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 Le Bon, la Brute et le Truand (Logement 1003) - ft H01-001 & H03-909

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MessageSujet: Le Bon, la Brute et le Truand (Logement 1003) - ft H01-001 & H03-909   Jeu 4 Mai - 22:16

Le Bon, la Brute et le Truand

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D’après le plan, et le numéro d’appartement qui m’avait été attribué, c’était ici que j’allais devoir loger, et avec deux autres hommes visiblement. Bon, sur le principe ça ne me dérangeait pas outre mesure, j’espérais simplement ne pas les croiser, et si ça arrivait, soyons lucide, ça allait forcément arriver à un moment donné, pourvu que ce ne soit pas des abrutis. Je n’avais pas la moindre idée de comment étaient les gens dans cette Ruche, même si j’en avais une petite idée, si en plus mes colocataires étaient pareils… je ne serais probablement jamais dans l’appartement. Lorsque je franchis la porte d’entrée, c’était le silence total, et d’après les portes fermées de deux des chambres, ils devaient dormir. En grand perdant d’arriver le dernier, je me dirigeais dans la chambre vide, faisant un rapide tour du propriétaire puisque de toute façon, comme pour tout le reste, on ne pouvait pas dire que c’était surchargé de meuble, tout comme ce qui faisait office de salon, idem pour la salle de bain. Et ce blanc. On se croirait à l’hôpital. Enfin, ça pourrait être pire, on pourrait être entouré de rose fuchsia ou de vert fluo. Remettant donc la rencontre avec mes colocataires à plus tard, à mon grand soulagement, je retournais dans ma chambre, oui, je m’appropriais les lieux assez rapidement et facilement, refermant la porte sans me soucier de la claquer ou non et me jeter sur mon blanc après avoir éteint la lumière. Ma tête fit le point assez rapidement sur ce qui venait de se passer il y avait quoi… quelques minutes ? Une heure ? Deux ? Difficile à dire, j’étais resté pas mal de temps après être sorti de la salle dont je m’étais réveillé à lire consciencieusement le papier qu’on m’avait donné, ça avait pût prendre quelques minutes comme ça pouvait être des heures, le temps était flou ici. Et bon, le bourdonnement dans mon crâne n’avait pas cessé contrairement à la douleur dans ma cage thoracique, je n’avais pas encore recouvré toutes mes facultés. Dormir était une bonne solution, en plus d’être la seule chose à faire pour le moment, il était tard apparemment, je n’avais personne dans les couloirs si ce n’est des petits robots qui nettoyaient, je ne pourrais pas faire grand-chose. Dans les draps, je me tournais plusieurs fois avant de m’endormir finalement, sombrant dans un sommeil profond.

Qu’est-ce qui m’avait réveillé au juste ? J’en sais strictement rien, mais le sommeil s’était barré très loin, je le sentais. Est-ce que j’avais dormir longtemps ? Quelle heure il était ? Pourvu que je n’avais pas loupé un repas. Je ne crevais pas la dalle, mais je me souvenais que les heures de repas étaient, certes sur des tranches de trois heures, mais bien espacées et si je venais à louper un repas, impossible de manger. Je n’avais pas envie que ça arrive. Courage, viens à moi, il faut que je me lève pour vérifier. Sauf que mon lit était confortable, et large, et comme avant de m’endormir, je n’avais vraiment pas envie de croiser mes colocataires. Soupirais, la crainte de ne pas bouffer étant plus forte que tout, je m’étirais et me lever, enfilant mes fringues à la va-vite pour sortir et… constater que j’étais encore tout seul, le salon était vide et je n’entendais pas le moindre bruit. Mon regard se posa sur la grande horloge après avoir sonder rapidement l’appartement… Et merde, il était 9h15, le petit déjeuner, je l’avais dans le cul, et bien profond. Fais chier. De rage, je donnais un coup de pied dans le canapé et me laissais tomber dedans. Bon, le déjeuner commençait à 11h, j’avais quand même un peu de bol dans cette merde. Affalé sur le canapé, un bras sur les yeux, en tendant bien l’oreille, j’entendis vaguement du bruit, venant d’une des chambres. Celle du bout de l’appartement, proche de la porte. Triple merde, je n’étais pas tout seul en fait. Me redressant sur les coudes, je fixais la porte de la fameuse chambre, hésitant à passer le temps jusqu’à ma prise de repas à étudier une des personnes qui vivaient ici avec moi et retourner dans mon lit en espérant retrouver le sommeil. Ce qui était perdu d’avance, et je savais que si je ne faisais rien, j’allais commencer à me poser des questions sur mon absence de souvenirs, et même si jusque là je me sentais plutôt… bien, c’était un bien grand mot, mais c’était ça, l’angoisse pourrait m’attaquer sans crier gare. Ou peut-être pas, disons que je ne voulais pas tenter l’expérience pour le moment. Et quelque part, j’étais curieux, finalement, de voir à quoi ressemblait celui qui se trouvait dans cette chambre.

