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 [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)

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F05-678
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Lun 8 Mai - 11:41

L'ombre de nos souvenirs
F05-678 & H05-999

Cette journée aura été décidemment pleine de surprises. C’était ton vrai premier jour dans cette Ruche. Tu comptes pas le jour de ton arrivée, parce que, comment dire ? C’était pas un jour à marquer d’une pierre blanche et tu préfères l’oublier. T’as démarré cette journée sur les chapeaux de roues, curieuse de découvrir cet endroit. On t’avait déjà expliqué les différentes salles dans les moindres détails, mais tu voulais les découvrir par toi-même. Et puis fallait bien que tu occupes ta journée, de toute façon. C’est avec un certain entrain que t’étais allée prendre ton petit déjeuner à la cafétéria. Rien de bien marquant, ce repas ne sera pas à noter dans les annales. Mais on t’avait prévenu sur la qualité de la nourriture qui était plus que douteuse. Tout comme la composition des menus. Du coup tu t’y étais préparée, et t’avais pas été déçue. Des cookies au beurre de cacahuètes et au chocolat blanc, pourquoi pas. C’était pas trop mauvais. Bref. T’étais restée dans ton coin sans parler à personne, et t’avais engloutie ton repas en dix minutes ni plus ni moins. Juste le temps de te sentir rassasiée, et tandis que la plupart des autres arrivaient, toi tu repartais. T’étais ensuite allée dans l’espace vert. Soit l’étage qu’il te tardait le plus de découvrir. Et t’avais pas été déçue. Un véritable coup de cœur. Ton futur endroit de prédilection, t’en étais persuadée. Tu t’y sentais tout simplement bien. Tu te sentais à l’aise. En sécurité. Du coup, ce qui devait être ta journée découverte de la Ruche s’était surtout résumée à ta journée découverte de la cafétéria et de l’espace vert. Mise à part manger et flâner entre les plantations, t’avais rien fait d’autre. Et c’est heureuse et détendue que tu t’étais couchée.

Tu t’es endormie tout de suite. À croire que cette journée t’a fatigué. Déjà la veille, t’avais dormi d’une traite. Quoi, t’es plutôt du genre à avoir le sommeil lourd ? Peut-être bien. Ta nuit se passe sans encombre. Sans rêve ni cauchemar. Sans rien. Mais ça doit être normal, parce que t’es amnésique. T’as entendu parler de personnes qui retrouvaient petit à petit la mémoire. Donc du coup tu supposes que ça finira bien par t’arriver à toi aussi. Mais en attendant, tu bénéficies de l’avantage d’avoir un sommeil serein, dénués d’anciens souvenirs douloureux du passé. Parce que t’es plutôt du genre pessimiste, et tu pressens que tes premiers souvenirs ne seront pas forcément les plus joyeux. Mieux vaut s’attendre au pire, comme ça, tu seras pas déçue, et tu pourras dire « c’est bon, j’m’y attendais, j’étais préparée ». Mais peut-on seulement être préparée à l’inconnu ? Tu sais pas de quoi ta vie était faite. Pas du tout. T’as aucune piste. Tu présumes juste qu’elle était pas rose. Qu’elle était pas merveilleuse. Sinon t’aurais pas toutes ces marques sur ton corps, t’aurais pas tenté de te suicider, et t’aurais pas fini droguer. Tu chasses ces pensées d’un battement de cils. Tu préfères ne pas y penser, à ton passé. Tu préfères jouer le jeu de l’amnésie. T’es persuadée qu’il vaut mieux pas que tu te rappelles, et du coup tu cherches pas à te remémorer quoi que ce soit. Au fond, tu dois être mieux comme ça. Plus sereine. Plus détendue.

Y’a pas de réveil dans la Ruche. Parce que y’a pas besoin de se lever pour aller travailler. Du coup tu sais pas très bien à quelle heure tu émerges. Tu restes de longues minutes, lovée dans tes bras, à te demander de quoi ta journée sera faite. T’as envie de retourner à l’espace vert, mais en même temps il faudrait peut-être que tu découvres le reste de la Ruche. Histoire de connaître ton environnement et qui sait de découvrir d’autres activités qui meubleraient tes journées. Tu cogites longtemps, te rendors peut-être même. Le fait est que c’est un grognement qui te fait rouvrir les yeux et sursauter par la même occasion. Y’a quelqu’un dans ton salon qui vient de pester. Pourquoi ? C’est une voix d’homme. Probablement H02-007. Tu l’as juste entre-aperçu la veille. Il passe beaucoup de temps hors de votre logement, à croire qu’il aime pas trop votre compagnie à toi et à F04-089. Du coup, t’hésites à te lever de ton lit. Tu veux pas franchement le déranger. Sauf qu’au final, c’est pas toi qui vient à lui, mais lui qui vient à toi. Y’a la porte de ta chambre qui s’ouvre à la volée, te faisant hurler de surprise. T’as le réflexe de relever les draps devant ton visage. Reflexe inutile bonjour. « Qu’est-ce que tu fais ? » que tu lui demandes, encore choquée par son entrée brutale. Tu laisses dépasser tes yeux du drap. Et y’a ton visage qui se décomposent tandis que tu analyses sa silhouette dans la mi-obscurité. C’est pas ton colocataire. « T’es qui ?! » Ta voix s’étrangle sous le coup de la peur. Qu’est-ce qu’il te veut, au juste ? « Sors de ma chambre tout de suite ! Ou sinon j’appelle mes deux colocataires ! » Menaces plus ou moins en l’air. Parce que s’ils avaient entendu ce qui vient de se passer, ils seraient déjà sortis de leurs chambres.


© Gasmask

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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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H05-999
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MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Mar 9 Mai - 21:06

L'ombre de nos souvenirs
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Debout dans la pénombre après être entré dans la seconde chambre de l’appartement, ou plus exactement après avoir pratiquement défoncé la porte, je gardais le silence en écoutant la voix de l’autre personne, une femme, cachée sous les draps. Sa voix était… y avait un truc bizarre avec sa voix. C’était… merde, je ne mettais pas le doigt dessus, mais c’était étrange. Y avait un truc rassurant dans sa voix, quelque chose qui me perturbait au fond, c’était violent et… ça me faisait peur quelque part. Là, clairement, je ne m’attendais absolument pas à ça, je ne m’attendais pas à ce que quelque chose me perturbe de cette façon, et surtout pas dans une situation comme ça. Quelle situation ? Et bien…

