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 May we meet again (H05-066)

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: May we meet again (H05-066)   Dim 21 Mai - 11:22

H05-066 ∞ H05-703
A thousand silhouettes dancing on my chest
06 :17

Je n’ai rien dormi. Vraiment, rien. Je traine dans mon lit torse nu depuis ces dernières heures, blasé. Je m’ennuie ici, et me souvenir de rien ne m’aide pas. La routine me rend nerveux et je ne mange que très peu, par frustration. J’ai pris la peine de prendre une petite douche tout de même il y a une heure. J’en suis pas à mourir dans mon lit, mais bon. Je relève ma manche droite pour regarder encore une fois mon tatouage. Je l’ai observé aussi sous la douche, tout à l’heure. Mais ce n’est jamais assez. J’étudie les courbes du nom inscrit sur ma peau. Il prend quand même pas mal de place. Soit j’étais vraiment amoureux d’elle, soit j’étais bourré. Je soupire et baisse à nouveau ma manche. Enfoncé dans mon lit, comme si j’allais bientôt faire qu’un avec lui. Le plafond est quand même haut, mais je me sens tellement oppressé ici, que tout me semble étroit. Je ferme les yeux.

Plusieurs jours étaient passés depuis que j’avais rencontré 066. J’ai beaucoup repensé à nos discussions. Au souvenir qu’il avait eu, à ses révélations plus ou moins claires. J’ai beaucoup songé au mien aussi. A mon souvenir. Je n’ai toujours pas eu de nouvelle vision de ma vie passée depuis. Ca doit bien faire une semaine, voir même plus. Je n’ai plus de notion du temps. Je me demande vraiment si 066 a avancé dans ses recherches. Peut-être qu’il a déjà résolu l’histoire de sa vie ? Peut-être qu’il a trouvé un acolyte plus intéressant. Peut-être qu’il n’a même pas existé et que j’ai tout inventé en me retournant trop de fois le cerveau ? Ou peut-être qu’il a trouvé comment se tirer d’ici ? S’il s’est barré sans moi, c’est vraiment un enfoiré !

De toute façon, j’ai aucun moyen de savoir. On s’est un peu quittés sur… Rien. Justement. Il ne m’a rien dit, rien laissé. Qu'est-ce que je raconte, on dirait une gonzesse qui a pas le numéro du gars qui lui plaisait à la soirée d'hier sérieux. Je soupire. J’suis quand même sorti ces derniers jours mais je ne l’ai pas croisé. Pas une seule fois. Je me redresse et m’assois sur le bord de mon lit, avant-bras sur les genoux, courbé en avant pour réfléchir. Non, mais 703, on dirait vraiment un désespéré là. Je dois me reprendre. J’suis pas capable de rencontrer d’autres personnes ? Je me lève et commence à tourner en rond dans ma chambre. On dirait un lion en cage. Ou un prisonnier dans sa cellule. Ce que je suis quoi au final. Génial. Et puis merde.

J’enfile mon superbe haut blanc et ouvre la porte assez précipitamment. Discrétion 0, décidément. Je referme derrière moi en claquant légèrement la porte sans le faire exprès. Heureusement que je vis seul ici, j’suis vraiment pas invisible. Je parcours le couloir pour aller jusqu’à l’ascenseur. Une fois devant, j’essaye de réfléchir à un indice. C’est bien, réfléchir une fois devant l’ascenseur, comme si j’avais pas déjà assez souvent l’air d’un con. De quoi est-ce qu’il m’a parlé… Bibliothèque ? Jardins ? Musique ? Sport ? Je ne sais plus… Je pourrais tout simplement retourner là où nous nous sommes rencontrés. J’ai envie de savoir si j’ai rêvé tout ça, ou s’il a réussis à déchiffrer son mystère. Allez 703, fais un effort. 703. C’est pas le numéro de sa piaule ça ? Il me semble qu’il a blagué entre ça, et mon … matricule. Oui, exact. J’appelle l’ascenseur et pénètre à l’intérieur une fois les portes ouvertes. Direction le 7e étage…

Les portes s’écartent et me laissent au 7e. J’emprunte à nouveau le couloir et commence à zieuter les numéros 700, 701, 702. 703. Ca me paraît bizarre quand même 703. Il me semble que quelque chose cloche. Peut-être 706 ? 705 ? J’ai un doute. J’avance et je recule en passant devant les portes, le sol est assez bruyant, je pense que tout le monde doit entendre mes pas. La honte. Je m’arrête devant la 704. Ca me parle. Je pense que c’est ça. J’en suis… presque sûr maintenant. Je lève la main pour frapper. C’est à cet instant que je pose mon regard sur mon poignet et remarque que je ne porte pas de montre. Quelle heure est-il ? Il me semble que c’est extrêmement tôt. J’suis vraiment un malade de déranger les gens à cette heure ci. Je rebaisse la main et soupire. Quel débile. Je fais demi tour et me tire de là. J’approche l’ascenseur et grimpe à bord à nouveau. Direction l’air frais. J’ai besoin de respirer. J’allais quand même frapper à la porte d’un gars que je connais très peu pour lui demander s’il existe vraiment. S’il a résolu son histoire. J’aurai sûrement suscité de la pitié et il m’aurait dégager. Je crains franchement. Les portes s’ouvrent et je prend le chemin de l’extérieur. J’arrive dans les espaces verts. Il y a une serre et un jardin assez sympa. Je vais pouvoir réfléchir, penser, évacuer. Je marche lentement, tête plutôt basse, me laissant porter par mes jambes.

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Dim 21 Mai - 12:57


   
On a frôlé la vie
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T'
as aucune fichue idée de quel jour on est. Ni le jour ni le mois d'ailleurs. Tu sais qu'il est très tard, ou plutôt très tôt grâce à ce que t'indique la pendule du duplex. T'as pas dormi, c'est une habitude à vrai dire, tu ne sais pas jusqu'où elle remonte, mais tu supposes que c'est pas ta première insomnie vu comme t'es encore frais (enfin tout est relatif). Le dernier souvenir Inter Ruche qui te revient c'est ta discussion avec 703 dans la salle de jeu. C'était pas trop mal comme soirée finalement. Tu pensais que tu avais besoin de retrouver ta solitude pour réfléchir, pour organiser tes idées qui fusaient en permanence, mais finalement tu te rends compte que ça t'a fait du bien d'être un mec normal le temps de quelques heures. T'as rien ici. Pas de portable, pas de poste et surtout pas d'adresse où écrire. Vous êtes dans une prisions sur quoi... Treize étages ? Et pas moyen de recroiser son chemin autrement que par le plus grand des hasards qui entoure les lieux, super. Tu soupires longuement en te frottant les yeux. Tu passes de ta chambre au canapé du salon et inversement. Escale brève dans la salle de bain, prendre une douche, faire semblant de te recoiffer, encore une fois : être normal. Tu veux absolument recroiser 703, tu le désires presque autant que de te barrer d'ici parce que depuis, tu as eu le temps de cogiter à tout ce qu'il t'avait dit. Tu repenses à la pluie, à la route et surtout à la veste noire... Cette maudite veste noire qui t'a littéralement empêché de dormir ! Le lien s'était fait et tu en mettrais ta main à couper maintenant : ce type ce n'est sans doute pas la première fois que tu le vois. Est-ce que tu l'as croisé un jour dans la Ruche et ton cerveau a imprimé son image pour le coller dans les bribes de tes souvenirs ? Est-ce que tu le connaissait réellement avant ? Est-ce que les IA vous connectent ainsi que tu l'as toujours pensé ? Tu sais pas, mais par contre cette maudite veste vous rapprochent, tu le sais, tu le SENS Seigneur ! En parlant de Seigneur... Tu plonges ta main gauche sous ton t-shirt au niveau de ton col et tu rencontres ta petite maille forçat sur laquelle est pendue une petite croix. Tu la presses dans ta main comme si elle pouvait te souffler le fin mot de l'histoire... Rien. Super, pur la crédibilité on repassera Dieu, hein ! C'est marrant, t'as aucune inclinaison religieuse alors pourquoi tu portes cette croix jusqu'ici, où le temps et la logique se sont arrêtés ? Mystère que tu n'as pas résolu et ça t’énerve. Combien de fois depuis ta rencontre avec 703, tu as écris pour essayer de te souvenir d'où provenait cet étrange dialecte. Tu as trouvé un carnet depuis et un stylo bille, plus fiable que ton dernier bout de crayon, fiable et indélébile... C'est si beau bordel, si beau et si naturel... Les mots de 703 aussi tu les relis, tu repasses ton doigt dessus, petite caresse nostalgique. Cette langue tu l'as déjà vue placardée quelque part ici, elle doit être facile à comprendre, mais la tienne t'as encore vu. Ce qui est sûr, d'après tes découvertes, tu es bilingue. Tu te fais appelé Jimmy, tu parles deux langues (enfin, tu ÉCRIS deux langues), tu as un corbeau tatoué sur l'omoplate, tu portes un croix catholique autour du cou et... Tu regardes tes cicatrices. Ça vient d'où ça aussi ? Elle sont différentes de celle de 703. Elles sont imprécises, grossières et ne laissent pas grand place à l'imagination... Est-ce que tu tais un homme malheureux ? Cette idée t'es intolérable, tu donnerais n'importe quoi pour retrouver ta morosité et tes idées noires. Tu as envie de les ouvrir à nouveau, qu'elles coulent sur ta paume, sur le plancher, partout.

Tu souffles encore devant le miroir. Et tes parents ? Tu ne te souviens même plus d'eux... Tu n'as aucune idée si tu as des frères et sœurs, si tu ressembles à quelqu'un, si tu manques un peu là-bas. Ça suffit, ça fait vingt-quatre heures que tu n'as rien avalé, mais c'est pas vers la cuisine que tu décides d'aller. Tu veux rejoindre l'extérieur, pitié allez, respirer un peu, même si ce n'est qu'une illusion, vous n'êtes jamais vraiment dehors. Tu t'orientes vers la porte de l'appartement en jetant un coup d’œil à la porte de la chambre de ta voisine, close. Ta main effleure la poignée alors que ton œil jette un regard furtif et habituel dans le Judas et... WHAT ?! Là soit t'as une hallu soit Dieu existe peut-être, finalement. La petite bouille confuse de 703 se ronge les sangs devant ta porte. C'est une blague ? Tu te frottes les mains et réprime un fou rire en le voyant hésiter, c'est... à la fois délicieux et jubilatoire. Tu ne t'en rends pas compte tout de suite, mais tu as le front littéralement collé à la porte, tu ne respires plus... T'as envie d'ouvrir grand et de le surprendre, mais finalement l'observer est un régal. Soudain, il fait volte face et s'éloigne... Tu te casses le cou à essayer de suivre sa trajectoire dans le Judas, mais il a disparu. Nan mais il est SÉRIEUX ce mec ? Il est vraiment en carton ! Tu lèves les yeux au ciel, et tourne le plus discrètement possible la poignée. Une chance que la porte ne grince pas et que tes chaussures moelleuses te donnent l'allure et la grâce d'un chat. Tu le suis à la trace sans même qu'il ne s'en aperçoive. Ça va lui faire tout drôle quand ses pas lourds vont s'arrêter et qu'il va se trouver nez à nez avec toi... Visiblement il te conduit jusqu'aux extérieurs... Non seulement vos destins sont sans doute liés, mais en plus il a les mêmes envies que toi... Enfin...
Bref, tu observes sa nuque dégagée, sa colonne vertébrale qui scinde son dos en deux parties égales, bien dessinées sous son t-shirt... Tu souris doucement, décidément c'est drôle de suivre quelqu'un sans qu'il ne s'en rende compte...  Enfin dehors, les parterre de fleurs sont agréables, tu dois l'avouer. C'est plaisant de pouvoir sentir ce parfum de potager et de terre, c'est toujours mieux que cette puanteur aseptisée qui détartre tes poumons, t'exagères peut-être un peu mais c'est la sensation que tu en as. Les pas de 703 s'arrêtent près de la serre et tu en profites pour t'approcher au plus près de son lobe, juste derrière lui et d'un ton calme saupoudré d'une once de notes suaves, tu chuchotes :


« Je t'ai manqué ? », tu décides de pas encore lui dire que tu l'as gaulé faisant le guet devant ta porte.
   

   
FICHE PAR MAKO.
   

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❝Tout cela ne vaut pas le terrible prodige de ta salive qui mord,qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord. Et, charriant le vertige, la roule défaillante aux rives de la mort !❞  ❦

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Dim 21 Mai - 13:36

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06 :29

L’air me caresse le visage et traverse mes cheveux. Ca fait réellement du bien. Je ferme les yeux et prend une grande inspiration, les mains dans les poches de mon pyjama d’hôpital. J’hésites à penser que je suis une fiotte ou que j’ai été raisonnable de ne pas frapper à sa porte. Ca fait un peu groupie quand même non ? J’ouvre à nouveau les yeux pour observer les fleurs et autres couleurs qui m’entoure. C’est apaisant. Le peu de rayon de soleil déjà apparents me frôlent la peau et me donne une sensation de lumière douce au visage. J’abaisse mon regard et donne un coup de pied dans un pauvre caillou perdu sous mon pied. Je n’ai pas le temps de remarquer que quelqu’un s’est glissé derrière moi.

« Je t’ai manqué ? »

Je ne connais pas assez de voix pour me tromper sur la personne. 066. Sans aucun doute. J’hausse les sourcils avec un petit mouvement de recul de la tête, surpris. J’ai évité le petit sursaut enfantin cette fois, mais il m’a quand même pris au dépourvu. Je pivote mon corps pour lui faire face. Ouai, il m’avait manqué, quelque part. Je m’suis fait chier comme un rat mort putain ! Puis bon, ce serait mentir de lui dire que non. Je venais quand même d’essayer de le retrouver pour savoir s’il avait avancé dans ses recherches. Certes, plus d’une semaine plus tard, mais je l’avais quand même fait. Je passe une main dans ma nuque, gêné mais vraiment content de le voir.

« Jimmy. Hum… Ca fait un bail… »

Je lui souris, je pense que ça se voit sur ma face que je suis intimidé. J’ai limite l'impression qu’il peut lire à travers moi. Paranoïa, bonjouuuur. S’il savait que j’étais venu jusqu’à sa porte pour l’interpeller, il m’adresserait sans doute plus la parole. J’aurai l’air d’un psychopathe. J’ai envie de l’entrainer sur un banc et le bombarder de questions : de nouveaux souvenirs ? de nouvelles explications ? Je veux tout savoir. Ca me démange mais je reste poli et j’attends, patiemment.

« Je pensais que t’avais réussis à t’barrer d’ici. Sans moi! J’ai même pas croisé ton ombre depuis que… »

Depuis que quoi, 703 ? Hein ? Depuis que tu t’es ramassé comme un crétin en pleine course ou depuis que t’as perdu au billard ? Quand j’y repense, 066 m’avait vraiment vu que dans des situations gênantes, en fait.

