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 I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]

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MessageSujet: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mar 30 Mai - 18:25


I can't see you. But i can feel you.
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Douze n’avait pas comprit ce qui s’était passé. Alors qu’il était dans sa chambre, les lumières s’étaient soudainement éteinte alors qu’il venait tout juste de sortir de la douche, totalement nu avec sa serviette autour de la taille. Son colocataire n’était pas là, sûrement partit dieu sait où et il s’était donc retrouvé seul dans la ruche, et nu putain. Comment est-ce qu’il allait atteindre sa chambre ? Un grognement sortit de sa gorge, gardant la serviette autour de sa taille avant de se diriger vers la porte qui était grande ouverte. Ouverte. Pourquoi elle était ouverte ? Il fronça les sourcils, se dirigeant dans sa chambre pour se changer avant de se rendre compte qu’à l’inverse de la dernière fois, les portes s’étaient toute ouvertes et c’était putain d’inquiétant. Il n’y avait plus de sécurité sur les portes. Pas qu’il se sentait particulièrement en danger mais il n’aimait pas l’idée de ne pas pouvoir fermer sa porte pour se changer, ou pour dormir. Malgré tout, la serviette tomba au sol alors qu’il attrapait ce qu’il pensait être un caleçon ainsi qu’un pantalon et un t-shirt, il voulut se fier à l’étiquette des vêtements mais il n’y en avait tout simplement pas malheureusement.

Un soupir sortit de ses lèvres, se concentré pour distinguer quoi que ce soit lui faisait mal à la tête et il n’arrivait pas à se repérer. La dernière fois, son instinct avait jugé bon de rejoindre Quatorze et il s’était sentit aussitôt rassuré mais maintenant .. C’était différent. Il était seul, il n’entendait aucun bruit et sans comprendre pourquoi, il sentait une douleur sourde se propager dans son coeur, provoquant une boule dans sa gorge alors qu’il se voyait, allongé dans un lit en pleurant toute les larmes de son corps, dans le noir. Le noir était son allié autant que son ennemi et si en temps normal, il se sentait rassuré de pouvoir se cacher dans la noirceur de la pièce, actuellement il se sentait oppressé à l’idée de ne rien voir. Son être entier lui crier de rejoindre Quatorze mais déjà qu’en temps normal il avait du mal à le trouver, dans le noir ce serait une catastrophe et il devrait faire confiance à sa défaillant mémoire pour se repérer. Il commença à marcher en direction de la sortit, se dirigeant lentement vers la porte extérieur de la pièce. L’escalier était tout au fond du couloir et il devait aller à droite, normalement. Alors il se tourna doucement vers le côté qui lui semblait le bon avant de se rendre compte que son sens de l’orientation était plus que merdique et qu’il n’avait aucune idée du chemin qu’il devait emprunter, et putain ça le faisait paniquer d’être aussi perdu. Si il était militaire, n’était-il pas censé retrouver son chemin ? Peu importe la situation mais non, pas Douze. Douze il était abruti si il n’y voyait rien.

Le manque de la présence de Quatorze se fit sentir plus distinctement et il commença à avancé vers un chemin qu’il sentait bon, mettant sa main sur le mur pour se diriger sauf qu’il ralentis ses pas en entendant d’autre bien plus sourd arriver dans sa direction et bien qu’il l’entendait, il fut incapable de se décaler à cause du bruit qui résonner et son corps frappa violemment celui de l’autre personne avant que Douze ne vacille et ne se rapproche comme il le pu au t-shirt du gars en face de lui, tombant sur le cul avec son invité contre lui. La collision avait été foutrement douloureuse mais étonnement, il avait un bon pressentiment sur l’identité de la présence de la personne, sans savoir pourquoi d’ailleurs.

« C’est qui ? » Demande t-il avec la voix plus basse qu’il ne l’aurait cru, encore un effet de la noirceur dont ils faisaient preuve. Il murmurait presque comme il aurait pu le faire si ils étaient effectivement en pleine nuit, alors qu’il ne devait pas être loin de dix heures du matin.

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mer 31 Mai - 13:41



I can’t see you. But I can feel you.

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Quatorze avait eu du mal dès le réveil. Beaucoup de nouvelles informations à assimiler et déjà qu’il n’était pas spécialement du matin, son cerveau avait mit un temps considérable à lier les choses entre elles. Il avait d’ailleurs mit pas mal de temps pour réellement prendre conscience de ce que les changements impliquaient ce matin là.

On l’avait changé de chambre et également changé de niveau. Il n’était plus au niveau 7, mais au niveau 10 apparemment. Il n’avait plus deux colocataires, 926 et 13, un garçon et une fille… Mais trois colocataires : 2 garçon 000 et 11, et une fille 738.

Il avait eu du mal à percuter pourquoi on l’avait changé de chambre. Et finalement, quand il avait comprit que c’était parce que ses anciens colocataires avaient du disparaître, il avait intérieurement paniqué. C’était à tout les coups pour ça qu’il n’avait pas réussi à les trouver la veille. Et là encore, son cerveau avait fait d’autres connexions… 518. Elle non plus il n’avait pas réussi à la voir ce jour là. Merde. Comment trois des personnes qu’il avait l’habitude de voir et cotoyer pouvaient disparaître comme ça, durant la même période ? Et pourquoi, qu’avaient-ils fait ? Rien à sa connaissance.

Puis de fil en aiguille… Son cerveau bouyonnant pour essayer de comprendre… Il avait fait d’autres connexions, d’autres hypothèses… pour en arriver à une question primordiale dans son esprit. Douze. Où était Douze ?!

Il avait beau réfléchir, il n’avait pas passé de temps avec lui la veille et bien qu’il essayait de se rappeler, il était presque sûr de ne pas avoir croisé sa frimousse blonde et son regard azur dans un espace de la Ruche. Son cœur était donc parti en embardée totale avant que sa respiration se fasse plus difficile. Une crise de panique était à deux doigts de le prendre quand il avait finalement balancé à ses nouveaux colocataires fraîchement rencontrés qu’il devait y aller, alors qu’il faisait complètement noir. Car oui, les choses n’étaient jamais simples dans la Ruche. Vers pas loin de 10H, les lumières s’était toutes complètement éteintes, les plongeants dans une obscurité des plus totales. Génial.

Rien qui n’avait rassuré Quatorze qui s’était empressé de sortir de la chambre #1005. Il avait machinalement tourné en direction de l’ascenseur avant de se rappeler que non, il était déjà à l’étage 10, celui dans lequel logeait Douze. Du moins, s’il n’avait pas disparu et s’il n’avait pas lui aussi été transféré ailleurs.

L’idée qu’il puisse lui aussi disparaître le fit complètement flipper. Bon sang, il ne s’imaginait même pas pouvoir continuer d’évoluer dans cette prison si le blond n’était pas là, à ses côtés. Il ne pouvait tout simplement pas se passer de lui. Inconsciemment, une de ses mains s’étaient agrippées à ses plaques, par réflexes. Il ne savait pas pourquoi mais il s’en fichait pour le moment. Tout ce qu’il voulait, s’était retrouvé Douze, le plus vite possible. Il avait besoin de s’assurer et de se rassurer sur le fait qu’il n’avait pas non plus disparu.

Il prit donc le chemin inverse pour essayer de se rappeler où se trouvait la #1001, une main appuyée contre le mur pour tenter de se guider. Il marchait vite et ne se rendit pas compte que quelqu’un se trouvait déjà devant lui avant de percuter de plein fouet cette personne. Tout se passa très vite. Après la collision, il avait juste senti une poigne attraper son t-shirt et il avait eu cette sensation de tomber en avant. Sensation qui ne trompait pas puisqu’il avait basculé en même temps que le malheureux dans lequel il était rentré.

La position était d’ailleurs un peu gênante puisque le brun se retrouver contre et au-dessus de cette personne, sans réussir à la voir pour savoir de qui il s’agissait. Il n’osait d’ailleurs à peine bouger et respirer. Peut-être qu’un coup pouvait partir sous la colère. Après tout c’était de sa faute, il avait presque couru dans le couloir alors qu’il n’avait aucun repère et qu’il n’avait pas jugé bon d’informer au hasard de qui voulait bien l’entendre, qu’il était présent dans le couloir…

Mais aucun coup. A la place, une voix qui murmurait se fit entendre. Une voix qu’il connaissait bien et qui fit lâcher instantanément ses nerfs. Bordel. Douze était là ! Il n’avait pas disparu et vu la situation actuelle, Quatorze n’avait aucun moyen de se tromper ou de prendre sa voix pour un mirage. Toute la pression et la peur qu’il avait ressenti en comprenant que d’autres proches de lui avaient disparus retomba d’un coup. Ses yeux s’embuèrent de larmes, rassuré de l’avoir trouvé et de l’avoir contre lui. Il fit glisser ses mains jusqu’au visage du blond avant de venir coller son front contre le sien.

« Purée, j’ai cru que toi aussi t’avais disparu, comme les autres.. Et puis y’a eu les lumières, l’alarme et le noir… Et je voyais rien et je t’avais pas vu hier, et si jamais ils… Ils t’avaient... »

Il avait complètement oublié de répondre à sa question et n’avait même pas précisé son identité. Douze le reconnaîtrait certainement de toute manière et puis son cerveau n’était pas en état de tout traiter et tout compartimenter correctement, pas actuellement. Il était tellement incapable de gérer ses émotions que sans s’en rendre compte il s’était guidé de ses mains posées sur les joues du blond pour venir déposer ses lèvres sur les lèvres, dans un élan, presque désespéré.

Il avait eu tellement peur de constater que lui aussi avait disparu que tout sortait maintenant. Et il s’en rendit compte une fois que ses lèvres se détachèrent des siennes. Merde. Qu’est-ce qu’il venait de faire... Douze n’avait pas disparu, mais après ça, il en aurait peut-être envie, de disparaître. Et de ne plus jamais lui adresser la parole par la même occasion. Quatorze n’osa même plus bouger d’un millimètre, stupéfait lui-même par son geste.
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mer 31 Mai - 16:29


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Douze s’attendait littéralement à tout, sauf à entendre le monologue de Quatorze soudainement alors qu’il était en dessous de lui. Putain, quelle était la chance au juste pour qu’il rentre en collision avec justement l’homme qu’il recherchait ? Il ne s’attendait tellement pas à ce que ce soit lui qu’un soupire de soulagement sortit de ses lèvres avant qu’il ne sente ses mains venir se poser sur ses joues, encadrant son visage alors que son front se poser contre le sien. Il avait beau avoir les yeux grand ouvert, il ne distinguait pas du tout le visage de Quatorze et dans un sens c’était mieux parce qu’il rougissait déjà horriblement de le sentir si proche de lui, son souffle contre ses lèvres, sa présence, sa chaleur. Ça lui faisait tourner la tête et il avait envie de le serrer tellement fort contre son corps que s’en serait douloureux, que sa peau s’imprègne de la sienne et qu’il partage une odeur commune. Bon sang, était-ce étrange de vouloir tout ceci alors qu’en réalité il savait qu’il avait une femme, probablement décédé à l’extérieur ? N’était-ce pas de la trahison en quelque sorte ? Mais malgré tout, un sourire se glissa sur son visage en entendant ses inquiétudes, il se sentait flatté que Quatorze se soit inquiété pour lui alors que lui même sortait de sa chambre pour le rejoindre, c’était bizarre mais relativement réconfortant. Il ferma les yeux, profitant simplement de la sensation de son front contre le sien pendant un instant avant qu’il n’ouvre brusquement les yeux lorsqu’il sentit ses lèvres sur les siennes. C’était chaste et léger, peut-être qu’il ne s’en était même pas rendu compte mais Douze était actuellement en plein choc en train de le regarder, malgré la noirceur de la pièce.

Et puis comme ci ses réactions étaient à retard, son coeur fit une brusque poussé de vitesse alors que son visage devenait extrêmement brûlant. Quatorze l’avait embrassé, il avait fait ce dont il avait envie depuis des jours et des jours maintenant et il n’en avait même pas profiter, quel idiot ! Mais si il avait fait ça c’est qu’il devait en avoir envie alors les mains du blond se glissèrent sur sa nuque, rapprochant son visage du sien lentement, juste pour être sûr de ne pas entrer en collision avec son nez ou sa joue comme un sombre idiot.

« Encore. »

Sa voix était faible, peut-être même que son compagnon n’avait pas entendu mais c’était la seule chose qu’il dit avant de l’embrasser de nouveau une fois qu’il fut sûr qu’il était à la bonne place. Quatorze était là, contre lui, il n’était pas en train d’embrasser Zéro-Trois, il n’était pas non plus en train de rigoler avec Quatre-Vingt Neuf ou même Adélaïde, ou qui que ce soit d’autre. Non, c’était pour lui qu’il s’était inquiété et c’était lui qui l’avait embrassé, qui avait scellé leurs lèvres la première fois et c’était tout ce qu’il désirait. Alors il ferma les yeux et entrouvris la bouche pour faire glisser sa langue vers la sienne alors qu’il passait instinctivement ses jambes autour de ses hanches pour s’accrocher à lui presque désespérément. Depuis son réveil dans la ruche, c’était la véritable première fois qu’il se sentait serein, même sans souvenir, il le savait, putain il le savait depuis le début mais maintenant il se le prenait en pleine gueule. Il était fougueusement amoureux de lui, de tout son être, toute les fibres de son corps réclamer le brun, son âme même cherchait à fusionner avec la sienne. Ils étaient comme des âmes-soeurs qui venaient de se retrouver et si ce n’était pas à cause du baiser, Douze aurait pu croire qu’il allait faire un arrêt cardiaque à cause de la vitesse à laquelle son coeur allait. Bon sang.

Sa bouche se recula de la sienne, juste assez pour que leurs langues ne soient plus en contact mais que leurs lèvres se frôlent par moment. Son corps entier frissonner d’être contre lui et sa main se glissa dans ses cheveux qui était légèrement plus long que la première fois qu’il l’avait vu. Il avait envie de serrer sa tignasse en ravageant sa bouche, comme ci c’était totalement naturel qu’il ressente une telle envie alors qu’il était censé être marié putain.

« Moi aussi j’étais inquiet .. »

Il ne s’était jamais sentit inquiet pour quelqu’un à ce point. Quoi qu’il fasse ou qu’il dise, dès que quelque chose arrivait, il pensait à lui, lorsqu’il se réveillait le matin, il pensait à lui, tout comme lorsqu’il s’endormait. Il ne forçait pas le destin mais bon sang, il avait toujours envie de le chercher dans la ruche et de le serrer contre lui une fois qu’il l’aurait trouvé mais il avait toujours peur de s’imposer, il ne voulait pas le déranger parce qu’il ne voulait pas qu’il prenne des distances parce qu’il se sentirait étouffer. Douze se mordu la lèvre doucement avant de finalement venu l’embrasser une nouvelle fois, chastement alors que son coeur ralentissait doucement mais garder un rythme relativement rapide. Son autre main descendu dans son dos avant de remonter doucement son t-shirt et de passer sa main directement sur sa peau, sentant un frisson se glissait dans son corps et dans celui de Quatorze, il arrivait à sentir la chair de poule sous sa main.

