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 If the ring fits you || H03-777

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: If the ring fits you || H03-777   Lun 22 Mai - 21:43

C'est toujours agréable cette petite marre de bave dans laquelle on s'éveille le matin. Enfin, plutôt l'après-midi dans mon cas. Il faut dire qu'à bosser de soir et ne jamais vraiment rentrer avant 4h du matin, ce serait difficile d'être frais comme une fleur à 7h du matin. Plutôt 16h dans mon cas et je me trouve généreux. Aujourd'hui, il faut croire que je suis tout de même moins flemmard qu'à l'habitude. Du moins, c'est ce que me dit le réveil sur la table lorsque j'ouvre un œil. La bouche toujours grande ouverte contre l'oreiller dans lequel j'ai le visage collé. Moi dans toute ma splendeur au réveil. Le corps étalé comme un gros béluga sur une plage à prendre toute la place dans le lit parce que je le peux. Surtout parce que mon fiancé n'est pas là. Comme la majorité des jours où je m'éveille tel un zombie en grognassant devant le 14h bien rouge devant mes yeux qui ne veulent qu'une chose. Se refermer. L'appel du sommeil et des écureuils... Je ne suis pas responsable de mes rêves étranges. Heureusement. Je roule pour me tourner de l'autre côté. Essuyant le filet de bave tout sauf glorieux qui me couvre la joue avant de me blottir dans les couvertures. Caler mon visage dans l'oreiller de mon chéri que j'ai l'impression de littéralement ne jamais voir. Il devient davantage une légende urbaine qu'une réalité avec le temps. Une forme massive dans le lit lorsque je rentre le soir. Qui dort bien trop paisiblement alors que j'essaie de ne pas le réveiller même si je ne peux pas m'empêcher de m'agripper à lui pour profiter un peu de sa présence. Une vilaine sangsue prête à lui dérober la moindre once de chaleur que je pourrai m'approprier en embrassant doucement son cou et ses épaules. Laissant mes mains glisser contre ses hanches et mes poumons inspirer sa présence parce que ça me fait du bien. Même si c'est bizarre dit comme ça. Jusqu'à ce que je tombe raide mort de fatigue contre lui... et m'éveille dans l'état actuel le lendemain dans ce grand lit vide et froid. Bordel pourquoi il fait si froid aujourd'hui d'ailleurs? Oh je le croise bien à l'occasion entre ce moment où il rentre et celui où je me prépare lentement à partir. Si j'ai de la chance. Il a un horaire chargé. J'ai un horaire de merde. Forcément c'est difficile de trouver le juste milieu. Les jours de congé je n'en parle même pas. La vie adulte...

Je soupire en m'étirant un bon coup. Histoire de réussir à me sortir du lit à un moment ou un autre. Il faut vraiment que je me mette au sport moi parce que je deviens ridiculement fainéant à côté de mon mec surentrainé. J'ai bien essayé la boxe, mais je suis un pied. Tout comme en natation et en tennis... badminton... nommez-les tous. Coordination de la grande asperge qu'est mon corps, zéro. Un peu de course peut-être. Quand je suis en retard surtout. Ce qui arrive à l'occasion. Quand Ezekiel est là... qu'on en profite comme pas assez souvent... que je dois prendre ma douche de nouveau... Et ça me fait sourire comme un imbécile. J'imagine que c'est ça le truc avec un grand A. Ou celui avec un grand S. Des moments dont j'aimerais profiter un peu plus parce que c'est lors de ces moments-là que je peux vraiment réaliser à quel point j'ai de la chance d'être tombé sur lui. Ce que je peux l'aimer. À m'en casser le cul à trouver les fichues bagues parfaites depuis des mois parce que c'est ça que je lui ai promis. Quand je lui ai demandé d'une façon tout sauf romantique s'il voulait rester avec moi jusqu'à ce qu'on soit deux vieux à se bouffer des bonbons dures ensemble. Parce que c'est le truc le plus romantique que j'ai trouvé pour le convaincre et qu'on s'entend sur le fait que ça ne l'est pas, romantique. Le plus important c'est que ce jour-là je lui ai dit que le jour où je trouverais les bagues parfaites, il l'aurait ma demande. Et je cherche, bordel je cherche...

