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 White Hell | F05-513

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Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: White Hell | F05-513    Sam 13 Mai - 15:50

L'ascenseur s'arrête - Niveau 1 - Moins 1 serait plus exact, le mouvement de pression était clair, vers le bas. Le cœur qui s'accélère, la main qui se tend quand la porte s'ouvre. Avance. Un peu de courage. Avance. N'aie pas peur, allez AVANCE BORDEL !  Et le corps qui fait un soubresaut quand le premier pas se fait, hésitant. La porte de l'ascenseur se referme derrière dans un bruit ténu. Tout ici est aseptisé, même le son. Le silence est insupportable sans qu'on ose encore le briser par un son. Le bruit des semelles semble indécent sur sol, petit bruit de succion. La main est crispée si fort sur le papier qu'il en est chiffonné. D'après le plan, c'est ici la salle commune. Et qui dit salle commune, dit qu'il y a d'autres personnes. Mais les lieux sont vides.

Le document indique en plus du plan, un code H05-152 , un numéro de chambre et un règlement. Le premier étage, la première étape ou plutôt la seconde après l'Eveil. Mon Eveil. Seul dans une pièce minuscule, blanche, vide, d'une lumière vide. Suis-je mort ? C'est la première question qui m'est venu avant de sentir le sol froid sous moi. J'imagine que les morts ne ressentent plus le froid. Mon cœur s'est brusquement emballé quand je me suis rendu compte que Je n'avais pas de nom, ne s'en souvenais pas. J'ai essayé de me souvenir, et je me suis tapé une crise d'angoisse. Je sais confusément que ce n'est pas la première fois que ça m'arrive mais celle ci était violente.

J'entre dans la salle commune et je cligne des yeux, mes pupilles se dilatant pour s'adapter. La lumière est douce, jaune plutôt que le blanc étincelant qui vrille les nerfs optiques. Soudainement les murs ne sont plus immaculés, il y a des bibliothèques, et un piano. NOIR. Putain, ça fait du bien de voir autre chose que du blanc, j'expire bruyamment, l'angoisse qui m'oppresse la poitrine descendant d'un cran. Le tee-shirt blanc me colle à la peau à cause de la transpiration. Mes cheveux courts sont collés à mon crâne, trempés de sueur. Je ne sais même pas de quelle couleur ils sont, il n'y a pas de miroir. Je m'approche d'une étagère et je tends la main devant moi pour saisir un livre au hasard. Mon pull remonte sur mon bras, et sur ma peau, au dessus du poignet, il y a de petites cicatrices rondes, anciennes.

J'ouvre le livre, ses pages sont blanches. Je le laisse tomber pour en prendre un autre, c'est la même chose. Fébrile, j'essaye encore un autre, le cœur qui de nouveau s'affole. Je pivote brusquement sur moi-même au bruit de l'ascenseur qui s'ouvre à nouveau. Ma main se porte machinalement vers mon flanc dans un geste inutile que je ne saisis pas.

Je ne suis plus seul.
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MessageSujet: Re: White Hell | F05-513    Sam 13 Mai - 16:44

Les portes de l'ascenseur se referment, arrachant à ma vue la tranquillité du jardin. Je voulais juste avoir l'impression de retrouver la vie réelle. Le monde, la nature. L'extérieur... Peut-être qu'il y a quelque chose qui s'en rapproche plus que ça, j'en sais rien. Je n'ai pas tout visité encore. Je me suis arrêtée au niveau 8. Mon niveau. Là où j'habite. Je ne ressens rien face à cet endroit. Je ne m'y sens pas vraiment chez moi. Je ne sais plus à quoi ça ressemblait, avant, chez moi mais je sais que ça ne ressemblait pas à ça en tout cas. Un soupir m'échappe alors que les secondes s'écoulent. C'était hier que je suis montée dans ce truc pour la première fois. Rien que d'y repenser, la panique fait battre mon cœur plus fort.

