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 I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mar 30 Mai - 18:25


I can't see you. But i can feel you.
Love looks not with the eyes, but with the mind, And therefore is winged Cupid painted blind.
Douze n’avait pas comprit ce qui s’était passé. Alors qu’il était dans sa chambre, les lumières s’étaient soudainement éteinte alors qu’il venait tout juste de sortir de la douche, totalement nu avec sa serviette autour de la taille. Son colocataire n’était pas là, sûrement partit dieu sait où et il s’était donc retrouvé seul dans la ruche, et nu putain. Comment est-ce qu’il allait atteindre sa chambre ? Un grognement sortit de sa gorge, gardant la serviette autour de sa taille avant de se diriger vers la porte qui était grande ouverte. Ouverte. Pourquoi elle était ouverte ? Il fronça les sourcils, se dirigeant dans sa chambre pour se changer avant de se rendre compte qu’à l’inverse de la dernière fois, les portes s’étaient toute ouvertes et c’était putain d’inquiétant. Il n’y avait plus de sécurité sur les portes. Pas qu’il se sentait particulièrement en danger mais il n’aimait pas l’idée de ne pas pouvoir fermer sa porte pour se changer, ou pour dormir. Malgré tout, la serviette tomba au sol alors qu’il attrapait ce qu’il pensait être un caleçon ainsi qu’un pantalon et un t-shirt, il voulut se fier à l’étiquette des vêtements mais il n’y en avait tout simplement pas malheureusement.

Un soupir sortit de ses lèvres, se concentré pour distinguer quoi que ce soit lui faisait mal à la tête et il n’arrivait pas à se repérer. La dernière fois, son instinct avait jugé bon de rejoindre Quatorze et il s’était sentit aussitôt rassuré mais maintenant .. C’était différent. Il était seul, il n’entendait aucun bruit et sans comprendre pourquoi, il sentait une douleur sourde se propager dans son coeur, provoquant une boule dans sa gorge alors qu’il se voyait, allongé dans un lit en pleurant toute les larmes de son corps, dans le noir. Le noir était son allié autant que son ennemi et si en temps normal, il se sentait rassuré de pouvoir se cacher dans la noirceur de la pièce, actuellement il se sentait oppressé à l’idée de ne rien voir. Son être entier lui crier de rejoindre Quatorze mais déjà qu’en temps normal il avait du mal à le trouver, dans le noir ce serait une catastrophe et il devrait faire confiance à sa défaillant mémoire pour se repérer. Il commença à marcher en direction de la sortit, se dirigeant lentement vers la porte extérieur de la pièce. L’escalier était tout au fond du couloir et il devait aller à droite, normalement. Alors il se tourna doucement vers le côté qui lui semblait le bon avant de se rendre compte que son sens de l’orientation était plus que merdique et qu’il n’avait aucune idée du chemin qu’il devait emprunter, et putain ça le faisait paniquer d’être aussi perdu. Si il était militaire, n’était-il pas censé retrouver son chemin ? Peu importe la situation mais non, pas Douze. Douze il était abruti si il n’y voyait rien.

Le manque de la présence de Quatorze se fit sentir plus distinctement et il commença à avancé vers un chemin qu’il sentait bon, mettant sa main sur le mur pour se diriger sauf qu’il ralentis ses pas en entendant d’autre bien plus sourd arriver dans sa direction et bien qu’il l’entendait, il fut incapable de se décaler à cause du bruit qui résonner et son corps frappa violemment celui de l’autre personne avant que Douze ne vacille et ne se rapproche comme il le pu au t-shirt du gars en face de lui, tombant sur le cul avec son invité contre lui. La collision avait été foutrement douloureuse mais étonnement, il avait un bon pressentiment sur l’identité de la présence de la personne, sans savoir pourquoi d’ailleurs.

« C’est qui ? » Demande t-il avec la voix plus basse qu’il ne l’aurait cru, encore un effet de la noirceur dont ils faisaient preuve. Il murmurait presque comme il aurait pu le faire si ils étaient effectivement en pleine nuit, alors qu’il ne devait pas être loin de dix heures du matin.

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When i knew what happened, i screamed, a lot and i cried. Because the only man who meant everything to me was gone and will never returns to me. It was the only time in my life i put a gun to my head. ▬ But now, he's here and i don't remember him. But i know, he's everything to me.
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mer 31 Mai - 13:41



I can’t see you. But I can feel you.

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Quatorze avait eu du mal dès le réveil. Beaucoup de nouvelles informations à assimiler et déjà qu’il n’était pas spécialement du matin, son cerveau avait mit un temps considérable à lier les choses entre elles. Il avait d’ailleurs mit pas mal de temps pour réellement prendre conscience de ce que les changements impliquaient ce matin là.

On l’avait changé de chambre et également changé de niveau. Il n’était plus au niveau 7, mais au niveau 10 apparemment. Il n’avait plus deux colocataires, 926 et 13, un garçon et une fille… Mais trois colocataires : 2 garçon 000 et 11, et une fille 738.

Il avait eu du mal à percuter pourquoi on l’avait changé de chambre. Et finalement, quand il avait comprit que c’était parce que ses anciens colocataires avaient du disparaître, il avait intérieurement paniqué. C’était à tout les coups pour ça qu’il n’avait pas réussi à les trouver la veille. Et là encore, son cerveau avait fait d’autres connexions… 518. Elle non plus il n’avait pas réussi à la voir ce jour là. Merde. Comment trois des personnes qu’il avait l’habitude de voir et cotoyer pouvaient disparaître comme ça, durant la même période ? Et pourquoi, qu’avaient-ils fait ? Rien à sa connaissance.