Bon aller, debout. Une bonne douche, un café, de la bouffe et je vais être en état de fonctionner ou... Ou je profite de cette porte qui vient de s'ouvrir pour faire le mort. Enfin, façon de parler. Prétendre que je dors toujours. Parce que si j'ai entendu la porte d'entrée s'ouvrir, c'est que le mec sur l'oreiller de qui je bave et souris allègrement depuis une bonne dizaine de minute est enfin rentré. Plus tôt que ce à quoi je m'attendais, mais je ne vais assurément pas m'en plaindre. Surtout pas au vu de la situation des dernières semaines... Parce que c'est bien joli l'histoire de l'amour et la grande déclaration, mais il y a autre chose. Il y a cette petite ligne que j'ai commencé à voir se tracer entre nous. Cette petite distance dont je ne connais pas la cause. Cette chose que je veux écraser avant de la voir prendre de l'expansion parce que ça pince là où ça ne devrait pas. Dans le palpitant qui s'affole dans mon torse en entendant le bruit de ses pas... Ouais. Va pour faire le mort. Les yeux fermés. La respiration lente. Le corps enroulé comme un tacos dans la couverture et probablement un peu trop d'espoir dans la tête. Parce que l'espoir fait vivre apparemment...

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MessageSujet: Re: If the ring fits you || H03-777   Jeu 25 Mai - 18:50

if the ring fits you

Accroché contre un mur, il le nargue. Visage séduisant et méprisant, capturé rapidement par une caméra de sécurité. Silhouette floue qui hante ses nuits et lui pourri lentement la vie. Putain de criminel. Sauvage, insaisissable. Bon sang, il y a quelques jours encore, il avait cru le tenir. Il s’était retrouvé face à lui, prêt à dégainer. Prêt à tirer. Mais il s’était figé, comme hypnotisé, fasciné. Il n’avait pas été fichu de lever le petit doigt, trop impressionné par cet homme charismatique qui semblait capable de l’écraser. Il avait foiré. Une rencontre dont il tait désormais l’existence, trop furieux contre sa propre impuissance.

Il soupire et fixe les papiers étalés sur son bureau, les yeux cernés et l’haleine empestant un peu trop le café. Cette nuit encore, il n’a pas dormi. Il a entendu son amant qui rentrait du bar au petit-matin et a attendu que celui-ci soit endormi avant de se lever pour aller travailler. Il était encore le premier sur place mais le portier était habitué à le voir prendre ses fonctions avant tout le monde. Ezekiel se faisait un devoir d’arriver systématiquement avec trois heures d’avance histoire de pouvoir plancher sur ce dossier. Ce dossier qu’il avait subtilisé après avoir rencontré cet homme qu’on disait impossible à attraper. Cet homme qui l’avait marqué et dont il n’arrivait pas à se détacher. Alors il avait volé tous les papiers qui le concernaient avant d’en faire une copie pour avancer dessus de son côté. Chose à laquelle il s’était avéré particulièrement doué puisqu’il avait pu rencontrer non pas une fois mais quatre fois cet enfoiré.

Son torse bascule sur le bureau et sa joue s’étale sans aucune grâce sur le bois chauffé par le soleil qui filtre par la fenêtre. Il a faim. Son estomac gargouille et pourtant il se refuse à bouger, trop épuisé par son trop plein d’efficacité dans la matinée. Il a eu le temps de finir le rapport de sa précédente mission tout en planchant sur le dossier secret. Si ça ce n’est pas être un agent efficace… Un rapide coup d’œil à l’horloge lui indique qu’il est 13h30 et il hausse un sourcil. Il n’a aucune envie de retrouver ses collègues à l’Indien du coin mais il s’imagine parfaitement retourner chez lui pour profiter d’une sieste bien méritée. De toute façon la prochaine réunion d’information se tiendra sur les coups de vingt heures. Il a le temps de récupérer afin d’y aller l’air frais comme un gardon.