Ça faisait seulement quelques jours que j’étais dans la Ruche mais le temps me semblait déjà extrêmement long. Avec le plan j’avais pût faire le tour des tous les niveaux, de m’intéresser à certains plus que d’autres, comme l’aire de jeux par exemple. J’étais pas mal attiré par les instruments de musique même si aucun vraiment ne semblait m’appeler. Enfin, pas tout à fait, j’avais des vues sur un en particulier avec des mélodies qui me trottaient dans la tête sans que je parvienne à les reconnaître. Il allait falloir que je me penche un peu plus sur le sujet un de ces quatre, ça pourrait être intéressant, et éventuellement passé une journée si jamais je ne trouvais rien d’autre à faire. La salle de sport m’intéressait un peu, surtout les sacs de frappe à vrai dire, à défaut de pouvoir vraiment frapper sur quelqu’un, je frapperais là-dedans. Avant donc le couvre feu, j’avais fait un dernier tour dans les couloirs pour rejoindre ma chambre et avoir le « plaisir » de voir mes colocataires. Je m’entendais plutôt bien, à ma grande surprise, avec l’un d’eux, alors que l’autre, je ne pouvais pas le saquer, c’était viscérale. Et de ce que j’avais compris c’était justement un de ces bisounours qui croit au pouvoir de l’amitié, non merci.
Je n’avais pas super envie de rester à sociabiliser cette fois en revanche, j’allais directement dans ma chambre, après avoir échangé deux ou trois mots avec 001 et avoir cogné dans la porte de cette mauviette de 909. J’avais envie d’être seul, tout simplement, ça ne s’expliquait pas. Enfin si, j’avais passé toute la journée au milieu des autres abeilles, putain ce mot quoi, à les entendre bavasser, à écouter leurs conversations futiles, j’avais besoin de silence et de calme un peu. Et puis, j’étais solitaire. Non pas que je me sente mal au milieu des autres, leurs présences m’insupportaient certes, mais pas au point de me sentir agressé. J’aimais juste être seul et tranquille. Je m’étais endormi sans m’en rendre compte, plongé dans un sommeil profond et agréable. Jusqu’à ce que je me réveille.

« C’est quoi ce bordel ? Putain, qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que vous avez branlé les mecs ?! »

Oui, j’étais énervé. Une première depuis que j’étais ici. Je n’aimais pas ne pas avoir un minimum de contrôle sur ce que je pouvais faire ici, alors me réveiller tout à coup dans un appartement qui n’était de toute évidence pas le mien avait de quoi me faire perdre mon stoïcisme. Enfin, c’était ce que j’avais grogné depuis cette chambre étrangement grande par rapport à la mienne. Si ce n’était pas aussi… ouais, perturbant c’était le mot, je profiterai à fond de cette chose. J’avais réalisé que je n’étais pas dans ma chambre quand j’avais réalisé que je n’étais pas orienté dans le même sens que d’habitude et surtout quand ouvrant les yeux et en redressant un peu la tête face au mur, je ne voyais pas la porte. Là, elle était sur le côté. Pas besoin d’être ultra intelligent pour comprendre ce qui se passait.

Ni une ni deux, je m’étais levé rapidement après avoir grogné, sachant pertinemment que mes colocataires n’avaient pas entendu, ou du moins l’un d’eux. Cette chambre c’était la configuration d’un appartement à deux. L’idée que dans la nuit on nous avait bougé pour nous faire changer de logement était inquiétante, mais si ça me permettait de ne plus voir la gueule tatouée de 909, j’étais pour. Peut-être qu’on nous avait mis seulement 001 et moi ? Cool. Enfin, si c’était bien ça. Restant méfiant malgré tout, j’étais sorti de ma chambre pour aller dans l’autre, espérant réellement que c’était mon bon colocataire de l’autre côté.


Voilà comment c’était arrivé. Je n’étais toujours pas sorti de mon mutisme face à la femme dans son lit qui avait à peine baisser les draps, de toute façon dans la pénombre, je ne la voyais pas. Je restais comme un con planté devant la porte en caleçon, essayant de comprendre à la fois ce qui se passait et pourquoi est-ce que sa voix me perturbait. Plus ça que le reste d’ailleurs. Sauf que mes neurones se remirent en route pour chasser ça un peu plus loin pour m’occuper du plus gros problème actuel à savoir : qu’est-ce qui se passe bordel dans cette Ruche ?

« Tu n’es pas dans ta chambre et tes colocataires ne sont pas là. On n’est pas dans nos appartements. »

Encore une première fois. Je parlais sans la moindre animosité, sans le moindre sarcasme. Pas avec de la douceur non plus mais… calmement, sans chercher à donner une image ou à la manipuler. Je lui disais les choses cash sans en rajouter. Soupirant, je me frottais les yeux et fit demi tour, la laissant là avec ces infos dans ce pieu pour aller en direction de la porte de sortie. Ça m’échappait complètement cette histoire, mais si je voulais rejoindre mon appartement, il fallait que je regarde où on était, à quel étage, et donc que je sorte de là. Sauf qu’évidemment, ça aurait été trop facile, j’appuyais bel et bien sur la poignée mais la porte refusais de s’ouvrir, je poussais, je tirais mais rien à faire. Khra ! Malgré un coup de pied, celle-ci refusa de s’ouvrir tout simplement, ne bougeant de toute façon pas d’un pouce.

« Et en plus on est enfermé ici... Putain, mais qu’est-ce qui se passe ! »

Je perdais mon sang froid avec cette situation et je n’aimais absolument pas ça.


© Gasmask

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MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Jeu 11 Mai - 14:27

L'ombre de nos souvenirs
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T’es tétanisée. Paralysée. Ton corps reste de marbre, stoïque, tandis que tu suis du regard l’homme devant la porte de ta chambre. Qu’est-ce qu’il vient faire ici ? Comment est-ce qu’il est entré ? Ah oui, y’a plus de couvre-feu. C’est donc open bar toutes les nuits dans tous les logements. Mais pourquoi ta chambre ? Pourquoi toi ? T’es arrivée hier bordel. T’as parlé à presque personne, tu te fais des plus discrètes. Pourquoi est-ce qu’il t’a choisi toi ? Tu  comprends pas. Ou tu redoutes de comprendre. De faire le lien. Tu lui as peut-être tapé dans l’œil. D’une manière ou d’une autre, sans vraisemblablement le vouloir, t’as attiré son attention. T’es persuadée que les gens ici ne sont pas nets. Qu’ils ont mérité d’être enfermés ici. Alors peut-être que lui, sa raison d’être dans cette Ruche, c’est parce que c’est un détraqué ? Parce que c’est un prédateur sexuel ? Il a du te suivre tandis que tu rentrais dans ton appartement, et il a attendu que la nuit soit tombée et que tes colocataires dorment pour venir te rendre une petite visite ? Et puis faire quoi ? Te violer ? Te tuer ?  Rien qu’à y penser t’en as la chair de poule.