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Jeu 1 Juin - 20:28



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Le temps semblait comme arrêté. Complètement suspendu en plein milieu du couloir, plongé dans le noir total, du niveau 10. Merde. Quatorze avait envie de se coller la baffe de l’année. Il venait de tout faire foirer. Il s’était embrouillé sous l’adrénaline et surtout sous la peur qu’il avait soudainement ressentie en comprenant que trois des personnes qu’il côtoyait régulièrement avaient disparues. La peur que Douze ait disparu lui aussi l’avait complètement rendu malade. Et le retrouver avait achever de griller sa capacité à contrôler ses paroles, mais surtout ses gestes. Voilà comment il s’était retrouvé à poser ses lèvres sur celles du blond.

Bordel. Il avait embrassé Douze. A l’instant. Il en avait déjà eu envie par le passé, mais il n’avait pas osé sauter le pas. Il ne pensait même pas qu’il puisse être un jour l’initiateur d’une telle étape dans leur relation. Jamais. Il aurait préféré se manger un mur que de tenter une chose pareille et risquer de le perdre. Il était persuadé que le jeune homme se serait mis à l’éviter comme la peste s’il avait tenté quelque chose de ce style.

Il s’était d’ailleurs immobilisé depuis qu’il avait comprit la portée et la gravité de son geste. Et cette putin d’obscurité qui était omniprésente. Pas un bruit, pas un mouvement. Rien. Rien qui pouvait lui donner un indice sur la réaction et l’état d’esprit actuel de Douze. Et ça le rendait d’autant plus malade. Il avait hésité à bouger et se barrer en courant, mais Quatorze était connement tombé entre les jambes de celui qu’il avait cherché à retrouver dans la panique. Il ne pouvait décidément pas se lever sans faire bouger le blond… Alors il commençait à angoisser, ne sachant quoi faire.

Et cette angoisse l’aurait probablement tué si Douze n’avait finalement pas bougé. Le brun avait fermé les yeux par réflexe, s’attendant au pire, en sentant une main atterrir contre sa nuque. Il était perdu et il aurait pu être à deux doigts de pleurer si ses yeux n’étaient déjà pas humides à cause de la panique un peu plus tôt.

Il sentit une pression, doucement, contre sa nuque. Son visage devenait de plus en plus chaud, ne sachant trop comment interpréter ce qu’il se passer. Il n’avait aucun repère et n’arrivait pas à évaluer correctement la situation. Boulet. C’est un murmure qui le sorti de ses pensées. Qu’est-ce qu’il avait dit ? Quatorze n’en était pas sûr… Ou ne voulait pas être sûr, allez savoir. Il ne voulait surtout pas faire de conclusions hâtives, ni se faire de faux espoirs.

Tout ça disparu cependant bien vite quand il sentit de nouveau des lèvres contre les siennes. Elles étaient douces et chaudes, presque timides. Et le cerveau de Quatorze grilla sur place. Un soulagement immense se propagea dans son corps, mais surtout dans son esprit et il se détendit. Il sentit même une langue demander l’accès à sa bouche avant qu’il ne lui cède volontiers la place, sa propre langue se frayant un passage pour venir caresser l’inquisitrice. Le contact l’électrisa complètement. Son cœur cognant plus fort dans sa poitrine alors qu’il sentait des jambes s’enrouler autour de ses hanches, comme pour s’accrocher à lui. Bon sang… Si on lui avait dit que ce serait aussi plaisant et agréable, il aurait tenter le coup plus tôt.

Ses mains s’étaient accrochées au t-shirt du blond, avide de prolonger ce baiser qu’il avait tant rêvé et qu’il avait enfin. Il avait profité de chaque seconde, oubliant le manque d’oxygène et le feu qu’il avait aux joues. L’air attendrait, pas Douze et pas lui. Pas maintenant que Quatorze avait cette sensation que peut-être Douze ressentait la même chose. Ce besoin d’être avec lui, de le voir, d’avoir un contact physique. Ce besoin de lui, tout simplement.

Leurs lèvres se lâchèrent doucement, restant tout de même très proches. Le brun arrivait à sentir la respiration chaude du blond taper contre ses lèvres alors qu’une main se frayait un chemin dans ses cheveux, le faisant sourire doucement. Les laisser pousser était peut-être une bonne idée si Douze aimait venir y glisser ses doigts pour jouer avec. Ce dernier parla même, cette fois plus distinctement, décrochant un nouveau dérapage du cœur du brun.

Il s’était inquiété aussi ? Genre, pour de vrai ? Quatorze ne pensait pas qu’il aurait pu s’inquiéter aussi… Lui qui avait toujours l’impression d’être un vrai pot de colle ou un boulet à traîner, surtout depuis qu’il était sorti de prison. Mais il se trompait peut être, ou alors le blond aimait les boulets, au choix.

Quatorze fini par placer ses mains contre ses hanches, réalisant qu'il était bel et bien allongé entre les jambes du blond, alors que ce dernier venait l’embrasser plus chastement, une nouvelle fois. Trois baisers. Trois baisers en l’espace de si peu de temps. Le brun en rougissait rien que de le constater. Il était sûr d’être déjà foutu, d’être déjà totalement accro à Douze, il n’y avait pas photo que c’était le cas ! Aucun doutes possibles. Mais si Douze avait accepté trois baisers… c’était que lui aussi dans le fond, il en avait envie non ? Est-ce qu’il l’aimait bien lui aussi ? Tellement de questions !

Quatorze se mordit la lèvre en sentant une main se faufiler sous son t-shirt, le long de son dos. Un frisson lui parcouru l’échine, lui filant la chair de poule suite au contact. Il avait l’impression que son corps ne pouvait pas faire autrement que réagir en sa présence, et à son toucher visiblement : c’était une déferlante de sensations que le brun se voyait délicieusement découvrir. Il n’arrivait même pas à imaginer ce qu’il aurait fait s’il ne l’avait pas trouvé malgré l’obscurité…

Sans vraiment réfléchir et se laissant guider par son instinct, le brun laissa ses mains passer sous le t-shirt blanc que portait celui secrètement désiré contre lui. Ses doigts se baladèrent doucement contre sa peau avant qu'il ne finisse par les immobiliser pour faire de simples et lentes caresses de ses pouces. Encore un peu bouleversé par la peur qu'il avait eu et réalisant encore à peine ce qu'ils venaient d'échanger, Quatorze avait fini par glisser son visage dans le creux de son cou. Il avait respirait aussi calmement qu’il le pouvait, tentant d’imprégner son odeur dans son esprit.

« Reste avec moi… Ne me quitte pas. Pas toi. »

La pression sur ses mains sur ses hanches s’était faite plus forte et appuyée. Il voulait qu’il comprenne qu’il avait besoin de lui, qu’il tenait à lui et que l’éventualité de le perdre lui était désagréable. Il ne supporterait pas de le voir disparaître.

« Je… Je me suis retrouvé seul hier dans ma colocation. Même 518 était pas dans sa chambre. Je les ai trouvé nul part… Ils étaient introuvables. »

Il prit un instant pour se calmer, le choc étant tout de même présent. La Ruche ne s’était pas fait prier pour lui rappeler qu’ici, aucun des résidents ne contrôlait quoi que ce soit. Ils étaient des abeilles qui faisaient leur vie, jusqu’à ce qu’un bras mécanique ou un robot en décide autrement. Sa voix traduisait la frayeur qu’il s’était imaginée.

« Ils ont littéralement disparus. 518, 13 et 926, ils sont plus là. Je me suis réveillée dans une autre colocation ce matin, on m’a changé de chambre…  Quand j’ai compris ce qu’il se passait… Je voulais m’assurer que toi non plus ils t’avaient pas fait disparaître. En plus y’a eu l’extinction des lumières dans la foulée… J’ai eu tellement peur. »

Il avait vidé son sac. D’un coup. Ça ne servait plus à rien qu’il lui cache ça. De toutes manières, Douze avait du comprendre avec ses premières phrases, non ? Sûrement.

La situation était tout même cocasse. Ils étaient tous les deux au sol, dans le couloir près du mur de l’étage. L’obscurité total permettait une certaine intimité qui contrastait avec l’ambiance habituelle qui régnait dans les corridors. Ils risquaient tout de même tôt ou tard de se manger une autre personne en pleine figure. Pour peu que quelqu’un panique et déboule comme Quatorze l’avait fait et ils courraient à la catastrophe.
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Sam 3 Juin - 12:01


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Tout était tellement nouveau pour lui alors que pourtant il avait l’impression d’avoir totalement l’habitude, d’être à sa place dans les bras du brun. Il n’arrivait pas à expliquer le sentiment qui l’étreignait, c’était de l’amour oui mais il y avait tellement de nostalgie, tellement de sentiment qui était déjà là. Il le savait, depuis le premier jour, premier regard qu’ils avaient échangés. Son coeur avait eu un raté et il avait su qu’il était celui qu’il cherchait partout du regard. Quoi qu’il se soit passé avant qu’il n’arrive dans cet endroit, il était proche de lui, assez pour avoir de fort sentiment pour lui et de ressentir le besoin constant d’être avec lui, le besoin de le serrer dans ses bras et de s’assurer qu’il ne s’échapperait pas de sa poigne. C’était idiot, sûrement mais il avait une peur bleue à l’idée de le perdre. La mort de sa femme avait dû crée une peur qui s’était répercuté sur lui si effectivement ils étaient des amants. Rien que d’imaginer le perdre lui procurer un horrible sentiment au creux de son coeur, comme ci quelqu’un essayait de le broyer de toute ses forces. Bon sang, dans quoi s’était-il embarqué avant d’arriver ici au juste ?

Son coeur ne cessait pas de battre horriblement vite. Au début c’était même presque douloureux de le sentir cogner aussi fort dans sa cage thoracique puis finalement ça s’était calmé, doucement, il battait toujours vite mais beaucoup moins qu’auparavant. Sa main faisait de douce caresse sur sa peau alors que son autre main de libre était sur sa joue, passant ses doigts sur les contours de ses yeux, suivant la courbe fine de son nez pour finalement arriver à ses lèvres qu’il survola de son pouce. Chaque partie de son visage était unique et magnifique, même dans le noir, il arrivait à repenser à son visage. Il sa lécha doucement les lèvres en sentant les siennes sous son doigts, il ne savait pas ce qu’il voulait en réalité. Aucun doute sur le fait qu’il aimait ce mec, de tout son être mais était-il prêt à envoyer boulet toutes ses convictions pour lui ? Alors qu’il se pensait totalement hétéro ? Ce n’était pas logique, il ne pouvait pas changer de bord en perdant la mémoire, si vraiment il était gay, il regarderait d’autre homme hors ce n’était pas du tout le gars, il n’y avait que Quatorze qui attirait son regard, que lui qui arrivait à déclencher tant de sentiment en lui. Un long frisson remonta le dos de sa colonne vertébrale lorsqu’il sentit sa main se faufilait sous son t-shirt pour caresser sa peau, comme lui même l’avait fait quelques secondes plus tôt. L’un comme l’autre semblait être sensible au toucher que pouvait provoquer l’autre. Lui ça ne l’étonnerait pas puisqu’il était littéralement amoureux du jeune homme au dessous de lui mais Quatorze alors, est-ce qu’il l’aimait lui aussi ? Tant de question sans réponse malheureusement.

Son coeur se serra doucement en l’entendant parler, sentant la détresse dans la voix de son amant. Il n’avait pas idée de ce qu’il devait pensé actuellement. Si son colocataire venait soudainement à disparaître, Douze aurait probablement peur et n’aurait plus vraiment envie de retourner dans sa chambre, ayant peur d’être le prochain à être attraper par un bras mécanique. Mais bon ce n’était pas non plus comme ci il pouvait faire quoi que ce soit. Par contre si Quatorze passait effectivement ses nuits tout seul, sans colocataire, il allait pouvoir le rejoindre la nuit et dormir à ses côtés. Ou même lui proposer de venir pour dormir avec lui dans son grand lit, ça pouvait se négocier aussi. Peu de chance qu’il refuse puisqu’il faisait noir et qu’en plus de ça il était carrément voisin maintenant donc rejoindre le lit d’un autre était faisable, sans aucun doute. Il ferma les yeux et garda son visage au creux de son cou alors que ses mains étaient fermement accroché à ses hanches. Si il avait eut le même acheminement de pensé que lui alors aucun doute qu’il aurait paniqué à l’idée que Quatorze disparaître. C’était horrible à dire mas techniquement il n’avait besoin que de lui à ses côtés pour se sentir pleinement bien, le reste, c’était des bonus en quelques sortes.

« Je sais, je sais mais je te promet de ne plus te laisser et puis si tu as déménager au niveau dix, je vais pouvoir venir te voir dans ta chambre ou inversement. Si tu veux tu pourras venir dormir avec moi si tu fais des insomnies ou quelque chose. Et puis je ne vais laisser personne t’embarquer, si tu disparaît alors moi aussi. »

Aussi simple que ça. Il ne voulait pas rester ici si son amant ne l’était pas, il avait besoin de lui à ses côtés, les autres étaient gentils, aucun doute la dessus mais il y avait un fossé entre eux et entre Quatorze, il ne saurait l’expliquer mais la présence du brun était totalement nécessaire à ses côtés. Les autres passaient en second plan, aussi méchant soit-il. Sa main remonta lentement le long de son dos alors qu’il commençait à faire de légèrement caresse, douce, des petits cercles pour qu’il se détende et qu’il n’arrête de stresser. Il fallait qu’il garde pleinement son calme, si ils avaient vraiment été enlevé, alors il était dans la logique des choses que Quatorze soit le prochain sauf qu’il n’allait certainement pas laissé les choses se dérouler comme ça. Il avait besoin de lui et ce n’était pas ses IAs de malheur qui allait l’en empêcher. N’empêche, si il n’avait pas eut le réflexe de sortir de la chambre et que Quatorze n’était pas non plus du genre à s’enfuir à toute pompe pour chercher le blond, il ne se serait pas croisé et il aurait paniquer, sans aucun doute.