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La clé tourne dans la serrure et il baille en faisant quelques pas dans l’appartement. Le salon est désert, comme la cuisine dans laquelle il se dirige afin de faire couler un énième café. Le neuvième de la journée. Il sait qu’il devrait arrêter et que c’est tout sauf conseillé d’en boire une telle quantité mais il aime ça et il en a besoin pour tenir le rythme. C’est toujours moins nocif qu’un rail de coke.
Il l’engloutit en l’espace d’une gorgée et s’étire nonchalamment avant de sourire en voyant la porte entrouverte de sa chambre. De leur chambre. De là où il est il sait qu’il ne peut pas apercevoir Adam. Leur lit est de l’autre côté de la pièce. Il s’était dit que ça serait plus pratique de le mettre ici au cas où quelqu’un entrerait par mégarde tandis qu’ils faisaient des cochonneries. Chose qui arrivait très souvent il est vrai. Ces derniers temps, ils passaient même plus de temps à coucher qu’à parler. Peut-être parce qu’Ezekiel se sentait frustré de ne pas attraper ce criminel et qu’il avait parfaitement conscience qu’il délaissait son homme au profit de la capture de ce dernier. Peut-être aussi parce que toute cette tension le poussait à abuser du corps de son amant juste pour se prouver qu’il était encore capable de lui accorder de l’attention. De l’aimer.

Il s’avance et pousse lentement la porte, entrant dans la chambre, un sourire presque attendri sur les lèvres. Il le connaît par cœur ce farceur parfois trop lourd, parfois trop maladroit. Il contrebalance facilement son côté presque coincé avec toutes ses conneries. Ouais il est amoureux de cet imbécile heureux.
Ses doigts agrippent les draps et il se glisse dessous sans prendre le temps de retirer son uniforme. De toute façon, il sait pertinemment qu’Adam l’affectionne un peu trop. Cet idiot adore les jeux de rôles. Son torse se presse contre le dos de son amant et il retint un rire en laissant ses lèvres effleurer le lobe de son oreille. Il sent bon.
« Je t’ai déjà dit que tu devrais essayer de ronfler si tu veux faire semblant… Crois-moi t’es pas aussi paisible durant la nuit… »
Sa bouche se plaque contre la peau de son cou et il l’embrasse doucement comme pour redécouvrir ce corps qui lui appartient. Ce corps qu’il délaisse à regret parce qu’il n’y peut rien si cette affaire devient obsessionnelle. En fait, il a juste peur de se réveiller un jour et de découvrir qu’il a imaginé ce mec pendant qu’il baisait Adam.
« Salut toi… » finit-il par murmurer contre son épaule, inhalant l’odeur de sa peau comme un drogué sniffe sa cocaïne.
Son bras s’enroule autour de sa taille et il caresse son torse nu sous la couverture, heureux. A cet instant, il a l’impression que rien ni personne ne peut les séparer. Pas même la belle-gueule d’un fou dangereux. Surtout pas ça.
« Je t’aime. » assène-t-il en fermant fortement les yeux.
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MessageSujet: Re: If the ring fits you || H03-777   Dim 4 Juin - 22:26

Du café. Évidemment. J'aurais dû le savoir pourtant que la première chose que j'entendrais après le bruit de ses pas sur le plancher est le doux tintement des tasses à café qui se font malmener. Ce bruit si agréable à l'oreille lorsque c'est moi qui tend la main pour prendre ma seule tasse de la journée. Celui qui me décourage un peu lorsqu'il est engendré par les doigts si habiles de mon homme. Parce que je sais que cette masse de chaire trop sexy qu'il déplace un peu partout dans l'appartement n'est en fait que muscles et café. Je suis presque certain que s'il se coupe c'est ce qui va lui sortir des veines. De la caféine. Pas même besoin de compter les tasses que je ne le vois pas prendre lorsqu'il est au boulot. Il a suffit d'une journée plus calme. Un peu plus de temps tous les deux à la maison et son obsession maladive qui prend le pas sur tout le reste comme une drogue dont il ne peux pas se passer. Tout comme je ne peux pas vivre sans bouffer une orange dans ma journée. Aller savoir pourquoi. J'adore les oranges. En jus. En chocolat. En gâteau. Partout. C'est mon plaisir coupable. Mon petit côté bizarre. Bon, l'un de mes petits côtés bizarres. Je sais que je suis une créature particulière à mes heures. Chose que le grand bol plein d'orange sur le comptoir de la cuisine trahi allègrement. Certains bouffent des chips devant la télé. Je mange une orange. Voilà qui est dit. Mon plus sombre secret... ou presque. Je suis d'un mauvais pour prétendre dormir devrait aussi faire parti de la liste. À en juger par Ez' que j'entends se stopper non loin de la porte. Forcément je souris comme un imbécile dans l'oreiller alors que je prétends dormir. On sent tout de suite qu'il y a du niveau dans mon jeu d'acteur. Prenant une grande inspiration, je m'efforce de faire disparaître ma trop rayonnante dentition en l'entendant pousser la porte. Poser un pied devant l'autre pour s'approcher du lit où je suis encore étalé dans toute ma splendeur. Le portrait doit être magnifique, mais visiblement pas assez pour le stopper dans ses mouvements.