Y’a ton cœur qui tambourine dans ta poitrine et ton souffle qui se coupe, tandis qu’il prend la parole. Tu redoutes le pire. T’as déjà les larmes aux yeux et t’es prête à le supplier de t’épargner. Mais il ne te menace pas. Ne s’approche pas de toi. Il semble perplexe, de ce que t’aperçois de son visage dans la presque obscurité. Il te dit que vous n’êtes pas dans vos appartements. Insinuant donc qu’on vous a changé de chambre. Mais qui ? Pourquoi ? Tu fronces les sourcils. C’est à ton tour d’être perplexe. Tu jettes un regard dans ta chambre. Et c’est vrai que y’a un détail qui te trouble. Qui te fait penser qu’il a surement raison et qu’il ne te ment pas. La porte de ta chambre, habituellement en face de toi, est sur ta gauche. T’avais même pas fait gaffe. Tu te sens idiote de mettre autant de temps à comprendre les choses. Mais bon, t’es nouvelle ici. Les lieux, tu les as à peine exploré, du coup faut pas t’étonner si t’as pas des réflexes de ninjas. Mais bon, ça viendra surement… Ou pas. « Comment ça ? Pourquoi ? Qui a fait ça ? » T’as un tas de questions qui s’enchainent à la vitesse de la lumière. Et encore, tu te retiens d’en poser d’autres. L’homme ne te répond pas, préférant te tourner le dos et retourner dans le petit salon. Tu te penches en avant, abaissant le drap qui jusqu’à présent te servait de protection. T’essais de le suivre du regard, mais rien à faire, tu le perds de vue. Il semble se diriger vers la porte. Du moins c’est ce que tu espères. Qu’il s’en aille. Que tout ceci s’arrête. Que tu retournes dans ta vraie chambre, et que tu oublies tout ce qu’il vient de se passer.

Mais il ne se passe rien. Et le grognement que tu entends ne te laisse rien présager de bon. T’entends que la porte est coincée, et tu pousses un profond soupire ampli de détresse. Vous êtes bloqués tous les deux dans cet appartement. Et même s’il ne t’a pas sauté dessus dès les premières de votre rencontre, qui sait ce que la suite te réserve ? Pour passer le temps, pour s’amuser, pour se faire plaisir… Qui sait ce qu’il peut se passer dans l’esprit d’un homme détraqué et en colère. Ton corps se met à trembler comme une feuille, tandis que tu restes paralysée dans ton lit. T’oses pas te lever. T’oses pas bouger. Limite respirer. T’aimerais disparaitre, là, tout de suite. Que la porte de ta chambre se ferme et qu’ainsi tu sois protégée de lui. En sécurité. Mais c’est pas possible si tu bouges pas. Il est occupé avec la porte. La voie est libre. Tu prends une grande respiration. Une fois. Deux fois. Tu contractes tes muscles. Et puis tu y vas. Tu te jettes de ton lit et tu bondis jusqu’à la porte de ta chambre. Porte que tu claques. T’as rien pour bloquer la poignée, si ce n’est ton corps frêle. Mais c’est déjà mieux que rien. Au moins, tu pourras pas dire que tu n’as pas essayé de lutter. Que t’as pas tout fait pour lui mettre des bâtons dans les roues. « N’essaie pas d’entrer ! » que tu hurles à travers la porte. Qu’il te laisse tranquille, et que vous attendiez chacun sagement dans votre coin. « Qu’est-ce qui me dit que tu joues pas la comédie et que c’est pas toi qui est derrière tout ça ? » Tu psychotes. T’es complètement parano. Ton raisonnement tient même pas la route. Mais t’es complètement paniquée et ça se lit clairement dans ta voix.


© Gasmask

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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Dim 14 Mai - 20:37

L'ombre de nos souvenirs
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A peine le temps de digérer que j’étais enfermé ici avec Mademoiselle Armure en Draps que cette dernière décida de lever ses fesses du lit pour claquer soudainement la porte de la chambre et me beugler de rester derrière et de ne pas essayer d’entrer. Elle était en train de péter complètement les plombs et de me prendre pour un… pour je ne sais pas quoi, mais surtout de péter les plombs. Bordel… mais pourquoi je n’étais pas finalement avec 909 ? Au moins j’aurais eu tout le loisir de le faire chier sans me prendre la tête. Là, je devais me coltiner Mademoiselle Hystérie et sa psychose. Elle venait d’où au juste ? Elle débarquait ou quoi ? Elle ne savait pas qu’ici tout était vivant et cherchait à nous tester ? Ça faisait tout juste quelques jours que j’étais là et je l’avais déjà compris ! Fermant les yeux, je pris une profonde inspiration et soufflais par le nez pour essayer de me calmer. J’étais dangereusement sur les nerfs, il fallait à tout prix que je me calme, même sans savoir qui je suis et qui j’étais, je savais que si je m’énervais, et j’en avais la preuve avec mon con de colocataire, ça pourrait aller très loin. Et puis… sa voix… Même si c’était celle d’une hystérique, elle me torturait autrement que par l’agacement. Je tiquais en entendant le son de sa voix, sa voix qui me chatouillait quelque part. Image étrange, mais c’était le mot qui convenait le mieux. Tentant de conserver mon calme, je fis donc demi tour et fixais la porte un petit moment, essayant d’imaginer ce qu’elle foutait derrière et surtout avec quoi elle avait barricadé la porte ? Les tables de nuit peut-être ? Je l’imaginais assez mal pousser le lit jusqu’à la porte, et surtout sans bruit en si peu de temps. Difficile à croire effectivement. La laissant donc encore un peu psychoter de son côté, j’allais chercher dans l’armoire des vêtements propres, oui, là encore j’avais appris que c’était là qu’étaient nos vêtements, et que donc fatalement si nous étions ici, il devait y en avoir. Je ne me trompais pas en trouvant caleçon propre, pantalon et haut pour moi, tout comme des sous-vêtements et le reste, tout aussi propre pour Mademoiselle Psychose.

Me changeant directement dans le salon, d’une part, elle s’était enfermée donc elle n’allait pas débarqué, et de l’autre part, je me foutais qu’elle me voit à poil, alors à quoi bon, j’allais mettre mon caleçon sale dans la panière de linge sale, je n’étais pas crade non plus, même si ce n’était pas mon logement, si possible je resterai bien là, c’était largement plus confortable à deux. Je retournais ensuite devant la porte de la chambre derrière laquelle elle se cachait et posait les vêtements devant.

