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 J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222

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H05-999
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222   Ven 5 Mai - 17:28



Colocation surprise F02-222 & H05-999 Après une journée à explorer de fond en comble la Ruche, visitant tous les niveaux, à part le niveau 13 qui semblait différent des autres, et qui, d’après les rumeurs que j’avais pût entendre, méritais que je m’y attarde bien plus longtemps que les autres. Il y avait tout le nécessaire pratiquement, de quoi rester en forme et se défouler, des activités créatives, un jardin et son entretien à faire, une salle commune avec une bibliothèque remplie de livres aux pages blanches et une infirmerie. Et surtout, surtout, aucune porte de sortie. Tous semblaient vivre leurs petites vies sans être plus préoccupés que cela de cet enfermement, comme si tout ceci était normal. J’hallucinais un peu en les voyant se dorer la pilule sur les canapés et discuter, au pire ils étaient tous prostrés, le regard dans le vide, me faisant penser à des zombies. Ils étaient encore pires que ce que j’avais pensé. Si bien que je n’avais adressé la parole à personne, me contentant de les observer de loin pour le moment. Pas besoin d’entrer en contact avec ces morts-vivants pour le moment, ça ne m’intéressais pas et surtout, ça ne me rapportait rien du tout. Et même si j’étais le plus optimiste possible, fatalement, je finirais par me faire aborder par un abruti qui voudra faire copain-copain. J’enviais presque le premier ou la première qui était arrivé(e) ici, sans vraiment me poser la question de la durée de sa solitude, avant de réaliser que fatalement, il ou elle ne devait pas avoir les mêmes informations en arrivant que moi grâce à cette foule. Après donc cette visite, qui m’avait pris pratiquement toute la journée, et avoir pris mon dîner, j’étais retourné à mon appartement.

Mes colocataires n’étaient pas là, j’avais le logement pour moi tout seul, et donc, la salle de bain pour moi tout seul. Paradisiaque. Enfin, à l’échelle d’ici, c’était juste joyeux de pouvoir prendre la salle de bain rien que pour ça. Et au cas où l’un des deux débarquerait, j’avais fermé la porte en mettant une serviette sur la poignée, espérant qu’ils étaient suffisamment intelligents pour comprendre que c’était occupé. J’étais resté un long moment sous la douche, restant sous le jet chaud, appréciant tout particulièrement sentir l’eau me tomber dessus, sur les épaules, sur le visage, bref sur tout le corps. Ça au moins, c’était normal, ça me semblait bien plus normal que tout ce que j’avais vu aujourd’hui. Est-ce que j’allais finir comme eux une fois que j’aurais pris mes marques ? Non, ils devaient simplement être faibles d’esprit sans aucune volonté. Et j’avais un peu de mal à croire qu’ils étaient tous en train de faire semblant de s’adapter tout en élaborant un plan pour s’en sortir et découvrir qui ils étaient. Qui nous étions… Après une journée, j’avais réussi à ne pas me poser de questions sur qui j’étais, sur cette absence de souvenir. Et maintenant… je m’interrogeais juste. Comment est-ce que je m’appelais ? Ce numéro, H05-999, m’horripilait. Il me donnait une identité, comme les autres, bien que mon identité soit unique, mais merde quoi.

C’était le premier soir et la première nuit que j’allais passer dans la Ruche, pour de vrai disons, et contrairement à ce que j’avais pensé en me réveillant très tôt ce matin, il y avait bel et bien un couvre feu, l’annonce était tombée en plein milieu du déjeuner, et à voir la réaction des autres personnes présentes dans la cafétéria à ce moment là, ils n’étaient pas non plus ravis de cette nouvelle. Mais au fil de la journée, ça m’était passé au-dessus de la tête, j’avais complètement oublié, me concentrant sur des choses bien plus importantes et plus intéressantes. Qu’est-ce que je risquais si je me retrouvais enfermé en dehors de mon appartement ? Passé la nuit dans le couloir ? Il y avait forcément pire que ça comme châtiment. Cette pensée me fit sourire en sortant de la douche, une nuit dans les couloirs pourrait toujours être drôle et instructive. A moins que je ne me retrouve dans cette prison que beaucoup semblait craindre. J’y ferais probablement un séjour. Voire plus. Attrapant ma serviette sur la poignée de la porte pour me sécher, je sortais donc de la salle de bain, complètement nu, après tout, j’étais tout seul dans l’appartement quand une voix résonna, celle de l’annonce, celle que j’avais entendu à mon réveil dans la salle vide qui annonçait le couvre feu. Au moins comme ça, c’était réglé, j’étais sûr de passer une nuit tranquille. Et visiblement, mes colocataires eux allaient être dans la merde. Quel pied, l’appartement pour moi tout seul avec la possibilité de foutre le bordel dans leurs chambres. Cette première nuit allait être juste fendard. Enfin, jusqu’à ce que la porte de l’appartement s’ouvre en catastrophe et que je vois débarqué une nana. Grosse déception.