Puis de fil en aiguille… Son cerveau bouyonnant pour essayer de comprendre… Il avait fait d’autres connexions, d’autres hypothèses… pour en arriver à une question primordiale dans son esprit. Douze. Où était Douze ?!

Il avait beau réfléchir, il n’avait pas passé de temps avec lui la veille et bien qu’il essayait de se rappeler, il était presque sûr de ne pas avoir croisé sa frimousse blonde et son regard azur dans un espace de la Ruche. Son cœur était donc parti en embardée totale avant que sa respiration se fasse plus difficile. Une crise de panique était à deux doigts de le prendre quand il avait finalement balancé à ses nouveaux colocataires fraîchement rencontrés qu’il devait y aller, alors qu’il faisait complètement noir. Car oui, les choses n’étaient jamais simples dans la Ruche. Vers pas loin de 10H, les lumières s’était toutes complètement éteintes, les plongeants dans une obscurité des plus totales. Génial.

Rien qui n’avait rassuré Quatorze qui s’était empressé de sortir de la chambre #1005. Il avait machinalement tourné en direction de l’ascenseur avant de se rappeler que non, il était déjà à l’étage 10, celui dans lequel logeait Douze. Du moins, s’il n’avait pas disparu et s’il n’avait pas lui aussi été transféré ailleurs.

L’idée qu’il puisse lui aussi disparaître le fit complètement flipper. Bon sang, il ne s’imaginait même pas pouvoir continuer d’évoluer dans cette prison si le blond n’était pas là, à ses côtés. Il ne pouvait tout simplement pas se passer de lui. Inconsciemment, une de ses mains s’étaient agrippées à ses plaques, par réflexes. Il ne savait pas pourquoi mais il s’en fichait pour le moment. Tout ce qu’il voulait, s’était retrouvé Douze, le plus vite possible. Il avait besoin de s’assurer et de se rassurer sur le fait qu’il n’avait pas non plus disparu.

Il prit donc le chemin inverse pour essayer de se rappeler où se trouvait la #1001, une main appuyée contre le mur pour tenter de se guider. Il marchait vite et ne se rendit pas compte que quelqu’un se trouvait déjà devant lui avant de percuter de plein fouet cette personne. Tout se passa très vite. Après la collision, il avait juste senti une poigne attraper son t-shirt et il avait eu cette sensation de tomber en avant. Sensation qui ne trompait pas puisqu’il avait basculé en même temps que le malheureux dans lequel il était rentré.

La position était d’ailleurs un peu gênante puisque le brun se retrouver contre et au-dessus de cette personne, sans réussir à la voir pour savoir de qui il s’agissait. Il n’osait d’ailleurs à peine bouger et respirer. Peut-être qu’un coup pouvait partir sous la colère. Après tout c’était de sa faute, il avait presque couru dans le couloir alors qu’il n’avait aucun repère et qu’il n’avait pas jugé bon d’informer au hasard de qui voulait bien l’entendre, qu’il était présent dans le couloir…

Mais aucun coup. A la place, une voix qui murmurait se fit entendre. Une voix qu’il connaissait bien et qui fit lâcher instantanément ses nerfs. Bordel. Douze était là ! Il n’avait pas disparu et vu la situation actuelle, Quatorze n’avait aucun moyen de se tromper ou de prendre sa voix pour un mirage. Toute la pression et la peur qu’il avait ressenti en comprenant que d’autres proches de lui avaient disparus retomba d’un coup. Ses yeux s’embuèrent de larmes, rassuré de l’avoir trouvé et de l’avoir contre lui. Il fit glisser ses mains jusqu’au visage du blond avant de venir coller son front contre le sien.

« Purée, j’ai cru que toi aussi t’avais disparu, comme les autres.. Et puis y’a eu les lumières, l’alarme et le noir… Et je voyais rien et je t’avais pas vu hier, et si jamais ils… Ils t’avaient... »

Il avait complètement oublié de répondre à sa question et n’avait même pas précisé son identité. Douze le reconnaîtrait certainement de toute manière et puis son cerveau n’était pas en état de tout traiter et tout compartimenter correctement, pas actuellement. Il était tellement incapable de gérer ses émotions que sans s’en rendre compte il s’était guidé de ses mains posées sur les joues du blond pour venir déposer ses lèvres sur les lèvres, dans un élan, presque désespéré.

Il avait eu tellement peur de constater que lui aussi avait disparu que tout sortait maintenant. Et il s’en rendit compte une fois que ses lèvres se détachèrent des siennes. Merde. Qu’est-ce qu’il venait de faire... Douze n’avait pas disparu, mais après ça, il en aurait peut-être envie, de disparaître. Et de ne plus jamais lui adresser la parole par la même occasion. Quatorze n’osa même plus bouger d’un millimètre, stupéfait lui-même par son geste.
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The pianist man, i know him.
I don't remember my past. Just that I suffered a lot. I was tortured. He destroyed me ... But then I met him, I saw his smile, heard his laughter, touched his skin. I don't remember everything, but I know. I know I need him. I know he can help me. He can fix me
 
