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 smile so faking (H03-14)

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F05-678
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: smile so faking (H03-14)   Jeu 11 Mai - 22:13

Smile so faking
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Il y avait du monde. Beaucoup trop de monde. Nus pour la plupart. Ou presque pour la totalité. T’avais pas osé te jeter à l’eau. T’avais pas osé enlever tes vêtements. T’avais encore trop honte de tes cicatrices, et t’étais pas prête pour les exhiber face aux premiers venus. Et puis ça jouait, ça criait, ça courait et sautait dans tous les sens. L’ambiance te plaisait pas. Te mettait mal à l’aise. Du coup t’avais rebroussé chemin. T’avais quitté le nouveau niveau et laissais de côté ton souhait de te baigner dans cette immense piscine. T’étais retournée dans ta chambre, d’où tu t’étais isolée pour le restant de la journée. Est-ce que tu t’étais assoupie ? Probablement, car quand tu avais émergé de ta somnolence, la nuit était déjà bien avancée. Parfait. T’avais quand même jeté un coup d’œil à la garde robe, juste pour t’assurer que la rumeur disait vraie : il n’y avait pas de maillots de bain disponibles. Dommage. Espérons qu’il n’y ait pas grand monde de tenté par une petite baignade nocturne…

T’as pris le chemin du niveau quatorze sur la pointe des pieds, à l’affut du moindre bruit et du moindre danger. T’es jamais très rassurée lorsque tu te ballades dans la nuit. Parce qu’on voit pas très bien devant soit, et qu’on sait pas trop sur qui ou quoi on peut bien tomber. Mais c’est aussi, dans un sens, plus reposant, d’arpenter ces lieux une fois la plupart des gens couchés. Au moins t’as pas tout le temps la désagréable impression d’être épiée et surveillée en permanence. Tu descends les marches rapidement, et tu pénètres dans la nouvelle salle. C’est vrai qu’elle est grande, cette piscine. Elle t’impressionne. Tu pousses un profond soupire lorsque tu constates que la piscine est vide à cette heure. T’avais peur de tomber sur un couple batifolant dans l’eau, mais Dieu merci ce n’est pas le cas. Tu t’arrêtes au bord de la piscine, la fixant avec perplexité. Y’a quelque chose chez toi qui te rebute. Qui te signale qu’il y a un danger. Et puis y’a ton cerveau qui s’emmêle. Et si tu savais pas nager ? Et si t’avais peur de l’eau ? Et si en sautant tu te noyais ? Là, comme ça ? Tu réprimes un frisson, tandis que tu retires ton pantalon –non sans avoir regardé à plusieurs reprises autour de toi pour être sûre qu’il n’y avait personne-. Tu soulèves ensuite ta jambe pour la porter au-dessus de l’eau. Le contact de cette dernière avec le bout de ton pied te fait avoir la chair de poule. La température est bonne. Et le silence règne. Tu pousses un discret soupire, te mordant la lèvre inférieure. Y aller ? Rebrousser chemin ? Ça serait dommage de ne pas tenter alors qu’elle est vide.

Tu t’assois au bord de la piscine, plongeant tes jambes dans l’eau. Tu les secoues lentement, créant un petit remous. Ça change de la douche. Et puis cette odeur de chlore te rappelle quelque chose qui ne t’ait pas désagréable. Alors pourquoi cette réserve ? Pourquoi cette appréhension ? T’es peut-être simplement peureuse de nature. C’est idiot. Tu te décides à enlever ton haut, n’étant à présent plus qu’en sous-vêtements. Tu sais que t’as pied à l’endroit où tu es. Enfin c’est ce que tu soupçonnes, vu que la profondeur semble aller en pente. Tu fermes les yeux un instant, cherchant un peu de courage en toi. Il ne peut rien t’arriver. Non ? Après une longue hésitation, tu finis par te jeter à l’eau. Tes muscles se contractent à son contact et instinctivement tu retiens ta respiration et tu fermes les yeux. T’avais vu juste quant à la profondeur du bassin, car l’eau arrive au niveau de tes hanches. Parfait pour un début. Tu peux enfin souffler et te détendre. Tu marches un moment là où t’as pied, puis tu te décides à aller plus en profondeur. Assez pour avoir de l’eau jusqu’à ta poitrine, et pour pouvoir t’essayer à la nage. Tu lances tes bras devant toi et propulses tes jambes derrière toi. Et tu nages. Une brasse assez incertaine et bancale, mais une brasse quand même. T’arrives à garder la tête hors de l’eau, et c’est le principal. Y’a un sourire qui s’étire sur tes lèvres, tandis qu’un rire cristallin rebondit contre les murs de la pièce. T’as eu peur pour rien. Et le pire, c’est que t’aimes bien ça, nager. Ça te vide l’esprit.

Tu fais plusieurs longueurs. Combien ? T’en sais rien. Tu vois pas vraiment le temps défiler. Le fait est que t’es sereine et détendue, tandis que tu fais tes allers et retours. Tu te sens bien. Comme quand tu es à l’espace vert. Épuisée, tu finis par te poser en plein milieu de la piscine, et te mets sur le dos. Tu écartes tes bras et tes jambes façon étoile de mer, et tu observes le plafond obscur. À ainsi flotter et te laisser aller, tu laisses vagabonder ton esprit. Tu t’endormirais presque. Mais un bruit de pas te fait sortir de ta stase. Tu sursautes et déstabilisée, tu manques de te noyer. Soudainement, tu paniques. Et tu perds tes moyens. Ton corps se tétanise, tandis que tes pieds cherchent en vain le sol. T’as pas pied. Et t’es en train de te noyer.


© Gasmask

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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H03-14
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Mar 16 Mai - 0:34



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Encore une énième journée dans la Ruche à traîner à droite et à gauche. Rien de bien particulière comparé à d’habitude. Quatorze avait passé la journée avec les mêmes personnes que d’habitude à vrai dire. Il avait mangé avec Trois, puis il avait passé un moment avec Douze, avant de finalement se poser tranquillement dans sa chambre pour faire le point.

Il avait souvent des souvenirs qui lui revenaient à la figure sous forme de cauchemars. Enfin… depuis quelques temps il avait du mal à savoir si chacun de ses rêves et cauchemars concernaient réellement ses souvenirs du passé, ou si son subconscient jouait avec ses nerfs et ses émotions. Sûrement avec ses hormones aussi. Ce qui ne l’aidait pas du tout à y voir plus clair.

Il était donc resté sur son lit, un cahier à la main, crayonnant ce dont il arrivait à se rappeler de ses nuits. La tâche n’était pas simple, tout trier lui prenait beaucoup de temps et d’énergie d’ailleurs, mais c’était nécessaire. Il en avait besoin pour s’y retrouver et pour essayer de comprendre aussi. Il en avait besoin aussi pour s’occuper. Et puis dans un sens, il nous voulait plus oublier.

Alors après avoir terminé de trier ses derniers flash, il se demanda ce qu’il pouvait bien faire. Il était déjà plus de dix heure du soir, mais pour autant : il n’était pas fatigué. Il savait que s’il essayait de s’endormir maintenant, il n’arriverait pas à fermer l’oeil. S’acharner lui semblait stupide, en plus d’être une perte de temps.

Le bug du couvre feu n’étant plus effectif depuis déjà quelques jours, Quatorze avait finalement décidé d’aller se balader. Et pas n’importe où, non. Une nouvelle pièce avait fait son apparition il y a peu. Une piscine. Une piscine, ici dans la Ruche. Ca semblait un peu surréaliste, mais le nouveau niveau s’était ouvert et semblait faire la joie de pas mal de résidents.

Jusqu’ici, le brun n’y avait jamais été. Il n’était pas un adepte de la foule et s’était spontanément dit que la piscine allait ressemblé à un magasin de prêt à porter féminin le premier jour des soldes. Très peu pour lui ! Il n’y avait donc pas encore mit les pieds. Mais vu l’heure… Il ne mit pas longtemps à se décider. Il n’y aurait sûrement personne.

Il avait donc pris la direction du niveau 14, aillant prit connaissance du fait qu’il n’y avait aucun maillot de bain au préalable. Bon. Se baigner en caleçon ne serait pas bien différent. Le contact avec l’eau lui ferait du bien et le fatiguerait sûrement. Et puis mieux valait pour lui y aller lorsqu’il n’y avait personne…

Il n’en parlait pas, mais son corps ne lui plaisait pas franchement. Pas que sa carrure ou sa musculature le dérange, non. De ce côté là, il n’avait pas franchement à se plaindre, bien au contraire. Sans paraître narcissique ou vaniteux, il se trouvait plutôt pas mal foutu dans le fond. Mais tout était gâché par des marques. Des marques permanentes sur sa peau.

