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 Pour que ce jour compte! (feat H05-703)

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Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Lun 8 Mai - 18:08


   
Ne comptez pas les jours, faîtes que les jours comptent
H05-703 & H05-066
Allongé de tout ton long sur ton lit, les bras croisés, tu fixes le plafond. Tu réfléchis. T'as déjà fait ça toute la sainte journée mais pas assez fort. Là t'as le cerveau en ébullition parce que tu viens de passer trois bonnes heures à te rappeler d'un détail sur ta vie avant d'arriver dans ce trou, en vain. Pourquoi les autres y arriveraient et pas toi, hein ? Bon ok t'es là depuis même pas vingt-quatre heures mais c'est pas une raison ! Tu penses encore, du moins tu as un tout petit espoir que t'es toujours en train de rêver ou de faire un méga trip aux acides, tu te souviens m^me plus si t'as déjà pris de la drogue dans ta vie, en tout cas ça te manque pas... Ce qui te manque c'est d'avoir quelque chose à chérir, quelque chose à détester, quelqu'un à qui penser, ou même un truc chiant de boulot qui te prend la tête, mais pas ce vie permanentant ! Bon, là t'en peux plus, ça ne mène à rien ces heures sombres à pédaler dans la semoule de tes méninges atrophiées ! Le mieux qui restait à faire, c'était encore d'aller te promener. T'as encore des zones à explorer. Tu mates deux minutes le papelard qu'on t'a filé à ton arrivée et qui retrace le plan de la ruche. Tu te dis que tirais bien flâner du côté de l'aire de jeux qu'ils appellent ça... Tiens tiens, voilà un truc qui t'intrigue pour le coup ! T'as bien besoin de ça en plus, décompresser. Ça fait que dalle que t'es dans ce taudis robotisé et que mais t'as largement besoin de voir si la nuit s'avère aussi relou et creepy que le jour. Tu empruntes l'ascenseur et grimpes jusqu'au niveau douze. Tu t'embarques dans le couloir et déjà t'es pas encore entré dans la salle que t'es deg parce que tu n'entends aucune musique... Soit t'es devenu sourdingue soit les soirées sont pas aussi bien que tu l'avais imaginé en quelques secondes d'ascenseur. Les boules... !

Allez, un pas de plus et t'y es. Y'a des types qui ont l'air étranges (ceci dit, vous êtes tous vêtus de cette combinaison so gay, vous avez pas l'air fin là dedans... Enfin sauf toi, au sens propre, t'as l'air d'une asperge body buildée, BREF!). Quelques guitares mouais, pas ton truc, pas envie en tout cas. De quoi gribouiller (youhouuu l'éclate...) et OH !! Un billard ! Voilàààà, là on est d'accord ! Tu te rues dessus, met en place le jeu. Tu connais les règles et les emplacements, tu devais pas être un type si naze que ça alors ! Qui sait bien jouer au billard ne peut être que bon. Ce proverbe, tu viens de l'inventer, visiblement t'étais pas un philosophe en tout cas ! Là t'es un peu pataud parce que t'es hyper motivé pour jouer, mais t'as pas de potes. Tu ne veux PAS de potes, entendons-nous bien, tu veux des partenaires de jeux, un fera l'affaire. Tu zieutes un peu autour de toi, et ils ont tous l'air occupés, ok super ambiance ici... Ah, tous sauf le type là-bas. Tu lui jettes un petit regard interrogateur, visiblement il est seul, et quand tu l'invites d'un geste de tête il te sourit. Tu t'approches et lui tends une queue. Tu intériorises deux secondes cette phrase et t'as envie de pouffer de rire parce que c'est HYPER tendancieux quand même.

« Tu sais jouer ? », tu demandes comme si tu le connaissais depuis des lustres. Le type a une bonne petite bouille. Mâchoire carrée, yeux très bleus, bien fait... Tu le dévisages un peu, il est plaisant à regarder, c'est tout ce que tu peux dire.

« Allez, ramène tes miches par ici. Alors... Comment tu t'appelles ici ? J'aimerais savoir le nom du mec que je vais écraser ! », petit sourire narquois. T'as pas oublié comment tu es, un compétiteur.
   

   
Emi Burton
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Mer 10 Mai - 13:20


       
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J'suis vraiment pas bien. On m'a attribué une chambre d'hôpital ou plutôt une boîte vide pour dormir je sais pas trop et déjà je me sens oppressé. Assis sur le bord mon lit, les coudes sur les genoux et les mains liées sous mon menton pour y appuyer ma tête bien pleine de questions, je réfléchis. On peut remarquer que les pupilles de mes yeux sont dilatées, que je transpire légèrement, que mes membres tremblent un peu et que ma respiration est aussi forte que celle d'un buffle prêt à charger. Qu'est-ce que je fou là ? J'essaye de me souvenir, j'essaye de creuser au fin fond de mon esprit, de chercher des indices. Rien. Que dalle. Niette. Nada. J'y arrive pas. Me rendant compte que mes efforts sont vains, je me lève d'un seul coup et donne un coup dans le vide, le poing serré. Ca ne sert à rien, bien sûr, mais ça me défoule. Trop de questions m'envahissent, j'ai besoin de comprendre... Je me frotte le visage avec mes mains moites, tellement chaudes. Une grande inspiration vient remplir mes poumons et bomber ma cage thoracique. Je relâche tout l'air lentement et pense : je suis seul. Pourquoi est-ce que je suis arrivé ici ? Mais en même temps, peut-être que j'ai toujours été ici... On dirait un gamin qui pleurniche quand même là ! Eh oh, j'suis pas du genre à m'apitoyer sur mon sort, qu'on s'le dise. Allez p'tit ... Euh ... H05...H05-740 ? Non c'est pas ça. Je prends le papier qu'on m'a donné, déjà froissé évidemment.

"Bon... et bien, allons-y. H05... - .... 703."

C'est pas facile. J'ai l'impression d'être une chose. Puis à quoi correspondent ces chiffres sérieusement ? Je balance le papier sur mon lit et m'approche de la porte pour sortir. La main sur la poignée, je ferme les yeux un instant en prenant une inspiration de motivation. J'ouvre la porte et m'élance dans le couloir, prêt à conquérir le monde tel un vaillant chevalier ! Ouai, non, vraiment pas. Surtout que je porte encore cette tenue de psychopathe. Je baisse les yeux et regarde mes vêtements tout en marchant. C'est comme ça que j'en arrive à me cogner contre l'ascenseur, dur, froid et silencieux. Un ascenseur quoi. Mais par réflexe, et en ayant le besoin il faut l'avouer, je ne peux pas m'empêcher de pestiférer contre le vide.

"Tu peux pas faire attention ?!"

Nerveux, en effet. Je suis vraiment tendu et c'est difficile de garder son calme dans un contexte pareil. La boite qui monte et qui descend s'ouvre devant moi. J'sais pas du tout où elle va mais ça me fera une balade. J'entre et regarde le tableau numérique devant moi. A quel étage je vais me rendre ? Mes yeux parcours les chiffres et finissent par s'arrêter sur le 12. Pourquoi ? Aucune idée. J'approche mon index du bouton et le presse. Les portes se referme sur le long couloir que je venais de traverser pour commencer son voyage jusqu'au 12e étage. Je suis seul dans l'ascenseur, enfin, c'est pas comme si j'avais été en compagnie de quiconque depuis le début. Je prends un air blasé. J'étais vraiment en train de me parler à moi même ? Désespérant. Le 12e étage. Les portes s'ouvrent doucement... encore un couloir ! Génial. Déjà que je ne sais pas où je suis, alors si en plus on transforme cet endroit en labyrinthe ça va pas l'faire, clairement. Je sors de l'ascenseur, le pied incertain et hésitant à avancer. Je fais quelques pas, avant de me rendre compte que j'entends un peu de bruit, qui ressemble à des discussions un peu plus loin. De la vie ? Youpi ! Je secoue la tête comme pour mimer mon sarcasme. J'approche lentement et me retrouve dans une salle au milieu de plein d'autres coton tiges. C'est soirée White c'est ça ? Au pire c'est un mauvais rêve et je vais me réveiller... Je balaye du regard la salle, cherchant un endroit pour poser mon popotin. Je remarque un fauteuil, vide un peu à l'écart. J'allais pouvoir observer tout le monde et essayer de comprendre où on est, pourquoi et tout ça tout ça quoi. Je me dirige d'un pas décidé vers le fauteuil et saute dessus pour m'y assoir nonchalamment. On m'a vu ? Je m'en fiche! Zut à la fin. Je croise les bras et commence ma petite enquête. Je suis un peu plus apaisé parce que je vois des gens et certains semblent tout autant perturbé que moi par l'endroit, tandis que d'autres ont l'air habitués. C'est bien ces derniers que je vais analyser. J'étudie les conversations, les gestes de chacun et essaye de savoir à qui je pourrais aller parler pour en savoir plus. Soudain, mon regard croise celui d'un autre mec. Il tient une queue de billard dans la main et me fait signe de la tête. Il a l'air seul, lui aussi. Je souris. Faut se fondre dans la masse non ? A vrai dire c'était probablement un sourire plus sincère que je ne le pensais. Savoir que quelqu'un m'avait remarqué me rassurait. Je saisis la queue qu'il me tend.

"Tu sais jouer ?"

Si je sais jouer... ? Je le fixe. Si je sais jouer ? Me répétais-je.  Probablement. J'hausse les épaules et m'approche de lui en souriant mais hésitant.

« Allez, ramène tes miches par ici. Alors... Comment tu t'appelles ici ? J'aimerais savoir le nom du mec que je vais écraser ! »

Ah, ça commence bien. Le gars est joueur. Ca allait me distraire un peu. Je le suis jusqu'à la table.

"A vrai dire, je ne m'en souviens pas. Mais ça a l'air d'être le délire du coin. Apparement je m'appelle H05-703." Je mime des guillemets avec mes doigts en donnant mon super nouveau nom d'agent secret. "Et toi c'est quoi ton... code barre ?"

Je lui rends son sourire narquois. Finalement, la soirée pouvait s'annoncer amusante. Pourquoi pas ! Le jeu est déjà positionné. Je me penche pour trouver un angle afin de casser. Une fois prêt, je me redresse.

"Je casse ou tu veux le faire ? Et ne me dis même pas honneur au perdant, j'te vois venir!"

Je retrouvais un peu d'humour, enfin. Un sentiment m'envahi. J'ai l'impression d'être un peu plus moi-même. Autant rester naturel, ça a l'air de m'apaiser.

       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Mer 10 Mai - 14:46


 
Ne comptez pas les jours, faîtes que les jours comptent
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Tu l'aimes bien. C'est drôle en fait, ce type tu le connais pas mais avec lui, t'as l'impression d'appuyer sur un bouton et aussitôt, la réaction que tu attends se déclenche. T'as envie d'y écraser ton poing entier sur ce gros bouton qui clignote « SARCASME », de t'endormir dessus même, tu aimes ses réactions. Il a l'air joueur, comme toi. Enfin quelqu'un de normal ici ! C'est quoi son blase à celui-là ?

« A vrai dire, je ne m'en souviens pas. Mais ça a l'air d'être le délire du coin. Apparemment je m'appelle H05-703. Et toi c'est quoi ton... code barre ? ».

Tu te marres discrètement en t’entraînant contre le rebord du billard. Visiblement lui aussi pense que toute cette mascarade est une vaste blague.

« 703 ? Charmant... T'avais pas plus simple à retenir mec... ! Pour une fois que je croise un type qu'à pas l'air trop dingue de la tête, faut qu'il porte un numéro que je vais jamais retenir !  », tu t’éclaircis la gorge, une moue d’écœurement sur les lèvres et tu te mets à le fixer plus en détail. Lui, c'est typiquement le genre de mec qui te fais marrer. Sérieux, il a l'air tellement paumé dans ses baskets avec son petit air d'angelot innocent, à mi chemin avec le David de Michel Ange. Évidemment il est plus trapu que toi, ça en fait un rival potentiel en condition de survie sexuelle, mais t'as plus d'un tour dans ton sac pour cacher ta nervosité.

« Oh, si ! J'y pense là, comme ça... Tu es 703 et moi mon appart est au 704.... », tu pourrais lui dire que c'est simplement un moyen mémo technique rapide et efficace, mais non.

« Coïncidence ? Je ne crois pas ! », tu lui lances un regard mi enjôleur mi hilare, t'as vraiment pas de limites ! C'est terrifiant... Ouais... C'est terrifiant... Tu secoues la tête pour recentrer tes pensées.

« Hum, ouais, moi c'est 066, du coup... H05-066... Exotique, hein ? », il n'a pas perdu son sourire, c'est bon tu l'as pas terrifié visiblement. Manquerait plus que ça, ça va maintenant si tu peux pas blaguer, qu'il pète un coup sérieux !


« Je casse ou tu veux le faire ? Et ne me dis même pas honneur au perdant, j'te vois venir! », oh bieeeen, il a cerné ton humour ! Il est prometteur ce gamin. Tu dis ce « gamin » parce qu'il te semble un peu plus jeune que toi mais comme t'es pas fichu de te souvenir de ton âge, tu vas pas t'avancer ! Tu résistes à l'envie de rire et de lui montrer qu'il a marqué un point, mais tu souris quand même en tournant autour du billard, passant derrière lui.

« Tu sais ce que disait Mandela ? Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends !  », d'où tu cites Mandela toi ? C'est un truc de fou de sortir ça comme ça sans même te souvenir de l'avoir déjà entendu... Effrayant.

« Allez, commence gamin, on va pas y passer la nuit ! ». Tu le regardes faire, il a la bonne posture, visiblement tu t'es pas mesuré à un bleu. Peux importe, tu auras la victoire modeste ! A ton tour, tu te penches dans l'axe du jeu et t'en envoies déjà une dans le trou. C'était comme si les combinaisons qui menaient à la victoire se dessinaient dors et déjà sur le tapis verdâtre. Tu arques un sourcil... ça a l'air si simple, c'est... Mathématique. Oula... Tu sais pas ce que tu foutais dans ta vie avant de débarquer ici, mais tu penses que t'étais pas si con que ça... Les coups s'enchaînent, et tu les rentre comme ça, sans même te creuser la tête, tu piges pas ! C'est comme si t'avais le don du billard dans les doigts, faudrait que tu vérifies c'est t'es pareil dans tous les jeux, c'est déroutant, mais tu le montres pas.