« Tu t’es plantée, c’est pas chez toi ici. »

Je pouvais me couvrir, c’était une option, mais en même temps… je m’en foutais qu’elle me voit comme ça. Et tout en la regardant, je m’essuyais sans la moindre pudeur, déposant la serviette sur mon épaule, une main sur la hanche. Je ne me sentais ni gêné, ni excité par la situation, signe que les femmes ne m’intéressaient vraiment pas comme je l’avais constaté. Ça risquait d’être une soirée intéressante malgré tout.
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F02-222
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MessageSujet: Re: J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222   Dim 7 Mai - 5:39

J'ai vu de la lumière, je suis entrée
F02-222 ✧  H05-999
T’y avais pas vraiment porté attention, à cette voix robotique vous annonçant que le couvre-feu allait être remis. Parce qu’il était midi. Parce que t’étais en pleine méditation dans la salle de sport, et parce qu’avec tous ces grésillements et ces messages d’erreur tu pensais que c’était qu’une blague. Qu’un dysfonctionnement parmi tant d’autres. Ce début de mois était original. Des erreurs du système avaient progressivement faits leurs apparitions. Avec les repas qui sautaient à la cafétéria. Avec ta journée passée en compagnie d’une autre prisonnière, coincées dans un appartement qui n’était même pas le vôtre à la base. Il s’en passe, des choses. Et c’est déroutant. Parce qu’au fond, vous vous étiez acclimatés à cette routine imposée. À ces journées sans fins qui inlassablement se répètent. Donc ça change, tous ces bugs. Ça met un peu de piment dans vos quotidiens décidément trop mornes. C’est pas plus mal. Et puis qui sait, peut-être que c’est le prémisse d’une future panne du système ? Peut-être que ça va finir en black out ? Peut-être que ça va finir par vous offrir une opportunité pour vous échapper ? T’es pas la seule, à avoir eu cette idée. À avoir cet espoir. C’est pas normal, tous ces dysfonctionnements. Alors qui sait, peut-être que l’un d’autre eux ouvrira une porte de sortie, ou quelque chose comme ça…

Qu’est-ce qui vaut ces bugs ? Pourquoi est-ce qu’ils arrivent maintenant ? Pourquoi est-ce que cette machine pourtant si bien huilée auparavant commence à grave dérailler ? Des questions qui s’enchainent dans ton esprit, tandis que t’es tranquillement installée dans un coin de l’aire de jeux. T’aimes bien cet étage. Parce qu’il y a souvent du monde. Parce qu’il y a souvent de la musique. Parce qu’il y a des rires, de l’insouciance, et que ça te rappelle un temps oublié. T’es assise à même le sol dans un coin reculé, tandis que t’adonnes à des séances d’étirements et de méditation. Ce soir t’as de la chance, une douce mélodie éclairant les lieux. C’est quelqu’un qui sait jouer. C’est rare, du coup faut en profiter. Tu laisses ton esprit s’évader à mesure que les notes résonnent dans la pièce. Jusqu’à ce qu’une voix grésillante résonne. Le couvre-feu. Oh putain. C’était donc vrai. C’était pas une blague. Ni un bug. Tu rouvres les yeux, un frisson te parcourant l’échine. T’as jamais été dans les prisons de la Ruche, mais t’as entendu assez de rumeurs à ce sujet pour ne pas le vouloir. Tu te relèves d’un bond, et braques ton regard vers l’horloge au-dessus de la porte. 21h58. Oh putain.

T’as deux minutes pour rejoindre ton logement. Impossible. Les autres autour de toi semblent tout aussi paniqués. Eux non plus ne devaient pas avoir pris au sérieux le message de l’Intelligence Artificielle de ce midi. Vous vous regardez un bref instant, puis comme un seul homme, vous vous dirigez en trombe vers les escaliers. Certains font le choix de l’ascenseur. Grave erreur. Avec le peu de temps qu’il vous reste, pas sûr que les ascenseurs soient assez rapides. Tu fais un rapide calcul. T’es au niveau 12, ton logement est au niveau 8. Quatre étages en moins de deux minutes, ça te parait trop serré comme timing. Du coup tu montes les marches quatre à quatre, t’agrippant à la rambarde pour ne pas tomber et pour t’aider à te hisser plus vite. Dès que tu vois la porte du niveau 10, tu te poses pas plus de questions, tu l’ouvres et tu t’insères dans le couloir. C’est pas ton étage, mais tant pis. Tu poses ton regard vers des logements, ne sachant trop lequel prendre. Et puis le bip annonçant le verrouillage des portes te fait te décider. Chambre 1003. En espérant qu’elle soit vide, ou que tu ne sois pas trop mal reçue. Dès que tu pénètres dans le logement, la porte se referme derrière toi. T’as eu chaud. Vraiment.

