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 courir, courir toujours, fuir (F05-093)

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F05-678
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: courir, courir toujours, fuir (F05-093)   Mer 17 Mai - 5:50

Courir, courir toujours, fuir
F05-678 & F05-093

Y’a ton estomac qui crie famine, tandis qu’un frisson parcourt ton corps. T’as faim. T’as froid. Mais tu t’y fais. T’es obligée. Tu ressers le drap miteux qui te sert de couverture contre ton corps frêle, tandis que ton regard se dirige irrémédiablement jusqu’au plafond. Les étoiles te manquent. L’air frais aussi. Depuis combien de temps tu n’es pas sortie ? Depuis combien de temps tu n’as pas profité des doux rayons du soleil ? Tu saurais même pas le dire. T’as arrêté de compter depuis bien longtemps maintenant. Tu dois faire peur à voir. Avec tes cheveux hirsutes et ton teint blafard. Heureusement qu’il n’y a pas de miroirs. Les joies de la captivité. Tu pousses un profond soupire, tandis qu’à nouveau tu sens ton ventre gargouiller. Mais t’as rien à manger pour combler sa faim. Ils ne t’ont pas apporté de nourritures aujourd’hui. Ni hier. Tu sais pas trop pourquoi. Mais t’as arrêté de te poser toutes ces questions. T’attends simplement que le temps passe. Ils ont besoin de toi en vie, alors ils finiront bien par t’apporter quelque chose. Ou sinon et bien tu mourras. Et au final, ça serait pas la pire des choses qui pourrait t’arriver. Au moins tu serais libre. Libre de t’envoler. Libre de t’évader. Elle serait loin, ta prison de pierres et de métal… T’as une pensée pour Malik. Qu’est-ce qu’il deviendrait si tu venais à disparaitre ? Ils n’auraient plus de moyen de pression sur lui. Alors peut-être qu’il réussirait à sortir de leur emprise ? À retourner chez eux et à reprendre une vie normale ? Est-ce que ta disparition ne serait pas un mal pour un bien, au final ?

Tu pousses un profond soupire, tandis que tu sens ton esprit vaciller. Tu veux pas dormir. Parce que pendant ton sommeil tu sais pas ce qu’ils seraient capables de te faire. Mais ça fait plusieurs jours que tu te retiens, et il semblerait tu ais atteint tes limites. Tu grelottes, tandis que tu te laisses glisser sur ton matelas de fortune. Tu ressers tes jambes le long de ton buste en position fœtale, resserrant encore plus ta couverture contre toi. Et puis tu te laisses aller. Tu te laisses bercer dans les bras de Morphé, tandis que tes rêves t’emmènent dans des endroits plus doux. Plus joyeux. Chez toi. Là où il y a des rires. Là où il y a du bonheur. Loin de cette grotte sombre et froide. Loin de tes ravisseurs. Dans ta maison, à Chicago. Avec tes frères, tes parents et tes amis. Tu rêves d’une de ces fins de journées d’été, où tes parents avaient décidé de préparer des hamburgers au barbecue. Tu salives en te remémorant l’odeur de la viande grillée. Depuis combien de temps t’as pas mangé à ta faim ? À quand remonte ton dernier burger ? À quand remonte ton dernier repas où tu as savouré ce que tu mangeais ? Lorsque tu te réveilles, tu sens les larmes chaudes couler le long de tes joues. Te voilà de retour à la dure réalité. Tu renifles discrètement, tandis que tu essuies rapidement tes larmes. Tu souhaites pas qu’ils te voient comme ça. Qu’ils te voient aussi faible. Tu veux pas leur faire ce cadeau.