« Crois ce que tu veux si ça te fait plaisir, je suis dans le même merdier que toi, que ça t’enchante ou non. Je t’ai mis des fringues propres devant, si jamais l’idée te prend de t’habiller. Et sors toi de la tête que je vais en profiter pour abuser de ton corps, je m’en contre fou, t’es pas mon genre. »

La seule chose dont j’étais absolument certain depuis mon réveillé, c’était que j’étais attiré par les hommes et uniquement les hommes. Dans la salle de sport, je m’étais surpris à mater ces messiers en sueur, mon regard se poser naturellement sur les courbes et formes masculines. A part par curiosité si l’occasion se présente, toucher une femme ne fait pas parti de mes envies. Et encore moins s’il est question de Mademoiselle Parano. Ceci étant dit… si je restais avec elle pour un temps indéterminé, il allait bien falloir que je règle ce problème qu’était sa voix qui me travaillait. Dans un sens j’avais envie de l’entendre pour essayer de découvrir de quoi il était question, mais en même temps elle allait encore partir dans ses délires et j’allais encore plus être… bizarre à ses premiers mots prononcés. Je reculais finalement en obtenant aucune réponse et allait sur le canapé, observant le mur en face de moi et l’horloge murale. 8 : 26. On pouvait encore descendre bouffer, si la porte n’était pas verrouillée. La porte d’entrée. Chaque fois que j’essayais de trouver une solution, une explication, j’en avais d’ailleurs une, mais dès que j’y pensais, j’avais encore le son de sa voix qui résonnait dans un coin de ma tête. Finalement, le problème n’était pas tant d’être enfermé, c’était d’être enfermé avec elle qui l’était. Il fallait que je comprenne. Les coudes sur les cuisses, les doigts sur les tempes, j’inspirais à nouveau calmement pour reprendre la parole.

« Ecoute, on ne sait pas pour combien de temps on est ici, on n’a pas à bouffer, mais par contre on a de l’eau, dans la salle de bain. Rester enfermée dans ta chambre, alors qu’on l’est déjà, ça n’a aucun putain de sens. Tout ce que tu vas réussir à faire c’est te déshydrater comme une abrutie. Si tu veux m’éviter, ok, mais sers toi de ta cervelle au lieu de te faire des films. Et pense que tu peux pas pisser dans la chambre. A moins d’être une grosse dégueulasse. »

Quoi ? C’était vrai ? Et j’avais rien dit de méchant. La balle étant dans son camp maintenant. Ceci dit, si elle refusait et s’entêtait à jouer les pauvres petites choses sans défense, j’allais effectivement défoncer la porte. Ou m’enfermer à mon tour, dans la salle de bain jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus se retenir. En vérité, j’espérais qu’elle se remette à parler pour définir l’effet exact que produisait sa voix chez moi et savoir ce qu’il fallait faire pour que ça s’arrête.

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MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Mer 17 Mai - 16:49

L'ombre de nos souvenirs
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Pourquoi est-ce que cette situation te met dans tous tes états ? Pourquoi est-ce que la première chose à laquelle tu penses lorsque tu t’es retrouvée coincée avec lui, c’était qu’il puisse te toucher et abuser de toi sans que tu n’y puisses rien ? C’est pas la première fois que ça arrive. Cette peur qui te tétanise et qui te fait marcher en baissant la tête baissée dans les couloirs pour ne pas croiser celle des autres, elle ne t’a jamais quitté depuis que tu t’es réveillée. T’as toujours cette crainte que tu puisses intéresser quelqu’un. Qu’il puisse te choper dans un coin et te faire du mal. Au début tu mettais ça sur le compte du réveil difficile, mais à présent, à te voir dans tous tes états pour pas grand-chose, et puis tu doutes. Est-ce que c’est ce que tu as vécu dans ta vie passée ? C’est ce que tes cicatrices pourraient laisser croire. Il est clair que quoi que t’es vécu, c’était pas tout beau tout rose. Quelqu’un t’a fait du mal. T’as souffert. Et même si ton esprit l’a évacué, ton corps, lui, s’en souvient. T’as beau ne pas y penser, éluder le sujet et faire comme si tu n’avais rien deviné, y’a pourtant rien à faire. C’est ton instinct qui parle pour toi. Cette boule de ventre et cette paranoïa, tu pressens qu’elles sont pas prêtes de partir. Et c’est ça qui te dérange. Tu passes pour la taré de service, et quand bien même tu t’en rends compte et tu voudrais que ça change, tu saurais pas comment faire. C’est plus fort que toi. C’est comme ça.

Tu l’entends qui fait quelques pas de l’autre côté de la porte. Tu tends l’oreille, tandis que les larmes coulent le long de tes joues. T’es complètement paniquée. Tu retiens ton souffle, tandis que tu te mets derrière la porte. Tu t’attends à ce qu’il l’enfonce. Qu’il tente de rentrer par la force. Mais plus les secondes passent, et plus le doute t’envahit. Est-ce que c’est une stratégie de sa part ? Est-ce qu’il attend que tu baisses ta garde pour agir ? T’as ton cœur qui continue de tambouriner dans ta poitrine. Jusqu’à te donner l’impression qu’il va imploser. T’as des frissons qui parcourent ton échine, tandis que des souvenirs t’assaillent. T’es dans une chambre d’hôtel. Tu sais pas trop comment t’es arrivée là-bas. Mais tu ressens la même panique. La même peur qui te tétanise. Tu t’es réfugiée derrière les portes de la chambre. Tu la pousses de toutes tes forces, tandis que dans la pièce d’à côté tu entends des bruits de verres brisés. Des bruits de lutte. Y’a des gens qui se battent. Et puis soudain, t’entends plus rien. Un silence oppressant te fait sentir. Et toi tu retiens ton souffle. « Malik ? » Tes lèvres s’articulent toutes seules. Mais personne ne te répond. Est-ce que c’est bon signe ? Est-ce qu’il va bien ? T’as pas le temps de reposer ta question que dans un mouvement brusque la porte s’ouvre, te projetant en arrière. Tu pousses un cri d’effroi et tu fermes les yeux. Quand tu les rouvres, t’es de nouveau dans cette chambre trop blanche. Tes yeux papillonnent dans tous les sens, tandis que ton esprit cherche une raison à ce qu’il vient de se passer. Un souvenir du passé ? Surement. Voilà donc une des explications du pourquoi tu réagis comme ça.

Tes muscles se crispent sous l’effet de la peur. Il est juste derrière la porte. Tu t’attends à ce que ça fasse comme dans ton espèce d’hallucination. Mais au lieu de ça, y’a sa voix qui résonne de l’autre côté de la pièce. Il tente de te rassurer. Mais après ce que tu viens de revoir, il pourra dire ce que tu veux que ça ne servirait à rien. T’es dans ta bulle. Dans ta psychose. Tu tiques même pas quand il te insinue que t’es pas son genre. Après son monologue, le silence reprend le dessus. Peut-être espère-t-il que tu sortes de là par toi-même ? Impossible. Tu fais que de penser aux images qui viennent de défiler devant tes yeux. Aux sensations qui t’ont envahie. À cette peur, à cette angoisse, à cette impression que c’est tout ton monde qui est en train de vaciller. Tu roules en boule contre la table de chevet, tandis que les sanglots prennent le dessus. Tu enfouis ta tête entre tes genoux, tentant tant bien que mal de faire le moins de bruit possible pour ne pas qu’il t’entende. Les minutes s’égrainent sans que vraiment tu n’y importes de l’importance.

