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 Let's play the game } feat. F01-555

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Let's play the game } feat. F01-555   Jeu 25 Mai - 23:59




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« Je suis terriblement désolé. »

Les mots que je prononce à genoux au sol à compacter de mes mains une pile de feuilles désuètes. De la simple parure me permettant de jouer le jeu jusqu'à son summum. Rien de plus que quelques mots sur une feuille disposée avec soin bien au-dessus de cette pile trop grande trônant en mes mains lorsque j'ai passé le pas de la porte. Le nécessaire pour me permettre de faire une entrée remarquée dans le bureau de Chiara. Accentuer le découragement dans le regard de ses sous-fifres disposés à ses côtés comme de braves petits chiens. Ternir l'image de ma nécessité en ce lieu où la maladresse peut coûter la vie au malheureux qui en est maudit. Je me complais sans doute un peu trop dans ce petit jeu et ce qui en découle. En ce trop bref mouvement de mes doigts glissant contre la chaire si douce de sa cheville dénudée. Sa peau frissonnant sous mes doigts en un léger spasme me faisant retenir un sourire de satisfaction. Je note plutôt le si parfait dégoût dont sa voix est teintée lorsqu'elle continue de parler à ses pathétiques sbires. S'appropriant à merveille ce rôle de chef de meute lui saillant si bien. Chose qu'il est facile de remarquer en sentant des troupes s'agiter sous le cassant de sa voix. Ces gamins et leur propension à faire des bêtises sans réfléchir aux conséquences. Un classique si prévisible qu'il ne m'étonnera pas le jour venu. C'est dans la nature humaine de vouloir ce qu'on ne peut avoir. Certaines personnes sont toutefois davantage aptes à atteindre leur objectif sans irrémédiablement placer l'arme contre leur front d'un même mouvement. Il faut dire que ces pauvres enfants ont tendance à croire qu'arriver à manipuler une arme suffira à les sauver en toutes circonstances. C'est presque adorable. Tout autant que le regard noir que me lance leur si chère patronne lorsque je me relève enfin. Compactant au mieux les feuilles dans mes mains avant de les déposer sur son bureau en déglutissant pour la peine.

« Je vais laisser ça là et je vais être dans mon bureau madame... »

Le ton de voix hésitant de cette peur de me faire gronder comme un enfant. Celui que ses gamins de main reconnaîtront à coup sûr pour si souvent en user. Pauvres enfants dans ce monde d'adultes qu'ils essaient avec bien trop de ferveur d'intégrer. Ils n'ont pas que de mauvais côtés certes sinon ils ne se trouveraient pas ici. Toujours est-ils qu'ils ont encore beaucoup à apprendre pour réellement faire parti de ce monde prêt à les décapiter au moindre faux pas. Les papiers posés, je me penche au-dessus de la pile en fronçant les sourcils pour attraper cette petite feuille en trop et la chiffonner entre mes doigts. Un dernier regard jeté en direction de Chiara et les yeux baissés j'ai trouvé le chemin de la porte pour quitter son bureau d'un pas pressé. Trouvant le mien d'un pas bien davantage assuré une fois certain d'être seule âme qui vive sur mon chemin. Inspirant profondément en glissant mes mains dans mes poches tout comme cette vulgaire petite boulette de papier. Le pas de ma porte passée je l'ai d'un vif mouvement lancé dans la corbeille  avant de prendre place derrière mon bureau. Glissant sur mon nez cette paire de lunettes dont je n'ai pas réellement besoin tandis que je commence à feuilleter les trop nombreuses feuilles devant moi. Tant de montants que je connais par cœur et pourtant une erreur que je n'arrive pas à trouver. Papiers, petits papiers, dites-moi qui s'amuse à voler...
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MessageSujet: Re: Let's play the game } feat. F01-555   Lun 5 Juin - 23:35