Sans faire de bruit, je quittais le canapé pour avancer jusqu’à la porte, dans laquelle je donnais un grand coup de pied pour voir ce qui se passait, prêt à faire preuve d’une mauvaise foi sans limite s’il le fallait, et surtout prêt à me faire un petit plaisir s’il s’avérait que je me retrouvais bien avec deux demeurés dans l’appartement. Est-ce que j’allais pouvoir les pousser à bout et les faire quitter le logement dans le cas échéant ? Ce serait toujours amusant. Comme tout comportement normal, le type à l’intérieur de la chambre sembla sursauter quand j’ouvrais sa porte à coup de pied, tournant la tête vers moi en ouvrant de grands yeux. Deux choses me frappèrent immédiatement : ses yeux, bordel, il avait des yeux magnifiques, impossible de ne pas les voir, et les tatouages qu’il avait sur le coup, les bras et les mains. Dommage, il était vêtu, je me doutais assez qu’il devait en avoir sur le reste du corps. Très naturellement, je croisais les bras sur mon torse et m’appuyant contre le chambranle de la porte, un fin sourire sur les lèvres. La surprise sur son visage avait cédé la place à un froncement de sourcil et une méfiance certaine. Bon, déjà il ne se recroquevillait sur place, il devait avoir une certaine force de caractère quand même.

« Je t’ai fais peur ? Tant pis. Tu fais du boucan, tu m’as réveillé, je dormais. »

Me présenter ? Non, sûrement pas. C’était plus drôle comme ça. L’intimidation, c’était la meilleure façon d’imposer son autorité. A voir s’il était du genre à se plier ou non. Hé, j’avais dit que je ferais preuve de mauvaise foi.
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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et le Truand (Logement 1003) - ft H01-001 & H03-909   Jeu 25 Mai - 20:08

Le Bon, la brute et le truand

C’est le bruit d’une porte qui s’ouvre qui te sort de ton sommeil. Tu ouvres brusquement les yeux, l’air alerte et décidé à étriper le sinistre imbécile ayant osé te réveiller. Pour une fois que tu arrivais à fermer l’œil sans plonger dans un de ces cauchemars de ton passé… Tu te sens prêt à tuer cet enfoiré de @H03-909. Lui et son petit air de chiot perdu avec ses grands yeux à vous en tirer des larmes.
Tu grognes et te redresses avant de t’étirer, sortant s’en prendre le temps d’enfiler tes habits. De toute façon te pointer nu comme un ver devant lui commence à devenir ton passe-temps préféré. Il est si facilement effrayé par toi… S’en est presque risible. Le gêner est aussi le genre de choses que tu apprécies et déambuler dans votre logement sans vêtements en fait partie.
Pourtant quand tu ouvres la porte de ta chambre, la pièce commune est déserte. Tu t’empresses donc d’ouvrir sans bruit celle où il a choisi son lit et hausse un sourcil en le découvrant tranquillement endormi, l’air paisible. Ce n’est pas normal… Quelqu’un d’autre serait-il entré par mégarde avant de s’enfuir sans demander son reste ? Peut-être bien ouais. Cette explication ne fait qu’augmenter ta frustration et tu soupires en prenant le chemin de ta chambre. Là, tu t’empresses d’enfiler les torchons qui te servent de fringues avant de prendre le chemin de la sortie. Le repas n’attend pas surtout que celui du matin est bien souvent le moins dégueulasse de tous…

