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 Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes - ft F04-738

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MessageSujet: Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes - ft F04-738   Jeu 25 Mai - 11:56

Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes.Je crois qu’inconsciemment, j’évitais de venir ici. Parce que je pensais à lui, à la seule et unique fois où je l’avais vu mais qui avait suffit à provoquer un chamboulement irréversible en moi. Je ne l’avais pas revu, il était introuvable et personne ne savait qui il était. Je ne l’avais pourtant pas rêvé, il était bien réel. On disait que les gens disparaissaient parfois, comme ça, sans explication, sans raison. Est-ce que c’était ce qui lui été arrivé ? Est-ce qu’il était toujours dans ce lieu sinistre et blanc ? Comment est-ce qu’il allait ? S’il avait disparu, est-ce qu’il était dans un meilleur endroit ?  Tant de questions, aucune réponse. Si seulement je savais quel était son numéro de logement, j’aurais rapidement la réponse à la question qui me rendait vraiment malade. Alors pourquoi est-ce que j’étais venu dans l’aire de jeu ? Ça faisait un moment que je n’étais pas venu dans ce niveau, en plus donc de l’éviter inconsciemment, les derniers événements ne m’avaient pas aidé. Tout allait de travers, je n’étais plus moi-même. Le mot bordel convenait parfaitement pour décrire ce qui se passait en moi. Le manque, son manque, était toujours aussi présent, il était toujours aussi fort, qui me hachait le cœur, sans compter la peur qui ne me quittait plus depuis que j’étais sorti du niveau treize, de cette peur de voir une énorme bête venir bouffer ce qui restait de ma personne, et mes deux colocataires qui étaient loin d’être des gars sympathiques et profondément bons, mais c’était un autre sentiment qui était venu s’ajouter à tout ce chaos. Un sentiment d’abandon. Je n’avais pas d’image, de visage à mettre sur ce sentiment, je ne l’expliquais pas non plus. Je savais juste que je l’avais déjà ressenti. Il ne m’était pas inconnu. Et c’était peut-être bien ça le plus douloureux.

Là encore, je m’étais fondu dans la masse. Comme tous les jours depuis ce cauchemar pourtant si réel, je tenais mon bras gauche, j’avais besoin de le sentir pour être sûr qu’il était toujours en place. Et même si ça n’avait été qu’une hallucination collective, la douleur avait été réelle, le sang aussi, et tout ce qui avait suivit. Au milieu de tous les autres visages si semblables, je savais que je ne serais pas une cible, je ne me sentais pas pour autant en sécurité, mais il n’y avait pas non plus une cible collée dans mon dos et sur mon front. Assis par terre près d’une fenêtre qui avait été peinte à l’arrache sur une toile, je fixais la table de billard, la main sur mon bras, quelques pots de peinture avec moi et des pinceaux. D’autres y jouaient, ils souriaient, ils s’amusaient. En temps normal, ça aurait suffit à me faire sourire, je serais même allé en voir quelques uns qui ne semblaient pas dans leur assiette pour leur remonter le moral, je serais allé aider le groupe qui essayait de faire une grande fresque pour décorer un peu le lieu, je serais allé écouter ceux qui se sentaient d’humeur à jouer des instruments. J’en avais envie en réalité, aider les autres et m’occuper d’eux me permettait de ne pas penser à moi et à ce qui ne tournait pas rond. Je voulais le faire, mais je n’y parvenais pas. C’était comme si ces derniers jours s’étaient nourris de ce qui restait de ma positivité, de ma bonne humeur  et de ma volonté, comme si on m’avait usé, utilisé, essoré jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. J’avais comme pour ainsi dire perdu ma nature profonde.