Chiara était exaspérée. Elle irait même jusqu’à dire qu’elle était positivement agacée, et ne se privait pas de le faire savoir. « Et vous voulez bien m’expliquer, à quel moment racketter un restaurant tout entier, en usant de mon nom pour ce faire, vous a-t-il semblé être une bonne idée ? » Son ton et aussi froid qu’il est sarcastique, et elle éprouve une immense satisfaction à les voir tressaillir lorsque l’ongle de son index vient frapper sèchement son bureau. Bien. Qu’ils se rendent compte à quel point ils avaient merdé. Misérables petits gamins qui croient que maintenant qu’ils font partis de la cour des grands, ils peuvent tous se permettre. Elle allait leur réexpliquer la dure loi de la vie. L’un d’entre eux devait avoir plus de couilles que les autres car il osa lui adresser la parole. « On pensait- » « Visiblement pas assez ! » Leur lâcha-t-elle sèchement, le visage reflétant son mécontentement. « Si je vous avais engagé pour réfléchir, vous ne seriez pas assigné aux patrouilles, bande de crétins ! » Ils tressaillirent de nouveau sous ses paroles, comme les bons petits chiens conditionnés qu’ils étaient pratiquement. Chiara arrêta de frapper le bureau de son ongle et changea de position, posant l’un de ses coudes sur son bureau, et appuyant sa tête dessus. Comment les punir ? Oh leur bavure, si elle pouvait appeler ça ainsi, n’était pas spécialement grave, rien qu’un peu d’argent ne pouvait faire disparaitre. Non, ce qui l’énervait véritablement, c’est que ces petites merdes c’étaient crues autorisées à agir ainsi. Et ce genre d’initiative, si tôt après leur initiation, ce n’était pas bon. Les nouvelles recrues après leur entrée dans la Famille, faute de meilleurs mots, ne se sentaient plus pisser. Et des bavures, il y en avait toujours durant cette période. C’était prévisible, c’était normal. Mais préparer un coup comme ça ? Tout en étant parfaitement organisé et préparé, avec une réussite de 100% ? Ça c’était de futures emmerdes qu’il fallait mieux écraser maintenant, plutôt que de se retrouver devoir distribuer des balles dans les crânes de ces petits merdeux plus tard. La machine qu’était la Famillia, ne marchait que si tout le monde savait exactement son rôle dans l’ordre des choses. La moindre initiative personnelle, la moindre petite idée d’individualité, et il n’y avait plus que le chaos. Alors elle en revenait au même point : comment allait-elle les punir ?

Des coups frappés à sa porte interrompirent sa réflexion. « Entrez ! » Sa voix est coupante, et l’on sent l’absence totale de bonne humeur chez la Vincenzo. Tous avaient appris rapidement à reconnaitre ce ton, et généralement l’on se dépêchait de quitter les lieux lorsqu’on l’entendait. Pourtant, la porte s’ouvre doucement, et derrière une montagne de papiers, elle a à peine le temps d’apercevoir la tête de son comptable avant que celui-ci ne trébuche dramatiquement, et ne renverse ladite montagne de papiers. « Je suis terriblement désolé. » Chiara leva les yeux au ciel, tant à cause de la supposée maladresse de James, que pour les petites merdes qui l’imitent aussitôt. Adorables petites brebis qui ne se rendent pas compte qu’un deuxième loup vient de rentrer dans la bergerie. Oh tout était calculé précisément pour arriver à cet effet, de son ton hésitant, à sa maladresse ridicule, en passant par ses lunettes inutiles. L’américain était bon, trop bon des fois, et beaucoup s’étaient laissés prendre, elle la première. La réalisation de son erreur avait donné lieu à un rapprochement … fulgurant. Le bureau en portait encore les traces d’ailleurs. Mais revenons plutôt à un sujet plus pressant.

« Avant que je ne décide du sort de pitoyables fesses, je peux savoir qui a eu cette, ô combien brillante idée ? » Ces petits chiots sursautèrent presque au cassant de sa voix, semblant avoir oublier où ils étaient à la vue d’une proie plus faible qu’eux. Erreur, erreur … Ah, ils avaient encore tellement à apprendre. D’un commun accord, tous désignèrent le coupable qui lui faisait énormément penser en cet instant à un pauvre petit lapin sur le point de servir de repas à un plus gros prédateur. Bien. Ça commençait à rentrer. La jeune femme ouvrit la bouche pour le féliciter d’avoir les capacités d’un lombric, un exploit tout de même, quand elle sentit les doigts de son comptable, toujours sous son bureau, lui caresser doucement la cheville. Ce simple geste, aussi délicat qu’il soit, suffit à la faire frissonner avant qu’elle ne se reprenne. Oh la saleté … « Je dois avouer que je suis impressionnée… Non vraiment, j’en ai vu des cas désespérés, mais alors vous c’est le gros-lot ! » Oh ils allaient se mettre à pleurer ? Pauvres petites choses. « Vous pensez que vous pouvez utiliser le nom de la Famille, MON nom, de cette façon impunément ? J’ai presque envie de vous abattre maintenant pour vous sauver de votre imbécilité ! » Ils tressaillent de nouveau, et elle a presque envie de sourire de leur réaction : si elle les voulait morts, ils le seraient déjà, notamment avec James dans la même pièce. Celui-ci se relève d’ailleurs enfin, et elle lui adresse un magnifique regard noir qui n’est aucunement prétendu cette fois. Il pose ses feuilles sur son bureau avant de prendre de nouveau la parole. « Je vais laisser ça là et je vais être dans mon bureau madame... » D’un geste dédaigneux de la main, elle le congédie, croisant son regard un instant avant de regarder de nouveau les Petites Merdes.