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mer 31 Mai - 16:29


I can't see you. But i can feel you.
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Douze s’attendait littéralement à tout, sauf à entendre le monologue de Quatorze soudainement alors qu’il était en dessous de lui. Putain, quelle était la chance au juste pour qu’il rentre en collision avec justement l’homme qu’il recherchait ? Il ne s’attendait tellement pas à ce que ce soit lui qu’un soupire de soulagement sortit de ses lèvres avant qu’il ne sente ses mains venir se poser sur ses joues, encadrant son visage alors que son front se poser contre le sien. Il avait beau avoir les yeux grand ouvert, il ne distinguait pas du tout le visage de Quatorze et dans un sens c’était mieux parce qu’il rougissait déjà horriblement de le sentir si proche de lui, son souffle contre ses lèvres, sa présence, sa chaleur. Ça lui faisait tourner la tête et il avait envie de le serrer tellement fort contre son corps que s’en serait douloureux, que sa peau s’imprègne de la sienne et qu’il partage une odeur commune. Bon sang, était-ce étrange de vouloir tout ceci alors qu’en réalité il savait qu’il avait une femme, probablement décédé à l’extérieur ? N’était-ce pas de la trahison en quelque sorte ? Mais malgré tout, un sourire se glissa sur son visage en entendant ses inquiétudes, il se sentait flatté que Quatorze se soit inquiété pour lui alors que lui même sortait de sa chambre pour le rejoindre, c’était bizarre mais relativement réconfortant. Il ferma les yeux, profitant simplement de la sensation de son front contre le sien pendant un instant avant qu’il n’ouvre brusquement les yeux lorsqu’il sentit ses lèvres sur les siennes. C’était chaste et léger, peut-être qu’il ne s’en était même pas rendu compte mais Douze était actuellement en plein choc en train de le regarder, malgré la noirceur de la pièce.

Et puis comme ci ses réactions étaient à retard, son coeur fit une brusque poussé de vitesse alors que son visage devenait extrêmement brûlant. Quatorze l’avait embrassé, il avait fait ce dont il avait envie depuis des jours et des jours maintenant et il n’en avait même pas profiter, quel idiot ! Mais si il avait fait ça c’est qu’il devait en avoir envie alors les mains du blond se glissèrent sur sa nuque, rapprochant son visage du sien lentement, juste pour être sûr de ne pas entrer en collision avec son nez ou sa joue comme un sombre idiot.

« Encore. »

Sa voix était faible, peut-être même que son compagnon n’avait pas entendu mais c’était la seule chose qu’il dit avant de l’embrasser de nouveau une fois qu’il fut sûr qu’il était à la bonne place. Quatorze était là, contre lui, il n’était pas en train d’embrasser Zéro-Trois, il n’était pas non plus en train de rigoler avec Quatre-Vingt Neuf ou même Adélaïde, ou qui que ce soit d’autre. Non, c’était pour lui qu’il s’était inquiété et c’était lui qui l’avait embrassé, qui avait scellé leurs lèvres la première fois et c’était tout ce qu’il désirait. Alors il ferma les yeux et entrouvris la bouche pour faire glisser sa langue vers la sienne alors qu’il passait instinctivement ses jambes autour de ses hanches pour s’accrocher à lui presque désespérément. Depuis son réveil dans la ruche, c’était la véritable première fois qu’il se sentait serein, même sans souvenir, il le savait, putain il le savait depuis le début mais maintenant il se le prenait en pleine gueule. Il était fougueusement amoureux de lui, de tout son être, toute les fibres de son corps réclamer le brun, son âme même cherchait à fusionner avec la sienne. Ils étaient comme des âmes-soeurs qui venaient de se retrouver et si ce n’était pas à cause du baiser, Douze aurait pu croire qu’il allait faire un arrêt cardiaque à cause de la vitesse à laquelle son coeur allait. Bon sang.

Sa bouche se recula de la sienne, juste assez pour que leurs langues ne soient plus en contact mais que leurs lèvres se frôlent par moment. Son corps entier frissonner d’être contre lui et sa main se glissa dans ses cheveux qui était légèrement plus long que la première fois qu’il l’avait vu. Il avait envie de serrer sa tignasse en ravageant sa bouche, comme ci c’était totalement naturel qu’il ressente une telle envie alors qu’il était censé être marié putain.

« Moi aussi j’étais inquiet .. »

Il ne s’était jamais sentit inquiet pour quelqu’un à ce point. Quoi qu’il fasse ou qu’il dise, dès que quelque chose arrivait, il pensait à lui, lorsqu’il se réveillait le matin, il pensait à lui, tout comme lorsqu’il s’endormait. Il ne forçait pas le destin mais bon sang, il avait toujours envie de le chercher dans la ruche et de le serrer contre lui une fois qu’il l’aurait trouvé mais il avait toujours peur de s’imposer, il ne voulait pas le déranger parce qu’il ne voulait pas qu’il prenne des distances parce qu’il se sentirait étouffer. Douze se mordu la lèvre doucement avant de finalement venu l’embrasser une nouvelle fois, chastement alors que son coeur ralentissait doucement mais garder un rythme relativement rapide. Son autre main descendu dans son dos avant de remonter doucement son t-shirt et de passer sa main directement sur sa peau, sentant un frisson se glissait dans son corps et dans celui de Quatorze, il arrivait à sentir la chair de poule sous sa main.

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Jeu 1 Juin - 20:28



I can’t see you. But I can feel you.

H04-12 & H03-14


Le temps semblait comme arrêté. Complètement suspendu en plein milieu du couloir, plongé dans le noir total, du niveau 10. Merde. Quatorze avait envie de se coller la baffe de l’année. Il venait de tout faire foirer. Il s’était embrouillé sous l’adrénaline et surtout sous la peur qu’il avait soudainement ressentie en comprenant que trois des personnes qu’il côtoyait régulièrement avaient disparues. La peur que Douze ait disparu lui aussi l’avait complètement rendu malade. Et le retrouver avait achever de griller sa capacité à contrôler ses paroles, mais surtout ses gestes. Voilà comment il s’était retrouvé à poser ses lèvres sur celles du blond.