Sa main qui était sur son visage venu se glisser au nouveau de sa mâchoire, se décalant pour la glisser dans ses cheveux avant de finalement l’embrasser doucement, pour ne pas se tromper et embrasser une autre partis de son visage. Il sentit ses lèvres entrer en contact avec les siennes et aussitôt une douce chaleur se propagea dans le creux de son estomac alors que son coeur battait de nouveau plus vite et que son visage prenait des rougeurs. S’embrasser dans le noir était probablement la meilleur idée qu’il n’ai jamais eu bon sang, bien que techniquement il n’avait pas vraiment le choix. Le fait de ne pas pouvoir le voir rajouter une part de mystère non négligeable et puis il avait l’impression que ses autres sens étaient décuplés, comme ci il sentait plus distinctement son coeur battre dans son torse ou son amant frissonner lorsqu’il passait ses mains sous son t-shirt, des choses qu’ils ne remarquaient pas forcément lorsqu’il arrivait à voir ce qu’il se passait autour de lui. Un fin sourire se glissa sur son visage, contre ses lèvres avant qu’il ne recule doucement sa bouche de la sienne, assez amusé de la situation alors que ses joues devaient être bien rouge.

« Tu te rend compte qu’on est allongé dans un couloir dans le noir quand même ? »

Pour le coup, il n’avait aucune idée de ce qu’ils étaient censés faire. Les portes de sa chambre ne fermaient plus et aller au self pourrait être une idée mais seraient-ils simplement servit si effectivement il n’y avait plus de courant ? Quoi qu’il en soit il ne fallait pas être défaitiste, la dernière fois, le courant été revenu seulement une demi-heure après, ça ne voulait donc pas dire que ça allait être permanent.

« Qu’est-ce qu’on va faire du coup ? » Demande t-il en caressant doucement ses cheveux alors que son nez toucher le sien à cause de la proximité, il n’était plus aussi affolé qu’avant grâce à la présence de Quatorze mais ça ne voulait pas dire pour autant que la situation n’était pas mauvaise.

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Dim 4 Juin - 19:45



I can’t see you. But I can feel you.

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Quatorze avait eu vraiment peur. Peur que le schéma se répète encore une nouvelle fois, qu’il parte à la recherche de Douze, sans jamais réussir à le trouver. Heureusement, ce n’était pas arrivé. Et heureusement, il était déjà au même niveau que celui du brun, car il ne se voilait pas la face, cela avait vraiment facilité les choses.

Maintenant qu’il était sûr qu’il n’avait pas lui aussi disparu et maintenant qu’il était contre lui, bien que tout ça fût arrivé bien maladroitement, le brun se sentait mieux. Il s’était concentré sur le touché du blond qui caressait sa peau et glissait sa main dans ses cheveux. Le moindre contact arrivait à l’apaiser et à le ramener doucement sur terre. Comme si Douze était devenue son traitement contre ce que lui faisait sans cesse subir la Ruche.

Quand Douze lui avait répondu et lui avait promis de ne jamais le quitter, malgré le fait que cela soit en réalité impossible à garantir, Quatorze avait soupiré doucement, soulagé. Et puis le blond lui avait proposé qu’ils se voient, dans leurs chambres respectives puisqu’ils étaient maintenant au même étage. Il lui proposait même de venir dormir avec lui s’il n’arrivait pas à trouver le sommeil. Idée qui emballa tout de suite le brun. Il faisait encore en toujours des cauchemars en plein milieu de la nuit. Ses anciens colocataires ne s’en offusquaient pas vraiment, mais ses trois nouveaux camarades allaient à coup sûr trouver ça bien moins drôles. Ils avaient l’air bien moins patients et il n’avait pas envie de se faire défoncer en pleine nuit car il aurait réveillé toutes les chambres… En plus, il était sûr que la présence de Douze apaiserait ses nuits agitées, il arriverait peut-être à gérer ses crises qui sait. Il s’empressa donc de lui répondre.

« Oui, je suis dans la #1005, avec trois autres personnes. Deux gars et une fille : 000, 11 et 738. Je l’ai connais pas encore et je n’ai pas confiance avec les portes qu’on peut plus fermer… Je voudrais bien dormir avec toi, au moins tant que tout ce bazar n’est pas terminé, fin si tu veux bien. Je me sens plus en sécurité avec toi et… Je ne flipperais pas tous les matins en me demandant si t’es encore dans la Ruche. »

Allongé contre lui, Quatorze profitait simplement de l’attention que Douze lui portait. Il avait fermé les yeux, n’y voyant de toutes manières rien du tout, et puis cela lui permettait de se calmer et de se concentrer sur ses sensations. Il découvrait petit à petit des frissons d’un nouveau genre qui ne lui faisaient pour une fois pas de mal, bien au contraire. Il avait de nouveau l’impression d’être calme et en contrôle de ses émotions. Du moins jusqu’à ce que le blond vienne de nouveau déposer ses lèvres sur les siennes. Il avait gardé les yeux fermés, savourant simplement ce contact en serrant doucement sa taille de ses mains, réaction automatique, comme pour faire comprendre qu’il était là et qu’il était tout à fait réceptif. Quand il sentit un sourire contre ses lèvres, il avait haussé un sourcil, perplexe. Qu’est-ce qui pouvait bien le faire rire ? Il eut bien vite une réponse et se mit à rire doucement à son tour. Oui, ils étaient allongés comme deux idiots au sol après qu’ils soient tombés sous le choc de leurs corps se percutant. C’était carrément étrange comme situation et sans l’obscurité, Quatorze aurait sûrement fini par être gêné et il aurait perdu ses moyens. Il ne savait même pas si d’autres les entendaient de là où ils étaient. Après tout, aucune porte ne pouvait plus se fermer.

« Ouais, je sais. On doit avoir l’air bien con sur les caméras infrarouges. Mais personne peut nous voir, c’est déjà ça pour nos égos et nos réputations. »

Il ne savait pas si Douze en avait une. Surement. La sienne avait pris un sacré coup après son retour de prison et il arrivait tout juste à rappeler à certains que non il n’était pas qu’un mec brisé qui pleurait toutes les trois minutes… Mais bien un mec têtu, qui bien qu’il en avait bavé, avait toujours une grande gueule et du répondant. Et Douze posa la question existentielle. Et maintenant ? Bonne question. Quatorze prit quelques minutes pour réfléchir aux possibilités, savourant la proximité du visage du blond et les caresses dans ses cheveux, avant de proposer quelque chose.

« Je pense que l’électricité générale déconne. Sinon on pourrait fermer nos portes. Donc je suppose que la cafétéria ne sert plus les repas, que les machines de sports sont hors services, que la piscine va noyer des gens sous peu, que la serre doit ressembler à une jungle miniature et que la plupart des autres lieux communs doivent être déjà bondés vu l’heure qu’il était quand on a été plongé dans le noir. Ça doit être le chaos dans les salles occupées en fait. Je préférerais rester au calme… On pourrait aller chez toi ? Chez moi y’a mes trois colocs en train de causer dans le salon… Je me suis barré un peu à l’arrache pour te chercher. »

Il avait grimacé et soupiré doucement en y repensant. Ses colocataires allaient surement lui demander ce qui l’avait bien piqué la prochaine fois qu’il le verrait. Il leur devrait sûrement des explications. Et puis si Douze venait effectivement le voir dans sa nouvelle chambre, autant que ses camarades soit au courant de son existence, cela lui éviterait des ennuis à l’avenir. Quatorze commença à se relever doucement, à contre cœur, prenant garde de ne pas blesser celui qu’il avait tant voulu rejoindre. Il s’aidait du mur pour se guider et avait brassé un peu l’air avant de trouver l’un des bras du blond pour l’aider à se relever.

La chaleur du corps de ce dernier avait laissé place à une fraicheur qui, combinée à l’obscurité, ne l’aidait pas à garder son calme. Il préférait largement se blottir contre son… amant ? Ils s’étaient embrassés tellement de fois en si peu de temps que finalement, c’était ce que Douze était. Quatorze avait envie de son contact tout le temps et il s’inquiétait tout le temps pour lui, il fallait appeler un chat un chat.

Une fois relevés, Quatorze attrapa une de ses mains pour entrelacer ses doigts avec les siens, se rapprochant de lui doucement.

« Je te suis, tu connais mieux l’étage que moi et tu connais ta colocation. »
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Jeu 8 Juin - 16:37


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Douze laissa sa main se perdre dans ses cheveux doucement, faisant un petit sourire en coin malgré que le brun ne puisse pas le voir. Il ne devrait pas sourire comme ça face à la situation, après tout ils étaient allongés à même le sol, tous les deux ensembles alors que n’importe qui pouvait passé et se prendre les pieds dans leur deux corps mais en même temps, ils étaient seulement tous les deux dans le couloir, l’un contre l’autre. Il pouvait même sentir le coeur de Quatorze battre contre son torse. C’était magique et ça faisait rougir ses joues doucement, il était soudainement bien plus content que l’éléctricité ne soit plus présent, bien que ce n’était pas très pratique.

Il l’écouta parler sans l’interrompre avant d’hocher la tête à ses paroles, effectivement, avec les portes qui ne se fermaient plus, lui non plus ne trouvait pas sécuriser de dormir seul, la lumière éteinte et sans la règle de la non-violence, n’importe qui pouvait commettre un meurtre sans que ça ne se sache en réalité. Non effectivement, dormir à deux ne pouvait être qu’un plus et puis il ne fallait pas non plus oublier que si ses souvenirs et ceux de Quatorze étaient effectivement vrais, alors ça voudrait dire qu’ils étaient tous les deux militaires donc ils seraient inconsciemment sur leur garde, la présence de l’autre pouvait énormément rassurer pour ça.

« Je suis d’accord pour le coup, je me sentirais plus rassuré si tu étais là aussi. Avec l’enfermement dans les chambres il n’y a pas longtemps et maintenant tes colocataires qui disparaissent, je ne veux pas être séparer de toi. »

Le “encore une fois” faillit sortir de ses lèvres instinctivement avant qu’il ne s’arrête, la bouche à moitié ouverte, en pleine confusion. Par moment, comme maintenant, il y avait des phrases qui cherchaient à sortir, des mots qu’il voulait dire sans en comprendre le sens. Son corps se rappelait et il avait des réflexes dont il n’avait même pas connaissance. Ça le rassurait de savoir que son ancienne vie était encore présente dans ses esprits, même totalement enfouis dans le fin fond de son esprit, c’était encore là et il en était sûr. En réalité, tout ce qu’il devait faire était de trouver un moyen pour stimuler sa mémoire, cherchant à faire échapper des choses inconsciemment. Si ça ne tenait qu’à lui il passerait son temps à dormir mais ce n’était malheureusement pas possible, il ne pensait pas être le genre de personne à passer son temps à végété dans un lit, alternant entre rêve, cauchemars et mal de tête.

Son rire s’arrêta mais un fin sourire perdura sur son visage alors qu’il sentait de nouveau le visage de Quatorze se reposer sur son torse, sa main avait commencé à se glisser dans ses cheveux pour les caresser, il se rendu compte d’ailleurs qu’il commençait à être vraiment long, ça lui plaisait énormément. Ça donnait un air de mafieux à Quatorze, un air d’homme fort et dur qu’il ne faut pas emmerder et lui ça le faisait doucement sourire parce qu’il s’imaginait totalement mettre sa main dans ses cheveux pour pouvoir lui maintenant la tête pendant qu’il se lécherait les lèvres et ... Il était clairement en train de s’égarer là et heureusement qu’il ne pouvait pas le voir sinon il l’aurait sûrement charrié, ses joues passaient leur temps à être rouge, à redevenir normal avant d’être de nouveau rouge. Et ouais, si il y avait effectivement quelqu’un derrière les caméras, ils devaient se marrer comme pas possible.

« Sûrement, mais en même temps, ça laisse une pointe de mystère, c’est assez amusant je trouve. » Dit-il en riant doucement alors qu’il venait finalement se redresser sur son compte, regardant en face de lui sans pour autant s’adapter à la noirceur de l’étage.

Son visage était tellement proche du sien qu’en étant ainsi redresser, son nez arrivait à toucher les cheveux du brun, son odeur était simple, sans parfum rajouter ni quoi que ce soit de plus mais il était fou de son odeur, c’était meilleur que tout ce qu’il avait pu sentir dans sa vie. C’était l’odeur de la personne qu’il aime le plus sur terre en réalité. Et comme à chaque fois qu’il se fait une telle réflexions intérieurement, il se demande pourquoi il ressent de telle chose pour lui. Pour quel raison serait-il ainsi si effectivement par le passé il l’aimait autant ? Il n’y avait pas énormément de possibilité et la plus grosse restait ... Les enfants. Si effectivement Douze avait des enfants, même avec une femme qu’il n’aimait pas forcément, il ne l’aurait pas abandonné seule là dedans et il aurait porté ses couilles, quitte à sacrifier son bonheur. Donc peut-être qu’il était papa alors.

« Je ne suis pas sûr de vouloir rencontrer tes colocataires donc allons chez moi, ce sera plus simple. Ça fait un moment que je n’ai pas vu mon colocataire mais je l’entend faire des passages éclairs par moment donc personne ne va nous déranger je pense. » Dit-il doucement avant qu’il ne se mette à rougir de nouveau à sa propre phrase. Mais qu’il était débile de sortir ce genre de chose par moment sérieux !

Se lever se révéla compliqué, tout son être lui hurlait de rester coller à lui mais ils seraient bien mieux installé sur un matelas donc une fois droit, sa main se retrouva attraper avant qu’un fin sourire ne se glisse sur son visage en voyant ça, putain, Quatorze était vraiment trop mignon par moment. « Nous ne sommes pas si loin en fait, tu m’as bousculé lorsque je sortais. » Et pour accentuer ses dires, il rentra dans une pièce juste à sa gauche avant de mettre sa main sur le mur pour se guider, tirant la main du brun pour l’attirer avec lui dans sa chambre avec difficulté.

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Sam 24 Juin - 19:52



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Douze le guida jusque dans sa chambre, non sans mal et difficultés. L’absence totale de lumière était réellement pénible et handicapant, même dans la Ruche. Tout le blanc n’y faisait rien, il était impossible de  distinguer quoi que ce soit, même collé à son nez. Une seule solution, s’aider de l’ouïe et du touché. Il fallait généralement raser les murs comme ils l’avaient fait et guetter le moindre bruit pour ne pas se faire surprendre.

Plus facile à dire qu’à faire ceci dit. Quatorze avait donc sagement suivit Douze, l’aidant comme il le pouvait pour qu’ils parviennent enfin dans sa chambre. Du moins il comptait sur le sens d’orientation du blond et sa capacité à savoir où se trouvait sa chambre dans sa propre colocation. Au moins l’avantage était qu’il n’y avait que deux chambres. C’était toujours ça de prit.