« Vous avez vraiment de la chance que je sois de bonne humeur. » reprit-elle une fois James sortit. « Vraiment. Alors voilà comment ça va se passer. A partir de demain, à l’aube, vous vous présenterez tous les jours pendant un mois à Alberto. Il se chargera de vous montrer les ficelles du métier. » Ils la regardent étrangement à présent, se disant surement que leur punition allait être simple. Ne sachant pas qu’Alberto était chargé des interrogatoires, de la torture, et des exécutions. Qu’ils apprennent le sort qu’on réservait aux traitres. Elle se délectait d'avance des anecdotes qu'Alberto allait lui rapporter « Maintenant, hors de ma vue. J’ai des choses plus importantes et plus intéressantes à faire que m’occuper de vous. » C’était presque adorable la façon dont ils détalèrent comme des lapins.

Chiara attendit un moment avant de se lever, et de sortir de son bureau pour se diriger vers celui à côté, celui de James. Elle ne prend pas la peine de frapper, et entre directement. Il devait se douter qu’elle viendrait de toute façon. « Honey, I’m home. » Chantonne-elle sarcastiquement en passant la porte de son bureau. Elle s’approche directement de son comptable, et s’assoie sur ses genoux avant de l’embrasser à pleine bouche. Dieu qu’elle aimait ses baisés. Elle doutait réussir à s’en lasser un jour. Chiara posa ses mains sur ses joues, pour l’embrasser encore un instant, avant de s’éloigner et de venir chuchoter à son oreille. « Essayer de séduire sa boss sous son bureau alors qu’elle est en plein boulot ? Vilain, vilain … » Elle lui embrasse la joue avant de se tourner vers les comptes disposés sur le bureau. « Toujours rien sur notre voleur ? » Quelqu’un s’amusait à la voler. Et lorsqu’ils l’auraient trouvé, elle allait se faire un plaisir de lui faire comprendre son erreur personnellement.

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MessageSujet: Re: Let's play the game } feat. F01-555   Lun 12 Juin - 3:09




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Pour voler une femme telle que Chiara et sa famille il faut assurément avoir un peu trop de confiance en soit et ses capacités. Bien trop d'assurance de ne pas se faire coincer et c'est pour cette raison d'ailleurs que je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit d'un travail à l'interne. Une ou des personnes plus que bien informés sur la routine de leur si délectablement cruelle patronne et celle de ses sbires. Si ce n'est être soit-même un sbire afin d'avoir depuis un moment déjà atteint toute la confiance nécessaire à ne pas se faire vulgairement pointer du doigts. Les nouveaux venu étant plus prompt à se faire accuser les premiers pour dissimuler la lacune possible au moment de leur embauche. C'est le raisonnement auquel j'en suis arrivé à force d'étude des papiers que j'ai depuis bien trop longtemps sous le nez. Tout est trop bien calculé. Trop méthodiquement réalisé. Au point où un simple comptable sans expérience soit naïf au point de croire que tout va bien. Pourtant les petits montants par-ci par-là ne mentent sur le petit trafique en cours de réalisation. Celui ou ceux qui ont fait ça n'ont pas la moindre idée à quel point il vont payer le jour où je vais les coincer. Chose que je suis près de faire. L'étaux se resserre de jour en jour à comparaison d'horaires et de transaction. Toujours sans écarter ceux qui ne sont pas directement en contact avec les biens monétaires de la patronne. Ces petits gamins qui semblent bien faire leur travaille alors qu'ils sont justement les plus susceptibles d'avoir besoin de quelques billets en plus. Pour payer cet appartement miteux qu'ils en sont venu à louer et qu'ils ne peuvent payer à trop picoler ou se droguer pour oublier les horreurs qu'ils ont pu faire dans une journée. Sans comprendre que ça ne suffira pas. La raison pour laquelle j'ai décidé de mon côté d'accepter ce que je fais de ma vie. Je ne m'empêche pas de vivre et de dormir le soir. En échange de ce bon procédé avec mon esprit il me permet d'exceller dans mon emploi pour le temps que je peux encore le réaliser.