Des bruits de pas te font te redresser subitement. « Ils arrivent. » que tu murmures, tes muscles se crispant instinctivement. T’as ton regard qui se porte vers un des murs de ta cellule. Tu sais que derrière ce dernier se trouve la cellule d’Amanita et qu’elle t’a entendu. Vous êtes prêtes. Quoi qu’il se passe. Tu retiens ton souffle, tandis que l’ombre de votre bourreau se projette à travers les murs de la grotte. Il s’arrête devant les barreaux de ta cellule et t’observe longuement. « C’est ton jour de chance, je t’emmène faire un petit tour ! » Ce qui au timbre de sa voix ne présage rien de bon. Mais soit. Il avance ensuite de quelques pas vers la cellule d’Amanita et poursuit « Et tu viens avec nous ! » Tu fronces les sourcils, avant de retenir ton corps de trembler comme une feuille. Sois forte. Respire un bon coup et garde ton calme. Il déverrouille vos cellules, et attrape les chaines qui lient vos chevilles au mur de vos prisons. « Allez allez, on n’a pas toute la journée ! » Son ton se fait impatient, tandis qu’il tire sur vos chaines pour vous faire avancer plus vite. Dès que tu sors de ta cellule, tu vas rejoindre Amanita, avec qui tu lies tes doigts aux siens. Unies pour l’éternité. Ensemble dans ce putain de cauchemar qui semble sans fin. Vous vous laissez guider dans les méandres de cette immense grotte. T’y mets tout ton tien pour tenter de mémoriser les divers chemins. Mais cette grotte, c’est un labyrinthe. Et malgré toutes vos sorties dans la grotte, vous n’avez jamais pu entrevoir la sortie. Par contre, tu reconnais le chemin qu’il vous fait emprunter. Et c’est sans surprise que vous entrez dans la chambre de votre garde. Une chambre sommairement meublée, mais c’est quand même pas comparable à votre cellule miteuse et humide. Il va s’assoir lourdement dans son lit, puis vous fait face. Vous vous observez pendant quelques secondes, avant qu’il ne s’exclame. « Vous attendez quoi ? Vous savez ce que vous avez à faire alors ne perdons pas de temps. Les autres ne vont pas tarder à revenir... » Ton regard bascule jusqu’à celui d’Amanita. Tu la sens frissonner. Tout comme toi. Tu mords ta lèvre inférieure, tandis que tu baisses la tête pour fixer tes pieds nus. « Enlevez vos vêtements. Ou sinon… » Il a pas besoin de finir sa phrase. Vous savez très bien ce qui vous attend si vous n’obéissez pas.


© Gasmask

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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: courir, courir toujours, fuir (F05-093)   Mar 23 Mai - 13:54


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Courir, courir toujours, fuir


Enfer et damnation. Elle ne pouvait qu’être damnée pour être enfermée ici. A force, elle avait perdue la notion du temps. Elle avait tout perdue en fin de compte. Sa famille. Son espoir. Ses rêves, désormais brisés. Jamais elle ne sortirait, elle commençait à le savoir. A force d’années écoulées, elle ne pouvait que le savoir. C’était presque ridicule de s’imaginer un jour quitter ses entraves, quitter ce lieu. Couchée, à terre sur un piètre matelas en très mauvais état, Amanita songeait. A quoi devait-elle bien ressembler maintenant ? Pas de doute qu’elle devait faire peur à voir. Avec ses traces de larmes et de sang sur le visage. Ses traits tirés, ses joues creusées, ses lèvres désséchées. Son corps frêle, si mince, amaigri par tant d’années de captivité. Si marqué également, mais dans l’osbcurité ambiante, elle n’y prêtait plus guère attention. Un soupire échappa à Amanita. Elle osait à peine bouger, à peine faire un bruit en se retournant sur son matelas, de peur d’attirer les monstres dans leur antre. Comment tout ceci avait pu devenir son quotidien ? Elle n’arrivait pas encore à le comprendre, et peut-être bien qu’elle n’aurait jamais la réponse à cette question. Qu’est-ce que ça lui apporterait au bout du compte ? Une peine supplémentaire peut-être, une raison d’en finir une bonne fois pour toute également. Des fois, à ne rien pouvoir faire d’autre que de réfléchir, elle y pensait sérieusement. C’était presque un miracle qu’elle n’ait pas craqué. Toujours cet espoir, cet infime espoir. Amanita, depuis le temps, ne devrais-tu pas te lasser d’attendre ? Elle devrait, pourtant.