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Tu marches dans les couloirs, les mains dans les poches de ton pantalon, baillant abondamment. Il te tarde déjà de retrouver le calme de ton matelas. Le petit-déjeuner était si repoussant que tu as préféré le sauter pour aller t’époumoner dans la salle de musculation et te voilà, transpirant et complètement lessivé. Ça t’apprendra à abuser des appareils en chassant toutes les autres abeilles.
Tes pas te conduisent de manière presque instinctive devant la porte que tu as appris à connaître au fil des mois de ta captivité. #1003. C’est déprimant. Beaucoup trop de 0 tout comme dans ton putain de matricule que tu te refuses à employer. Tu t’appelles Caïn et tu le sais alors merde au putain de mec qui t’a fichu dans cette Ruche. Il voulait quoi ? Que tu lui pondes du miel ?
Tu grognes et ouvre nonchalamment, entrant silencieusement. Pourtant alors que tu t’apprêtes à gueuler pour avertir ton colocataire de ta présence, tu entends une voix. Une voix qui n’appartient pas à ce grand timide dont tu as fait ta nouvelle victime. Une voix plus grave et rocailleuse. Méprisante et cassante.
Ton regard se teinte d’amusement tandis que tu t’avances. @H03-909 aurait-il ramené un amant durant ton absence ? Ce dernier aurait-il la fâcheuse manie de le bousculer tandis qu’il le baisait ? A cette idée un effrayant rictus carnassier étire tes lèvres pleines. Bordel ça promettait d’être drôle si tu venais les interrompre pendant que ce pauvre mec se faisait culbuter.

« … tu m’as réveillé, je dormais. »
Tu te figes en analysant ces paroles. Non ce mec n’est définitivement pas l’amant de 909 et tu comprends rapidement la situation. Il est venu squatter la chambre d’à côté avant de se faire réveiller par ton colocataire. En un instant tu sors de tes gonds, furieux à l’idée qu’il s’en prenne à ton souffre-douleur. Tu ne partages pas. Surtout quand il s’agit de traumatiser celui qui partage ton appartement. Egoïste jusqu’au bout des ongles.
« C’est pas sa faute si tu pionces jusqu’à pas d’heure. » le cingles-tu en apparaissant soudainement dans son dos.
Il est grand, musclé et bien plus viril que le tatoué que tu aimes tant effrayer. Ça te fait enrager qu’il ait pu lui aussi le terroriser. C’est ton jouet. Ta proie. Et, c’est cet élan de possessivité qui te pousse à l’envoyer chier, te plaçant entre lui et 909, les bras croisés contre ton torse.
« On t’a jamais dit de pas toucher aux affaires des autres ? Ce petit est mien… C’est mon chien… Et il compte rester fidèle à son maître. »
Tu souris, provocateur. Ouais, ton colocataire a beau se rebeller de temps en temps, il n’en reste pas moins qu’ici c’est toi qui fait la loi. Pas question qu’un bourdon sorti de nulle part vienne commencer à briser les règles que tu t’es fait un devoir d’établir.

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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et le Truand (Logement 1003) - ft H01-001 & H03-909   Ven 26 Mai - 0:37

▲▼ Le Bon, la Brute et le Truand.Je n’avais pas profité très longtemps de la solitude dans l’appartement. Quand j’étais arrivé, j’avais essayé de prendre contact avec mes colocataires de l’époque, mais je ne les avais pour ainsi dire jamais vus. Aussi, dès que je l’avais pût, j’avais changé de chambre pour aller dans celle qui était proche de la sortie. Ça m’avait démangé dès que j’étais arrivé ici, j’avais eu besoin de me rapprocher de la sortie, c’était viscérale et inexplicable. Sans l’ombre d’un doute, c’était lié à ma vie oubliée. Ainsi donc, ça n’avait duré qu’une semaine cette solitude agréable dans l’appartement, je pouvais être tranquille, jusqu’à ce qu’un autre locataire arrive. Je ne m’étais pas attendu à ce type là. Dès qu’il était entré, que j’avais voulu lui souhaiter la bienvenue, j’avais eu comme un mouvement de recul en croisant son regard. Il dégageait quelque chose qui ne m’inspirait pas confiance, quelque chose d’inquiétant. Tout dans sa façon d’être, de parler et d’agir ne m’inspirait rien qui vaille. Il m’avait dit assez rapidement quel était son nom, oui, un nom, et pas un numéro, Caïn. Un nom biblique. Comment je le savais ? Je le savais, point. Un nom qui ne renvoyait rien de positif, peut-être que me souvenir ce que le Caïn de la Bible avait fait pourrait peut-être me donner un indice, mais ce serait tirer des conclusions stupides sur les prénoms qui reflétaient la personnalité des gens. Toujours est-il qu’il ne m’inspirait pas confiance dès la première rencontre.