Je secoue doucement la tête et passe machinalement la main sur le pendentif glissé sous mon tee-shirt blanc. C'est stupide, il ne signifie rien pour moi (plus rien en tout cas) mais il me rassure. Il me promettrait presque des jours meilleurs. Puis mes doigts glissent dans ma tignasse indomptable, ramenant maladroitement mes boucles folles en un chignon brouillon que j'attache avec l'un de leurs élastiques, blanc lui aussi. Comme tout ce qu'il y a ici ou presque. C'est à rendre dingue n'importe qui ! Je ne sais pas combien de temps je vais devoir rester mais j'ai cru comprendre que ça pouvait être long. Certains sont là depuis des mois, si je me trompe pas. J'en suis pas tout à fait sûre, c'est juste ce que j'ai cru comprendre en écoutant les gens parler. Des mois... Et dire que ça fait un jour et que j'en ai déjà marre...

Un nouveau soupir rompt le silence de la cabine juste avant que les portes ne s'ouvrent sur une nouvelle salle. La salle commune et sa bibliothèque. Je suis venue ce matin. Les livres ont attiré mon attention. Leurs pages blanches également. J'en ai ouverts pas mal et jamais rien dedans... J'ai fini par abandonner, évidemment. Peut-être qu'il y en a un, rien qu'un, qui n'est pas vierge mais je n'ai pas le courage de le chercher. En tout cas, je me sens bien ici, je ne sais pas trop pourquoi. J'ai passé un long moment ici, hier, assise dans un coin à fixer ses bouquins sans histoire. Comme moi... Je compte faire pareil, là. M'installer et attendre. Je ne sais pas trop quoi encore. Que quelqu'un vienne ? Qu'on m'explique ? Je sais pas... Les deux, sûrement. Qu'on me sorte de là, peut-être aussi.

En face de moi, près des étagères se tient un homme. Il a fallu que les portes s'ouvrent toutes grandes pour que je le remarque enfin. Je me sens un peu stupide. J'ai l'impression de lui avoir fait peur. « Désolée, je voulais pas déranger. » Ce qui ne m'empêche pas de faire un pas dans sa direction, laissant les portes nous enfermer ici. Un sourire étire doucement mes lèvres. Je viens en paix. Je le fixe un instant, détaillant son visage dans l'espoir idiot qu'il me rappelle quelque chose mais c'est sans succès. J'essaye à chaque nouvelle personne que je crois, à chaque nouvel endroit que je découvre. Pour rien... Mon regard glisse sur lui, sur ses vêtements aussi blancs que les miens et s'écrase au sol où quelques livres agonisent. « Je crois qu'ils sont tous vides. » L'inquiétude se voit une seconde et disparaît alors que je hausse les épaules. « De là à là, en tout cas, ils le sont. » Je désigne d'un geste hésitant le morceau de bibliothèque que j'ai vérifié et finis par fourrer mes mains dans les poches de mon pantalon.
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MessageSujet: Re: White Hell | F05-513    Sam 13 Mai - 18:31

Je reste figé un moment. Stupide. Quelqu'un. Quelqu'un en chair et en os et non pas un bras mécanique, robotique. Quelqu'un qui s'excuse poliment, profanant le silence et qui sourit. Ça me semble presque déplacé par rapport à mon état de nerfs. Je la dévisage, cette fille surgit de l'ascenseur, en tenue blanche comme moi. Je suis machinalement son geste du regard. J'ai l'impression que je n'arriverais pas à émettre un son. Je ne sais que reste là, stupidement. Quelqu'un, quelqu'un ! Malgré le terme salle commune, je n'y croyais pas après avoir vu la salle vide.

Elle met ses mains dans ses poches et je baisse le regard pour constater que moi aussi j'ai des poches. Je n'avais pas remarqué. Machinalement, je les fouille, elles sont vides. Je me rends compte que je devrais dire quelque chose et je relève la tête vers elle.

"Tu as fouillé toutes ces étagères là ?"

C'est le premier truc qui franchit mes lèvres. Question inutile. Rhétorique. Elle vient de me le dire. Je brandis le plan brusquement et un flot de paroles sort en vrac, pressantes mais sans agressivité. L'angoisse perce dans ma voix que j'entends pour la première fois. Pourtant je sais que ce n’est pas vrai, c'est bien ma voix. C'est étrange.

"C'est quoi cette merde ? On est où ?" - et surtout, brusquement - "T'es qui ? Tu t'appelles comment ? C'est quoi ton nom ?"