Il n’en avait pas partout, certes. Mais elles étaient quand même dérangeantes pour lui. Il les trouvait moches. Et puis elles lui rappelaient bien trop ses cauchemars, dans lesquels il commençait à comprendre comment il les avait eu… Alors ouais. Ses cicatrices le répugnaient.

Son bras gauche était couvert d’entailles plus ou moins grosses et longues. Certaines étaient même recouvertes de brûlures, ce qui lui indiquait clairement qu’on avait cautérisé ses plaies avec du feu. Chouette, idée. Très discret… Et sûrement pas douloureux, du tout. Souvent lorsqu’il se réveillait en pleine nuit en hurlant, il arrivait encore à sentir les brûlures… avant de filer sous l’eau glacée.

Il en avait quelques autres, beaucoup moins gênantes et voyants, sûrement dû à la guerre. Du moins c’est ce qu’il se disait. Il en avait une autre cependant, bien marqué et qui semblait un peu ancienne, sur sa cuisse. Elle était plus ou moins ronde. Il y avait de très fortes chances pour que ce soit un impact de balle d’ailleurs. Sauf que Quatorze n’en avait aucun souvenir.

Le brun sortit de ses pensées en s’approchant de la dite piscine. L’odeur de chlore l’avait ramené sur la terre ferme et il avait eu un sourire avant d’entrée… et de se rendre compte que quelqu’un occupait déjà les lieux. Mince. De ce qu’il voyait d’ici, c’était une jeune femme.

Il écarquilla bien vite les yeux ceci-dit en s’apercevant qu’il y avait du mouvement. Ou plutôt des éclaboussures non contrôlées. Merde ! La fille en question était en train de boire la tasse et même de se noyer puisqu’il n’apercevait même plus sa silhouette flotter.

Son cœur parti en embardée. Il avait du lui faire peur et elle avait sous la surprise perdue sa concentration. Ni une ni deux, il ne prit même pas le temps d’enlever ses vêtements blancs et se jeta à l’eau, tête la première. Il faisait sombre dans la pièce, mais il arrivait quand même à y voir.

Le brun arriva bien vite à hauteur de la jeune femme et plongea rapidement pour la remonter à la surface. Un bras autour de sa taille il la plaqua contre son torse pour la traîner avec lui jusqu’au bord de la piscine, près de l’entrée.

Une fois hissés tous les deux sur le bord, suffoquant, il paniqua. Merde. Pourquoi elle ne parlait pas ?

« Hey, ça va ? Réponds moi ! »

Il avait claqué doucement ses joues dans l’espoir de la réveiller mais rien n’y avait fait. Elle semblait inconsciente. Le cerveau de Quatorze tourna rapidement, avant qu’il ne surélève son menton et ne pince son nez. Y’avait pas trente six solutions dans ces cas là et il ne tenait pas à voir quelqu’un mourir devant ses yeux, dans cette Ruche.

Il commença un bouche-à-bouche et un massage cardiaque, stressé au possible. Au bout de quelques gestes, la jeune fille cracha de l’eau et inspira bruyamment de l’air. Ouf. Elle était encore en vie. Le brun l’aida à pencher la tête sur le côté avant de dégager des cheveux de son front, soufflant de soulagement.

« Purée, tu m’as fais peur ! »

Oui. Il avait eu peur. Peur d’être peut-être responsable de la mort de quelqu’un. Peur de ne pas arriver à la sauver et la faire revenir à elle. Ce qu’il détestait le plus, c’était de se sentir impuissant dans cette Ruche.

Il se laissa glisser finalement sur le sol, assit, alors qu’il ébouriffait ses cheveux trempés… comme le reste de l’intégralité de ses vêtements blancs qui lui collaient maintenant à la peau.

« Ça va ? »
Codage par Libella sur Graphiorum

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

The pianist man, i know him.
I don't remember my past. Just that I suffered a lot. I was tortured. He destroyed me ... But then I met him. I don't remember everything, but I know. I know I need him. I know he can help me. He can fix me
 
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Dim 21 Mai - 18:21

Smile so faking
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T’es idiote. Tu te désoles. Tu vas mourir noyée parce que t’es pas foutue de garder ton calme et de reprendre tes esprits. Mais tu paniques. Et puis tu t’agites, plus tes mouvements deviennent désordonnés, et plus tu te noies. Tu pourrais essayer de te calmer. Essayer d’arrêter de gigoter. Pour réfléchir à où tu te trouves. Où est le sol et où est le plafond. Où est l’air et où est l’eau. Tu sais nager, en plus. C’est ça le pire. Certes, tu le fais pas très bien. T’étais pas une pro de la natation, mais quand même tu connais les bases. Et pourtant, c’est comme ça à ce moment précis, t’étais une débutante. Comme si c’était la première fois que tu te jetais à l’eau. La surprise et la panique t’ont fait perdre tous tes moyens. Et lentement mais surement, tu te sens glisser au fond de l’eau. Happer par les abysses obscurs.

Tu sens tes poumons qui sont sur le point d’imploser. À bout de souffle, tu tentes de prendre une grande inspiration. Mais y’a que de l’eau qui s’insinue en toi. T’essaies de tousser, mais y’a rien à faire. T’es prise au piège. Tu vas te noyer. N’y-a-t-il pas pire mort de la noyade ? L’immolation peut-être ? Tu sens la vie qui quitte ton corps. Et peu à peu, tu te détends. Tu flottes la tête sous l’eau. Ton regard vitreux observe autour de toi. Tu te sens bien. T’as lâché prise. T’as baissé les bras. T’as arrêté de luter. Et ça fait du bien. T’oublies la douleur. T’oublies la peur. Et devant tes yeux défilent des images. Des souvenirs. Des éclats de voix, des rires, de la joie. Trois garçons devant toi. Très jeunes. Des gamins avec toi qui jouent. Des gamins que tu considères comme tes frères. Y’a deux jumeaux, et un autre au teint hâlé. Vous courrez dans la forêt. Vous êtes heureux. Innocents. Un sourire éclaire tristement ton visage, tandis que tu fermes les yeux. Te laissant aller pour de bon pour retrouver l’inconscience.

T’entends pas le « plouf » qui surgit à ce moment là. Tu fais pas non plus attention au remous dans l’eau. T’es inconsciente. Le souffle court et le tracé cardiaque plat. Morte. Ou presque. T’es tirée hors de l’eau. Jetée sur le sol. Des lèvres au contact des tiennes. Un souffle de vie qui se fraie un chemin jusqu’à tes poumons. Des impulsions au niveau de ta cage thoracique. Une fois, deux fois, trois. Les secondes s’égrainent. C’est la douleur qui te fait reprendre connaissance. La douleur due aux probables côtes cassées dans le massage cardiaque. Tu tentes de reprendre ta respiration, mais y’a l’eau dans ta trachée qui t’en empêche. Alors tu tousses. Tu tousses beaucoup. Jusqu’à sortir tout le liquide. Jusqu’à pouvoir enfin respirer. Tant pis pour la douleur à chaque fois que tu tousses. Tu mets du temps avant de comprendre ce qu’il vient de se passer. Aux dernières nouvelles t’étais dans l’eau. T’étais en train de te noyer. Et là, t’es sur la terre ferme. Sauvée. Tu remarques enfin l’homme à tes côtés. Complètement trempés. Et habillés. Il t’a sauvé. Il est venu te sortir hors de l’eau. Il te demande si ça va. Est-ce que ça va ? Pas tellement. Mais déjà t’es en vie, alors tu supposes que c’est déjà le principal. « Je crois, oui. » T’as du mal à articuler. Tu sens ta gorge qui te brûle à chaque respiration. Et c’est pire quand t’essaies de parler. Mais tu te forces à le faire. Il le faut. « Merci, de m’avoir sauvé. Et désolée, pour tout ça. » Tu te sens ridicule. Te noyer toute seule. L’obliger à te sauver…

Tu te redresses difficilement. Remets tes cheveux en place pour éviter qu’ils ne te barrent la vue. Tu continues à prendre de longues respirations. Respirations qui se révèlent sifflantes, mais respirations quand même. T’en reviens pas d’être passée aussi près de la mort. De l’avoir caressé du bout des doigts. Et d’être finalement toujours en vie. T’as froid, soudainement. Tu te rends compte que t’es en sous-vêtements. Presque nue. Tu te recroquevilles en tremblant, tandis que ton regard accroche sur les nombreuses cicatrices qui ornent ton corps. Cicatrices qui d’ordinaire sont cachées, mais à présent visibles aux yeux de tous. Surtout des siens.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Mer 24 Mai - 22:51



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L’odeur du chlore qui emplie la pièce s’immisce toujours plus dans les narines de Quatorze, d’autant plus maintenant qu’il est complètement trempé. Il n’avait pas prit le temps de réfléchir deux minutes avant de sauter à l’eau. Ses vêtements lui importaient peu dans le fond. Il en avait tout le temps de rechange dans sa chambre. Service de blanchisserie gratuite dans la Ruche, si c’était pas merveilleux !