« Bah alors ? Eh ça t'ennuie pas si je te rétame ? Sans rancunes hein ! », tu lui jettes un petit clin d’œil amusé mais en vrai t'es assez flippé. Est-ce que t'étais déjà si calculateur avant ou ce sont les IA qui t'ont créées comme ça ?

 

 
Emi Burton
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Mer 10 Mai - 17:23


       
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Ma nouvelle connaissance semble plutôt amusé par mon comportement. Tant mieux, puisque je ne peux pas me distraire seul, autant distraire quelqu'un d'autre! Il était plutôt beau garçon. Il a du en avoir des copines celui là. Moi... Et bien moi, j'sais pas. Enfin, j'sais plus! C'est vraiment insupportable d'être amnésique. Je sais ni si j'ai aimé quelqu'un ou ... si je suis censé aimer quelqu'un actuellement. Peut-être que j'ai une petite amie et que je ne me souviens même pas d'elle... Oh la malheureuse! Peut-être qu'elle ne se souviens pas de moi non plus en fait. Trop de choses trottent dans ma tête, j'vais pas commencer à chercher des gens dont je ne sais même pas l'existence si je suis déjà incapable de savoir qui je suis moi même!

« 703 ? Charmant... T'avais pas plus simple à retenir mec... ! Pour une fois que je croise un type qu'à pas l'air trop dingue de la tête, faut qu'il porte un numéro que je vais jamais retenir !  »

Difficile ? 703 ? J'trouve pas. Enfin, j'dis ça mais y'a 10min j'étais encore obligé de chercher mon numéro sur un papier. Raaaah, mon "numéro" mais quelle horreur sérieusement. J'ai l'impression d'être un objet, un produit de consommation ou quoi. Je vais m'énerver à nouveau si ça continue. Je fixe un moment mon interlocuteur qui semble m'analyser. On va dire que ça ne me surprend pas. On est tous intrigués les uns par les autres. Je tourne la tête tranquillement vers la table de billard.

« Oh, si ! J'y pense là, comme ça... Tu es 703 et moi mon appart est au 704.... Coïncidence ? Je ne crois pas ! »

Ce gars est vraiment un cas. Mais... clairement pas plus que moi. Je pense même que je suis au summum du truc. Je lui souris et lâche un petit rire.

" Ravi de savoir que je vais te servir de repère pour retrouver ta chambre! "

Allez, on peut rire un coup. Je lui lance un regard taquin. Il avait l'air d'être plutôt réceptif à ma connerie. Tant mieux, si ça devait être ma vraie nature, autant qu'elle soit acceptée telle qu'elle. Déjà que je ne me connais pas moi même, alors si je prétends être quelqu'un d'autre. Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dis ? Je m'embrouille l'esprit tout seul comme un c*n. Mais, au fait, il s'est pas présenté le grand joueur...

« Hum, ouais, moi c'est 066, du coup... H05-066... Exotique, hein ? »

Bah voilàààà, quand on veut! 066. 0-6-6. Plutôt simple aussi.

"J'avoue que je m'attendais plutôt à un nom de code du genre BANANE BLEUE, mais du coup j'suis déçu, t'es banal..."

703 commence à s'amuser finalement! C'est vraiment louche de s'auto appeler 703. Je devrais m'inventer un nom peut-être. Ouai, un truc stylé. J'y réfléchirais tiens... C'était quand même risqué de jouer l'humour vache avec un inconnu. Mais, il semblait y avoir une certaine alchimie entre nous. Comme un jeu d'attaque. Ca va m'plaire de causer avec celui là! Il m'invite à casser le jeu. Le poids du corps bien réparti et penché au dessus de la table, je me positionne pour tiré mon coup. La partie est lancée. Quelques coups joués et déjà, il me semble que mon copain de soirée se soit trouvé un talent caché. Bien sûr, il balance sa petite phrase d'attaque sous entendant qu'il allait me mettre une raclée. Je ne relève pas, je lui lance simplement un regard profond et tire mon coup sans même baisser les yeux vers la table et envoi une boule dans l'un des trous. Plutôt pas mal, sans regarder ! Moi aussi j'avais le droit de me la raconter un peu non ? Bon, il joue mieux que moi certes, mais allez, quelques applaudissements quoi! C'est encore une fois son tour, il joue de manière à la fois détachée et concentrée. J'ai du mal à savoir s'il joue sur du hasard ou s'il est vraiment doué.

"Plutôt pas mal dis donc, tu joues souvent ?"

Mon tour. Son tour. Mon tour. Son tour. Perdu.
Eh oui, fallait bien que je le laisse gagner non ? Bon ça va, je m'avoue vaincu, il a été meilleur. Je vois son sourire narquois d'ici, il le porte plutôt bien. Ca colle à son personnage. Je dépose la queue sur la table, récupère les boules et les replace dans le triangle. J'suis un peu maniaque, du coup j'ai l'air bien ridicule à tout remettre au millimètre près. Je me retourne vers 066. Cette partie m'a bien distrait, mes muscles sont détendus, mon sang circule tranquillement, ma respiration n'est plus saccadée, je n'ai plus chaud et ma panique a disparue. Il reste du monde dans la pièce. Ca cause pas mal. J'essaye d'attraper quelques morceaux de blabla qui gravitent autour de nous. Rien d'intéressant.

"Ca fait longtemps que t'es là ? Tu sais où on est et surtout pourquoi ?"


Boum. J'avais lâché la question qui tue. On a sûrement du lui demander des milliards de fois, mais j'ai besoin de savoir. Il a l'air de comprendre mon tourment donc, pourquoi pas.

"Franchement, j'suis arrivé y'a quelques jours et c'est l'horreur. Ca me rend fou. J'me souviens de rien."

Je lui parle tout en regardant les autres. Je vivais vraiment mal mon arrivée ici. J'voulais pas casser l'ambiance mais j'étais sûr qu'il comprendrait, il avait l'air de quelqu'un qui n'se prend pas la tête. Je m'appuyais contre la table avec la paume de mes mains, laissant mes fesses reposer sur le bord. Quelques cheveux tombaient sur mon front, il faut dire que j'avais pas vraiment pris le temps de me regarder ces derniers jours. Long hair don't care, quoi! Puis, me faire beau pour qui ? On dirait qu'on sort tous de la machine à laver.

"Tu veux refaire une partie ? On peut s'poser sur les fauteuils sinon, ou faire autre chose. Oh puis, on peut même faire comme si on s'était jamais causer si tu veux m'ignorer maintenant!"

Je lui lance un regard en coin, laissant échapper un p'tit rire idiot. Je secoue la tête, désespéré par moi même. Un soupire, un regard en l'air. Ouai, apparement c'est moi ça. H05-703.


       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Ven 12 Mai - 18:48


Ne comptez pas les jours, faîtes que les jours comptent
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« Ravi de savoir que je vais te servir de repère pour retrouver ta chambre! »

Tu esquisses un sourire malicieux, le type a le sens de l'humour t'as l'impression de retrouver un peu le monde réel, celui dont tu es intimement convaincu d'en avoir fait partie. Cette vie tellement... Normale et naturelle qui du jour au lendemain s'est barrée Dieu seul sait où. Si tu pouvais te souvenir d'une seule seconde juste avant que tu ne fermes les yeux, avant de t'assoupir et te réveiller là dedans. Tu sens déjà que tu ne vas pas supporter, alors tant que des types comme 703 peuvent potentiellement maintenir ton équilibre mental à flot, tu prends.

« Ouais... 704, j'ai une colocataire, je sais même pas son nom, on a pas pris le temps de discuter encore. Faut dire que j'ai passé le plus clair de mon temps à trouver un moyen de me tirer déjà d'ici, bref... 703... 066... Nice to meet you, tout ça tout ça ! ». Tu poursuis ta route vers la victoire pendant qu'il rentre, non sans technique, quelques boules. Phh tu l'éclates quand même, rien à faire !


« J'avoue que je m'attendais plutôt à un nom de code du genre BANANE BLEUE, mais du coup j'suis déçu, t'es banal... »

Tu étais en position, penché vers la table, concentré, mais ce con te déstabilise. Tu te relèves, un peu surpris et tu te plante devant lui en prenant bien soin de le dévisager de la tête aux pieds, avec ton petit sourire arrogant qui t'es propre.

« Euh... j'ten foutrais de la banane bleue moi! Je ne vois pas dans quel monde tu vivais pour penser que BANANE BLEUE est plus stylé que 066, mais tu dois venir d'un pays chelou toi ! Et puis franchement, 066 ça envoie bien plus que 703. T'as le nom d'une chambre d'hôtel ! Comment tu pouvais bien t'appeler toi, en vrai... ? », tu le fixe avec une attention toute particulière. Ce type te laisse une sensation étrange dans l'échine, il est pas fiable. Son regard te fout mal à l'aise parce qu'il est très froid. C'est pas nécessairement ce qui te dérange, tu n'aimes pas trop le folklore, mais son sourire dit tout le contraire. Finalement il a une tête de gentil et tu te méfies des gentils. T'as pas envie qu'il vienne te chanter une berceuse et qu'il te plante un couteau dans le dos quand tu te retournes. Enfin bon... Tu peux pas t'empêcher de sourire en le dévisageant parce qu'il a l'air tellement... Innocent ! Qu'est-ce qu'il fiche ici lui bordel ? Il te fait penser à un petit chiot fou qui n'attend que tu lui lance la balle, un gamin, en somme.

« T'as une tête d' Andreï. Non... Sergei? Ou NON, NON ! Benedikt ! Ouais, Benedikt ! », tu ne sais pas d'où te sortent ces prénoms, tu ne sais pas non plus s'ils sortent dans la même langue que toi, si ton nouvel organise est muni d'une puce traductrice automatique car tu comprends tout le monde ici... Tu ne sais même pas d'où tu viens alors peut-être qu'ils viennent tous du même pas que toi ! Tu réfléchis un instant si tu as déjà voyagé... Tu es un type très curieux, ça te surprend que tu sois resté scotché au même endroit, peut-être que tu bougeais constamment. Tu ne te souviens pas.

En revanche, ce que tu constates c'est que t'as pas un seul foutu effort à fournir pour que la partie tourne en ta faveur, ça t'énerve presque de tout réussir comme ça, tu ne comprends pas, c'est comme si t'avais des pouvoirs magiques. Tu restes persuadé que les IA t'ont affublées d'une forme de force mentale particulière.


« Plutôt pas mal dis donc, tu joues souvent ? »

« Pas mal ? », tu répètes, vexé. « Je t'ai écrasé, genre sans équivoque. Tu...- », tu t'arrêtes, coupé en plein milieu de phrase. Tu l'observes en train de remettre minutieusement les boules dans le triangle, bien centré au milieu de la table et tu te mords la lèvre inférieure. C'est difficile de retenir ton fou rire, ce mec est un psychopathe, tu le sens. Cool, un peu d'animation ! Il te tarde le moment où il pète un câble, mais tu regarderas la scène bien à distance, t'as pas envie que ça compromette tes plans.

« Ça fait longtemps que t'es là ? Tu sais où on est et surtout pourquoi ? »

Ah, la fameuse question. Celle qui ne quittait ni sa bouche ni son cerveau depuis vingt-quatre foutues heures. Tu laisses échapper un petit rire, finalement peut-être qu'il n'est pas si taré que ça le gosse...

« Franchement, j'suis arrivé y'a quelques jours et c'est l'horreur. Ca me rend fou. J'me souviens de rien. »

Ah bah ça vous fait un point commun.

« Ben écoute... Pour tout te dire je suis arrivée hier soir. Enfin arrivé … Tu sais comment ça se passe ! Et question folie tu peux me croire, je lutte contre moi-même ! Merde à tout instant j'me dis que je vais encore me réveiller tout ça, mais on reste dans c'bordel là. Eh mais le pire c'est... », tu t'approches de lui comme si tu allais lui confier un secret. Tu abordes un visage crispé comme s'il devait lire sur tes lèvres : « Les autres là, derrière, ils sont sérieux ou quoi ? Moi si je deviens un institutionnalisé comme ça bien docile, comme si c’était normal tout ça, achève-moi s'il te plaît, pote de billard ! ». A propos de billard...


« Tu veux refaire une partie ? On peut s'poser sur les fauteuils sinon, ou faire autre chose. Oh puis, on peut même faire comme si on s'était jamais causer si tu veux m'ignorer maintenant! », il se marre et lève les yeux au ciel.

Bah... Ok bon c'est vrai t'es pas le mec le plus sociable de la Terre, mais là t'as retrouvé un semblant d'équilibre, t'as moyennement envie de rebrousser chemin et te confronter à nouveau à cette fameuse folie qui n'arrête pas de te faire du rentre dedans depuis ton arrivée ici. T'es pas vraiment réceptif à ses avances.

« Oh... Toi déjà t'es pas au top de ta confiance en toi ! Mais non baby doll, on va causer un peu, viens ! », tu lui fais un geste de tête et te dirige vers de gros poufs difformes dans un coin de la pièce, juste à côté de la bibliothèque. Tu poses ton cul de gazelle dedans et soupir.

« T'as aucun souvenir d'avant ? Pas même un tout petit ? T'as rien gardé ? Allez quoi, merde ! Fais-moi rêver, j'ai tellement besoin de réalisme ! », tu croises les bras, boudeur, frustré. Tu voudrais qu'il te raconte un truc, mais alors... N'importe quoi, pourvu que ça date d'avant cet merde !

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 14 Mai - 12:48

       
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Le gars vient de me traiter de chambre d'hôtel, mais tout va bien. Je croise les bras pendant qu'il joue. Tout semble lui être facile, intuitif. Je soupire doucement, comme pour me forcer à apprécier le moment de détente que je vis. Je reprends mes esprits après cette évasion furtive dans mes pensées et comme si ce n'était pas suffisant... Il me lance maintenant des prénoms vraiment louches. J'hausse un sourcil avant de le couper.