Même question de trois manières différentes. Parce que c'est la seule qui mérite une réponse pour l'instant. Si elle sait qui elle est, je trouverais ça moins grave que moi je ne me souvienne pas. Vous comprenez ? Ce serait juste un choc, une amnésie. Ce serait juste que je suis juste dans un hôpital. Un drôle de putain d'hôpital sans personnel soignant, avec une cellule de réveil vraiment flippante, mais un hôpital ! Je m'accroche à cet espoir dont je sens pourtant qu'il ne colle pas avec la "réalité" que je vis. Réalité. Je ne sais plus ce que veut dire ce mot.
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MessageSujet: Re: White Hell | F05-513    Sam 13 Mai - 19:02

Est-ce que j'ai fait une bêtise ? C'est pas impossible. Normalement, j'ai le droit d'être là mais peut-être que j'ai pas bien compris. Enfin, on m'a jamais dit que je pouvais pas les autres fois où je suis venue. On m'a rien dit du tout, en réalité. Et le règlement l'interdit pas non plus... Alors pourquoi il me donne l'impression de pas être à ma place ? Est-ce que j'ai une place, au moins ? J'en suis plus très sûre. En tout cas, j'imagine qu'il n'a pas tort et qu'elle n'est pas là. Pourtant, je ne me défais pas de mon sourire. Il n'y est pour rien. Enfin je crois. J'ai du mal à croire qu'un homme habillé comme moi et a l'air aussi perturbé que le sien puisse y être pour quelque chose. Ce serait sadique de venir voir les effets de... De quoi, d'ailleurs ? J'en sais rien. Je sais même pas ce qu'on m'a fait ni pourquoi on me l'a fait. Enfin, quoi que ce soit, ce serait sadique. Il m'observe. Je l'observe aussi. Il n'y a pas de méfiance dans mon regard, juste des questions sans réponse. Il a quitté l'adolescence depuis un moment mais il n'est pas vieux pour autant. Je revois mon reflet dans le miroir de la salle de bain et j'essaye mentalement de comparer. J'aimerais bien savoir quel âge j'ai, alors je tente de me placer par rapport aux autres. Et lui, déjà, il n'est pas plus jeune que moi je suppose. Mais le reste, je sais pas. On a le même âge ? Il a plus ? J'en sais rien. Tant pis.

Il détaille chacun de mes gestes. Son regard suit mes mains jusqu'à mes poches. Elles sont vides, je suis pas armée, rien du tout. On a pas d'armes, ici, je crois. Juste des couverts en plastiques et des crayons. Ça peut être dangereux, je dis pas, mais c'est pas franchement ce que je prendrais en premier si j'avais pour but de faire du mal à quelqu'un. Finalement, il met ses mains dans les siennes. En fait, il avait pas peur que j'attaque, il réalisait juste qu'on en avait. Je suis rassurée. Je n'ai pas envie qu'on se mette à penser du mal de moi, ou qu'on m'aime pas. Enfin pas pour rien, pas comme ça. « Tu as fouillé toutes ces étagères là ? » Je hoche la tête machinalement. ''Toutes ces étagères'', ça donnerait presque l'impression que j'en ai fait beaucoup alors que c'est faux. J'ai pas fouillé grand chose quand on regarde la taille de la bibliothèque mais oui, c'est l'idée. J'ai fouillé ces étagères là. Je voulais être sûre que c'était vide, pas juste un ou deux. Et visiblement, ça l'est.

Puis tout s'accélère. « C'est quoi cette merde ? On est où ? » Dans sa main, le plan. « T'es qui ? Tu t'appelles comment ? C'est quoi ton nom ? » Et entre nous, toutes les questions que je me pose aussi. J'ouvre la bouche mais rien ne vient. Alors je la referme. Je baisse les yeux. Je fixe les livres à ses pieds. Mon cœur tambourine dans ma poitrine. C'en est presque douloureux. « Je... » Un soupir. Les mots ne veulent pas sortir. Ce ne sont pas les miens. « Je suis F05-513 et on est dans la ruche. » Ce ne sont pas les miens mais c'est tout ce que j'ai. Les deux pauvres et uniques informations balancées hier d'une voix déshumanisée. Je me les suis répétée en boucle de peur qu'on vienne me les enlever, elles aussi. Je suis F05-513 et je suis dans la ruche. C'est affreusement flou. Je ne comprends pas. « Je sais pas ce que ça veut dire... » Sur mes épaules s'abat violemment la honte. La honte de ne même plus savoir qui je suis. F05-513... Je suis un numéro.
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MessageSujet: Re: White Hell | F05-513    Dim 14 Mai - 8:00

Elle me confirme d'un mouvement de tête et je comprends que les livres sont tous vierges. Comme elle l'a dit. C'est du délire. Je crispe les poings pour résister à l'envie de continuer à prendre les bouquins et les jeter au sol pour vérifier. Mais c'est inutile.