Et j’avais eu raison de ne pas avoir confiance. Même si ça me faisait mal de l’admettre, ce type me foutait la trouille. Je ne comprenais pas pourquoi il s’en prenait à moi comme ça, pourquoi est-ce qu’il s’en prenait à moi comme ça ? Je me sentais horriblement vulnérable avec lui, et même si je faisais toujours en sorte de ne jamais être dans l’appartement autrement que pour dormir ou quand il n’était pas là, les moments où il était là aussi étaient une horreur. J’avais beau allé dans ma chambre pour être tranquille, il venait m’emmerder quand même. Il s’était posé en tant que roi de l’appartement, et je n’avais pas mon mot à dire. Je vivais dans la crainte, j’ignorais complètement ce dont il était capable, peut-être que je psychotais tout simplement, qu’il prenait juste du plaisir à me faire peur et qu’il ne ferait jamais rien. C’était une hypothèse à laquelle je ne croyais pas vraiment, mais qui m’aidait à affronter les jours qui se suivaient en sa compagnie. Enfin, heureusement qu’il n’y avait que nous deux, j’étais au moins sûr qu’il ne s’en prendrait pas à quelqu’un d’autre, c’était toujours ça de rassurant. Ce matin là ne faisait pas exception, j’étais sorti prendre le petit déjeuner dans le silence le plus complet, soit il dormait, soit il était parti, dans tous les cas, je ne l’avais pas croisé à la cafétéria. J’étais remonté ensuite dans l’appartement pour me doucher, voulant partir au plus vite pour ne pas le voir. Quand j’étais rentré, le logement était vide, j’en avais donc profité pour prendre une longue douche, même si au fond de moi, j’avais la peur au ventre. Dans ma chambre, je m’étais habillé, j’avais fait mon lit, un réflexe, une envie, mais avant d’avoir pût faire un mouvement pour sortir, la porte de la chambre s’ouvrit avec violence, un total inconnu débarquant dans la pièce, apparemment furieux. Sous la surprise, je sursautais, mais je restais surtout abasourdi qu’un type que je n’avais encore jamais vu ici entre comme ça. Qu’est-ce qu’il foutait là ? Qui c’était ? Qu’est-ce qu’il me voulait celui-là ? Il clamait que je l’avais réveillé, mais je ne comprenais absolument pas. C’était quoi ce délire ? Encore une fois, je n’eus pas le temps de réagir que j’entendis la voix de Caïn, et je le vis aussi derrière l’inconnu. Aussitôt, je me reculais, réflexe que j’avais chaque fois que je le voyais de toute façon, mais à ma grande surprise, il se plaça entre le type et moi. Avant même qu’il n’ouvre la bouche, je compris que ce n’était pas du tout un signe protecteur, mais plutôt un geste malsain de possessivité. Le type essayait de me faire peur, pour le coup, il avait réussi, et il n’avait lui non plus rien qui inspirait la confiance. Ou alors j’étais trop méfiant depuis que j’habitais avec Caïn. Mais vu le comportement de ce dernier, j’en doutais.

Les mots de mon colocataire me firent mal. Très mal. Je me sentais sali, j’avais envie de vomir, et surtout, surtout de le frapper. Il me tournait le dos, c’était l’occasion rêvé, mais je savais que je le regrettais. J’avais beau ne pas savoir ce dont il était capable, je savais qu’il me frapperait en retour. Ça ne ferait que déclencher une violence inutile, et ça pourrait également lui donner des idées pour plus tard, est-ce qu’il ne se mettrait pas à me faire physiquement du mal après ça ? A quoi est-ce que j’étais réduit ? A être un petit chien comme il le disait. J’avais l’impression d’être un bout de viande que deux chiens se battaient. Malgré tout, je grognais, je ne me voulais pas me laisser faire sans au moins faire entendre mon désaccord, même si je craignais que mes mots ne fassent pas le poids, et que face à eux, ils ne seraient jamais que du vent. L’autre avait d’ailleurs répondu entre temps, avec le même ton méprisant et odieux.