La chambre était grande et ils cherchèrent à l’aveugle le lit au milieu sur un côté de la pièce. Les jambes du brun touchèrent enfin la bordure du lit et il lâcha un soupir de soulagement. Au moins posé sur le matelas, il se sentirait moins vulnérable. Il n’avait pas spécialement peur de noir avant, il en était persuadé. Mais depuis qu’il était dans la Ruche, l’obscurité était clairement son ennemi. A chaque absence de luminosité, il lui arrivait une tuile…

Quatorze qui avait toujours la main du blond emprisonnée dans la sienne et ses doigts entremêlés, tira doucement sur son bras pour lui indiquer la direction. Ils grimpèrent tous les deux dessus et le brun s’assit, en tailleur. Il ne savait pas trop quoi dire, ni quoi faire. La situation était étrange. Etrangement flou et il détestait ça. Comme le fait de ne pas pouvoir mettre des mots clairs et précis sur la relation qu’il entretenait avec Douze. Parce qu’ils entretenaient quelque chose. Trois lui avait suffisamment dit qu’il était stupide de ne pas dire à Douze ce qu’il pensait. Il lui avait aussi dit que ce dernier n’était pas indifférent, loin de là… Mais tout semblait si irréel. Et le côté pessimiste de Quatorze avait refait surface.

Mais aujourd’hui il en avait marre. Marre d’être dans le flou et de ne pas savoir comment gérer une situation, surtout en pleine lumière ou en présence des autres. Il n’était pas du genre à se cacher ou à avoir honte. Mais il n’était pas non plus du genre à laisser transparaître des choses ambiguës à la vue de tout le monde. Il se racla donc la gorge et chercha ses mots, peu sûr de lui, d’autant plus que le blond était resté silencieux jusqu’ici, assit lui aussi sur le lit, simplement.

« Je… Ecoute, je suis désolée pour la dernière fois, quand on s’est retrouvé enfermé chez toi. Je ne voulais pas me décaler. C’est juste que… J’ai paniqué. Il y avait des gens et y’avait Trois, et je ne savais pas ce que... Je ne savais pas comment réagir, me comporter… »

Quatorze se coupa net, comprenant le contre sens que Douze pourrait faire de ses phrases. Il commença à paniquer encore plus, et merde, quel boulet. Il serra la main du blond qu’il tenait toujours, comme pour l’empêcher de fuir ou de le lâcher. Un juron sorti d’entre ses dents.

« Putin, Trois avait raison. Aller droit au but, ne pas tourner autour du pot… »

Il avait plus parlé pour lui-même, plus pour se donner du courage qu’autre chose. Il valait mieux pour lui qu’il suive les conseils du châtain, jusqu’ici ça lui avait toujours réussi. Et puis s’il ne voulait pas perdre Douze pour de bon, il n’avait pas trop le choix. Il fallait qu’ils s’expliquent et qu’il lui dise ce qu’il avait sur le cœur.

« Ecoute Douze… Je ne sais pas ce qu’on était à part des gars qui ont fait la guerre ensemble. On s’en souviendra peut être un jour, ou peut-être pas, qui sait. J’en sais rien. Mais je sais que je t’aime bien, beaucoup même. Mais je sais aussi que tu es marié et que tu l’aimais, l’aime encore, beaucoup cette… femme. »

Il lâcha un soupire. Pourquoi fallait qu’il soit marié à une gonzesse hein ? Et même si Douze était persuadé qu’elle était morte, il ne pouvait s’empêcher de culpabiliser de vouloir lui la faire oublier.

« Je… Je sais que je ne pourrais jamais la remplacer. J’sais même pas si tu vas être réceptif à ce que je suis en train de balancer de but en blanc… Mais j’en ai marre d’être dans le flou. Je  n’aime pas le flou. Je n’aime pas ne pas savoir quelle genre de relation on entretien, quelle genre de relation TU veux entretenir avec moi. Moi je sais, mais je ne veux pas me retrouver engager dans une relation à sens unique ou dans une relation où je finirais par être jeté dans un coin au premier changement, la première remontée de souvenirs… »

Il marqua une pause. Ca faisait peut-être beaucoup d’un coup, non ? Surement. Mais il fallait que ça sorte, et puis le fait d’être dans l’obscurité aidait à la confession. Il ne pouvait pas voir le visage du blond et c’était à la fois rassurant et flippant. Rassurant, car il avait pu vider son sac sans s’interrompre à force de scruter ses réactions, mais flippant, car il ne pouvait justement pas anticiper ses réactions… C’était paradoxal.

« J’ai envie d’être avec toi. Dans ta chambre, dans la mienne, dans les couloirs et dans la Ruche. Qu’il fasse noir ou pas. Mais je ne sais pas ce que toi tu veux… Et tant que ça ne sera pas fixé, je ne saurais pas comment me comporter sans avoir le cerveau en ébullition qui brouille ma capacité à être, ben juste, moi. »

La bombe était larguée. Restait à voir les dégâts qu’elle risquait de causer. Le cœur battant fortement contre sa poitrine, Quatorze demeura enfin silencieux. Et anxieux.
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mar 27 Juin - 16:46


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Douze avait bien fait attention où il mettait les pieds et ce qu’il touchait pour ne pas atterrir soit dans la chambre de son coloc ou tout simplement se ramasser de nouveau par terre, ce serait sûrement drôle cela dit mais douloureux alors il tenait sa main dans la sienne en avançant doucement et ce n’est qu’au bout de quelques petites minutes qu’ils réussit à s’asseoir sur son lit, ses yeux étaient grand ouvert mais il ne voyait pas le moindre éclat de lumière cela dit il avait l’impression de sentir la présence de Quatorze près de lui bien plus fortement qu’auparavant. C’était soudainement très silencieux et il ne savait pas vraiment quoi rajouter tout de suite, il se sentait bien plus gêné maintenant. Ce n’était pas rassurant finalement d’être dans le noir parce qu’il ne voyait pas du tout les réactions de Quatorze, peut-être qu’il était en train de soupirer, se disant que finalement il aurait peut-être dû partir et ne pas le rejoindre. Une de ses mains se glissa dans ses cheveux alors qu’il se rendait compte qu’il avait les mains un peu moite, il était nerveux comme un adolescent en plein rendez-vous amoureux, c’était idiot parce qu’il n’était plus un gamin mais c’était Quatorze donc c’était presque angoissant en fait. Il avait l’impression de tout faire de travers avec lui, peut-être que ces baisers ne voulaient rien dire.

Il sursauta légèrement lorsqu’il l’entendu se racler la gorge alors qu’il était sûr que ses joues venaient de se colorer de rouge, qu’est-ce qu’il allait lui dire hein ? Son coeur s’emballa un moment, ne sachant pas vraiment où se mettre alors qu’il attendait qu’il s’exprime et dès qu’il l’entendu parlait il sentit un froid glacial l’envahir alors que son souffle se bloqué dans sa gorge. Quoi ? C’était à cause de la présence de Trois qu’il s’était décalé ? Sa mâchoire se serrer légèrement en l’entendant alors qu’il hésitait pendant un moment à retirer sa main de la sienne. Évidemment. Il s’en était doutait en fait qu’il se passait quelque chose entre les deux hommes mais l’entendre aussi clairement de la bouche de Quatorze venait de lui donnait une douche froide, une violente douche froide et il se sentait soudainement très idiot. Même Trois lui avait dit qu’il ne se passait rien mais si c’était effectivement le cas alors Quatorze ressentait quand même quelque chose pour lui et il déglutit, son coeur lui faisait très mal.

Il baissa la tête sans rien dire alors que sa main commençait à desserrer la sienne doucement, signe qu’il était en train de se replier sur lui même, émotionnellement parlant. Il n’aurait pas du l’embrasser de nouveau, c’était sûrement une erreur et comme un idiot il l’avait embrassé derrière et là maintenant Quatorze essayait de lui faire comprendre qu’il n’y aurait jamais rien entre eux parce que lui il aimait déjà Trois. Finalement, il n’avait pas perdu que sa femme dans l’histoire, non seulement il avait salit sa mémoire mais pour une amourette à sens unique, génial. Il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il rajoute quelque chose, il ne voulait pas entendre de vive voix qu’il aimait Trois, en fait il voulait juste se lever et partir de la pièce sauf qu’il fronça les sourcils en l’entendant par la suite, se demandant de quoi est-ce qu’il était en train de parler au juste, pourquoi est-ce qu’il lui disait qu’il l’aimait bien alors que deux minutes avant il lui disait qu’il n’avait pas voulut être proche de lui en présence de Trois ? Douze ne comprenait plus rien à toute cette histoire.

« Quoi ? »

Sa voix se fit basse alors qu’il essayait de comprendre ce qu’il essayait de lui dire actuellement, ses sourcils étaient froncés au possible alors qu’il sentait son traitre de coeur se mettre à battre plus vite en l’entendant parler. Est-ce qu’il était en train de lui dire qu’il souhaitait effectivement une relation ? Alors que juste avant il lui avait dit qu’il refusait pour Trois ? Douze ne savait pas si il était terriblement idiot et qu’il manquait quelque chose ou si c’était Quatorze qui ne savait pas ce qu’il voulait. Ses joues prirent une teinte rose de nouveau, enfin elles chauffèrent surtout alors qu’il recommençait à serrer sa main dans la sienne. Il ne savait pas quoi dire, comment réagir. Est-ce qu’il était un genre d’amant caché ? Non, non, Quatorze n’avait pas l’air d’être le genre d’homme à trompé son partenaire. Où peut-être que oui. Est-ce qu’il voulait être avec quelqu’un qui souhaitait se cacher des autres ? Son amour lui crever le coeur mais il ne savait pas si ça valait la peine si c’était pour qu’il le voit avec Trois derrière.

« Moi je veux entretenir une relation avec toi, je veux dire ... t’es un peu la seule personne dans cette endroit que je veux, je suis même pratiquement sûr qu’avant tout ça, toi et moi on étaient des amant et .. J’ai juste pas envie d’être le gars que tu viendras voir quand tu auras terminé de t’amuser avec Trois. J’ai pas envie d’être un genre de plan B qui t’attend sagement dans la chambre. Alors si tu entretien une relation avec lui, je ne veux pas entretenir de relation avec toi. »

Dit-il avant de retirer finalement sa main de la sienne. Ça lui crever le coeur de dire ça, peut-être que Quatorze allait très mal le prendre et qu’il allait le laisser ici pour rejoindre Trois, enfin c’était pas peut-être, c’était même sûr. Pourquoi est-ce qu’il préfèrerait être avec lui alors qu’il pouvait être avec un gars qui le faisait rire à dire des conneries à longueur de temps ? Le choix était sans doute déjà fait depuis longtemps, il souhaitait juste sûrement une distraction alors il se recula doucement dans le lit pour mettre de la distance entre eux. Pourtant, même si il ne pouvait pas l’avoir, il voulait continuer d’être son ami, il voulait principalement qu’il soit heureux, même si avec lui était un grand plus quand même.

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mar 27 Juin - 22:08



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La main de Douze s’était tour à tout desserrée et serrée dans celle du brun, laissant un Quatorze complètement paumé. Il ne pouvait pas voir le visage du blond et cette simple information ne suffisait pas à lui donner assez d’indication pour comprendre comment Douze prenait ce qu’il lui disait. Quatorze était complètement largué. Il appréhendait énormément ce qu’allait dire son interlocuteur. Il avait même peur de se faire envoyer bouler en fait. Et si Douze ne voulait plus jamais lui adresser la parole ? S’il ne voulait plus le voir ? Qu’est-ce qu’il ferait ? Il irait surement se réfugier chez Trois pour aller pleurer. Et pour lui dire qu’il n’aurait jamais dû l’écouter, aussi.

Un instant, Douze semblait ne pas avoir trop comprit ce que Quatorze lui disait. Pourtant le brun avait essayé d’être le plus clair possible, il avait essayé d’expliquer au moins ce qu’il pensait et ce qu’il ressentait. Il avait même expliqué pourquoi il ne savait pas comment se comporter avec lui.

Le temps d’attente pour avoir sa réponse fut long, mais le temps qu’il fallut au cerveau de Quatorze pour assimiler cette dernière et comprendre la portée de ses mots fut lui très court. Douze avait lâché sa main et s’était même éloigné un peu, comme dégouté. Le brun, lui, était complètement sonné, ayant bien du mal à avaler ce que Douze venait de lui envoyer au visage. Il était sérieux ?

Le début l’avait fait d’abord sourire, le rassurant en se disant que : bingo, Douze avait peut-être lui aussi envie d’une relation. Il avait même mentionné le fait qu’il pensait qu’avant la Ruche, tous les deux avaient pu être amants. Ces joues en avaient chauffées instantanément, sans qu’il ne puisse le contrôler. Mais il avait vite déchanté. La suite de ses paroles lui avait donné l’effet d’une claque. La plus grande qu’il n’avait encore jamais prise, du moins de mémoire, aussi peu remplie soit-elle.

Quatorze avait tellement était sonné qu’il n’avait pas pu répondre tout de suite, les mots coincés dans la gorge. Sa main, désormais livre avant agripper violemment le drap sur lequel ils étaient assis et sa mâchoire s’était crispée. Il avait tenté de répondre.

« Mais non, je… »

Et puis il avait craqué, sentant ses yeux devenir bien trop humides à son goût. Bordel, il prenait son courage à deux mains pour venir lui avouer qu’il voulait plus, qu’il voulait avoir une relation plus qu’amicale avec lui et qu’est-ce qu’il lui répondait ? Qu’il n’avait pas envie d’en avoir une puisque ce serait être un plan B ? Il était sérieux ?! Le poing de Quatorze se crispa avant de finalement partir devant lui, complètement à l’aveugle. Ses phalanges percutèrent violemment l’épaule du brun qu’il sentait reculé sous le choc. Les larmes avaient commencé à couler, sans qu’il ne puisse plus rien retenir, blessé et choqué par ce qu’il venait de se prendre au visage.

« Alors c’est comme ça que tu me vois ?! Comme un crevard infidèle qui cherche juste un petit jouet pour passer le temps ! Mais putin Douze t’es sérieux ?! »

Son poing lui faisait mal mais la douleur n’était pas comparable avec celle qui lui comprimait la poitrine et l’estomac. Quatorze avait du mal à y croire. Il y avait un malentendu, ce n’était pas possible autrement. Plus il parlait et plus les sanglots redoublaient. Douze ne pouvait pas le voir comme ça, pas lui. Il avait vraiment cette étiquette de parfait salop ?

« Je suis pas un mec infidèle qui s’amuse avec les sentiments des autres ! Et je ne cherche pas quelqu’un juste pour un plan Q histoire de m’amuser et de passer le temps dans cet enfer. Je ne veux pas d’un truc à sens unique ou occasionnel, d’un truc à cacher. Et pour ta gouverne évidemment que j’ai une relation avec Trois, mais pas de cet ordre ! »

Il avait attrapé le premier coussin du lit que l’une de ses mains avait trouvé dans le vin espoir de réussir à se calmer un peu. Il était tellement blessé mais aussi en colère contre lui-même d’avoir fait le premier pas, qu’il avait juste envie de se faire mal ailleurs. De se griffer violemment, dans le seul but d’oublier la douleur qu’il ressentait intérieurement. Et au lieu de ça, il envoya le coussin dans la direction de Douze, priant pour qu’il se le mange en pleine poire et que ça reconnecte ses neurones correctement.