Bordel. Il avait embrassé Douze. A l’instant. Il en avait déjà eu envie par le passé, mais il n’avait pas osé sauter le pas. Il ne pensait même pas qu’il puisse être un jour l’initiateur d’une telle étape dans leur relation. Jamais. Il aurait préféré se manger un mur que de tenter une chose pareille et risquer de le perdre. Il était persuadé que le jeune homme se serait mis à l’éviter comme la peste s’il avait tenté quelque chose de ce style.

Il s’était d’ailleurs immobilisé depuis qu’il avait comprit la portée et la gravité de son geste. Et cette putin d’obscurité qui était omniprésente. Pas un bruit, pas un mouvement. Rien. Rien qui pouvait lui donner un indice sur la réaction et l’état d’esprit actuel de Douze. Et ça le rendait d’autant plus malade. Il avait hésité à bouger et se barrer en courant, mais Quatorze était connement tombé entre les jambes de celui qu’il avait cherché à retrouver dans la panique. Il ne pouvait décidément pas se lever sans faire bouger le blond… Alors il commençait à angoisser, ne sachant quoi faire.

Et cette angoisse l’aurait probablement tué si Douze n’avait finalement pas bougé. Le brun avait fermé les yeux par réflexe, s’attendant au pire, en sentant une main atterrir contre sa nuque. Il était perdu et il aurait pu être à deux doigts de pleurer si ses yeux n’étaient déjà pas humides à cause de la panique un peu plus tôt.

Il sentit une pression, doucement, contre sa nuque. Son visage devenait de plus en plus chaud, ne sachant trop comment interpréter ce qu’il se passer. Il n’avait aucun repère et n’arrivait pas à évaluer correctement la situation. Boulet. C’est un murmure qui le sorti de ses pensées. Qu’est-ce qu’il avait dit ? Quatorze n’en était pas sûr… Ou ne voulait pas être sûr, allez savoir. Il ne voulait surtout pas faire de conclusions hâtives, ni se faire de faux espoirs.

Tout ça disparu cependant bien vite quand il sentit de nouveau des lèvres contre les siennes. Elles étaient douces et chaudes, presque timides. Et le cerveau de Quatorze grilla sur place. Un soulagement immense se propagea dans son corps, mais surtout dans son esprit et il se détendit. Il sentit même une langue demander l’accès à sa bouche avant qu’il ne lui cède volontiers la place, sa propre langue se frayant un passage pour venir caresser l’inquisitrice. Le contact l’électrisa complètement. Son cœur cognant plus fort dans sa poitrine alors qu’il sentait des jambes s’enrouler autour de ses hanches, comme pour s’accrocher à lui. Bon sang… Si on lui avait dit que ce serait aussi plaisant et agréable, il aurait tenter le coup plus tôt.

Ses mains s’étaient accrochées au t-shirt du blond, avide de prolonger ce baiser qu’il avait tant rêvé et qu’il avait enfin. Il avait profité de chaque seconde, oubliant le manque d’oxygène et le feu qu’il avait aux joues. L’air attendrait, pas Douze et pas lui. Pas maintenant que Quatorze avait cette sensation que peut-être Douze ressentait la même chose. Ce besoin d’être avec lui, de le voir, d’avoir un contact physique. Ce besoin de lui, tout simplement.

Leurs lèvres se lâchèrent doucement, restant tout de même très proches. Le brun arrivait à sentir la respiration chaude du blond taper contre ses lèvres alors qu’une main se frayait un chemin dans ses cheveux, le faisant sourire doucement. Les laisser pousser était peut-être une bonne idée si Douze aimait venir y glisser ses doigts pour jouer avec. Ce dernier parla même, cette fois plus distinctement, décrochant un nouveau dérapage du cœur du brun.

Il s’était inquiété aussi ? Genre, pour de vrai ? Quatorze ne pensait pas qu’il aurait pu s’inquiéter aussi… Lui qui avait toujours l’impression d’être un vrai pot de colle ou un boulet à traîner, surtout depuis qu’il était sorti de prison. Mais il se trompait peut être, ou alors le blond aimait les boulets, au choix.

Quatorze fini par placer ses mains contre ses hanches, réalisant qu'il était bel et bien allongé entre les jambes du blond, alors que ce dernier venait l’embrasser plus chastement, une nouvelle fois. Trois baisers. Trois baisers en l’espace de si peu de temps. Le brun en rougissait rien que de le constater. Il était sûr d’être déjà foutu, d’être déjà totalement accro à Douze, il n’y avait pas photo que c’était le cas ! Aucun doutes possibles. Mais si Douze avait accepté trois baisers… c’était que lui aussi dans le fond, il en avait envie non ? Est-ce qu’il l’aimait bien lui aussi ? Tellement de questions !

Quatorze se mordit la lèvre en sentant une main se faufiler sous son t-shirt, le long de son dos. Un frisson lui parcouru l’échine, lui filant la chair de poule suite au contact. Il avait l’impression que son corps ne pouvait pas faire autrement que réagir en sa présence, et à son toucher visiblement : c’était une déferlante de sensations que le brun se voyait délicieusement découvrir. Il n’arrivait même pas à imaginer ce qu’il aurait fait s’il ne l’avait pas trouvé malgré l’obscurité…

Sans vraiment réfléchir et se laissant guider par son instinct, le brun laissa ses mains passer sous le t-shirt blanc que portait celui secrètement désiré contre lui. Ses doigts se baladèrent doucement contre sa peau avant qu'il ne finisse par les immobiliser pour faire de simples et lentes caresses de ses pouces. Encore un peu bouleversé par la peur qu'il avait eu et réalisant encore à peine ce qu'ils venaient d'échanger, Quatorze avait fini par glisser son visage dans le creux de son cou. Il avait respirait aussi calmement qu’il le pouvait, tentant d’imprégner son odeur dans son esprit.