Je sens le courant d'air frais s’immiscer sous la couverture et me filer un frisson au passage. En rien comparable à celui me faisant vibrer lorsque je sens mon fiancé tout habillé venir effleurer si doucement le lobe de mon oreille. Oh ce sale petit... Il sait que j'aime un peu trop cet uniforme. Je multiplie les plaisirs coupables. « Je t’ai déjà dit que tu devrais essayer de ronfler si tu veux faire semblant… Crois-moi t’es pas aussi paisible durant la nuit… » Je rigole dans l'oreiller en le maudissant tout autant que j'apprécie sentir sa présence contre mon dos. Sa bouche contre mon cou. « Je suis aussi paisible qu'une momie quand je dors. » Cette image... mais à m'enrouler dans les couvertures comme je sais que j'ai un peu trop tendance à le faire c'est l'image parfaite. Ça ou m'imaginer roulé dans un pita avec un peu de verdure. Au moins je sentirais le frais comme ça. « Salut toi… » Même si mon odeur ne semble visiblement pas le déranger ce petit nez aventureux qui se perd sur mon épaule à m'en faire sourire un peu plus. « Je t’aime. » Il n'a pas même idée à quel point c'est réciproque. À quel point je ferais n'importe quoi pour l'entendre me le dire encore et encore jusqu'à ce qu'on soit deux vieux fripés par la vie. Moi bien plus que lui à m'être entiché de cette petite jeunesse coincé complètement à l'opposé de ma personnalité. Il faut croire que nous sommes l'exemple parfait des contraires qui s'attirent.

La suite des choses aurait pu être mignonne. Voir même complètement adorable, mais on parle de moi. Moi qui suit l'exemple même de ce qui n'est pas gracieux dans le corps humain. Moi qui essaie de me retourner sans réellement réaliser que je suis enroulé dans les couvertures en plus d'être coincé sous le corps de mon amant. Disons que ça aurait pu être mieux, mais qu'avec énormément d'efforts j'ai finalement réussit à me placer face à lui. À venir coincer ses lèvres entre les miennes en souriant toujours comme un imbécile heureux parce qu'il arrive à me faire cet effet à tout coup. « Je t'aime aussi ô homme de ma vie. » Je laisse mes mains glisser contre son uniforme qui me rend presque fiévreux à simplement l'observer. « Je t'aimerais encore plus si tu admettais que je mine dormir à merveille, mais on fera avec. » Laissant mes mains remonter dans son dos, je les laisse explorer sa nuque dans laquelle je viens perdre mes doigts en l'observant. Il a une si belle gueule que ça en est presque ridicule. MA belle gueule. « Vous êtes rentré tôt monsieur l'argent. Grosse soirée en perspective? Grand vilain de coincé et repos bien mérité? Je veux savoir ce qui m'a privé de ma petite routine du matin. » Un vrai gamin bien trop souriant pour son propre bien.