Il y a ce moment où elle va me répondre mais où elle s'arrête. Flottement. Indécision. Je suis suspendu à ses lèvres, mon cœur s'emballe alors que le temps lui semble s'étirer. Deux vitesses. Et le verdict tombe. Je n'y comprends rien. Ce qu'elle me dit sont des mots vides de sens et un muscle sur mon visage tressaille violemment parce que je tente de me maîtriser. Je la dévisage d'un air d'incompréhension désemparée. Et j'énonce ce qui est pourtant une évidence !

"C'est pas un nom !"

Je regarde mon papier, comprenant que le H05-152 c'est censé être mon identifiant. Je vais pas dire nom, c’est pas un nom ! Et ruche ça veut rien dire, on est visiblement d'accord là dessus.

"Ruche ?!"

Je suis pris d'un violent frisson qui me secoue et j'ai la trouille de faire une autre crise d'angoisse. Je recule et m'assieds dans un des canapés en ramenant mes pieds sur le siège, menton contre les genoux. Je cille en regardant la fille. F05-513. Tu parles d'un nom ! Je frotte mon sourcil de l'index, dans un tic machinal. Je ne suis pas seul dans la galère, c'est pas si mal. Elle va surement pouvoir me renseigner, elle en sait visiblement plus que moi.

T'es là depuis quand ? Y a d'autres gens ? Qui nous surveille ? Où sont les gardes ?

Qu'on soit dans un asile ou un hôpital, un centre d'expérimentation -c'est du délire cette idée- y a forcément des geôliers, du personnel, des gens pour faire respecter ce foutu règlement. Je secoue la tête, inspire brusquement en me ressaisissant. Je cherche à comprendre mais il n'y a rien à comprendre.

Qu'est-ce qu'on fout ici ? Je... je me souviens de rien.
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MessageSujet: Re: White Hell | F05-513    Lun 15 Mai - 11:46

J'énonce, à sa demande, le peu que je sais. Et autant dire que ça ne va sûrement pas l'aider. Si ça se trouve, il a eu la même phrase que moi, à son arrivée. Bonjour F05-513. Bienvenue dans la ruche. Alors ce que je sais, il le sait aussi. Mais ça ne semble pas franchement lui convenir. Je vois pas ce que je peux faire d'autre. Si j'en savais plus, je lui en dirais plus, je vous assure ! Mais ça n'est pas le cas, alors il faudra se contenter de ça. « C'est pas un nom ! » Je me renfrogne légèrement. Je sais. Mais ils m'en ont pas donné de vrai et ma mémoire me fait défaut. Alors en attendant...  « C'est comme ça qu'on m'a appelée quand je me suis réveillée. » Comme si ça changeait quelque chose. Je ne sais pas comment je m'appelle. Je ne le sais plus. C'était sûrement la chose la plus importante de ma vie, l'essence même de qui j'étais, et on me l'a pris. J'ai plus de nom. Juste un numéro qui n'a pas de sens. F, je peux comprendre. 05-513, en revanche... Je n'y ai même pas vraiment réfléchi pour être honnête, je sais que ça ferait une question de plus à laquelle je ne saurais pas répondre. Son regard se pose sur son plan. Un énième soupir m'échappe. Peut-être qu'il s'en souvient, lui... Je lui souhaite. C'est particulièrement perturbant de se réveiller un matin sans réussir à mettre un nom sur son propre visage. De redécouvrir ledit visage sans savoir si on ressemblait vraiment à ça, avant. J'imagine que oui, bien sûr, mais je ne suis certaine de rien. « Ruche ?! » Je hoche la tête. Oui. Ruche. Peut-être qu'on est censés travailler, ici, comme les abeilles. Je sais pas. On m'a rien dit. J'ai aucune tâche à effectuer, pas de travail à faire. Rien. Et je n'ai pas vu qui que ce soit se tuer à la tâche non plus. J'ai peut-être juste pas regardé aux bons endroits, c'est possible aussi.