« Tu vas bien ? »

Wouh, super pour dévier la conversation. Après tout, je ne lui avais même pas demandé comment il allait. Il semblait se porter plutôt bien, enfin, vu les hamac sous ses yeux, pas sûr finalement. Il ne doit pas beaucoup dormir. Mais ses traits restent les mêmes, son allure aussi. Je tourne la tête vers le bout du chemin qui traverse l’espace vert. Cet endroit est vraiment agréable, le seul du coin probablement. En attendant la réponse de 066, je m’attache à étudier les plantations autour de moi. Je me demande si j’ai la main verte d’ailleurs. J’essaye de m’imaginer planter des fleurs… J’sais pas. Ca ne me répugne pas mais, ça ne m’attire pas non plus. Je secoue la tête en souriant, je pense vraiment à n’importe quoi. Je lève les yeux vers Jimmy, toujours planté là.

« Hm, tu veux t’asseoir ? »

Je lui désigne un banc, libre. J’entame la marche vers l’un des seuls endroits où l’on peut poser ses fesses. C’est froid, la température extérieure n’est pas encore assez chaude pour réchauffer l’ambiance. Je m’assois tout de même, je m’en fiche au fond. Il est vraiment tôt, en fait. Je percute alors. Il fou quoi debout à cette heure-ci ? Bon, on pourrait se demander ce que je fais aussi éveiller à 6h du matin en même temps… Mais qu’on soit tous les deux levés, c’est étrange. Je commence à croire que ce n’est pas un hasard qu’on se soit rencontrés finalement. Je me demande s'il a pensé à notre discussion, lui. S'il se demande si j'ai avancé dans mes recherches. Sachant qu'il était très perturbé par mon souvenir, ça m'étonnerais qu'il s'en fiche. Mais en même temps, il n'a pas essayé de revenir vers moi pour en savoir plus... Disons que moi non plus en même temps, sauf tout à l'heure. Donc, ça ne veut rien dire. Ou, peut-être qu'il ne m'a pas trouvé. Je délire là, ça suffit. Je tend les jambes, et replonge les mains dans mes poches. J'suis assis comme un con, mais on s'en tape. Pas le temps de faire des manières.

"Alors... Quoi de nouveau pour toi ? J'espère que t'as fais des choses plus intéressantes que moi."

Je m'adresse à lui, sans tourner la tête. Je fixe droit devant moi. J'ai pas envie qu'il se rende compte que je m'en fiche et que j'attends juste qu'il me balance une vrai info, une bonne nouvelle. Une news, un truc concret quoi ! Ou même, qu'il a trouvé un moyen de se tirer.

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Dim 21 Mai - 14:06


 
On a frôlé la vie
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«J
immy. Hum… Ca fait un bail… »

ça te fait encore bizarre de te faire appeler Jimmy, c'est ps dans tes habitudes de te choisir un prénom, mais c'est toujours mieux que 066. Tout est mieux que 066 !

« Je pensais que t’avais réussis à t’barrer d’ici. Sans moi! J’ai même pas croisé ton ombre depuis que… »


Ton sourire se retrousse tout seul, c'est vraiment hard de le faire mariner comme ça, mais tu jubiles intérieurement, ça fait longtemps que t'as pas vécu quelque chose d'aussi amusant, enjoy Jim !

« Tu vas bien ? »

On ne peut mieux ! Tu esquives la question.

« Me barrer sans toi ? Ah bah la confiance règne ! », tu croises tes bras et suis le regard de Forrest... Non, Forrest c'est pas possible, faut vraiment lui trouver un petit nom !

« Eh 703, 703 c'est laid. », c'est fou quand tu fais des efforts syntaxiques... ! « Faut vraiment te trouver un nom. C'est quoi qui te vient ? », non ce n'était pas une ruse pour essayer de déterminer d'où il(s) vennai(ent)t !


« Hm, tu veux t’asseoir ? »
, il demande en se dirigeant vers un banc non loin de là. Tu crois pas vraiment avoir le choix, hein ! Tes fesses se posent mais tu sais que tu vas pas rester longtemps là, à rien foutre, t'as trop de choses en tête, trop d'hypothèses plausibles qui tournent là-haut, et tu vas devoir évacuer, bouger, marcher, sauter. Bref, TOUT sauf rester sagement assis.


« Alors... Quoi de nouveau pour toi ? J'espère que t'as fais des choses plus intéressantes que moi. »

Ses yeux clairs fixent ce qu'on pouvait appeler, à défaut de mieux, l'horizon. Tu mords ta lèvre, hilare et plonge ton visage dans tes mains pour tenter de lui cacher mais t'es pas discret. T'arrêtes pas de penser à son petit minois planté devant ta porte, comme un petit chat esseulé qui viendrait gratter, c'était tordant et presque mignon ! Soudain tu éclates de rire.

« Ah bon ? Tu ne fais rien d'intéressant ici ? Je pensais que tu utiliserais ton temps libre pour... Je sais pas, disons... Visiter », tu t'arrêtes car tu sens une nouvelle montée d'éclats de rires dans ta gorge.

«  Hum... Oui j'ai fais des choses intéressantes, enfin, non ! Mais j'ai beaucoup réfléchi... », oh déjà les choses concrètes et sérieuses ? C'pas drôleeee ! Tu garde sa petite escapade dans tes quartiers pour un moment plus opportun.

« Écoute, je... », tu soupires et replies tes genoux contre ton torse. Tu les encercle avec tes bras immenses et appuie ta tête dessus. « Voila, je me fiche que tu cherches à court-circuiter mes délires, mais j'ai repensé à... », là t'as deux secondes d 'hésitation. Tu vas peut-être passé pour un con. Tu imagines que ce genre de conversation dans la vie réelle n'a pas lieu d'être. « Ta veste noire. », silence. « J'ai de bonnes raisons de penser que... On va faire un truc. Tu sais dessiner ? Oui bon, tout le monde sait dessiner ! Je reviens de suite !», parle pour toi... Tu vas chercher ton carnet en vitesse dans ta chambre et revient ? L'avantage c'est qu'à cette heure là, les lieux sont plutôt vides. Tu te replaces à côté de lui, t'as les joues rougies, le souffle court, tu lui rentre un peu dedans en t'asseyant promptement. Tu déchires une feuille de ton calepin et lui tends le stylo bille noir en gardant le vieux crayon moche, t'as de l'estime pour lui hein !

« Voilà ce qu'on va faire. On va chacun dessiner cette foutue veste dans les moindres détails... »
.

Tu te recroquevilles sur toi-même comme si tu voulais lui cacher ce que tu dessinais. C'était important que vous ne vous aidiez pas, mais tu n'allais pas être déçu de l'expérience. U bout de quelques minutes, tu relèves la tête vers lui.

« Prêt ? Tu vas vite comprendre... »
, tu retournes le dessin.  
 

 
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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Dim 21 Mai - 15:07

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06 :29

066, là en chair et en os, c’était bizarre. Parce que j’y avais pensé plein de fois. A la prochaine fois qu’on se verrait. Que je pourrais lui raconter tout ça. On dirait encore une fois une nana qui rêve au prince charmant. Ecœurant.

« Me barrer sans toi ? Ah bah la confiance règne ! »

On s’connaît pas assez pour que je te fasse confiance, hein 066. Bon, j’avoue qu’en réalité je pourrais. Oui, je crois que je peux.

« Eh 703, 703 c'est laid. Faut vraiment te trouver un nom. C'est quoi qui te vient ? »

Un nom qui me vient ? C’est vrai que 703 me gonfle, c’est moche et ça veut rien dire, pour moi. Peut-être que c’est important pour ce foutu établissement, mais moi je refuse d’être numérisé.

« Mmmh… Daniel. »

J’sais pas si c’est beau à entendre pour tout le monde, mais moi, ça me va. Au pire, 703-Daniel, Daniel-703. Je préfère ça, Daniel, quitte à choisir. On se pose l’un à côté de l’autre sur le banc. Attention, il entame enfin des réponses, pas trop tôt.

« Ah bon ? Tu ne fais rien d'intéressant ici ? Je pensais que tu utiliserais ton temps libre pour... Je sais pas, disons... Visiter»

Sa voix change lorsqu’il mentionne le verbe « visiter ». Est-ce qu’il sous entend quelque chose ? Est-ce qu’il m’a vu tout à l’heure ? J’en sais rien. Je commence un peu à paniquer en faisant jouer ma jambe, comme lorsque l’on est stressé. S’il m’a vu c’est la honte. Vraiment. J’ai une petite montée de chaleur qui surgit sur mes joues et qui les rosit. Je me sens mal à l’aise. J’ai pas la certitude qu’il sache, mais la paranoïa me souffle à l’oreille qu’il sait. Au bon sang, je savais ! Je savais que c’était une mauvaise idée ! Et que j’aurais l’air d’un con. Tss…

« Hum... Oui j'ai fais des choses intéressantes, enfin, non ! Mais j'ai beaucoup réfléchi... »

Cool, on est deux. Mais encore ? Allez, balance… J’ai besoin de savoir et surtout de penser à autre chose que toi derrière la porte à m’observer en train d’hésiter à frapper comme un enfant abandonné. Cette image me perturbe. Je ferme fort les yeux et secoue la tête, le temps qu’il enchaîne.

« Écoute, je... Voila, je me fiche que tu cherches à court-circuiter mes délires, mais j'ai repensé à... Ta veste noire. »

Ma quoi ? Ma veste noire ? Il n’a retenu que ça ?

« J'ai de bonnes raisons de penser que... On va faire un truc. Tu sais dessiner ? Oui bon, tout le monde sait dessiner ! Je reviens de suite ! »

Mais ? Il est sérieux ? Il se tire comme ça d’un coup ? Genre est ce que je sais dessiner puis salut ? J’écarquille les yeux, je ne m’y attendais pas. Il détale vers le bâtiment et disparaît à l’intérieur. Wow, il est vraiment sérieux en fait. Je prends un air vraiment mal à l’aise. Il est parti faire quoi encore ? Je décolle mon dos du dossier du banc et je commence à faire des ronds avec mes chaussures, sur le gravier. J'attend patiemment.

Il ne met pas longtemps avant de refaire surface et s’affaler sur le banc. J’avais bizarrement oublié à quel point il était… à fond dans la résolution de son puzzle. J’étais impatient, mais alors lui. Pire que moi. Vraiment pire.

« Voilà ce qu'on va faire. On va chacun dessiner cette foutue veste dans les moindres détails... »

J’éclate de rire, c’est nerveux. Je m’arrête d’un seul coup, lorsque je me rend compte qu’il est tout à fait sérieux. Je saisis les outils qu’il me tend et m’affaire à commencer mon dessin, comme un petit garçon qui n’ose pas contester une consigne. 066 prend ça très au sérieux, il se met en position pour cacher son dessin. J’vais pas copier sérieux, c’est mon souvenir que je vais retranscrire oh ! Je me concentre et commence à tracer des lignes. C’est plutôt pas mal, je pense que je me débrouille bien en dessin. Cool, au moins j’ai appris ça. Je jette un coup d’œil vers 066 pour voir s’il a fini, apparemment non. Je l’observe. Je dois vraiment arrêter de me foutre de sa tronche et de ses idées parce que, finalement, il va probablement décrypter mon… souvenir ? Mon hallucination ? Bref, ce que j’ai vu et ressenti. Je termine mon œuvre, ouai, on peut appeler ça une œuvre, c’est franchement bien fait je trouve. Peut-être que j’étais styliste ? On s’en fou là, maintenant. C’est pas la question.

« Prêt ? Tu vas vite comprendre... »

Je retourne en même temps que lui mon dessin et non. Non et encore non. J’étais vraiment pas prêt. Pas prêt du tout à voir, ça. Je lâche le morceau de papier et le laisse tomber sur le banc en me levant d’un coup et bruyamment. Je le fusille du regard. Je suis vraiment énervé. J'aime pas qu'on joue avec mes émotions, je me suis confié à lui. Il abuse.

« Ca m’fait pas rire Jimmy. Te fou pas de ma gueule comme ça ! »

Il m’avait forcément copié dessus. Je croise les bras, je suis agité et je piétine sur place. Totalement stressé. Et s’il avait raison, si on se connaissait… Je me retourne, pour être dos à lui et commence à mordre ma lèvre inférieur machinalement avec la pression qui bouillonne en moi. Mon visage est rouge et j’ai chaud. Je me retourne, m'approche à nouveau du banc, et prends mon morceau de papier. Je le froisse en tremblant avant de le balancer aux pieds de 066, maladroitement.

Je voulais savoir non ? Et bien, maintenant je sais. Un peu. Enfin, je crois…


« A quoi tu joues ? Dans ce souvenir, j'avais le coeur en mille morceau. Ma poitrine était prête à exploser. J'avais mal. Vraiment mal. Et je...»

Je m'époumone à lui balancer ça. J'ai du mal à reprendre mon souffle à force de lui crier dessus. J'ai les yeux qui brûlent. J'assume pas. Impossible qu'il ai pu avoir raison aussi vite. Je tourne les talons, sans finir ma phrase et m'éloigne un peu.

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Dim 21 Mai - 15:55


 
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D
aniel. C'était comme ça qu'il voulait que tu l'appelles. Sérieux, il avait tout les noms du monde à choisir, et il prend DANIEL ! Tu lèves les yeux au ciel et acquiesce. Après tout ça va. Ce qui est con c'est que t'arrives pas à en déterminer l'origine. Tu sais pas si c'est du à cette langue universelle qui traduit tous les noms ici, ou si c'est juste banal. Pas grave, pour le moment c'est autre chose qui te préoccupe, cette veste. Il éclate de rire face au plan que tu exposes, mais rira bien qui rira le dernier... Tu t'appliques, tu revois cette veste qui, tu es certain, a déjà touché tes mains. Tu essayes de te remémorer la matière, les coutures, les fermetures, les poches, la sensation sous tes doigts... L'esquisse progresse rapidement, tu ajoutes un peu de profondeur, de relief, d'ombres, elle est parfaite. Parfaitement conforme en tout cas. S'il « Daniel » n'était pas trop dégueulasse en dessin, il allait avoir un petit choc. Et effectivement, comme tu l'avais prévu, il retourne son dessin et...


« Ca m’fait pas rire Jimmy. Te fou pas de ma gueule comme ça ! »

Ah, il est en rogne. Tu essayes de lui retrouver un souvenir en même temps que toi et il s'énerve. Il a ses règles ou quoi ?

« Excuse-moi ? », tu demandes pendant qu'il piétine la terre comme un cheval de course. Il est vraiment fou de rage là tout de suite et t'es content que les lieux soient déserts car tu te serais peut-être pris un coup de taser derrière les oreilles. T'as pas trop envie d'expérimenter la chose. Il te balance son dessin en boule à tes pieds et là tu craques. Tu avales ta colère du mieux que tu peux, mais ton sang bouillonne. Faut pas te chercher.