Alors que tu penses que l’homme s’est calmé, il reprend la parole. Cette fois son ton est moins indulgent. Ses paroles te blessent, quand bien même ce n’était probablement pas son intention mais simplement sa manière de voir les choses. Mais il a raison. Quand bien même ce qu’il dit te fait mal. Vous savez pas pour combien de temps vous en avez à être enfermés dans cette pièce. Et il arrivera bien un moment où il faudra que tu sortes. Donc de toute manière tu n’as pas le choix. Et c’est vrai que maintenant que t’y penses, t’es assoiffée. Peut-être le fait d’avoir trop pleuré ? « D’accord, je vais sortir. » Comme ça. Aussi facile que ça. « Mais d’abord je vais m’habiller. » Parce que t’as pas franchement envie de te balader en petite culotte devant lui. Pas après tout ça. Tu déplaces en silence la table de chevet, et attends encore quelques secondes. Il n’enfonce toujours pas la porte, ce qui est plutôt bon signe. Mais bon, c’est pas pour autant que t’es tirée d’affaire. Tu entrouves légèrement la porte. Assez pour passer ton bras et attraper le tas de vêtements qu’il t’a déposé. « Merci pour les affaires. » Puis tu t’habilles rapidement. Une fois changée, tu restes un moment la main sur la poignet. Toujours hésitante. Et puis après une longue inspiration, tu te décides à sortir. Tu files en direction de la salle de bain, raide comme un piquet. Tu fais pas tellement attention à où il se trouve, ne voulant pas croiser son regard. Tu vas te chercher un verre d’eau, puis tu reviens dans le salon. La situation est gênante. Tu sais pas trop quoi lui dire. À vrai dire t’as surtout envie de retourner t’isoler dans ta chambre histoire de rendre les choses moins pénibles. Mais il te barre la route. Tu sais pas trop si c’est fait exprès ou pas d’ailleurs, mais le fait est que tu remontes ton regard pour croiser le sien. Tu souhaites lui demander à quoi il joue. Mais t’analyses les traits de son visage. Les familiarités avec les tiens. « Mais qu’est-ce… » Tu termines même pas ta phrase, tandis que sous la surprise tu lâches ton verre qui s’écraser lourdement au sol. Heureusement qu’il est en plastique. Tu fronces les sourcils, absorbée par cet homme qui te parait si familier. « Est-ce que… Est-ce qu’on se connait ? » Question absurde. Mais tu peux pas t’empêcher de la poser quand même.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Sam 20 Mai - 22:25

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Combien de temps est-ce que j’avais attendu au juste dans le silence ? Mes yeux étaient fixés sur le sol, mes pensées partaient dans tous les sens. Qu’elle parle. Qu’elle dise quelque chose. Le souvenir du son de sa voix ne me suffisait pas, surtout que chaque fois que j’essayais de repasser la chose dans ma tête, le ton changeait, la tessiture montait ou descendait. Et enfin, elle m’annonça qu’elle allait sortir de la chambre. Je m’en foutais assez de la voir en réalité, ce n’était pas ça qui me perturbait, en même temps, je ne l’avais pas vraiment vu dans le noir et avec les draps. Mais soit, si elle voulait. Alors qu’elle continuait de parler, je refermais les yeux, sentant encore ce nœud au creux de mon estomac, mon cerveau tournait à plein régime, il essayait de combler tous les vides, comme si elle était le lien avec tous. Que je le veuille ou non, il fallait que j’admette que si sa voix me faisait une telle chose, c’était que je l’avais déjà entendu avant, avant d’être dans la Ruche. C’était la seule explication. Mais pourquoi ? Qui était-elle ? Je n’avais de toute façon pas couché avec elle, seuls les hommes m’attiraient. Je ne comprenais pas, je ne trouvais aucune explication qui justifier cet effet. Et puis, ce fut à nouveau le silence pendant un petit moment. Elle était en pleine psychose mais j’avais réussi à la convaincre de sortir… peut-être qu’elle avait changé d’avis ? Je tournais la tête vers la porte de la chambre qu’elle occupait et constatais qu’elle avait ramassé les fringues. Je ne m’étais même pas rendu compte qu’elle avait ouvert… Suspens, allait-elle enfin se montrer ? Une fraction de seconde je me suis dit qu’elle pourrait sortir avec un truc pour me frapper, sauf que dans les chambres, il n’y avait rien de tel et je l’imaginais mal casser quelque chose pour s’en prendre à moi.

Les secondes continuaient de défiler, la porte restait close. Soupirant, je me rendais déjà à l’évidence que j’allais en réalité me retrouver tout seul dans mon coin à me torturer l’esprit avec cette obsession qui m’empêcherait totalement de contrôler mes pensées, et enfin elle sortit. Comme une furie. Je n’eus pas le temps de comprendre qu’elle s’était précipité dans la salle de bain, j’eus tout juste le temps d’apercevoir sa silhouette. Bon. Au moins elle se montrait moins stupide que ce qu’elle m’avait donné à penser. Ceci dit, rien n’était sûr qu’elle n’allait pas revenir d’où elle vient. Lassé, je m’étais levé du canapé pour aller dans la grande chambre dans laquelle je m’étais réveillé, au moins j’allais pouvoir profiter de sa taille et… fixer les murs en laissant mon cerveau me torturer, mais sans m’en rendre compte, je me retrouvais face à face avec elle. Je restais complètement sans voix en découvrant petit à petit ses traits, sa physionomie. Et le choc fut de même pour elle. Entre sa voix et maintenant ça… Sans pour autant passer mon temps devant les miroirs, je connaissais très bien les traits de mon visage, et en la regardant, j’avais comme l’impression d’être… en face d’une glace qui me renverrait l’image de ce que je serais avec deux chromosomes X. Cette fois elle parlait, elle me posait une question, mais ce n’était plus du tout ce qui me préoccupait maintenant. Je ne comprenais plus rien, je ne contrôlais plus rien.

Automatiquement, comme un réflexe de survie, je me reculais de plusieurs pas en fronçant les sourcils. Non, non et non. Ce n’était pas vrai. C’était un délire. Une hallucination. Elle ne me ressemblait pas. On ne se ressemblait pas. On ne se connaissait pas. On ne s’était jamais vu, c’était notre première rencontre, même avant cette Ruche. Des milliers de choses se bousculaient en moi, des choses que je ne parvenais pas à identifier, des choses que je ne reconnaissais pas, des choses que je refusais. Mon corps était la première victime de tout ce chamboulement, mes mains étaient en proie à des tremblements incontrôlables, mes jambes étaient complètement en coton, j’avais la tête qui tournait, ma respiration prenait un rythme paniqué, fallait que je m’assois. Non. Il fallait que je me reprenne. Ravalant ma salive en serrant les dents, je reculais encore d’un pas.