Concentré dans mes papiers, c'est à peine si j'entends la patronne débouler dans mon bureau malgré son entrée remarquée. Il faut dire que la concentration démesurée est l'une de mes qualité à ne pas savoir me quitter même en temps plus calmes. Les moments calmes n'existants pas au sein de cet endroit. Toute situation est à risque de dégénérer et voir le coup de feu arriver sans avoir prévenu auparavant. Dans ma situation actuelle plutôt à risque de dégénérer de façon plus intime avec cet instinct que je ne doute pas avoir éveillé. Chose que ce baiser sauvagement langoureux posé contre mes lèvres ne tarde pas à confirmer. Je suis loin d'être novice dans les rangs et même si j'ai dû faire mes preuves à force de temps je n'ai pu qu'apprendre à user du juste procédé pour offrir mes bonnes grâces à cette femme tenant littéralement un empire par les couilles. Une chance pour elle que je ne sois pas celui qu'elle doit craindre en ses rangs. Autre chose apprise à force de temps. La loyauté n'est pas chose qui s'achète de quelques billets et qui est encore moins offerte au plus offrant. Aucun risque donc que je quitte cette charmante démone sans une excellente raison pour le justifier. Contrairement à ses larbins si influençable par la moindre chose miroitant devant leurs regards.

« Essayer de distraire son comptable alors qu'il est en plein boulot? Voilà qui va mériter une bonne correction. »

Ma main se pose contre sa cuisse pour y glisser doucement. S'aventurant près de la chaleur invitante du creux de ses cuisses sans toutefois me laisser tenter. La patronne a posé une question et je me dois de lui répondre. Ce qui ne m'empêche pas de laisser mes doigts parcourir sa peau.

« La liste diminue. Il me reste six potentiels voleurs dont l'un de tes larbins et cette adorable petite qui essaie bien trop fortement de jouer dans la cours des grands. Tu pourras bientôt refermer tes griffes acérée. D'ici-là... »

De ma main libre je repousse les papiers trônant sur mon bureau pour en dégager la surface. Soulevant la patronne dans mes bras ceci fait pour venir l'y poser. Assise tandis que je m'approche d'elle en continuant d'effleurer ses cuisses du bout des doigts sans la quitter des yeux. Les ridicules lunettes trônant au bout de mon nez trouvant le bureau à leur tour.

« Je ne pourrai pas terminer mon travail si tu t'acharnes à te faire si distrayante. »
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MessageSujet: Re: Let's play the game } feat. F01-555   Jeu 6 Juil - 23:02

La confiance était quelque chose qui pouvait bien trop facilement vous couter la vie dans leur métier. L’on pouvait pratiquement dire qu’elle n’existait même pas, car après tout, qui mettrait sa vie entre les mains de quelqu’un susceptible d’être acheté, menacé ou bien manipulé pour vous la prendre ? Quelqu’un ne souhaitant pas vivre longtemps dans le milieu en tout cas. Son père lui avait enseigné cette leçon il y a bien longtemps : la confiance n’amène qu’à la trahison. Et Chiara l’avait retenue. La confiance était un mensonge. Seul comptait la pouvoir. Le pouvoir et la loyauté. Sans la loyauté, rien ne marche. La jeune femme ne faisait confiance à personne. Pas même à ses généraux. Pas même à l’homme sur lequel elle était assise. Oh il était probablement celui qui en était le plus proche, mais le fait restait le même : elle ne lui faisait pas, ne pouvait pas lui faire confiance.

Chiara savait qu’elle avait sa loyauté (et ça en lui-même avait été suffisamment difficile pour elle à comprendre), et elle savait que même s’il en était capable, il ne la tuerait pas durant son sommeil. Mais c’était pour cette même raison qu’elle ne pouvait pas lui faire totalement confiance. Elle serait bien idiote si c’était le cas, et Chiara était beaucoup de choses, mais idiote elle ne l’était pas. Alors qu’importe qu’il soit charmant, qu’il la fasse rire, et qu’elle commençait à l’apprécier un peu trop, il était comme elle : noir et pourrit à l’intérieur. Il était juste plus doué qu’elle à la cacher.