" C'est quoi ces prénoms que tu me sors ? On dirait des noms d'IST s'il te plaît !"

J'me marre intérieurement. N'empêche qu'à force de rire, on perd. Et le blondinet avait bien marqué son coup. Il avait l'air d'être un mec qui s'la raconte franchement et je m'attend bien sûr à ce qu'il se vante un bon coup. Je lui fais remarquer son jeu de qualité, sympathiquement. Il n'a même pas le temps de vraiment répliquer pour se la jouer que le sujet dérive.

« Ben écoute... Pour tout te dire je suis arrivée hier soir. Enfin arrivé … Tu sais comment ça se passe ! Et question folie tu peux me croire, je lutte contre moi-même ! Merde à tout instant j'me dis que je vais encore me réveiller tout ça, mais on reste dans c'bordel là. Eh mais le pire c'est... Les autres là, derrière, ils sont sérieux ou quoi ? Moi si je deviens un institutionnalisé comme ça bien docile, comme si c’était normal tout ça, achève-moi s'il te plaît, pote de billard ! »

Je l'écoute attentivement. J'suis carrément prêt à entendre une réponse concrète, qu'on a été enlevés par des aliens ou été capturés par des robots exterminateurs afin de faire des expériences sur nous et dominer le monde, que la fin du monde a eu lieu et qu'à l'extérieur l'air est irrespirable, qu'on vit dans l'espace ou sous terre et qu'on va se transformer en mutants ou même qu'on est les élus de Dieu et que bientôt nous allons arriver au Paradis... Oui oui, bien sûr, c'est ça mon pauvre. Sauf qu'avec toute la poisse que j'ai depuis que je suis arrivé ici, je pense que ma place appartient plutôt en enfer. Mais rien. Il m'envoie du vent dans la gueule, comme j'aurais probablement du m'y attendre. Je baisse la tête déçu, jusqu'à ce qu'il me sorte de l'achever. J'écarquille les yeux soudainement et me surprend à y penser. Peut-être que c'est parce que je suis un tueur en série que je suis là en fait alors ?

"Je pense que déjà, si d'ici quelques heures je n'arrive toujours pas à me souvenir de quelque chose, je vais devenir cinglé. Alors t'achever, pas possible. Je serais sûrement en PLS quelque part !"

Je lui fais un petit signe de la tête l'air de dire que c'était dommage pour lui, que je n'étais qu'un pauvre petit pion fragile. Ironie bien sûr. Même si cet endroit faisait bouillonner le sang de mes veines et que j'avais parfois des crises d'angoisse. Mais ça, faut pas l'dire hein. Ca fais pas viril de un et de deux, il va croire que j'ai un problème mental. C'est pas comme si j'étais net comme mec, mais on a dit qu'on essayait d'être sociable! Non mais!

« Oh... Toi déjà t'es pas au top de ta confiance en toi ! Mais non baby doll, on va causer un peu, viens ! »

BabyDoll... Ouai, donc en fait, j'avais déjà l'allure d'un peureux en l'espace d'une petite heure de rencontre autour d'un billard. Parce que vu la face que j'ai aujourd'hui, ça ne pouvait pas être un compliment sur mon joli visage... Je le suis vers les poufs qu'il me propose en guise siège. Ca c'était du luxe, digne des services d'un hôtel de riches! Un pouf quoi! Si je m'asseyais sur la tête de quelqu'un c'était pareil. Je ne rechigne pas pour autant et pose mon postérieur sur la chose difforme qu'il m'a suggéré. J'ai l'impression de m'enfoncer dans des sables mouvants, sympa. Bon, j'avoue, j'suis un vrai gamin en fait. Un capricieux.

« T'as aucun souvenir d'avant ? Pas même un tout petit ? T'as rien gardé ? Allez quoi, merde ! Fais-moi rêver, j'ai tellement besoin de réalisme ! »

Un souvenir... d'avant... Non. Il a l'air tellement assoiffé d'une information croustillante que je ne sais pas trop quoi faire à vrai dire. Son regard est profond, impatient et concentré. Il a l'air à l'affût de ma prochaine phrase. Vraiment, j'avais rien pour lui. Mais son caractère sûr de lui me déstabilise un peu trop. Je devrais inventer un truc, pour l'occuper. Mentir, créer un souvenir. De toute façon, il ne saura jamais que c'est faux, puisque moi même je ne le sais pas. Je n'ai aucun témoin de ma vie d'avant ici, enfin je crois... Peut-être qu'une petite fabulation, juste histoire de rendre ma vie un peu romanesque. Bon, j'viens de lui dire que je ne me souviens de rien, mais on peut jouer sur la timidité. Du genre "ouaaaai, j'te connais pas j'ai pas osé dire tout de suite que j'avais des bribes de souvenir". Pas mal ça non ? J'suis finalement pas si con en fait... Je plisse les yeux, seul dans ma sphère, limite à en oublier que 066 est là à attendre. Il doit probablement avoir vu mes mimiques d'abruti genre plissage des yeux, haussement de sourcils, hochement de tête approbateur avec moi même. Un skyzo quoi. C'pas possible d'être aussi peu discret. J'ai envie de rire, mais je me calme.

"J'suis probablement une anomalie, un bug dans le système, parce que je m'sens pas à ma place ici. Alors que certains ont l'air intégrés. Tu vas me dire que c'est normal parce que je viens d'arriver, mais non. J'appartiens pas à ce monde. En fait je..."

En tournant la tête vers lui, son visage dur et doux à la fois me fait douter. J'allais quand même pas lui mentir, ça ne se fait pas. Non, en fait, je ne PEUX PAS lui mentir. J'ai l'entière certitude que c'est pas dans ma nature. Et puis, j'en ai pas envie, bizarrement. Je n'ai pas le temps de finir ma phrase, je suis figé, bouche entre ouverte, prêt à gober une mouche en string qui passe devant mon visage en rentrant des vacances. J'me ressaisis. C'pas comme ça qu'on s'fait des amis bordel, 703. Aaaaah, j'aime pas ce chiffre. Encore une fois, il ne faut pas que j'oublie de m'inventer un nom. Une idée me vient. Je sais de quoi je vais lui parler...

"Je n'ai rien de concret à t'apporter. Mais j'peux t'montrer un truc... J'sais ni d'où ça vient, ni comment, ni pourquoi, rien. Mais j'ai ça."

Je soulève le bas de mon pantalon, jambe gauche. Je m'accoude tant bien que mal sur le pouf pour allonger mon corps ne sachant pas comment lui montrer et me tourne, limite en position de statue grecque pour qu'il puisse voir mon mollet. C'était maladroit, mais déjà, rien que l'idée de lui montrer est malaisante alors j'espère qu'il ne relèvera pas ça, c'est carrément un effort. Je tend la jambe un peu vers lui. J'ai un sacré mollet musclé quand même, je fais une moue pas peu fier en m'auto reluquant. J'sais pas ce que je foutais avant, mais j'étais pas une loque! Allez, un peu de sérieux. Ma jambe, enfin, mon mollet. Un belle balafre. Elle traverse tout mon membre. On peut voir qu'elle est longue et irrégulière. Pas belle du tout, enfin c'est mon avis. Je me demande vraiment ce qui l'a provoquée, elle a l'air d'avoir été profonde cette blessure, et plutôt stricte. C'est pas le genre de cicatrice que t'as en te coupant avec une enveloppe. Je secoue la tête d'un coup et me redresse, pour me mettre en tailleur, gêné. Putain, mais quand même, j'ai pas mal de poils sur ma jambe en fait. Bon, c'est pas ça qui m'a gêné, c'est la situation, ouai j'suis un timide des fois, ça dépend de mon humeur, mais quand même! J'avoue ne pas avoir pris le temps de vraiment m'étudier depuis mon arrivée, peut-être que j'ai d'autres marques... En effet, j'en ai une autre. La première que j'ai vue. Mais celle ci, je ne peux pas lui montrer... Je ne sais pas pourquoi, mais j'en ai honte. Elle m'intrigue et elle m'enfonce dans ma quête d'identité. Parce que, si je ne sais pas qui je suis, je ne peux pas savoir ce qu'est cette marque... Et il semblerait qu'elle ne m'appartienne pas totalement. Pas qu'à moi...

       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 14 Mai - 14:37


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« C'est quoi ces prénoms que tu me sors ? On dirait des noms d'IST s'il te plaît ! »

… Bah quoi ? Ils te semblent normaux, ces prénoms. Clairement soit t'as un retard sur ton temps, soit tu ne devais pas parler la même langue que lui, dans ton ancienne vie. Peut-importe c'est un dialogue de sourds puisque vous vous comprenez sans que vous ayez à faire des efforts pour traduire. Ça te dérange... En fait c'est vrai quoi, ça te rend fou ! Tu sais même pas d'où viennent les gens alors tu ne peux pas t'identifier toi-même ! Ridicule...

« Des IST ? Mais va te faire foutre ! Ça avait l'air sympa dans ma tête... Tu veux que je t'appelle comment, 703 ? Franchement je vais pas t'appeler par un chiffre ! J'sais que c'est la mode ici, mais tu sais... J'aime pas trop être à la mode moi ! ».

Le mec en fait, il avait quand même l'air de flipper. Ça se voyait qu'il était tout neuf comme toi dans la Ruche et qu'il cherchait ses marques. C'est pas toi qui va l'aider, d'ailleurs tu le lui as dis, t'es frais d'hier soir, t'es dans le même bateau ! Il a l'air suspendu à tes lèvres comme si t'étais un genre de Messie qui allait lui annoncer la Vérité, le pourquoi du comment il était arrivé la, mais.... tùùùùùùt tùùùùt tùùùùt, jingle de ratage, t'en sais pas plus ! Il a ce petit air de cocker que tu as du arborer hier soir en arrivant, cet air affligé que tu lançais que tu lançais au hasard à chaque regard qui croisait le tien.


« Je pense que déjà, si d'ici quelques heures je n'arrive toujours pas à me souvenir de quelque chose, je vais devenir cinglé. Alors t'achever, pas possible. Je serais sûrement en PLS quelque part ! »

Vous vous orientez vers les poufs en billes de polystyrène au coin de la pièce.

« Je sais que ça va pas te rassurer, mais depuis hier soir j'ai que dalle, moi. Ce qui m'angoisse c'est le fait de savoir si je vais un jour récupérer mes souvenirs ou du moins , ma vie. Ou UNE vie. Et ce qui me fait chier aussi, c'est que... Finalement ce qu'on va créer là dedans ça ne deviendra jamais vraiment des souvenirs si on sort un jour. Tu dois rien comprendre à ce que je dis, mais peu importe. On a qu'à reparler chiffons et IST ! », tu rechignes en t'affalant dans le pouf molasse. T'as l'impression d'être un obèse devant sa télé. T'as juste une envie maintenant, c'est que 703 te raconte un souvenir, un petit n'importe quoi qui ferait de lui un humain. Le prénom de son chien, son auteur préféré, le plat que préférait cuisiner sa mère... N'importe quoi.


« J'suis probablement une anomalie, un bug dans le système, parce que je m'sens pas à ma place ici. Alors que certains ont l'air intégrés. Tu vas me dire que c'est normal parce que je viens d'arriver, mais non. J'appartiens pas à ce monde. En fait je... »

Il.... ? Franchement, comme si c'était un scoop son malaise ici ! Tu le sais ça se sent ! Et puis s'il avait été con comme une boite en carton, tu ne l’aurais pas invité à discuter avec toi voyons ! C'est aussi parce qu'il refuse de se faire àa ce merdier que tu l’apprécies !

« Je n'ai rien de concret à t'apporter. Mais j'peux t'montrer un truc... J'sais ni d'où ça vient, ni comment, ni pourquoi, rien. Mais j'ai ça. »

Alors là le type se contorsionne tel un acrobate (mais un acrobate amateur hein...) et soulève le bas de son pantalon. Tu écarquilles les yeux, ça t'offre une image assez particulière...

« T'es sûr qu'on est assez intimes pour ça ? », tu plaisantes mais quand même, tu fronces les sourcils. Qu'es-ce qu'il fout bordel ? Il remonte son affreuse combinaison jusqu'au genou et là, tu comprends enfin. Il a une immense cicatrice sur le mollet, tout du long. C'est pas ce que tu remarques en premier à vrai dire. Le type est bien fait, tu admires la musculature, tu es davantage dessiné, mais franchement vous deviez êtres sportifs tous les deux pour être taillés comme ça... Hum. Tout ce que tu espères, encore une fois, c'est que tu n'étais pas un de ces débiles qui soulèvent des poids pour gonfler leurs biceps, autant rester ici et oublier à jamais ce souvenir. Bon, tu te dis que si ça avait été le cas, tu ne serais pas gaulé de la même façon, tu...- Ehhhh attends une minute... Tu t'approches de plus près, quittes le pouf pour t'agenouiller face à la blessure. Heureusement qu'il a à moitié le visage dans le pouf et qu'il ne voit pas ta tête hébétée, tu as l'air fasciné par une coupure, comme un psychopathe avide de douleur, mais tu as la sensation de lavoir déjà vue... La même, avec ces mêmes reliefs, ces mêmes éclats, cette ligne sinueuse qui promet tellement d'histoires palpitante, une histoire tout court...Tu te permets de passer ton index dessus sans lui demander la permission et tu sens un frisson dans ton échine... Bordel t'en es presque certain... Tu soulèves ton propre pantalon jusqu'au genou pour observer à nouveau ton mollet voir si tu n'as pas la même finalement, une qui t'aurais échappée lors de l'inspection d'hier, rien.