« Non. On ne se connait pas. »

Je voulais bouger, faire quelque chose, aller ailleurs, m’échapper, m’enfuir. Qu’est-ce que je voulais fuir ? La fuite me semblait pourtant la meilleure option. La multitude de choses contradictoires avaient laissé la place à un poids plus que lourd sur mes épaules et à la place de mon estomac. J’avais commis une erreur. Une erreur fatale. J’étais coupable de quelque chose. C’était ça, entre autre que je refusais de ressentir. La culpabilité. Elle ne s’expliquait pas, et de toute façon, je ne voulais pas qu’elle soit là. Mes jambes m’obéirent enfin de nouveau et je me précipitais dans la salle de bain, retenant une envie de hurler. Qui était cette fille ? Pourquoi est-ce qu’elle me faisait perdre tout contrôle sur moi ? Complètement hors de moi, de ma conscience, je donnais un coup violent dans le miroir. Et puis un autre, et encore un autre. La destruction, voulait tout ce qui me motivait, sauf que la douleur se présenta et je ne me fixais plus que là-dessus. Avec elle, j’oubliais le reste. J’aurais préféré que la glace se brise et que le verre entaille ma chair, que le sang coule, mais je ne frappais soit pas assez fort, soit le miroir était plus solide qu’il ne le semblait.

Je continuais encore comme ça pendant un petit moment jusqu’à ce que la douleur de mes phalanges se propage jusqu’à mon coude et mon épaule. J’avais des fourmillements dans tout le corps, et c’est finalement ce qui me fit arrêter et m’agenouiller devant le lavabo. Ma main me faisait très mal, je n’arrivais plus à plier les doigts. Et pourtant, je ne regrettais absolument pas mon geste. Ça, je l’avais complètement contrôlé. J’avais décidé de ressentir la douleur, et elle était là. J’avais décidé de l’arrêter, ou plus exactement de ne plus l’augmenter, je l’avais fait. Et pendant ce court instant, le reste n’avait juste plus aucune importance. La voix de sa fille, son visage, plus rien. Inspirant et expirant calmement, je fixais ma main qui tremblait et dont les jointures étaient rouges, bientôt les ecchymoses allaient apparaître. Il allait falloir que je m’occupe de ça rapidement. Me levant et posant ma main contre mon torse, je sortais de la salle de bain, contournant la fille qui était sans doute venu voir ce qui se passait et j’allais chercher dans l’armoire un haut que je déchirais comme je pus pour en faire une longue bande. J’avais l’intention de me faire un bandage serré pour que ma main reste bien droite, étant donné que je ne saignais pas, mais avec la force d’une main, je me retrouvais plutôt handicapé. Hors de question cela dit de lui demander de l’aide. Je m’étais mis volontairement dans cette situation, j’allais m’en sortir tout seul.

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MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Dim 21 Mai - 8:31

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Il te ressemble. Comme deux gouttes d’eau. Et c’est probablement ce constat qui t’a fait lâcher ce verre et qui t’a fait perdre tes moyens. Déjà que t’étais pas très vaillante jusqu’à présent… Tu sens ton cœur qui loupe un battement dans ta poitrine, puis qui semble s’accélérer. Jusqu’à donner l’impression qu’il va rompre ta cage thoracique. T’es sous le choc. T’as tes yeux qui papillonnent. Qui le fixent sans vraiment le voir. Tu ne comprends pas. Ou peut-être qu’au contraire tu ne comprends que trop bien, mais que tu as du mal à l’admettre. Il n’est plus le pervers psychopathe que tu craignais qu’il soit. Il est ton frère. Jumeau, peut-être. Probablement, vu la ressemblance frappante. Mais après comment vraiment en être sûr ? Vous ne connaissez pas vos âges, donc difficile à dire. Dans tous les cas, vous êtes du même sang. Liés. Et ça, c’est la seule évidence qui soit. Qu’il le veuille ou non. Qu’il l’admettre ou pas. Tu la sens, cette connexion entre vous. Et tu n’as plus peur. T’es juste sous la choc de cette annonce. De savoir que tu as un frère. C’est nouveau pour toi. Toi qui te croyais si seule. Si perdue. Maintenant il est là. Tu l’as retrouvé. Ou est-ce que les Intelligences Artificielles qui l’ont voulues ? Est-ce la raison pour laquelle vous vous êtes retrouvés enfermer tous les deux ? Ça paraitrait logique. Dans tous les cas, tu les remercies, ces machines, de t’avoir enfermé avec ton frère. De t’avoir accordé le droit de le retrouver.

T’as beau l’observer, y’a aucun souvenir qui refait surface. Peut-être parce que c’est trop tôt. Ou peut-être parce qu’il n’y a rien de plus à ajouter. Il est ton frère. Il est ton sang. Pas besoin d’un souvenir pour le savoir. Il te ressemble trop pour que ce soit un hasard. Si toi t’en es persuadée, lui, au contraire, semble en douter. Il recule de quelques pas. Il est sous le choc. Tu ne peux pas vraiment lui en vouloir, parce que c’est pas quelque chose qu’on prend à la légère. Lui aussi peut-être se croyait seul. Sans famille et sans attache. Peut-être qu’il ne désirait pas renouer avec son passé. Mais de par ta seule présence, t’as détruit son projet. Il ne peut pas faire comme s’il ne s’était rien passé. Comme s’il pouvait se soustraire à l’évidence. Il tente, pourtant. Parce qu’il te répond que vous ne vous connaissez pas. Mensonge. Est-ce qu’il est dans le déni ? Très vraisemblablement. Parce que la vérité est tellement évidente qu’il faudrait être idiot pour ne pas s’en rendre compte. Non, c’est surtout qu’il ne l’accepte pas. Dans un sens, ça te blesse. Qu’il te repousse. Qu’il fasse comme si de rien était. Toi t’as besoin de lui. T’as besoin de te raccrocher à son souvenir. À cette certitude qu’il est important pour toi. Que vous avez besoin l’un de l’autre pour avancer et franchir les obstacles de cette Ruche.