Elle a mal. Si mal. Tous les jours ou presque ils trouvent le moyen de toujours s’amuser. Qu’est-ce que ça leur rapporte à force ? On pourrait croire qu’avec le temps, les géôliers se seraient lassés. Mais non. Jamais. Ils se jouent d’elle, la torture aussi bien physiquement que psychologiquement. Ces derniers jours, c’est avec sa faim qu’ils s’amusent. Leur faim, même. Parce qu’elle n’est pas seule, dans cette horreur. Elle l’a été, il fut un temps. Aujourd’hui elle s’en voudrait presque d’avoir souhaité ne pas être aussi seule dans sa misère. Maintenant que quelqu’un partageait son calvaire, elle se sentait mal. Coupable. Elle aurait voulu épargner cette souffrance sans nom à sa camarade. Mais elle ne pouvait pas. Pas dans sa position. Impuissante, enchaînée, comme une chienne. Voilà tout simplement ce qu’elle était, et le pire, elle s’était faite à l’idée. Cela n’enlevait rien à son désir de se battre, un minimum. Mais épuisée et à bout de force, que faire de plus ? Que dire d’autre, hein ? Un chuchotement, soudain, fait écho à ses pensées. Ils arrivent. Une peur sans nom figea Amanita, qui se redressa en un mouvement sec et douloureux. Non, elle voulait être en paix encore un tout petit peu plus longtemps. Des bruits de pas, plus conséquents. Ils sont là, ils viennent les chercher. Pas elle. Lina ? Cette fois-ci, elle est alertée. Pas question d’abandonner sa camarade à son sort, elle serait prête à leur crier dessus pour qu’ils l’emmènent elle aussi. Mais elle n’en a pas besoin. Bientôt sa porte s’ouvre, et leur bourreau du jour semble si fier quand il somme ses deux guests. Non, elle n’était pas chienne. C’était lui, eux, les chiens. Ses chaînes sont tirées, il faut qu’elle avance. Comme si elle avait le choix. Amanita quitte sa cellule, le pas traînant, faiblard. Quand les doigts de Lina se lient aux siens, elle pousse un discret soupir de soulagement. Elles ne se lâcheront pas. Dans cet enfer, elles étaient au moins deux, soudées jusqu’au bout. Amanita hoche doucement la tête en lui jetant à peine un regard, de peur de se faire remarquer. Elle se laisse juste faire, juste porter par cet homme qui désire beaucoup d’elles.

Bientôt, le dédale de cette grotte n’est plus que le cadet de leur souci. Les voilà arrivées à destination, et cela fait froid dans le dos. Toutes deux savent ce qui les attend, ce n’est pas particulièrement réjouissant, loin de là. C’était un cauchemar. En d’autres circonstances, la chambre aurait pu faire envie. Mais pas quand elle s’accompagnait d’un lourd prix à payer. Il n’y avait rien d’agréable à l’idée de se poser dans un vrai lit dans leur situation. Amanita glisse un regard à Lina, mal à l’aise. Aucune des deux ne veut se lancer en première. Aucune des deux ne veut rien faire. Leur échange de regards qui en dit long sur leurs pensées est toutefois interrompu par la voix nauséeuse de leur tortionnaire. « Vous attendez quoi ? Vous savez ce que vous avez à faire alors ne perdons pas de temps. Les autres ne vont pas tarder à revenir… ». A cette mention, Amanita frissonna. Les autres. Tous des monstres. « Enlevez vos vêtements. Ou sinon… ». Vos vêtements ? Ce n’était pas vraiment la dénomination appropriée pour désigner leurs deux couches de tissus, trouées et tâchées partout. Mais soit. Amanita commençe à enlever son haut, résignée, comme toujours dans ces moments là. Lina lui lançe un regard éloquent, l’observant faire. Bientôt, elles reprennent un échange de regards. Elles secouent la tête, et Nita avale avec difficultés. Cela ne pouvait plus durer. « Eh ben quoi ? Vous voulez vraiment me forcer à agir ? » Non. Pas vraiment. Mais qu’étaient-elles censées faire pour stopper le calvaire ? Les mots qui sortent de la bouche de Nita ne sont pas pensés au préalable, ils sortent malgré elle. Mais tant pis. Ils sont dit, avec difficultés. Faites que cela passe, par pitié. « Pp…peut-être que… Ce serait plus simple si on nous enlevait nos… chaînes à nos pieds. Ce serait plus …. Agréable pour vous. » Ah, elle se détestait. Aider ce déchet à ressentir du plaisir. Rien que d’énoncer cette idée à voix haute, Amanita se dégoûtait. L’homme les considéra un instant, dédaigneux, mais un sourire carnassier aux lèvres. Si cela allait dans son sens, alors pourquoi pas, qu’il se disait. Il commença avec Lina. La dardant de son regard monstrueux, elle qui n’avait pas encore esquissé un geste. Mais il lui retira quand même ses chaînes, murmurant des choses à son oreilles qu’Amanita savait être des menaces. Ou des promesses, cela revenait au même. Des choses salaces furent bientôt murmurées à son tour au creux de son oreille quand l’homme se baissa pour défaire ses entraves. Enfin. Soulagement. Libération. Non, loin de là. C’est quand il se redressait pour retourner s’installer confortablement qu’Amanita réagit. Un seul coup d’œil à Lina suffit. Elle poussa un hurlement guttural alors qu’elle se recula prestement pour saisir le premier objet qui passa dans sa main, un des seuls qui reposaient sur le mobilier si réduit : un vase à l’apparence totalement terne, surement destiné à une autre utilité. Lina l’accompagnant dans son geste, elles tenaient précieusement l’objet à deux mains, et ni une ni deux, le brisa sur la tête de l’homme qui s’en retrouva désœuvré. Malheureusement pour elles, elles étaient bien trop affaiblies pour qu’un coup pareil puisse assommer un tel homme. En cœur avec Lina, elles n’eurent plus le choix : il fallait se jeter sur l’homme, s’en débarrasser pendant qu’elles le pouvaient encore. Coûte que coûte. Se battre, encore et toujours, se battre. C’était leur unique chance. Il n’y avait pas de retour en arrière, cette fois-ci, elles étaient allées trop loin.    


