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 bienvenue F05-394 (ft H05-999)

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MessageSujet: bienvenue F05-394 (ft H05-999)   Sam 20 Mai - 5:16


bienvenue F05-394
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« Bienvenue F05-394. Bienvenue dans la ruche. »
Machinalement tu te retournes. Regarde autour de toi. Evidement tu es seule et ces paroles te sont destinées. Tu sembles te nommer F05… Combien ? Tu as doute soudain. En même temps, tu te réveilles d’un sommeil sans fin et ton cerveau n’a pas l’air encore bien connecté.
« F combien ? » t’entends-tu répondre en regardant le plafond. Tu t’attends surement à une réponse, mais rien.  Tu prends une mine boudeuse. Ce n’est pas cool de ne pas te redonner ton identité. Finalement tu prends le bout de papier. Le déplie. Le lis. F05-394. D’accord. Tu possèdes un plan, un règlement et un numéro de chambre. Ok. Et maintenant ? Tu as l’impression qu’on t’invite respectueusement vers la sortie de cette pièce. Alors tu la quittes. Curieuse d’en apprendre d’avantage sur ce qui t’attend. Tout comme tu es angoissé. Mais plus particulièrement sur toi même.
Tes pas te guident. Ton nez rivé sur ces papiers. Tu sembles absorbé par ce que tu lis. Enfaite tu essais surtout de te repérer. Droite. Niveau 1. 2. 11. Gauche. Logement. Finalement tout ça t’agace. Tu prends les papiers et les déchires en plusieurs morceaux et les balances au sol. Perdu pour perdu autant que ce soit pas à cause de ton mauvais sens de l’orientation.
Ton chemin continu. Tu ne retiens pas les couloirs que tu empruntes. Tu marches seulement. Te laisse guider par ton instinct. Tu croises énormément de rien. De blanc. De long couloir vide. Le peu de personne que tu croises ne t’inspire pas confiance. Tel des zombies qui te regardent comme si tu étais de la viande fraiche. Peut être s’attendaient-ils à ce que tu les interpelles. Mais non. Tu n’as pas besoins de quelqu’un pour le moment. Tu prends l’ascenseur. Regardes longuement les boutons pour finalement appuies au hasard sur l’un d’entre eux. Niveau 2. Tu te demandes ce qui se passe dans ce niveau. Ce que tu vas trouver quand les portes de l’ascenseur vont s’ouvrir. Tu t’insultes d’avoir finalement abandonné tes papiers. Ils auraient pu te guider. Tant pis. T’improvises.
Les portes de l’ascenseur s’ouvrent assez rapidement. Tu prends marche et te stop à l’entrée de la pièce. Plusieurs canapés. Un piano. Une grande bibliothèque avec des nombreux bouquins tous identiques. Peu de monde, voir personne. Un niveau fantôme peut être. Une boule de stress commence à naitre au creux de ton ventre. Peut être aurais-tu dû demander ta route ou moins quelques indications. Fière tu n’as pas pris cette peine. Tu commences à le regretter. Ta curiosité prend le dessus et tu te diriges vers les étagères. Méfiante ou tel un enfant qui va commettre une bêtise tu tends la main, la laisse caresser plusieurs livres avant d’en prendre un. Par hasard. Tu ne sais pas trop sur quelle histoire tu vas tomber : romantique ? Chevaleresque ? Fantastique ? Non. Rien de tout cela. Juste rien. Des pages blanches. Encore et encore.
« Mais y a rien ! »
Derrière toi les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Tu ne les remarques pas tout de suite, trop absorber par ce livre de rien. Tu le reposes et en prend un autre. Pareil que le premier et que le prochain que tu prendras. Finalement tu te retournes et sans même voir la personne tu t’esclaffes de nouveau :
« Rien. Pourquoi il n’y a rien dans ces bouquins ? »
Tu n’attends pas forcement de réponse, mais tu as l’air de penser à voix haute et cela te semble normal.