« Reste avec moi… Ne me quitte pas. Pas toi. »

La pression sur ses mains sur ses hanches s’était faite plus forte et appuyée. Il voulait qu’il comprenne qu’il avait besoin de lui, qu’il tenait à lui et que l’éventualité de le perdre lui était désagréable. Il ne supporterait pas de le voir disparaître.

« Je… Je me suis retrouvé seul hier dans ma colocation. Même 518 était pas dans sa chambre. Je les ai trouvé nul part… Ils étaient introuvables. »

Il prit un instant pour se calmer, le choc étant tout de même présent. La Ruche ne s’était pas fait prier pour lui rappeler qu’ici, aucun des résidents ne contrôlait quoi que ce soit. Ils étaient des abeilles qui faisaient leur vie, jusqu’à ce qu’un bras mécanique ou un robot en décide autrement. Sa voix traduisait la frayeur qu’il s’était imaginée.

« Ils ont littéralement disparus. 518, 13 et 926, ils sont plus là. Je me suis réveillée dans une autre colocation ce matin, on m’a changé de chambre…  Quand j’ai compris ce qu’il se passait… Je voulais m’assurer que toi non plus ils t’avaient pas fait disparaître. En plus y’a eu l’extinction des lumières dans la foulée… J’ai eu tellement peur. »

Il avait vidé son sac. D’un coup. Ça ne servait plus à rien qu’il lui cache ça. De toutes manières, Douze avait du comprendre avec ses premières phrases, non ? Sûrement.

La situation était tout même cocasse. Ils étaient tous les deux au sol, dans le couloir près du mur de l’étage. L’obscurité total permettait une certaine intimité qui contrastait avec l’ambiance habituelle qui régnait dans les corridors. Ils risquaient tout de même tôt ou tard de se manger une autre personne en pleine figure. Pour peu que quelqu’un panique et déboule comme Quatorze l’avait fait et ils courraient à la catastrophe.
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Sam 3 Juin - 12:01


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Tout était tellement nouveau pour lui alors que pourtant il avait l’impression d’avoir totalement l’habitude, d’être à sa place dans les bras du brun. Il n’arrivait pas à expliquer le sentiment qui l’étreignait, c’était de l’amour oui mais il y avait tellement de nostalgie, tellement de sentiment qui était déjà là. Il le savait, depuis le premier jour, premier regard qu’ils avaient échangés. Son coeur avait eu un raté et il avait su qu’il était celui qu’il cherchait partout du regard. Quoi qu’il se soit passé avant qu’il n’arrive dans cet endroit, il était proche de lui, assez pour avoir de fort sentiment pour lui et de ressentir le besoin constant d’être avec lui, le besoin de le serrer dans ses bras et de s’assurer qu’il ne s’échapperait pas de sa poigne. C’était idiot, sûrement mais il avait une peur bleue à l’idée de le perdre. La mort de sa femme avait dû crée une peur qui s’était répercuté sur lui si effectivement ils étaient des amants. Rien que d’imaginer le perdre lui procurer un horrible sentiment au creux de son coeur, comme ci quelqu’un essayait de le broyer de toute ses forces. Bon sang, dans quoi s’était-il embarqué avant d’arriver ici au juste ?

Son coeur ne cessait pas de battre horriblement vite. Au début c’était même presque douloureux de le sentir cogner aussi fort dans sa cage thoracique puis finalement ça s’était calmé, doucement, il battait toujours vite mais beaucoup moins qu’auparavant. Sa main faisait de douce caresse sur sa peau alors que son autre main de libre était sur sa joue, passant ses doigts sur les contours de ses yeux, suivant la courbe fine de son nez pour finalement arriver à ses lèvres qu’il survola de son pouce. Chaque partie de son visage était unique et magnifique, même dans le noir, il arrivait à repenser à son visage. Il sa lécha doucement les lèvres en sentant les siennes sous son doigts, il ne savait pas ce qu’il voulait en réalité. Aucun doute sur le fait qu’il aimait ce mec, de tout son être mais était-il prêt à envoyer boulet toutes ses convictions pour lui ? Alors qu’il se pensait totalement hétéro ? Ce n’était pas logique, il ne pouvait pas changer de bord en perdant la mémoire, si vraiment il était gay, il regarderait d’autre homme hors ce n’était pas du tout le gars, il n’y avait que Quatorze qui attirait son regard, que lui qui arrivait à déclencher tant de sentiment en lui. Un long frisson remonta le dos de sa colonne vertébrale lorsqu’il sentit sa main se faufilait sous son t-shirt pour caresser sa peau, comme lui même l’avait fait quelques secondes plus tôt. L’un comme l’autre semblait être sensible au toucher que pouvait provoquer l’autre. Lui ça ne l’étonnerait pas puisqu’il était littéralement amoureux du jeune homme au dessous de lui mais Quatorze alors, est-ce qu’il l’aimait lui aussi ? Tant de question sans réponse malheureusement.

Son coeur se serra doucement en l’entendant parler, sentant la détresse dans la voix de son amant. Il n’avait pas idée de ce qu’il devait pensé actuellement. Si son colocataire venait soudainement à disparaître, Douze aurait probablement peur et n’aurait plus vraiment envie de retourner dans sa chambre, ayant peur d’être le prochain à être attraper par un bras mécanique. Mais bon ce n’était pas non plus comme ci il pouvait faire quoi que ce soit. Par contre si Quatorze passait effectivement ses nuits tout seul, sans colocataire, il allait pouvoir le rejoindre la nuit et dormir à ses côtés. Ou même lui proposer de venir pour dormir avec lui dans son grand lit, ça pouvait se négocier aussi. Peu de chance qu’il refuse puisqu’il faisait noir et qu’en plus de ça il était carrément voisin maintenant donc rejoindre le lit d’un autre était faisable, sans aucun doute. Il ferma les yeux et garda son visage au creux de son cou alors que ses mains étaient fermement accroché à ses hanches. Si il avait eut le même acheminement de pensé que lui alors aucun doute qu’il aurait paniqué à l’idée que Quatorze disparaître. C’était horrible à dire mas techniquement il n’avait besoin que de lui à ses côtés pour se sentir pleinement bien, le reste, c’était des bonus en quelques sortes.