La première chose que tu remarques dans la pièce, c’est un homme qui te fait face. Un homme complètement nu, qui sort visiblement de la douche. Tu bloques sur lui, passant ton regard de sa tête jusqu’à ses pieds. Il t’annonce que t’es pas chez toi. « Sans blague. » que tu peux pas t’empêcher de siffler. T’as encore le corps tremblant et le souffle court. T’es pas encore remise de tes émotions. Tu finis cependant par pousser un profond soupir, te courbant tout en posant tes mains sur genoux pour mieux t’aider à respirer. Tu laisses passer quelques secondes, avant de te redresser tout en remettant tes cheveux en arrière. « L’annonce du couvre-feu m’a pris de court. J’ai pas eu le temps d’aller jusqu’à ma chambre et je suis rentrée dans la première que j’ai vu. » Ta voix se montre moins froide, moins agressive. Plus posée. C’est bon, tu peux te détendre, t’as trouvé un logement pour la nuit. T’iras donc pas en prison. « Désolée que ça soit tombé sur toi. » Tu parles comme si de rien était. Comme s’il n’était pas nu. Tu l’observes sans gêne. Parce que lui ne semble pas en avoir, donc pourquoi en aurais-tu ? C’est lui qui ne porte aucun vêtement. « T’es tout seul ? » Tu supposes que la réponse est positive, mais tu préfères quand même demander. Il y a trois chambres, donc deux potentiels autres colocataires. Mais il est nu dans le salon, donc à moins que ce soit une chambre nudiste, tu supposes que les deux autres sont partis dormir ailleurs. « Tu comptes t’habiller ou ce soir c’est soirée nudisme ? » T’as aucun problème avec ton corps, et tu l’acceptes complètement. Tu sais ce que tu vaux, et t’as rien à envier aux autres. Donc à la limite, ça te dérangerait pas de le rejoindre dans son délire.
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MessageSujet: Re: J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222   Dim 7 Mai - 13:01

ERREUR SYSTEME
Erreur système

Erreur système
Un étrange bruit de ferraille retentit soudainement dans la chambre. Une trappe apparaît au plafond tandis qu'un long bras métallique semble descendre vers vous. Il tressaute, semble chercher quelque chose, ou quelqu'un. Puis, en une fraction de seconde, il agrippe le chandail de @F02-222, la soulevant dans les airs.
Il bouge, tentant de l'attirer avec lui dans cette trappe sombre. Cependant, le vêtement finit par se déchirer et la jeune femme s'écrase au sol. Le bras s'évanouit alors par l'ouverture qui se referme, emportant avec lui les restes de son haut...





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MessageSujet: Re: J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222   Mar 9 Mai - 15:37



Colocation surprise F02-222 & H05-999 Les choses étaient très… particulières dans cette Ruche. J’avais entendu des rumeurs en faisant mon petit tour d’inspection, mais là, j’en avais la preuve. Même si nous étions captifs, nous avions quand même des possibilités de bien rire. A commencer par certaines des abeilles présentes, comme la jeune femme qui était face à moi et qui ne se gênait pas pour mater, son regard n’avait rien de gêné, il n’était pas fuyant et il restait bien sur moi. Et elle avait de la répartie en plus. Là, j’allais vraiment m’amuser. Reculant de quelques pas, je posais mon cul sur le bord du dossier du canapé, croisant les jambes tout en continuant de la fixer, et alors qu’elle demandait si j’étais seul et si la soirée était une soirée à poil, je fus coupé par un bruit très désagréable de ferraille. A peine le temps de chercher d’où est-ce que ça venait qu’une trappe s’ouvrait, un bras robotique en sorti et… la scène qui suivit me fit marrer. Vraiment. Enfin, j’étais un peu surpris, surtout que cette chose semblait fonctionner avec difficulté, allant de droite à gauche, à la recherche d’un truc, mais en voyant que ma colocataire pour la nuit était en train de se faire attraper, que le bras la tirait vers la trappe jusqu’à ce que le haut de sa tenue se déchire et qu’elle s’écroule par terre, le bras repartant comme il était arrivé avec les restes du vêtement. Et moi dans tout ça, j’étais resté là, les bras et les jambes croisés, un petit sourire sur les lèvres. Y a un bug dans la Matrice.
Au final, j’éclatais juste de rire, ne bougeant pas pour autant d’un poil pour l’aider, ça va, j’étais pas non plus Mère Teresa. Je la laissais donc se démerder et se relever en soupirant légèrement, m’asseyant cette fois-ci complètement sur le canapé.

« Va pour la soirée nudisme, et ce n’est pas moi qui l’ai dit. »

Si j’étais du type chevaleresque, je serais allé lui chercher un de mes hauts pour lui mettre sur le dos. Et je n’étais pas du type chevaleresque. J’étais du type… pas comme ça en fait. Aucune idée de quel genre de mec j’étais, pas le mec sympa c’est clair et net, et ça ne me faisait même pas culpabiliser. Chacun sa merde après tout, je préférais plutôt penser à ma gueule qu’à celles des autres, et surtout celles de ceux que je ne connaissais pas. Et comme je ne connaissais personne ici… C’était absolument tout bénéf’ pour moi. Elle s’était fait mal ? Tant pis pour elle. J’y connaissais rien en médecine, j’étais pas sauveteur non plus, si elle avait quelque chose de casser, ça attendra demain matin qu’on puisse sortir.