« Trois c’est pas mon mec ! C’est mon ami. C’est celui qui écoute le moindre de mes traquas, la moindre de mes questions cons, tous les trucs débiles qui me passent par la tête. Celui qui essaie de m’aider à me souvenir, à mettre de l’ordre dans ce dont je me rappelle. C’est celui qui m’évite de m’en prendre un peu trop plein la gueule ici, au même titre que toi. Je n’ai pas envie d’avoir une relation intime avec lui, parce que c’est comme mon ange gardien, une espèce de… c’est comme un grand frère, putin ! »

Le deuxième coussin du lit fusa dans les airs, lui aussi envoyé directement sur Douze dans un accès de colère et de tristesse. Bon sang… Pourquoi est-ce qu’il lui avait déclaré ses sentiments et ses envies d’abord ? S’il avait simplement fermé sa bouche, tout ça ne serait jamais arrivé.

« C’est Trois qui me bassine depuis des semaines pour que je vienne te dire tout ça bordel ! Il me disait des trucs que je ne croyais même pas. Il me disait que tu m’aimais bien, que tu t’inquiétais pour moi, que tu n’étais pas tactile avec moi pour rien. Il n’a jamais voulu me dire de quoi vous parliez l’autre fois dans la salle de sport, mais je suis presque sûr qu’il t’a balancé tous les moments où il m’a vu complètement paniqué parce que j’aimais ton contact mais que je ne savais pas comment réagir ! Comme le soir chez toi, sur ton putin de canapé ! »

Quatorze se sentait con. Vraiment très con. Con d’avoir pensé que peut-être Trois avait raison. Con d’avoir paniqué pendant l’extinction totale des lumières et d’être venu le voir pour finalement lui avouer tout ça. Con d’y avoir cru, l’espace d’un instant. Con de se sentir mal parce que Douze pensait d’horribles choses à son sujet. Il avait voulu rajouter autre chose pour lui faire comprendre une bonne fois pour toute que Trois et lui n’étaient que des amis, bien que des amis proches… Mais le brun n’en avait plus la force. Avoir vidé son sac, pleurer et balancer les coussins à l’aveuglette l’avait épuisé. Il se laissa glisser hors du lit pour se retrouver assit par terre, jambes repliées contre son torse. Il avait envie de sortir de la pièce pour regagner sa chambre et craquer dans son lit, mais il ne voyait rien et le noir total dans la Ruche le terrorisait presque. Sans l’adrénaline de toute à l’heure, il n’arriverait jamais à regagner sa chambre.

« Je t’ai jamais vu comme un plan B. Dis-moi que tout ça n’est qu’un malentendu débile et que tu ne penses pas réellement que je suis comme ça parce que sinon c’est que t’es vraiment le dernier des crétins ! Et si tu me vois encore comme un crevard infidèle qui cherche un jouet, alors ne viens plus JAMAIS m’adresser la parole. »
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mer 28 Juin - 19:19


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Douze s’attendait à tout, sauf au coup de poing qui lui atterrit brutalement dans le bras, Quatorze était loin d’être un petit gars et il avait une sacré force dans les bras donc forcément, lorsqu’il sentit son coup il porta aussitôt sa main à son épaule après avoir lâcher un léger cris de douleur. Il avait écarquillé les yeux dans le noir, se demandant ce qui était en train d’arrivé au juste alors qu’il ne voyait pas mais qu’il pouvait entendre la respiration saccader du brun près de lui. Est-ce qu’il était en train de pleurer ? Est-ce qu’il venait réellement de le faire pleurer ? En même temps il n’avait pas dit ça pour lui faire du mal putain ! Il lui disait comment il percevait les choses et tout ce qu’il recevait était un coup de poing ? Putain mais c’était quoi ça réellement ? Il serra la mâchoire, près à rétorqué quelque chose de cinglant sauf que la voix érailler de Quatorze ainsi que les larmes qui pouvait s’entendre le calmèrent instantanément. Il ne le voyait pas comme un crevard infidèle. Il avait juste l’impression qu’il avait effectivement une relation avec Trois et si c’était le cas, il ne voulait pas de son côté s’engager dans une relation, il ne voulait juste pas être mit de côté. Comment était-il censé comprendre quelque chose à tout ce qui se passait face à tout ce bordel sérieux ? Lorsque Quatorze et lui se rapprochaient, le brun préférait prendre de la distance parce que Trois était là, alors comment était-il censé comprendre ?

« Tu déformes mes mots. »

Là, Quatorze comprenait ce qu’il voulait comprendre, il ne lui avait jamais dit qu’il le voyait comme ça, il lui expliquait juste sa façon de penser et c’était de cette manière qu’il était reçu. Il aurait simplement dû se taire et lui dire non. Ne pas lui parler de ses insécurités par rapport à Trois parce que de toute façon, qu’il le sache ou pas ne changeait pas grand chose parce qu’il ne pourrait pas s’immiscer dans ce début de relation qu’il y avait entre eux. Enfin début, peut-être qu’ils étaient ensemble depuis qu’ils étaient arrivés dans la ruche, il n’en savait rien et dans le fond il n’était pas sûr de vouloir le savoir. Être amoureux d’un gars qui en préfère un autre est assez douloureux comme ça.

Douze l’écouta donc parler par la suite avant de froncer de nouveau les sourcils, comment ça de cet ordre là ? Putain mais quel genre de relation est-ce qu’ils avaient au juste alors hein ? Si ce n’était pas des petits-amis, c’était quoi alors ? Ils étaient mariés ? Parce que dans l’histoire, Quatorze était marié à un homme donc ça pouvait être le cas. Il se sentit soudainement bien plus idiot d’avoir espérait quelque chose si effectivement ils étaient maries, ses chances étaient proche de zéro en réalité. Il se sentait mal d’avoir tant espérer en fait, et tellement id- .. Son souffle se bloqua d’un coup dans sa gorge après le premier coup de coussin alors qu’il le rattrapait dans ses bras et qu’il fixait Quatorze, où l’endroit où il pensait qu’il pouvait être. Les larmes du brun de se tarissaient pas et il ne savait pas vraiment ce qu’il devait faire entre sortir de sa proche chambre et essayait de réconforter quelqu’un alors qu’il était lui même en train de souffrir le martyr.

Il se figea soudainement en l’écoutant alors qu’il comprenait l’impact de ses mots. Frère. Trois était comme un frère, un frère sexy et bien trop collant mais un frère quand même et c’était pour ça que Quatorze prenait très mal sa remarque, parce qu’il ne supportait pas qu’on puisse dire qu’ils étaient plus que des amis, intimement parlant. Sa main venu se mettre devant son visage après le deuxième coussin, le regard un peu perdu dans le vide.

Douze se revoyait, droit comme un pique avec les bras croisaient sur son torse et une moue boudeuse alors que Quatorze était debout à son tour, plus énervé que lui et surtout bien moins calme que lui même. Il le dévisageait avec tellement de hargne que le blond en avait des frissons mais ne disait rien, gardant la mâchoire serrait alors qu’il hésitait sur la manière dont il devait lui faire comprendre.

« Arrête de me prendre pour un idiot.
- Mais putain, puisque je te dis qu’il est comme mon frère ! Je vais pas te le répéter à chaque fois que je dois le voir, c’est ridicule.
- Vous êtes trop proches pour des frères. Je n’aime pas la façon qu’il a de te tourner autour.
- Mon dieu, tu es bouché c’est pas croyable, tu veux comprendre que ce qui t’arrange !
- Parce que je t’aime espèce d’abruti pourquoi tu comprends pas ça hein ? Je ne veux pas qu’il t’arrache à moi, faut que je te le dise en quel langue pour que tu comprennes que je n’ai aucune confiance en lui hein ? J’ai confiance en toi, mais pas en lui.
»

Et Douze se replaça correctement, droit alors qu’il détournait le regard en rougissant alors que Quatorze partait dans son coin en fulminant de rage probablement.
Il glissa finalement une main sur sa tête avant de fronçait les sourcils et de sentir un profond dégoût de soi-même pour plusieurs raisons. Il n’avait jamais eu confiance en Trois, ni avant et ni maintenant, il avait effectivement entretenu une relation avec le brun alors qu’il était marié. Pire même, qu’ils étaient mariés. Il n’était pas le seul à être infidèle et il se sentait soudainement horriblement mal alors que les larmes lui montaient aux yeux. Est-ce qu’il était du genre infidèle avant de venir ici ? Où est-ce que Quatorze était une exception ? Putain mais qui était-il pour faire une telle crise de jalousie à son amant, alors qu’il trompait sa femme, il n’avait donc aucune remarque à lui faire la dessus.

Le silence se fit finalement dans la chambre alors que brun descendait du lit pour mettre de l’espace entre eux alors que Douze serrait la mâchoire pour essayait de retenir ses larmes. Il ne voulait plus se souvenir, parce que les souvenirs faisaient remontés des sentiments qu’il ne voulait plus ressentir, il se sentait si coupable dès que ça concernait Quatorze, comme ci il était en train de faire la pire des crasses du monde alors qu’il était tout simplement amoureux de lui. Pourquoi est-ce qu’ils se déchiraient de cette façon ? A quoi ça les avançait de se faire ça finalement ? Il se glissa à son tour sur le sol avant de finalement venir coller son corps contre le sien alors qu’il venait chercher sa main pour l’emmêler à la sienne. Parce que son raisonnement n’avait pas changé dans le fond. Il avait confiance en lui, mais pas en Trois. Comme ci il souhaitait lui voler l’homme de sa vie.

« Pardon. C’est juste que .. j’ai juste peur qu’un jour tu me dises que finalement tu préfères être avec lui qu’avec moi. Je sais que tu ne l’aimes pas, que c’est ton frère et que tu ne ressens pas ce genre d’amour pour lui mais ça me tue le coeur de te voir passait ton temps avec lui, de te voir rire avec lui alors qu’avec moi ce n’est pas comme ci on riaient énormément. J’ai peur que tu te rendes compte que je vaux pas toute cette attention et que tout ce que tu veux, c’est passé du temps avec lui, et pas avec moi. J’avais peur avant, j’ai toujours peur maintenant. »

Sa main serra la sienne doucement pour qu’il ne parte pas loin de lui alors qu’il amenait sa main à ses lèvres pour l’embrasser doucement, juste d’un simple baiser symbolique.

« C’est juste que tout se mélange dans ma tête. Et tu avais un mari, tu as un mari et moi j’ai une femme. Et je sais qu’avant j’étais déjà fou amoureux de toi, donc je ne comprend tout simplement pas pourquoi les choses se sont fait de cette façon, je ne veux pas me mettre corps et âme dans cette relation pour découvrir derrière que tu aimes quelqu’un d’autre, parce que ce n’est pas mon cas. »

Dit-il en serrant la mâchoire, ne sachant pas si il devait se taire ou continuait d’expliquer ce qui était en train de lui bouffer le coeur actuellement et qui le faisait tant souffrir.

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Jeu 29 Juin - 21:34



I can’t see you. But I can feel you.

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Quatorze avait balancé tout ce qu’il avait à balancé. Il avait expliqué clairement de quoi il en retournait concernant sa relation avec Trois et il ne pouvait pas être plus clair à ce sujet. Les deux jeunes hommes étaient proches, évidemment, mais pas proches de la même manière. Ils étaient parfois, souvent même, tactiles : mais en toute fraternité. Trois était l’incarnation d’un grand frère pour le brun. Une épaule sur laquelle s’appuyer, une aide précieuse, un repère et une personne qui lui donnait de l’importance. Parce que Quatorze faisait aussi en sorte de servir de pilier à Trois s’il en avait besoin. Il l’aidait dès qu’il en avait l’occasion, comme au niveau 13, quand les souvenirs leur avait sauté dessus. Parce qu’ils se connaissaient d’avant et que c’était l’impression qu’ils donnaient tous les deux dans la Ruche, mais aussi dans les souvenirs de Quatorze. Ils étaient comme des frères et que c’était comme ça que cela s’exprimait, Trois était sa famille.

Alors que Douze pense qu’il sortait avec Trois l’énervait. Le voir l’envoyer bouler parce qu’il était proche de ce dernier le mettait hors de lui. D’abord parce qu’ils n’avaient aucune relation amoureuse entre eux et que rien qu’en imaginer une lui donnait la nausée… Ensuite parce Douze lui balançait qu’il voulait peut-être de lui, mais qu’en fait non car Trois était là. Alors cette excuse l’énervait autant que ça le rendait triste. Sans compter le fait qu’il pensait clairement qu’il était un mec infidèle… Lui.

Il ne se souvenait pas de son passé, mais clairement, il était sûr de ne pas être ce genre de gars. Autant il pouvait être un connard arrogant et sarcastique quand ça le prenait, autant il ne jouerait jamais avec les sentiments de quelqu’un avec qui il serait en engagement amoureux. Du moins dans la Ruche, jamais il ne le ferait. Les liens ici étaient bien trop précieux et rares pour s’amuser avec.

Il n’empêche que Douze le pensait et que Quatorze avait du mal à y croire. Il essaya de se calmer, par terre, de remettre de l’ordre dans sa tête, mais c’était compliqué. Comme beaucoup de choses dans cet endroit. Comme beaucoup de choses depuis qu’il s’était réveillé amnésique en fait… Mais un mouvement le ramena à lui, lui faisant tendre l’oreille. Douze avait bougé. Un instant il avait retenu son souffle, se demandant si le blond allait quitter la pièce… Mais il n’en fit rien. A la place, il sentit son corps venir au contact du sien avant de comprendre qu’il cherchait sa main. Il le laissa faire, se demandant ce qu’il allait bien faire ou dire. Ses doigts s’entrelacèrent aux siens, c’était bon signe non ?

Quatorze écouta chacun de ses mots, tentant de les comprendre au mieux, de les interpréter de la façon la plus juste possible. Il avait froncé les sourcils, parfois il s’était retenu de dire quelque chose et de le couper. Mais il ne l’avait pas fait, car il fallait qu’il comprenne ce que Douze pensait. Il devait comprendre pour essayer de le faire changer d’avis, pour le convaincre. Et ce qu’il comprit le frappa, le faisant se sentir complètement stupide. Alors c’était ça ? Douze était juste jaloux de Trois ? Il avait juste peur de ne pas être à la hauteur ? Il ne se sentait pas de taille face au châtain ? Il était juste en insécurité total face à lui. C’était évident maintenant, même si Quatorze avait bien du mal à comprendre pourquoi. Il n’avait pas à avoir peur.