Alors voilà, quand il avait vu le corps de la jeune fille se débattre pour finalement flotter au dessus de l’eau, son cerveau et son coeur n’avait fait qu’un seul tour avant qu’il n’agisse. Heureusement il avait été réactif, il ne préférait pas penser à ce qui aurait pu se passer si la jeune femme était resté plus longtemps dans l’eau. Elle aurait sûrement perdue la vie, dans un dernier souffle et des bulles dans l’eau. L’horreur. Bien trop de résidents disparaissaient sans que personne ne comprenne pourquoi, alors des morts soudaines en direct, non merci. Il y avait déjà eu les tâches de sang de nettoyées devant eux : plus jamais.

Alors que la jeune femme toussé et tenait de reprendre connaissance, Quatorze avait tenté de se calmer, l’adrénaline ayant considérablement accentué son rythme cardiaque et sa respiration. Maintenant que la brune ne semblait plus en danger imminent, il devait reprendre possession de ses capacités, pleinement.

Elle parla enfin, même si sa voix était faible et éraillée. Normal après avoir presque faillit se noyer selon lui. Elle le remercia et le brun ne pu s’empêcher de faire un geste de la main pour lui faire comprendre qu’il n’y avait pas de quoi. C’était normal, il ne pouvait décemment pas la laisser mourir dans cette eau chloré, il n’était pas comme ça, il n’était pas un lâche. Il en avait aujourd’hui la preuve. Pour une fois, il avait enfin pu aider quelqu’un plutôt que se faire aider. Grande première. D’autant plus que pour une fois il n’avait pas causer de problème à quelqu’un d’autre…

Il reporta cependant son attention sur la jeune fille qui se redressait. Il restait attentif pour vérifier qu’elle n’allait pas tomber dans les pommes ou basculer, mieux valait prévenir que guérir. Elle se recroquevilla d’un coup sur elle-même, en tremblant. Il faisait certes un peu frais maintenant qu’il y pensait, mais pas tant que ça dans le fond. Du moins pour lui. Mais sa température corporelle devait être plus élevée que la sienne.

Il fronça vite les sourcils. Le froid n’était pas le seul responsable d’une telle réaction, non. Il voyait enfin les diverses cicatrices que la jeune rescapée avait sur la peau. Beaucoup de lacérations et de brûlures qui semblaient avoir été faites par des cigarettes. Partout sur le corps. Sans ne pouvoir le contrôler l’image de son cauchemar où lui brûler des plais ouvertes sur son bras lui revinrent en mémoire. Son bras recommença à le brûler de nouveau. Merde… Il se pinça les lèvres avant de commencer à se lever.

« Ne bouge pas, je ne quitte pas la pièce, je vais juste chercher des serviettes, d'accord ? »

Il s’était dirigé vers une pile de serviettes blanches dans un coin de la piscine. Il en avait attrapé quatre, jetant des regards réguliers à la demoiselle avant de revenir et de lui en tendre une. Il en déplia une autre pour entourer les épaules de la jeune fille avec.

Si elle était comme lui, elle ne devait pas aimé que d’autres voient ce qu’on lui avait fait subir par le passé. Lui-même trouvait ses cicatrices moches, horribles. Repoussantes et répugnantes. Encore plus depuis qu’il avait des flashbacks de comment on les lui avait faites… Il se racla la george avant de se sécher les cheveux avec une des deux serviettes restantes.

« Tu sais… Je ne te jugerais pas. Je sais ce que c’est. J’en ai aussi. »

Il avait hésité avant de finalement retirer son t-shirt et son pantalon mouillés, se retrouvant lui aussi en sous-vêtement. Il montra rapidement la cicatrice d’impact de balle sur sa cuisse et les nombreuses entailles et brûlures sur son bras. D’ordinaire, peu de gens remarquaient les cicatrices de son bras alors que les t-shirt de la Ruche les mettaient à la vue de tous… Lui, ne remarquait que ça sur sa peau.

« Les gens d’ici y font rarement attention. On est plusieurs, pour pas dire un bon paquet, à en avoir de ce que j’ai vu jusqu’ici. »

Il tenta un sourire réconfortant avant de s’emmitoufler sous les serviettes. La salle de la piscine était calme à cette heure là et l’eau avait reprit une surface lisse après leur passage.
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Sam 24 Juin - 18:41

Smile so faking
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Tu t’en veux d’avoir été aussi maladroite. Tu l’as obligé à plonger dans l’eau et à tenter de te sortir de l’eau. Qui sait, il aurait très bien pu ne pas savoir nager et se noyer à tes côtés… Tu ne voulais pas qu’il soit ton sauveur. Ton ange gardien. Tu ne voulais pas lui imposer ça. Mais bon, tu dois bien admettre que ça te fait plaisir. Que s’il t’avait regardé sans agir tu serais à présent morte. À présent, tu te sens redevable envers lui. Quand bien même il te fait un geste de la main pour te signifier que ce n’est rien. Tu lui en dois une, c’est comme ça. C’est un sentiment qui ne te lâchera pas quand tu n’auras pas payer ta dette. Faut croire que t’es quelqu’un d’honnête avec un certain honneur. Et que tu sembles bien décidée à tenir tes promesses quand tu t’en fais. « Je t’en dois une, maintenant. Donc si tu as besoin de moi un de ces jours… Pour ce que tu veux… » T’as un frisson qui t’hérisse le poil tandis qu’inconsciemment tu penses à une promesse sexuelle. Tu prends des risques en lui proposant de faire tout ce qu’il lui plaira. Parce que c’est un homme et que… Bref. Tu détournes le regard pour ne pas qu’il lise la gêne dans ton regard, et attend avec une certaine crainte sa réponse. Certes, il t’a sauvé. Mais ça ne veut pas dire qu’au fond c’est un saint et qu’il n’est pas au fond un psychopathe accro à ça.

Il te voit trembler, et se précipite pour aller chercher des serviettes. Il t’intime de ne pas bouger. Et c’est vrai que l’idée de fuir t’es venue à l’esprit. Dès qu’il t’a tourné le dos. Faut croire que c’est dans te habitudes, de prendre la poudre d’escampette. T’es pas franchement courageuse, et quand bien même c’est probablement un chouette type, dans le doute… Tu te contentes donc d’acquiescer sagement. Docilement. Tu le vois bien, qu’il te jette des regards réguliers. Soit pour vérifier que t’es toujours en vie, soit pour vérifier que tu t’es pas barrée. Dans tous les cas, il revient très vite avec quatre serviettes. Il t’en tend une, que tu t’empresses de mettre sur ton torse et tes jambes recroquevillés contre ton corps. T’as pas loupé ses regards sur tes cicatrices. Qui pourrait les louper de toute manière ? Quand bien même il voulait se la jouer discrète, ça n’avait pas été le cas. De quoi accentuer ton malaise et te pousser à couvrir ton corps le plus vite possible. Il te contourne ensuite pour déplier une autre serviette sur tes épaules. « Merci. » que tu souffles. Ça te fait bizarre qu’un homme te porte des signes de bienveillance.