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MessageSujet: Re: bienvenue F05-394 (ft H05-999)   Dim 21 Mai - 13:08

Bienvenue F05-394F05-394 & H05-999Ecrire sur des pages blanches. Ecrire au milieu des pages, au hasard, juste pour combler les blancs, le vide. Faire des liens, des connexions. Echapper à ce vertige immense du vide qui m’entoure et qui grignote un peu plus le sol, qui se dérobe sous mes pieds. J’avais fait un grand pas en avant, ou plus exactement, on m’avait poussé violemment en avant, je savais à présent que je n’étais plus seul ici, que j’avais un moyen concret pour retrouver la mémoire, un stimuli permanent qui allait resté dans la Ruche et qu’il me suffisait d’aller chatouiller pour faire travailler mon esprit. Sauf que ça n’avait pas été une chose que j’avais décidé, que j’avais pût contrôler. Ça m’était tombé dessus, violement. A présent je pouvais prendre le contrôle, choisir à quel moment je voulais replonger, ou du moins tenté, dans mes souvenirs, j’avais plus ou moins digérer la chose. Sauf que le sentiment de culpabilité ne me quitter plus à présent. Et l’équilibre dans lequel j’étais plongé depuis mon réveillé en tant qu’abeille avait totalement disparu. J’étais en train de me faire un autre équilibre, mais je n’étais plus aussi calme. Je m’étais confortablement installé dans cette position de loup solitaire, j’étais tranquille et j’étais sûr que j’allais pouvoir contrôler les évènements de ma vie, c’était une belle erreur. Et pour autant, je n’avais pas envie de bouger de cette place. Ça voulait dire que j’allais me retrouver avec des situations qui m’exaspéraient déjà en les entendant, alors à les vivre… Oui, j’étais en train d’éviter cette fille, F05-678. Ma… bref. J’écrivais, j’avais pris dans la bibliothèque un livre parmi tous les autres, ainsi qu’un crayon et j’essayais d’écrire.

Assis, les pieds sur le canapé et le livre sur les genoux, je jouais avec mon crayon entre les doigts, les yeux fixés sur les pages à moitié griffonnées. Jusqu’ici, j’avais essayé d’écrire de vraies phrases, de structurer mes pensées, mais au final, les mots sortaient en vrac, seuls, dans un sens et puis dans l’autre. Le miroir de mes pensées en fait. Mais là-dessus, je n’avais pas besoin, viscéralement, que ce soit en ordre, je contrôlais ce qui était sur ses pages, je décidais si oui ou non je laissais la mine du crayon tracer les mots. Je faisais quelques gribouillis aussi. Les portes de l’ascenseur me sortir de mes pensées. Soupirant, je basculais la tête en arrière, m’écarter des pages blanches me permettait de prendre une bouffée d’air clair qui chassait le brouillard dans mon crâne. Je regardais vaguement passé une nana qui semblait complètement paumé, elle allait en direction de la bibliothèque. Si elle était nouvelle, elle allait avoir une sacrée surprise. Si elle espérait pouvoir se distraire en lisant, elle allait être déçue. Posant le crayon entre les pages de mon livre je m’étirais et pris ce dernier pour faire mine de le lire alors que l’ascenseur s’ouvrit une deuxième fois. Décidément, il y avait du mouvement aujourd’hui dans la salle commune. Sauf que je relevais la tête, tout comme l’abeille qui venait d’arriver et qui allait pour se mettre au piano s’arrêta quand la fille se mit à parler toute seule, et assez fort en plus. Haussant les sourcils, j’échangeais un regard avec l’autre fille qui venait d’arriver, avant de reposer mon attention sur celle qui parlait toute seule.