« Tant que tu prends pas ma chambre, tu peux pioncer dans celles de mes colocataires, je m’en branle. Je te dirais bien, fais comme chez toi mais… non, je ne vais pas le dire. Je suis déjà sympa de te laisser dormir dans les deux autres chambres. »

Bon, alors peut-être que j’y allais un peu fort, en même temps, ça me venait tout seul et je n’avais aucune envie d’être sympa avec elle. Cela dit, je me bougeais quand même pour l’aider à se relever, mais juste pour mieux me foutre de sa gueule et pour mater le désastre, vestimentairement parlant. Elle n’avait plus que son soutien gorge et son pantalon, et de ce que je pouvais voir, quelques cicatrices. Tiens, elle aussi. Je serais tenté de les compter, histoire de voir si elle en avait plus que moi, qui de nous deux était le plus amochés, même si quelque part je me disais que les choses auraient pût être pire sur mon corps. J’avais vingt cicatrices sur tout le corps, et des cicatrices plus que moches, les blessures qu’elles refermaient avaient été profondes. La question était de savoir d’où elles venaient, qui me les avaient faite et pourquoi. Certaines me laissaient à penser que c’était des entailles qu’on m’avait fait, avec des traces de brûlures aussi qui n’avaient pas du tout l’air de marques de cigarettes. Quoi qui me soit arrivé, n’avait pas été mortel, auquel cas j’en aurais beaucoup plus des cicatrices, donc sûrement pas un accident. Ou alors un accident où j’étais sorti en miraculé. En fait, elle avait fini par attiser ma curiosité et je me permis donc, elle avait vu sur tout mon corps après tout, de regarder un peu plus le haut de son corps, me penchant un peu sur elle pour voir plus précisément.

« T’as combien de cicatrices au juste ? »

Ma curiosité était quand même très poussée, ayant envie de passer mes doigts dessus en essayant d’imaginer ce qu’elle avait, ce qui avait laissé cette trace, comment, avec force, est-ce que c’était volontaire ? Expliquer cet intérêt soudain pour les cicatrices ne m’interpella pas plus que cela. Contrairement à beaucoup, je n’avais pas d’attente sur ma vie passée, je ne fantasmais rien de ce que j’étais avant d’arriver dans la Ruche. Toutes les nouvelles informations, j’étais prêt à les accueillir et à vivre avec sans regretter quoi que ce soit. Ce serait qui j’étais point. J’allais pas me remettre en question parce que j’étais enfermé dans un bunker géant et blanc. Si ses cicatrices m’intéressaient, je devais avoir un truc qui me reliait à ça, en dehors des miennes, à savoir maintenant ce que c’était.
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F02-222
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MessageSujet: Re: J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222   Ven 12 Mai - 6:54

J'ai vu de la lumière, je suis entrée
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Il a juste le temps de s’assoir sur le bord du canapé qu’un bras descend d’une des trappes et apparait dans la pièce. Instinctivement, t’as tes muscles qui se crispent, tandis que tu recules d’un pied pour avoir un meilleur équilibre. Tu lèves tes poings au niveau de ton visage, prête à agir si ce robot se dirige vers toi. Et c’est pile ce qu’il fait. D’une manière assez désorganisée, certes, mais quand même. Il te prend pour cible. Toi. Et pas lui. Et ça te fait psychoter. Pourquoi toi ? Est-ce qu’il sait que t’es pas dans ton logement ? C’est ça ? Il va t’attraper et t’emmener en prison ? Mais pourquoi ? Certes, y’a plus le couvre-feu, mais normalement la règle du chacun chez soit est encore annulée ? Non ? À moins que les Intelligences Artificielles ne vous l’aient pas dit, histoire de pimenter un peu les soirées de tous ceux qui se sont réfugiés chez d’autres en catastrophe ? Oh putain. Tu gardes ton sang froid, tandis que tu tentes de te débattre avec le bras. Tu lui résistes. Mais pas longtemps. Le coup que tu lui portes alors qu’il s’approche de toi est dérisoire. Lui est fait de métal, et toi… Bah tu gagnes juste à te faire mal. Il t’attrape par le chandail en une fraction de secondes. T’as beau essayé de le faire lâcher, rien à faire. T’es comme une anguille, à bouger dans tous les sens pour tenter de te libérer. Et tu grognes comme une lionne enragée. Il t’embarquera pas à sa suite dans la trappe. T’iras pas en prison. Hors de question. Finalement à force de gigoter c’est ton chandail qui décide de rendre l’âme en premier et de mettre fin au combat. Pas vraiment préparée à cette chute, tu te laisses lourdement tomber au sol et atterris sur tes fesses. Un mal nécessaire parce qu’au final, tu es encore dans cette chambre. Le bras, quant à lui, repart avec son morceau de chandail. Vraiment trop bizarre.

Tu peines à retrouver tes moyens, tandis que c’est tout ton corps qui reste en alerte. Y’a l’adrénaline qui coule dans tes veines, et ton regard qui reste braquer sur la trappe qui pourtant s’est refermée. Au cas où il revienne. On sait jamais… Mais il ne revient pas. Et y’a le rire de ton colocataire d’une nuit qui résonne dans la pièce. Tu braques ton regard dans sa direction. En fait, il a pas bougé d’un poil. Depuis le début. Il a du t’observer te débattre avec ce bras robotique, et visiblement cette situation l’amuse beaucoup. Connard. Tu secoues la tête, tandis que tu reprends petit à petit tes esprits. T’es sauvée. Il fait une remarque sur la soirée nudisme, et tu peux pas t’empêcher de tiquer. Et si c’était ça, en fait, la raison de la venue du bras ? Et si c’était juste pour rire ? Juste pour rendre la situation encore plus bizarre ? Tu sauras jamais, au final. Tu secoues la tête, remettant tes cheveux en place derrière tes épaules. T’es pas spécialement gênée d’être en soutien-gorge. T’as rien à cacher et tu sais ce que vaut ton corps. T’observes le mec s’allonger de tout son long sur le canapé, tandis qu’il te propose de prendre une des deux autres chambres. « Trop aimable. » T’hésites à lui rétorquer que si tu le voulais, tu pourrais tenter de prendre la sienne. Que tu sais te battre et que t’as pas peur de lui aligner quelques coups. Mais tu préfères garder le silence. Rira bien qui rira le dernier.