C’était peut-être le but là-dedans. Le but de cet endroit. Nous démonter, nous faire perdre qui on était pour devenir des zombies, des… insectes. Des êtres déshumanisés dans un univers froid, blanc et robotique, c’était ça, notre avenir proche ? Serrant les dents, et les doigts autour de mon bras, je me sentais bouillir de l’intérieur. On nous avait pris nos souvenirs, nos vies, et l’Intelligence Artificielle voulait que ça continue comme ça. Ce bras qui menaçait de nous emmener en prison. Qui nous lançait des trucs à la gueule. Cet endroit qui nous envoyait des monstres dessus pour voir comment on réagissait. Et on se laissait tous faire. Pourquoi ? Je ne voulais pas perdre qui j’étais, qui que je sois réellement. Il fallait que je prenne le contrôle de quelque chose. Que je montre que je ne me laisserai pas faire sans lutter.
Je partais dans tous les sens, je le sentais, j’en avais conscience. Un coup de vent pourrait me faire partir dans une toute autre direction que celle que je suivais depuis quelques secondes. Je me sentais girouette. Les yeux posés sur les vêtements que je portais, je savais ce que je devais faire. Ce blanc, cette horreur oppressante qui me filait des angoisses. Il fallait que je m’en débarrasse. Me redressant un peu, dans un état presque second, je pris un pot de peinture, de couleur jaune, l’ouvris et plongeais mes mains dedans. Sans atteindre, et sans réellement m’inquiéter d’en mettre partout, j’étalais la peinture sur mon haut et sur mes cuisses. J’étais dans mon coin, peu de personnes allait prêter attention à ce que je faisais, et tant pis si on pensait que je craquais, de toute façon, c’était déjà un peu le cas.
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MessageSujet: Re: Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes - ft F04-738   Dim 4 Juin - 18:54

les clowns sont toujours les personnes les plus tristes
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Depuis ton arrivée dans la Ruche, tu avais eu amplement le temps de fureter dans toutes les pièces que contenait cette prison dorée, mais tu n'avais pas pris la peine de profiter pleinement de certaines d'entre elles. Depuis ton arrivée dans la Ruche, tu avais eu amplement le temps de fureter dans toutes les pièces que contenait cette prison dorée, mais tu n'avais pas pris la peine de profiter pleinement de certaines d'entre elles. Un partenaire de jeu, peu importe de qui il s'agissait, ça ne te ferait pas de mal de rencontrer de nouvelles personnes ... Et c'était loin d'être ce qui manquait ici, des nouvelles personnes. Même s'il y avait certaines abeilles dont tu avais fait la connaissance et dont tu appréciais particulièrement la présence, tu n'étais pas du genre à te contenter de ça. T'avais l'impression que plus tu liais de lien dans cet endroit, mieux tu t'en sortirais et tu n'avais probablement pas tort ... Jusqu'à ce que tu rencontres quelqu'un de mal intentionné, mais pour le moment, cela ne t'était pas encore arrivé et donc, tu préférais ne pas y penser.

Tu chasses donc cette idée du revers de la main, quittant ta chambre pour un endroit meilleur, du mois, tu l'espères. La salle de jeu n'est pas loin et tu t'y rends lentement, nullement pressé ... Qui pouvait l'être dans un tel endroit ? Tu avais pénétré dans la salle de jeu, à la recherche de quelqu'un de seul, qui voudrait bien te tenir compagnie, mais ton regard s'était arrêté sur un jeune homme dans un coin, qui semblait dans un état second et qui avait peint son haut en jaune. Intéressant. C'était probablement la couleur criarde choisie, d'ailleurs, qui avait attiré ton regard. Un petit sourire prend place sur ton visage alors que tu te diriges vers le jeune homme, dans l'intention de l'aborder. « Le jaune, c'est un choix intéressant ... T'avais besoin d'un peu de soleil à l'intérieur de cet endroit ? Un peu de couleur ... » C'était pas con comme idée en fait, vos vêtements, tu devais l'avouer, étaient vraiment hideux, et comme tu l'avais imaginé le blanc commençait à te peser depuis ton arrivée dans cet endroit. Tu te demandes même si tu ne devrais pas suivre l'exemple de l'inconnu, supposant néanmoins que vos vêtements seraient bien vite nettoyés pour retrouver leurs couleurs d'origine. Fichus robots.
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MessageSujet: Re: Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes - ft F04-738   Lun 5 Juin - 16:30

Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes.A croire que le jaune m’avait sortit de ma torpeur. Les mains couvertes de cette matière épaisse et gluante, je prenais complètement conscience de ce que je faisais, du bruit autour de moi, et petit à petit la couleur prenait le pouvoir sur ce blanc terrible. Rien que de voir autre chose que cette neutralité, je mis à sourire, et donc à étaler encore un peu plus la peinture su mon haut. Sauf que j’entendis rapidement une voix, une voix douce et féminine, amusée par ce que je faisais et loin d’être moqueuse. A genoux par terre, je levais donc la tête vers cette voix avec un léger sourire sur le coin des lèvres, pris en faute, un peu comme un enfant pris en flagrant délit de bêtise.

« Euh… ouais… J’en peux plus du blanc. Ça m’angoisse. Genre beaucoup. »

Difficile d’admettre que le blanc me faisait peur. J’avais déjà mis du temps à comprendre que c’était ça le problème, que ce n’était pas juste l’angoisse mais une peur terrible. Et dire que j’avais peur du blanc… Quel genre de peur est-ce que c’était au juste ? Un peur absurde, sans le moindre doute, surtout que je ne savais pas pourquoi est-ce que ça me mettait dans un état pareil. Quand donc je vis qui venait de me parler, que c’était une belle jeune femme avec des cheveux superbes, je souris un peu plus franchement. J’aimais vraiment beaucoup la couleur de ses cheveux, vivante, brillante et tellement peu ordinaire. Si j’avais sur ma peau de quoi me raccrocher à un peu de couleur, avoir en face cette chevelure de feu m’aidait pour le coup à garder un certain équilibre mental. Elle allait rapidement devenir ma Super-héroïne. Essuyant mes mains sur mon pantalon, pour que le jaune ne reste pas juste en haut, et puisque de toute façon, la peinture coulait déjà vers le bas, autant allé jusqu’au bout. Mais j’en avais encore sur les doigts, même un peu sur les bras. Souriant encore plus, je lui tendis les mains.

« Tu en veux un peu ? C’est joli le jaune. A moins que tu veuilles me mettre de la peinture aussi ? Ça ne me gêne pas. »

Au point où j’en étais, je n’étais pas contre me retrouver avec une nouvelle couche de peinture sur moi. Surtout que c’était quand même amusant, en fait. Encore fallait-il qu’elle accepte. Enfin, vu le rayon de soleil qu’elle donnait l’air d’être, je ne me trompais peut-être pas. Je me relevais pour pouvoir voir pleinement les dégâts sur mes vêtements et regardais les autres pots de peinture pour voir quelles autres couleurs il y avait à disposition. Vu ce qu’elle avait dit, elle aussi semblait allergique à ce blanc omniprésent, et à la réflexion faite, je me disais que l’idée pourrait lui plaire, vraiment.

« Ou sinon, on fait de la peinture sur nos vêtements, c’est de l’art, on fait juste appel à notre créativité sur autre chose que sur des toiles et des feuilles.
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MessageSujet: Re: Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes - ft F04-738   Mer 21 Juin - 9:24

les clowns sont toujours les personnes les plus tristes
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Tu l'observes un moment, alors qu'il est toujours agenouillé sur le sol, il semble reprendre contact avec la réalité et réaliser ta présence. T'es presque convaincu qu'avant toi, beaucoup ont perdu la raison dans cet endroit, il y a certainement quelques histoires d'horreur qui circule, mais t'as pas pris la peine de les écouter. Le blanc, cette couleur que tu ne pourras plus voir en peinture une fois sortie d'ici ... Si tu sors un jour. Tu hoches doucement la tête, oui, elle commence à devenir angoissante cette blancheur ambiante, omniprésente.« Je te comprends. » Tu affiches une moue boudeuse, peut-être que tu finiras par t'enfermer sous tes draps, un jour, pour ne plus avoir à affronter cette couleur ... Ou dans la serre ? Oui, c'est une possibilité. Espérant préserver les quelques neurones sains qu'il te restera. « Ça fait longtemps que tu es coincé ici ? » Tu fronces les sourcils, peut-être bien qu'il est enfermé depuis le premier jour, c'est pas impossible et là, tu comprendrais entièrement ses angoisses.