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MessageSujet: Re: If the ring fits you || H03-777   Lun 5 Juin - 22:47

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Parfois il se dit que la vie serait tellement plus facile s’il se contentait de rester chez lui. Là, étendu dans le lit, coupé de la réalité et des problèmes qu’elle ne cesse jamais d’apporter. Il resterait collé toute la journée à la télé ou Adam. Peut-être même qu’il commencerait à limiter ses cafés. Moins de stress, moins de raisons de rester éveillé. Il en aurait sûrement besoin, juste quelques mois histoire de faire le point. De mettre un peu d’ordre dans ses pensées et ce qu’il ne peut s’empêcher d’éprouver depuis qu’il a posé ses fichus mains sur ce dossier. Depuis qu’il l’a rencontré et que ça lui bouffe son temps. Son couple.
Ezekiel s’en veut souvent. Quand il rentre le soir et se couche dans ce lit vide de la présence de son amant. Quand il se douche longuement en sachant très bien qu’il ne l’entendra pas râler parce que celui-ci est parti travailler tandis que lui faisait des heures supp’ à plancher sur ses papiers. Mais rien ne change et le lendemain il est toujours au poste plutôt qu’au lit près de son petit-ami. Il est mauvais. Il pourrait le perdre.
« Je suis aussi paisible qu’une momie quand je dors… »
Son nez contre sa peau, ce parfum si familier, il se surprend à sourire. Il aime ces moments tendres qui n’appartiennent qu’à eux. Ils lui manquent parfois quand il est sur le terrain et que les balles pleuvent. Quand il se demande s’il aura la chance de les savourer à nouveau un autre matin. Son métier le met sans cesse en danger mais il ne peut s’en lasser. Parce qu’il a deux faces : celle du flic accro à l’adrénaline et celle de l’amant endurant qui pourrait passer sa journée à tripoter le mec à ses côtés. Ce grand gamin dégingandé qui suçait des oranges en matant des dessins-animés comme s’il s’agissant du dernier film en vogue.
« Une momie… Tu sais que je suis flic pas nécrophile, hein bébé ? »
Il sourit et continue à effleurer sa peau du bout des doigts comme fasciné. Adam est séduisant et c’est presque un miracle qu’il n’ait pas écopé de l’arrogance qui va souvent avec. Ezekiel a conscience de sa chance mais ce n’est pourtant pas ça qui le retient de se droguer aux sombres affaires criminelles…
Son homme bouge soudainement contre lui et il ne peut réprimer un petit ricanement en le voyant lutter pour se retourner. Ses yeux vrillés aux siens, il sourit en lui rendant lentement son baiser. Son haleine est loin d’être aussi fraîche et caféinée que la sienne mais il s’en contrefout.

« Je t’aime aussi ô homme de ma vie. »
Il sent ses mains baladeuses s’évertuer à caresser le tissu de son uniforme salit par les longues heures passées à bouffer avec sur les sièges arrières de voitures de fonction. Un peu plus et il imaginerait que son mec est fan de Cosplay. Enfin… Il est bien conscient de l’effet que produit son uniforme sur la gent féminine. Il sait que beaucoup fantasment sur ce genre de choses qu’il trouve à présent d’une banalité affligeante. Avant de rencontrer Adam, il avait largement eu l’occasion de tâter ceux de certains de ses collègues. Ça ne l’excitait pas plus que ça mais il aimait voir le regard satisfait et envieux de son amant.
« Je t’aimerai encore plus si tu admettais que je mime dormir à merveille mais on fera avec. »
Il rit de manière amusée en l’embrassant rapidement. Ses dents s’enfoncent tendrement dans sa lèvre qu’il mordille en souriant. Qu’il les aime ces lèvres pleines et gorgées de sang. Si attirantes et si délicieusement irrésistibles.
« Idiot va… Le jour où tu arriveras à me faire marcher n’est pas encore arrivé… Mais ça te rend craquant. Toujours aussi insouciant… »
Il colle son front au sien et passe son pouce sur sa joue, effleurant sa barbe légèrement naissante. Ses yeux se ferment légèrement et il soupire contre sa bouche, savourant l’instant présent. Il a l’impression que cette tranquillité est menacée et ça le rend malade.
« Vous êtes rentré tôt monsieur l'argent. Grosse soirée en perspective? Grand vilain de coincé et repos bien mérité? Je veux savoir ce qui m'a privé de ma petite routine du matin. »
Il le repousse légèrement et s’adosse aux oreillers en caressant ses cheveux d’une main distraite, son torse se soulevant doucement au rythme de sa respiration. Ses doigts massent doucement son cuir chevelu et il baille.
« Hum… On dirait que ton homme est un peu trop efficace ces derniers temps. Méchant arrêté et menotté. » fait-il dans un clin d’œil. « J’ai réunion dans quelques heures par contre mais ça nous laisse le temps de profiter un peu de ses draps… Tu ne trouves pas que ça sent un peu trop la lessive ? »
Il le renverse sous lui et sourit en le surplombant, le regard tendre. Il l’aime ça oui. Il compte bien profiter de cette journée où il a enfin l’occasion de rattraper le temps perdu à pourchasser un fantôme.
« Du coup je m’en fous que tu te rendormes tant que tu me laisses tuer le reste de la journée en ta présence. J’ai juste envie de flemmarder, dingue non ? »
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MessageSujet: Re: If the ring fits you || H03-777   Sam 17 Juin - 20:27