« Je sais, je sais mais je te promet de ne plus te laisser et puis si tu as déménager au niveau dix, je vais pouvoir venir te voir dans ta chambre ou inversement. Si tu veux tu pourras venir dormir avec moi si tu fais des insomnies ou quelque chose. Et puis je ne vais laisser personne t’embarquer, si tu disparaît alors moi aussi. »

Aussi simple que ça. Il ne voulait pas rester ici si son amant ne l’était pas, il avait besoin de lui à ses côtés, les autres étaient gentils, aucun doute la dessus mais il y avait un fossé entre eux et entre Quatorze, il ne saurait l’expliquer mais la présence du brun était totalement nécessaire à ses côtés. Les autres passaient en second plan, aussi méchant soit-il. Sa main remonta lentement le long de son dos alors qu’il commençait à faire de légèrement caresse, douce, des petits cercles pour qu’il se détende et qu’il n’arrête de stresser. Il fallait qu’il garde pleinement son calme, si ils avaient vraiment été enlevé, alors il était dans la logique des choses que Quatorze soit le prochain sauf qu’il n’allait certainement pas laissé les choses se dérouler comme ça. Il avait besoin de lui et ce n’était pas ses IAs de malheur qui allait l’en empêcher. N’empêche, si il n’avait pas eut le réflexe de sortir de la chambre et que Quatorze n’était pas non plus du genre à s’enfuir à toute pompe pour chercher le blond, il ne se serait pas croisé et il aurait paniquer, sans aucun doute.

Sa main qui était sur son visage venu se glisser au nouveau de sa mâchoire, se décalant pour la glisser dans ses cheveux avant de finalement l’embrasser doucement, pour ne pas se tromper et embrasser une autre partis de son visage. Il sentit ses lèvres entrer en contact avec les siennes et aussitôt une douce chaleur se propagea dans le creux de son estomac alors que son coeur battait de nouveau plus vite et que son visage prenait des rougeurs. S’embrasser dans le noir était probablement la meilleur idée qu’il n’ai jamais eu bon sang, bien que techniquement il n’avait pas vraiment le choix. Le fait de ne pas pouvoir le voir rajouter une part de mystère non négligeable et puis il avait l’impression que ses autres sens étaient décuplés, comme ci il sentait plus distinctement son coeur battre dans son torse ou son amant frissonner lorsqu’il passait ses mains sous son t-shirt, des choses qu’ils ne remarquaient pas forcément lorsqu’il arrivait à voir ce qu’il se passait autour de lui. Un fin sourire se glissa sur son visage, contre ses lèvres avant qu’il ne recule doucement sa bouche de la sienne, assez amusé de la situation alors que ses joues devaient être bien rouge.

« Tu te rend compte qu’on est allongé dans un couloir dans le noir quand même ? »

Pour le coup, il n’avait aucune idée de ce qu’ils étaient censés faire. Les portes de sa chambre ne fermaient plus et aller au self pourrait être une idée mais seraient-ils simplement servit si effectivement il n’y avait plus de courant ? Quoi qu’il en soit il ne fallait pas être défaitiste, la dernière fois, le courant été revenu seulement une demi-heure après, ça ne voulait donc pas dire que ça allait être permanent.

« Qu’est-ce qu’on va faire du coup ? » Demande t-il en caressant doucement ses cheveux alors que son nez toucher le sien à cause de la proximité, il n’était plus aussi affolé qu’avant grâce à la présence de Quatorze mais ça ne voulait pas dire pour autant que la situation n’était pas mauvaise.

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his smile was a perfect gift
When i knew what happened, i screamed, a lot and i cried. Because the only man who meant everything to me was gone and will never returns to me. It was the only time in my life i put a gun to my head. ▬ But now, he's here and i don't remember him. But i know, he's everything to me.
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Dim 4 Juin - 19:45



I can’t see you. But I can feel you.

H04-12 & H03-14


Quatorze avait eu vraiment peur. Peur que le schéma se répète encore une nouvelle fois, qu’il parte à la recherche de Douze, sans jamais réussir à le trouver. Heureusement, ce n’était pas arrivé. Et heureusement, il était déjà au même niveau que celui du brun, car il ne se voilait pas la face, cela avait vraiment facilité les choses.

Maintenant qu’il était sûr qu’il n’avait pas lui aussi disparu et maintenant qu’il était contre lui, bien que tout ça fût arrivé bien maladroitement, le brun se sentait mieux. Il s’était concentré sur le touché du blond qui caressait sa peau et glissait sa main dans ses cheveux. Le moindre contact arrivait à l’apaiser et à le ramener doucement sur terre. Comme si Douze était devenue son traitement contre ce que lui faisait sans cesse subir la Ruche.