« A quoi tu joues ? Dans ce souvenir, j'avais le cœur en mille morceau. Ma poitrine était prête à exploser. J'avais mal. Vraiment mal. Et je...»

Il se lève et fuit le banc avant toi finalement. Tu le toise, toujours assis, un peu coincé dans tes possibilités de réponses.

« Mais mec t'es un malade ! Tu crois quoi ? J'suis pas ici pour jouer ! Si je te dis que j'ai rêvé de cette veste à la con, qui soit dit en passant est dégueulasse, c'est la vérité ! Alors avant de me faire chier, tourne ta langue sept fois dans ta bouche et cesse de faire l'enfant ! », tu grognes et te lèves aussi.

« T'avais le cœur en pièces ? BIEN ! Jtu m'envoies profondément navré, mais ça ne change rien au fait que j'ai déjà vu cette veste, et c'est de celle là même que j'ai trouvé la carte d'identité ! », t'es plus certain de lui avoir déjà parlé de la carte dans la poche intérieure, mais tu exploses et tu ne t'entends plus trop débiter tes souvenirs.

« Maintenant si tu veux fermer les yeux, libre à toi ! Pense qu'on a vu la même route mouillée, la même veste. Perso j'ai vu du sang, un hôpital, un brancard alors qu'on parlait de ta cicatrice, mais va-y mon brave, continue de nier ça va bien nous avancer ! T'es infernal bordel ! », tu donnes un coup de pied de rage dans une fleur qui perd en un seul geste tous ses pétales. Tu avais besoin de détruire quelque chose de beau.

« Tu vas te calmer de suite hein ! J'suis encore l'ennemi de personne ici mais va pas falloir me chauffer ! », un blanc s'installe. Tu souffles, puis reprends plus posément.

« Franchement Daniel...»
, ça te coûte de l'appeler comme ça, mais situation de crise oblige ! « Tu penses pas que j'ai autre chose à foutre que de me foutre de toi? Regarde-moi... », tu te plantes devant lui, yeux dans les yeux. C'est dur de soutenir son regard parce que quelque chose te met mal à l'aise dedans, comme de regarder dans un miroir... Bordel... Ton cœur bat la chamade t'as tellement la sensation que tout ça tu l'as déjà vécu, comme on a parfois cette sensation étrange de revivre une scène. On y est là.

« Je pourrais presque jurer que je t'ai déjà vu... J'veux dire... Peut-être qu'on ne se connaissait pas si bien que ça, mais je t'ai déjà vu, avant... Là-bas, DEHORS ! Le vrai dehors ! Regarde-moi je te dis ! », tu prends sa mâchoire et oriente son visage dans tes yeux.

« J'en sais rien si tu m'as déjà vu, j'en sais rien si tu vas me reconnaître. Peut-être que j'ai juste vu ton accident et que tu m'as pas calculé j'en sais rien, mais ton visage... », tu marques une pause. T'as envie de garder en tête chaque détail de lui pour le revoir au beau milieu d'un souvenir plus limpide. La forme de ses os, sa mâchoire musclée et proéminente, la singulière couleur de ses yeux, ses fossettes par milliers à chaque sourire, tout jusqu'à sa coupe de cheveux ridicule ! N'importe quoi pourvu que tu te rappelles.

« C'est un vrai cauchemar... Je vais me réveiller... ».
 

 
FICHE PAR MAKO.
 

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Dim 21 Mai - 17:47

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06:47


La pression était là. Mes muscles étaient tendus, tous. La bouche sèche et la tête prête à exploser, je serre les poings. Il faut que je contrôle ma colère cette fois. Je me suis déjà attiré des foudres ici en me mettant en rogne, il faut que je me calme. Ah bah tiens, ça j’ai j’aurai pu le raconter à 066. Mais c’était plus le moment.

« Mais mec t'es un malade ! Tu crois quoi ? J'suis pas ici pour jouer ! Si je te dis que j'ai rêvé de cette veste à la con, qui soit dit en passant est dégueulasse, c'est la vérité ! Alors avant de me faire chier, tourne ta langue sept fois dans ta bouche et cesse de faire l'enfant ! »

Ma veste, dégueulasse ? Dans cet état, c’est fini, j’suis hyper susceptible.

« MA VESTE DEGUEULASSE ? T’as vu ta face aujourd’hui ? »

C’était sorti tout seul. En lui balançant ça, j’avais tourné la tête pour l’observer. Moi je l’avais vu sa face, et pas qu’un peu. Et bien que je lui ai balancé ça, il était loin d’avoir une sale tête. C’était simplement, histoire de riposter. Il faut dire que j’ai pas très envie d’en venir aux mains avec 066. Je peux pas. Il a beau me blesser, quelque chose me bloque.

« T'avais le cœur en pièces ? BIEN ! Tu m'en vois profondément navré, mais ça ne change rien au fait que j'ai déjà vu cette veste, et c'est de celle là même que j'ai trouvé la carte d'identité ! »

Une carte d’identité ? Il ne m’en a pas parlé la dernière fois… Si ? Il ne me semble pas. Alors, il a bien eu une avancée sur son souvenir. Il a vu d’autres choses. Une carte d’identité. Il y a forcément une photo dessus par logique.

« Quelle carte d’identité ? »

Mon ton est sec, toujours. Je n’ai pas envie qu’il croit que je me suis apaisé. Il ne daigne même pas répondre à ma question et m’agresse à nouveau. En même temps, il ne fait que répondre de la même manière que moi.

« Maintenant si tu veux fermer les yeux, libre à toi ! Pense qu'on a vu la même route mouillée, la même veste. Perso j'ai vu du sang, un hôpital, un brancard alors qu'on parlait de ta cicatrice, mais va-y mon brave, continue de nier ça va bien nous avancer ! T'es infernal bordel ! »

J’observe en coin, 066 qui shoote dans une fleur. Sympa d’abîmer les seules jolies choses du coin franchement ! J’ai envie de lui faire remarquer mais ma mâchoire reste close. Il m’enchaine, encore une fois.

« Tu vas te calmer de suite hein ! J'suis encore l'ennemi de personne ici mais va pas falloir me chauffer ! Franchement Daniel...  Tu penses pas que j'ai autre chose à foutre que de me foutre de toi? Regarde-moi... »

Daniel. Dans mon tourbillon impétueux, j’avais déjà oublié ce nom. Sorti de sa bouche, ça me pince le cœur, assez fort pour me nouer la gorge et m’empêcher de répondre. Il se place face à moi et essaye de soutenir mon regard. J’ai qu’une envie, c’est de le pousser, de l’éloigner. Mais je me sens comme ankylosé. Je me sens vraiment attristé. Comme s’il m’avait trahi, c’est bête. J’ai pris tout ça trop à cœur, je m’emporte décidemment pour un rien. Son regard est lourd, lourd de sens. Il a compris des choses, il sait. Mais j’ai trop peur de demander. Je maintien ma posture de défense. Je le fixe avec un regard noir, un regard à la fois déçu mais qui cherche à être compris.

« Je pourrais presque jurer que je t'ai déjà vu... J'veux dire... Peut-être qu'on ne se connaissait pas si bien que ça, mais je t'ai déjà vu, avant... Là-bas, DEHORS ! Le vrai dehors ! Regarde-moi je te dis ! »

Il saisit ma mâchoire avec sa main. Je sens le bas de mon visage se déformer sous la pression de ses doigts. C’est pas si fort, mais c’est strict. Je me laisse faire, plutôt désemparé. Je n’ai toujours pas laisser de son sortir de ma bouche. Je le regarde. Ses doigts sont chauds, je pense qu’il est sous tension lui aussi. Le contact n’est pas désagréable. Je pense que je n’ai pas eu de contact physique avec quelqu’un depuis tellement longtemps que n’importe quelle approche pourrait me procurer cette sensation. J’attrape son poignet et le tire pour délivrer mon visage de son emprise. Ses doigts glissent sous ma peau pour la quitter. Ce contact est doux, lent et … perturbant. Je pense que j’ai vraiment besoin de trouver Blondie. Je suis en manque d’affection, comme un gosse. Ca crains d'avoir ce genre de sensation. J’abaisse sa main vers le sol, sans pour autant lâcher ses yeux.

« J'en sais rien si tu m'as déjà vu, j'en sais rien si tu vas me reconnaître. Peut-être que j'ai juste vu ton accident et que tu m'as pas calculé j'en sais rien, mais ton visage... »

J’ai juste envie qu’il parle encore. Qu’il m’en dise plus. J’ai envie d’entendre sa voix un peu plus. S’il dit vrai, je devrais trouver un souvenir en lui dans ce cas ? Par le son de sa voix, ses mimiques, son sourire, la douceur de ses cheveux, la force de sa poigne, j’en sais rien.

« C'est un vrai cauchemar... Je vais me réveiller... »

Je pense qu’il ne sait vraiment plus où puiser pour trouver quoi me dire. Je baisse la tête, mon cœur complètement affolé bat si fort qu’on peut distinguer de manière très clair ses battements à travers mon vêtement. Je ressens quelque chose d’étrange. Je dégluti difficilement avant de finalement enfin laisser un son s’échapper.

« Tu penses l’avoir vu où cette veste... dégueulasse ? »

Oui, je finis par céder et lui adresser la parole. Mais quand même, la veste dégueulasse je digère pas. Je l’ai peut-être payée cher, ou quelqu’un que j’aime me l’a offerte, j’en sais rien. Mais si je la portais c’est qu’elle me plaisait. Même pas 20min de discussion et je faisais encore un drama.

« J’aurai pas du réagir comme ça, excuse moi. »

Quand même, 703, c’est pas possible d’être tout le temps sur ses gardes. Jimmy est la seule personne a qui j’ai réellement parlé. Il est aussi le seul à avoir partagé quelque chose avec moi. Je pense que je devrais essayer de faire un effort. Je pourrais lui parler du tatouage pour me faire pardonner. Surtout que s’il a raison, il pourrait m’aider, peut-être. Je lui tourne le dos, un instant et relève un peu ma manche. En le voyant, là étalé sur ma peau, gravé à tout jamais, je renonce. Si je réagis comme ça pour un simple dessin de veste, je ne devrais sans doute pas encore lui parler de ça. Je baisse ma manche à nouveau et pivote face à lui. Je prend le temps de l’observer, le visage légèrement adoucit. Il a l’air plutôt sûr de lui quant à son idée de m’avoir déjà vu. On devrait creuser.

« Vas-y, je t’écoute… »

Je retourne m’asseoir sur le banc. Je m’installe en tailleur, j’aime plutôt bien cette position. J’arrive à me concentrer plus facilement comme ça. Je l’attends. Le temps qu’il arrive, j’observe sa démarche, ses gestes, son physique. Il ne me revient pas, à moi. Qui es-tu 066 si nous nous connaissons vraiment ?

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Dim 21 Mai - 18:43


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T'
essayes de lui expliquer par A + B que t'as autre chose à foutre que de te payer sa tête et que ton but c'est d'avancer. Tu lui parle de cette putain de veste, c'est la clé, vous le savez tous les deux !


« MA VESTE DÉGUEULASSE ? T’as vu ta face aujourd’hui ? » ah oui, c'est vrai que tu as utilisé un adjectif qualificatif de trop.

Tu arques un sourcil. Il avait l'air d'un gamin dans une cour de récré « c'est celui qui dit qui y est ! ». Dégueulasse, ta face ? Tu veux bien passer au dessus mais... Tu as mal à ta virilité quand même. Autant 222 qui te traite de danseur ça te passe au dessus, mais là ça te chauffe vraiment. Allez 066 respire, respiiiire. Après tout, chacun ses goûts, s'il te trouve dégueulasse... Tu plains sa nana, bref, le sujet n'est pas là ! Tu embrayes sur la carte d'identité, tu attends qu'il te rende des comptes là dessus, tu peux pas mentir elle sortait bien de sa veste. De sa... Veste POTABLE !


« Quelle carte d’identité ? »

Toujours ses règles, mais air surpris. Ah t'as pas du lui en parler de ça. Un point partout la balle au centre alors. Autant pour toi. Tu soupires en essayant de te calmer.

« Voilà... La dernière fois, quand j'ai eu un flash et que tu m'as aussi gentiment que maintenant envoyé me faire foutre avec brillo, j'ai vu plusieurs choses... La fameuse route mouillée, la nuit, il y avait beaucoup de vent aussi. Là c'était un peu flou mais y'avait beaucoup beaucoup de sang par terre. Je sais pas comment j'me suis retrouvé dans une caisse et... », tu fronces les sourcils. Putain tu ne te souviens plus de l'ordre et ça te paraît de moins en moins logique. « Après y'avait cet hôpital... Un brancard dont les roues crissent, de lumières, et surtout TA cicatrice ! Ainsi que je te l'ai dis. Et... En revenant dans la voiture, y'avait CETTE veste ! », tu cries en lui renvoyant sa boule de papier froissée. « La tienne... », tu déglutis. « Dedans, j'en ai tiré un porte feuille avec une carte d'identité dont je ne me souviens plus de rien bien sûr, amis comme c'était ta veste.... », ta respiration se brise. Ça devient chaud là...

Tu le regardes intensément, ta main tient fixement son visage, mais il te repousse. Pitié il est con ou quoi ? T'es pas en train de lui faire des avances, t'as besoin d'imprimer son faciès mais c'est vraiment un jeu tout ça pour lui. C'est l'impression que tu as. Ah... Tu ne peux t'empêcher de remarquer que ses doigts bouillonnant de rage effleurent ta peau et tu repenses instantanément à sa présence devant ta porte. Tu manques de t'étrangler avec ta salive, mais tu gardes ça pour plus tard, pas le moment dénerver la bête ! Tu es au bout de ta vie, bordel ça ne va jamais s'arrêter cette sinistre comédie ?

« Tu penses l’avoir vu où cette veste... dégueulasse ? »

Un petit sourire s'assoit sur tes lèvres boudeuses. Il lui reste encore un peu d'humour, enfin... T'es pas certain que ça en soit, peu être juste de la rancœur, mais ça te fait rire.

« Elle était avachie sur le siège avant à côté de moi, la place du mort... », rassurant comme toujours 066 ! « Je... Je l'avais dans mes mains... Je me souviens maintenant... J'entends encore le bruit que faisait le cuir neuf en le manipulant. Bordel 703... Daniel... J'ai eu ta carte d'identité devant les yeux et... Je ne me rappelle de rien... Je suis désolé... », tu te sens inutile. La frustration et la désolation te grimpent dessus et prennent ta gorge en otage.

« Merde putain je suis vraiment vraiment, vraiment désolé... ça va peut être me revenir... Ton nom... Ton vrai nom... Ton âge. Tes origines... J'avais sans doute capté que ça, mais si je pouvais le retrouver... », tu soupires et il s'excuse lui aussi.