Il finit par se lever et par se diriger vers toi. Et bah, il était temps. Tu pensais qu’il t’aiderait jamais, et qu’il se contenterait de rire de la scène encore très longtemps. Faut croire que tu t’étais trompée sur son compte. Ah moins que ce qu’il fasse soit parce qu’il est intéressé. Et à mesure qu’il s’approche de toi, c’est cette option que tu choisis. À la manière dont il regarde ton corps et tes tatouages, tu devines qu’il a quelque chose derrière la tête. Tu le laisses mater. Après tout, tout à l’heure, tu l’as bien fait toi-même. « Le spectacle te plait ? » que tu clames en levant un de tes sourcils. Ta voix se fait moins froide que ta remarque précédente. D’avantage teintée par de provocation.  Tu agrippes la main qu’il te tend, et te lèves grâce à lui. T’avais pas vraiment besoin de son aide pour le faire, mais soit, s’il te la propose, tu vas pas cracher dessus. Il te tourne autour, avant de te demander combien de cicatrices tu as. Un sourire amusé se dessine sur tes lèvres. « Trop pour que je puisse les compter. » Bon, en vrai, t’en as pas tant que ça. Mais disons que t’as jamais pris la peine de le faire. « Tu veux le faire ? Je te préviens, certaines sont plus cachées que d’autres… » Taquine. Provocante. Et joueuse de surcroit. Si c’est la soirée nudisme comme il le dit –et comme semblait vouloir dire le bras robotique-, alors soit. Lentement, te voilà qui descend ton pantalon et ton dessous. « Tu peux m’aider ? » Timbre langoureux. Sourire lubrique. Tu lui demandes de l’aide pour enlever la seule pièce de vêtement qu’il te reste. Tu attrapes tes longs cheveux pour les mettre au niveau de ta poitrine, libérant la place pour qu’il puisse dégrafer ton soutien gorge. Lorsque c’est fait, tu te retournes pour lui faire face. Nue à ton tour. Tu lui laisses le temps de t’observer sous toutes les coutures, avant de lui demander « Alors, combien ? » Puis tu lui montres une blessure au niveau du deltoïde de ton épaule droite. « La balle a frôlé mon bras. Je le sais parce que c’est 27 qui a tiré et qu'il s’en est souvenu. » Tu le laisses te caresser ladite cicatrice, tandis que tu te souviens du moment où H02-27 te l’a avoué. De la manière dont il s’en est souvenu. « Et toi, tu te souviens de la raison des tiennes ? » Parce que ses cicatrices à lui ne t’ont pas échappé. Et tandis qu’il s’approche de toi, tu en profites pour caresser les premières qui sont à ta portée. Et qui ressemblent aux tiennes. « Toi et moi on jouait à un jeu dangereux visiblement. » Et tu ponctues la fin de ta phrase en braquant ton regard dans le sien alors que vous êtes à quelques centimètres l’un de l’autre.
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H05-999
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MessageSujet: Re: J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222   Dim 14 Mai - 22:46



Colocation surprise F02-222 & H05-999 Je haussais un sourcil en l’entendant répondre et relevais la tête pour la regarder dans les yeux. Alors bon, autant qu’elle me mate sans se mettre à rougir, je pouvais le comprendre, toutes les femmes n’étaient pas de prudes, mais qu’elle me propose de but en blanc de l’examiner complètement en soulevant le point que certaines de ses cicatrices étaient à des endroits cachés la plupart du temps, je trouvais ça un peu surprenant. Mais soit, après tout, si moi je n’avais pas de problème de pudeur, pourquoi pas elle ? Je l’observais donc sans broncher se dénuder complètement, ou presque, laissant ses vêtements là, à même le sol, mais demander quand même de l’aide pour retirer son soutien-gorge. Je faillis lui rétorquer qu’elle était une grande fille et que je doutais qu’elle demande tous les soirs de l’aide, ou chaque fois qu’elle prenait sa douche, pour le retirer, mais malgré ce petit temps de réaction qui me fallut, je compris quel chemin elle était en train de prendre. Soit. Je pourrais aussi bien tout arrêter et lui mettre sous le nez le fait que mon attirance n’était pas pour son bord, mais ce serait sans doute plus drôle de voir jusqu’où elle pourrait aller. Et si elle parvenait vraiment à me faire partir sur ce terrain là. J’étais tout autan jouer, et mesquin un peu. Je lui dégrafais donc son dernier bout de tissus et me reculais d’un pas pour la laisser retourner, commençant alors mon inspection, et ainsi le comptage de ses cicatrices. Et puisqu’on y était, j’en profitais pour passer ma main à chacune que j’apercevais, parce que… j’avais envie, ça ne s’expliquais pas. Certaines cicatrices étaient douces, d’autres étaient plus dures, plus rugueuses. J’imaginais, ou du moins j’essayais, les circonstances qui avaient provoqué un tel résultat, de façon si éparses sur son corps, un peu comme un peintre abstrait pose des couleurs ici et là sur une toile de façon complètement aléatoire. Par moment, je bougeais ses cheveux pour être sûr que je n’en ratais pas une seule, je soulevais aussi ses jambes, toujours pour être sûr, m’amusant un peu à laisser traîner mes doigts parfois sur sa peau, juste pour voir ses réactions. Enfin, je lui refis face et lâchais avec un petit sourire :