Il ne dit cependant rien et se contenta d’écouter, se mordant la lèvre inférieure pour retenir un petit sourire au contact de ses lèvres sur sa main. Comment est-ce qu’il ne pouvait pas tomber amoureux de Douze ? Il était certes maladroit, borné et obstiné, mais il était toujours là. Il était attentif, gentil, présent, attentionné et… canon par-dessus le marché. Impossible de ne pas craquer.

L’évocation de son mari et de la femme de Douze effacèrent le sourire de Quatorze bien rapidement. Il ne savait pas quoi lui dire… Il se torturait déjà l’esprit avec ça, ou plutôt avec la femme défunte que Douze était persuadé d’avoir. A vrai dire, il se prenait plus la tête avec elle qu’avec son propre supposé mari. Il ne s’en souvenait même pas. Comment se prendre la tête sur quelque chose dont on ignore l’identité d’ailleurs ? Il avait essayé de s’en rappeler au début, puis il avait vite abandonné. Depuis que Douze avait intégré son quotidien, son présumé mari était carrément passé au second plan. Il ne pensait qu’au blond et cherchait à se rappeler ce qu’ils étaient vraiment et d’après les aveux de ce dernier, ils étaient visiblement amants.

La fin de ce que lui dit Douze fit accélérer les battements de son cœur. Il lui disait vraiment ce qu’il pensait qu’il lui disait ? Le brun avait envie de répondre tout de suite, là maintenant, dans une totale impulsion. Pourquoi est-ce qu’ils se prenaient autant la tête alors puisque c’est ce qu’il voulait aussi : être avec lui. Mais Quatorze se ravisa. Pour la première fois, il réfléchit avant d’ouvrir la bouche. Il devait rassurer le blond avant tout. Lui dire juste qu’il voulait être avec lui ne servirait à rien face à tout ce qu’il venait de dire. Alors Quatorze prit une respiration avant de finalement reprendre.

« T’as pas à avoir peur. Ni de moi, ni de lui. C’est toi que je me suis mis à chercher en premier quand tout s’est éteint. C’est toi que je cherche du regard quand je me balade dans la Ruche. J’aime passer du temps avec toi et Trois n’y changera rien. C’est plutôt ma rencontre avec toi qui a chamboulé notre quotidien avec Trois. Et même si parfois il roule des yeux quand il nous voit ensemble, c’est parce qu’il sait ce que je ressens et que ça le tue que je ne me bouge pas pour te le dire. Je sais que c’est facile à dire, mais t’as pas à le voir comme ton ennemi, ou comme un rival, au contraire. C’est lui qui me dit de venir te parler, c’est lui qui m’a aidé à comprendre pourquoi je ne savais pas comment me comporter avec toi. Est-ce que tu crois vraiment qu’il aurait fait tout ça s’il était réellement ton rival ? Ça serait carrément stupide de sa part. Tu sais, il pourrait même être plutôt ton allié. Dans un sens, il peut être tes yeux et tes oreilles quand tu n’es pas avec moi. C’est une deuxième personne pour veiller à ce qu’il ne m’arrive rien quand on n’est pas ensemble. »

Et c’est ce que Quatorze pensait réellement. Trois n’était et ne serait jamais un rival pour Douze. Il ne savait pas si ses mots le rassureraient mais il aurait au moins essayé en étant le plus sincère possible. Peut-être que ça prendrait du temps, mais le brun arriverait à faire tomber toutes ses insécurités, il se le promettait.

La respiration plus calme, le brun soupira avant de s’appuyer doucement sur le corps du blond, laissant sa tête se reposer sur l’épaule de Douze. Il serra sa main doucement avant de venir agripper son bras de son autre main, et il reprit.

« Et tu me fais rire aussi, rappelles-toi notre première rencontre autour du piano. Je n’avais encore jamais vraiment rigolé dans la Ruche avant ce moment-là. C’est juste que dernièrement, le fait de ne pas être fixé pour nous m’empêche d’être… détendu. J’ai toujours peur de faire une connerie qui te ferra fuir ou qui te braquera. Et parfois… Moi aussi je pense au fait que tu es marié. Tu m’as dis que tu étais sûr qu’elle était morte. Je ne savais pas si tu voulais passer à autre chose. Rien ne me disait que tu serais prêt à t’engager dans une autre relation. Quand-t-à mon supposé mari… »

Quatorze avait lâché un très court rire. Entre l’ironie et l’agacement.

« Je ne me souviens même pas de lui. Rien, nada de chez nada. Alors je ne sais pas qui il était, mais je sais une chose : que je ne me souviens pas de lui alors que je me souviens très bien de toi, depuis le début. Si on croise nos souvenirs et qu’on était réellement des amants toi et moi… alors ça me confirme juste ce que je ressens depuis que je t’ai vu, devant ce piano, à jouer cette mélodie. Moi ça me suffit. J’ai pas besoin de plus, je n’ai pas envie qu’on se déchire à essayer de se souvenir des moindres détails. On connait le plus important, non ? »

Quatorze hésita un instant avant de finalement se dire que merde. S’il voulait que Douze comprenne, il n’y avait pas trente-six milles moyens de le lui exprimer. Il prit appui sur un bras pour passer entre les jambes du blond, face à lui, assis à genoux. Le retour de leur proximité lui donna de nouveau du courage de se lancer. Il guida la main qu’il tenait dans la sienne jusqu’à l’emplacement de son cœur, qui tambourinait dangereusement dans sa cage thoracique, avant de placer sa propre main contre le torse du brun, sentant son poux à travers son t-shirt.

« J’ai des sentiments pour toi. Et si tu en as pour moi… Alors pourquoi on n’arrêterait pas juste de se faire du mal à se tourner autour ? Pourquoi on ne pourrait pas juste profiter d’être ensemble, de laisser nos sentiments s’exprimer et de profiter de chaque instant ici ? On est encore là, mais on ne sait pas ce que la Ruche nous réserve. Je… J’ai envie d’être avec toi. Je VEUX être avec toi, jusqu’au bout de la ligne, tant qu’on ne t’enlèvera pas à moi. »
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Ven 30 Juin - 18:53


I can't see you. But i can feel you.
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Douze l’écouta parler attentivement sans l’interrompre alors qu’un fin sourire se glissait sur son visage malgré la noirceur de la pièce, le fait qu’il puisse ressentir quelque chose pour lui était un peu surréaliste. Il avait l’impression de rêvé en fait. Il ne comprenait pas encore tout, ne se souvenait de pratiquement rien mais ses sentiments pour lui était quelque chose de concret, quelque chose qui lui tiraillait le ventre et qui le faisait doucement sourire lorsque le reste du temps la tristesse prenait encore de la place dans ses entrailles. Le brun était la seule personne qui arrivait à allumé la petite flamme en lui, la petite étincelle qui finissait rapidement par se transformer en brasier de jalousie lorsqu’il le voyait avec Trois. C’était idiot mais il avait l’impression de toujours ressassait les mêmes choses, d’avoir toujours les même peur, le même sentiment de peur qui lui enserrait le coeur, il se sentait impuissant lorsqu’il le voyait avec lui, il avait l’impression de le perdre et il ne savait pas d’où se sentiment venait ni même comment il était censé le gérer.

Il garda sa main serrait dans la sienne dans rien dire, peut-être qu’il pourrait essayer de faire un effort, d’arrêter de le voir comme un enfoiré qui cherchait à lui voler l’amour de sa vie. Peut-être qu’il était plus un frère mais il n’arrivait pas à apprécier la façon qu’il avait d’être proche de lui. La façon qu’il avait de le regarder, de lui parler, de le couver du regard. Peut-être que c’était innocent mais ça l’inquiétait énormément, il était sûr que des cheveux blanc était d’ailleurs apparu à cause du stresse qu’il se causait tout seul comme un abruti. Même si il sentait que c’était au dessus de ses forces, il ferait un effort mais pour l’instant il n’avait pas confiance en lui, ça finirait cela dit sûrement par venir à un moment à force qu’il lui répète qu’il n’était pas une menace, du moins il l’espérait grandement.

Un doux sentiment de plénitude l’envahit lorsqu’il le sentit se rapprochait avant que sa tête ne se pose sur son épaule alors qu’il sentait sa main agrippait son bras doucement, comme pour le garder plus près de lui et il ne pu s’empêcher de sourire à cette réalisation alors qu’il venait poser sa main sur la sienne et sa tête contre la sienne. Cela dit son sourire finit vite par s’effacer lorsqu’il l’entendu parler de sa supposer femme. Il commençait à avoir des doutes sur son existence, comme ci il niait d’en avoir eu une à un moment ou un autre, le fait qu’il ne se souvienne pas d’elle et qu’en plus de ça il soit amoureux de Quatorze ne l’aidait pas à accepter son existence. Il ne disait pas qu’elle n’existait pas, mais plutôt qu’elle n’existait plus. Il n’avait pas besoin de se souvenir d’elle même si il en ressentait presque un besoin maladif de savoir qui était la femme qui l’avait plongé dans une dépression sans nom, au bord du suicide mais en même temps, il n’était pas sûr de réussir à y faire face. Et si la douleur revenait avec les souvenirs et qu’il replongeait dans la souffrance, qu’il ne supportait plus la présence du brun et qu’il pleurait sa femme ? Et si sa vie devenait vide de sens sans elle ? Il ne pouvait pas promettre que ce ne serait pas le cas parce qu’il n’en savait strictement rien, c’était inquiétant dans un sens de savoir qu’un souvenir profondément enfouis pouvait le détruire. Quatorze lui avait redonnait le goût de vivre mais qu’est-ce que ça voudrait face à la souffrance de la perte de l’être le plus cher au monde ? Il n’était même pas sûr dans le fond que sa femme passe avant lui, peut-être qu’elle était morte à cause de lui, ce qui expliquait sa souffrance au début.

Douze tourna finalement la tête vers lui pour avoir son nez d’enfouis dans ses cheveux alors qu’il sentait une boule se loger dans son coeur sans comprendre pourquoi. Il se sentait presque mal pour son mari, parce qu’il lui volait effrontément sa place comme ci il avait toujours été là. Qu’est-ce qui se passerait si finalement c’était lui qui se souvenait de sa moitié ? Est-ce qu’il l’abandonnerait pour essayer de le trouver ? Parce qu’il ne pourrait pas le blâmer dans le cas où ça arriverait même si ça lui ferait infiniment mal. Cela dit il avait raison, peut importe la situation, peu importe ce qu’ils faisaient ou ce qu’ils disaient, dans le fond sans souvenir n’importe quoi pouvait arrivait et il ne souhaitait pas non plus se déchirait pour une vie dont il ne se souvenait pas. La seule chose dont il se souvenait c’était qu’il l’aimait, et peu importe à qui il avait fait ses vœux, peu importe à qui il avait promis fidélité jusqu’à ce que la mort les sépare, tous de suite, c’était lui qu’il aimait de tout son coeur et il ne voulait pas l’abandonner pour une femme dont il ne se souvenait même pas le visage. Il préférait miser sur Quatorze que sur un fantôme. Alors lorsqu’il venu se placer sur ses jambes, son visage se colora doucement de la plus douce teinte de rose, cacher dans la noirceur de la chambre alors qu’il sentait sa cage thoracique bouger plus rapidement en rythme avec ses battements saccadés. Il avait besoin de lui, déjà avant et encore plus maintenant. L’une de ses mains venu se poser à l’aveuglette sur lui, sur sa hanche avant que la seconde ne vienne se mettre de l’autre côté de son corps pour qu’il ne l’attire contre lui, sentant son torse entrer en contact avec le sien. Ses mains se glissèrent sous son t-shirt alors que son visage venait s’approcher du sien doucement, pour ne pas être mal placer et qu’il collait son front contre le sien, doucement et sentant son souffle se mélanger avec celui du brun. Il avait raison. Douze n’avait pas envie de se prendre la tête avec des souvenirs qui n’avaient pas l’air de revenir, il voulait juste être avec lui, pour les bons comme les mauvais côtés et il se fichait de ce que sa conscience penserait, il se fichait de savoir que le mari de Quatorze serait triste. Parce qu’il l’aurait pour lui, et seulement pour lui. Son souffle se bloqua cela dit à sa dernière phrase, l’entendant raisonner dans le fond de son esprit comme un écho. Jusqu’au bout de la ligne, ils s’étaient déjà dit tout ça, avant.

« Bien sûr que j’ai des sentiments pour toi. C’est tellement fort que je ne sais pas comment y faire face. Ça me rend irritable et horrible jaloux et je ne sais même pas comment avant tout ça, je faisais pour vivre avec de tel sentiment enfouis au fond de moi. J’en suis à un point ou je peux .. mourir pour toi. Et .. je veux pas simplement être avec toi, tout mon être ne jure que par toi. Je n’ai jamais ressentit quelque chose d’aussi fort que ce que je ressens pour toi. Je sais même pas comment te l’expliquer. »

Son souffle était erratique et pour essayer de lui faire effectivement comprendre quel genre de sentiment il ressentait, il venu glisser une main sur sa nuque puis rapidement suivit de la deuxième alors qu’il l’embrassait d’abord tendrement puis avec plus de passion au fil des secondes pour effectivement lui faire comprendre que ce n’était juste des petits sentiments, c’était quelque chose de brûlant et de violent, de désordonné et qui débordé de toute les manières possibles. Il n’arrivait pas à contenir tant de sentiment, comme ci ce n’était effectivement pas possible de faire une telle chose, alors il entrouvrit les lèvres, sentant son coeur explosait dans son torse alors qu’il venait faire jouer sa langue avec la sienne avec plus de passion en collant son torse au sien. Sa bouche resta contre la sienne un moment avant qu’il ne soit obligé de reculer sa bouche de la sienne par manque d’air, sa tête tournait mais ce n’était qu’un détail alors qu’il reposait son front contre le sien.

« Je ne sais jamais comment gérer mon comportement avec lui. J’ai tous le temps envie de t’embrasser de cette manière pour que la seule chose auxquelles tu ne penses soit mes baisers. C’est comme un eu incontrôlable dans mes entrailles et c’est pour ça que je suis toujours sur les nerfs de te savoir proche de Trois, pourtant tu ne m’appartiens pas mais le savoir si proche de toi par moment me donne envie de le cogner. Je suis désolé, je sais que tu n’aimes pas ça mais c’est plus fort que moi, la seule chose qui m’empêche de le faire c’est la peur que tu me déteste après ça. »

Dit-il doucement contre ses lèvres alors qu’il venait lui voler un nouveau et chaste baiser mais horriblement doux et avec tout ses sentiments mêler dedans. Il ne pourrait jamais exprimé ses sentiments comme il les ressentait mais il essayait, au moins un peu.

