enroulés aussi autour des chaînes. Le résultat donnait un bon filet métallique sur un asticot.

« Il ne faudrait pas que tu te casses quelque chose en tombant. »

Avec un petit rire, je donnais un léger coup dans la chaise pour qu’il bascule en arrière et s’affale contre le sol. Ne lui laissant pas le temps de comprendre ce qui se passait, et en reprenant mon air de musique, je le tirais à deux mains vers le fond de la pièce. Là où je pourrais attacher ses chaînes et m’assurer son immobilité. Ce ne fut pas aussi facile que lorsqu’il était inconscient, mais j’y parvins malgré tout. Une fois ma tâche achevée, je l’observais un long moment avec un fin sourire sur les lèvres. De nouvelles idées me venaient, toutes plus amusantes les unes que les autres. J’allais pouvoir aussi satisfaire ma curiosité pour certaines choses, l’utiliser un peu pour étendre un peu plus mon savoir sur les limites du corps humain, peut-être reproduire ce qui m’avait été fait pour voir le résultat de l’extérieur ? Moui, c’était une idée à creuser. Mais pour l’instant, il allait resté là. Je m’étirais longuement en lâchant un soupir, faisant craquer quelques articulations au passage.

« Ah oui, j’avais oublié de te dire, tu peux crier autant que tu le veux, personne ne va t’entendre. Donc si jamais tu veux t’époumoner, je t’en prie, fais comme chez toi. Ceci dit, tu n’auras pas de bouillon pour ta pauvre gorge si jamais tu te retrouves sans voix. Ce qui serait assez dommage, reconnais-le, je serais obligé de monter un petit peu plus le niveau de mes petits jeux. Enfin, si c’est ce que tu veux, moi ça me va, je ne manque pas d’imagination. »

Tournant les talons, j’allais ramasser mon téléphone et mes autres petites affaires, ainsi que ses plaques et son alliance, sifflotant cette fois l’Hymne à la Joie, et remontant les escaliers, fermant bien la porte derrière moi. J’allais le laisser mariner un peu. 24H peut-être ? Au moins le temps que j’aille piquer un petit somme.
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