« Vingt deux. C’est deux cicatrices de plus que moi, bravo. »

C’était absolument stupide et puérile, mais parce qu’elle en avait deux de plus que moi, elle gagnait un certain respect de ma part. Quelque soit la façon dont elle les avait reçu, elle avait subit deux fois plus de douleur que moi. Oh oui, la douleur, a moins d’être stupide, on ne croit pas qu’en ayant récolté des cicatrices pareils, ça a put être faire avec douceur et sans douleur. Je l’écoutais me parler de la numéro vingt deux, observant à nouveau celle-ci, la caressant également de nouveau, presque déçu de ne plus avoir le mystère de sa création, qui que soit ce 27. Coïncidence pas si surprenante que cela qu’ils se retrouvent tous les deux au même endroit, de ce que j’avais entendu, ce n’était pas si anodin dans la Ruche. A sa question, je haussais les épaules, laissant ma main reposer le long de mon corps.

« Pas le moindre souvenir. Je suis ici depuis peu, ça n’a rien d’étonnant. Même si beaucoup semble plus vieilles que les autres. »

Je pensais notamment aux traces de brûlure que j’avais dans le dos et sur les cuisses, elles étaient particulièrement rugueuses et plus foncées que les autres. J’avais la peau légèrement plus foncées que les autres abeilles de la Ruche, je pouvais plus facilement qu’eux dater mes cicatrices, dans une fourchette assez… étendue. Je la laissais poser ses mains sur moi et surtout sur les traces gravées à même ma chair, même si sur le moment j’avais eu un réflexe pour éloigner ses doigts de moi. Je m’étais arrêté avant même que mon bras se soit levé. Même si je me doutais qu’elle ait remarqué le léger tressautement dans mes muscles. Elle avait gagné un peu de mon respect, ça lui donnait la possibilité de toucher mes cicatrices, mais ça n’empêchait pas que je restais sur le qui-vive et était plutôt… méfiant. Je n’appréciais donc pas que l’on me touche un peu trop et sans mon accord. Je notais mentalement ce nouveau détail de ma personnalité, qui n’allait qu’à moitié avec ce que j’avais compris de moi jusqu’à présent.

Un jeu dangereux disait-elle. Etant donné qu’elle venait de me raconter qu’un homme lui avait tiré dessus, je peinais à croire, surtout avec ce qu’elle me laissait apercevoir d’elle, qu’elle était une victime innocente de ses blessures. Jeu dangereux pour elle, admettons. Quand j’observais les miennes, j’avais plus la sensation qu’elles avaient toutes étaient faites plus moins au même moment, la majorité en tout cas, c’est ce qui me poussait à croire que j’avais sans doute survécu à un accident. Les autres étaient des entailles plus légères sur les avant bras. Sauf une, très proche de la jugulaire, et assez profonde. Et elle n’était pas aussi vieille que les autres qui semblaient plus grave. Au fond… peut-être qu’elle avait raison ? Fallait-il encore que ce soit le même jeu dangereux.

« Je n’ai pas de mal à t’imaginer en femme dangereuse se cachant derrière sa gueule d’ange et ses beaux yeux. Qui sait, si on jouait au même jeu, on s’est peut-être déjà croisé ? Et que certaines de nos cicatrices sont l’œuvre l’un de l’autre. »

Je n’y croyais absolument pas, mais étant donné que nous ignorions tout de nous-mêmes et l’un de l’autre, et qu’en plus les gens n’étaient pas tant des inconnus que ça les uns pour les autres, c’était une possibilité. Même si sur mon échelle de la crédibilité, elle était assez basse. Avec cette proximité qui a contrario du fait qu’elle me touche sans ma permission ne me gênait pas, je continuais d’être curieux envers elle, et plus non seulement envers ses cicatrices, peut-être plus envers sa personne. Je glissais mes doigts dans ses cheveux pour les mettre en arrière, les laissant reposer sur son épaule gauche, histoire d’avoir toujours en vue la cicatrice numéro vingt deux, parce que je l’aimais bien quand même.