« C'est étrange... Tu te souviens comment t'as eu ça?», t'as la bouche sèche, le cœur qui bat comme si t'avais un embryon de souvenir qui allait te revenir en mémoire et qui s'évapore aussitôt tu l'approches. [i]AAARRRRGH ![i]

« Bon sang, j'ai la sensation d'avoir déjà vu ça... ça me rend fou ! Tiens, regarde ce que j'ai moi dans le même esprit. », tu soulèves ta manche droite. Tu lui montres tes plaies profondes. Il y en a des fraîches, à vif et d'autres bien blanches, plus anciennes qui te recouvrent comme une seconde peau. Elles te font des dessins sur la peau, c'est presque beau. Tu es émue de les porter, comme si tu avais emporté un morceau de ta vie avec toi, un e partie de toi qui ne te quittera jamais. Tu les caresse doucement d'un air nostalgique.

« On est bien avancés comme ça! »



Emi Burton
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 14 Mai - 15:47

       
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Bon, il l'a bien pris, enfin je crois. Il veut me donner un p'tit nom alors ? J'aimerai tellement qu'on m'appelle par mon prénom. Rien que ça, juste cette petite chose pourrait me soulager. Je lève les yeux au ciel pour réfléchir, mais rien ne me vient. J'vais pas lui sortir un truc moisi quand même. J'vais chercher un matricule sympa. Puisqu'on a l'air d'en avoir pour un moment dans ce trou, j'ai sûrement assez de temps pour me trouver un identifiant potable.

"J'vais y réfléchir... J'ai une réputation à construire tu comprends! Il me faut un nom qui provoque l'admiration!"

Je laisse échapper un rire. Il en avait pas fini avec mes âneries celui là. Ca fait à peine quelques minutes qu'on est assis là, à causer de rien. On ne s'apprend rien. Jusqu'à mon p'tit strip-tease de la jambe.

« T'es sûr qu'on est assez intimes pour ça ? »

C'est un rigolo celui là dis donc. Je ne relève pas et continue ma démonstration. J'allais lui montrer un bout de peau, youpi. Mais si on s'en rend vraiment compte, c'était un souvenir. Enfin, un indice de ce qui pourrait en devenir un. Je ne prends pas la peine de le regarder lorsqu'il m'observe, trop gêné. C'est le moment où je décide de me redresser qu'il choisis pour passer son index sur ma cicatrice, sans gêne.

Ankylosé. Paralysé. Engourdi. Figé. Décontenancé.
Je n'ose pas bouger, je le laisse examiner. J'ai peur, vraiment peur. Peur qu'il se souvienne d'un moment de sa vie à lui en voyant MA cicatrice. Qu'il me vole un souvenir. Que son prénom lui revienne ? Que son passé entier surgisse enfin ? J'ai mal au coeur, je me sens mal soudainement. Il sens son doigt glisser sur le relief de ma blessure mais je sens aussi les frissons d'interrogations qui m'envahissent. Lorsqu'il se recule pour s'examiner lui même, j'en profite pour me redresser d'un seul coup et me mettre en tailleur, sans prendre le temps de remettre le bas de ton pantalon. J'enfonce mes mains dans les poches et l'observe en coin.

« C'est étrange... Tu te souviens comment t'as eu ça?»

Non, aucun idée. Je secoue la tête en signe de négation. Il est devenu assez étrange. Je n'aime pas ça. Il a l'air d'être intrigué par quelque chose. D'avoir un semblant de fil conducteur qui lui échappe de quelques millimètres. Il lève sa manche.

« Bon sang, j'ai la sensation d'avoir déjà vu ça... ça me rend fou ! Tiens, regarde ce que j'ai moi dans le même esprit. »

Il disait avoir déjà vu ça ? C'est sûr que t'en a vu des cicatrices 066, t'en es blindé mon gars! Bon, j'allais quand même pas lui balancé ça à la face, c'était pas correct. Non j'allais plutôt...

"On pourrait limite faire circuler un train tellement t'as de lignes de chemin de fer sur ton bras! T'étais peut-être dans un gang avant, ça fiche la trouille!"

Non, mais sérieux. Quel tact. MA-GNI-FI-QUE. Je laisse un temps de silence, me sentant un peu bête du coup. Il a sans doute du remarqué et comprendre que j'étais pas du genre doué pour la délicatesse. Je ne détourne pas le regard pour autant. Il se touche le bras en effleurant ces dites cicatrices et enchaîne.

« On est bien avancés comme ça! »

Je prend son poignet pour mieux voir. Ca ne me dit rien. Pourquoi, lui en voyant la mienne il avait eu un signe ? Je souffle et tire doucement sur sa manche pour cacher ses dessins de peau. J'suis déçu et frustré. J'essaye de le cacher mais, ma mâchoire tremblante de stress doit probablement me trahir depuis des kilomètres. J'ose lui demander après quelques secondes de pause:

"Pourquoi t'as réagis comme ça ?"

J'étais blessé. J'avais déjà un millions de questions, et il fallait qu'il m'en rajoute de nouvelles. J'ai envie de savoir. Il a eu l'air tellement perturbé en l'espace de quelques secondes. Je baisse les yeux vers ma jambe croisée par sa jumelle. Je la tend à nouveau, mollet contre le sol. Mon pantalon est toujours remonté. J'ai l'air d'un faux rebelle de la mode, avec mon asymétrie du froc. Je regarde le bout de ma chaussure, éloigné de l'instant présent. Un acouphène à la noix vient me faire réagir. Sans tourner la tête vers 066, j'ajoute.

"Elle ne me fait pas mal. Mais vu sa profondeur, je pense que j'en ai souffert. Je suppose. Elle n'est pas continue, donc peut-être que plusieurs chocs ont forcé la blessure et composé sa forme. Il y a quelques marques autour qui laissent penser que beaucoup de points de sutures ont été nécessaires. Pour autant, mon muscle semble ne pas mal se porter. Bon, en même temps, j'ai pas encore couru, je l'avoue... Je devrais peut-être essayer un p'tit jogging de nuit, ça mettrait de l'ambiance dans cet asile!"

Je lui lance un sourire, un peu apaisé. Mon monologue pathétique était fini. J'espère que je ne l'ai pas repoussé. C'était un peu la seule personne avec qui je causais depuis mon arrivé et j'avais déjà fais 2 fois l'ascenseur émotionnel. En lui adressant mon sourire, je m'attarde sur ses cheveux, ses yeux et ses épaules. Rien. Il ne me dit rien. En même temps, je cherche des indices là où il n'y en a clairement pas. On est beaucoup ici, comme si une de mes connaissances pouvait être là. Une chance sur un million ? Bon déjà clairement, rien qu'en pensant à ça j'me rend compte que j'devais pas être doué en chiffres avant. Ca me donne déjà la nausée. Je décide de revenir sur son idée de tout à l'heure pour réintégré une meilleure ambiance.

"Appelle moi comme tu veux. Puisque j'ai pas de réelle identité et que t'es le seul gars potable du coin, j'te laisse participer à la création du nouveau moi. Mais j'te préviens, une fois que j'ai repris mes esprits, t'as intérêt à utiliser mon vrai nom..."

Je marque un temps de pause.

"... Bon, sauf s'il est naze bien sûr."


       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 14 Mai - 17:20


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« J'vais y réfléchir... J'ai une réputation à construire tu comprends! Il me faut un nom qui provoque l'admiration! »

Un blase à inventer. C'est pas rien d'accord, mais le mec se prend pour Dieu et il te fait un peu d'ombre, t'apprécies moyennement.

« Humm... Une réputation ? Je vois... Tu sais champion, il va te falloir plus qu'un nom pour que tu suscite l'attention. Même si on t'appelle SUPER 703, tu resterais le mec bleu qui craint de se faire écraser comme une merde par les IA... », tu souries, sourire un brin mesquin mais oh... ça va, si t'as pas le droit de rire ! Et toi alors, comment on va t'appeler ?

« Tu trouves pas que j'ai une tête à m'appeler Jimmy ? », s'il te dit que ce nom est aussi une IST, tu le scalpe. T'aimes ce nom. Tu sens qu'il te fait écho, mais c'est très flou.

T'essayes de grappiller des bribes de ton passé, et quand il te montre sa vilaine cicatrice au mollet, ton sang ne fait qu'un tour. Merde. T'as un espèce de flash, frappé par la foudre de ton lobe occipital. Tu lèves les deux mains à hauteur de ton visage, comme pour demander à tout l'espace qui t'entoure de la boucler pour que tu te souviennes. Tu touches du bout des doigts cette plaie et 703 fait la grimace. Il n'a pas l'air très à l'aise, mais son confort tu t'en bats l’œil, toi t'es là pour retrouver ton identité. C'est eut-être égoïste, mais t'as jamais prétendu ne pas l'être ! Bordel comment il a eu cette cicatrice qui t'es si familière? Tu lui demande, pas d'infos. Tu secoues la tête de frustration, les images te reviennent pas, rien à faire. Tu montres alors tes griffures qui redessinent tes veines en transparence sous ta peau laiteuse.


« On pourrait limite faire circuler un train tellement t'as de lignes de chemin de fer sur ton bras! T'étais peut-être dans un gang avant, ça fiche la trouille! »

… T'aime bien ce passé ! Ça te donne un petit côté badass, mais t'es déçu de ne pas en avoir sur la figure, genre une grande qui te strie l’œil verticalement ! Un pirate !

« Va savoir ! Si ça trouve je suis un dangereux... », tu te donne un petit air de gangster, mais 703 rabaisse ta manche. De toute façon, tu vas pas te formaliser pour ce manque d'intérêt, car présentement, c'est la cicatrice de 703 qui t'intéresse. C'est dingue... C'est la première fois depuis que t'es là que tu sens que tu vas comprendre ! Le souvenir te tape amicalement sur l'épaule et se barre en courant avant que tu ne puisses tourner le dos et lui faire face !

« Pourquoi t'as réagis comme ça ? »

Tu tritures ta lèvre gercée. T'as remarqué que tu faisais ça quand tu étais nerveux ou en pleine réflexion (les deux t'arrivaient beaucoup depuis ton arrivée ici).

« Elle me rappelle... », tu fronces les sourcils et fermes les yeux. A force de te concentrer, ta lourde tête tombe naturellement entre tes paumes, et tu frottes ton front en ébullition. Tu as des sortes de flashs qui passent devant tes yeux à une allure vertigineuse. Tu vois la nuit, l'asphalte humide, un marquage jaune au sol. Du sang, beaucoup. T'as des lumières dans les yeux, tu te souviens de l'urgence, de l'adrénaline. Ta jambe gauche s'active à force de taper du pied par terre pour faciliter ta réflexion. T'es presque certain de voir un hôpital, entendre résonner le bruit métallique d'un brancard sur du linoléum quadrillé. Meeeerde... Finalement c'est... Une carte d'identité ? T'as l'image d'un bout de papelard plastifié. T'as du mal à distingué les infos dessus, il fait nuit, t'y vois que dalle. P*TAIN ! Ça y est, tu revois la cicatrice. Pas la face de 703, non ça serait trop simple, non juste sa putain de balafre toute fraîche, recousue dans l'urgence. Tu vois les points, le tracé imparfait laissé sur sa peau. Le mollet est blanc, saillant, musclé et tu ouvres les yeux brusquement. Tu compares ton image mentale avec ce que te montre 703, c'est... Ahurissant.

« Mec... C'est flippant. J'ai déjà vu ta cicatrice, je... », on cœur bat à plein régime, t'es comme un OUF. « J'suis presque sûr... Putain si c'était pas toi, j'te jure c’était un clone, enfin... J'me rappelle strictement pas te face, mais bordel !! », tu t'empares encore de son mollet, tu comptes des points de suture imaginaires comme tu l'avais fait la première fois. Tu es très « chiffres », tu as besoin de tout calculer, tout dessiner, et ton image mentale ne te trompe pas. T'as la chair de poule comme t'as sans doute jamais eu de ta vie, tu soulèves ta manche pour lui montrer. « Regarde ! C'est un truc de malade, je te jure c'était la même... Et si.... Enfin, je sais que c'est impossible on est plus d'une centaine ici, mais... Et si on avait fait un mauvais coup ensemble ? Si on avait été ramenés ici avec les autres ? Moi depuis le début je suis convaincu qu'on est tous des criminels... J'ai... Merde j'ai la sensation qu'on... », tu le fixes droit dans les yeux, silence religieux. Rien ne te revient sur les détails de son visage pourtant marqué. Les os de sa mâchoire prononcée, ses yeux de chat qui luisent au fur et à mesure que tu débites ton discours, ses grandes oreilles, cet air renfrogné, ou mêmes ces fossettes, toutes ces rigoles qui tissent ses traits, rien. RIEN. Juste cette cicatrice sur son mollet, bordel tu foutrais ta main au feu ! Cette P*TAIN de blessure !

« Elle ne me fait pas mal. Mais vu sa profondeur, je pense que j'en ai souffert. Je suppose. Elle n'est pas continue, donc peut-être que plusieurs chocs ont forcé la blessure et composé sa forme. Il y a quelques marques autour qui laissent penser que beaucoup de points de sutures ont été nécessaires. Pour autant, mon muscle semble ne pas mal se porter. Bon, en même temps, j'ai pas encore couru, je l'avoue... Je devrais peut-être essayer un p'tit jogging de nuit, ça mettrait de l'ambiance dans cet asile! »

WAIT WAIT WAIT.... Le mec parle comme un chirurgien et t'as des flashs d'hôpital... Tu sens que tu brûles, l'excitation est à son comble.

« Bordel mais t'es sûr de te souvenir de rien ? T'as l'air d'un médecin, tu t'entends parler ? On dirait un diagnostique, j'ai l'impression de lire une autopsie ! », tu sais pas si t'as déjà lu un rapport d'autopsie, mais dans ta tête ça sonne comme ça. « Tu te souviens pas avoir été hospitalisé ? », putain tu sais que t'as une putain de chance sur deux mais si tu t'es engagé sur une fausse piste, ça allait t'anéantir c'est sûr ! Première montée d'adrénaline, premiers souvenirs aussi confus soient-ils, et en fait, rien. NON, tu refuses.

Cette discussion te fait tourner un peu la tête, tu clignes des yeux trois fois. Ok, faut redescendre sur Terre, rien n'était joué. Ce n'était peut-être que de faux souvenirs implantés dans ton cerveau par les IA, des souvenirs qui connectaient les « abeilles » entre elles au sein de la Ruche. Histoire de créer des liens... OMG c'était ça ? Rien n'en était moins sûr.