Tu réponds en écho à son sourire, sourire que tu es heureuse de voir apparaître sur son visage, il a déjà l'air mieux que lors de ton arrivée. Tu lorgnes un moment le jaune qu'il porte aussi magnifiquement sur son pantalon à présent et tu hausses un sourcil lorsqu'il te propose de lui mettre de la peinture. Tu n'arrives pas à empêcher ton éclat de rire, tu ne ries pas de lui, non, tu n'oserais pas, seulement, tu as été surprise par la proposition et la seule réponse qui t'est apparu et celle-ci, le rire. « Je dis pas non, mais si on se lance là-dedans, va falloir opter pour d'autres couleurs que le jaune, sinon c'est pas marrant. » Tu hoches la tête un moment, pensive. « Tant qu'à mettre de la couleur, allons-y à fond. » Tu en prendrais certainement un peu pour toi, et pourquoi pas pour lui, il te l'avait bien proposé après tout. Tu te mordilles la lèvre inférieure, ne te rappelant pas avoir déjà utilisé de la peinture sur une personne ni même avoir quelques talents artistiques que ce soit, mais ce n'est pas surprenant avec une mémoire défaillante.

« Nos vêtements sont blancs, au fond, c'est comme s'il s'agissait d'une toile. » Tu souris, pressant ton regard vers les quelques pots de peinture qui se trouve aux côtés du jeune homme. Tu observes un moment les quelques couleurs à votre disposition et n'y apercevant pas celles que tu veux, tu te dis qu'il ne t'est pas impossible que faire quelques mélanges, ça pourrait donner quelque chose d'intéressant, mais pour le moment, tu vas te contenter de ce qu'il y a.« Un peu de bleu ? ... Pour aller avec le jaune ? » Tu pointes sa chemise, pensant à un ciel bleu et ensoleillé. T'es pas du tout certaine de pouvoir reproduire un tel tableau, mais c'est l'intention qui compte ... Les couleurs, ce qu'elles vont te rappeler.
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MessageSujet: Re: Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes - ft F04-738   Sam 15 Juil - 12:47

Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes. « Trop longtemps… Ça fait trop longtemps que je suis ici… »

Je n’avais pas vraiment envie de compter réellement les jours. En fait, j’avais perdu le compte. Déjà parce que ça devenait assez chiant mais aussi parce que c’était aussi triste quelque part. Les jours continuaient de s’ajouter de plus en plus, le nombre grossissait et grossissait, et ça ne faisait que me déprimer un peu plus. Sans compter que ces derniers temps, on ne pouvait pas dire que je dormais bien ni très longtemps, ni très bien. Et puis… je ne savais plus vraiment quel mois on était et encore moins quel jour. Avant que cet endroit ne commence à déconner, on pouvait se fier aux menus à la cafétéria pour savoir quel jour on était, mais là, avec les repas qui sautaient… Bref. Au moins, j’avais répondu à sa question.

En l’entendant rire, je haussais un sourcil, ne sachant exactement si c’était de moi qu’elle riait ou non. Mais en voyant son air et en écoutant son rire, je compris qu’il n’y avait rien de méchant. A sa place, j’aurais probablement ris aussi, difficile de ne pas le faire quand on se retrouve face à quelqu’un qui s’est couvert de peinture et qui vous propose de le couvrir encore plus. Mettre un peu de couleur sur soit, directement, ce n’était pas quelque chose qui m’avait effleuré consciemment. Et cette petite crise de je ne savais pas trop quoi venait de me donner une idée des plus rassurantes. Nous n’étions sûrement pas les premiers à avoir cette idée, quand j’étais arrivé, j’avais rencontré une jeune femme avec qui j’avais teint nos vêtements, mais dans la baignoire, pas directement avec de la peinture sur les vêtements. Et l’idée semble lui plaire à elle aussi puisqu’elle me propose en plus de rajouter d’autres couleurs. Ce que j’approuve. J’aime bien le jaune, je pense d’ailleurs que ça doit être ma couleur préférée puisque j’ai été directement attiré vers elle, mais rajouter d’autres, jouer avec sur moi, ça avait quelque chose de très amusant. Je me sens aussi excité qu’un enfant.