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Ven 30 Juin - 22:33



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Quatorze avait attendu que Douze dise quelque chose à ce qu’il venait de lui dire. Qu’il réagisse et qu’il lui réponde qu’il avait compris. Pour Trois, leur relation, ce qu’il ressentait. Pour son envie d’être avec lui. Il voulait qu’ils règlent tous les deux ce flou qu’il détestait tant, une bonne fois pour toute. Il avait besoin de choses et de réponses concrètes et claires. Il en avait besoin… Vraiment besoin. Pour avancer, pour être plus détendu, plus léger. Pour être fixé aussi. Et surtout, pour pouvoir enfin profiter. Juste profiter d’être avec Douze, sans se prendre la tête. Sans avoir peur à chaque instant de faire quelque chose de déplacé ou de trop culotté.

Mais les mots ne vinrent pas tout de suite. Comme souvent avec Douze, c’était les gestes qui venaient d’abord. Quatorze l’avait vite remarqué, quand il s’agissait de sentiments ou de propos d’ordre plus privé et intime, le blond semblait avoir du mal à se livrer. Ou alors il avait du mal à trouver ses mots, comme maintenant. Peu communiquant d’habitude, le brun lui arrivait plus à exprimer ce qu’il ressentait quand il s’agissait du blond. Une contradiction qu’ils allaient devoir apprendre à assimiler. Bien que le côté tactile de Douze ne gêne absolument pas le brun, bien au contraire. Il aimait son contact, beaucoup même.

Alors quand Douze déplaça ses mains pour venir en poser une sur ses hanches et une autre derrière lui pour le rapprocher et le caler contre son torse, le brun se sentit presque soulager. S’il voulait encore un contact physique avec lui, c’est qu’il voulait encore de lui et qu’il n’avait pas envie de mettre fin à leur conversation. Les mots sortirent enfin de sa bouche qu’il sentait non loin de la sienne, un souffle chaud venant taper sur ses lèvres alors qu’il sentait son front contre le sien. Une proximité euphorisante, surtout conjugué avec ce qu’il lui disait. Ses aveux étaient touchants, un peu effrayants peut-être. Quatorze se demandait pourquoi il avait le droit à autant d’attention et d’importance. Il n’était pas franchement sûr de le mériter.

Quand Douze lui signifia qu’il n’arrivait pas à lui expliquer vraiment ce qu’il ressentait, Quatorze avait voulu l’interrompre pour lui dire que ce n’était pas grave. Mais au lieu de ça, le blond le prit de court, encadrant son cou de ses mains pour l’attirer dans un baiser d’abord tendre, puis plus passionné. Le brun ne chercha pas à se recula et répondit au baiser avec ferveur, encore plus quand Douze entrouvrit ses lèvres pour approfondir l’échange. Tellement de choses passaient par ce dernier que Quatorze crut qu’il allait défaillir, fléchir complètement, la tête tournant doucement. Si Douze ne savait pas comment exprimer ses sentiments, Quatorze pensait avoir clairement comprit le message et l’ampleur de ces derniers. Un tournis le prit et un instant, Quatorze se sentit partir ailleurs.

La pièce dans laquelle il se trouvait n’était clairement pas la chambre de Douze. Il n’arrivait pas à tout comprendre mais la bouffée de chaleur qui le prit et les gémissements qui lui parvenaient aux oreilles laissaient peu de place à l’imagination. Un moment intime s’imposa à son esprit, un souvenir torride d’une nuit qui avait dû être bien courte, mais bien agréable aussi. Transposé dans son propre corps engourdit et transi par les sensations, il avait du mal à garder pied mais reconnu bien rapidement une odeur et un touché qu’il connaissait bien. Douze. Il se rappelait d’une nuit intime avec lui. Les sensations fortes avaient dû lui en rappeler certaines d’avant la Ruche.

Il revint finalement à lui, dans la Ruche alors que m’air commençait vraiment à lui manquer. Perturbé, le brun ne voulait pas briser le moment, il attendit que son amant le fasse et aspira de l’air, à bout de souffle quand il se recula doucement. Encore chamboulé par cette déclaration buccale et le souvenir qu’il venait de retrouver, le plus jeune du faire un effort pour se concentrer et comprendre la suite de ses mots.

Il sourit doucement à ses mots, au début. Mais il fronça bien vite les sourcils quand il comprit l’ampleur de la jalousie du blond. Il aurait pu trouver ça mignon, si cela ne concernait pas Trois. Que Douze soit jaloux d’autres personnes l’aurait surement flatté, mais la situation était délicate, il se retrouvait piéger entre deux personnes qu’il aimait énormément et pour lesquelles il refuserait de choisir. Il prit un temps de réflexion avant de finalement lui répondre. Un léger rire sortit de ses lèvres alors qu’il passa une de ses mains sur une de ses joues, se fiant plus à son touché qu’à sa vue puisqu’il ne pouvait rien voir.

« Je crois que j’ai compris ce que tu voulais m’expliquer, et je peux te dire que je ne suis pas prêt d’oublier ce baiser, il risque même de réchauffer mes nuits à partir de maintenant. »

Il redevint rapidement plus sérieux. Leur conversation n’était pas terminée et il fallait crever l’abcès pour qu’ils puissent avancer, main dans la main.

« Par contre… Ne me demande jamais de choisir entre vous deux, le frapper viendrait à me demander de faire ça et… Je serais incapable de choisir. La situation serait trop délicate et j’en souffrirais trop pour avoir un raisonnement cohérent. Néanmoins… Rien ne t’empêche de m’embrasser devant lui, d’être tactile avec moi en sa présence. Si ça te rassure, ça ne me gêne pas. Et je suis sûr que lui non plus ça ne le gênera pas, il s’en fichera, du moment qu’on a réglé cette histoire et que ce n’est plus flou entre nous. »

Quatorze passa son pouce sur les lèvres qu’il avait déjà envie de goûter de nouveau avant de finir par venir les bécoter doucement. Il resta quelques instants sans rien dire avant de venir se blottir contre cet homme qu’il voulait plus que tout dans cet endroit. Ne plus lui faire face entièrement lui permit de venir caler son visage contre son cou avant de venir lui avouer ce qu’il savait déjà et ce qu’il avait aussi envie de retrouver.

« Tu sais, si je me lance dans une relation, ce n’est pas à moitié, je le sais. Je me livre, je me donne, en entier. Ma tête, mon cœur et… mon corps. Tu m’as déjà volé les deux premiers, sans difficultés. Ils t’appartiennent. T’as qu’une chose à me dire, à officialiser et… Le troisième t’appartiendra aussi, de nouveau. Je serais à toi et à personne d’autre, mais seulement si toi aussi et si on se met ensemble une bonne fois pour toute. Comme avant. »

Tant que Douze ne lui aurait pas dit qu’il voulait qu’ils soient ensemble pour de bon, avec des mots, Quatorze aurait un doute au creux de lui qui l’empêcherait d’être serein. Et puis bordel, il en avait marre d’attendre. Qu’est-ce qu’ils foutaient encore par terre comme deux crétins alors qu’ils s’aimaient, qu’il faisait entièrement noir et que leur baiser avait clairement donné un avant-goût très satisfaisant au brun ? Ce dernier se le demandait bien. D’autant plus que son souvenir lui trottait encore à l’esprit. Mais il ne ferait rien tant que le blond n’aurait pas officialisé la chose lui aussi. C’était tout ou rien.
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mer 5 Juil - 19:08


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Douze ne savait pas vraiment quoi dire alors que ses mots trottaient dans sa tête que sa bouche se retrouvait une nouvelle fois délicieusement assaillit par ses lèvres. Même si ce n’était que de court baiser, c’était amplement suffisant à ses yeux et il adorait ça. Il passa un bras autour de son torse alors que l’autre se poser naturellement sur sa cuise, doucement en l’écoutant parler. Il était cruel dans un sens, pas Quatorze mais lui même. Il ne voulait pas le faire souffrir parce que putain il était amoureux de lui de la plus profonde des façons mais il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir cette insécurité, celle de perdre le brun. Alors il ne dit rien pendant un moment, ne sachant pas si il devait sauter le pas, officialiser cette relation, devenir le petit ami de Quatorze et qu’il soit le sien.

Sérieusement, qu’est-ce qu’il était en train de se raconter là ? Il n’y avait même pas matière à réfléchir, il prendrait ce qu’il voulait lui donner en réalité, il était presque prêt à devenir son amant cacher alors devenir son petit ami officiel était plus qu’acceptable putain. Il espérait juste ne pas se souvenir de sa femme entre temps, et que Quatorze ne se souvienne pas de son côté de son mari, il ne voulait pas devenir l’abandonner, devoir faire un trait sur ce début de relation qui pouvait être prometteur si ils se laissaient une chance. Alors il fit un léger sourire avant monter la main qui était dans son dos pour la poser sur la nuque de son nouveau petit ami, le sentant doucement frissonner sous le contact. C’était fou comme le fait d’être plongé dans le noir lui donner l’impression que le brun était bien plus réceptif à son toucher qu’auparavant. Il espérait juste que ce n’était pas effectivement le fait qu’ils soient dans le noir qui provoquer tous ça, parce qu’il ne voulait pas qu’à la lumière ils soient de nouveau comme avant. Putain il voulait l’embrasser dans toute les pièces qui seraient éclairer. Il voulait l’embrasser devant une foule de personne pour qu’ils sachent tous qu’ils étaient ensemble. Il voulait l’embrasser jusqu’à ce que la seule chose auquel il arrive à penser c’est au gout de sa langue. Il le voulait tellement fort bordel. Alors il approcha de nouveau ses lèvres des siennes, approchant son visage du sien alors que sa bouche frôlait les siennes, comme un jeu, dès qu’il s’approchait de trop, il reculait, comme pour l’impatienter.

« Tu sais, au début quand je t’ai rencontré j’ai eu ce sentiment que la personne que je recherchais à chaque fois, c’était toi. T’es un peu apparu comme .. un genre d’ange lorsque j’étais à ce piano. Encore aujourd’hui, j’ai certaine pièce du puzzle que je n’arrive pas à aligner, comme le fait que j’ai épousé une femme, alors que je t’avais toi. Je .. »

C’est idiot, mais depuis qu’il s’est réveillé dans la ruche, il ne pense qu’à lui, il ne veut que lui et tout son être le réclame. Ce n’est pas juste un caprice d’amoureux. C’est encore plus fort que ça et il a l’impression que sans lui, il n’est rien, que sa vie n’a aucun intérêt si il n’en fait pas partit et il ne sait jamais comment expliquer les sentiments qui l’étreigne, surtout lorsque ça concerne Quatorze. Il est amoureux de lui, il n’a aucun doute l’a dessous mais il ne sait pas comment lui expliquer tout ce que ça implique, il ne sait pas comment lui faire comprendre la puissance de tout ça, c’est comme une explosion de sentiment en lui qu’il ne peut tout simplement pas expliquer. Mais il est sûr que dans un sens, il peut le comprendre, peut-être qu’il ressent la même chose pour lui aussi, aussi puissamment.

« Je ne veux pas me souvenir d’elle. Je ne veux pas que tu te souviennes de ton mari. Je veux juste que tu te souviennes de moi, et je veux juste me souvenir de toi, tous le reste n’a pas d’importance. Je sais que c’est égoïste de dire ça mais tu sais, les premiers souvenirs qui me sont revenu sont lié à toi, je ne comprend même pas exactement comment d’ailleurs. C’est .. Je t’en ai pas encore parler parce que je n’étais pas sûr de moi. Enfin jusqu’à ce que j’aille au niveau treize avec Adélaïde. J’ai eu un genre de flash ou je me voyais hurler, j’étais dans une maison et je hurlais de douleur et je ne sais pas pourquoi, je n’ai aucune idée de pourquoi mais je sais que c’est lié à toi. Quoi qu’il se soit passé, quelque chose est arrivé et ça m’a fait tellement de mal. Je veux jamais revivre ça. Alors si aujourd’hui on officialise notre relation, je ne te laisserais jamais. »

Sa bouche venu sur la sienne, un court instant avant qu’il ne recule ses lèvres, c’était un baiser chaste mais avec énormément de signification, sûrement autant qu’un “je t’aime” d’ailleurs.

« Je ne veux pas que tu regrettes ton choix, mais si effectivement on .. se met ensemble, je m’engage à ne pas refaire le portrait de Trois. Mais par contre il gardera une petite zone de sécurité par rapport à toi. »

Dit-il avec un petit sourire amusé avant qu’il ne vienne mettre ses deux mains sur ses cuisses et qu’il ne plaque contre lui pour se lever, comptant sur Quatorze pour qu’il s’accroche à lui avant qu’il ne se retourne et ne se laisse tomber sur le lit avec lui alors qu’il venait coller son front au sien. Sa bouche retrouva le chemin de la sienne un instant avant qu’il ne recule de nouveau sa bouche avec un sourire amusé sur les lèvres. Dommage qu’il n’y est pas de lumière parce qu’il était sûr qu’il aurait vu le brun rougir par rapport à ce qu’il va dire. Douze venu glisser son visage au creux de son cou avant de poser un baiser sur sa peau et de mordiller le lobe de son oreille doucement avant de souffler faiblement.

« Quand tu disais que ton corps pourrait m’appartenir ... À quoi est-ce que tu pensais hm ? »  

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Mar 11 Juil - 20:09



I can’t see you. But I can feel you.

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Quatorze s’efforçait d’être le plus clair et direct possible. Il essayait du mieux qu’il pouvait d’expliquer ce qu’il ressentait et ce qu’il voulait, il ne voulait plus d’ambiguïté et de doutes, plus aucun. Il trouvait cela insupportable en temps normal, mais encore plus avec Douze. Heureusement pour lui, ce dernier semblait l’écouter, en silence. Il ne l’interrompait pas et dans le fond, le brun prenait ça pour une bonne chose. Il ne savait pas si c’était le noir qui aidait, mais le fait qu’ils arrivent à se parler calmement et pendant plusieurs dizaines de minutes le rassurait. Au moins, ils arrivaient enfin à communiquer, ils en étaient capables. C’était une bonne chose pour deux personnes qui voulaient être ensembles et qui envisageaient de passer à l’étape supérieure non ? Pour Quatorze, s’en était une.

Il ne se voyait pas évoluer avec quelqu’un qui ne serait pas capable de l’écouter un minimum. Il se connaissait un peu mieux depuis son arrivée dans la Ruche et il savait qu’il était quelqu’un qui avait besoin de mise au point par moment, de conversations calmes et sérieuses. Il ressentait le besoin de parler, se confier, échanger. Il ressentait ce besoin avec Trois, puisque ce dernier était comme son frère, son confident ici. Mais il ressentait aussi ce besoin avec Douze.