Très sincèrement, Chiara ne savait pas comment décrire leur relation. Oh la partie patron/subordonné était clair et nette. Tout comme l’était celle bien plus sexuelle qui était on ne peut plus évidente compte tenu de leur position actuelle. Mais c’était tout le reste qui était flou. Ils ne parlaient pas, pas de choses qui ne soient pas en rapport avec le travail en tout cas. Elle était capable de dessiner les yeux fermés toutes les cicatrices du corps de l’homme, mais ne connaissait pas leur histoire. Pas plus que James ne connaissait celle des siennes. Ils ne parlaient pas de sentiments non plus, ce n’était pas leur genre et elle ne cherchait pas à savoir s’il y en avait (ça rendait les choses compliqués, ça donnait de l’influence, ça rendait faiblefaiblefaible). Elle ne savait même pas s’ils étaient exclusifs. Elle, elle savait qu’elle était possessive, elle ne donnait jamais ce qui lui appartenait, et elle considérait James comme étant à elle. Alors l’imaginer avec quelqu’un d’autre lui donnait des envies de meurtre. Mais est-ce que c’était la même chose pour l’américain ? Si elle cédait aux avances de Luca, est-ce qu’il réagirait ? Elle n’aimait pas plus que ça l’italien en vérité. Trop efféminé à son gout. Mais flirter avec lui était amusant, alors elle ne mettait pas fin à ce comportement. Sincèrement, l’attitude de son subordonné l’aidait même en quelque sorte. Depuis qu’elle semblait montrer un semblant d’intérêt à un homme, sa famille avait cessée de lui présenter des « connaissances » à eux. A croire que 25 ans était l’âge où le mariage devenait indispensable. Non, maintenant ils se contentaient de la pousser dans les bras de Luca. Ils approuvaient visiblement. Dommage pour eux qu’il n’était pas celui qui l’intéressait.

« Essayer de distraire son comptable alors qu'il est en plein boulot ? Voilà qui va mériter une bonne correction. » Chiara sentit des frissons la parcourir alors que les doigts de James glissaient le long de sa cuisse, se demandant si porter une jupe avait été une bonne ou une mauvaise idée en fin de compte. « La liste diminue. Il me reste six potentiels voleurs dont l'un de tes larbins et cette adorable petite qui essaie bien trop fortement de jouer dans la cours des grands. Tu pourras bientôt refermer tes griffes acérées. D'ici-là... » Elle hocha la tête. Bien. Plutôt les parasites auront été exterminés, plutôt elle pourra s’occuper de choses plus importantes. Comme les Bensetti, éternelle épine dans son pied qu’ils étaient. Ou comme ces nouvelles recrues et leurs bourdes sans fin. Des fois elle se demandait pourquoi est-ce qu’elle prenait la peine de les garder. Mais elle supposait que le jeu en valait la chandelle, même si des fois elle avait envie de leur coller une balle entre les deux yeux.

L’américain s’approcha d’elle, et la jeune femme entendit le bruit du papier que l’on déplace derrière elle, avant qu’il ne la soulève pour venir la poser sur le bureau. « Je ne pourrai pas terminer mon travail si tu t'acharnes à te faire si distrayante. » Chiara se contenta de lui adresser un sourire en coin alors qu’il recommence à caresser sa peau. « Je t’assure que je ne fais rien d’autre qu’exhiber mon charme naturel … » Elle écarta un peu les jambes, utilisant ses pieds pour le pousser vers elle alors qu’elle attrapait sa cravate pour jouer avec. « Une correction vous dites ? Planifieriez-vous une insurrection, Monsieur le comptable ? » Oui, flirter avec Luca était amusant. Mais elle préférait largement le faire avec James.

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MessageSujet: Re: Let's play the game } feat. F01-555   Sam 29 Juil - 2:55




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« Une insurrection mademoiselle la patronne? Jamais je n'oserai commettre un tel acte même si je dois admettre qu'il me plait de sentir votre regard de braise traverser votre bureau lorsque j'effleure votre charme naturel. »

Un trop fin sourire étire ma bouche si souvent évocatrice d'un sérieux trop tranchant ou de la bête maladresse de ce personnage que je me plais sans doute un peu trop à revêtir. Une bien piètre représentation de cette personne que je ne suis heureusement pas s'écartant sans la moindre hésitation lorsque je suis de nouveau seul avec elle. Mes doigts glisse sans l'ombre d'une gêne à la surface de sa peau si douce sans que mon regard n'arrive à se détacher des traits de son visage. Cette expression joueuse flirtant avec moi tout autant que les gestes peu mesurés de son corps pour me garder près d'elle. Emprisonné entre les griffes de la lionne qui ne sort pas ses crocs acérés avec moi. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir été témoin du si splendide spectacle qu'elle offre lorsque vient le moment de jouer à la grande patronne. Ce poste qu'elle a peut-être eu un peu de mal à s'approprier aux tout premiers instants pour finalement devenir la reine de ce royaume que je vais protéger jusqu'à mon dernier souffle. Bien davantage que pour la simple réalisation de mon travail.