Un silence s’installe entre vous, tandis que vous tâchez de vous sécher. Tu sais pas trop quoi dire. Tu l’as déjà remercié. T’es en train de te sécher les cheveux tandis qu’il te parle de tes cicatrices. Qu’il te dit qu’il ne te jugera pas et qu’il sait ce que c’est. Qu’il en a aussi. Tu fronces les sourcils « Ah oui ? » C’est sorti tout seul. Au début tu penses que c’est un mensonge. Que c’est juste pour essayer de te faire te sentir mieux et de te rassurer. Peut-être une sorte de technique de drague bizarre. Mais il mêle les paroles aux actes et commence à se déshabiller. Tout ça pour te montrer ses cicatrices. Une impact de balles. Des brûlures, semblables aux tiennes. Il n’a pas menti. Il a bel et bien vécu la même chose que toi. Des vestiges de tortures et de souffrances. Tu ne sais pas quoi lui dire. Les mots t’échappent. De toute manière qu’est-ce qu’il peut bien y avoir à dire ? Ton regard compatissant en dit long sur tes pensées. Il tente de te rassurer en te disant que peu de personnes les remarquent, et que vous êtes plusieurs à en avoir. « On est plusieurs à s’être faits torturer ? »  Vraiment ? Ils pourraient former le club des écorchés dans ce cas. Tu l’observes se couvrir avec ses serviettes, tandis que tu hésites à poser la question qui te brûle les lèvres. Il peut le prendre mal. Peut trouver que t’es indiscrète. Mais t’as besoin de connaitre la réponse, alors tu te lances. « Tu t’en souviens ? » Tu parles des cicatrices. Des séances de torture. Est-ce qu’il s’en souvient ? Est-ce que toi, tu vas t’en souvenir ?


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Lun 26 Juin - 1:48



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La jeune fille qui se présentait devant Quatorze semblait tellement fragile et intimidée que le brun avait l’impression d’être en présence d’un animal apeuré. Certes, elle venait de frôler la noyade et ça avait dû la secouer… mais visiblement, c’était dans sa nature d’être craintive. Et dans cet endroit, il ne pouvait pas la blâmer pour ça, même s’il ne considérait pas comme l’un des résidents les plus imposant, flippant et impressionnant de la Ruche.

La rescapée lui fit comprendre qu’elle lui devait une fière chandelle et donc un service et dans le fond, cela gêna un peu le brun. Il savait qu’il n’aimait pas devoir des choses aux autres alors savoir que quelqu’un lui devait quelque chose était étrange. En soit, cela pouvait lui servir pour obtenir des renseignements, des objets ou d’autres choses… Cela lui semblait important et primordial ici, mais pas avec elle. Pas avec une fille qui semblait juste vouloir qu’on l’a laisse tranquille.

Il lui avait donc simplement fait un sourire en haussant les épaules avant de lui répondre.

« C’est gentil. Disons qu’en retour, si jamais un jour tu me vois à deux doigts de crever, je ne suis pas contre un peu d’aide ! »

Il avait lâché un petit rire avant de partir chercher les serviettes, de revenir et d’essayer de la rassurer en lui montrant ses cicatrices. Elle ne semblait pas le croire, mais son regard change à la minute où elle constate que le brun ne ment pas. Son bras gauche en est malheureusement recouvert et contrairement à l’impact de balle, elles ne proviennent pas de la guerre. Ou en tout cas, pas directement, il le sait.

Quatorze laisse du temps à la jeune femme pour assimiler les informations, mais les questions ne mettent que peu de temps à fuser. Normal, dans cet endroit. On commence par une question, puis un morceau de réponse en amène d’autres. Plein d’autres. La Ruche créer des questions à tout vas, mais n’apporte jamais le taux de réponse espérait.

« Hm, oui. On est au moins une demi-douzaine je dirais. Du moins de ce que j’ai vu. J’ai croisé un mec avec le dos remplis de cicatrices à la salle de sport, c’était vraiment moche, il a carrément des mots gravés à même la peau… J’ai vu d’autres gars avec des entailles. Des filles avec des cicatrices sur l’intégralité des avants bras… On n’est pas les seuls à avoir dégustés avant d’atterrir ici. »

Un petit silence s’installe, sans qu’il ne soit gênant pour Quatorze. La piscine est tellement calme et l’eau tellement apaisée que s’en est reposant. Ce silence est néanmoins vite brisé quand la jeune fille reprend la parole, une autre question au bout des lèvres. Cette question, bien particulière. Etrangement, une seule personne l’a lui avait posée. Trois. Et c’était plus une question générale quand il était sorti de prison complètement traumatisé et brisé, qu’une question ciblée sur les cicatrices de son bras.

Il s’en souvient, maintenant. De leur apparition, de comment on lui avait fait ça. Ce qu’il ne se souvenait pas en revanche, c’était le pourquoi et le qui de toute cette histoire. Il ne pensait pas les voir méritées, mais elles étaient belles et bien là. Il lâcha un soupire, plus pour se donner du courage qu’autre chose avant de resserrer les serviettes autour de lui. A chaque fois qu’il en parlait, son bras se mettait à le picoter désagréablement.

« Malheureusement, oui. »

C’était sorti un peu trop spontanément. Et c’était un peu trop maigre pour une réponse. Il pouvait bien s’étendre un peu sur les détails. La jeune fille voulait surement savoir si le fait de se rappeler était douloureux.

« Avant, je ne m’en rappelait pas. Elles étaient juste là, moches et gênantes. Puis il m’est arrivé plusieurs choses ici, plus ou moins… traumatisantes. Brutales. Et j’ai finis par me rappeler, par le biais de sortes de flashbacks et de cauchemars. C’est… pas plaisant. C’est toujours trop réel. Comme si je le revivais constamment. Je sais comment chaque cicatrice est arrivée. Je sais qu’on m’a torturé de bien des manières, qu’on a joué avec ma santé mentale aussi… Mais je ne sais pas qui m’a fait ça, ni pourquoi. »

Il avait raconté tout ça en regardant la surface de l’eau de la piscine, fixement. Les mots avaient eu parfois du mal à sortir, mais il avait réussi, sans pleurer même. La première fois, en sortant de prison, ça avait été autre chose. Il avait mis des heures avant de parler et il avait fallu la présence de deux personnes pour pas qu’il ne sombre et pour qu’il récupère, petit à petit. Les cauchemars étaient encore là, douloureux. Il se réveillait encore et toujours en sursaut et dans des cris parfois déchirants. Ses deux colocataires, compatissants ne lui faisaient pas de remarques, mais cela ne changeait pas les choses.

« Parfois c’est mieux de ne pas se rappeler. On peut s’imaginer des scénarios moins horribles qu’ils ne le sont en réalité. Peut-être que c’est pour ça qu’on est ici, pour oublier, pour nous faire avancer. »

Il avait finalement tournée son visage vers la demoiselle, affichant un sourire mi triste mi compatissant. Si elle lui avait posée cette question, c’est que peut—être elle n’en avait aucun souvenirs. Et si c’était bien le cas, Quatorze lui souhaitait de ne pas se rappeler toutes les horreurs qu’elle avait elle aussi dû subir.
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I don't remember my past. Just that I suffered a lot. I was tortured. He destroyed me ... But then I met him. I don't remember everything, but I know. I know I need him. I know he can help me. He can fix me
 
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Mar 27 Juin - 16:17

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Quand il te répond qu’il ne souhaite rien si ce n’est de l’aide de ta part s’il venait à frôler la mort, et bien tu te sens rassurée. T’as un poids qui s’échappe de tes épaules tandis qu’il disparait aller chercher les serviettes. Il n’est pas comme tu l’imaginais. Comme tu le redoutais. Il est normal. Et visiblement pas intéressé par les courbes de ton corps. Par contre, tu doutes de vraiment pouvoir répondre à son attente. Parce que tu n’es pas comme lui. Parce que tu n’as clairement pas l’âme d’une sauveuse. Mettez-lui en danger devant elle, et elle fuira plus vite que son ombre. T’es pas téméraire. Bien au contraire. T’es une lâche. Ça te fait mal de l’admettre, mais c’est la simple vérité. Alors t’es pas sûre de réussir à tenir sa promesse. Quand bien même t’en crèverais d’envie. Tu te contentes de baisser le regard quand il te lance cette phrase, et tu ne rétorques rien. Mutique. Tu verras bien le moment venu. Mais t’as quand même espoir que lorsqu’il viendra vers toi, ça sera pour tout autre chose qu’un danger de mort. Parce que la Ruche n’est pas si dangereuse que ça. Si ?