Quand Douze lui avait répondu et lui avait promis de ne jamais le quitter, malgré le fait que cela soit en réalité impossible à garantir, Quatorze avait soupiré doucement, soulagé. Et puis le blond lui avait proposé qu’ils se voient, dans leurs chambres respectives puisqu’ils étaient maintenant au même étage. Il lui proposait même de venir dormir avec lui s’il n’arrivait pas à trouver le sommeil. Idée qui emballa tout de suite le brun. Il faisait encore en toujours des cauchemars en plein milieu de la nuit. Ses anciens colocataires ne s’en offusquaient pas vraiment, mais ses trois nouveaux camarades allaient à coup sûr trouver ça bien moins drôles. Ils avaient l’air bien moins patients et il n’avait pas envie de se faire défoncer en pleine nuit car il aurait réveillé toutes les chambres… En plus, il était sûr que la présence de Douze apaiserait ses nuits agitées, il arriverait peut-être à gérer ses crises qui sait. Il s’empressa donc de lui répondre.

« Oui, je suis dans la #1005, avec trois autres personnes. Deux gars et une fille : 000, 11 et 738. Je l’ai connais pas encore et je n’ai pas confiance avec les portes qu’on peut plus fermer… Je voudrais bien dormir avec toi, au moins tant que tout ce bazar n’est pas terminé, fin si tu veux bien. Je me sens plus en sécurité avec toi et… Je ne flipperais pas tous les matins en me demandant si t’es encore dans la Ruche. »

Allongé contre lui, Quatorze profitait simplement de l’attention que Douze lui portait. Il avait fermé les yeux, n’y voyant de toutes manières rien du tout, et puis cela lui permettait de se calmer et de se concentrer sur ses sensations. Il découvrait petit à petit des frissons d’un nouveau genre qui ne lui faisaient pour une fois pas de mal, bien au contraire. Il avait de nouveau l’impression d’être calme et en contrôle de ses émotions. Du moins jusqu’à ce que le blond vienne de nouveau déposer ses lèvres sur les siennes. Il avait gardé les yeux fermés, savourant simplement ce contact en serrant doucement sa taille de ses mains, réaction automatique, comme pour faire comprendre qu’il était là et qu’il était tout à fait réceptif. Quand il sentit un sourire contre ses lèvres, il avait haussé un sourcil, perplexe. Qu’est-ce qui pouvait bien le faire rire ? Il eut bien vite une réponse et se mit à rire doucement à son tour. Oui, ils étaient allongés comme deux idiots au sol après qu’ils soient tombés sous le choc de leurs corps se percutant. C’était carrément étrange comme situation et sans l’obscurité, Quatorze aurait sûrement fini par être gêné et il aurait perdu ses moyens. Il ne savait même pas si d’autres les entendaient de là où ils étaient. Après tout, aucune porte ne pouvait plus se fermer.

« Ouais, je sais. On doit avoir l’air bien con sur les caméras infrarouges. Mais personne peut nous voir, c’est déjà ça pour nos égos et nos réputations. »

Il ne savait pas si Douze en avait une. Surement. La sienne avait pris un sacré coup après son retour de prison et il arrivait tout juste à rappeler à certains que non il n’était pas qu’un mec brisé qui pleurait toutes les trois minutes… Mais bien un mec têtu, qui bien qu’il en avait bavé, avait toujours une grande gueule et du répondant. Et Douze posa la question existentielle. Et maintenant ? Bonne question. Quatorze prit quelques minutes pour réfléchir aux possibilités, savourant la proximité du visage du blond et les caresses dans ses cheveux, avant de proposer quelque chose.

« Je pense que l’électricité générale déconne. Sinon on pourrait fermer nos portes. Donc je suppose que la cafétéria ne sert plus les repas, que les machines de sports sont hors services, que la piscine va noyer des gens sous peu, que la serre doit ressembler à une jungle miniature et que la plupart des autres lieux communs doivent être déjà bondés vu l’heure qu’il était quand on a été plongé dans le noir. Ça doit être le chaos dans les salles occupées en fait. Je préférerais rester au calme… On pourrait aller chez toi ? Chez moi y’a mes trois colocs en train de causer dans le salon… Je me suis barré un peu à l’arrache pour te chercher. »

Il avait grimacé et soupiré doucement en y repensant. Ses colocataires allaient surement lui demander ce qui l’avait bien piqué la prochaine fois qu’il le verrait. Il leur devrait sûrement des explications. Et puis si Douze venait effectivement le voir dans sa nouvelle chambre, autant que ses camarades soit au courant de son existence, cela lui éviterait des ennuis à l’avenir. Quatorze commença à se relever doucement, à contre cœur, prenant garde de ne pas blesser celui qu’il avait tant voulu rejoindre. Il s’aidait du mur pour se guider et avait brassé un peu l’air avant de trouver l’un des bras du blond pour l’aider à se relever.

La chaleur du corps de ce dernier avait laissé place à une fraicheur qui, combinée à l’obscurité, ne l’aidait pas à garder son calme. Il préférait largement se blottir contre son… amant ? Ils s’étaient embrassés tellement de fois en si peu de temps que finalement, c’était ce que Douze était. Quatorze avait envie de son contact tout le temps et il s’inquiétait tout le temps pour lui, il fallait appeler un chat un chat.

Une fois relevés, Quatorze attrapa une de ses mains pour entrelacer ses doigts avec les siens, se rapprochant de lui doucement.

« Je te suis, tu connais mieux l’étage que moi et tu connais ta colocation. »
Codage par Libella sur Graphiorum

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The pianist man, i know him.
I don't remember my past. Just that I suffered a lot. I was tortured. He destroyed me ... But then I met him, I saw his smile, heard his laughter, touched his skin. I don't remember everything, but I know. I know I need him. I know he can help me. He can fix me
 
© sweet peach
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Jeu 8 Juin - 16:37


I can't see you. But i can feel you.
Love looks not with the eyes, but with the mind, And therefore is winged Cupid painted blind.
Douze laissa sa main se perdre dans ses cheveux doucement, faisant un petit sourire en coin malgré que le brun ne puisse pas le voir. Il ne devrait pas sourire comme ça face à la situation, après tout ils étaient allongés à même le sol, tous les deux ensembles alors que n’importe qui pouvait passé et se prendre les pieds dans leur deux corps mais en même temps, ils étaient seulement tous les deux dans le couloir, l’un contre l’autre. Il pouvait même sentir le coeur de Quatorze battre contre son torse. C’était magique et ça faisait rougir ses joues doucement, il était soudainement bien plus content que l’éléctricité ne soit plus présent, bien que ce n’était pas très pratique.