« Et sinon, tu as un numéro ? Où je vais devoir te trouver un nom pour cette soirée nudisme ? »

J’en savais trop peu sur elle pour lui en donner un, de nom, mais j’étais sûr qu’au fil de la soirée ça pourrait se faire. Et puis, nous avions la nuit pour nous, sans craindre d’être interrompu dans ce jeu dans lequel nous nous plongions. Quelque soit ce jeu.
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MessageSujet: Re: J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222   Mar 30 Mai - 10:48

J'ai vu de la lumière, je suis entrée
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Te voir nue ne le choque pas. Ça le surprend peut-être un peu que tu acceptes aussi facilement, mais c’est tout. Dommage. T’aurais aimé voir plus de surprise dans son regard. Voire peut-être même un peu de gêne. Remarquer ses joues rougir t’aurais fait rire. Mais il n’y a rien eu de tout ça. T’en serais presque déçue. Il a de la bouteille et un masque de stoïcisme. Au moins vous avez ça en commun. Il joue avec toi. Te tourne autour. Il compte tes cicatrices en te prenant au mot. Il t’inspecte sous tous les angles. Même les plus discrets. Même les plus intimes. Et il te touche. T’effleure. Tes doigts contre ta peau te fait frissonner. Te fait sourire. S’il veut jouer à ce jeu, et bien c’est pas toi qui diras non. Parce que t’es une joueuse. Parce que t’aimes les défis. Et parce que t’as pas de limites, ou presque. Après un compte qui t’a semblé durer une éternité, le voilà qui finit par s’arrêter devant toi. Alors, verdict ? Vingt-deux cicatrices. Tu sais pas trop si c’est un bon chiffre ou pas. Si tu dois en être fière ou si tu dois en avoir peur. Il ajoute que c’est deux de plus que lui. Et sur le coup tu trouves ça cool. T’es une compétitrice dans l’âme, alors forcément... « Si ça te chagrine tant que ça, je peux y remédier… » que tu lui susurres avec un regard provoquant. Si vraiment il est jaloux de toi, alors tu peux t’arranger pour lui infliger deux ou trois cicatrices de plus. C’est pas l’imagination qui te fait défaut.

En ce qui le concerne, il n’a aucun souvenir de la provenance de ses cicatrices. Il n’a pas l’air spécialement frustré dans ses paroles. Avec son petit haussement d’épaules, tu dirais plutôt détaché. Il t’avoue qu’il est ici depuis peu. Peut-être que c’est pour ça qu’il ne se souvient encore de rien. Peut-être. Ou alors c’est parce qu’il n’a pas trouvé les bonnes personnes pour lui titiller ses souvenirs. Tu penches d’ailleurs plus sur cette deuxième hypothèse. Il éveille ta curiosité lorsqu’il te dit que beaucoup semblent anciennes. Ah oui ? T’as envie de le voir de tes propres yeux. Et sans vraiment crier gare, ni lui demander sa permission, te voilà qui le contournes et qui l’observes en détail. Tout comme lui, tu te permets de toucher ses cicatrices. De les caresser. Quelque fois fugacement. Quelque fois avec plus d’insistance. Tu les vois, ses muscles qui se crispent lorsque pour la première fois ton doigt effleure sa peau. Ce reflexe incontrôlé. Ce désir de te tenir à l’écart. T’as un sourire discret qui se dessine sur tes lèvres à cette constatation. Parce que malgré ce réflexe, il ne bouge pas. Il se laisse faire. Quand bien même il n’est probablement pas très à l’aise. Tu te laisses prendre au jeu. Continues tes recherches. Qui sait, peut-être que tu vas avoir un flash au contact d’une de ses cicatrices. Une révélation qui t’aiguillerait sur la manière dont ça s’est produit. Et qui confirmerait l’hypothèse que vous vous connaissiez. Il semble lire dans tes pensées, car c’est ce qu’il se demande aussi. Si avant vous jouiez au même jeu dangereux. Si vous étiez responsables de certaines blessures de l’autre. Mais y’a rien. Absolument rien. Du coup c’est avec une moue déçue que tu quittes sa peau pour revenir devant lui. « Si c’est le cas, alors je ne m’en souviens pas. » que t’ajoutes avec un haussement d’épaules. Peut-être que ça viendra plus tard. Quand ça sera le bon moment. Ou peut-être que ça viendra jamais. Parce que bon, rien ne dit que vous vous connaissiez. Si vous êtes emprisonnés ici parce que vous avez faits des conneries, alors vous devez pas être les seuls à jouer à ce genre de jeu. « C’est peut-être parce qu’on n’est pas assez en phase toi et moi. Quand 27 s’est souvenu pour ma cicatrice, disons qu’on était un peu plus fusionnels que… Ça. » Tu ponctues la fin de ta phrase en vous désignant lui et toi. Proches mais pas tant que ça. Nus mais pas pour autant excités. La proposition est lancée, et la balle est dans son camp. Toi tu continues à sourire, le regard pétillant de malice. Alors, jusqu’où va-t-il aller ?

Finalement, il te demande quel est ton numéro. Ça aurait été trop facile qu’il rentre dans ton jeu aussi facilement et qu’il craque face à ton sous-entendu. Mais bon, c’était bien tenté quand même. Et puis la partie n’est pas finie, vous avez encore de longues heures à partager tous les deux. « J’en ai un, oui. Mais comme tu l’imagines, je n’en suis pas très friande. Donc va pour le surnom. » Ça serait trop simple de lui donner ton matricule. Alors qu’il se creuse un peu la tête. T’es curieuse de voir le résultat que ça pourrait apporter.
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MessageSujet: Re: J'ai vu de la lumière, je suis entrée - ft F02-222   Ven 2 Juin - 19:58