« Tu pourrais la mettre en sourdine ? T’es pas toute seule ici. »

J’aurais bien ajouté ‘y en a qui lise’ mais elle aurait très vite compris que je me foutais de sa gueule. Au moins, j’étais fixé et elle venait bel et bien de débarquée dans la Ruche. Si elle voulait un comité de bienvenue, fallait pas qu’elle compte sur moi.
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MessageSujet: Re: bienvenue F05-394 (ft H05-999)   Dim 21 Mai - 16:55


bienvenue F05-394
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A quoi cela pouvait bien servir ? Quel est le concept de mettre des bouquins vides dans une grande pièce. Toi qui pensais te laisser divaguer dans une histoire c’est raté. Tu aurais aimé pourtant. Cette amnésie t’empêchant de connaître ta propre histoire. Ce réveil t’empêchant même te t’imaginer un passé. Peut être plus tard. Mais tu aurais aimé te laisser te noyer dans un conte.
Tu soupires et reposes le livre vierge. Puis tu es rapidement interpelé suite à ta pensée apparemment dite trop haute. Tu ne l’avais pas vu ou alors n’avais-tu pas prit le temps de vouloir le voir. Premier qui s’adresse à toi ici et pas pour te saluer amicalement. Grognon le monsieur. Tu fronces les sourcils, hausses les épaules. Rien à foutre. Si tu sentais le besoin de divulguer tes pensées à voix haute, évidemment que tu le ferais. Et si cela déranges, tant pis. Tu jettes un regard  à l’autre fille qui baisse les yeux et se met au piano. Evidement le fait qu’elle commence son morceau emmerde moins le grognon. Pas plus vexé, tu prends marche vers lui. Discrète, enfin tu essais de l’être, tu rejoins le canapé où il siège.
« Ils servent à quoi ? »
Quitte à l’emmerder autant le faire à fond. Sans demander d’autorisation, tu t’assois à côté de lui. Assez loin pour garder une distance, mais assez prêt pour que tu remarques qu’i détient l’un des bouquins. Il ne te faut pas longtemps pour comprendre : celui-ci ne doit plus être vierge et doit lui appartenir. Une histoire à lire ? Peut être pas mais il t’en faut pas plus pour piquer ta curiosité. Pourquoi écrivait-il ? Peut être n’écrivait-il pas mais dessinait ? Gribouillait gauchement ? Ou alors peut être qu’il regarde juste ces pages blanches comme une occupation. Toi tu savais qu’il ne te servirait à rien. Enfin pour le moment. Ce n’est pas avec une page blanche que tu rempliras le trou noir qui se trouve dans ta tête.
Le son du piano commença à emplir la salle commune. Il attire ton attention. Te plait. Mais tu te vexes car finalement le silence que tu avais tantôt briser l’est de nouveau.
« Et elle ne devrait pas la mettre en sourdine ? » dis-tu en la pointant du doigt « Non parce que ma pauvre phrase sonnait beaucoup moins aigue et à duré beaucoup moins de temps. » bizarrement tu t’attends pas à un mot gentil de la part de grognon. Il a l’air de ne pas vraiment vouloir t’accueillir, mais de toute évidence tu ne cherches pas à être accueillis. Tu visites ce qui a l’air d’être ta nouvelle maison –ou peut être l’ancienne, après tout tu es amnésique. En quête de quelque chose, mais quoi ? Quelques souvenirs ? Quelques réponses ? Quelques choses d’intéressants et d’occupants.  

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MessageSujet: Re: bienvenue F05-394 (ft H05-999)   Mar 23 Mai - 20:46

Bienvenue F05-394F05-394 & H05-999Qu’elle se vexe, qu’elle se barre, je m’en foutais complètement, tant qu’elle gardait la bouche fermée. Ou ouverte, mais sans le son. Ouais, ça serait juste parfait. Surtout que l’autre fille s’était finalement installée au piano, j’espérais qu’elle savait ce qu’elle allait faire et pas seulement taper sur les touches comme une attardée, elle risquait de se prendre mon livre dans la gueule rapidement sinon. J’avais à peine le temps de prendre une décision que je voyais la grande penseuse s’installer sur le canapé. Malheureusement trop loin pour que je m’en serve pour repose pied. Sauf qu’en plus, elle l’ouvrit avec une question aussi pertinente qu’intelligente. Penchant mon « aide-mémoire » sur le côté, un sourcil haussé, je la regardais en hésitant à l’insulter maintenant ou seulement l’ignorer. C’était définitif, elle débarquait et elle était aussi… comment dire ? Des livres aux pages blanches, des crayons sur les étagères, une amnésie générale. Je devais avoir le QI d’Einstein dans ce cas si elle n’arrivait pas à faire le lien.