« Je n’ai pas de maître, je ne suis pas un chien, je n’appartiens à personne. T’es qui toi, qu’est-ce que tu fais ici ? »

En temps normal, je ne me serais montrer beaucoup moins agressif, ce n’était de toute façon pas mon genre de l’être, mais vu comment les choses se déroulaient, ce n’était pas la peine. Quant à sa réponse. Je l’avais déjà. Je la craignais pour être exact. Il n’y avait pas trente six solutions sur le fait qu’il soit là, alors qu’il m’était complètement inconnu, ce qui était visiblement de même pour mon colocataire. Par pitié, que je me trompe. Je serrais les poings et me reculais encore plus, ne voulant pas de la pseudo protection de Caïn. Surtout que là, il m’empêchait de sortir, lui et l’autre. J’étais complètement prisonnier dans ma chambre. Prenant mon courage à deux mains, je ne voulais surtout pas resté là, je me précipitais vers la sortie en contournant mon colocataire.
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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et le Truand (Logement 1003) - ft H01-001 & H03-909   Ven 26 Mai - 0:57

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Les choses étaient beaucoup plus intéressantes que ce que j’avais imaginé. Déjà, je devais reconnaître que le second colocataire n’était pas du tout de ceux que je pensais, et alors que je ne l’avais même pas entendu entrer, que je ne l’avais pas sentit dans mon dos, sa voix et son souffle avaient juste chatouiller ma nuque, mais pas de quoi me faire retourner. Je le suivais du regard se placer entre moi et le tatoué, croiser les bras sur son torse. Quelque chose chez lui m’inspirait le respect. Je ne m’étais mais alors vraiment pas du tout attendu à ça. Si l’autre au bout de la pièce ne m’inspirait que mépris, celui qui était en face de moi, c’était carrément différent. Même si son comportement protecteur me fit sourire et ricaner. Il prenait sa défense. Et là, j’étais plutôt curieux de savoir ce qu’il y avait entre eux pour qu’il le protège ainsi de moi. Il avait lui aussi sentit quelque chose chez moi. Tout comme je le sentais chez lui. Le respect était dût au fait de ce qu’il dégageait, je reconnaissais en lui un semblable. Disons que je me voyais comme un prédateur, et ce depuis que j’avais ouvert les yeux plus tôt dans la nuit en me retrouvant dans cette pièce blanche étroite et sans lit. Le tatoué était une proie, l’homme face à moi était un prédateur, il était sur le même maillon de la chaîne alimentaire que moi. Sa voix, son attitude, la crainte que je voyais chez l’autre au fond quand il posait les yeux sur lui. La peur que j’avais lu dans ses yeux quand j’étais entré dans sa chambre c’était la peur que ce soit lui ? Intéressant. Penchant la tête sur le côté, je les regardais tour à tour avec un fin sourire sur les lèvres.

« Comme c’est mignon. Je n’avais pas l’intention d’y toucher. Juste faire connaissance, rien de plus. Prendre quelque chose de déjà utilisé, ce n’est pas mon truc. »

Quoi que ça sous-entendait, je m’en foutais complètement. Je comprenais bien que le tatoué était sa proie, il marquait son territoire comme tout prédateur. Soit. C’était très dommage, trop, mais soit. Ceci dit, je n’abandonnais pas l’idée pour autant de le terroriser, le tatoué, surtout que nous étions donc destiné à être dans le même logement. Pauvre petite chose. Au milieu de deux prédateurs. Il avait à présent toutes les raison d’avoir peur, du moins encore plus. Et malgré le respect que j’éprouvais pour le type en face de moi, une partie de moi se méfiait quand même. C’était un semblable, j’imaginais assez bien ce qu’il pouvait faire. Et là, je ne pouvais m’avancer sur rien. Je n’avais rien qui me permettait de dire que je pouvais avoir le dessus sur lui, rien qui ne me prouver que je n’étais pas en danger en sa présence. D’ailleurs, la question du ‘chien’ me fit encore plus sourire, tout comme sa tentative de rébellion, même s’il y mettait de la volonté, sa voix trahissait une certaine résignation. Depuis combien de temps habitaient-ils ensemble ces deux-là ?