Plus sérieusement, le voilà qui te raconte ce qu’il sait à propos des personnes qui traînent un quota de cicatrices en tout genre. Une demi-douzaine, rien que ça. Tu peux pas t’empêcher d’agrandir tes yeux sous la surprise à mesure qu’il te parle de ce qu’il a vu. De ce que probablement ces gens ont vécu. « C’est affreux. » que tu souffles dans un murmure tandis que tu baisses les yeux pour observer tes pieds. Visiblement oui, tu n’es pas la seule à trainer un lourd passé. Est-ce que tu dois t’en sentir rassurée pour autant ? Le fait que d’autres puissent ressentir ta peine te chagrine. Mais en même temps, égoïstement, ça te fait du bien. Parce que tu n’es plus seule. Parce que vous êtes plusieurs. Et qu’ensemble, vous pouvez peut-être vous serrez les coudes ? « Faut croire que non… Mais l’unité fait la force et peut-être que ce qui nous a fait souffrir autrefois nous rendra plus fort ? » L’espoir fait vivre, comme on dit. Parler de ses traumatismes, de ses cicatrices, avec d’autres comme toi, ça peut faire l’effet d’une thérapie de groupe et vous faire tous avancer. Ce n’est qu’une théorie, bien évidemment, mais peut-être qu’elle vaudrait la peine que vous la tentiez. Quoi que toi pour le moment, t’as trop rien à dire à ce sujet. Mis à part le malaise que ces cicatrices engendrent, t’as la chance de ne pas te souvenir. Avantage provisoire, tu supposes.

Quand son regard se voile à ta question, y’a un frisson qui te parcourt. T’aurais peut-être pas dû lui demander. Parce que rien qu’à voir la tête qu’il tire, tu as ta réponse. La culpabilité te tiraille, tandis qu’il confirme tes craintes. Malheureusement oui. Deux petits mots qui veulent tout dire. T’oses pas lui demander des détails, parce que tu sens que ça lui coûte. Que ça le replonge dans des souvenirs qu’il voudrait oublier. Mais c’est trop tard. Et contre toute attente, il continue. Il développe son histoire. Sur le comment ça s’est passé. Sur ce qu’il a vécu. Il est marqué par tout ça. Traumatisé. À juste titre d’ailleurs. Une fois de plus, les mots t’échappent. Et tout ce que tu trouves à faire, c’est poser ta main sur la sienne. Avec douceur et compassion. Tu sais pas ce que ça fait de se rappeler. Mais rien qu’à voir sa tête tu comprends que c’est douloureux. C’est comme revivre ce traumatisme enfoui, encore et encore. T’as encore moins hâte de te souvenir, maintenant. « Je suis désolée. Je ne voulais pas te faire souffrir. » Mais c’est trop tard à présent, le mal est fait.

Il finit par te dire avec un sourire mi-triste, mi-compatissant, que finalement c’est surement mieux de ne pas se rappeler. Et tu ne peux qu’être d’accord avec lui. « J’espère que ma mémoire me préservera encore un peu. » que tu commences, ta main toujours contre la sienne. « Mais je suppose qu’avec cet endroit, qu’avec tout ça, ils referont inévitablement surface. J’ai plus qu’à me préparer tant bien que mal. » Tu retires ta main de la sienne pour la porter contre ton torse. Tu vas t’en souvenir. C’est une certitude. Le plus tard sera le mieux, mais quoi qu’il arrive ça finira par arriver. Tu tends un de tes bras, caressant avec ta main de libre la longue cicatrice sur ton avant-bras. « J’ai déjà sombré une fois. Au point de penser qu’il serait impossible de remonter. Et si ça recommençait ? » T’as tenté de te suicider. Donc t’étais forcément au plus mal. Ce que tu redoutes, c’est qu’avec cette remontée de tes traumatismes tu te retrouves dans la même situation qu’avant. Et que cette fois tu ne te loupes pas. « Comment tu fais pour ne pas perdre pied ? » Tu ne le connais pas. Tu ne sais rien de lui. Et pourtant, il y a ces cicatrices qui vous lient. Qui ne te laissent pas indifférente.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Ven 30 Juin - 22:47



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Quatorze s’était un peu perdu dans ses explications. Le regard dans le vide et malgré les pauses entre ses mots et ses phrases, il ne s’était pas rendu compte qu’il avait juste donné le mauvais côté des choses. Les désavantages de se souvenir alors qu’il y avait aussi des avantages, aussi minimes soient-ils, il y en avait. Et puis se rappeler des moments mauvais déclenchait parfois la venue d’un souvenir joyeux. C’était à double tranchant dans le fond.

La jeune femme avait malheureusement eu la version pessimiste et triste de l’expérience que le brun avait faite. Elle semblait un peu gênée et désolée d’avoir posé la question. Elle avait même fixée ses pieds, avant de finalement répondre quelque chose de plutôt positif. Au moins, elle avait encore de l’espoir, Quatorze se sentait moins coupable, il ne l’avait pas totalement déprimée, c’était déjà ça. Et puis elle avait raison, à plusieurs ils y arriveront surement, petit à petit. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort non ? C’était bien ça le dicton ? Du moins c’était tel quel qu’il s’en souvenait. Alors elle devait avoir raison.

La jeune fille apposa sa main sur la sienne et le geste sympathique le surprit un petit peu. Il ne retira pas sa main pour autant. C’était réconfortant et la jeune fille était d’une douceur qui faisait du bien, surtout après avoir parlé de souvenirs douloureux. Elle commença à s’excuser et Quatorze prit une moue détachée. Elle n’avait pas vraiment à s’excuser, elle avait demandé et il avait répondu. Il aurait tout aussi bien pu se taire sans répondre après tout. Elle avait tenté le coup et puis à sa place, il aurait aussi cherché à en savoir plus.

Quatorze baisse un instant les yeux avant de hausser les épaules doucement.

« T’en fais pas, ça va. J’aurais pu ne pas te répondre. Mais ouais… Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. La preuve, on est encore là. On a souffert, mais on sera plus forts, j’en suis sûr. »

La main de la jeune femme se retire et le brun la regarde un peu plus longtemps, essayant de détailler ses expressions pour essayer de comprendre ce qu’elle pourrait bien ressentir. Elle redevient un peu plus pessimiste et dans le fond, ça le peine. Il devrait lui parler des avantages de se rappeler. Que derrière les mauvais souvenirs, il y en a aussi des bons. Mais il n’en a pas le temps que la jeune brune montre son avant-bras. Une longue cicatrice strie sa peau. Il ne faut pas avoir un doctorat en anthropologie pour comprendre comment et surtout pourquoi cette cicatrice est là.

Elle avoue avoir peur de re sombrer et dans le fond, Quatorze la comprend. Lui aussi il avait eu peur de ne pas réussir à remonter la pente après son passage en prison. Mais il y était arrivé. Il avait quitté sa chambre et évoluait de nouveau dans le Ruche. Il ne perdait plus pied, ou beaucoup moins en tout cas. Mais il n’y arrivait pas tout seul.

Le brun rapprocha sa main près de celle de la jeune femme avant de la serrer doucement, tentant de la rassurer en la regardant.

« Le passé n’est pas obligé d’avoir lieu de nouveau. Tu sais, certains souvenirs sont douloureux, mais d’autres sont beaucoup plus joyeux. Même si parfois ce n’est pas facile, ça fait du bien de retrouver… une partie de soi. Et puis, tu te feras des amis ici, de très bons amis peut-être. Et peut-être même que tu retrouveras des personnes que tu connaissais avant d’arriver ici. C’est mon cas. »

Un sourire était venu se poser sur ses lèvres, sincère. Il pensait évidemment à Trois et Douze. Il les connaissait avant la Ruche et ils s’étaient retrouvés ici, bien avant même d’avoir quelques souvenirs. Ça avait été instinctif presque. Et ça lui faisait du bien au quotidien. C’était grâce à eux qu’il arrivait à tenir.

« Pour pas perdre pied, je me suis entouré. Sans le savoir, je me suis créé des liens qui m’aident ici. Je me suis rendu compte après, avec les souvenirs, que j’étais liés à eux bien avant tout ça. D’autres sont juste des amis de la Ruche. Le fait d’avoir des personnes sur lesquelles s’appuyer, ça aide. Tu en trouveras aussi. D’ailleurs si tu as besoin de quoi que ce soit, si tu veux parler ou juste passer le temps, je suis là. »

Après tout, sauver la vie de quelqu’un, ça créer forcément des liens.
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Ven 21 Juil - 10:20

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Certes, il aurait pu ne pas te répondre. Et à vrai dire, cette situation t’aurait plus mise mal à l’aise qu’autre chose. Parce que ça aurait été signe que tu l’avais blessé. Que tu avais dit quelque chose qu’il ne fallait absolument pas dire. Que c’était un tabou. Ça aurait probablement jeté un froid entre vous, et vous n’en seriez pas là où vous en êtes actuellement. Alors, même si tu culpabilises encore un peu de l’avoir forcé à parler de tous ces mauvais souvenirs, et bien tu restes quand même rassurée qu’il l’ait fait. Qu’il ait accepté de t’en parler et de dévoiler une partie de son passé. Comme ça tu sais que tu n’es plus seul. Qu’il est là. Que d’autres sont là. Peut-être pas prêts encore pour en parler, mais en tout cas lui, il l’est. Tu sais que tu peux compter sur lui. Ou du moins tu as cet espoir. Après tout, tu ne le connais pas. Et même si vous partagez visiblement quelques souffrances, ça ne veut pas dire que vous réussirez à être amis. T’espères sincèrement que ça sera le cas, parce que tu sens que sa présence t’apaise et te rassure, et qu’il est un bienfait pour toi, mais tu ne peux pas le forcer non plus.