« A la même chose que toi visiblement. A rien. Non, pardon, c’est une insulte pour eux. On peut leur écrire dessus au moins. »

Sur ce, je relevais mon lire et tournais les pages pour revenir à celles du début, là où j’avais simplement écrit mon numéro, écoutant en même temps les premières notes de la joueuse de piano. Bon, c’était pas trop mal, mieux que ce que j’avais pensé, donc c’était positif. Je trouvais même ça agréable, surtout dans ce silence si bon, même si on ne pouvait plus parler véritablement de silence. Et l’autre à la langue bien pendue voulu encore une fois faire son intéressante. Là par contre, je sentais qu’elle était vexée. Grosse erreur de sa part que de me faire sentir ça, je n’allais pas me gêner pour jouer là-dessus. Croisant les jambes et bougeant les pieds en rythme avec la mélodie, je pris mon crayon pour gribouiller vaguement des mots que ça m’inspirait Neuvième Symphonie, Sonate au Clair de Lune, Quatre Saisons, Marche funèbre. Des titres de mélodies. Mais aucune qui ne me semblait convenir à celle que jouait notre pianiste du moment.

« La mélodie est belle et gracieuse. Pas ta voix. Ni tes réflexions et questions. La durée n'a rien à voir. C'est la qualité qui compte. »

Après tout, si elle avait une conversation intéressante et de vraies questions, je pourrais peut-être faire un minimum d’effort, mais là… Même pas en rêve. La pianiste, qui avait le défaut d’écouter aux portes, sembla gagner en confiance après ce que j’avais dit puisque la mélodie gagnait en puissance et en vie, je pouvais presque sentir les cordes vibrer de là où j’étais. Et finalement, laissant l’écriture là, je refermais mon livre que je glissais sous mon bras, mon crayon dans la poche, je la rejoignis sur le tabouret, jouant quelques notes en accord avec elle. Ce n’était pas mon instrument de prédilection, mais je connaissais quelques touches. J’en profitais également pour relever la tête vers la grande pensante avec un sourire.

« Tu vois, ça c’est intéressant. »
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MessageSujet: Re: bienvenue F05-394 (ft H05-999)   Mer 31 Mai - 7:20


bienvenue F05-394
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De nouvelle réflexion, la voix agacée ou juste sa voix normale, dans tous les cas cela commence à t’agacer. Ce n’est plus grognon que tu allais le surnommer, mais petit con. Ce livre serve donc aux habitants. Aux gens d’ici. Pourquoi ? Qu’avaient-ils besoins d’écrire ? En temps que amnésique, tu n’avais absolument rien à noté. Peut être ton numéro pour être sûre de t’en souvenir, le numéro des autres et des notes sur eux, histoire que tu ne retournes pas deux fois vers les moins agréables. Cette idée te plait. Avant de partir, tu prendras un livre et un crayon. Il sera ta bible de rencontre et quelle chance, petit con aura la première page.
D’ailleurs il continu d’écrire des trucs. Tu éloignes ta concentration de lui et regarde la demoiselle jouer. Sa mélodie est douce et jolie ; elle t’est un peu familière. Comme si le son du piano est quelque chose qui a bercer ta vie. Ton passé. Peut être, comment peux-tu être sûre ? Nouvelle réflexion de sa part, tu ignores. Finalement ce jeu de celui qui lancera le meilleur pic te fatigue. Tu as énormément de chose à découvrir au lieu de d’attarder avec une personne qui, visiblement, n’en vaut pas la peine. Il quitte le canapé, cahier et crayon sous le bras. Glisse vers l’instrument où il prend place sans demander à la pianiste déjà en place. Culoté. Nouvelle remarque. Pas forcement visé. Une qui te fait vaguement pensé à la suite. Tu connais cet air. Tu n’es pas certaine mais te lance :
« Beethoven ? Lettre à Elise ? »
Peut être que tu étais totalement à côté de la plaque, mais c’est ce dont tu as pensé en premier. Tu restes à ta place, les laisses jouer un petit moment en les écoutant. Tu sais que ton tour viendra auprès de l’instrument et que tes mains joueront un morceau dont tu ne te souviendras pas du nom mais qui te parlera. Le morceau se terminant et avant qu’ils n’en commencent un nouveau tu te permets :
« Ils sont tous comme toi ici ? »
Si tous les habitants de la ruche avait son caractère, alors tu allais devoir partir ne guerre chaque jour qui allait passer. Cette atmosphère de conflit allait rapidement te peser et t’empêcher de savoir qui tu es. C’est ce que tu voulais : t’apprendre, mais se perdre dans des bagarres de mots avec les autres est une réellement perte de temps.
« Vous écrivez tous dans des livres avec une amnésie ? Où suis-je la seule à avoir un trou noir à la place de souvenir ? »
Allait-il avoir une réponse sincère ou sur jouer ? Tu t’attends à tout et à rien en même temps.