« J’aurai pas du réagir comme ça, excuse moi. »

Il s'adoucit. Tu fais un signe de main qui lui rétorque en silence que ça ne fait rien, et il retourne s'asseoir en tailleur sur le banc.

« Vas-y, je t’écoute… »

T'as plus rien à dire, là t'es comme un con.

« C'est tout ce que j'avais Daniel... Mais toi t'as rien d'autre de ton côté ? », tu retournes t'asseoir avec lui, tu laisses planer un silence et tu te retournes vers lui.

« Est-ce que tu... », putain comment formuler ça ? « T'es d'accord pour qu'on accorde nos violons ? Je veux dire ...», tu défroisses le dessin de 703 et le positionne à côté du tien pour qu'il les détaillent tous les deux plus attentivement. « Regarde.... Je veux bien croire que les coïncidences existent, mais là c'est chaud quand même... ».

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Lun 22 Mai - 14:51

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07:09

Je souffle un coup. J’suis dans une sale nébuleuse et j’arrive pas à m’en échapper. Monsieur m’explique comme il peut sa version du souvenir. Ca semble bizarrement coller, mais c’est comme si je voulais absolument me voiler la face, j’ai peur. Il parle d’hôpital, de voiture, de sang, de cicatrice… J’ai l’impression qu’au fond je renie tout ça parce que j’ai pas envie de m’approprier son souvenir. Pas envie qu’il s’en souvienne mieux que moi. Il en vient à parler de la carte d’identité, et pense que c’est la mienne. Je ressens une chaleur étrange qui me parcoure l’échine et me fait frissonner. S’il a vu ma carte d’identité comme il le prétend alors… Il doit savoir qui je suis. Et par savoir qui je suis, je sous entend mon nom, mon âge, tout. J’ai envie d’intervenir pendant son récit pour le couper et lui faire cracher le morceau. L’attraper par les épaules pour le sommer de me dire enfin qui je suis mais…

Le son de sa voix se déforme à mesure qu’il parle, pour finir sur une note désolée. Il s’excuse. Plusieurs fois. Mon espoir s’envole, se brise, s’évapore, se casse, s’enflamme, il passe par toutes les manières de destruction, pour finir en disparaissant. J’ai envie de chialer, bordel. J’y ai cru, malgré ma résistance jusqu’à la dernière seconde de le croire. Je ne verse pas de larme, pas une seule. Trop frustré. Le vent continue de souffler doucement et accompagne mon corps dans la descente de sa température. Je cesse de trembler, lentement. Je me calme, m'adoucit et m'apaise.

On va parler, sérieusement. Je lui propose donc le banc et attend qu’il vide son sac.

« C'est tout ce que j'avais Daniel... Mais toi t'as rien d'autre de ton côté ? »

Je n’ai absolument rien, en effet. Je baisse la tête et la secoue en signe de négation. Autant déçu que lui. J'aimerai pouvoir en connaître davantage mais, je n'ai rien à lui fournir. Je pense qu'il y a de grandes chances que tout soit sous mes yeux et que je ne m'en rende pas compte. C'est frustrant. Peut-être que mon nom est noté quelque part, qu'une odeur ou le son d'une voix m'est familière par ici... Ou peut-être même que des membres de ma famille, si j'en ai une, sont ici. Ou même, des amis, des ennemis, des connaissances, des amours... Je me perturbe tout seul.

« Est-ce que tu... T'es d'accord pour qu'on accorde nos violons ? Je veux dire ... Regarde.... Je veux bien croire que les coïncidences existent, mais là c'est chaud quand même... ».

Il a raison. Malheureusement pour l’entêté qui bouillonne en moi, il avait vraiment raison. Je soupire et me frotte les mains, puis tourne la tête vers lui.

« Autant donner une chance au destin, si le hasard n’y est vraiment pour rien alors. »

J’esquisse un sourire, un de ceux qui font mon charme. Je m’en suis rendu compte devant le miroir, il y a quelques jours en pensant à Blondie. Je me demandais comment j’avais pu lui faire remarquer que j’existais, la conquérir. J’avais donc essayé tous les sourires, répliques et clins d’œil possible devant la glace, entre deux arrachages de cheveux pour décrypter mon putain de morceau de souvenir. C’était mes pauses anti-stress, parce que vraiment, j’allais me transformer en vibreur à force d’être autant nerveux.

Et là, je venais de lui lâcher LE sourire, mais inconsciemment. Je le fixe, dans les yeux pour lui faire comprendre que j’ai saisis. Qu’il a raison et qu'il faut qu’on avance ensemble dans cette merde, sinon qu’on n’arriverait jamais à trouver de solution. Un regard compatissant, désolé. Je replace mes lèvres pour reprendre un air neutre et jette à mon tour un coup d’œil sur les dessins. Elles sont identiques. On a pas les mêmes compétences en dessin mais, les traits sont bien assez nets pour se rendre compte qu’il s’agit de la même veste. En cuir. Noire.


« Je pense qu’on devrait chercher des éléments ou des situations déclencheurs de souvenirs.  Comme lorsque tu as vu ma cicatrice ou comme quand j’ai couru. Si je reprends…» Je saisis le bout de papier froissé des mains de 066 et reprend le stylo pour recommencer à écrire -Black leather jacket, rain, street, night, cold, blood, car, hospital, ID, mobile phone…- Je lui tends pour qu’il vérifie. « J’ai oublié quelque chose ? »

Je me concentre pour y penser très sérieusement. Mes sourcils se froncent et je me mords la lèvre, sûrement un tic de réflexion. Les yeux rivés sur le papier, je joue avec le stylo dans ma main gauche, à le faire tourner. C’est après quelques secondes que je m’en rend compte. J’y avais pas fait attention une seule fois depuis que j’ai écris ou dessiné, pas une seule seconde : je suis gaucher. Je fixe mes doigts faire tourner le stylo et écarquille les yeux avec un sourire. Il faut que je fasse attention à ce qui m’entoure, en fait.

Je sens une satisfaction montée, j’avance dans cette énigme en fait. Lentement, très lentement mais j’avance. 703, Daniel, je vais bientôt me débarrasser de vous et laisser la place à… Moi. Le vrai moi et ses souvenirs.

«Jimmy, j'suis gaucher.»

Je tourne la tête vers lui, l'air surpris d'avoir découvert ça seulement maintenant.

«Il faut qu'on soit plus vigilants. On a sûrement des indices sous les yeux ou déjà dans nos souvenirs. Des choses auxquelles on a pas pensé...»


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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Mar 23 Mai - 12:37


 
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T
u sens que « Daniel », « 703 », peu importe est le genre de type impulsif, un gamin révolté qui a du mal à exprimer ce qu'il ressent et qui prend très vite la mouche. Toi t'es pas vraiment comme ça... Bon bien sûr, faut pas te piquer au mauvais endroit au mauvais moment, mais t'essayes de rester plutôt sobre, posé, réfléchi. C'est bien pour ça que tu lui proposes gentiment de descendre de ses grands chevaux pour essayer de réfléchir avec toi sur votre passé commun. Merde c'est quand même pas sorcier de faire un petit effort de sociabilisation ! Il se retourne doucement vers toi, tu sens que ça lui pèse de dire ça mais...

« Autant donner une chance au destin, si le hasard n’y est vraiment pour rien alors. »

Ah, un sourire, quand même ! Le genre de petit minois innocent qui aspire toute ta hargne, un peu comme aurait pu le faire un panier de chatons de calendrier, si tu avais un cœur, hein !


« Je pense qu’on devrait chercher des éléments ou des situations déclencheurs de souvenirs.  Comme lorsque tu as vu ma cicatrice ou comme quand j’ai couru. Si je reprends…»

Il griffonne sur le bout de papier que t'as ramené des mots clés de ce qui résume au mieux vos deux souvenirs flous.

« J’ai oublié quelque chose ? »

Tu fais une moue interrogative, non y'a à peu près tout là... Tu adores ça en réalité. T'es certes frustré d'avoir tout perdu, mais l'idée de tout devoir reconstituer, mener ton enquête bah ça te branche carrément. Tu découvres aussi des facettes de ta personnalité et.... Daniel aussi, visiblement. Il s'écrit soudain:

«Jimmy, j'suis gaucher.»

… Il te sort ça comme le scoop du siècle, tu réprimes un soupir. Bien sûr qu'il l'est, faut pas être Einstein pour comprendre, toi aussi t'es gaucher et alors ? C'est pas un souvenir à retrouver ça, c'est un fait, tu veux dire : ça se VOIT !

« Ben... Oui je vois. Moi aussi je le suis, attends, t'avais jamais remarqué, genre... Sérieusement ? », là tu pouffes de rire, mais roooh c'est un rire gentil ça vaaa !

« Comment t'as fait pour ne jamais y avoir fait attention ? T'es là depuis plusieurs semaines mec ! C'est pas possible ça... », un petit silence plane, t'as un sourire qui fleurit aux lèvres. Tu sors ta phrase ou pas ? Borrf, allez !

« T'as pas remarqué que tu te branlais avec la main gauche ? », tu lui jettes un regard interrogateur avant de lever les yeux au ciel. « BREF ! Faut juste qu'on n'écrive pas en même temps sur la même table, ça risque d'être chiant ! Mais... Ne pense pas que je te brime hein, si ça peut te rendre heureux de découvrir que tu es gaucher, je te laisse savourer l'instant... », tu te mords la lèvre, mais tu pouffes à nouveau de rire. Ce mec est dingue !

« Il faut qu'on soit plus vigilants. On a sûrement des indices sous les yeux ou déjà dans nos souvenirs. Des choses auxquelles on a pas pensé...»

Tu souffles pour reprendre tes esprits, souris et sans oser le regarder, fixe le paysage qui s'offre à vous.

« Sous nos yeux ? Mouais... Donc résumons, si les indices sont juste là, pour nos métiers ou passions on a le choix entre jardinier ou... Fleuriste ? », t'as envie de le faire chier. Quoi que, il est sans doute fleuriste lui ! C'est le genre à parler aux fleurs, c'est sûr ! Tu prends un peu de hauteur pour t'asseoir sur le dossier du banc, t'es mieux là.

Spoiler:
 


« Tu penses que tu avais un métier manuel ? Moi je te vois bien sur la toute fin de tes études, des études bien chiantes genre...Physique-chimie ! », rien que l'idée te répugne. Ceci dit, t'as comme des notions qui remontent de Dieu seul sait d'où. Remarque... T'as la sensation d'avoir des notions d'un peu partout et d'un peu toutes les matières.... Impossible de savoir du côtés des lettres ou de la science !

« Ou NON ! Histoire géo ! Non non non attends ! J'y suis... Yeux clairs, mèche sur le front, caractère de cochon... T'es forcément un poète ! Lettres classiques ! ». Mais par quelle imagination te sortent toutes ces filières ? Tu t'es baladé à la fac toi, non ? Es-ce que t'es au moins déjà allé à la fac ? Visiblement oui... T'en connais un rayon ! Bref, trêve de plaisanteries...

« Bordel... Comment je pouvais fréquenter un as du stylo plume ? », tu ricanes encore, ça t'aide à guérir ta douleur de ne pas savoir qui tu es.  
 

 
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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Mar 23 Mai - 12:37

Le membre 'H05-066' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Mar 23 Mai - 16:02

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J’étais vraiment content d’avoir compris que j’étais gaucher. Enfin, je veux dire… D’avoir remarqué. Comme le souligne 066, c’était évident et je m’enchantais pour rien d’un seul coup.

« Ben... Oui je vois. Moi aussi je le suis, attends, t'avais jamais remarqué, genre... Sérieusement ? Comment t'as fait pour ne jamais y avoir fait attention ? T'es là depuis plusieurs semaines mec ! C'est pas possible ça...»

Il se met à ricaner, moqueur. On va dire que j’ai assez donné dans le boudage, donc je passe outre. Je souris, gêné. En soit, y’a de quoi rire. J’ai un peu l’air d’un gosse à noël, avec la famille et les cadeaux en moins en fait.

« T'as pas remarqué que tu te branlais avec la main gauche ? »

Ouai… Juste non. C’était pas possible qu’il m’ai balancé ça comme ça. Mais si, si si. Il l'avait dit. Du coup, je me surprends soudain à me poser la question. Il marque un point, je crois. Je dis bien "je crois" parce que... Oui, j’suis trop stressé pour avoir l’envie. Enfin, le temps. Ou non, la confiance en moi. En fait, j’en sais rien. J’sais pas pourquoi mais ça ne manque pas. Rien n'a encore déclenché ce... besoin. Même quand j’essaye d’imaginer Blondie. Suuuuper, Jimmy. Tu viens de me foutre une sale série de questions dans la tête.

Et si on m’avait retiré tout ça ? Je veux dire… pas physiquement, mais sentimentalement, émotionnellement, tout ça, tout ça quoi… Je secoue la tête comme pour me ramener à moi même. Je le regarde, il a encore envie de se foutre de ma tronche pour pas changer. Je le scrute. Il a des mimiques que j’peux pas m’empêcher d'observer, d'étudier d’analyser. Qu’est-ce que j’ai bien pu partager avec c’gars là si on se connaît vraiment ?

« Sous nos yeux ? Mouais... Donc résumons, si les indices sont juste là, pour nos métiers ou passions on a le choix entre jardinier ou... Fleuriste ? »

En fait, il va me clasher à chaque fois. Me critiquer tout le temps, je pense. Il va falloir que je m'habitue. Son sarcasme à bonne dose, j'pense qu'on peut vraiment s'entendre. On a bien dû savoir comment faire un jour, dans le passé, apparemment.

Suite à sa réponse, je souris en tournant la tête vers les fleurs. Sachant que je me suis interrogé sur ma possible main verte quelques minutes auparavant, ça me fait franchement sourire. Mais on va changer d'acteur tiens. J’imagine 066 agenouillé au sol en train de creuser dans la terre et de sortir une carotte en criant « A taaaaable ». J’étouffe un rire. J’espère vraiment qu’on ne s’est pas connu comme ça. Il a vraiment pas l'air d'être un mec vert. Il continue dans sa lancée.

« Tu penses que tu avais un métier manuel ? Moi je te vois bien sur la toute fin de tes études, des études bien chiantes genre...Physique-chimie ! »

Je n’ai même pas le temps de répondre qu’il enchaîne.