« Tu te souviens que je dois aller de l'autre côté de l'océan une semaine ou deux d'ici quelques jours? »

Mes doigts s’immiscent de nouveau au creux de ses cuisses tandis que mes lèvres trouvent le creux de son cou. Ma bouche effleurant le lobe de son oreille où mon souffle chaud vient s'échouer. Mon cœur suivant le pas de cette fine injection d'adrénaline que sa présence suffit à imposer à mes veines palpitantes d'envies que je me dois de contrôler. Pas parce que l'envie n'y est pas, mais plutôt parce que nous savons tous les deux comme il est risqué de se laisser prendre à ce petit jeu en ce lieu. Mon bureau s'avérant posséder une porte contre laquelle ses larbins ne prennent pas le temps de cogner avant d'entrer. Préférant assurément la si peu surprenante entrée qu'ils réalisent après avoir martelé le sol de leur pas si assuré alors qu'assurés ils ne le sont en rien. Convaincus qu'une arme suffira à les protéger, voilà tout ce qui caractérise ces pathétiques gamins qu'elle ne veut sans le moindre doute pas voir nous surprendre.

« Ton bras droit là-bas a bien fait son travail et a trouvé une petite anomalie qu'il vaut sans doute mieux vérifier. Ne t'en fait pas, je vais m'assurer que tu aies une victime à te mettre sous la dent pour t'occuper entre temps. Je crains de voir le nombre de tes troupes réduit si je te laisse t'ennuyer un peu trop longtemps. »

Ma main se fait un peu plus entreprenante près de cet antre de chaleur appelant à se faire donner quelques attentions dans l'espoir de la faire expier ce gémissement que j'aime tant. Un gémissement plus que suffisant à tout propos qu'elle peut prononcer, car les mots entre nous n'ont jamais été une grande nécessité. De grands secrets à ne pas dévoiler et deux âmes traînant derrière elles de lourds passés suffisent à faire taire les mots que nous n'avons pas besoin de parler. Nos corps échauffés réalisant à la perfection ce que nous n'arrivons pas à dire directement puisque tout ceci nous suffit. Le flou de cette relation que je ne sais réellement décrire et tout ce qu'elle entraine entre nous qui ne doit probablement pas exister.
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MessageSujet: Re: Let's play the game } feat. F01-555   Lun 14 Aoû - 22:59

« Une insurrection mademoiselle la patronne ? Jamais je n'oserai commettre un tel acte même si je dois admettre qu'il me plait de sentir votre regard de braise traverser votre bureau lorsque j'effleure votre charme naturel. » Chiara rit légèrement avant de lui adresser un vrai sourire. « Eh bien, je dois dire que vous avez fait des progrès par rapport à votre période de comparaison aux huitres … » Ses doigts se faufilent sous sa chemise et viennent caresser délicatement les cicatrices se trouvant dans le dos de l’américain. L’italienne aimait les cicatrices. Elle n’était pas vraiment sûr d’où venait cette attirance, mais elle finissait toujours par leur accorder beaucoup d’attention, de toutes les manières possibles. Chose que James n’hésitait pas à lui souligner régulièrement. Comme si elle l’avait pas remarqué l’attention particulière qu’il accordait à ses cheveux…

Les doigts de l’homme continuèrent à explorer sa peau et la jeune femme écarta son cou pour laisser plus d’accès à ses lèvres. « Tu te souviens que je dois aller de l'autre côté de l'océan une semaine ou deux d'ici quelques jours ? » Chiara frissonna en sentant son souffle contre son oreille. Elle s’en rappelait oui. C’était l’un des inconvénients d’avoir des branches un peu partout dans le monde, il fallait se rendre là-bas régulièrement pour vérifier que tout marchait comme il le fallait. Et comme Chiara ne pouvait que rarement quitter le pays, c’était James qui s’en chargeait en sa qualité de comptable. Cela ne l’enchantait pas plus que cela, mais le travail passait avant tout, et la jeune femme n’avait pas pour habitude de le mélanger au plaisir. Bien que lorsque cela concernait James, cette limite devenait vite floue. Particulièrement lorsque ses doigts finissaient par glisser sous sa jupe.