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MessageSujet: Re: bienvenue F05-394 (ft H05-999)   Ven 2 Juin - 19:37

Bienvenue F05-394F05-394 & H05-999La pianiste ne semblait pas dérangé par mon arrivée à ses côtés, ni par le fait que je joue avec elle, en même temps, mon but n’était pas du tout de gâcher le moment, j’avais envie d’y participer. Améliorer n’était pas le mot, puisque je ne connaissais pas grand-chose au piano, même si quelques airs qui me trottaient dans la tête me semblaient être une évidence à jouer de cet instrument, pas avec le mien, mon saxophone par exemple. Et tout comme la Penseuse qui semblait connaître ce morceau, il me semblait familier. Et pour une fois, elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose qui me semblait pertinent. Au moins ce n’était peut-être pas totalement perdu. Encore que, j’avais des doutes. Je laissais malgré tout la pianiste terminer, pour lui laisser ce plaisir de plaquer la dernière note, cette note qui allait résonnée dans le piano et dans toute la salle commune. Bon, plutôt pas mal tout ça. Peut-être que j’allais la gardé à l’œil celle-là, au cas où me prendrait l’envie de l’entendre à nouveau.

Pendant ce nouveau silence, la Penseuse parla encore, mais cette fois, la lueur d’espoir que j’avais entrevue avec son identification probable du morceau, s’envola complètement à sa question. Je levais les yeux au ciel en soupirant, ne prenant même pas la peine de lui répondre. Juste pour l’emmerder, je remerciais la pianiste avec un large sourire, qui se remit aussitôt à jouer, un autre morceau cette fois, mais tout aussi doux, enjoué. Je la laissais tranquille pour celui-là, quittant le tabouret pour reprendre mon bouquin, hésitant à jouer au boomerang avec, surtout vu qu’il ne reviendrait pas dans ma main une fois lancé sur ce que je voulais. Bien dommage. Malgré ma non-réponse à sa précédente question, la Penseuse en reposa une autre, ce qui me donnait encore plus envie de lui envoyer ce que j’avais sous la main dans la gueule.

« Y a écrit ‘accueil’ sur mon front ? Sois une grande fille et démerde-toi. Ou plutôt sers toi de la place vide qu’est ta mémoire pour développer tes neurones, ils en ont grand besoin. Observe, regarde, écoute, et surtout ferme-la, tu verras que tu comprendras un peu mieux ce qui t’entoure. »

Moi, perdre patience ? Un peu. Si elle n’était pas capable de se débrouiller toute seule plutôt que de poser des questions à la con, elle n’allait pas aller bien loin celle-là. Est-ce qu’elle avait seulement utilisé sa tête depuis qu’elle était éveillée ? Est-ce qu’elle avait seulement cherché à découvrir ce qui se passait plutôt qu’attendre que tout lui tombe tout cuit ? Elle allait tomber de haut celle-là. Cependant, j’avais répondu avec grand calme, je n’avais pas élevé la voix. L’ignorant donc, je reposais mon regard sur la pianiste, et avec un grand sourire, je tendis le doigt vers elle, pensant reconnaître le morceau.

« Et ça, c’est le Printemps. Vivaldi. »
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