AVENGEDINCHAINS

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


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To enjoy freedom, we have to control ourselves. Again.



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MessageSujet: Re: courir, courir toujours, fuir (F05-093)   Lun 19 Juin - 17:03

Courir, courir toujours, fuir
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Tu vas défaillir. C’est tout ton corps qui est pris de tremblements incontrôlables. Tu sens la terreur prendre possession de ton âme, tandis que vous êtes face au soldat qui vient de s’allonger dans le lit. Tu le sais très bien, ce qu’il veut. Et tu redoutes de le lui offrir. Encore une fois. Mais t’es une bête sage et disciplinée. Merci les années d’emprisonnement et de torture. Tu sais très bien que t’as pas vraiment le choix, de toute manière. Que d’une façon ou d’une autre, il obtiendra ce qu’il veut. De gré ou de force. Et à choisir, tu préfères plier l’échine et t’incliner devant ses ordres. Parce que c’est lui le chef, ici. Parce qu’en face de lui tu ne vaux rien. Tu n’es qu’une marionnette. Qu’une poupée de chiffon désarticulée. Il pourrait se ruer sur toi, t’assener un coup ou alors te broyer un os en une fraction de seconde. Et en un battement de cils, la douleur l’emporterait sur le reste. Tu es à sa merci, que tu le veuilles ou non. Et ça fait déjà un moment que tu t’es fait une raison à ce sujet et que tu as arrêté de lutter. Amanita est comme toi. Ou du moins c’est ce que ces derniers mois d’enfer ensemble t’a appris. Elle était là déjà avant ton arrivée. La pauvre. Vous échangez un long regard. La complicité que vous partagez depuis votre rencontre est flagrante. Vous avez vécu trop de traumatismes, subi trop de souffrances. À présent les regards dépassent souvent les paroles. Vous vous comprenez sans même avoir à ouvrir la bouche. Et tu sais ce que ce regard veut dire. Trop c’est trop. Mais êtes-vous seulement en capacité de lutter ? En capacité de gagner ?