J’allais pour lui répondre, sans quitter l’autre homme du regard, mais notre petite chose sans défense fut vive. Il se glissa pour tenter de passer la porte, une tentative de fuite, mais je lui bloquais le passage et attrapais aussitôt son bras. Cette fois mon sourire se fit tout autre. Surtout que je captais le frisson qui le parcouru quand nos regards se sont croisés et qu’il se dégageait aussitôt, bien que ce fut un très mauvais choix de sa part puisqu’il se retrouvait complètement encadré par nous deux. J’en profitais pour faire un pas vers lui, ne cherchant pas à le toucher davantage, l’avertissement, puisque s’en avait été un, de l’autre prédateur était suffisamment clair, et je voulais lui faire comprendre que je n’étais pas son ennemi. A deux, ce serait d’autant plus drôle que de s’en prendre au tatoué. Ainsi donc, je pris tout mon temps pour lui répondre, passant de l’un à l’autre.

« Il n’est pas très bien dressé ton chien. Il n’a pas encore accepté ton autorité on dirait. Je suis le troisième habitant de l’appartement. J’ai été assigné à ce logement. Ce qui veut dire, petit, qu’on va se voir très souvent dès à présent. Il va falloir t’y habituer. »

Je relevais les yeux vers l’homme en haussant un sourcil, prenant un malin plaisir à traité l’autre comme un objet, à le réduire à juste une chose qui n’avait pas son mot à dire, qui avait à peine une valeur matériel.

« J’aime bien dresser les chiens. Si jamais tu te sens d’humeur à prêter, ça sera avec joie.
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MessageSujet: Re: Le Bon, la Brute et le Truand (Logement 1003) - ft H01-001 & H03-909   Sam 10 Juin - 10:50

Le Bon, la brute et le truand

Tu le vois, se décomposer, se braquer. Il réagit comme il a l’habitude de le faire. Il fuit et plaque les oreilles en arrière comme un chiot apeuré. Une bête acculée, prête à mordre. Trognon, vraiment. Tu connais cet air là, ce regard. Tu le vois tous les matins et tous les soirs, dès que 909 franchit la porte de votre logement. Il t’évite comme la peste et tu en joues. Tu apprécies de voir son regard terrifié se baisser quand tu approches. Tu ne veux pas que ça change. Pas alors que tu commences tout juste à t’amuser avec ton nouveau jouet. Evidemment qu’il est tien. Tu feras en sorte que tout le monde le sache.
Tu fixes alors l’intrus, regrettable nuisance dans ton petit monde. Elément perturbateur qui semble vouloir te défier. Un prédateur lui aussi, affamé. Avide de cette proie qui est tienne. Devras-tu combattre ou simplement l’intimider ? Tes muscles te lancent encore de leur utilisation intensive dans la salle de sport. Mauvaise idée. Ce serait plus douloureux qu’autre chose. Pour toi mais aussi pour lui. Tu ne rates personne. Tu ne rates jamais personne.
Cette certitude t’emplit d’une soudaine confiance tandis que les flashs ensanglantés de ton passé envahissent à nouveau ton esprit. C’est fou comme les sensations apparaissent parfois. Comme si ta mémoire voulait se rappeler à toi et trouver un subterfuge pour t’aider sans pour autant se dévoiler. Surprenant.