Sujet plus léger, vite.

« Appelle moi comme tu veux. Puisque j'ai pas de réelle identité et que t'es le seul gars potable du coin, j'te laisse participer à la création du nouveau moi. Mais j'te préviens, une fois que j'ai repris mes esprits, t'as intérêt à utiliser mon vrai nom... Bon, sauf s'il est naze bien sûr. »

Euh....

« POTABLE ? », tu répètes, choqué. T'es pas certain d'avoir entendu la suite de la phrase. Tu te désignes d'un geste de main imprécis.

« Tu parles de moi, là ? Surveille ton langage Pikachu ! »QUI ? T'as AUCUNE idée de qui est Pikachu, mais ça te plaît de te souvenir d'un fantôme supplémentaire de ton passé.

« Franchement, regarde autour de toi quoi, y'a pas photo ! Bon bah... Tu peux toujours courir pour que je te rehausse l'égo à toi ! Enfin courir... », tu repenses à la cicatrice, adieu ton sourire. Tes neurones repartent au combat !


Emi Burton
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Lun 15 Mai - 15:54

       
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H05-066 & H05-703

       


« Tu trouves pas que j'ai une tête à m'appeler Jimmy ? »

Jimmy ? Jimmy. Jimmy ! JI-MMY... JIMMMMMMMY. Non. Rien. J'essaye de faire écho de ce prénom dans ma tête avec différentes intonations. Il avait peut-être une tête de Jimmy, mais en tout cas, ça ne me disait rien.

" Ouai, ça t'irais plutôt bien. Adjugé-vendu!"

Bon, bah c'était bouclé. Lui, il avait un prénom. Moi j'suis toujours 703.

Petite scène de découverte, étranges blabla, yeux écarquillés, pression et malaise. Ca résume bien la situation non ? Comme tout le monde peut s'y attendre maintenant, j'avais donc fait ma petite réflexion bouseuse.

« Va savoir ! Si ça trouve je suis un dangereux... »

Peut-être, en effet. Pas moyen de savoir au final. 066 est vraiment une énigme. A moins d'être un torturé ou d'avoir une double personnalité, j'le vois pas dans un gang quand même. Il ne faut pas se fier aux apparences, qu'on soit d'accord. Je passe une main dans mes cheveux, c'est un tic.

Maintenant que l'ambiance était plombée, que j'étais vexé et que la conversation était au point mort, on allait faire quoi ? Impossible de me retenir. Il faut que je casse ce silence. Que je lui demande. Que je sache. Alors, 066, pourquoi ?

« Elle me rappelle... Mec... C'est flippant. J'ai déjà vu ta cicatrice, je...  J'suis presque sûr... Putain si c'était pas toi, j'te jure c’était un clone, enfin... J'me rappelle strictement pas ta face, mais bordel !! »

J'ai un haut le coeur. Il raconte quoi là ? Si c'est une blague c'est pas drôle. Puis c'est pas possible. Il se fou de ma gueule c'est tout.

"J'pense que tu dois plutôt transposer un vrai souvenir à toi sur ma cicatrice. On s'connait pas, c'est pas possible... Désolé."

Ah ouai, c'était carrément plus être vexé là. C'était du boudage international. Je soupire. Fallait que j'arrête un peu d'être con, aujourd'hui. J'me décide à relancer le sujet, maso du jour bonjouuuuur. Ca l'interpelle, encore une fois.

« Bordel mais t'es sûr de te souvenir de rien ? T'as l'air d'un médecin, tu t'entends parler ? On dirait un diagnostique, j'ai l'impression de lire une autopsie ! Tu te souviens pas avoir été hospitalisé ? »

Non. J'me souviens pas. Si j'me souvenais je serais pas là comme un débile à enrager face à ton air de détective prêt à résoudre l'énigme qui entoure TON identité, 066. Ca me gonfle. J'suis irrité mais j'me contient. J'me mors la lèvre inférieure et relâche les épaules doucement. J'suis quand même vachement crispé il faut dire là.

"Non. J'en ai aucune idée. Mais je suppose. Ca m'étonnerait qu'un sparadra et un mouchoir aient suffit à recoudre ce... Truc."

Quand même, j'me débrouille pas si mal pour cacher mon émotion. Ca devrait éviter qu'il me dégage du coin et qu'il m'évite dans les couloirs. C'est pas sympa. On est dans la même galère et je m'enflamme tout seul. Lui aussi est en quête de souvenir après tout... Calmé. Ca y est, j'suis calmé.

« Regarde ! C'est un truc de malade, je te jure c'était la même... Et si.... Enfin, je sais que c'est impossible on est plus d'une centaine ici, mais... Et si on avait fait un mauvais coup ensemble ? Si on avait été ramenés ici avec les autres ? Moi depuis le début je suis convaincu qu'on est tous des criminels... J'ai... Merde j'ai la sensation qu'on... »

Je le fixe. Il me fou la chair de poule. Je ne peux pas m'empêcher de le regarder droit dans les yeux, intensément. S'il dit vrai, et que je l'observe assez longtemps peut-être que je me souviendrais d'un truc. A quoi est-ce qu'il peut faire référence ? J'ai aucune idée d'où vient cette cicatrice. Mon coeur bat fort et irrégulièrement. Il va sérieusement falloir que je me détende. Je vais m'affaiblir tout seul à force. Je pose une main sur ma nuque pour la masser. Je dois arrêter de le contredire parce que s'il dit la vérité...

Non. C'est impossible parce que...

" J'pense vraiment pas que j'ai pu traîner avec des dangereux comme toi. On a pas pu faire un sale coup ensemble, surtout si tu sors d'un gang. T'as quoi d'autre ? Un tatouage de secte ? Un hurlement pour appeler ta meute ? "


Bon, ça suffit 703. Je lui tire une tête provocatrice. Je dois avoir l'air d'un psychopathe à changer d'humeur. Ou ça doit l'amuser. J'en sais rien. J'avoue, que moi même, je le ressens : j'suis pas très fiable depuis ces dernières heures.

Changeons de sujet. Je le relance sur les prénoms. Très original, mais en attendant j'ai toujours pas d'appellation.

« POTABLE ? Tu parles de moi, là ? Surveille ton langage Pikachu !  Franchement, regarde autour de toi quoi, y'a pas photo ! Bon bah... Tu peux toujours courir pour que je te rehausse l'égo à toi ! Enfin courir... »

Ok, le mec est impossible à vexer ou quoi ? Il a toujours de quoi répondre pour me casser en morceau. Vraiment doué. Ok, il n'est pas juste "POTABLE". J'allais pas lui faire une déclaration non plus. Surtout que j'ai probablement quelqu'un dans ma vie déjà. Elle doit être blonde. Blonde. Et belle j'espère... Belle à l'intérieur hein! Oui, bon, ça va on est pas là pour me juger. Blonde. C'est tout ce que j'ai comme indice. Je me presse l'avant bras instinctivement, le regard vide. Je laisse alors 066, enfin, Jimmy du coup, dans un silence de mort.

Je n'arrête pas de m'évader dans mes pensées de manière inopinée, c'est troublant. Des effets secondaires ? Je sais pas. Je respire un peu fort, encore une fois, aucune idée de pourquoi. Pourquoi ? Toujours cette foutue question. POURQUOI. Je m'extirpe enfin de mon tourbillon de songes.

"Y'a pas photo... c'est clair..."

J'suis plutôt pas très bien là. Ouaip, vraiment très très très peu pas trop tout à fait correct. Ca veut rien dire mais c'est ce à quoi je pense. J'ai la migraine. Je ferme les yeux. J'ai mal aux tempes. Je lâche un grognement léger mais assez audible. J'ai pas beaucoup dormi, j'suis probablement fatigué. Et tout ces sentiments mélangés m'ont donné la nausée. Je décide de me lever, oui, comme ça, d'un coup. Si je fais circuler le sang dans mon corps, ça ira mieux. Je piétine un peu sur place mais discrètement, les bras le long du corps, en observant autour de moi. Il y avait sacrément moins de monde. Je n'ai même pas remarqué qu'une grande partie des gens avaient déserté. Je me tourne vers le blond et rebondit sur la dernière réplique qu'il a eu.

"Vu que tout le monde est parti en même temps, y'a plus trop de concurrence..."

Je laisse un sourire fendre mon visage. Wow, enfin. Bon, on fait quoi maintenant ? Je connais clairement pas encore bien le coin... J'ai arpenté quelques couloirs, ouvert quelques portes, croisé de rares regards et pas fais grand chose.

"J'ai envie de courir."

Idée soudaine. Je m'accroupi face à lui, comme si je m'adressais à un gosse. Je le regarde sérieusement.

"J'ai envie de savoir si elle me fais mal."

Je touche mon mollet doucement ne détournant pas mon regard du sien pour autant.

"Tu dois me prendre pour un fou, mais j'm'en tape. J'ai sérieusement besoin d'extérioriser et cette cicatrice est la seule chose que j'ai comme ... indice. D'une pierre, deux coups. T'en dis quoi ? C'est pas comme si t'avais une urgence là... "

Je me relève et lui tend la main.

"Alors, tu tailles ta route.... Ou tu ramènes ta fraise..."

J'attend qu'il saisisse ma main, sinon j'aurais l'air d'un con quand même quoi. Je parle lentement exprès pour laisser du suspense. Suspense que je fini par couper, en espérant, bêtement lui faire plaisir :

"Jimmy?"

       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Mar 16 Mai - 10:16


Ne comptez pas les jours, faîtes que les jours comptent
H05-703 & H05-066
T'es tout excité parce que ça y est : tu vas connecter quelque chose à ton passé, à VOTRE passé peut-être bien et t'aimerais que 703 soit au moins à moitié extatique que toi, mais... Il a l'air de faire la gueule. En tout cas, il a un truc en travers la gorge, t'es pas trop con et tu cerne très très facilement la moindre expression faciale, le langage du corps n'a pas de secrets pour toi. Eh, si ça trouve t'étais un genre de psy, avant. Non. Un petit sourire plutôt fake fend sa bouche, il fait presque pitié alors tu lui renvoies, puis il s'accroupit en face de toi, euh... Tu arques un seul sourcil, t'es dubitatif.


« J'ai envie de courir. »


 … C'est une envie comme une autre à cette heure du soir !

« T'as envie de courir ? Quoi, comme ça ? Va falloir que t'apprennes à faire les choses en temps et en heure, Forrest ! », les mots sortent de ta bouche spontanément et tu hausses les sourcils à la fin de ta phrase. Forrest ? Tu te creuses le citron deux minutes parce que tu ne l'as pas appelé comme ça au hasard ! Autant tu ne te souviens plus de Pikachu, mais Forrest, ça te parle vraiment ! Tu 'interroges du regard, rien.

« J'ai envie de savoir si elle me fais mal. »


Pendant qu'il se masse le mollet, une révélation tombe.

« FORREST ! Putain c'est pas le nom d'un film ? Oh Gosh, je crois que je viens d'avoir mon premier souvenir, enfin premier... », tu sais qu'il n'est pas chaud à l'idée de corroborer tes flashs mentaux d'hôpital, mais tu n'en démords pas !


« Tu dois me prendre pour un fou, mais j'm'en tape. J'ai sérieusement besoin d'extérioriser et cette cicatrice est la seule chose que j'ai comme ... indice. D'une pierre, deux coups. T'en dis quoi ? C'est pas comme si t'avais une urgence là... »

ça t'allait comme réponse, il n'avait pas tort au fond.

« Alors, tu tailles ta route.... Ou tu ramènes ta fraise... »


Bah écoute, toujours partant mon petit !

« Carrém- », il est sérieusement en train de te tendre la main comme une maman là ? T'es pas un petit vilain petit canard, tu sais encore te relever, t'es pas bien sûr qu'il ait remarqué ta musculature. On a du lui retirer ses binocles à l'entrée !

« Jimmy? »

Allez, entendre ce nouveau prénom qui au fond, était peut-être le tien pour de vrai, arrive à te convaincre. Tu te laisse relever.

« Forrest ! J'te jure tout va me revenir sur ce film, ou ce livre d'ailleurs, rien n'est moins sûr ! ». Tu jettes un œil aux quatre coins de la pièce, elle s'est drôlement vidée...

« Bah tu veux courir où ? Écoute moi bien, il est HORS DE QUESTION que je m’entraîne sur une machine, on en est déjà assez entourés ici tu crois pas ? Si on se fait gauler dans la cour à cette heure ci, ça va gueuler et je ne prends pas le risque qu'Elles trafiquent encore mon cerveau, me reprogramment pour les beaux yeux de Monsieur, okay ? Donc euh... », tu réfléchis brièvement.

« Couloir ? », tu tentes. « Le truc chiant c'est qu'il est certes long mais pas assez. Bordel j'étouffe là-dedans ! », tu frappes dans un punching-ball et respire un grand coup. « On a qu'à faire la course jusqu'à l'ascenseur ! Oh... Non, je ne voudrais pas que tu essuies une seconde défaites dans deux domaines différents, laisse tomber... », tu attrapes ton pied, petit rictus aux lèvres et le plaque contre ton mollet pour étirer ta jambe. Bon sang c'est tellement simple que tu arrives à le monter presque au niveau de ton oreille sans faire d'effort... T'es franchement un chewing-gum ! (enfin, un chewing-gum musclé hein!).


Emi Burton
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Mer 17 Mai - 16:55

       
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Bon, ça va. Il est encore là. J’me demande bien pourquoi d’ailleurs. En même temps, j’lui ai pas trop laissé le choix. Si, si, après tout je lui ai proposé 2x de s’en aller. Il a dit non. C’est le moment où je lui dis que j’ai envie de courir que je me rends compte qu’il me prend vraiment pour un niais.