« Ton bras droit là-bas a bien fait son travail et a trouvé une petite anomalie qu'il vaut sans doute mieux vérifier. Ne t'en fait pas, je vais m'assurer que tu aies une victime à te mettre sous la dent pour t'occuper entre temps. Je crains de voir le nombre de tes troupes réduit si je te laisse t'ennuyer un peu trop longtemps. » Chiara gémit doucement, sentant une chaleur la parcourir sous l’insistance des doigts de son partenaire. « Tu ne me laisseras jamais l’oublier pas vrai ? … » Une fois, rien qu’une fois la jeune femme c’était retrouvée à n’avoir rien à faire. Alors elle s’était cherchée de l’occupation. Et si cette occupation coïncidait avec la disparition d’éléments tapageur dans ses rangs, et bien personne ne pouvait rien prouver. Son entourage proche n’aimait pas quand la jeune femme s’ennuyait. Ils semblaient penser qu’elle avait tendance à prendre des décisions dangereuses pour sa santé dans ces moments-là. Alors certes, les incidents avec le bar Chez Luigi, celui lors du carnaval, ainsi que celui lors de l’anniversaire de l’oncle Roberto, pouvaient être considérés comme ayant été dangereux pour sa santé, elle avait les cicatrices pour en attester. Mais l’Affaire du Restaurant n’était absolument pas de sa faute ! Comment aurait-elle pu savoir que les Bensetti choisiraient de faire une réservation de dernière minute ?

Chiara fit glisser ses ongles le long des muscles du dos de son comptable, et étouffant un gémissement plus fort que les autres, elle vint mordiller la peau du cou de l’américain. « Devrions-nous vraiment faire ça ici ? … » Elle n’était pas contre, loin de là. Elle ne l’était jamais quand ça concernait James. Mais elle était beaucoup plus contre le fait de se faire surprendre par ses adorables larbins et de devoir leur coller une balle entre les deux yeux ensuite pour les forcer à oublier ce qu’ils venaient de voir. Trop de paperasse à faire après. Ce qui n’empêcha pas ses mains de descendre pour venir jouer avec la boucle de sa ceinture.

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MessageSujet: Re: Let's play the game } feat. F01-555   Mer 30 Aoû - 21:33




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« Nous ne devrions assurément pas faire ça ici mademoiselle la patronne. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je vais cesser de titiller cette part de vous que j'aime tant avant que vos joues ne rougissent davantage. D'autant plus que j'ai un rendez-vous avec l'un de vos larbins dans... »

La pression de mes doigts se fait plus insistante une dernière fois afin de permettre à mon regard de se porter sur la montre bas de gamme à mon poignet. Il ne faut pas croire que le comptable s'amuse à piger dans les coffres en s'offrant des éléments hors de prix et devenir une cible facile ne fait assurément pas parti de mes plans. Qui de plus facile à accuser que celui qui a le nez dans des sommes astronomiques d'argent en permanence lorsque celle-ci en vient à mystérieusement s'envoler? L'homme qui d'apparence ne peut pas se défendre et qui est aisément remplaçable par une personne sachant un moindrement additionner deux et deux.

« … dix minutes bien précisément. S'il n'est pas en retard comme à son habitude évidemment. Il ne faudrait pas qu'il sente comme quelqu'un a passé un bon moment ici qu'en penses-tu? »

Mes doigts glissent délicatement à la surface de sa cuisse pour me permettre de les récupérer et en user pour prendre mes lunettes et les poser de nouveau sur mon nez. Après les avoir brièvement essuyé des marques de doigts qui semblent se former par la pensée tant elles sont difficile à éliminer totalement. Je pose ensuite les mains contre les siennes pour qu'elle délaisse ma ceinture avant de s'y faire un peu trop instante. D'autant plus qu'il est plus difficile dans mon cas de dissimuler comme je regrette la fin de notre petit jeu forcée par les circonstances. La proéminence de la chose bien plus apparente que la teinte légèrement rosée de son visage.

« Pour répondre à ton questionnement, non je ne te laisserai pas l'oublier et tu sais pourquoi? Parce que je crois que tu vaux bien mieux que ça. Tu fais un excellent travaille pour tenir ton organisation en place et fonctionnelle. Tes larbins te craignent bien davantage qu'ils ne veulent laisser leurs orgueils le montrer. Les personnes du milieu te respectent. Tu as un empire entre tes mains et je crois que ce serait dommage de tout gâcher pour un petit incident qui a mal tourné. Si pour se faire je dois t'occuper c'est ce que je ferai. »

Un bref sourire étire mes lèvres que je pose contre les sienne afin de sceller la fin de notre rencontre. Mes mains trouvant ma chemise pour la replacer avant que je ne reprenne place sur ma chaise et prenne quelques papiers pour tenter de retrouver ma contenance. Il serait fâcheux que son larbin arrive quelques minutes trop tôt plutôt que trop tard cette fois et ait droit à cette situation devenant plus gênante que réellement problématique. Chose qui se répand rapidement dans les murmures des troupes par la suite.