Devant sa tirade voulant se montrer optimiste, tu ne peux répondre qu’un « J’espère. » ampli d’espoirs. Oui, tu espères que tout ça vous rendra plus forts. Que tu sauras te montrer à la hauteur quand les souvenirs reviendront et que tu réussiras à tenir la barre pour ne pas sombrer comme tu l’as déjà fait. Oui, tu as été faible une fois, mais ça ne veut pas dire que tu le seras à nouveau. Car tu n’es plus seule. Il est avec toi. 089 est avec toi. Tu as déjà deux personnes à qui tu as accordé ta confiance. Deux personnes que tu sembles déjà apprécier. Et c’est déjà pas mal, non ? Il pose sa main sur la tienne, et tu lui adresses en retour un sourire reconnaissant. Si d’ordinaire le contact avec d’autres te fait peur, forcer de constater que celui-ci a l’effet d’un baume sur ton âme. Savoir qu’il s’intéresse à toi, qu’il se préoccupe de toi… C’est nouveau. Toi qui te pensais jusqu’à présent si seule… Finalement, tu as bien fait de venir ici ce soir. Même si tu as manqué de te tuer, tu vas ressortir de cette soirée pleine d’ondes positives. Déterminée à passer au-dessus de tous tes problèmes et à les affronter comme il se doit.

Il cherche à être optimiste. À te montrer aussi les bons côtés de retrouver ses souvenirs. Parce que oui, il y a les mauvais, mais il y a aussi les bons. Il n’a pas tort à ce sujet. Même si visiblement tu as passé des temps difficiles, tu dois forcément aussi en avoir vécu des heureux, c’est pas possible autrement. Un demi-sourire éclaire ton visage face à ses propos. Il faut que tu gardes espoir à ce sujet. Que t’évites de forcément tout voir en noir. Il t’explique qu’ici il s’est fait des amis. Des amis sur qui il peut compter et qui l’aident au quotidien. Toi tu as déjà 089 qui t’es d’un précieux soutien. Et peut-être lui, s’il veut bien de toi… C’est déjà pas mal en à peine deux jours. Il t’explique ensuite qu’il a retrouvé des personnes de son passé. Et à ses paroles tes yeux s’illuminent. Il conclue sa phrase en te proposant son aide et son soutien, validant ainsi tes suppositions à son sujet. Il est quelqu’un de confiance. Quelqu’un à qui tu pourrais te confier. Il est comme toi, il a vécu beaucoup de mauvaises choses. Mais il est réconfortant dans ses paroles. Tu pourras compter sur lui, comme il pourra compter sur toi. « Merci beaucoup. » T’as limite les larmes aux yeux quand tu lui dis ça. Parce que c’est le plus beau des cadeaux qu’il pouvait t’offrir. Son soutien. Un ami. Tout ce dont tu avais besoin, ni plus ni moins. Tu poses ta main libre sur la sienne, la secouant doucement pour montrer Ô combien tu lui en es reconnaissante. Quelques secondes s’égrainent, le temps pour toi de te reprendre et d’ajouter « Tu te souviens de qui ? » avec un sourire rassuré.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Mar 25 Juil - 3:11



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La jeune fille qui se trouve en face de Quatorze semble peu à peu aller mieux. Elle ne lui parait plus aussi craintive qu’avant et sa respiration a visiblement repris un rythme bien plus normal. Elle ne tremble plus et son petit sourire lorsqu’il lui tient la main lui confirme qu’elle n’a surement plus peur de lui, ce qui le réconforte. L’idée qu’il puisse inspirer la peur ne lui fait pas spécialement plaisir. Certes, dans la Ruche cela peut être un atout, de taille même. Certains psychopathes se baladent parmi eux et le brun a déjà entendu parler de certaines de leurs actions… peu sympathiques. Mais inspirer de la peur à une jeune femme qui vient de frôler la mort et qui est tout frêle… Non, ça lui aurait pas plus.

Mais heureusement, à mesure qu’il parle, la jeune femme resplendie. Un sourire prend définitivement place sur son visage et ses yeux pétillent comme il ne les a encore jamais vus pétiller. Il espère que ses mots l’apaisent et lui redonne un peu de courage et d’espoir. Tout comme d’autres ont pu lui apporter cela auparavant. Quand Trois s’était occupé de lui directement à sa sortie de prison. Comme Douze qui s’efforçait de lui redonner le goût à la vie, même si c’était dans la Ruche. Après tout, ils avaient peut-être vécus des choses affreuses. Peut-être qu’elles étaient même très récentes… Mais ici, ils s’en tiraient plutôt pas mal non ? Alors oui, il leur arrivait parfois des ennuis, des blessures, des moments difficiles. Mais Quatorze était persuadé que cela ne pouvait pas être pire que ce qu’ils avaient déjà dû endurer. Il pourrait même en mettre sa main à couper. Ses souvenirs, et surtout ses cauchemars, lui rappelaient chaque jour à quel point il ne voulait pas retourner sur le terrain à la guerre. Et encore moins dans cette cave où on l’avait enfermé…

Une main qui se pose sur la sienne, tenant l’autre main de la jeune fille, le sort de ses pensées. Quatorze regarde de nouveau la demoiselle avant de remarquer un petit voile humide. Mince ! Il l’a fait pleurer ? Quel idiot ! Il est prêt à s’excuser sur le champ, mais c’est sans conteste le remercie qui franchit les lèvres de sa petite rescapée. Il est instantanément rassuré et lui sourit tendrement. S’il peut l’aider, il le fera avec plaisir. Il a envie de pouvoir rendre ce qu’on lui a apporté ici alors qu’il était au plus mal. L’union fait la force et les liens sont précieux. Ils sont tous ce qu’ils ont, avec leurs petites brides de souvenirs, aussi maigres soient-ils…

Le brun la laisse un instant, comprenant qu’elle ne s’attendait peut-être pas à vivre une soirée aussi éprouvante. Elle finit par reprendre la parole et sa question attire un nouveau petit sourire en coin à Quatorze. De qui il se souvient ? C’est encore un peu flou, mais il s’accroche comme un noyé à une bouée pour tenter de faire remonter le maximum de souvenirs à la surface. Il sert doucement la main de la jeune fille avant de lui répondre.

« En fait, j’ai fais un petit séjour en prison après avoir mangé une pomme en dehors de la cafétéria… Je n’ai pas le droit de raconter ce qu’on m’a fait là-bas. Mais en sortant, je me suis mis à faire beaucoup de cauchemars dans lesquels je voyais une majorité de mauvais souvenirs. Mais au milieu d’eux… De tous petits bouts de souvenirs heureux étaient cachés. J’ai mis longtemps à les repérer et à les assimiler à deux personnes que je connaissais déjà ici. »

Il prit une pause, une de ses mains passant volontairement contre le tatouage en forme de boussole contre son haine gauche… remontant finalement sur la chaîne qu’il portait au cou, avec les plaques militaires qui y étaient accrochées. Il se mordit la lèvre inférieure et reprit ses explications.

« Je me souviens de deux personnes. De Trois, H01-003, un grand châtain aux yeux bleus, il est arrivé dans les premiers ici. On s’est tout de suite très bien entendus ici et en sortant de prison, je l’ai vu. Lui et moi, assis dans un bar à siroter une bière tout en rigolant. On avait l’air très ami. Et ce qui est fou, c’est qu’on a le même tatouage, gravé dans notre peau, et placé au même endroit. »

Il avait montré le tatouage du doigt. Une petite boussole noire, finement détaillée. Exactement la même que portait aussi Trois, lui aussi sur l'haine gauche. Ils l’avaient tous les deux découvert le jour même de sa sortie de prison. Quand Trois avait été obligé de mettre Quatorze dans la douche pour le sortir de sa crise de panique.