« Ou NON ! Histoire géo ! Non non non attends ! J'y suis... Yeux clairs, mèche sur le front, caractère de cochon... T'es forcément un poète ! Lettres classiques ! Bordel... Comment je pouvais fréquenter un as du stylo plume ?  »


Vraiment ? J’ai une tête à étudier ça ? Comme je ne le sais pas, tout est possible. Mais en y réfléchissant, juste la mention de ces choses ne m’inspire pas, ne m’attire pas. A part peut-être l’art. Pas forcément poésie ou littérature mais l’art en général. Je lève les yeux pour regarder le ciel et réfléchir un peu. Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce que j’ai pu aimer avant ? Après tout, je sais dessiner non ? C’est déjà ça. Est-ce que j’aime lire ? Est-ce que j’aime peindre ? Faire de la poterie ? Jouer de la musique ? Danser ? Chanter ? Jouer la comédie ? 066 venait d’implémenter un système de questions qui en mène à d’autres et ainsi de suite, dans ma tête. Je quitte ma position en tailleur et ramène mes genoux à mon torse. J’aimerais vraiment découvrir que j’ai un talent. M’accrocher à quelque chose. Si je pouvais trouver au moins ça, ça me mènerait peut-être à un souvenir ?

« C’est ça. Il faut que je trouve si j’ai un talent, une passion. Si je creuse cette idée, je vais sûrement ramener des souvenirs à la surface… »

Je baisse la tête vers 066 pour planter mon regard dans les yeux, sérieux.

« Depuis que tu es là, est-ce qu’il y a des choses que tu as apprécié faire ? Ou détesté ? Qu’est-ce que tu as déjà testé ? Tu as eu le temps de faire des … » J’imite des guillemets en mentionnant le mot suivant :
« … activités ? ».

Je décale un peu mes genoux de mon torse pour prendre appui dessus et écrire à nouveau. J’suis vraiment content d’écrire du coup, comme un con, avec ma main gauche. C’est bête mais, je prends tout, toutes les découvertes, toutes les solutions, toutes les possibilités. Je commence à dresser une liste : dessin, chant, peinture, sport, comédie, cinéma, course, danse, lecture, musique… J’énumère mes idées avec des tirets et lorsque j’arrive à « course », je le raye instantanément. Pas la peine de réitérer l’expérience. Comme on dit, la foudre ne frappe jamais 2 fois au même endroit. Je dois chercher ailleurs…

« On pourrait essayer toutes les choses de cette liste, comme une liste de défis. Ca pourrait faire passer le temps et ça pourrait être marrant. A la recherche de nos souvenirs, en gros.»

Je reprendre ma rédaction et j’ajoute tout en haut de la liste – Jim & Dan’s quest – . C’est plus cool comme ça. Je lui tends le papier dans l’attente de sa réaction. Je le regarde neutre, comme ça, s’il trouve mon idée nulle je peux feinter un « je m’en fou, c’était juste une idée » et s’il aime, je peux lâcher un sourire.

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Mar 23 Mai - 18:07


On a frôlé la vie
FT. H05-703 & H05-066

L
e concept de Daniel n'était pas bête après tout...

« […] Il faut que je trouve si j’ai un talent, une passion. Si je creuse cette idée, je vais sûrement ramener des souvenirs à la surface… »


Il te regarde comme s'il cherchait une réponse dans tes yeux, mais tu attends patiemment qu'il développe. Creuse plus loin petit.

« Depuis que tu es là, est-ce qu’il y a des choses que tu as apprécié faire ? Ou détesté ? Qu’est-ce que tu as déjà testé ? Tu as eu le temps de faire des … », il hésite.
« … activités ? ».

Pendant qu'il dresse le résumé des différentes choses à tester sur sa TO-DO list où ton nom de substitution apparaît en haut de la feuille, tu réfléchis à ce qu'il t'a demandé.

« Bah... Des activités... C'est vague ! Visiblement je sais dessiner, mais je vais m'en assurer dans deux minutes et... J'ai rien fait d'autre, enfin... Hormis de mettre la misère au billard et à la course j'entends ! », tu retrousses un sourire complice en lui prenant la précieuse liste des mains. Tu résumes à haute voix :

« Dessin, chant, peinture, sport, comédie, cinéma, course, danse, lecture, musique ... », hum tu vois où il veut en venir.


« On pourrait essayer toutes les choses de cette liste, comme une liste de défis. Ca pourrait faire passer le temps et ça pourrait être marrant. A la recherche de nos souvenirs, en gros.»

Tu pouffes.

« Jim and Dan's quest ? Sérieusement ? Bien... J'aime l'idée ! On commence par le premier de la liste ? Le dessin... », petit sourire de la victoire. Tu piques son stylo parce que tu préfères l'encre noir à la mine de crayon. Tu orientes le carnet vers toi et observe 703.

« Bouge plus, je vais te croquer... », cette phrase sonne bizarrement mais c'est comme ça qu'on dit non ? Allez Jimmy, concentre-toi ! Franchement il ne va pas être compliqué à dessiner, il a les traits tellement marqués, un vrai jeu d'enfant ! Tu commences à griffonner quelque chose d'un peu maladroit au départ, puis les coups de stylo s'affinent et se précisent. Pas de quoi entrer aux beaux arts sans doute, mais pour un portrait robot de police c'est parfait ! Tu passes ton index sur certaines lignes pour les épaissir, pour ajouter quelques ombres. Pas dégueu... Plutôt fier tu lui tends ton chef d’œuvre.

« Une vraie photo ! Si j'avais eu de la peinture pour continuer à entamer la liste, je t'aurais mis un peu de blush aux joues, mais on va se contenter du teint de cadavre, ça fera l'affaire ! », tu lui tends le carnet. Finalement tu as aimé ça, tu es doué pour ça c'est indéniable, mais... De là à parler de passion, y'a un monde, enfin c'est un super hobby pour ne pas devenir fou, à retenir !

« à toi ! Et je te préviens tout de suite... Tente de rendre ma...- » tu mimes des guillemets « face dégueulasse acceptable, ou tu auras des problèmes jeune homme ! ». Tu soupires en attendant qu'il commence et surtout termine car t'aime pas poser comme ça fixement. Tu peux pas t'empêcher de bouger.

« En attendant, je vais te montrer mes talents de comédien ! … Malheureusement je ne me rappelle pas d'une seule pièce de théâtre que j'ai pu lire, si seulement j'avais un bouquin à portée de main ! Bon... On va jouer, comme des gosses. On dira que je suis un docteur... - » tu sais pas ce que tu as avec les docteurs, mais t'as l'impression que t'as du avoir à faire avec eux dans le passé... « - et... Je te retrouve après une opération périlleuse ! », tu te racles la gorge, te lève et prends ce qui te semble être, une voix de docteur.

« Monsieur Daniel 703, je ne vous cache pas que nous avions très peur d'opérer considérant le faible taux de réussite, mais vous pouvez dire merci à toute l'équipe de fabuleux médecins de ce bloc qui ont pu sauver votre jambe ! Regardez moi ça, comme neuve ! », tu désignes le mollet blessé de 703. « Vous vous en tirez avec une cicatrice, ça vous rendra plus viril aux yeux des nanas ». Mouais, un médecin comme ça, t'as moyennement confiance, mais tu le trouve cool.

« Naaaan mais aussi j'suis pas dans le mood là ! Peut-être que si j'étais sur scène, avec les planches en bois là, juste sous mes pieds, les projecteurs qui me plongent dans une lumière aveuglante, si je n'entendais plus rien que le son répétitif de mon rythme cardiaque dans mes oreilles, peut-être que...-  », tu n'as même pas remarqué que tu n'as pas terminé ta phrase. Tu pensais que ton cerveau ferait illusion, qu'il la terminerait pour toi pour que tu puisses t'évader ailleurs un instant, mais ça fonctionne pas ! Là t'as le cœur qui bat, la bouche sèche, ce que tu ressens c'est... Étrange. Tu secoues la tête, sans doute à force de te priver de bouffe t'as un peu le vertige !

« Bon alors, ce dessin ? »

FICHE PAR MAKO.

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❝Tout cela ne vaut pas le terrible prodige de ta salive qui mord,qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord. Et, charriant le vertige, la roule défaillante aux rives de la mort !❞  ❦

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Mer 24 Mai - 5:25

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07:40


Il va me charrier jusqu’à la fin des temps sur ma double défaite, on dirait.

« Bah... Des activités... C'est vague ! Visiblement je sais dessiner, mais je vais m'en assurer dans deux minutes et... J'ai rien fait d'autre, enfin... Hormis de mettre la misère au billard et à la course j'entends ! »

Bon, au moins, si ça le fait sourire, ça me va. Si j’peux servir de distraction à quelqu’un, why not. Je lui rends son sourire, allez on entre dans une ambiance bienveillante. Il jette un œil à ma proposition, moment fatidique. Il commence à rire mais semble quand même bien aimer le concept.

« Jim and Dan's quest ? Sérieusement ? Bien... J'aime l'idée ! On commence par le premier de la liste ? Le dessin... Bouge plus, je vais te croquer... »

Je pense que je suis vraiment épuisé par le remue-ménage que j’fais dans ma tête parce que sur le coup, sa phrase… Je ne l’ai pas comprise comme j’aurais du. Assez gêné, je ne sais pas où poser mon regard et cherche un truc à fixer pour éviter de croiser le sien. Il s’empresse de se mettre en position et entame son dessin. Ah, c’était ça qu’il voulait dire par croquer. Faire un croquis… Je me sens vraiment con. Et surtout, j’ai l’impression d’être un malade… Il a rien laissé penser qu’il était intéressé par les hommes donc, j’ai été sérieusement bête de paniquer. Je souris et soupire.

Décidément, l’ascenseur émotionnel est l'attraction du jour. Ce gars m’en fait vraiment voir de toutes les couleurs.

Il est concentré, il a l’air d’aller vite aussi. Il tourne la tête, la penche, me regarde, m’analyse, parfois me scrute sûrement pour ne pas manquer un détail, il gratte sa feuille parfois lentement, parfois plus fortement. Ca fait extrêmement bizarre, de servir de modèle de dessin, mais je le laisse finir.

« Une vraie photo ! Si j'avais eu de la peinture pour continuer à entamer la liste, je t'aurais mis un peu de blush aux joues, mais on va se contenter du teint de cadavre, ça fera l'affaire ! à toi ! Et je te préviens tout de suite... Tente de rendre ma... face dégueulasse acceptable, ou tu auras des problèmes jeune homme ! »

D’après son expression, il est plutôt content de lui. Il me montre son œuvre. J’avoue que c’est pas si mal pour un premier essai. Ca me ressemble plutôt bien. Il doit manquer des choses, c’est sûr. Mais pour un croquis rapide et de quelqu’un qu’il n’a vu que 2 fois, c’est assez bon je trouve. J’étudie les traits qu’il a choisis de faire, les détails, l’expression. Ah oui, l’expression. J’ai vraiment cet air là, en fait ? J’ai le visage super… émotif. Tu m’étonnes qu’il ai toujours envie de se foutre de ma tronche, j’ai l’air d’un fragile. Je retourne ma feuille et lui prend le stylo des mains, rapidement sans pour autant l’arracher.

« Je dessinerais ton vrai visage, de la manière que je veux, je fais avec ce que je vois, que tu sois dégueulasse ou non. On choisis pas son physique tu sais… »

J’ai décidé d’entrer dans son jeu. Quitte à me faire emmerder, autant que je lui rende la tâche difficile non ? Je reprends ma position préférée, en tailleur. Je pose la feuille sur mon genou et je commence à tracer des lignes. Je relève la tête souvent, pour re-visionner son visage, même si j’en ai pas vraiment besoin parce qu’il est la seule personne avec qui j’ai passé plus de 10 min top chrono donc je m'en souviens très bien, pas de confusion. Il a l’air nerveux, il s’agite un peu et ça me déconcentre.

« En attendant, je vais te montrer mes talents de comédien ! … Malheureusement je ne me rappelle pas d'une seule pièce de théâtre que j'ai pu lire, si seulement j'avais un bouquin à portée de main ! Bon... On va jouer, comme des gosses. On dira que je suis un docteur... et... Je te retrouve après une opération périlleuse ! »


Je souris, tête baissée vers ma feuille, toujours à travailler mon dessin. Ce type est vraiment imprévisible. Il commence à jouer son rôle de faux médecin et rien que l’intonnation qu’il prend, me fais rire. Je pouffe déjà à la première phrase.

« Monsieur Daniel 703, je ne vous cache pas que nous avions très peur d'opérer considérant le faible taux de réussite, mais vous pouvez dire merci à toute l'équipe de fabuleux médecins de ce bloc qui ont pu sauver votre jambe ! Regardez moi ça, comme neuve ! Vous vous en tirez avec une cicatrice, ça vous rendra plus viril aux yeux des nanas »


Je le fixe en essayant de m’empêcher de rire. Il est vraiment pas fait pour ça, en fait. Peut-être faire du spectacle, genre humoriste ou quoi, mais alors ça… Je me mord très fortement la lèvre inférieure avec un sourire en le regardant gigoter et caricaturer son personnage.

« T’as déjà rencontré un médecin comme ça ? Sérieux ? Plus viril aux yeux des nanas… »

Je lâche un rire. J’ai pas besoin d’une cicatrice pour être viril. Je pose ma feuille et le stylo par dessus pour éviter que le vent ne les emporte.

« Tu crois que j’ai besoin d’une cicatrice pour ça ?  J’suis plus viril que tu ne le pense. Enfin, je parle physiquement. Tu peux pas vraiment savoir pour le reste, et moi non plus. D’ailleurs j’en sais vraiment rien, en fait. Peut-être que si j’approche une bestiole je vais me cacher derrière toi. Mais en attendant, j’sais faire d’autres choses… »

Je me lève du banc et essaye de prévoir le plus d’espace possible, on sait jamais. Je regarde devant moi et m’élance vers le sol, les mains pour me réceptionner en hand stand. Je tiens comme ça, de bonnes secondes avant de commencer à avancer. Ouai, le gravier ça fais pas du bien au mains, ça s'enfonce dans ma peau et ça va laisser des traces mais je m’en fou, c’est marrant. Bon, le désavantage c’est que dans cette position… Le haut fini toujours par redescendre. Je sens le tissu glisser sur ma peau, lentement à mesure que j’avance. Je n’ai pas le temps de me remettre sur les pieds que tout mon torse est à découvert. Je bascule en arrière pour retomber sur mes pieds en faisant un petit bruit de réception maîtrisée. Je frotte mes mains pour enlever le gravier coller dessus et je tire sur mon haut pour le remettre en place. 066 est toujours là et j’hésites sur quoi lui dire.

« Hm, j’ai pas d’autres acrobaties encore, ma chambre est pas non plus hyper spacieuse mais voilà, je m’occupe comme je peux dans cette prison. J’ai fais des exercices du genre abdominaux mais à force on s’emmerde je trouve, donc j’ai essayé des acrobaties on va dire.»

Je souris en passant une main dans mes cheveux pour les ébouriffer. Je retourne m’asseoir à côté de Jimmy.
Je me pose à côté de lui, en souriant. Aller, il fallait que je lui rende cette fois.

« Y’en a qui s’exerce, comme moi et y’en a qui se touche la nouille comme tu disais si bien, n’est ce pas ? »

Je lui tend mon dessin, non achevé pour lui montrer.