Tu n’as plus peur de lui. Bien au contraire. Tu te sens attirée, comme un aimant. Du coup, quand il se rue dans la salle de bain, et bah tu le suis. Tu restes dans l’encadrement de la porte. Parce que tu pressens qu’il faut lui laisser du temps. Du temps et de l’espace. Maintenant que vous vous êtes retrouvés, vous ne pourrez plus vous quitter. Ou faire comme si de rien était. Si lui semble partir sur ce souhait, toi ce n’est pas ton cas. Et quitte à être collante et chiante, et bien soit. Tu ne le laisseras pas filer. Peut-être est-ce une pulsion égoïste de le vouloir toujours près de toi quand bien même lui pourrait vouloir te fuir. Surement. Mais tu l’acceptes. T’as tes qualités, et tes défauts, et il faudra qu’il vive avec. Il frappe dans le miroir de la salle de bain. À plusieurs reprises. Dans un excès de rage ou de frustration, tu ne saurais pas trop dire. Tu sursautes devant toute cette violence. Mais tu ne recules pas pour autant. T’es plus cette gamine effrayée que tu pouvais être jusqu’à présent. Cette gamine qui baisse la tête et qui fuie à la moindre opportunité. Il a besoin de toi, lui aussi. Et tu veux pas être cette sœur faible qui préfère fuir plutôt que d’affronter les problèmes. T’hésites à le rejoindre. Tu sais pas trop sur quel pied danser. T’aimerais lui venir en aide, mais en même temps il a surement besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça. Du coup tu restes sur le côté, l’observant en silence. Avec curiosité et retenue. Jusqu’à ce qu’il se décide à sortir de la salle de bain. Tu recules de plusieurs pas devant son passage. Il se dirige jusqu’à l’armoire, d’où il prend un pull qu’il déchire. Vu l’état de ses mains, tu comprends où il veut en venir. Un bandage. Il ne saigne pas, mais il doit avoir mal. Très mal.

Tu l’observes en train d’essayer de se nouer les mains, mais en réalité il galère plus qu’autre chose. « Laisses-moi t’aider. » que tu lui souffles, t’étant approchée silencieusement de lui. Avec une douceur extrême, tu saisis le linge déchiré. Tu le retires d’entre ses mains. « Viens dans la salle de bain. » Ta voix est emplie de tendresse et de gentillesse. Tu pries pour qu’il s’exécute. Pour qu’il t’obéisse et qu’il te suive. Parce que tu sais quoi faire. Tu sais pas trop comment, mais la vue de sa blessure t’a rappelé une marche à suivre. Un protocole. Tu t’approches du robinet, que tu ouvres. L’eau froide remplit rapidement le bac. « Plonges tes mains dans l’eau froide. À défaut d’avoir de la glace, ça devrait quand même réduire un peu tes hématomes et la douleur. » T’as des connaissances en matière de médecine. Ou en tout cas de premiers secours. Une autre nouveauté. Décidemment, cette journée est remplie de rebondissements.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Mar 23 Mai - 16:07

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La douleur, elle ne me gênait pas. Elle me faisait ironiquement du bien. Je savais d’où elle venait, pourquoi elle venait, et je savais qu’elle ne durerait pas. La douleur me permettait de penser à autre chose, de pouvoir penser tout simplement correctement. Sauf qu’en l’occurrence, il fallait que je me penche sur le problème actuel, elle. Enfin, non, le problème le plus urgent était de bander ma main, le plus vite possible, pour que mes doigts et le reste ne gonflent pas. Et avec juste une main valide, je n’allais pas y arriver. Mon amie la douleur m’empêchait de bouger comme je le voulais, pas parce qu’elle était trop forte, mais plutôt parce que mes muscles se contractaient violemment. Et elle me regardait, je sentais son regard sur moi, je savais qu’elle observait tout ce que je faisais et qu’elle ne me lâcherait pas. Si elle m’avait suivit et regarder taper dans le miroir, elle n’allait pas tout à coup partir. Soupirant à ses mots, je lâchais cependant les lambeaux de tissus et la laissais m’approcher, surpris qu’elle utilise autant de douceur avec moi, alors jusqu’ici elle n’avait pas vraiment de raison de l’être. Et ce n’était pas ce genre de douceur qui me donnait envie de l’étrangler comme celle de mon con de colocataire, non. C’était… chaleureux. Et rassurant. Je savais parfaitement pourquoi je ressentais ça, je savais que l’explication était toute trouvée, et je continuais de la refuser. Mais à présent que je comprenais pourquoi, sa voix ne me perturbait plus autant, du moins, je n’étais plus dans l’inconnu et l’incompréhension totale. Je savais qu’il y avait une explication à tout ça. J’allais probablement user de cliché, mais c’était non seulement mon passé que je retrouver, sans savoir de quoi il était fait, mais une partie de moi. Même si je n’avais jamais vraiment eu cette sensation d’être incomplet ou quoi que ce soit de ce genre. Elle prit les lambeaux du haut, ce qu’il en restait, elle parla toujours avec douceur et tendresse, l’exact opposé du ton auquel il aurait été tout naturel de me répondre. Elle veut m’aider. Elle veut soulager ma douleur, elle veut s’occuper de moi. Je tombais complètement des nues, sans rien faire, sans user d’une quelconque manipulation, elle arrivait à… à m’atteindre profondément. La seule explication à cela était le lien qui nous unissait.

Sans me faire prier, je me levais et la suivais dans la salle de bain, peut-être un peu hypnotisé par sa voix, sa douceur en tout cas me convainquant d’obéir sans broncher. J’avais envie de lui dire que je ne voulais pas que la douleur s’en aille, que c’était très bien comme ça, mais quelque chose me disait qu’elle ne serait pas de cet avis là, et vu l’état actuel des choses, je n’avais ni la possibilité physique de le faire, ni la capacité intellectuelle de m’opposer à elle. J’écoutais donc ses consignes et plongeais ma main dans l’eau froide, grimaçant très légèrement à la température mordante, mais là encore, je gardais le silence. Les couleurs sur ma peau n’allaient pas tarder à virer au violet, peut-être même au noir, vu les coups que j’avais donné, ce ne serait pas si surprenant. Je restais debout devant le lavabo, une main dans l’eau, l’autre qui se tenait à la surface en céramique et pendant encore un long moment, je n’ouvrais pas la bouche, ne sachant de toute façon pas quoi dire. Merci ? Je ne lui avais pas demandé d’aide. Alors comme ça on est du même sang ? Bah voyons. C’était toujours difficile à avaler, mais plus je la regardais, plus je me rendais compte que… je ne pouvais pas ne pas l’accepter. Passer de solitaire à deux, avec un lien très particulier. J’avais en réalité des tas de questions à poser, sauf qu’elle n’avait très certainement pas les réponses, surtout si elle venait tout juste d’arriver ici. Et puis… ce sentiment de culpabilité. Je n’avais pas réussi à le faire taire complètement, il était toujours là. Pourquoi ? Je ne cessais de me répéter que je n’avais pas à regretter quoi que ce soit de ma vie passée, de ce que j’avais pût faire et quelque soit la raison pour laquelle j’étais ici, tout faisait parti de moi, ça m’avait construit, je n’avais pas à avoir des remords. Alors pourquoi ? Après un nouveau soupir, je repris enfin la parole, mais sans la regarder cette fois, je préférais voir ma main dans l’eau et les ondulations de cette dernière dans le bac blanc plutôt que de croiser son regard.