« Carrément ouais. Usé encore et encore, jusqu’à la moelle… » susurres-tu d’une voix basse et pleine de sous-entendus.
Tu n’as encore jamais touché 909. Pas dans ce sens en tout cas. Quelques attouchements par-ci par-là histoire de le faire crier mais ça s’arrête là. Oh, ce n’est pas l’envie qui te manque mais tu es à présent lié à Nic et tu ne peux pas agir ainsi. Tu ne peux pas être infidèle, pas après tout ce que tu as fait pour l’obtenir.
Ton colocataire s’agite soudainement, crachant son venin, pestant comme pas permis. Tes sourcils se froncent tandis que ton regard se durcit. Qu’il se mette à contester ton autorité en face d’une tierce personne est loin de t’amuser. Bordel ce que tu vas lui mettre s’il continue à l’ouvrir de manière aussi vindicative.
« Putain de… »
Le tatoué s’élance brusquement vers la porte et tu plisses furieusement les yeux, te retenant de bouger à ton tour. En effet, le piège s’est déjà refermé et voilà le nouveau arrivant qui le coupe dans son élan. Ce dernier n’hésite pas une seconde avant de te provoquer, faisant bouillir ton sang. Tu respectes tout de même le fait qu’il l’ait aussitôt relâché. Il ne semble pas vouloir se battre pour avoir l’opportunité d’y toucher.

« Comme tu l’as si bien dit… Il est petit. Nous sommes colocataires depuis une semaine il me semble. Il faut lui laisser le temps de s’habituer à son nouvel environnement. Tu ne crois pas… ? »
Tu changes de tactique. Tu l’inclus dans la conversation sans vouloir l’en dégager. Tu lui poses une question qui ne se veut pas le prétexte d’un éventuel affrontement. Tu baisses légèrement ta garde pour voir ce qu’il fera. Il est intéressant, presque amusant. Pas si différent de toi. Malin aussi dans le sens où il semble vouloir éviter le conflit. Après tout vos corpulences semblables ne semblent pas pouvoir prédire de l’issue du combat.
« Ainsi donc tu es le nouveau venu hein ? Ça aurait été trop beau que la place reste libre… Moi c’est Caïn mais tu peux m’appeler H01-001 si ça te perturbe. Comme tu peux le voir je suis l’un des anciens du coin. Et lui… C’est 909 enfin… Ici on l’appellera plutôt Fido. »
Tes doigts s’enroulent férocement autour du poignet de ton colocataire et tu serres sans cesser de sourire innocemment. Oh une leçon d’obéissance s’impose et… Il semblerait bien que vous ayez un nouveau spectateur empli du désir de devenir acteur.

« Alors, dis-moi… Si tu obtenais la garde de la bébête, tu ferais quoi dans une situation comme celle-là ? »
Ta langue passe sur tes lèvres tandis que tu le testes, avide de voir ce qui va venir. Saisira-t-il la main que tu lui tends ? Sera-t-il à la hauteur de l’ampleur de la chose ? C’est la première fois que tu rencontres quelqu’un fondamentalement comme toi. Il te ressemble dans sa manière de se tenir, de darder son regard sur les autres avec cette même animosité contrôlée. Il a la même façon de parler, de penser. Au fond peut-être qu’il te plaît bien. Peut-être es-tu soulagé à l’idée de ne pas être le seul à avoir un foutu merdier qui obsède tes pensées. Ouais… Tu mettrais ta main à couper que lui non plus, il n’est pas un enfant de chœur.
« On n’a pas grand-chose pour s’amuser dans les chambres. Faut bricoler avec ce qu’on trouve. Pommeau de douche, draps, vêtements et brosses-à-dents. Attention cependant… Pas de dégradation si tu ne veux pas finir en prison. Vois ça comme un challenge ! »

A ses mots, tu jettes violemment 909 sur son lit, t’essuyant nonchalamment les mains sur ton tee-shirt encore trempé de sueur. L’idée d’avoir quelqu’un pour vous regarder te donne des ailes. Ça attise ton envie.
Ta main vint se saisir du menton de ton colocataire et tu lui relèves la tête pour plonger tes yeux bleus dans les siens. Adorable. Presque trop. Ça te donne envie de le salir. De l’abimer. Tu n’aimes la beauté que lorsqu’il s’agit de la briser.
« Au fait… Maintenant que tu es autorisé à rester je peux te l’avouer. J’ai peut-être un peu exagéré. 909 est encore relativement clean. Pas utilisé dans tous les sens possibles si tu vois ce que je veux dire. »
Un sourire mauvais joue sur tes lèvres tandis que tu contemples ton colocataire. Tu sais ce que ça sous-entend et tu veux voir ce qu’en pensera ton nouvel ami… Oh, tu ne comptes pas le toucher plus que nécessaire mais lui faire une belle frousse contentera ton orgueil démesuré.

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