« J’laisse tomber, j’ai la flemme de le finir. Ca veut déjà dire que le dessin, c’est pas ma passion. »

Une fois qu’il a vu mon superbe art, qui n’était pas si mal pour un début de portrait, je le dépose sur le banc, pour voir ma liste et je raye en ajoutant oralement :

« Comédie, c’est mort pour toi. Et j’ai même pas envie d’essayer donc je raye. Dessin, t’es pas mal mais ça a pas l’air de nous évoquer un truc… Sport, je pense que même si je peux faire des acrobaties et que tu as une bonne vitesse en course, c’est pas la peine non plus. »

Je tire donc 3 traits : Comédie, Sport, Dessin. Il en reste pas mal quand même.

« Je te laisse choisir le prochain, t’as l’air d’avoir envie de bouger !»


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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Mer 24 Mai - 7:34


On a frôlé la vie
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« T
’as déjà rencontré un médecin comme ça ? Sérieux ? Plus viril aux yeux des nanas… »

Bon, visiblement ton imitation a moyennement convaincu l'auditoire.

« Tu crois que j’ai besoin d’une cicatrice pour ça ?  J’suis plus viril que tu ne le pense. Enfin, je parle physiquement. Tu peux pas vraiment savoir pour le reste, et moi non plus. D’ailleurs j’en sais vraiment rien, en fait. Peut-être que si j’approche une bestiole je vais me cacher derrière toi. Mais en attendant, j’sais faire d’autres choses… »

Euh... Quel mec fuit devant une bestiole ? Bwarf, sans doute plus que la moyenne finalement. Franchement tu sais pas non plus comment tu va réagir, mais les animaux ne t'effraient pas du tout, mêmes les plus ingrats. Tu réfléchis si y'a quelque chose qui puisse te faire vraiment peur mais pas trop longtemps parce que... 703 se prend pour un acrobate et s'élance tête la première pour littéralement faire le poirier sur les gravier, tête à l'envers, pieds en l'air. Tu arques un sourcil, tête un peu hébétée, t'es dans l'incompréhension la plus totale. Ce mec est définitivement cinglé, mais au moins il est imprévisible... Son abominable t-shirt (bon après t'as le même hein, c'est la mode de la Ruche qui veut ça) remonte, et t'offre une vue imprenable sur son torse développé mais...

« Bordel j'aurais du prévoir des lunettes de soleil ! T'es tellement blanc que j'me pète la rétine, va falloir songer à voir le soleil un peu ! », c'est toi qui dit ça ? L'homme qui a sans aucun doute le teint le plus cireux de toutes les « abeilles »... C'est l'hôpital qui se fout de la charité ! (encore un hôpital, décidément...).

« Juste, pourquoi tu fais ça ? »
, tu demandes au hasard pendant qu'il désincruste les gravillons enfoncés dans ses paumes.


« Hm, j’ai pas d’autres acrobaties encore, ma chambre est pas non plus hyper spacieuse mais voilà, je m’occupe comme je peux dans cette prison. J’ai fais des exercices du genre abdominaux mais à force on s’emmerde je trouve, donc j’ai essayé des acrobaties on va dire.»

Il vient se rasseoir près de toi et tu lèves les yeux au ciel. Pitié... Lui c'est sans doute un gros monsieur muscle qui passe son temps à faire des abdos devant une glace, tu vomis dans ta bouche.

« Y’en a qui s’exerce, comme moi et y’en a qui se touche la nouille comme tu disais si bien, n’est ce pas ? »

Tu hausses les épaules. Après tout, chacun s'occupait comme il voulait hein.

« Ouais enfin... Des ACROBATIES ! Si ça se trouve t'étais un genre de clown triste ou un de ces débiles colorés qui amusent les gosses ! T'es pas trop mal en singeries ! », les clowns ? Berk, tu sens que ça t'hérisse le poil. Tu sais pas trop pourquoi... T'as pas « peur », faut pas déconner, mais ça te met mal à l'aise, par contre les acrobates ça t'inspire beaucoup. Que des pistes de souvenirs éventrées, ça t'épuise, tu te souviens pas. Il te tend son dessin de toi, enfin « dessin »... Son esquisse de toi ! Il n'a pas terminé, c'est con c'était pas mal parti.

« J’laisse tomber, j’ai la flemme de le finir. Ca veut déjà dire que le dessin, c’est pas ma passion. »

Petit joueur... Tu tentes une impro comique, mais le one man show c'est pas ta tasse de thé.

« Comédie, c’est mort pour toi. Et j’ai même pas envie d’essayer donc je raye. Dessin, t’es pas mal mais ça a pas l’air de nous évoquer un truc… Sport, je pense que même si je peux faire des acrobaties et que tu as une bonne vitesse en course, c’est pas la peine non plus. »

Il raye « comédie » en haut de la liste et du même coup deux autres activités.

« Je te laisse choisir le prochain, t’as l’air d’avoir envie de bouger !»

Les autres « détendus » commencent à arriver petit à petit et ce défilé de costumes blancs t'es familier... C'est bizarre.

« Bah... J'sais pas. En tout cas mieux vaut pas que je chante, j'ai déjà testé sous la douche, c'est un désastre. J'me suis fait mal aux oreilles tout seul... Tu sis, si ça se trouve on est comme ces mecs qui n'ont aucunes passions. », tu repenses à 222 et à ses mouvements de danse. Tu te souviens surtout très clairement de cette drôle de sensation quand tes mains se sont cramponnées à la barre de soutient en bois le long du grand miroir. C'était un contact agréable qui t'avait manqué, enfin c'est la sensation que tu avais eu ! Quelque chose dont tu t'étais privé tu ne sais combien de temps et qui d'un coup, revenait vers toi. Un soulagement...

« J'me demande si je n'étais pas un genre de menuisier... », tu expliques la scène à Daniel, tu passes un peu pour un con parce que bon... C'est peut-être rien du tout en plus, mais tu sais pas, ça te semble être une anecdote intéressante dans ce monde hérétique où vous tous en quête d'identité.

« Bien sûr, aucun moyen de vérifier ça... Y'a pas du bois ici ? Je vais essayer de construire un mini truc j'sais pas ! Y'a bien des outils, là-dedans ! », tu désignes la serre d'un geste de tête.

FICHE PAR MAKO.

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Ven 26 Mai - 13:17

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08 :01

Mon petit numéro de l’avait pas impressionné on dirait, ou alors… il était très pudique niveau sentiment. Je vote l’option 1 vu sa tronche.

« Ouais enfin... Des ACROBATIES ! Si ça se trouve t'étais un genre de clown triste ou un de ces débiles colorés qui amusent les gosses ! T'es pas trop mal en singeries ! »

Singeries, sérieusement ? Je trouve quand même que ce que je fais est pas si mal ! Il est tellement fin que c’est limite s’il pourrait soulever une tasse celui là.

« Un clown triste ? Un débile qui amuse les gosses ? T'as du avoir une enfance pourrie pour être aussi méchant en fait !»

Le petit coin tranquille commence peu à peu à devenir bruyant avec tous ces fantômes déambulant dans les jardins. Ca ne m’enchantais pas. Ce n’est pas que j’ai envie de me retrouver en amoureux avec 066, mais la populace style hôpital psychiatrique voir zombies chelou, ça m’tente vraiment pas. Je soupire en les voyant défiler, exaspéré.

« Bah... J'sais pas. En tout cas mieux vaut pas que je chante, j'ai déjà testé sous la douche, c'est un désastre. J'me suis fait mal aux oreilles tout seul... Tu sais, si ça se trouve on est comme ces mecs qui n'ont aucunes passions. »

Oui, peut-être. Mais je n’espère pas… Le chant, est-ce que ça me parle ? Franchement, avec mon mood de ces derniers jours, je ne m’imagine vraiment pas chanter. Au pire, je verrais ça quand j’en aurais l’envie.  Jimmy a soudainement l’air pensif.

« J'me demande si je n'étais pas un genre de menuisier... Bien sûr, aucun moyen de vérifier ça... Y'a pas du bois ici ? Je vais essayer de construire un mini truc j'sais pas ! Y'a bien des outils, là-dedans ! »

Un menuisier ? Why not. Mais ça n’a pas l’air de lui ressembler, pourtant. Pas de jugement ! Après tout, l’habit ne fait pas le moine. Il a l’air plutôt bien motivé à tenter l’truc. Il me m’indique la serre d’un geste de la tête. Je tourne mon regard vers ce qu’il designe. En effet, il doit bien y avoir du matos là dedans, mais j’sais pas si on peut bien s’en servir. Je me lève et fourre le papier ainsi que le stylo dans la poche de mon pantalon lavé au détergent.

« T’attends quoi ? Tu viens la chercher ta pelle ou quoi ? »

J’entame la marche vers la serre. Je m’approche de la porte et essaye d’ouvrir. C’est bien sûr fermé à clé, sinon ça ne serait pas drôle. Je tourne la tête vers 066 qui arrive vers moi tranquillement.

« C’est fermé. »

Je donne un coup de pied dans la porte, sait-on jamais. Ca fait un bruit d’enfer mais…Rien. Je décide de faire le tour et pars de l’autre côté, laissant Jimmy ici. Avant de tourner à l’angle de la serre, je l’interpelle :

« Reste pas planté là, cherche une clé, ou un moyen d’entrer, hein ! »

Je lui adresse un signe de la main pour lui indiquer que je m’en vais. En faisant le tour, je marche sur des trucs pas très mignons mignons. Peut-être qu’il a plu ? Pfff, j’en sais rien. J’ai aucune notion du temps que ce soit éphéméride ou météorologique… Je prends mon temps pour faire le tour, j’avais envie de réfléchir en fait. Je traine des pieds et laisse l’herbe caresser mes pompes. Je me demande si le monde entier est ainsi. Si nous sommes tous là, comme des cons. Je me demande s’il y a vraiment un « dehors » au final. J’y crois, mais tout me fait penser que non, ici. Personne n’a l’air malheureux à part moi. Peut-être que je vais m’habituer à être ici et devenir comme eux. Soudainement, la voix de Jimmy fait écho dans entre les parois de mon crâne en me rappelant qu’on allait se tirer d’ici. C’est vrai, qu’il l’avait dit. Et lui, il a l’air d’y croire à fond.

A force d’être dans mes pensées, je ne fais plus attention où je marche. Mon pied percute un truc assez dur et me fais basculer en avant. Je m’écrase sur le sol, mains et genoux en premiers. Génial.

« Putain ! »

Je me réceptionne un peu mal, mais rien de grave. Je me relève et essuyant mon pantalon, au moins maintenant qu’il est sale, ça lui donne de la couleur, de la vie. Je m’approche de ce qui m’a fait tomber et remarque un morceau qui ressemble à un manche enfoncé dans la terre. Je tire dessus, il n’y a rien au bout, il est cassé et pas très très neuf c’est clair. Mais il a l'air quand même de pouvoir servir à quelque chose pour sa fin de vie.

C’est pas vraiment grave, on peut s’en servir pour entrer ou quelque chose du genre, il a l'air encore assez solide. Je retourne vers Jimmy avec l’objet en main et m’approche de lui doucement.

« Commente pas ma tenue, ça va merci. J’ai rien trouvé, à part ce truc. On peut essayer de s’en servir comme pied de biche, je n’en sais rien. Et tu veux faire quoi d'abord ? Construire une cabane ?»

Je pose le manche près de l’entrée de la serre et lève les yeux à nouveau vers lui. Sachant qu’il ne répondait pas tout de suite, j’ai eu un doute. Est-ce que la porte était finalement ouverte ? Ou est-ce qu’il avait trouvé une clé ? Si j’me suis sali pour rien…

« Me dis pas que t’as trouvé un moyen d’entrer ou une clé ? »

Je le regarde avec un air blasé anticipé puis me frotte le menton, laissant une trace dessus bien sûr sachant que j’avais les mains pleines de terre. Finalement, trainer avec 066 est une aventure chaque heure, je ne vois pas le temps passer. Tout ça, pour sa cabane à la noix!

Et si c'était ça le but ? Nous occuper à essayer de chercher, à en oublier le temps, et enfin finir par s'habituer à vivre ici ? Oh mon dieu...

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Mar 30 Mai - 9:34


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« U n clown triste ? Un débile qui amuse les gosses ? T'as du avoir une enfance pourrie pour être aussi méchant en fait !»


Méchant, toi ? Oh... Mais non c'était affectif ! T'y peux rien si 703 n'a pas d'humour aussi ! Un clown triste c'est déjà moins pire que de n'avoir aucune passion et aucune ambition ! Au moins, il aurait été certain d'avoir un boulot s'il était clown, boulot précaire, certes, mais toi tu te souviens toujours pas du tiens ! Tu t'imagines menuisier depuis que t'as causé avec 222, mais tu te fous complètement dedans si ça trouve, genre... Phhh, comment en être certain ?


« T’attends quoi ? Tu viens la chercher ta pelle ou quoi ? »

Ah oui, c'est pas con ça comme idée. Aller chercher du matos dans la serre ! 703 fais le tour et ouvre maladroitement la porte.

« C’est fermé. »

A peine le temps de rétorquer quoi que ce soit, qu'il fout un brusque coup de pied dans la dite porte. Tu lèves les yeux au ciel et te mords la lèvre pour réprimer une remarque désobligeante. Il fait le tour.

« Reste pas planté là, cherche une clé, ou un moyen d’entrer, hein ! »

Ouais bah merci mon gars ! Tu hausses les épaules et donne un grand coup d'épaule dans la porte qui te résiste. Okay donc tu t'es niqué et en plus t'es pas plus avancé. Parfait. Ça commence à te plaire ça...

« Putain ! »

Allez, tu laisses 703 eux minutes et il lui arrive déjà quelque chose ! Cette fois tu ricanes doucement. C'est infernal ! Tu entends un bruit sourd et il revient devant toi, vêtements dégueulassés et un objet contondant dans les mains, t'aimes moyennement la scène qui s'offre à toi... A tout moment le type peut péter un câble et t'ouvrir le crâne.


« Commente pas ma tenue, ça va merci. J’ai rien trouvé, à part ce truc. On peut essayer de s’en servir comme pied de biche, je n’en sais rien. Et tu veux faire quoi d'abord ? Construire une cabane ?»

Tu lèves à nouveau les yeux au ciel. Décidément ce mec devait regarder beaucoup de séries nulles ou alors il avait vraiment des trous d'air dans le cigare parce que t'as pas envie de te faire gauler à enfoncer la porte d'un bâtiment fermé et te retrouver avec des tuyaux dans la tête ou Dieu seul sait où... Tu imagines un truc comme un quart de secondes et secoues la tête vivement. Eeerk.

« Me dis pas que t’as trouvé un moyen d’entrer ou une clé ? »

Bah non. Tu soupires et t'approches à nouveau de la porte qui te nargue.