Colocation surprise F02-222 & H05-999 J’avais beaucoup de mal à la cerner, cette fille. Elle jouait, elle était provocatrice, malicieuse, mais complètement indéchiffrable. Et c’était peut-être pour ça que ça m’amusait autant. Je comprenais ses sous-entendu, je voyais à peu près où elle voulait en venir, enfin, avec nous deux nus, seuls dans l’appartement, ce n’était pas difficile à imaginer, mais lui dire oui serait trop facile. Est-ce que ce n’était pas ce qu’elle voulait ? Et puis, même si, en toute honnêteté, elle avait un corps magnifique, surtout avec ses cicatrices et ses tatouages, que j’avais à peine regardé jusque là, elle ne m’intéressait pas. Malgré son charme certain, elle ne m’excitait pas, ce qui me renforçait donc dans l’idée que j’étais plus à aller zieuter dans le même vestiaire que le mien plutôt que l’inverse. Encore une fois, c’était une idée de jeu, mais dans ce cas, c’était gagné d’avance pour moi et ça n’avait pas d’intérêt. Surtout que la partie, si je partais sur cette stratégie, finirait rapidement et les heures qui suivraient seraient très ennuyantes, à moins de la garder pour la fin de la nuit. Dans les deux cas, l’attrait du jeu était perdu, j’allais gagner. Mais une chose me fit quand même grandement sourire, c’était elle-même qui voulait partir sur ce terrain, alors qu’il me semblait que c’était davantage les hommes qui faisaient les avances. Très amusant. Et intéressant concernant sa personnalité. Surtout que je venais d’apprendre que c’était une étreinte charnelle qui avait rappelé à ce 27 qu’il avait infligé une blessure à la demoiselle. Charmant. Je n’avais cependant pas pût m’empêcher de glisser cette petite remarque :

« Et c’est aussi grâce à ça qu’il t’a fait ça, ou c’est sa façon de draguer les filles ? »

Malgré sa proposition donc, et cette proximité qui pourrait lui donner de me toucher encore, et cette fois sans y être inviter, implicitement ou non, je ne me reculais pas (et ne répondais donc pas à cette proposition), toujours pour lui laisser cette espoir, sans compter que je ne m’étais pas encore décidé sur ce qui pourrait suivre, écoutant ensuite sa proposition de lui trouver moi-même un nom. Encore une chose que je venais d’apprendre sur elle, son matricule, elle ne le portait pas dans son cœur. De ce que j’avais pût entendre, beaucoup n’aimer pas ces chiffres qui nous étaient attribués. Pourtant, c’était exactement ce qui faisait notre individualité. Sur toutes les personnes que nous étions dans la Ruche, j’avais du mal à croire que chacun avait au moins un prénom différent. A part peut-être moi, je n’avais pas vraiment vu d’autres personnes du même teint que moi, avec probablement la même origine ethnique, enfin, je n’étais là que depuis deux jours, c’était peut-être une fausse piste. Bref, ces matricules étaient différents pour nous tous, ils nous permettaient de nous identifier, même si cela nous mettait au rang de… choses. Il y avait sans doute de ça là-dedans. Enfin, je devais donc me creuser la tête pour faire dans l’originalité puisque je me doutais qu’elle n’aimerait pas que je l’appelle Blondie ou Gueule d’Ange. Peut-être quelque chose en rapport avec ses cicatrices et ses tatouages ? C’était la bonne voie celle-là.

« Il va falloir que tu me laisses un petit peu de temps pour trouver alors. Que je te découvre un peu plus. »

Le jeu, encore et toujours. Avec ça, plus les traits de sa personnalité que je commençais à cerner, j’allais bien réussir à trouver quelque chose. Bon. Et maintenant. Est-ce qu’on allait tous les deux rester plantés au milieu de l’appartement toute la soirée ? Faut dire aussi qu’il n’y avait pas non plus grand-chose à faire ici, et fixer le mur blanc assis sur un canapé tout aussi blanc n’était pas vraiment plus intéressant. Donc, sa proposition semblait bien plus sympathique pour occuper la soirée. A moins que le bras robotique ne se repointe et cherche à l’enlever pour de bon. Enfin, vu qu’il avait préféré partir avec son haut plutôt qu’elle, il ne fallait pas compter là-dessus. Et si elle était enlevée, je me retrouverai donc tout seul. Pour toute la nuit. Ouais, non, ce n’était pas à souhaiter finalement. Je me rapprochais au final d’elle, glissant une main dans le creux de ses reins, la collant contre moi pour rapprocher son oreille de mon souffle. Si elle savait être provocatrice, moi aussi je pouvais l’être. Et puisque ça ne semblait être que le seul jeu qui se présentait à nous, autant en jouer.

« Essayons donc de faire fonctionner ma mémoire dans ce cas. Peut-être que j’aurais la même chance que ce 27… »

Sans rien dire de plus, je la lâchais, reculais d’un pas en la regardant avec tout autant de malice qu’elle quelques instants plus tôt. Je me doutais qu’elle ne serait pas si facilement perturbé que ça, vu ce qu’elle m’avait laissé voir d’elle, il y avait très peu de chance qu’elle se mette à rougir. J’allais donc m’asseoir sur le canapé en posant les pieds sur la petite table basse, attendant qu’elle me rejoigne. J’avais hâte de voir son prochain coup, hâte de voir ce qu’elle allait jouer.
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