« Une momie… Tu sais que je suis flic pas nécrophile, hein bébé ? » L'attacher au lit. L'y menotter. Fort probablement faire usage de grandes cordes bien solides pour m'assurer qu'il ne vas pas en bouger. C'est l'essentiel de tout ce qui m'est passé par la tête après quelques mois à avoir commencé à le fréquenter. Lorsque j'ai commencé à m'attacher à cette petite bête un peu trop sérieuse par moment et définitivement aussi accro à son boulot qu'il l'est à la caféine. À partir de ce moment où j'ai eu une bonne baffe de réalité dans le visage et que j'ai compris que merde je m'entiche d'un flic. Le modèle qui n'hésite pas à se lancer dans le feu de l'action pour bien faire son boulot. Qui se met en danger au profit des autres parce que c'est à ça qu'il a décidé de dédier sa vie. Ce mec qui peut revenir entier à l'appartement tout autant qu'il peut ne jamais revenir à avoir été touché par une minuscule petite balle. Juste là où il faut. Dans ce petit cœur qui s'est amouraché de moi par la même occasion. À ce moment-là j'ai paniqué un bon coup. Je me suis dit que je devais faire quelque chose. Je ne pouvais pas simplement me coucher le soir pour le sentir tout près et me réveiller le lendemain matin en me disant que je ne sais plus même quand j'ai vu son visage pour la dernière fois. Si ce sera la dernière fois que je le verrai. C'est trop pour moi. C'était trop pour moi. Puis j'ai respiré un bon coup après avoir passé un à un les scénarios de kidnapping de films dans mon petit cerveau. Avant de me changer un psychopathe et devenir celui que mon mec doit coincer. Le beau scénario de film que ça aurait fait. J'aurais pu passé à la télé dans une série du genre 'un kidnappeur si proche' ou une merde comme ça. À bouffer des oranges dans le fond d'une cellule miteuse pendant qu'on parle de moi et que je me trouve con. Ça a aidé à me calmer. Surtout que je doute avoir droit à autant d'oranges en prison. Au final, j'ai décidé de simplement partiellement agir comme si je ne connaissais pas du tout son boulot. Un mec normal qui va faire un petit boulot de bureau comme tout le monde lorsqu'il passe le pas de la porte. Chose qu'il fait probablement un peu en se droguant au café.

Je le sais trop bien que je vis dans le déni de la chose. Pas que pour moi. Pour lui aussi. Parce que je ne veux pas être cet amant terrorisé dès qu'il rentre un peu plus tôt ou un peu plus tard. Je ne veux pas d'emblée imaginer le pire et le voir criblé de balles alors qu'il fait simplement un peu de temps supplémentaire. Même si ce n'est pas l'envie qui manque de le plaquer au sol et le dévêtir lorsqu'il passe le pas de la porte pour m'assurer qu'il n'a rien. Ça et autre chose. Je ne crois tout de même pas qu'il apprécierait me voir devenir un maniaque de la petite plaie hurlant dès qu'une minuscule marque fait son apparition sur son corps trop parfait. Hurler au scandale pour une entaille de papier sur le bout du doigt. L'attacher au lit pour le garder sain et sauf jusqu'à la fin des temps... et peut-être autre chose. Bon d'accord, ça peut-être qu'il aimerait un peu, mais tout de même. Ne tombons pas dans le délirant de la chose pour exprimer que j'essaie de ne pas me ronger les ongles jusqu'à l'os dès qu'il part travailler ou qu'il n'est pas dans mon champ de vision. Le pseudo kidnapping que j'ai imaginé dans ma tête a suffit à prouver le point. Je préfère davantage profiter de ces petits instants où je le sais plus que vivant. Où je le sens se presser contre moi et me sourire comme il ne le fait pas assez souvent, mais j'y arrive. À force de bêtises j'arrive à le décoincer un peu dans le trop rigide lui collant à la peau. Peut-être avec un peu de chance le faire décrocher de ce boulot lui bouffant son existence. On aurait dû se rencontrer gamins tous les deux. Bien loin de la vie adulte qu'est ce géant pacman essayant de bouffer les fantômes qu'on en vient à devenir pour se venger de tous les moments où c'est l'inverse qui s'est produit dans les jeux vidéos. La parfaite image pour illustrer la chose. Tout comme cette histoire de momie. J'y tient.