« Ben non, je les ponds pas les clefs de serre gars ! Y'a pas un pot de fleurs avec la clé dessous hein... », t'as l'air de lui casser sa joie, mais pas du tout, t'es juste en colère contre toi-même. Tu poses ta main sur la poignée et la tire vers toi. « En plus je suis sûr qu'..- »... Nan mais... La porte s'ouvre parfaitement bien. Gros blanc. Fou rire.

« Mec mais... », tu pouffes à t'en tenir les côtes. C'était pas compliqué pourtant quand une porte bloque quand on la pousse, un type normal essaye de tirer dans l'autre sens, pour voir, nan ?

« Allez, pleure pas va, t'as des réflexes de situation de survie, j'apprécie ! », tu tapotes son dos et fronces les sourcils en remarquant la trace de terre sur son menton. Un vrai gosse bon sang...

« Bon, sur ce... Let's go, on entre ! », tu t'exécutes. Là-dedans il fait vachement sombre et ça infeste le renfermé et l'humidité. « Charmant... ». Tu fous en l'air quelques pots en terre cuite, des pelles, quelques râteaux. Ça ne t’inspire aucune envie de te salir les doigts, vite du bois avant de te casse de ce trou ! Ah !

« Tiens, là, regarde ! », y'avait un grand établi dans le fond. Un vrai bordel dessus, t'aimes pas le bordel ça t'irrite franchement mais tu te contiens. Tu poses tes grandes mains à plat ventre sur le bois épais et ferme les yeux. Tu t'attends presque à une réaction magique, un truc fantastique qui fait des étincelles et qui te file la chair de poule, une révélation quoi ! …. MOUAIS... Moyen pour le moment l'étincelle hein ! Tu manipules un peu, t'es comme un bébé qui découvre les volumes et les dimensions avec ses mains, tu évalues les angles, les striures du bois, la texture imparfaite, pas tout à fait plane de l'établi, rien ne te revient. T'es blasé... Ben mince, pourtant quand t'as posé tes mains sur la barre de danse de la salle de sport, c'était un truc de fou comme y'avait des sensations, des... T'sais pas, des sortes d'ONDES. C'est à n'y rien comprendre.

« J'pige que dalle ! Ça me fait rien du tout, limite ça m’écœure en fait. Le bois n'est pas régulier et il est rêche, ça me stresse ! », tu te rends compte que t'es sans doute un peu maniaque, ça te fout vraiment mal tout ce bordel environnant. Vite, tu te casses en deux deux, retour au point de départ.

« Je suis sans doute pas menuisier, je présume. », tu grommelles, frustré. « Ni clown triste ni menuisier, ça valait le coup de se lever encore ce matin ! ». Tu râles mais en réalité... T'es plutôt satisfait d'avoir fait l'effort de te tirer du lit ce matin, quand même. Ta journée n'est pas complètement gâchée... Tu souris discrètement en fixant Daniel, t'hésites à lui dire qu'il s'en est foutu partout mais tu réalises que t'as déjà une casserole le concernant à lui servir quand tu voudras, alors...

« T'as de la terre plein le visage , au fait. », rooh plein le visage peut-être pas, mais on avait l'idée ! Pour être tout à fait honnête ça te perturbe. Tas du mal quand tout n'est pas propre et organisé. Faut qu'il se l'enlève rapidement, tu vas craquer.

« C'est crade, essuie toi la bouille ! »

FICHE PAR MAKO.

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❝Tout cela ne vaut pas le terrible prodige de ta salive qui mord,qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord. Et, charriant le vertige, la roule défaillante aux rives de la mort !❞  ❦

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Lun 3 Juil - 17:46

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08:19

Après avoir exposé mon idée, je me rends compte que finalement, ce n’était pas si top que ça. Cela lui tend une perche pour se foutre de moi, comme toujours. Sarcasm Man, devrais-je dire.

Je l’observe approcher à nouveau la porte, comme si par miracle elle allait s’ouvrir. Je m’apprête à l’intercepter pour lui dire de laisser tomber lorsqu’il tire la poignée vers lui et l’encadrement laisse la porte se détacher de son emprise pour grincer lourdement. C’est pas possible sérieusement… Jimmy commence à pouffer de rire. Bien-sûr que pour lui c’est drôle ! Ce n’est pas lui qui s’est mangé la terre et qui a chercher deux siècles durant, une clé inexistante pour une serrure inutilisée d’une porte même pas fermée.

Je prends un air blasé, totalement. Je penche la tête sur le côté, vraiment déçu, épaules basses, bras le long du corps.

« Ouai… allez, j’te suis. »

Je me tiens derrière lui, retraçant son chemin à l’intérieur de la serre. C’est pas très grand, ça sent l’humidité et on y voit que dalle. Je soupire, mais en reprenant mon souffle j’aspire une bouffée de je ne sais quoi de désagréable et me met à tousser. On dirait que je vais cracher mes poumons.

« C’est vraiment pas entretenu ce truc. »

Jimmy réagit soudainement au quart de tour à la vue d’un morceau de bois ou je ne sais quoi. Je le regarde s’agiter et prendre connaissance de la matière, tout ça quoi. Il a l’air plutôt déçu, comme s’il pensait vraiment avoir mit le doigt sur quelque chose et que finalement, ça n’était qu’éphémère. Il a dû se louper. Ou alors… il s’y prend mal ? Je me cale contre un des murs de la serre, bras croisés, les yeux rivés sur ce grand corps gesticulant et impatient. Il finit par lâcher un truc, enfin !

« J'pige que dalle ! Ça me fait rien du tout, limite ça m’écœure en fait. Le bois n'est pas régulier et il est rêche, ça me stresse ! »

Il lui en faut peu pour être stressé dis donc… Je prends un air compatissant et décroise les bras.

« Au moins on sait que t’es… maniaque haha ! »

Je lâche un petit rire moqueur pour détenteur l’atmosphère. Cependant, Jimmy a vraiment l’air paumé et dans l’incompréhension. J’arrête de rire doucement et commence à balayer les lieux du regard pour trouver autre chose à lui faire faire. Peut-être que le bois est la clé mais qu’il cherche au mauvais endroit, qu’il utilise la mauvaise manipulation. Pendant que je jette un œil autour de moi, le blond en profite pour se casser vite fait. Je le suis du regard. Surpris.

« Jimmy, hey ! »


Je reprends la marche, sur ses talons. Déjà, il faudrait qu’il m’en dise plus avant de se jeter sur des indices ou sur ce qu’il croit en être du moins… Le gars est clairement frustré. Je le rattrape.

« Je suis sans doute pas menuisier, je présume. Ni clown triste ni menuisier, ça valait le coup de se lever encore ce matin ! ».

Ah bah ça… J’veux bien t’croire ! J’entre ouvre les lèvres pour lui poser une question quand il me coupe la chique. Et pas pour un truc que j’aurai pu imaginer.

« T’as de la terre plein le visage, au fait. »

De la terre plein le visage ? Je me tourne vers l’une des vitres de la serre pour essayer de me regarder au travers. En effet, j’ai bien de la terre sur la tronche. Génial, donc depuis tout à l’heure j’ai l’air d’un con et il ne me le dis que maintenant. Je m’approche le plus possible de la vitre, à deux doigts de coller mon front dessus.

« C’est crade, essuie toi la bouille ! »

M’inspectant le visage sans tourner la tête vers Jimmy je lève les yeux au ciel.


« Ca va, ça fais bien 20min que j’ai ça sur la gueule et tu m’as rien dis. C’est pas 3min de plus qui vont te tuer ou te dégouter de mon visage. »


Je tire la manche de mon haut et commence à me frotter le faciès. Plus je frotte plus j’étale, super. Je frotte plus fort, mais ça fais devenir mon menton tout rouge. J’arrête. Tant pis. Je recule lentement pour m’écarter de la vitre.

« Bon, bah désolé mais tu vas devoir continuer de supporter encore un peu de saleté parce que ça part pas. »

Je lui souris, provocateur. Décidément, ce gars est vraiment maniaque.

« Bon, reprenons. D’où vient l’idée du bois déjà ? Et dans quel contexte tu pourrais réutiliser cet indice à nouveau ? »

Faut bien commencer quelque part non ? Déjà que je m’embrouille avec mon matricule, alors utiliser ma mémoire pour me souvenir de tout ce que me dis Jimmy, c’est pas facile.

Je referme la porte doucement et me plante face à lui.

« D’ailleurs, on bouge de là où tu veux prendre racine ici finalement ? »

Je prends les devant et avance hors de la zone délimitée par la serre. J’ai une petite démarche maladroite, c’est normal maintenant que j’ai mal à la jambe. Je retourne près du banc et y pose mes fesses. Et moi alors ? Qu’est-ce que j’pouvais bien faire avant ? Est-ce que j’ai fais des études ? Ou est-ce que j’étais justement encore en train de les faire ? Quel âge j’ai vraiment de toute façon ? La migraine monte à nouveau, ça bourdonne contre les parois de mon crane. Peut-être ai-je une famille… dans l’autre monde. Ou peut être que je suis né dans ce monde ci et qu’on me reprogramme à chaque erreur ? Que toute ma vie je passe mon temps à être tester sur la résolution de mon identité puis que je recommence à 0 dès lors que je me trompe ? Woooow, ça commence à me faire paniquer. J’ai la jambe qui tremble, comme lorsque l’on est stressé. Je serre les mains l’une contre l’autre machinalement. Petit coup de panique, silencieux et dissimulé tant bien que mal.

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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Dim 9 Juil - 13:17


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« A u moins on sait que t’es… maniaque haha ! »


Maniaque ? Mais non triple buse ! C'est juste une question de bon sens ! Le bois est rêche, c'est un fait, on va pas épiloguer ! Quoi qu'il en soit t'as carrément les boules de voir ton petit embryon d'espoir se faire la belle. T'avais tellement la sensation d'être un artiste, tu sais pas bien d'où te sort cette idée, peut-être parce que t'es un brin égocentrique ou parce que c'est vrai finalement. Oui t'as bien vu que t'étais pas dégueulasse en dessin mais c'était pas l'extase non plus de tenir un crayon, t'es pas non plus un grand menuisier comme tu l'imaginais, t'es quoi alors ? Tu grognes et sort de ce débarras sinistre.


« Jimmy, hey ! »


Hum ? Ah, avec toutes ces déceptions, tu l'avais presque oublié, lui. A la lueur du jour, tu constates une grosse trace de terre en travers de son visage, ça te fait rire et rehausse un tantinet ta journée qui s'annonce pourrie de chez pourrie !

« Ca va, ça fais bien 20min que j’ai ça sur la gueule et tu m’as rien dis. C’est pas 3min de plus qui vont te tuer ou te dégouter de mon visage. Bon, bah désolé mais tu vas devoir continuer de supporter encore un peu de saleté parce que ça part pas. »

Tu lèves les yeux au ciel, même pas fichu d'ouvrir une porte ni de se débarbouiller ! Tu souffles et souris.

« Qu'est-ce que je vais bien faire de toi ?! », tu remontes ta manche, attrapes son menton et frotte bien fort sa joue. La friction énergique lui fait monter le sang sa pommette, mais au moins, ça part ! Tu respires enfin, non sérieux, ça te pesais cette tâche... Oh merde, il a raison, t'es vraiment un gros psychopathe !

« Voilàààà ! C'était pas compliqué, si ? », tu affiches un petit sourire jusqu'à ce qu'il pose sa question qui te chiffonne à nouveau.


« Bon, reprenons. D’où vient l’idée du bois déjà ? Et dans quel contexte tu pourrais réutiliser cet indice à nouveau ? »

Tu croises les bras et donnes un coup de pied dans un caillou sous ta chaussure.

« J'te dis, j'étais avec cette nana là... 222, Elle dansait sur sa barre là, devant le miroir et... J'sais pas, quand j'ai foutu mes mains dessus bah... ça m'a fait comme un flash, tu vois ? Un peu le même de celui que j'ai eu en voyant ta cicatrice, mais j'ai rien discerné de concret. 222 est persuadée que j'étais danseur... », tu t'étrangles de rire, un rire un peu rouillé, mécanique qui n'avait rien d'amusant.

« Nan mais sérieux... Elle a du prendre un truc, elle s'rend pas compte j'crois ! Non mais t'imagines ? », tu tourne le dos à Daniel et fronces légèrement les sourcils comme si une toute petite part de toi se mettait à envisager la chose... C'est pas que t'es écœuré par le métier, c'est pas non plus que t'as des préjugés particuliers c'est juste que t..-

« D’ailleurs, on bouge de là où tu veux prendre racine ici finalement ? »

Aaaaaargh ! Il n’arrête pas de l'ouvrir ce rigolo là ! T'as presque envie de lui proposer ce jeu amusant où le but était (si tes souvenirs étaient bons), de la boucler le plus longtemps possible ! Il part devant, tu lui emboîtes le pas. Boitillant, il retourne s'asseoir lourdement sur le bas de tout à l'heure, tu en fais autant. Tu laisses planer un petit silence qui n'a pour but que de faire fusionner vos méninges qui turbinent à plein régime sur diverses hypothèses de vie qui auraient pu êtres les vôtres.

« Tu sais... Ne me demande pas sur quoi je me base pour te dire une chose pareille, mais j'ai le sentiment que tu devais être un type super riche mais... Hyper maladroit. Enfin, ça je ne fais que le constater depuis que je t'ai recroisé ici, dans la Ruche ! », tu t'esclaffes. « Je sais pas t'as l'air... Assez maniéré, un caractère plutôt marqué et... T'as l'air juste assez capricieux comme les gosses de riches, mais d'un autre coté... T'es attachant et t'as la douceur ridicule d'un petit mouton duveteux ! », cette fois tu ris pour de bon en te tenant les côtes. C'est vrai qu'il est comme ça putain !

« Et puis... »
, tu hésites en essuyant une petite larme au coin de ton œil. « Et puis... T'es attentionné. Enfin... Comment dire ? Bon, t'as pas vraiment le profil pour être le gosse de riche typique ! », dans ta bouche « gosse de riche » sonne vraiment comme une insulte, tu sais pas pourquoi. « T'es trop timide, trop hésitant... C'est comme ce matin, tiens ! », tu essayes de réprimer le petit sourire malicieux qui te vient, mais c'est mission impossible, t'y repenses et ça te fait marrer. « Qu’est-ce que que tu foutais à faire le pied de grue devant la porte de mon appartement ? Malheureusement pour toi, il y a des Judas sur les portes, tu sais ? Alors hum... Après t'avoir observé hésiter pendant de longues secondes, je t'ai suivi jusqu'ici ! », c'était jouissif !