« Ça fait longtemps que tu es ici, dans la Ruche ? »

Une question parmi toutes les autres qui me trottait dans la tête. Si elle était arrivée avant moi, j’étais intimement persuadé que je l’aurais vu avant, donc j’étais quasi certain qu’elle était nouvelle. Mais depuis quand ? J’évitais certains endroits maintenant que j’avais pris mes marques, peut-être qu’elle était arrivée entre temps et fréquenter justement les lieux que je délaissais ? Comment était-elle ? Quelle était sa personnalité ? Est-ce que nous étions aussi semblables physiquement et mentalement ? Autant je n’avais pas de problème avec moi-même et ma façon d’être, autant imaginer qu’elle pourrait être comme moi… le sentiment de culpabilité était encore plus grand avec cette supposition.

« Je connais déjà la réponse à la question, mais on ne sait jamais : tu as des souvenirs ? De… nous ? »

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MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Mer 14 Juin - 16:57

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T’as beau l’observer sous tous les angles et faire tourner ton esprit à vive allure, y’a rien qui te revient. Aucun souvenir. Aucune image. Juste le néant. Et c’est frustrant, de pas se souvenir. Parce qu’il fait parti de ta vie. T’en es persuadée. Il est important. Peut-être même que c’est la personne à qui tu tiens le plus. Et pourtant, même lui t’échappe. Tu partages sa colère durant un temps. Parce que tu t’en veux de pas te rappeler de lui. Que même après avoir croisé son regard il n’y ait rien qui te soit revenu. Putain d’amnésie de merde. Et puis tu t’es calmée. Aussi rapidement que c’est venu. Parce que c’est pas dans ton tempérament d’être en colère. Parce que ça ne sert à rien. Si tu dois te souvenir, et bien ça viendra. Avec du temps, probablement. Et de la patience. Il est le volcan en irruption, tu es l’eau qui dort. Et t’as le sentiment que c’est à toi qu’incombe la tâche de le calmer. Alors tu poses ta main sur la sienne, et tu le guides jusqu’au lavabo. Tu fais couler l’eau froide, et tu l’observes y plonger sa main. Il fait des mouvements dans l’eau. Lentement. Et pendant un temps, ça t’obnubiles. Ça t’apaise.

Est-ce que vous étiez proches, avant ? T’en es pas sûre. Et le fait que tu ne te souviennes de rien te fait douter. Ce n’est pas parce que vous êtes frère et sœur qu’obligatoirement vous vous appréciez. Il semble avoir un caractère colérique. Sulfureux. Et instable. Tout ce que tu n’es pas. Ton parfait opposé. Peut-être que dans votre vie d’avant vous n’étiez pas fait pour vous entendre. Que vous avez très vite pris des chemins différents. Ce qui expliquerait qu’au final rien ne te revienne. Mais t’as cette connexion, pourtant. Ce lien fusionnel que tu ressens au plus profond de toi. Ça vous lie, lui et toi. Est-ce que si vous aviez vécu séparés tu ressentirais quand même un tel lien ? Tu n’en sais strictement rien. Et à vrai dire, ça t’épuise. Toujours des questions sans réponses. Alors tu préfères choisir le moment présent. Le vivre pleinement sans penser à rien d’autre. Quoi qu’il se soit passé entre vous deux, c’est du passé. Et c’est oublié. La Ruche, cette amnésie, c’est l’opportunité de faire table rase. De tout recommencer à zéro. T’as envie de lui donner une chance. De vous donner une chance. De vous découvrir. De voir si vous vous appréciez. Si ça peut coller entre vous ou pas. Mais t’as l’espoir. T’as clairement envie d’y croire. Parce que t’es plus toute seule. Parce qu’à présent il est là. C’est réconfortant. Ça te fait du bien. Et plus jamais, t’as envie de ressentir cette solitude à nouveau. Ce vide à l’intérieur de toi.

Après de longues secondes de silence, il finit par prendre la parole. Il te demande depuis combien de temps tu es dans la Ruche. Il doit se dire que tu es nouvelle. Parce que sinon vous vous seriez croisés plus tôt. En tout cas, c’est ce que toi, tu penses. « C’est très récent. » Pour ne pas dire que ça fait à peine deux jours. T’as perdu la notion de temps depuis que t’es enfermée dans cette chambre. « Et toi ? » Est-ce que vous êtes arrivés en même temps ? Tu en doutes. Parce qu’il semble à l’aise, ici. Il ne panique pas. Ou alors c’est dans son tempérament, et c’est l’aura qu’il dégage. Tu remarques en tout cas que c’est toute son attitude qui a changé. Il s’est calmé. T’aimerais croire que c’est grâce à toi. Grâce à ta présence. Grâce à ta voix, ta main contre la sienne. Cette proximité que vous avez retrouvé. Mais t’en es pas sûre. T’as juste, en tout cas, ce petit sourire qui se dessine sur tes lèvres. Heureux, tout simplement. Il te demande ensuite si tu as des souvenirs de vous. Et rien qu’à lire la déception dans ton regard, il devine déjà la réponse. « Non… Mais je suppose que ça viendra… Avec le temps. » L’espoir fait vivre. Et tu préfères te rattacher à cette supposition. « Mais après, c’est pas le plus important. Je sais ce que nous sommes. Ce lien qui nous unie, on peut pas l’ignorer. Ce qui compte, c’est qu’on se soit retrouvés. Et qu’on ne se quitte plus jamais. » T’espères pas trop lui faire peur avec tes paroles. Parce qu’il ne semble pas être la personne la plus attachante et la sociable qu’il soit. Mais tu préfères être honnête avec lui. T’as besoin de lui, autant qu’il a besoin de toi. Et tu comptes pas le lâcher de si tôt. Tu poses une main se voulant rassurante sur son épaule, bien qu’au final hésitante, craignant un mouvement de recul de sa part. « C’est peut-être trop te demander… Mais j’ai tellement peur... » que tu souffles dans un murmure, tandis que ta voix jusqu’à présent douce se brise.


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Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: Re: [EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)   Ven 30 Juin - 7:49

FIN DE L'EVENT
explication

Un déclic. Simple petit bruit vous indiquant que la porte s'est déverrouillée. Voilà bien la seule chose vous indiquant que vous êtes de nouveau libre. Pourquoi étiez-vous enfermé? Dans quel logement vous trouvez-vous? Comment êtes-vous arrivé là? La Ruche n'a visiblement pas terminée de jouer avec vous...

Suite de l'event
Puisqu'il s'agit d'un event n'étant pas associé à une fête en particulier et dans le but de vous accommoder en raison des nombreux ralentissements depuis le début de ce dernier pour des raisons d'examens, vacances, etc. voici le fonctionnement que nous vous proposons. Ce rp est désormais archivé puisque désormais associé à l'event. Ainsi, vous en êtes libres si vous le souhaitez. Si au contraire vous aimeriez poursuivre, nous vous invitons à ouvrir un rp régulier dans le niveau des logements de votre choix en postant le lien vers ce rp au tout début pour les petits curieux qui vous stalkent.




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[EVENT] l'ombre de nos souvenirs (H05-999)
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