« T'as envie de courir ? Quoi, comme ça ? Va falloir que t'apprennes à faire les choses en temps et en heure, Forrest ! »

Forrest ? C’est qui ça encore ? Pikachu, Forrest ? J’suis vraiment largué du monde réel. C’est sûrement des gens connus, mais là, rien ne me vient… Je souris en ajoutant que je veux juste courir pour tester mon mollet. J’ai que ça à foutre ici de toute façon. C’est pas comme si j’avais un job, une copine à voir ou quoi. Bon, est-ce qu’il…

« FORREST ! Putain c'est pas le nom d'un film ? Oh Gosh, je crois que je viens d'avoir mon premier souvenir, enfin premier... »

Le gars à des pulsions ou quoi ? J’hausse les sourcils, pas tout à fait prêt à sa réaction. Son premier souvenir ? Un film… Donc Forrest est un film ? Il m’a appelé par le nom d’un film, même pas par un nom d’être humain ! Donc, je reste une chose finalement. Sympa ! Je soupire en riant en même temps, exaspéré par ma propre inutilité. Ca en devenait drôle. Vraiment. Pour de vrai, hein. Je plaisante pas.

« Premier souvenir ? Alors, ça donne quoi ? C’est un film intéressant au moins ? »

Je m’en fiche que ce soit un film. J’ai juste envie de savoir ce que ça fait d’avoir un souvenir. Et je continue d’ignorer le fait que ce ne soit pas son vrai premier souvenir, techniquement. Enfin, c’est ce qu’il dit. Je suis mitigé, je suis tiraillé même. J’ai envie de le croire, mais à la fois non. Pourquoi ce mec se souviendrais de moi ? Puis, je sens au fond de moi que c’est pas le genre de type que je pourrais fréquenter. Peut-être que c’était mon dealer ? Mon ennemi juré ? Peut-être qu’il m’a piqué ma copine ? J’ai aussi peur de ça. Peur que s’il a raison au fond, on se connaisse vraiment et que malheureusement on se soit connu par le passé dans un contexte de haine.

« Ca fait quoi ? Comme sensation… D’avoir un lien avec le passé ? »

Je ne précise pas de quoi je parle, volontairement. Je laisse le destin décidé si je dois en savoir plus sur notre « potentiel » lien ou s’il va me parler d’un film X qu’il a vu, parce que Forrest… ça fais quand même vachement nom de film louche. Je ne sais pas trop quoi lui dire d’autre à vrai dire… Je recommence avec mon tic de passer la main dans les cheveux, pire qu’une gonzesse. Revenons à ma course. J'attend sa réponse, alors il vient, ou pas ?

« Carrém- »

Ah enfin une rép… Ok, raté. Je tend la main, allez debout ! Il s’est tout de même laisser relever. C’était pas gagné vu la tronche qu’il tirait quand j’ai tendu ma main. A croire qu’il est dégouté par le contact masculin ! Une fois debout, je plonge mes mains dans les poches de mon beau pantalon couleur cadavérique. Mmmh, j’adore cet endroit. J’y respire le bonheur et la joie.

« Forrest ! J'te jure tout va me revenir sur ce film, ou ce livre d'ailleurs, rien n'est moins sûr ! »

Décidement, il n’allait rien lâcher avec ce film. Je regarde le sol, super. C’était quoi ? Du lino ? On dirait du lino quand même… C’est beau… Génial… Non mais sérieusement ! J’ai plus rien à lui dire, il fait que causer de son film. J’ai envie de courir là ! Je roule des yeux et replonge mon regard dans le sien, sérieux. C’est quand même un souvenir. J’peux pas lui gâcher, autant ne rien dire. Il finira bien par parler d’autre chose. Un jour, j’aurai moi aussi un souvenir. Mon premier. Et peut être que je serais comme lui. Entêté à en parler. Ca le rend limite "mignon" et ça me fait sourire au fond.

« Bah tu veux courir où ? Écoute moi bien, il est HORS DE QUESTION que je m’entraîne sur une machine, on en est déjà assez entourés ici tu crois pas ? Si on se fait gauler dans la cour à cette heure ci, ça va gueuler et je ne prends pas le risque qu'Elles trafiquent encore mon cerveau, me reprogramment pour les beaux yeux de Monsieur, okay ? Donc euh... Couloir ?  Le truc chiant c'est qu'il est certes long mais pas assez. Bordel j'étouffe là-dedans ! »

Il fou un coup dans un punchingball à proximité. Il est pas si serein que ça finalement le p’tit Jimmy… Enfin, je dis petit, il est carrément plus grand que moi. Il a peut être moins de carrure mais, j’ai pas envie de me prendre une mandale de la part d’un de ses poings un jour. Je l’observe, amusé. Il a proposé le couloir. Je lève les yeux en l’air, plissés mais intéressé. C’est pas un endroit pour courir, mais justement ça me va.

« On a qu'à faire la course jusqu'à l'ascenseur ! Oh... Non, je ne voudrais pas que tu essuies une seconde défaites dans deux domaines différents, laisse tomber... »

Il est sérieux ? Il se croit surpuissant c'gars là. Je le regarde s’étirer. Ses gestes sont naturels, il ne semble même pas avoir à prendre des précautions ou faire d’effort. Il est flexible. Je le regarde faire et m’attarde sur ses gestes, peut être un peu trop. Ca m’intrigue. Ses muscles se dessinent au travers de ses vêtements. Il est mince, mais pas trop. Juste assez pour qu’on devine sa musculature. Je me demande sérieusement ce qu’il faisait avant. Pas de bodybuilding en tout cas. Haha. Quel demeuré je fais. J’en ris mais franchement, même son cou et sa nuque semblent musclés. Je passe une main dans ma nuque comme pour faire un comparatif, discrètement. Allez, on arrête de zieuter tel un psychopathe et on répond au gentil monsieur.

« Ca me va. Fais gaffe, à force d’avoir la grosse tête, tu vas finir par ne plus passer les portes. Ne parlons même pas de tes chevilles…»

Je me dirige vers la porte de la salle et me retourne juste avant de tourner et d’entrer dans le couloir. Je lui souris, et c'est sincère. Mais aussi taquin.

« Bah alors… On traîne ? »

Je m’engage dans le long couloir et l’observe. Personne. C’est déjà plutôt pas mal. Pas d’obstacle, pas de danger. Je remonte la partie droite de mon pantalon, pour avoir les deux côtés relevés. Tout à coup, la tenue à l’air quand même moins moisie comme ça, ca me donne un air de sportif. Je courbe le dos pour aller toucher mes pieds, pour m’étirer à mon tour. Les muscles de mes jambes se tendent et ça tire légèrement. Je pense que ça doit faire un moment que j’ai pas pratiqué de course. En même temps, depuis combien de temps je suis ici ? Si je me ramolli dans ce trou depuis un moment, je ne risque pas de me maintenir en forme. Je ferme les yeux un peu, le temps que 066 arrive. Une fois à mes côtés, je me redresse et tourne la tête vers lui. Il a l’air sûr de lui. C’est quand même réellement impressionnant qu’il ai toujours cet air de prédateur. On dirait chaque fois, qu’il va m'écraser. Pas forcément méchamment mais… naturellement. Je me baisse, afin de me positionner en départ de course. Les mains au sol, le regard précis et sévère, pointant droit vers le bout du couloir. Je me concentre. Le but n’est pas de gagner, pour moi en tout cas. C’est de savoir, si cette fichu cicatrice me fait mal, ou non. Je me sens tellement prisonnier que je ne peux pas m’empêcher de me mettre au défi.

« 3, 2, 1, go ! »

A mon signal, nos pieds décollent du sol. L’élan est vraiment puissant et nous propulse au travers du couloir. Je mets toute la force possible dans mes jambes, dans mes pieds, dans le rythme de mes bras. Tout. Je concentre mon souffle, sur ma trajectoire. Il fait noir. Nuit noire. Je me dépêche, je dois accélérer. Je suis la ligne des murs blanc qui m’encadre. Il fait nuit. Toujours. Je ne vois pas grand chose. Puis, ce couloir est long. Il pleut. Soudainement. Je sens la pluie sous mes chaussures qui claquent sur le pavé. Je manque de glisser en tournant à un angle. Ma veste ouverte fouette mon torse à cause du mouvement de mes bras. La lumière blanche du couloir m’aveugle. Je donne tout. Je me rapproche. Je vais atteindre mon but. Mais, quel est mon but ? Le bout du couloir ? Le bout de la rue ? Qu'est-ce que je fais ? Ma respiration est mauvaise, j’ai envie de crier. Ca me déchire la poitrine. Le sol n’est pas mouiller. Le couloir est toujours là. Mais pourquoi, alors pourquoi je cours encore avec cette sensation. Je ne distingue plus la réalité et le virtuel. Plus je cours, plus je ralenti. Plus je vois, moins je comprends ce qu’il se passe. Je cours après quelque chose, après quelqu’un j’en sais rien. Mais j’ai mal au cœur. La pluie s’abat sur mon visage violemment. Il pleut alors, finalement? J’ai l’impression que c’est grave. Le couloir se rétrécit. Non, c’est une sensation. Non c’est réel, ça m’oppresse. Le couloir est si long... La nuit noir est si envahissante. Le néon au dessus de ma tête m'agresse. Ou est-ce que c'est plutôt un lampadaire tordu sur mon chemin. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je n’ai pas mal aux jambes. Je cours encore je crois. Mais rien. Aucune douleur. Et pourtant, je sens que la gravité n’est pas la même. Dis moi, 066, est-ce que je cours vraiment depuis tout à l’heure ?


       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Ven 19 Mai - 12:50


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« Ca fait quoi ? Comme sensation… D’avoir un lien avec le passé ? »

Un lien avec le passé ? C'est comme ça qu'il appelle ça, lui ? Un pseudo flash d'un film ou un bouquin qui a pu te passer entre les mains, bah c'est une sacrée frustration ! Non... C'est pas ça qui fait turbiner ton cerveau, mais tu vas le garder pour toi ce petit tronçon de souvenir avorté. Tu le gardes bien au chaud et tu te repasseras les images en boucle tout à l'heure dans la chambre, tu noteras tout ce dont tu te rappelles pour recoller les morceaux comme un puzzle, oh ! D'ailleurs c'est ça qu'il faut que tu fauches ! Sans aucune discrétion, tu plies en quatre une feuille de papier et la glisses dans ta poche avec un vieux crayon qui traîne sur la table. On verra ça plus tard, ça a l'air de perturber Forrest 703. Il a soudainement besoin de courir, décidément ce mec ne tient pas en place, mais soit. Tu le suis, ça ne peut que te faire du bien. Y'a des toxines qui stagnent depuis ton arrivée, faut évacuer, alors en piste ! Tu te diriges vers le long couloir, persuadé de le calmer aussi bien au billard qu'en course.

« [...] Fais gaffe, à force d’avoir la grosse tête, tu vas finir par ne plus passer les portes. Ne parlons même pas de tes chevilles…»

Tu t'arrêtes d'un seul coup et ricanes pendant qu'il te dépasse et t'attend fier comme un paon dans le couloir.

« Bah alors… On traîne ? »



« T'as raison, profite, ça va te faire tout drôle... »
, tu t'échauffes un peu, tu sais pas pourquoi t'es si responsable et tu ne te contentes pas de t'élancer comme un fou impulsif. Ça te rappelles la blonde de 222 qui n'a pas manqué de remarquer ton petit échauffement et depuis tu te sens un peu con quand tu fais ça. Il se positionne, il a l'air d'un pro. Mains parallèles au sol, les yeux rivés sur un horizon bien trop restreint à ton goût.


« 3, 2, 1, go ! »

T'es aux aguets, la pression monte. Tu es suspendu à son décompte et au signal tu bondis comme un chat. Tu sens tous tes muscles hurler d'euphorie, c'est tellement bon de leur rendre un semblant de liberté. A respiration se calque sur ta façon de bouger, un rythme aussi précis qu'un métronome : deux inspirations, deux expirations. T'es concentré. Au départ tu voulais juste GAGNER mais depuis que t'es lancé, tu ne sens plus que l'ivresse de cette liberté factice qui circule dans ton sang. Tu entends battre tes tempes, ton cœur, t'as l'impression de voler c'est fantastique... Malheureusement... Les murs de cette prison, car c'est comme ça qu'Elle se définit pour toi, sont trop étriqués. Tu manques de souffle, t'as besoin d'air, de paysages, de la nuit et de la lueur chaude des néons qui guident tes pas. Ce manque te rappelle en fait que tu affrontes 703. Le sourire aux lèvres avant même de faire volte-face, tu te retournes et remarque avec jubilation qu'il a ralenti la cadence. Tu t'écris à t'époumoner :

« Bah alors... On traîne ? »
, tu te moques en reprenant ses mots, mais ça le fait pas rire du tout. Il s'arrête net, franchement mal en point, le dos appuyé contre le mur, mains en éventail sur les cuisses, à souffler de grosses bouffées d'air. Tu t'approches doucement, méfiant comme une biche farouche et pose ta main à plat sur le mur qui le soutien, tu souffles comme un buffle en fin de vie, t'as soif.

« ça va pas, mec ? », tu l'observes sous toutes ses coutures, il n'a pas l'air dans son assiette, c'est une pédale ou quoi ? S'il lui faut juste un sprint pour tourner de l’œil, il était mal barré !

« Ohé ! », tu agites une man devant ses yeux. « 066 appelle 703, ici la Terre ! » (enfin... T'es plus à 100% certain, hein!). « Attends, attends... J'dois t'amener à l'infirmerie ? Mec réponds, j'ai pas toute la nuit ! ». Tu te découvres des qualités, l'altruisme t'aurais pas parié dessus, mais il n'est jamais trop tôt pour être surpris ! En réalité, t'es surtout en train de prier que le mec te dise non, l'infirmerie c'est pas ton truc... Tout ce qui te rappelle la médecine te débecte et... C'est étrange de te dire ça considérant le « flash » que t'as eu tout à l'heure... Tu le sens qu'il y a un truc avec ça ! Tu vas pas en rester là...