Il l’écouta parler sans l’interrompre avant d’hocher la tête à ses paroles, effectivement, avec les portes qui ne se fermaient plus, lui non plus ne trouvait pas sécuriser de dormir seul, la lumière éteinte et sans la règle de la non-violence, n’importe qui pouvait commettre un meurtre sans que ça ne se sache en réalité. Non effectivement, dormir à deux ne pouvait être qu’un plus et puis il ne fallait pas non plus oublier que si ses souvenirs et ceux de Quatorze étaient effectivement vrais, alors ça voudrait dire qu’ils étaient tous les deux militaires donc ils seraient inconsciemment sur leur garde, la présence de l’autre pouvait énormément rassurer pour ça.

« Je suis d’accord pour le coup, je me sentirais plus rassuré si tu étais là aussi. Avec l’enfermement dans les chambres il n’y a pas longtemps et maintenant tes colocataires qui disparaissent, je ne veux pas être séparer de toi. »

Le “encore une fois” faillit sortir de ses lèvres instinctivement avant qu’il ne s’arrête, la bouche à moitié ouverte, en pleine confusion. Par moment, comme maintenant, il y avait des phrases qui cherchaient à sortir, des mots qu’il voulait dire sans en comprendre le sens. Son corps se rappelait et il avait des réflexes dont il n’avait même pas connaissance. Ça le rassurait de savoir que son ancienne vie était encore présente dans ses esprits, même totalement enfouis dans le fin fond de son esprit, c’était encore là et il en était sûr. En réalité, tout ce qu’il devait faire était de trouver un moyen pour stimuler sa mémoire, cherchant à faire échapper des choses inconsciemment. Si ça ne tenait qu’à lui il passerait son temps à dormir mais ce n’était malheureusement pas possible, il ne pensait pas être le genre de personne à passer son temps à végété dans un lit, alternant entre rêve, cauchemars et mal de tête.

Son rire s’arrêta mais un fin sourire perdura sur son visage alors qu’il sentait de nouveau le visage de Quatorze se reposer sur son torse, sa main avait commencé à se glisser dans ses cheveux pour les caresser, il se rendu compte d’ailleurs qu’il commençait à être vraiment long, ça lui plaisait énormément. Ça donnait un air de mafieux à Quatorze, un air d’homme fort et dur qu’il ne faut pas emmerder et lui ça le faisait doucement sourire parce qu’il s’imaginait totalement mettre sa main dans ses cheveux pour pouvoir lui maintenant la tête pendant qu’il se lécherait les lèvres et ... Il était clairement en train de s’égarer là et heureusement qu’il ne pouvait pas le voir sinon il l’aurait sûrement charrié, ses joues passaient leur temps à être rouge, à redevenir normal avant d’être de nouveau rouge. Et ouais, si il y avait effectivement quelqu’un derrière les caméras, ils devaient se marrer comme pas possible.

« Sûrement, mais en même temps, ça laisse une pointe de mystère, c’est assez amusant je trouve. » Dit-il en riant doucement alors qu’il venait finalement se redresser sur son compte, regardant en face de lui sans pour autant s’adapter à la noirceur de l’étage.

Son visage était tellement proche du sien qu’en étant ainsi redresser, son nez arrivait à toucher les cheveux du brun, son odeur était simple, sans parfum rajouter ni quoi que ce soit de plus mais il était fou de son odeur, c’était meilleur que tout ce qu’il avait pu sentir dans sa vie. C’était l’odeur de la personne qu’il aime le plus sur terre en réalité. Et comme à chaque fois qu’il se fait une telle réflexions intérieurement, il se demande pourquoi il ressent de telle chose pour lui. Pour quel raison serait-il ainsi si effectivement par le passé il l’aimait autant ? Il n’y avait pas énormément de possibilité et la plus grosse restait ... Les enfants. Si effectivement Douze avait des enfants, même avec une femme qu’il n’aimait pas forcément, il ne l’aurait pas abandonné seule là dedans et il aurait porté ses couilles, quitte à sacrifier son bonheur. Donc peut-être qu’il était papa alors.

« Je ne suis pas sûr de vouloir rencontrer tes colocataires donc allons chez moi, ce sera plus simple. Ça fait un moment que je n’ai pas vu mon colocataire mais je l’entend faire des passages éclairs par moment donc personne ne va nous déranger je pense. » Dit-il doucement avant qu’il ne se mette à rougir de nouveau à sa propre phrase. Mais qu’il était débile de sortir ce genre de chose par moment sérieux !

Se lever se révéla compliqué, tout son être lui hurlait de rester coller à lui mais ils seraient bien mieux installé sur un matelas donc une fois droit, sa main se retrouva attraper avant qu’un fin sourire ne se glisse sur son visage en voyant ça, putain, Quatorze était vraiment trop mignon par moment. « Nous ne sommes pas si loin en fait, tu m’as bousculé lorsque je sortais. » Et pour accentuer ses dires, il rentra dans une pièce juste à sa gauche avant de mettre sa main sur le mur pour se guider, tirant la main du brun pour l’attirer avec lui dans sa chambre avec difficulté.

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