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MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Sam 12 Aoû - 15:14

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08:47

Toujours cet air arrogant, toujours. Jimmy s’empare de sa manche et de mon visage pour frotter assez fortement, comme si j’étais son fils et que j’avais trainé dans la terre toute la journée. Il frictionne sans aucune douceur sur la saleté, concentré. Son geste est peut-être brusque mais son autre main me fait ressentir totalement le contraire. Il est en train de maintenir mon visage en place pour que je ne bouge pas, juste là, par le menton. Ses doigts sont légers. J’ai même du mal à croire qu’il mette actuellement de la « force » pour me tenir, mais mon visage ne bouge pas. Je le fixe, un peu gêné. Jimmy est assez sûr de lui et instinctif. Son comportement m’impressionne mais me bouscule en même temps. Ma joue devient assez rouge, sûrement dû au frottement. Ou peut-être à cause de mon malaise. J’en sais rien. Je baisse un peu les yeux, l’air de rien. J’attend patiemment qu’il finisse ma toilette tel un félin qui s’occupe de son chaton.

« Voilàààà ! C'était pas compliqué, si ? »

Je secoue la tête en signe de négation et pose la main sur ma joue, chaude. Il est vrai que depuis mon arrivée ici, je n’ai pas de contact physique. Je ne me souviens plus de rien en même temps. Peut-être que dans mon autre vie, j’étais collant et très tactile. Ou le contraire. Peut importe. Je passe la main dans ma nuque et lui lance ma question. Revenons à nos moutons.

« Bon, reprenons. D’où vient l’idée du bois déjà ? Et dans quel contexte tu pourrais réutiliser cet indice à nouveau ? »

Jimmy a l’air agacé. Mais je n’arrive pas à savoir s’il l’est à cause de ma question, à cause de son échec ou à cause de moi ? Puis, le ton change au fur et à mesure qu’il me répond.

« J'te dis, j'étais avec cette nana là... 222, Elle dansait sur sa barre là, devant le miroir et... J'sais pas, quand j'ai foutu mes mains dessus bah... ça m'a fait comme un flash, tu vois ? Un peu le même de celui que j'ai eu en voyant ta cicatrice, mais j'ai rien discerné de concret. 222 est persuadée que j'étais danseur... »

Danseur. Ca le fait rire ? Très bien. Rions.

« Nan mais sérieux... Elle a du prendre un truc, elle s'rend pas compte j'crois ! Non mais t'imagines ? »

Oui, justement j’imagine. Je le regarde, de haut en bas. J’examine sa musculature, la forme des membres qui composent son corps. Je ne dis rien, j’observe. Mon regard se balade sur sa silhouette. Il a travaillé ses muscles avant, c’est vraiment visible. Je ne sais pas comment, je n’arrive même pas à m’en faire une idée mais… Sa peau est tendue et ne laisse place à aucun relâchement, comme si la position initiale qu’il devait avoir était… tendue. J’arrête soudainement de le scruter de manière maladroite et coupe court à cette longue minute de silence.

« D’ailleurs, on bouge de là où tu veux prendre racine ici finalement ? »

Je retourne m’asseoir. Sa remarque m’a un peu interpellé. Elle trotte dans ma tête, telle une chanson bloquée dans un coin de mon crâne. Je repense à plusieurs détails. Le bois, je le regarde, ses muscles, je le regarde toujours, son comportement, je le regarde encore, ses mains, je le fixe, la danse, je l’observe, sa maniaquerie, je le scrute encore, son attrait pour la perfection, mon regard sur lui encore, encore un peu, juste une seconde de …

« Tu sais... Ne me demande pas sur quoi je me base pour te dire une chose pareille, mais j'ai le sentiment que tu devais être un type super riche mais... Hyper maladroit. Enfin, ça je ne fais que le constater depuis que je t'ai recroisé ici, dans la Ruche ! Je sais pas t'as l'air... Assez maniéré, un caractère plutôt marqué et... T'as l'air juste assez capricieux comme les gosses de riches, mais d'un autre coté... T'es attachant et t'as la douceur ridicule d'un petit mouton duveteux !»

Et bim, dans ta gueule Daniel. Son monologue me tire d’un seul coup de ma pensée. Je ne réagis pas tout de suite, le temps d’émerger. Je me gratte le bras. Ca ne me gratte pas, mais ce réflexe inutile est survenu donc pourquoi pas. Je tourne la tête, à l’opposé de mon interlocuteur.

« Moi ? Riche, tu crois ? Si j’étais riche, je pense que je ne le suis plus. Cet endroit paumé a du me dilapider. Ou t’imagines, peut-être que ma famille a payé pour que je sois là ! »

Mon cou effectue une rotation un peu trop violente pour mes os qui craquent en me retournant vers Jimmy.

« Toutes les raisons sont bonnes sur le pourquoi du comment je suis arrivé là tu m’diras. Puis capricieux, sérieux ? Tu me trouves capricieux ? Maniéré … tu t’es vu ? »

Je lui renvoi ses réflexions, le sourire aux lèvres, provocateur. Je sais que quelque part il n’a pas tord, que je suis un gamin, ça se remarque clairement lorsque je suis avec lui. Quand à la maladresse… N’en parlons même pas. En revanche, maniéré, là… C’est clair qu’il s’est pas vu le blond !

« Et puis... T'es attentionné. Enfin... Comment dire ? Bon, t'as pas vraiment le profil pour être le gosse de riche typique ! T'es trop timide, trop hésitant... C'est comme ce matin, tiens !»

Je lâche un petit rire, franc.

« Ahaha, un gosse de riche refoulé alors ! Parce que j’…»

Je marque une pause. Ce matin ? Un vent de panique souffle sur mon visage qui rougi soudainement, et bien trop rapidement pour que ça reste discret.

« Qu’est-ce que que tu foutais à faire le pied de grue devant la porte de mon appartement ? Malheureusement pour toi, il y a des Judas sur les portes, tu sais ? Alors hum... Après t'avoir observé hésiter pendant de longues secondes, je t'ai suivi jusqu'ici ! »

Eh, merde. Il m’avait donc vu. Je me lève du banc et avance de quelques pas. J’suis pas gêné, non. C’est pire que ça.

« En fait, si je comprends bien. Tu dis que je suis un gosse de riche, capricieux, maladroit, etc car tu m’as vu ce matin à ta porte. Donc tu penses que je suis un petit chiot apeuré qui ne sait pas se débrouiller tout seul. Le gosse de riche c’est pour sous entendre qu’on m’a tout donné, tout mâché, tout fait à ma place et que donc je suis perdu quand je suis seul. En gros, tu crois que je suis venu pour m’accrocher à toi comme une sangsue. »

J’ai parlé sur un ton calme, mais je pense que ma frustration s’est fait ressentir. Au moins un petit peu. Juste assez pour que le blond se rende compte que je suis réellement un gosse du coup. Au moins, je ne me suis pas énervé. Je gagne en calme. Bravooooo. Je ne sais pas pourquoi l'opinion qu'à Jimmy de moi me parait si importante. Mais bon... Là, j’suis vexé. Pas à cause de Jimmy, mais à cause de moi même. J’ai renvoyé une image de moi même vraiment naze franchement. Je fais quelques ronds invisibles avec mon pied droit sur le sol, après un long soupir. Depuis tout à l’heure mon visage n’avait cessé de rougir, ça en devient limite irritant. Je me retourne vers Jimmy. Sans rien dire. Les mains dans les poches. Et je pense. Jimmy. On est dans un endroit assez flippant. Je ne peux faire confiance à personne. Tu ne peux faire confiance à personne. Mais alors pourquoi tu m’as suivi ? Comme ça ? Parce qu’on s’est bien entendu ? Ou est-ce qu’au final, je me suis trompé et tu m’utilises ? Tu te fou de moi ? Impossible, tu ne l’aurais pas dis ainsi. Ou si, justement. T’es instinctif, franc, sans filtre. Tu m’embrouilles. Je n’arrive pas à te cerner. Et je me vexe pour un rien. Je ne sais plus si mes pensées et mes émotions sont lucides. Je détourne le regard ailleurs. Non, c’est stupide. Je deviens parano. Il ne fait que me taquiner, comme d'habitude. C'est de l'humour. Point. Je soupire doucement et lâche un rire nerveux. Je m’auto impose une pression inutile. Ascenseur émotionnel. Et en plus de ça, je lui donne une image pire que celle qu’il vient de décrire. Il peut ajouter « malade mental » ou « psychopathe » maintenant à sa liste. Et il aura raison, le con.

Y’a quelque chose en toi d’étrange, Jimmy. Quelque chose de fort. Quelque chose de perturbant.

Un truc qui me rend méfiant mais qui m’empêche aussi de m’éloigner. Un truc qui m'appelle tel un aimant, mais qui à la fois me repousse. Pourquoi ?

Putain. J’ai besoin d’explication, je deviens fou.


« Laisse tomber. Tu sais quoi, allons tester ton hypothèse de danse.»

Je souris et lui fait signe de la main de se lever pour bouger d'ici.

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⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


WHO AM I, AGAIN ?
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: May we meet again (H05-066)   Mer 16 Aoû - 10:57


On a frôlé la vie
FT. H05-703 & H05-066

Bon... Okay, retourner de fond en comble la vielle serre se révéla être un échec cuisant. Ce qui est certain en tout cas, maintenant, c'est que t'es ni jardinier ni menuisier ! La tuile... ! Bon bah ça servait à rien de faire le pied de grue ici, tu retournes t'asseoir avec Daniel. Il faut que tu passes à autre chose maintenant parce que tu supportes moyennement la frustration. Tu te focalises un peu plus sur ce type. Plus tu le regardes, plus ton intuition te souffle qu'il devait être plein aux as. Il a l'air surpris de ta remarque mais pas tant que ça, finalement. De toute façon, riches ou pauvres, ici vous n'en avez plus rien à foutre ! Les liasses ici n'ont plus de couleur ni d'odeur, elles ne servent plus à rien dans ce huis clos où tout vous ai du, tout sauf la vérité, bien entendu !

« Moi ? Riche, tu crois ? Si j’étais riche, je pense que je ne le suis plus. Cet endroit paumé a du me dilapider. Ou t’imagines, peut-être que ma famille a payé pour que je sois là ! »

Eh meeeeeeerde ! Peut-être bien qu'il avait raison le p'tit pote là ! C'était pas con parce que franchement tu ne vois pas comment tu aurais pu DELIBEREMENT te faire capturer par la Ruche ! Ton visage s'éclaire pendant qu'il continue de parler, toi tu réfléchis encore.


« Toutes les raisons sont bonnes sur le pourquoi du comment je suis arrivé là tu m’diras. Puis capricieux, sérieux ? Tu me trouves capricieux ? Maniéré … »


Ah ouais, c'est vrai que t'as dis ça aussi. Boh...

« Tu t’es vu ? »


TOUT DE SUIIIIITE ! Si on peut même plus plaisanter maintenant... Encore que... Eh, si en fait c'est pas des blagues tu lui trouves un petit côté « précieux », mine de rien ! Alors bon forcément, lui ça lui plaît pas trop alors il te renvoie la balle, classique !

« Eh ! Je sais que je suis une cible facile : grand, mince, blond, tout ça tout ça, mais le grand maniéré peut encore te tordre les doigts à la seule force de ses abdos ! »... C'est ce genre de phrase qui risque de te nuire, en fait ! N'empêche que quand tu te prends le revers de ta remarque en pleine poire ça te fait un tout petit peu réfléchir... Malgré son sourire franc et espiègle, tu peux pas t'empêcher de penser que SI CA SE TROUVE, dans une vie antérieure, tu étais attiré par les hommes... (Bien sûr, tu utilises cette phrase bien pratique pour t'éviter de penser à un autre adjectif qui te fait gerber rien que de l'imaginer). Bon après... C'est vrai que c'est peu probable parce que la petite 222, tu la trouves bien jolie quand même! Ceci étant dit... Maintenant que tu y songes, il n'est pas trop mal non plus Daniel... Tu détailles un instant ses traits singuliers, la ligne géométrique de sa mâchoire, la profondeur de ses yeux rieurs qui t'analysent... Même sa bouche ! Appétissante... BIEN ! Formidable... Tu sens une légère vague de chaleur t'envahir et tu sais que tu rougis parce que quand tu poses tes doigts fins sur tes joues, ils te paraissent froids comme une tombe.

Dan finit par balbutier quelque chose que tu n'entends même pas, puis tu craques. Enlisé dans tes réflexions douteuses et dérangeantes pour ton équilibre mental, tu arrives à t'extirper de ce magma de confusion pour lui avouer que tu l'as surpris ce matin devant ta porte. Ah, quel grand moment ! Tu en ris encore ! Ohhhhh, il est gêné, c'est mignoooon ! MIGNON ?!

« En fait, si je comprends bien. Tu dis que je suis un gosse de riche, capricieux, maladroit, etc car tu m’as vu ce matin à ta porte. Donc tu penses que je suis un petit chiot apeuré qui ne sait pas se débrouiller tout seul. Le gosse de riche c’est pour sous entendre qu’on m’a tout donné, tout mâché, tout fait à ma place et que donc je suis perdu quand je suis seul. En gros, tu crois que je suis venu pour m’accrocher à toi comme une sangsue. »

Mais il est grave ce type ! Non ! Non t'as jamais pensé ça de lui voyons ! C'est vrai que tu n'y es pas allé de mains mortes pour émettre des hypothèses plus que discutables sur sa vie, mais après tout vous partez de zéro alors autant chercher un point de départ, non ?

« Mais ça tourne pas rond chez toi, ma parole ! », tu t'exclames en montant sur le dossier, estimant que tu as une meilleure vue d'ensemble d'ici !

« Tu dois vraiment avoir une confiance en toi merdique pour me débiter un tel monceau de conneries à la minute ! J'ai pas pensé que tu étais capricieux ou apeuré parce que je t'ai surpris en pleine hésitation devant ma porte ! Bon, en revanche j'ai PEUT-ÊTRE pu penser que je t'avais flashé dans l’œil ou que t'avais finalement une timidité surhumaine que je n'avais pas décelé au premier abord, mais balise pas, je suis pas si terrifiant, si ? », tu sais pas si ça te plaît de l'être ou non, terrifiant !


« Laisse tomber. Tu sais quoi, allons tester ton hypothèse de danse.»


Voilà qu'il passe du coq à l'âne, d'un sentiment à un autre, bien debout sur ses deux jambes. Tu arques un sourcil, ta marque de fabrique.

« J'y crois pas, tu vas pas t'y mettre, si ? C'est un club ou quoi ? », tu pouffes bruyamment, excédé.

« Bon... Alors, je t'écoute cher maître ! Je suppose que tes imminents talents de chorégraphe ainsi que ta coordination et ta grâce légendaire vont me guider dans la démarche... », pourvu qu'il décèle ton humour cette fois, sinon t'es cuit !


FICHE PAR MAKO.

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

❝Tout cela ne vaut pas le terrible prodige de ta salive qui mord,qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord. Et, charriant le vertige, la roule défaillante aux rives de la mort !❞  ❦

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