Il s'éloigne un peu et va s'asseoir sur l'un des canapés. J'hésite. Je l'observe un instant supplémentaire. Le silence. Et puis je finis par lui emboîter le pas alors qu'il reprend la parole. « T'es là depuis quand ? Y a d'autres gens ? Qui nous surveille ? Où sont les gardes ? » Je m'assois sur l'accoudoir du canapé qu'il occupe et pose mon pied sur l'assise pour garder l'équilibre. Le voir recroquevillé, là, ça me fait de la peine. J'étais comme ça, hier ? Je sais plus trop... Les premières minutes sont floues. Presque inexistantes. J'avais trop peur pour en garder une vraie trace. Et c'est sûrement tant mieux, dans le fond. « Qu'est-ce qu'on fout ici ? Je... je me souviens de rien. » Un sourire plein de compassion fend doucement mes lèvres. Je connais ça. « Je suis arrivée hier. » Pas depuis assez longtemps pour avoir percé les mystères de « la ruche », malheureusement. « Y'a plein d'autres gens, oui. Tu finiras bien par croiser du monde. À l'heure du repas, au pire. Mais j'ai vu personne pour nous surveiller, par contre... » J'essaye de me souvenir mieux mais je crois que j'ai vraiment vu personne. « Mais j'ai peut-être juste pas fait attention. » C'est pas totalement impossible et je suis tout-à-fait prête à croire que ça m'a échappé. J'étais tellement perdue, en même temps, difficile de faire attention à tout... « Je me souviens de rien non plus... Même pas de comment je m'appelle en vrai ni de comment je suis arrivée là. » Je hausse doucement les épaules et reporte mon attention sur lui. « C'est quoi ton nom ? Enfin... Ton numéro, je veux dire... » Ce qui, ici et pour l'instant, revient un peu au même, quoi qu'on en dise...
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MessageSujet: Re: White Hell | F05-513    Lun 15 Mai - 17:42

Je suis encore sous le choc de mon Eveil. Je ne sais pas combien de temps ça m'a pris pour émerger, et gérer la découverte, le choc de mon environnement. Je suis rester tremblant, le cœur battant si fort que je croyais mourir, transpirant de longues minutes, il m'a semblé des heures. J'ai cru mourir seul, dans une pièce de trois mètres carré avant que je ne comprenne qu'il ne tenait qu'à moi qu'elle s'ouvre. Et j'ai reçu ce papier avec ces foutues consignes et ce foutu nom !

C'est comme ça qu'on l'a appelé dit-elle et ça me choque, peut-être plus encore qu'on l'ai nommé ainsi. Je sais qu'on ne peut pas s'appeler comme ça, que c'est pas un nom, elle le sait aussi. Je ne me laisserais pas aliéner. Je répète, borné

"c’est quand même pas un nom, putain !"

Je comprends qu'elle est presque aussi perdue que moi quand elle me dit qu'elle est là depuis hier. Une journée, une journée dans la Ruche. J'apprends qu'il y a d'autres personnes et une cafétéria, ce que je vérifie sur le plan.

"Je sais pas comment je m'appelle, je me souviens pas. Et je suis pas un foutu numéro. Appelle moi comme tu veux. Ça fera toujours mieux l'affaire qu'un code à la con."

Mon ton est agressif c'est vrai mais pas contre elle, contre la situation en général. En fait, il y a même une note à la fois d'espoir, d'appel à l'aide, de supplication et de révolte quand je lui demande de me donner un nom. Un nom d'humain, donné par un humain.

"Pourquoi tous ces livres sont-ils vides ? Je comprends pas. Personne n'écrit ? Personne ne lit ? "

C'est flippant non que tout soit blanc, jusqu'à l'intérieur des livres. Comme nos cerveaux, vides et blancs. J'ai un long frisson d'horreur. Je regarde le plan. Les niveaux deux à cinq sont pour les espaces communs visiblement. Salle de sport, jardin, cafétéria et ici.

"T'es allée dans les autres endroits ?"
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