Mais Quatorze n’avait pas terminé, donc il reprit bien vite, trop content de pouvoir parler à quelqu’un des souvenirs qui impliquaient les deux personnes qui étaient les deux plus importantes pour lui ici, actuellement.

« La deuxième personne, c’est Douze, H04-12. Il est arrivé un peu après moi. Il jouait du piano dans la salle commune et finalement, j’ai joué la mélodie avec lui, je la connaissais alors que je ne pensais jamais avoir touché un piano de ma vie. J’ai tout de suite été attiré par lui, comme un aimant. On a des plaques militaires similaires tous les deux. J’ai eu des flash de nous deux, pendant la guerre, sur le terrain. Puis d’autres souvenirs, plus flou que je ne comprends pas trop. Je sais juste qu’il m’apaise et que son touché m’aide à aller mieux. C’est comme-ci… comme-ci c’était un antidouleur pour moi. »

Il avait rigolé doucement à ses propres mots. Ça pouvait paraître complètement stupide, mais c’était comme ça qu’il le percevait. Qu’il les percevait. Ils étaient ses bouées,

« J’espère que si tu te souviens de quelques détails de ta vie passée, tu te souviendras de quelqu’un qui est aussi ici. C’est quelque chose… d’indescriptible. Mais ça fait un bien fou d’avoir cette impression, cette sensation de retrouver des proches. Des amis. Comme des piliers de ce qui te définissait toi, en tant que personne et non en tant que matricule bizarre. »
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Mar 25 Juil - 20:13

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Tu le vois dans ses yeux, que tu le touches. Que c’est pas de la pitié, comme certaines personnes ont pu te percevoir depuis que t’es arrivée dans cette Ruche. Il y a de la sympathie dans ses yeux. De la douceur, aussi. Et une infinie compassion. Ça te fait du bien, de croiser quelqu’un comme ça. Quelqu’un de bien, à l’écoute  et gentil. Parce que ça change. Nombreux sont les regards hostiles que t’as croisé depuis que t’es ici. Entre les regards blasés, agressifs ou encore hautains… C’est difficile pour toi de te sentir à l’aise en ces lieux. Heureusement, tu te sens bien dans ta chambre, avec 089. Parce qu’elle aussi, elle a réussi à te mettre à l’aise avec ses paroles douces et réconfortantes. Y’en a pas beaucoup, des gens bien dans cette Ruche. Mais t’es contente qu’en si peu de temps t’en ais déjà rencontré deux. Et t’espères sincèrement te tromper sur leur nombre. Mais vu les regards que tu as croisé jusqu’à présent… T’as tendance à en douter fortement.

Il commence à raconter son histoire, et tu ne peux pas t’empêcher de frissonner lorsqu’il commence par te dire qu’il a fait un petit séjour en prison. La prison… Tout ceux qui y sont allés n’ont pas eu le droit de raconter ce qu’il s’était passé. Mais il parait qu’ils sont revenus changés, et très traumatisés. Son discours ne fait que confirmer tes doutes. Tout ça pour une pomme… N’importe quoi. Toutes ces règles sont idiotes, et ont pour conséquences d’enfermer des personnes qui ne le méritaient pas forcément. Alors qu’au contraire les intelligences artificielles ont aboli celle sur la violence. Donc en gros on ne peut pas manger une pomme en dehors de la cafétéria mais on peut tabasser quelqu’un jusqu’à ce que mort sans suive sans avoir de compte à rendre à personne ? C’est à n’y rien comprendre. Allez comprendre la logique là-dedans…

N’empêche que grâce à ce fâcheux évènement, il a quand même réussir à se souvenir de moments heureux. Trois et Douze, apparemment. Donc dans un sens, c’est un mal pour un bien (même si pour rien au monde tu ne voudrais échanger ta place avec lui. L’amnésie, ça a ses inconvénients, mais aussi ses avantages. Celui de dormir relativement sereinement, sans avoir à être assaillie par des cauchemars, entres autres). Mais t’es contente pour lui. Contente qu’avec ces deux personnes il se sente bien et qu’il arrive à surmonter tous ses mauvais souvenirs. T’as regardé son tatouage, lorsqu’il l’a mentionné. Une boussole. C’est drôle, de s’être faits tous les deux tatouer ça. Mais c’est bien pratique, au final, quand on est amnésiques. C’est comme marqué « je suis quelqu’un d’important pour toi » en gros et en rouge. Un bel indice que t’espères aussi avoir en commun avec quelqu’un. Ça serait tellement plus simple que d’avoir à attendre qu’un souvenir te revienne à l’esprit… « Moi j’ai cette date avec ce mot « Always » de tatoués ; je suppose que ça veut dire quelque chose et que ça me relit à quelqu’un. Mais encore faut-il que je me souvienne de qui… J’aimerai bien que cette personne ait un tatouage similaire, comme ça ça sera plus facile pour se reconnaitre… » En même temps que tu parlais tu lui dévoilais ta clavicule gauche. Tu ne restes pas longtemps à lui montrer cette partie à moitié nue de ton corps, et rapidement tu replaces la serviette autour de toi. Tu ne sais pas ce que cette date signifie. Tu ne sais même pas en quelle année vous êtes. Mais ça doit être quelqu’un d’assez important pour toi, sinon tu ne l’aurais pas calligraphié sur ta peau.

Tu ne peux pas t’empêcher d’avoir un sourire rêveur face à ses dernières paroles. T’espères sincèrement que toi aussi, tu réussiras à retrouver des personnes de ton passé. Des personnes qui sauront te soutenir autant que Douze et Trois l’ont soutenus. Ça te donne espoir, et c’est exactement ce dont tu avais besoin en ce moment. « Je veux bien te croire… J’espère qu’ils ne seront pas déçus de moi en me retrouvant… Et qu’ils voudront bien de moi, déjà. Mais il faut que j’arrête d’être pessimiste, ça ne me réussit pas trop. » Tu sais pas trop si au final tu lui parles à lui ou si tu te parles à toi-même. Dans tous les cas, tu te mords la lèvre inférieure face à ta dernière remarque. Il faut vraiment que t’arrêtes à tout le temps croire que personne ne voudra jamais de toi. Parce qu’à force de le penser aussi fort, ça finira par arriver. Et puis y’a pas de raison que tu sois seule au monde. Sinon, déjà, tu n’aurais pas cette date de tatouer sur ta clavicule… « En tout cas, je suis vraiment contente que tu ais trouvé ces deux personnes. Je ne pense pas les connaitre, mais à t’entendre elles ont l’air formidables. » Tu penses vraiment ce que tu dis. À l’entendre on pourrait penser que ce sont les meilleures personnes de la Ruche. Et peut-être qu’elles le sont, d’ailleurs. « Au fait, en parlant de matricule, je ne me suis pas présentée. Je suis 678. » Comme il peut s’en douter, tu n’as pas encore retrouvé ton prénom. Donc il faudra faire avec ce numéro en attendant…


© Gasmask

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Mar 1 Aoû - 17:41



Smile so facking.

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Plus Quatorze parlait et racontait ce dont il se souvenait et plus il sentait comme un poids s’envoler de ses épaules. Il pouvait enfin exprimer sa joie, son soulagement d’avoir retrouvé du positif dans tous les souvenirs qui l’assaillent sans cesse. Bien sûr, il en parlait de temps en temps avec Trois et Douze, mais exprimer parfois des choses qui les concernent n’est pas simple. Des doutes encore moins. Alors en parler à quelqu’un d’autre lui fait du bien. Surtout que la jeune fille semble l’écouter attentivement, et il lui en est reconnaissant. C’était comme s’il se découvrait une confidente dans cette Ruche qui ne rapprochait pas si souvent que ça ses résidents.

Le sourire qu’affichait la jeune fille semblait traduire le faite qu’elle était contente pour lui, en tout cas c’est ce que le brun se disait. Elle finit par lui montrer un tatouage qu’elle a la clavicule, une date. Elle lui mentionne également le fait qu’elle en possède un autre avec écrit « Always » dessus. Il prend soin d’essayer de mémoriser la date et l’écriture de ces derniers, se disant que cela peut être utile.