Et même si depuis déjà quelques temps Quatorze avait remarqué que Douze avait lui plus de mal à s’exprimer et à mettre des mots sur ce que lui pensait et ressentait… au moins il essayait et surtout il l’écoutait. Il savait qu’avec lui il ne serait pas engagé dans une relation uniquement basée sur une attirance physique. Certes, la plastique du blond n’était clairement pas dégueulasse, elle était tout à fait au goût du brun. Mais il aimait aussi le fait qu’il soit calme et réfléchit, qu’il ait été attentionné et patient avec lui. Toutes les fois où ils s’étaient vue, Douze l’avait ramené à l’ordre pour ne pas qu’il se dévalorise. Il l’avait épaulé et écouté, il l’avait même obligé à sortir de sa chambre pour manger, pour qu’il ne mette pas encore plus en danger sa santé. Et il aimait de plus en plus son besoin d’être tactile.

La main qui se déplaça dans son dos le fit d’ailleurs frissonner. Il crut que Douze allait venir l’embrasser une nouvelle fois mais il ne fit que frôler ses lèvres, comme pour le faire encore un peu patienter avant de lui répondre, de réagir à ce qu’il venait de lui dire. Une manie à la fois agaçante et stimulante. Frustration vite oubliée quand Douze commença enfin à répondre. L’évocation de l’ange le fit sourire avant que celle de sa femme ne le lui fasse perdre. Ce qu’il ne donnerait pas pour que cette fille n’existe pas du tout…

Le fait que Douze voulait qu’ils abandonnent une partie de leur passé le conforta dans l’idée qu’ils étaient prêts pour passer à autre chose, quelque chose de plus qu’une amitié, quelque chose de plus sérieux et officiel. Il le voulait aussi, simplement rester avec le blond, sans que jamais rien ne vienne bouleverser cette tranquillité qu’il avait enfin trouvée auprès de lui.

Les souvenirs que Douze évoque le firent cependant froncer les sourcils. Le blond avait vraiment eu des souvenirs qu’il savait être assimilé à lui ? Il n’en savait rien jusqu’à présent. Et savoir maintenant qu’il était surement responsable de la douleur dont il se rappelait lui avait fait fermer les yeux brusquement. Jamais au grand jamais il ne lui ferait du mal consciemment. Il ne voulait pas le blesser et qu’il ressente de la douleur par sa faute.

Il sentit un baiser chaste mais assez équivoque. Quatorze avait l’impression de comprendre sa signification. A force, il arrivait à peu près à déchiffrer les gestes du blond quand il avait du mal à s’exprimer par des mots. Il glissa une main contre sa joie alors qu’il évoquait la possibilité qu’il regrette son envie qu’ils se mettent ensemble. Jamais il ne regretterait. Les promesses du blond le firent sourire et il vint déposer un nouveau baiser avant de répliquer pour dissiper ses doutes rapidement.

« Jamais je ne regretterais. Je n’attends que ça, depuis des semaines ! Je propose qu’on enlève les si une bonne fois pour toute. Puisque tu t’engages à ne pas défigurer Trois… je te promets qu’il n’y aura jamais rien entre lui et moi, que je botterais le cul de tes insécurités une à une et que plus JAMAIS tu ne souffriras à cause de moi. Je ne te laisserais jamais non plus. Quoiqu’il arrive. »

Il était revenu déposer un baiser sur ses lèvres, comme pour sceller ses promesses avant de finalement sentir le plus âgé glisser ses mains sur ses cuisses. Il sentait que Douze allait les relever alors il passa ses avant-bras autour de son cou pour s’accrocher à lui et éviter de tomber. Il se laissa faire avant de sentir le matelas du lit contre son dos, le blond venant se caler au-dessus de lui, le faisant sourire. Il répondit à son baiser avant de frissonner en constatant qu’il descendait contre son cou, puis contre son oreille.

Le petit mordillement lui procura une légère décharge électrique le long de sa colonne vertébrale, encore plus lorsqu’il l’entendit parler. Quatorze espérait bien que Douze allait remarquer la perche qu’il lui avait lancé mais il ne s’attendait pas à se sentir rougir autant, ni à être aussi impatient et dans l’attente. Il se mordit la lèvre avant d’oser balader ses mains contre le dos du brun, caressant le bas de cette zone, subtilement. Comme si le blond avait besoin de plus de détails pour comprendre ce qu’il avait insinué !

« Disons qu’il me semblait que ton nouveau statut de petit ami impliquerait forcément quelques… privilèges. Privilèges dont la nature n’a je ne pense pas besoin de précisions pour que tu voies de quoi je parle. Je ne pense pas que tu ais besoin d’un dessin, mais si tu le souhaites, je peux aller chercher de quoi t’en faire un dans l’aire de jeux, c’est juste que ça risque de me prendre un peu de temps… tu vois ? »

Il avait consciemment glissé ses mains un peu plus bas, pile à l’endroit où il pouvait sentir l’arrondie de ses fesses commencer. Sa patience n’était certes pas son fort, mais il savait qu’il était joueur par contre… alors il vint juste surélever légèrement son corps pour se frotter légèrement contre lui. Il se rappelait très clairement du dernier souvenir qui lui était revenu et le revivre dans la Ruche le tentait plus qu’un peu.
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Jeu 13 Juil - 18:38


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Un fin sourire se glissa sur les lèvres du blond alors qu’il avait le regard un peu dans le vide en l’écoutant, il regardait sûrement dans la direction de Quatorze mais sans lumière, il n’était pas totalement sûr. Alors il serra doucement sa main dans sa sienne, faisant une douce caresse avec son pouce. Il lui faisait totalement confiance lorsqu’il lui disait qu’il n’allait plus souffrir à cause de lui, Quatorze ne voulait pas lui faire de mal et lui non plus ne souhaitait pas le faire souffrir. Tout ce qu’il voulait, c’était le voir rire et sourire. Il voulait ... qu’il le regarde avec des yeux pétillant, qu’il soit heureux tout simplement et si de son côté il était sûr de pouvoir l’être avec le brun, il avait toujours cette étrange impression que lui ne le serait peut-être pas avec lui. Sûrement une insécurité dont il ne pouvait pas se passer. Peut-être qu’il lui faudrait des semaines à ses côtés pour qu’il lui fasse entièrement confiance, enfin, il lui faisait confiance donc c’était plus de l’estime de soi-même. Il était constamment en train de se comparer aux autres et c’était plus fort que lui, il se dévalorisait et serrait la mâchoire lorsqu’il se rendait compte qu’il était tellement pathétique par rapport à certaine autre personne. Mais Quatorze avait le don pour qu’il se sente bien, que ses insécurités disparaisse et qu’il ait l’impression d’être la seule personne qu’il appréciait, lorsque bien évidement Trois n’était pas dans la même pièce cela dit.

Il venu poser sa tête au niveau de son cou un moment, hésitant sur ce qu’il devait dire ou faire. Il avait souffert, il en souffrait encore lorsqu’il repensait à ce qu’il avait vécu, à ses souvenirs et à la douleur qui lui avait étreint la poitrine et lui avait coupé le souffle. Mais il était curieux, horriblement curieux et il avait besoin de savoir, besoin de voir, besoin de comprendre ce souvenir. Douze avait cette horrible sensation d’avoir toute les cartes en mains, mais de ne pas comprendre la vérité qui était face à lui et pour avoir des réponses, il devait prendre des risques. Le niveau treize était ce dont il avait besoin, il devait retrouver cette salle, celle qui contenait son souvenir et il devait le voir, entièrement pour comprendre la vérité là dessous, même si pour ça il devait recroiser des cadavres en chemin. Peut-être d’ailleurs que Quatorze souhaiterait l’accompagner, lorsque la lumière serait revenu.

Il l’embrassa par la suite, et il mordilla son oreille et il frissonna de plaisir lorsqu’il l’entendu parler alors que ses mains frôlaient le bas de son dos, autrement dit la courbe de ses fesses. C’était délicieusement tentant de se laisser aller et de laisser son corps reprendre ses droits sur le sien. De se souvenir du gout de sa peau contre sa langue, de sa chair contre la sienne et de ses soupires de plaisir qui envahissent la pièce. Si ils étaient amant, ça a déjà eut lieu, peut-être même qu’ils étaient du genre très actif. Mais il appréhendait un peu d’aller plus loin, il en avait envie, horriblement envie au point que son bassin s’était même déjà réveillé, vive la frustration, mais est-ce que ce n’était pas un peu rapide après un premier baiser ? Un grognement sourd sortit de sa gorge en sentant le clair frottement contre son entrejambe et il se mordu la lèvre en sentant son coeur augmentait de vitesse, il avait envie de lui, terriblement envie de lui et Quatorze semblait avoir très chaud aussi de son côté.

« Tais toi et déshabille toi. »

Sa bouche rejoins de nouveau la sienne alors qu’il venait mettre ses mains sur le bas de son t-shirt pour le remonter et lui retirer. Ils n’avaient pas forcément besoin d’aller jusqu’au bout aujourd’hui mais ils pouvaient parfaitement s’amuser ensemble malgré tout et il ne fallait pas oublier que toute les portes étaient ouverte donc n’importe qui pouvait les entendre. Il tira sur le bas de son pantalon pour le tirer vers lui alors qu’il se penchait contre son corps pour l’allonger contre le matelas alors qu’il l’embrasser de nouveau fougueusement et alors tout l’amour qu’il ressentait pour lui, ainsi que toute l’envie. Sa main se posa sur le bouton de son pantalon alors qu’il tirait doucement dessus pour l’ouvrir, sa bouche se recula un instant, restant près de la sienne alors qu’il sentait son souffle se mélanger au sien. Est-ce qu’il était maladroit avec lui ? Où est-ce qu’au contraire il s’y prenait de la bonne façon ?

« Guide moi, dis moi ce que je peux faire, et ce que je ne peux pas faire ... »

Dit-il doucement contre ses lèvres avant de l’embrasser de nouveau mais plus tendrement, sa main se posa sur son torse alors qu’il retraçait ses muscles doucement et qu’il attendait son accord pour se permettre d’aller plus loin. Il avait envie de tenter quelque chose mais c’était horriblement osé, surtout après un premier baiser mais en même temps il ne doutait pas de l’effet que ça ferait au brun, il risquait sans aucun doute de ne plus réussir à se sortir ça de la tête ensuite, et dans un sens, c’était tout ce qu’il souhaitait. Alors il restait chaste, en attendant d’avoir son verdict.  

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Sam 15 Juil - 21:06



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Quatorze avait du mal à contenir ses mouvements pour ne pas précipiter les choses. Il voulait que Douze amorce la chose, qu’il se lâche et se laisse aller avec lui, qu’il arrête de toujours tout vouloir contrôler et gérer. Lui-même voulait juste se laisser aller avec lui, ne plus penser à rien et surtout pas à comment se comporter avec lui.

Les frissons qui parcouraient le corps du blond lui indiquaient très clairement que le passage de ses mains contre sa peau faisait son petit effet et il espérait ainsi le faire craquer doucement, mais surement. D’autant plus que le râle qui avait franchi ses lèvres l’avait carrément plus que stimuler. Il voulait le réentendre de nouveau, juste pour s’en délecter.

Douze ne semblait donc pas insensible et Quatorze s’en amusait clairement. Il savait que Douze préférait agir plutôt que parler et il le fit donc patienter encore un peu plus avec son idée débile de faire un dessin. Après tout, c’était lui qui l’avait cherché avec sa question à la noix. Comme s’il n’avait pas compris du premier coup. Cela aurait pu agacer le brun, mais finalement il avait décidé de s’en amuser et de le retourner contre le blond.

Ce dernier ne tarda d’ailleurs pas à lui dire de la fermer…  et de se désaper. Autoritaire ? Apparemment. Mais ce n’était pas pour lui déplaire. Autant il avait l’impression de pouvoir plus facilement amorcer certains gestes pour passer les étapes, autant il ne se sentait pas assez confiant pour gérer et dominer par la suite l’étape en question. Du moins, pas pour l’instant. Voilà pourquoi il avait besoin que Douze craque.

Un simple « Oui chef ! » avait passé ses lèvres avant que ces dernières ne soient de nouveau assaillies par celles qu’il ne voulait pas quitter pour le reste de la journée. Il sentit son t-shirt remonter progressivement avant de définitivement le savoir envoler quelque part dans la pièce. Il se fit la réflexion, amusé, qu’il risquait de galérer à le retrouver dans le noire, mais ses pensées furent bien vote accaparées par les gestes du blond qui le tirait contre lui. Il sentit le bouton de son pantalon sauter avant de finalement percuter que Douze semblait hésiter.

Il  écouta sa requête, répondant à son baiser en frissonnant sous le passage de sa main sur son torse. Un sourire attendri  prit place sur son visage en croyant comprendre ce dont son partenaire avait peur. Il avait peur de faire quelque chose qui ne lui plairait pas, peur de mal faire. L’attention toucha le brun et le conforta dans l’idée qu’il ne faisait pas une connerie en tentant de provoquer une lâchée prise si tôt dans leur relation. Il ne savait pas exactement ce qu’il voulait, ce qu’il voulait que Douze lui fasse, là tout de suite. Peu importait au final, du moment qu’ils se laissaient aller, comme tout jeune couple passionné qu’ils étaient maintenant. Il savait que de toute manière, Douze ne lui ferait pas de mal, pas alors qu’il se montrait aussi attentionné avec lui.

« Je te fais confiance. Fais ce que tu veux de moi, tu peux tout faire. Juste, ne réfléchis pas, lâches-toi. »

Il vint caresser une nouvelle fois le bas de son dos, de manière plus appuyée en se délectant de leurs souffles doucement mélangés par leur proximité. Douze avait toute sa confiance, il savait qu’il ne lui ferait pas de mal et qu’il allait adorer ça, d’avance. Tout ce qu’il espérait, c’était que Douze ose, qu’il fasse quelque chose. Car clairement, sa patience commençait à être mise à rude épreuve. Hors il ne savait pas comment il pouvait réagir sous l’impatience et il se connaissait lui-même trop peu pour avoir envie de tenter l’expérience tout de suite. Une autre fois peut-être qui sait...

Pour le moment, il souhaitait juste profiter de leur nouvelle proximité et leur nouveau degré de relation. Il voulait juste devenir beaucoup plus intime avec le blond, au point qu’il n’arrive plus à quitter son esprit, mais aussi son corps qui, il l’espérait, s’en souviendrait longtemps.
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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Sam 22 Juil - 19:54

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Sam 5 Aoû - 11:24



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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Jeu 10 Aoû - 18:36

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MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Ven 25 Aoû - 20:11



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Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: Re: I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]   Lun 11 Sep - 18:34

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I can't see you. But i can feel you. [H04-12 & H03-14]
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