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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Sam 20 Mai - 16:37

       
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Mes pas se font de plus ne plus brutal sur le sol, comme si je ralentissais d’un seul coup et que je n’arrivais pas à freiner mon allure progressivement. Mais ça, je ne m’en rends pas compte, pas encore en tout cas. Pas dans la réalité. Je suis concentré, ce qui me paraît être un effort de folie. J’ai mal à la tête, je sens mon cœur s’emballer encore, mon souffle se faire de plus en plus court. J’ai l’impression que j’essaye d’atteindre quelque chose ou quelqu’un. Quelques visions du couloir viennent altérer mon hallucination. Mais je reste attentif, encore un peu. Je fixe cette lueur au bout de la rue. Les pointes de mes cheveux se collent à mon front à cause de la pluie. J’ai le regard vitreux, les mains moites, le corps si lourd.

Je m’arrête enfin, dans les deux mondes. Je ferme les yeux, dans les deux mondes encore une fois. Je me courbe en avant, la paume des mains sur les cuisses, essayant de reprendre mon souffle. Je regarde cette position tout en me déportant vers le mur pour y appuyer mon dos. Ce qui ressemble à un souvenir, commence à s’estomper. Je garde les yeux fermés, comme lorsqu’on essaye de continuer un rêve après avoir été réveillé. Je ne veux pas perdre le fil, j’ai un morceau du puzzle… La voix de 066 vient me tirer complètement de mon effort mental en agitant une main devant mon visage. Je ne la voit pas mais l’air qu’elle envoi sur mon visage dans son mouvement d’interpellation me le fait comprendre.

« Ça va pas, mec ? Ohé ! 066 appelle 703, ici la Terre ! »

J’ouvre les yeux doucement, mon souffle a du mal à reprendre un rythme normal mais petit à petit se calme. Je ne daigne même pas relever la tête et commence à me laisser glisser le long du mur, vers le sol. Je me réceptionne en posant les mains au sol. La tête toujours baissée je lâche un grand soupire pour calmer mon rythme cardiaque et laisse tomber mes bras entre mes jambes légèrement écartées. Je n’arrive pas encore à distinguer mes pieds, mais ça va encore, j’en suis pas au malaise vagal.


« Attends, attends... J'dois t'amener à l'infirmerie ? Mec réponds, j'ai pas toute la nuit ! »

Je lève faiblement la tête avec un sourire abruti et les yeux entre ouvert, comme si j’étais en train de rêver d’un truc agréable. Je ne délire pas, je me sens simplement un peu étrange.

« Ca va. J’ai... »

J’hésites un peu à lui dire. Mais il vaut peut être mieux que je lui dise, plutôt qu’il croit que j’ai aucune endurance et que je fais mon faiblard. J’ai super chaud, je transpire pas mal au niveau du front, ce qui a du intensifié mon image de pluie. Je rebaisse la tête pour vérifier si je peux enfin distinguer plus de choses à plus d’1 mètre maintenant. Ma vue est normal, c’était l’émotion.
Je ramène ma jambe scarifiée à moi, la plante de mon pied coller à ma cuisse droite. J’observe ma cicatrice, rien. Tout va bien.

« J’ai eu un flash. »

Je passe ma main sur ma cicatrice doucement.

« Je pense que j’ai eu un flash sur le jour où je me suis faite cette blessure mais je n’en suis pas sûr. J’ai senti une connexion entre les deux mais je n’ai pas été jusqu’à… »

Je relève la tête vers 066.

« Jusqu’à ELLE. »

Je lui montre ma cicatrice, maladroit et pensif. C’était vraiment bizarre de parler avec un inconnu d’autant de choses d’un seul coup. Mais j’avais besoin de vider mon sac. Je faisais le renfrogné depuis tout à l’heure, mais il semblerait que le véritable 703 faisait finalement surface.

« Je courais, sous la pluie. J’étais déterminé, j’avais le cœur déchiré et douloureux. J’en souffrais, je l’ai ressenti comme si je le vivais vraiment. Je courais si vite, tellement, tellement mais TELLEMENT vite… Il fallait que je me dépêche. Je devais atteindre quelque chose ou quelqu’un mais c’était important. Comme si j’y jouais ma vie. »

Ma voix avait commencé à trembler. Je détourne le regard et je soupire. J'aimerais tellement reprendre cette vision, hallucination, ce rêve ou souvenir peut importe ce que c'était. J'ai envie de savoir, savoir plus. Ca va me torturer davantage d'avoir eu ce morceau de réalité entre les mains. Je ramène ma seconde jambe pour finalement me mettre en tailleur. Je pose les mains sur mes genoux. On dirait que je vais méditer et j'en aurai bien besoin après ça je pense. J'ai envie de me souvenir de ma vie. Vraiment. Mais j'en ai peur, aussi. Peur de finalement découvrir que je suis une mauvaise personne ou que ma vie était misérable. Même si c'est ma vie, et qui je suis réellement. J'ai peur mais je veux savoir. J'en suis pas sûr à vrai dire. C'est peut être simplement de la curiosité, ou de l'entêtement. Puis, non. Je dois savoir, si c'est pas pour moi, au moins pour Blondie. Je dois trouver qui est cette personne. Parce qu'elle doit avoir compté pour moi pour que j'en fasse un tatouage je suppose... C'est peut-être après elle que je courais dans mon souvenir... Peut-être qu'elle m'a brisé le coeur vu l'état dans lequel j'étais. Ou peut être que j'ai brisé le sien ? Ou avons nous été séparés ? J'ai besoin de savoir...

Une grosse douleur thoracique vient me tirer de mes pensées. Je regarde le bout du couloir, vide. Heureusement que personne n'avait vu ça. J'ai pas envie de me faire lobotomiser encore une fois. Je veux garder tout ça, et pour ça, je devrais probablement faire semblant de ne rien savoir.

"C’est stupide. J’suis stupide, laisse tomber."


       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 21 Mai - 7:37


Ne comptez pas les jours, faîtes que les jours comptent
H05-703 & H05-066
Alors que prenais un pied d'enfer en courant aussi vite que tu le pouvais, y'a 703 qui flanche juste à côté.

« Ca va. J’ai... »

Tu lèves les yeux au ciel.

« ça aurait été bien de te souvenir que tu es asthmatique, c'est ça nan ? », t'as envie de lui retoquer un truc du genre : c'est le comble pour un médecin !, mais en vérité c'est vrai qu'il te paraît très jeune pour un docteur. Un interne sans doute...


Le type sue à grosses gouttes, avachi contre le mur, tu te demandes s'il ne va pas te clamser dans les pattes, tu proposes de le conduire à l'infirmerie, mais il te réponds un truc qui te cloue au sol, qui déconnecte le sens de tes priorités.

« J’ai eu un flash. »

Ton cœur repart pour un tour. Tu clignes des yeux et tes mains se jettent sur lui en le secouant comme un prunier.

« Sérieux ? Nan attends, t'es sérieux là ? Vite, raconte moi ! Attends !! », tu dégaines ta feuille de papier volée dans la salle de jeux et ton bout de crayon usé, et tu t’apprêtes à griffonner comme un scribe.

« Je pense que j’ai eu un flash sur le jour où je me suis faite cette blessure mais je n’en suis pas sûr. J’ai senti une connexion entre les deux mais je n’ai pas été jusqu’à… Jusqu’à ELLE. », dit-il en te désignant sa cicatrice.

« Raconte, vite, ce qui te viens. On mettra dans l'ordre après. », t'es comme un OUF, dans ton cerveau c'est l'effervescence !

« Je courais, sous la pluie. J’étais déterminé, j’avais le cœur déchiré et douloureux. J’en souffrais, je l’ai ressenti comme si je le vivais vraiment. Je courais si vite, tellement, tellement mais TELLEMENT vite… Il fallait que je me dépêche. Je devais atteindre quelque chose ou quelqu’un mais c’était important. Comme si j’y jouais ma vie. »

Tu l'écoutes très attentivement, tu décortiques chacun de ses mots en notant sur ta feuille vierge. D'un seul coup tu relèves la tête. VLAN. Tu écarquilles les yeux gros comme des calots, bouche béante. Tu repense à ton propre flash, à l'asphalte trempée... Ton cœur va exploser, c'est sûr.
703 s'assoit en tailleur mais tu ne relèves même plus ses gestes, il pourrait danser la gigue à poil à côté, tu ne t'en occuperais même pas. Tu hésites à lui rappeler que dans ton souvenir aussi c'était un soir de pluie... Tu bredouilles.

« Il faisait nuit... ? »
, tu déglutis difficilement et tu t'entends même plus penser tellement ton pouls assourdit tes tympans. T'as envie de le secouer pour qu'il réponde plus vite.


« C’est stupide. J’suis stupide, laisse tomber. ». Stupide ? Mais il est con ou quoi ? Vous êtes sensé vous rappeler de n'importe quoi, alors NON c'est pas stupide surtout quand tu sens que soit vous vous êtes croisés cette fameuse nuit, soit tu vas déjouer les plans des IA alors que t'es à peine arrivé.

« Stupide ? Bordel mais t'es vraim...- », tu t'arrêtes net. Tes yeux balayes ton bout de papier froissé. Des symboles, des choses bien différentes de l'écriture qui tapisse les panneaux d'information de la Ruche. Là c'est sûr, ton cerveau va éclater. Tu as écrit ça sans te poser de questions, naturellement, dans l'urgence. Depuis ton arrivée ici t'as même pas pensé à écrire un truc car tu comprenais les phrases du plan et le règlement intérieur, bordel mais t'es vraiment trop con ! Tu tends fermement comme un trésor la feuille à 703.

« Tu comprends ce que j'ai écris, là ? »... Il met trop de temps à répondre, tu répètes ta question avec plus de fermeté, le bras tremblant, la bouche sèche.


Emi Burton
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 21 Mai - 8:26

       
If you think this has a happy ending, you haven’t been paying attention.

H05-066 & H05-703

       


J’suis vraiment pas au top de ma forme et l’autre me secoue. Il a l’air intéressé par ce que je raconte, après tout. Mais justement, un peu trop. Je lui balance mon peu de souvenir, bien qu’il était super intense et fatigant. Il dégaine une feuille et un stylo. Il est sérieux ?

« Raconte, vite, ce qui te viens. On mettra dans l'ordre après. »



Bon, il avait raison, il fallait que je raconte pour ne pas oublier. Mais il s’agite vraiment trop pour la personne aussi calme qu’il était tout à l’heure.

« Okay Sherlock. »

Ca y est, je m’y met aussi. On peut me dire qui est Sherlock maintenant ? C’est pas très beau en plus, mais c’était instinctif. Je lâche l’affaire, on s’en fou. Je lui sors mon récit d’une traite. C’est un peu décousu mais je parle comme ça vient. Je pense qu’il ne s’attend pas à une relation épistolaire de toute façon. J’ai presque plus de salive, c’est désagréable, je me déshydrate en fait. Je termine ma phrase et j’humecte mes lèvres avec ma langue, elle même très peu humide pour essayer de me donner la sensation que je ne suis pas aussi sec que le désert. Bon d’un côté, avec toute la transpiration que j’ai évacuée je pense qu’il ne me reste pas grand chose.


« Il faisait nuit... ? »


Il se fou de moi ? Je lui dis que je courais après un truc urgent. Quelque chose de grave et il retient quoi ? La pluie. Je viens quand même de lui dire que j’avais la vague à l’âme. Ca m’exaspère, j’abandonne. J’aurai dû m’écouter dès le départ et ne rien lui raconter. Mais malheureusement pour moi, il ne lâche pas l’affaire.

« Stupide ? Bordel mais t'es vraim...- »

Aussi sec ? Il fixe son morceau de papier froissé, perturbé. Je le regarde en coin, j’avoue qu’il m’intrigue maintenant. Il semble vraiment troublé. J’en deviens hésitant et je n’ose pas l’interrompre dans son questionnement ou sa pensée en lui demandant ce qui ne va pas. Aucune idée de ce qu’il se passe. Soudain, il revient à lui. Ou du moins partiellement. Il me tend son bout de papier en tremblant et en me lâchant son interrogation.

« Tu comprends ce que j'ai écris, là ? »

J’ai à peine le temps d’approcher ma main du morceau d’arbre converti en feuille qu’il m’enchaine une seconde fois. J’en sursaute tellement il est insistant. Mais il avait raison de l’être, apparemment. Je saisis ce qu’il me tend en le regardant méfiant, puis je baisse le regard vers son écriture. C’est quoi ce truc sérieux. C’est vraiment pas le moment de me prendre la tête avec des blagues. Je soupire et tourne la tête vers lui prêt à lui dire d’aller se faire voir parce que j’ai pas le temps avec ses conneries. Jusqu’à ce que je croise ses yeux concentrés et son visage crispé. Ok, il plaisante pas.

Je referme ma bouche entre ouverte pour me concentrer à nouveau vers son papier. Ca ne ressemble pas à ce que j’ai pu voir ici jusqu’à maintenant. C’est une série de symbole et de lettres. Est-ce qu’il avait été lobotomiser au point d’en devenir robotisé ? Je ne connais pas ce langage, peut-être qu’il a été inventé ?

« Jimmy… J’ai aucune idée de ce que ça veut dire… »

Je ne sais pas si je vais le décevoir ou au contraire lui rendre service en lui disant ça. Je relève la tête vers lui et l’observe. Il a le regard vide, comme hypnotisé. Il me stress vraiment, maintenant. Je claque des doigts devant son visage.

« Eh… File ton stylo. »

Je n’attends même pas qu’il tende la main pour me le proposer. Je lui prends des mains, doucement mais sûrement. Je relève un genou pour prendre appui dessus et j’écris. Je me relis, puis lui rend son papier. C’est un peu trop d’émotion pour moi en une soirée. J’ai encore mal au cœur et 066 ne me rend pas service en devenant étrange d’un seul coup. Je me demande d’où il vient du coup, ou ce qui a pu lui arriver. Je sens ma mâchoire trembler doucement avec la pression.

« Panique pas, ça fait peut-être partie de ta vie… C’est pas forcément un coup des IA…»

J’sais pas vraiment quoi lui dire. J’sais même pas s’il a besoin d’être rassuré ou si au contraire, il est trop ému pour montrer sa joie d’avoir encore découvert quelque chose. Décidément, peut-être qu'on a été mis sur le chemin l'un de l'autre pour une raison ce soir. Ca m'a valu deux défaites et un souvenir. Je prends. C'est mieux que rien. L'ambiance est lourde, très lourde. J'attend qu'il parle, j'attends qu'il me raconte à son tour quelque chose. Un si petit bout de papier peut-il raconter autant de chose ?