« Tu as besoin que je fasse quelque chose d'autre avant de partir. Un message à passer à ta branche là-bas? »
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MessageSujet: Re: Let's play the game } feat. F01-555   Sam 2 Sep - 0:27

« Nous ne devrions assurément pas faire ça ici mademoiselle la patronne. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je vais cesser de titiller cette part de vous que j'aime tant avant que vos joues ne rougissent davantage. D'autant plus que j'ai un rendez-vous avec l'un de vos larbins dans... » Il dit ça, mais Chiara sentit au contraire ses doigts se faire plus insistants alors qu’il bouge, et elle doit se mordre la lèvre pour ne pas faire de bruit. Cet enfoiré aimait toujours faire ça. Il aimait la titiller jusqu’à ce que son souffle commence à s’emballer, et il arrêtait aussitôt pour la laisser seule avec ses hormones. Et comme prévu, la jeune femme pouvait sentir ses doigts s’éloigner de là où elle les voulait. « … dix minutes bien précisément. S'il n'est pas en retard comme à son habitude évidemment. Il ne faudrait pas qu'il sente comme quelqu'un a passé un bon moment ici qu'en penses-tu? » Chiara lui lança un regard légèrement exaspéré. « J’en pense que comme d’habitude, tu n’es rien d’autre qu’une horrible tease. » Elle aussi elle avait à faire malheureusement. Un autre cousin qui voulait la voir pour une raison "urgente". Ce ne serait surement qu’une nouvelle perte de temps pour la jeune femme.

Chiara considéra pendant un instant lui rendre la monnaie de sa pièce en insistant un peu plus également à l’endroit où se trouvaient ses mains, mais James les bougea pour elle. « Pour répondre à ton questionnement, non je ne te laisserai pas l'oublier et tu sais pourquoi? Parce que je crois que tu vaux bien mieux que ça. Tu fais un excellent travaille pour tenir ton organisation en place et fonctionnelle. Tes larbins te craignent bien davantage qu'ils ne veulent laisser leurs orgueils le montrer. Les personnes du milieu te respectent. Tu as un empire entre tes mains et je crois que ce serait dommage de tout gâcher pour un petit incident qui a mal tourné. Si pour se faire je dois t'occuper c'est ce que je ferai. » La jeune femme garda le silence un instant avant qu’on sourire en coin n’apparaisse sur son visage. « Je devrais tellement te donner une fessée pour cette réflexion. » James était probablement la seule personne qu’elle connaissait qui pouvait lui dire une chose pareille sans craindre de répercutions. Il avait toujours été totalement honnête avec elle, parfois au point d’être blessant, mais dans l’univers de mensonges et de manipulations qu’était son entourage, c’était quelque chose qu’elle appréciait.

Il l’embrasse un instant avant de s’éloigner pour reprendre une allure convenable. Chiara descendit du bureau et fit de même en passant ses mains sur sa jupe pour en retirer les plies. « Tu as besoin que je fasse quelque chose d'autre avant de partir. Un message à passer à ta branche là-bas? » La jeune femme réfléchit un instant avant de se tourner de nouveau vers son homme de main. « J’ai entendu des rumeurs comme quoi l’une de ces branches s’amusait à des trafics que j’ai interdits. J’aimerai que tu ouvres l’œil pour voir si c’est le cas et que tu me fasses un rapport. » Elle lui fit un signe de tête et se dirigea vers la porte du bureau avant de s’arrêter brusquement. « Ah oui j’oubliais. » Chiara fit demi-tour pour arriver en trois-enjambées à la hauteur de James, lui attrapa les joues, et l’embrassa à pleine bouche en utilisant ses lèvres, sa langue et ses dents. Lorsqu’elle s’éloigna, elle lui adressa un sourire taquin. « Fais bon voyage. » La jeune femme lui embrassa la joue avant de sortir du bureau en riant sous sa barbe, et rejoignit discrètement son bureau. Bon. Qu’est-ce que sa famille lui voulait cette fois ?

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