C'est la raison pour laquelle je ne réponds à son commentaire que d'un sourire. Un baiser passionné terminé d'une déclaration d'amour... et oui bon d'accord le retour de la momie. Meilleur que le film je le jure. Je laisse mes mains glisser sur son uniforme à la façon d'un rêveur qui espère ne pas avoir besoin de se pincer pour se convaincre de la réalité. Pour sentir comme il est bien là à l'instant. Que cette odeur de café planant dans l'air n'est pas que le fruit de mon imagination. « Idiot va… Le jour où tu arriveras à me faire marcher n’est pas encore arrivé… Mais ça te rend craquant. Toujours aussi insouciant… » Et je souris un peu plus de l'entendre rire et me mordiller les lèvres. De me convaincre que je vais bien réussir un jour à le faire croire à mon super subterfuge parce que tant que je vais essayer c'est qu'il va passer le pas de la porte pour pouvoir me dire que je suis nul encore et encore. Parce qu'imaginer ces moments-là se terminer... Ça je n'y arrive pas. Alors je me dis que tant que j'aurai des objectifs bidons pour le faire rire et sourire il voudra peut-être continuer de me traiter d'idiot et appuyer son front contre le mien en effleurant si amoureusement ma joue. Oh comme j'ai besoin d'y croire.

« Hum… On dirait que ton homme est un peu trop efficace ces derniers temps. Méchant arrêté et menotté. J’ai réunion dans quelques heures par contre mais ça nous laisse le temps de profiter un peu de ses draps… Tu ne trouves pas que ça sent un peu trop la lessive ? » Là-dessus il n'a pas tord, mais il faut bien les nettoyer à l'occasion ces fichus draps même si j'ai désespérément besoin d'y sentir son odeur. Comment je vais faire pour pleinement profiter de sa présence en me réveillant sinon? Où serait la logique à m'accrocher comme un koalas à un arbre à son oreiller si elle ne sent que la lessive? Je me le demande. « Du coup je m’en fous que tu te rendormes tant que tu me laisses tuer le reste de la journée en ta présence. J’ai juste envie de flemmarder, dingue non ? » Ma main se glisse dans sa nuque que je gratte doucement. « Dingue? Allons monsieur l'agent. Tu fais des journée de fou et tu tiens encore debout. C'est ça qui est dingue. Je suis totalement pour l'idée de flemmarder dans le lit et lui redonner un peu de cette odeur que j'aime tant. Tu sais, cette odeur qui est un joyeux mélange de café, jus d'orange et nuit au chaud sous les draps. » Je le renverse à mon tour en l'enterrant sous une pile de draps par la même occasion. Simplement pour venir poser quelques baisers au creux de son cou que j'en profite même pour mordiller. « Et c'est quoi ta définition de flemmarder exactement? Me fixer pendant que je roupille et te bave dessus? Boire une nouvelle tasse de café en fixant le plafond comme on fixe les nuages pour imaginer des formes dans les taches douteuses? Profiter d'un... repas d'après midi au lit même si tu sais que je cuisine comme un pied? Aller. Dit-moi ce qui te ferait plaisir. Tu sembles complètement lessivé et moi j'ai assez dormi pour avoir un peu trop d'énergie. »

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