-You do not belong to this world- Voilà ce que j’ai écris. La vérité.

       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 21 Mai - 9:13


Ne comptez pas les jours, faîtes que les jours comptent
H05-703 & H05-066
T'as vraiment envie et surtout BESOIN qu'il réponde à ta foutue question, t'en as besoin pour organiser la suite de tes idées, bordel il ne comprend pas que c'est HYPER important... T'es même prêt à lui en coller une pour que ses propres pensées se remettent en place fissa, mais autre chose t'interpelle, quelque chose de plus urgent encore. Quand tu regardes ce que tu as griffonné c'est... On dirait un code. Plein de petits symboles compressés et là, tout s'alerte. T'as bien compris que tu ne l'avais pas sorti de nulle part ce langage, c'est clairement différent de tout ce que tu as pu lire en arrivant ici ! Tu brutalises 703 pour voir s'il peut identifier ce que tu écris.


« Jimmy… J’ai aucune idée de ce que ça veut dire… », échec...

Dommage... S'il ne comprend pas, c'est que vous ne venez pas du même endroits, alors vos destins connectés n'étaient peut-être qu'une illusion... T'es blasé, franchement dépité.


« Eh… File ton stylo. »

Il griffonnes lui aussi et t'es à nouveau excité comme une puce. Tes émotions jouent au yoyo c'est déroutant. Pendant qu'il écrit, il essaye de te ménager tu le vois bien, mais c'est peine perdue.

« Panique pas, ça fait peut-être partie de ta vie… C’est pas forcément un coup des IA…»

Ta vie... Ton cœur tambourine et t'as envie de chialer mais de quoi ? D'excitation ? De joie ? De dégoût ? Tout ça.

« C'est quoi cette langue bordel ? Bon sang, faut que je trouve quelqu'un qui puisse me déchiffrer ça, je vais peut-être enfin savoir d'où je viens... Ou alors c'est un langage que j'ai inventé pour fuir et me cacher... Passe moi ça ! », tu grognes et lui arrachant des mains la feuille sur laquelle 703 vient d'écrire une phrase.


-You do not belong to this world-

Tu relèves doucement la tête. La calligraphie est différente mais... Tu comprends. Tu COMPRENDS ! Bordel mais tu viens d'où ? Alors peut-être que vous vous connaissez... Tu piges plus rien.

« Je.... », t'es abasourdi. « Attends... Tu vas te marrer... ». Tu déglutis difficilement, observe pendant plusieurs secondes l'écriture du brun, chaque lettre, chaque syllabe que tu répètes dans ta tête, et tu te mets à imiter pas son écriture, mais sa langue. Elle te vient presque aussi naturellement que ces symboles que tu as dessiné tout à l'heure. Tu écris :

« Where do you belong then ? »... C'est flippant... ça te semble familier... Tu lui tends la feuille... T'as bien fait de te lever cette nuit !

« … Qu'est-ce que tu dis de ça... ? Tu comprends là, n'est-ce pas ? ». T'as la gorge si serrée que tu galères à avaler ta salive .

Qu'est-ce que ça veut dire ? Tu commences à flipper d'être un genre de robot multi-langues pourtant quand vous parlez, tous, vous vous comprenez, c'est... Pas naturel et frustrant !

« J'ai failli laisser tomber mes hypothèses, mais elles reviennent au galop... Pourquoi tu étais triste cette nuit là ? », il ne t'a jamais dit que c'était la nuit, mais c'était comme si toute ton âme avait envie d'y croire, tu en étais persuadé et c'était très con car les plus grandes illusions arrivent comme ça.

« Qui a malmené ton cœur ? Allez, maintenant fais un effort, souviens toi... Quoi, tu veux courir à nouveau pour que ça te revienne ? », t'as absolument aucune éthique...

« Enfin... Repose toi mais... », tu soupires et t'assois, dépité. « C'est juste que... J'ai tellement envie de comprendre. Je deviens fou ici... ».

Tu observes scrupuleusement tes ongles anormalement impeccables, la forme de tes mains, de tes phalanges comme si tu observais une œuvre d'art. Pas que tu sois autant prétentieux, non, mais parce que tu sais que tu étais quelqu'un, que tout ça avait un sens et une identité avant. Tu joins tes longues mains comme si tu priais et entrelaces tes doigts, reviens dans ta position initiale, tu fais ça plusieurs fois. Tu regardes ensuite à l'intérieur de ta main droite en laissant ton pouce gauche retracer les nombreuses lignes de ta paume, c'était comme de déchiffrer une carte au trésor.

« Excuse-moi. », tu t'excuses ? Première nouvelle. « Je t'emmerde alors que t'as rien demandé... J'ai besoin de suivre un fil conducteur pour ne jamais tomber dans leur jeu.  On va se casser d'ici 703... ». Tu lui parles comme si vous étiez potes depuis des lustres, c'est étrange ce sentiment que tu as...


Emi Burton
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 21 Mai - 10:01

       
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066 est totalement devenu tendu du string, ce n’est pas possible. Je le regarde s’agiter et se prendre la tête à essayer de comprendre. Il fini par lâcher un flot de phrases, impatient.

« C'est quoi cette langue bordel ? Bon sang, faut que je trouve quelqu'un qui puisse me déchiffrer ça, je vais peut-être enfin savoir d'où je viens... Ou alors c'est un langage que j'ai inventé pour fuir et me cacher... Passe moi ça ! »

Il m’arrache le papier des mains, sans pression. Je laisse retomber ma jambe au sol, plus besoin de mon genou pour écrire. Je me frotte le front pour décoller mes cheveux mouillés. Mon cœur s’est calmé et mon souffle est tout à fait normal. Je ne mets finalement pas tant de temps que ça pour récupérer. Ca me rassure. Je reviens sur le bout de papier.

« Fais pas attention, j’écris mal… »

Mais c’est pas ça DU TOUT qui a l’air de l’interpeller.

« Je.... Attends... Tu vas te marrer... »

Ah ça y est c’est l’heure de la détente ? Parce que là, je commence vraiment à me sentir oppressé. Il griffonne sur son morceau de papier, à la suite de ma phrase. On fait un jeu du coup ? J’attend qu’il termine et qu’il me montre son œuvre. Finalement, peut-être qu’il était encore en train de faire un dessin.

« Where do you belong then ?  … Qu'est-ce que tu dis de ça... ? Tu comprends là, n'est-ce pas ? »

Ah, et bien si. Finalement, il sait aussi causer comme moi. Je lui souris, apaisé. Bien sûr que je comprends 066.

« Oui, je comprends là. »

Je pose ma main sur son épaule avant de lâcher un soupire. Je pense qu’on doit vraiment avoir l’air bêtes dans le couloir comme ça. Mais cet instant de répit se fait court, Jimmy revient à la charge.

« J'ai failli laisser tomber mes hypothèses, mais elles reviennent au galop... Pourquoi tu étais triste cette nuit là ? »

Je ne sais pas. J’aimerais savoir. Je ferme les yeux pour essayer de revoir la scène, de me souvenir des vêtements que je semblais porter. Quel était mon objectif ? Ca avait vraiment l’air de me faire mal. Non, ça n’avait pas juste « l’air », je l’ai vraiment ressentis.

« J’sais pas. Vraiment. J’aimerais pouvoir te répondre… J'ai autant envie que toi, de connaître le fond de l'histoire.»

Je croise mes chevilles, jambes tendues. J’en profite pour aussi croiser les bras, position de réflexion on va dire.

« Qui a malmené ton cœur ? Allez, maintenant fais un effort, souviens toi... Quoi, tu veux courir à nouveau pour que ça te revienne ? Enfin... Repose toi mais... C'est juste que... J'ai tellement envie de comprendre. Je deviens fou ici... »


Je le comprends, vraiment. C’est la torture ici. Je m’apprête à répondre lorsque je me rends compte que 066 est parti dans ses pensées. Il regarde ses mains puis entame une suite de gestes. Il a un peu l’air d’un fou, j’vais pas mentir. Mais je n’ose pas le bousculer. C’est pas comme si j’étais bien net non plus comme personnage. Il revient à lui.

« Excuse-moi. Je t'emmerde alors que t'as rien demandé... J'ai besoin de suivre un fil conducteur pour ne jamais tomber dans leur jeu.  On va se casser d'ici 703... »

Tu ne m’emmerde pas 066. Pas du tout, je te comprends. Je sais que c’est dur. J’aimerais te le dire, mais ça fait un peu fragile de te sortir ça alors qu’on ne se connaît pas. Je me racle la gorge, intimidé par son changement d’humeur. Je tape deux fois dans mes mains comme pour me motiver et me lève. Un peu trop vite, la fatigue est encore là. Je me rattrape sur le mur.

« Bien sûr. On va se tirer d’ici c’est sûr. »

Je marque une pause, puis me décide à lui balancer ce que j’ai à nouveau. Il a quand même pas mal insisté et il est bien trop contrarié pour que j’évite une nouvelle fois mon monologue…

« Je peux te dire… que je portais une veste noire, un pantalon bleu foncé. Il pleuvait vraiment à flots. J’étais dans une rue pavée, étroite. Il n’y avait que moi. Il faisait un peu frais. Je me répétais de me dépêcher, de tourner à tel endroit, d’aller plus vite. J’avais les points serrés… Et je… »

Les points serrés. Exact. Mais pas les mains vides. Je m’arrête de parler, la bouche ouverte. J’avais quelque chose dans la main. J’aurai pu le remarquer plus tôt.

« Un téléphone. J’avais un téléphone dans la main. Je pense que j’étais au téléphone avant de courir… J’ai probablement du avoir une nouvelle urgente. J’en sais rien… J’y arrive pas. C’est embrouillé. »

Je soupire et me tape le front.

« Ca ne m’avance à rien. Tu as raison, je devrais peut-être courir encore une fois… »

       
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MessageSujet: Re: Pour que ce jour compte! (feat H05-703)   Dim 21 Mai - 10:39


Ne comptez pas les jours, faîtes que les jours comptent
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« Oui, je comprends là. »

Il n'a pas l'air plus surpris que ça... Tu viens juste de prouver que tu parlais deux langues différentes, dont la sienne mais il s'en « BALEK » le type, soit. T'essayes de creuser pour qu'il pousse un peu sa réflexion et qu'il t'aiguille davantage sur son flash soudain. Tu pourrais t'intéresser à toutes les histoires ici, tout ce qui a un goût de réalité, de liberté, d'extérieur. Là, t'es intimement convaincu que...

« J’sais pas. Vraiment. J’aimerais pouvoir te répondre… J'ai autant envie que toi, de connaître le fond de l'histoire.»

Okaaaaay. T'es bien barré avec ça. Autant discuter avec un mur. Tu craques intérieurement, tout se bouscule, t'as envie d'éclater, de le secouer, mais tu restes sage. Il ne semble pas comprendre que toi, tout ce que tu désires c'est te barrer d'ici, tu embarquerais les gens qui n'ont pas l'air dingues genre lui et 222, mais pour ça... Faut se sortir les doigts et se creuser le citron !

« Bien sûr. On va se tirer d’ici c’est sûr. »

Tu t'apprêtes à répondre, mais il te coupe la parole.

« Je peux te dire… que je portais une veste noire, un pantalon bleu foncé. Il pleuvait vraiment à flots. J’étais dans une rue pavée, étroite. Il n’y avait que moi. Il faisait un peu frais. Je me répétais de me dépêcher, de tourner à tel endroit, d’aller plus vite. J’avais les points serrés… Et je… »

Tu espérais un peu plus que la description de ses fringues, franchement te faire taire pour te dire ça c'est exaspérant, ais après tout, c'est bien toi qui quémande ses souvenirs, alors tu ne rétorque rien.

« Un téléphone. J’avais un téléphone dans la main. Je pense que j’étais au téléphone avant de courir… J’ai probablement du avoir une nouvelle urgente. J’en sais rien… J’y arrive pas. C’est embrouillé. »

C'est surtout toi qui est embrouillé... T'es un mec intelligent, tu le sens. Tu vas trouver, tu vas trouver... C'est comme un puzzle dont il manque des pièces, tu vas aller les chercher sous la table, elles sont toujours planquées non loin de là, souvent elles crèvent les yeux...

« Ca ne m’avance à rien. Tu as raison, je devrais peut-être courir encore une fois… »


Euh.... MOUAIS, alors faut pas prendre au pied de la lettre tout ce que tu dis hein...

« Non. » au moins c'est clair. « Je refuse que tu t’effondres encore et que je doive t'amener à l'infirmerie. », tu l'aides à se relever et passes un bras sur ses épaules pendant que vous rebroussez chemin vers l'ascenseur. « Tu vois, ce qu'on va faire plutôt c'est que chacun va rentrer dormir. Ça va nous faire du bien, on en a bien besoin... La nuit porte conseil, au réveil peut-être qu'on aura les idées plus claires et qu'un autre détail nous reviendra ». Tu arrives devant la cabine et actionne le bouton qui te conduis à ton étage, il le fait aussi et tu ne penses même pas à regarder où il crèche, l'esprit encore trop embrumé par ton souvenir, par le sien, par... Le votre ?

Étage 7, tu descends.

« A plus tard 703 ! », c'était un plaisir... Un sacré plaisir. Tu défonces la porte de ton appart, en te fichant pas mal si ta coloc dort ou pas. Ton lit t'appelle, tu plonges dedans sans même te désaper. En te tournant sur ton flanc, ta poche fait un drôle de bruit, un crissement singulier. En plongeant ta main dedans, tu en ressors ce bout de papier qui t'es si précieux. Tu lis encore ces phrases, et le planque bien au chaud dans les profondeurs de ton armoire avant de te recoucher, le cerveau en ébullition. Est-ce que dans ton ancienne vie tu étais si insomniaque ? Tu vas pas tenir, c'est sûr...


Emi Burton
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