Vous en avez souvent parlé, de reprendre ce qui vous a été arraché. De vous envoler d’ici. De fuir. Quand vous en discutiez, tandis que les gardes étaient loin et que vous étiez censés dormir, toutes ces paroles avaient un sens. Ça te donnait du courage. L’envie de te battre. Mais à présent que tu es face à lui, et bien tu doutes. Amanita est-elle dans le même cas que toi ? Est-ce qu’elle aussi, elle veut rebrousser chemin ? Tu ne saurais dire à cet instant précis. Mais tu redoutes d’avoir la réponse. Parce qu’à ce moment précis, et bien tu flippes. Tu te sens plus capable de rien, si ce n’est d’enlever tes habits et de lui faire tout ce qu’il désire. Parce que c’est la facilité. Et parce que c’est la sécurité. Qu’est-ce qu’il serait bien capable de vous faire, si vous tentiez une révolte et qu’elle éclatait dans l’œuf ? Tu frissonnes rien qu’à y penser. « Eh ben quoi ? Vous voulez vraiment me forcer à agir ? » Sa voix te fait sursauter, tandis que tu te reconnectes à la réalité. Il va falloir que vous preniez une décision, et rapidement. Et si toi tu sembles hésiter, Amanita, quant à elle, semble résolue. Elle lui demande qu’il enlève vos chaines. Qu’il vous libère pour vous permettre de mieux vous mouvoir. De mieux lui faire plaisir. Mais tu sais très bien ce qu’il en est en réalité. C’est un moyen pour vous de vous battre. De tenter de faire tourner la situation à votre avantage. Enchainées, vous ne pouvez presque pas bouger. Et surtout pas vous enfuir. Vous en avez déjà longuement parlé, du problème des chaines. Jusqu’à présent il n’a jamais été enclin à accepter votre requête. Mais cette fois, c’est différent. Parce qu’il a ce sourire carnassier qui veut tout dire. L’appât du gain. La faiblesse des hommes. T’es horrifiée par ce qu’il se passe. Par son accord. Parce qu’au fond, t’étais pas préparée à ça. Tu veux pas te battre. Tu veux pas risquer de te faire blesser. De te faire torturer. Il commence par toi. Comme par hasard. Tu restes paralysée. Incapable de bouger ou d’esquisser quoi que ce soit. Il s’approche de toi avec sa manière de dominant. Passe son doigt sur tes lèvres tout en s’approchant de toi. Ce qu’il te murmure ? T’es même pas en capacité de l’analyser. Parce que ton cerveau bloque. Tétanisé par l’opportunité qui se présente enfin à vous. Il se baisse ensuite pour enlever ta chaine tout en caressant ta jambe de tout son long. Promesse de tout ce qu’il va te faire. Puis il se dirige vers Amanita et fait la même chose. Un regard à cette dernière, et c’est parti. T’as même pas le temps de tenter de la retenir. Trop tard. Elle se rue en avant.

Ce qui se passe ensuite se déroule trop vite pour que tu puisses l’analyser. D’abord tétanisée par ce qui est en train de se passer, tu te ressaisis ensuite pour aider ton amie. Parce que c’est peut-être votre seule opportunité. Et parce que tu te dois d’être toujours là pour elle. En toute circonstance. Amanita a eu le courage de se lancer, et tu te dois de l’accompagner. Coute que coute. Maintenant il est trop tard pour reculer. Alors tu joins tes mains aux siennes tandis qu’elle attrape ce vase. Et à vous deux vous le fracassez de toutes vos forces contre sa crâne. Il y a le bruit de verre brisé, puis le grognement de l’homme. Malheureusement ça n’a pas suffi. Prenant une profonde inspiration, tu te jettes donc sur son dos, lui lacérant ce dernier tout en tentant tant bien que mal de le bloquer. Sonné par le coup, mais motivé par l’adrénaline, il se redresse et attrape ton bras. D’un geste vif et rapide, il te fait basculer vers l’avant. Et en moins d’une seconde, te voilà qui t’écroules au sol et qui mords la poussière. Mais ça suffit pas à te mettre au tapis, car te voilà qui te redresses et qui fonds à nouveau sur lui. Tu prends de l’élan et lui assènes un coup dans l’entrejambe avant de poursuivre avec un autre coup dans le visage. Le nez craque et du sang s’échappe de ce dernier. De quoi le faire enrager. Il fond à nouveau sur toi, t’agrippant au niveau de la nuque. Il te plaque contre le mur en pierre, te coupant la respiration. Il te soulève comme si tu ne pesais rien. Et il serre. Fort. « Sales garces, vous allez prendre cher. » Ça, tu veux bien le croire. Et tandis que tu sens la vie s’échapper de ton corps à chaque seconde qui s’égraine, tu repenses à Malik. Qu’est-ce qu’il va pouvoir lui arriver…


© Gasmask

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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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