« C’est une super bonne nouvelle oui ! Ces deux tatouages, ils peuvent t’aider à te souvenir de certains détails. C’est une base. Et puis, si ça se trouve, toi aussi tu vas trouver quelqu’un avec le même. En tout cas, si je vois quelqu’un avec les mêmes que toi, je viendrais t’en informer ! »

Malgré que la jeune fille semblait enfin plus apaisée et rêveuse, son doux air s’estompe finalement. Son visage paraît plus inquiet, presque triste sans que Quatorze ne sache trop pourquoi. Il fronce les sourcils avant de finalement obtenir la réponse à son interrogation. C’est donc ça, elle a peur de décevoir ceux qu’elle pourrait retrouver. Il fait une moue, trouvant triste le fait qu’elle se dévalorise aussi et qu’elle se donne si peu de valeur. Elle a beau être fragile et brisée, elle semble douce et très gentille. Il ne comprend pas comment on pourrait ne pas vouloir d’elle… La jeune fille ajoute néanmoins qu’elle devrait arrêter d’être pessimiste et il ne peut qu’être d’accord.

« Je ne vois pas pourquoi on ne voudrait pas de toi. Tes cicatrices ne te définissent pas, elles font partis de toi mais ne tu n’es pas uniquement ça. Tu m’as l’air gentille, attentionnée. Il faut y croire, c’est d’abord en s’acceptant soi-même que les autres finissent par nous accepter. »

Il lui fait un sourire qui se veut réconfortant mais toujours franc. Il pense ce qu’il dit, chaque mot. Il a eu le temps de penser à tout ça depuis que les cauchemars ont commencés et il en est venu à cette conclusion. Alors il s’y accroche.

Elle revient sur ce qu’il lui a raconté, mentionnant les deux personnes dont il venait de parler. Le brun ne peut retenir un sourire franc, oh oui, elles sont formidables. En tout cas à ses yeux, elles le sont. Il ne sait pas du tout ce qu’il deviendrait s’ils venaient un jour à disparaître, d’ailleurs il s’interdisait très souvent d’y penser. La voix de la brunette vient le sortir de ses pensées une nouvelle fois et il se trouve finalement un peu bête, lui non plus ne s’est pas présenté !

« Oh, moi non plus, je suis bête ! Enchanté en tout cas, moi c’est 14. »

Il nota son numéro dans un coin de sa tête pour ne pas l’oublier. Ce serait bête de ne plus savoir comment appeler son amie non ? Il lui fit un autre sourire avant de sentir une sorte de frisson sur sa peau. Ah, mince. Décidément. Il se passe une main dans les cheveux, un peu gêné.

« Je, je crois que je commence un peu à avoir froid. Je vais éviter de tarder pour ne pas chopper la crève, fin, si c’est possible ici. Je te raccompagne ? »

Il s’était légèrement redressé, gardant la serviette autour de lui. D’une main agile il avait ramassé ses vêtements mouillés avant de tendre sa main de libre à la jeune fille pour l’aider à se relever. C’était la moindre des choses, sa presque noyade avait dû la fatiguer, elle aussi devait surement avoir envie d’aller prendre une bonne douche chaude avant d’aller se coucher.

La jeune fille avait saisi sa main et accepté sa proposition et ils partirent tous deux, emmitouflés dans les serviettes blanches, à travers les couloirs de la Ruche.
Codage par Libella sur Graphiorum

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

The pianist man, i know him.
I don't remember my past. Just that I suffered a lot. I was tortured. He destroyed me ... But then I met him. I don't remember everything, but I know. I know I need him. I know he can help me. He can fix me
 
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MessageSujet: Re: smile so faking (H03-14)   Jeu 3 Aoû - 14:12

Smile so faking
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La peur te fait faire des choses idiotes. Comme tétaniser ton corps alors qu’il est en train de nager. T’aurais pu te noyer, à cause de la peur. Tu trouves ça ridicule. Comme de se noyer dans ta baignoire. Ça parait impossible. Parce que tu sais nager. Pas très bien, mais tu t’es quand même bien débrouillée. Y’a qu’à voir les allers et retours que t’as fait avant qu’il arrive pour le prouver. La peur te fait aussi ressentir des choses idiotes. Comme le fait que tu te sentes inférieure aux autres. Que tu te sentes souvent de trop. À cause de cette peur, tu te dévalorises sans cesse, n’arrivant pas à avoir confiance en toi. Pourquoi, est-ce que tu as peur ? Toi-même ne trouves pas la réponse à cette question. Dès que tu as ouvert les yeux dans cette prison aseptisée, avec tout ce blanc et cette pièce vide, tu as paniqué. Peut-être parce que c’est quelque chose d’ancré en toi ? Les cicatrices sur ton corps n’ont fait que confirmer cette hypothèse. Parce que tu as vécu un traumatisme. Ou plusieurs. La peur devait faire partie intégrante de ta vie d’avant. C’est une quasi-certitude. Mais que se serait-il passé, si tu n’avais pas eu toutes ces cicatrices ? Si tu n’avais pas eu ces preuves de toute cette violence et de ta souffrance passée ? Est-ce que tu aurais continué à avoir peur ? Il est normal de ne pas être à l’aise à son entrée dans la Ruche. 089 te l’a certifié. Par contre, il est anormal que ce sentiment d’insécurité continue. Le sous-entendu des significations de tes cicatrices, très probablement.

C’est toi qui t’imposes cette peur. Toi qui te dévalorises et qui te fais dire et faire des choses idiotes. Tu ne peux en vouloir qu’à toi-même. Et par définition qu’à tes cicatrices. Parce que ce sont elles qui t’ont fait peur. Qui t’ont fait pressentir le pire que tu ais vécu avant. Si tu étais arrivée aussi blanche et immaculée que la neige, tu n’aurais certainement pas réagi comme tu l’as fait jusqu’à présent. T’aurais surement eu plus confiance en toi. Parce que y’aurait pas eu cette épée de Damoclès au-dessus de ta tête pour te rappeler Ô combien tu as été faible dans ta vie passée. Mais il a raison dans ses paroles, quand il te dit que ce ne sont pas tes cicatrices qui doivent te définir. Qu’elles font parties de toi mais que tu n’es pas qu’elles. Certes, tu as vécu des atrocités, et tu as sombré. Mais tu dois aussi avoir vécu de beaux moments. C’est obligé. Sauf que ces bons moments, tu ne les as pas gravés sur ton corps. Ou alors tu ne les as pas encore assimilés comme tel. Il y a bien cette date avec ce mot. Forcément ils concernent quelque chose de bénéfique (et d’ailleurs tu le remercies d’un sourire chaleureux quand il te dit qu’il va faire attention à partir de maintenant au cas où il verrait quelqu’un avec un tatouage similaire). Enfin bref. Tu prends un profond soupire, et tu fermes les yeux. Il ne faut plus que ces cicatrices te définissent entièrement. Il ne faut pas que toujours tu rapportes tout à elles et aux maux qu’elles ont engendré. Tu te dois d’être forte. Plus forte qu’elles. « Tu as raison. » que tu murmures après avoir pris une grande inspiration. Il faut que tu t’acceptes. Ou du moins que tu essaies. Ça ne pourra pas se faire en une journée, mais si tu te montres dévouée et déterminée, tu finiras forcément par y arriver. Et puis tu n’es pas seule, tu as 089 et lui.

Lui. Quatorze. C’est simple et facile à retenir, tu devrais y arriver sans problème. Tu tends ta main vers la sienne pour la serrer dans un signe amical. Une poignée de mains solennelle et polie. « Enchantée de faire ta connaissance Quatorze. Vraiment. » Ton quotidien va te sembler plus ensoleillé, maintenant que tu as fait sa connaissance. Parce que vous avez beaucoup de choses en commun. Un confident, voilà ce qu’il est. Et un véritable ami sur qui tu pourras compter. Tu vois sa peau qui frissonne tandis que tu lui serres la main. Il a froid ? C’est vrai que toi-même t’es pas très à l’aise, tu trembles même depuis quelques minutes. Tu valides son idée de rentrer. T’es pas contre une bonne douche bien chaude. « Oui d’accord. Ça serait dommage, en effet. » Tu saisis la main qu’il te tend puis te relèves. Vous vous dirigez ensuite vers ton étage, puis vous arrêtez devant ta chambre. Toi au niveau six, lui au niveau dix. Vous n’auriez pas pu faire plus éloignés. Tu resserres une dernière fois la serviette autour de toi avant de lui jeter un dernier regard. « Merci pour cette soirée. J’espère te revoir bientôt. » Timidement, tu poses tes lèvres sur sa joue, puis disparais derrière ta porte, les joues rougies par l’émotion engendrée.


© Gasmask

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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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smile so faking (H03-14)
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