« Exactement ! Rien ne nous interdit de nous servir de nos vêtements comme œuvre d’art, alors tant qu’à faire. »

M’asseyant en tailleur et le dos bien droit, je me tenais complètement prêt pour ce qu’elle voulait faire de moi, la regardant observer les pots de peinture autour, me demandant quel genre de mélange elle allait faire. Ou pas d’ailleurs, mais plutôt, j’avais hâte de découvrir le résultat. C’était fou comme une promesse de couleur, une partenaire de ‘jeu’ improvisée et qui semble aussi extraverti que moi, ou du moins qui l’était tout court pouvait chasser les pensées noires qui m’obstruaient. Et je lui en étais vraiment reconnaissant d’ailleurs, me questionnant déjà sur la façon de la remercier.
Quand elle parla de bleu, je hochais la tête avec un grand sourire, tirant sur mon haut pour qu’elle puisse y faire ce qu’elle voulait, trépignant presque sur place à l’idée de couvrir tout ce blanc.

« C’est parfait, du bleu avec du jaune ! Si t’en mets sur mon pantalon, tu crois que ça va faire du vert ? »
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MessageSujet: Re: Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes - ft F04-738   Lun 7 Aoû - 18:19

les clowns sont toujours les personnes les plus tristes
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Effectivement, rien dans les règlements de cet endroit ne semblait nous interdire d'utiliser nos vêtements comme oeuvre d'art et c'était bien mieux comme ça ... Il y avait déjà assez de restrictions auxquelles vous deviez vous plier. Tu hausses un sourcil face à la question du jeune homme. Si tu ne te méprenais pas, oui, effectivement, le jaune et le bleu mélangé ensemble donnait du vert ... « Sur tout le pantalon ? Genre partout ? » Tu pouvais bien tenter ta chance, mais ça allait prendre un certain temps s'il souhaitait réellement être couvert en entier de peinture ... Et si tu suivais ta première idée, celle de reproduire un paysage ensoleillé, ses pantalons pourraient bien représenter le sol, un étendu d'herbe verte. Allez, un peu d'imagination tout de même.

Peu importe, tu commences à appliquer un peu de bleu sur ton T-shirt à l'aide de tes mains, histoire de former quelque chose qui ressemble à un nuage, non loin du jaune qu'il a déjà lui-même appliqué. « Tu penses que je serais capable de dessiner des oiseaux ? » Tu fronces les sourcils, peu certaine de tes talents d'artiste, mais sait-on jamais, tu n'as toujours pas découvert ce que tu faisais avant la Ruche ... Alors que tu réfléchis toujours à la question, tu appliques un peu de bleu et de jaune sur le pantalon de ton cobaye histoire de voir si la couleur convient, ce qui provoque une grimace. « C'est plutôt moche comme vert en fait ... » Plus de jaune ? Plus de bleu ? Ou tout simplement une autre couleur ? Tu n'en avais pas la moindre idée.

« Par contre, c'pas marrant si y'a que toi qui deviens sublime grâce à mes talents d'artiste. J'peux aussi te servir de toile au besoin. » Tu écartes grand les bras pour illustrer tes propos avant de poursuivre tes nuages sur le T-shirt de ton homme toile. « J'pourrais aussi dessiner des fleurs, ça te dit ? » Tu hausses les épaules en ne quittant pas ta toile des yeux. Tu aurais certainement besoin de bien plus de couleurs si tu te lances dans une telle oeuvre. Tu te demandais si vous pouviez conserver ses vêtements ou si, durant la nuit, les IA viendraient les reprendre discrètement. Tu ne te voyais pas les porter durant les prochains mois pour éviter qu'ils disparaissent. Zut. Tu pourrais peut-être les déposer sous ton oreiller ?
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MessageSujet: Re: Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes - ft F04-738   Mer 16 Aoû - 14:08

Les clowns sont toujours les personnes les plus tristes.En fait, tout ça me rappelait beaucoup ce que nous avions fait avec 86, nous peinturlurer chacun notre tour, juste comme ça, pour rigoler. Enfin, c’était elle qui avait commencé pour être exact, elle m’avait pris en traître, et je m’étais simplement venger. Gentiment bien entendu, surtout que bon, c’était de la peinture, tout simplement, il n’y avait pas mort d’homme. Là encore, c’était plutôt soft à côté, et puis, je me donnais volontairement en tant que toile ou feuille de dessin, je lui laissais la possibilité de laisser sa créativité parler. A plusieurs égards, c’était très semblable comme situation en fait… Mais pas désagréable après tout. Assis donc bien sagement en tailleur, le dos droit, je laissais la jeune femme prendre la peinture avec ses doigts et en mettre sur mon tee-shirt et sur mon pantalon, observant attentivement ce qu’elle faisait. J’étais très intéressé par les gens qui dessinaient et qui peignaient, quel que soit leur niveau, je trouvais ça particulièrement passionnant. Pour avoir déjà essayé de dessiner et de faire quelque chose de sympa avec de la peinture, je savais que je n’étais absolument pas doué. Mais j’avais un goût quand même pour ce qui tendait vers cet art. Dans ma vie passée, ma vie avant ici, je devais être un passionné de peinture sans doute.

J’avais hoché la tête à sa question sur mon pantalon, elle pouvait vraiment en mettre partout, autant qu’elle voulait et comme le cœur le lui disait, j’étais à sa disposition, point. Quand je la vis en train de dessiner un nuage, je souris comme un enfant encore une fois, comprenant qu’elle allait faire un vrai paysage, autant que possible véritable du moins, et qu’elle se servait de ce que j’avais déjà fait comme base pour le reste. Comme un enfant, j’étais juste absorbé par ce qui était en train de se passer sous mes yeux, à tel point que j’en oubliais le monde et le reste autour de nous. Il y aurait bien pût y avoir une bagarre dans l’aire de jeux que je ne m’en serais pas rendu compte. A sa nouvelle question, je posais mon regard sur elle, mais ce ne fut pas pour autant que je repris conscience du reste.

« Je suis sûr que tu peux ! Ça fera super beau en plus dans le ciel ! »

Dans un ciel jaune, mais peu importe. J’étais toujours un peu plus excité à chaque fois qu’elle me faisait par de ses envies et de ses essais, jusqu’à ce qu’elle me laisse entendre qu’elle aussi voulait que je dessine sur ses vêtements. Presque tout comme 86. Presque. Riant alors qu’elle reprenait son œuvre, je regardais mes mains en faisant la moue, cherchant ce que je pourrais bien faire avec ça. Surtout qu’elle-même était en train de tester du vert, qui je le reconnaissais aussi, était très… moyen, alors qu’elle se débrouillait bien jusque là, qu’est-ce que moi j’allais faire ?

« Je ne sais pas dessiné en fait… Mais je peux essayé de faire des dégradés de couleurs ou des trucs comme ça si ça te va. »

Mais en la regardant ainsi installée alors qu’elle s’occupait de mes vêtements, et en regardant mes mains, je me disais que les essuyer dessus en espérant que cela fasse quelque chose de jolie, c’était vraiment moyen. Soit. Répondant par l’affirmative à sa nouvelle question, je me penchais un peu vers elle pour dessiner un gros rond qui allait faire office de tête, comme un smiley en fait, pour ensuite dessiner une bouche souriante avec les dents bien apparentes et un nez. Pour les yeux, j’avais une idée d’où les placer, surtout vu la taille que je venais de donner à la tête, mais je ne me voyais pas la toucher à ces endroits précis. Ce n’était ni poli ni très correct. Me raclant donc la gorge en me redressant, je repris la parole, sans doute avec un brin de rougeur sur les joues, désignant mon torse et mes pectoraux pour lui faire comprendre de quoi je parlais.

« Tu pourrais mettre les yeux là… Enfin, c’est une idée… Sinon, je peux les dessiner plus bas.
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