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 F05-093 & H04-321 | A l'abordage !

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Qui es-tu petite abeille?

MessageSujet: F05-093 & H04-321 | A l'abordage !   Jeu 15 Juin - 19:03

à l'abordage !

Feat F05-093
Couloir de l'infini
Elle ne vient pas comme elle a pourtant l'habitude de le faire et tu attends. Tu n'oses pas sortir de ta chambre, mettre le nez dehors, alors que tu ne vois rien du tout. Tu n'as pas eu besoin d'une coupure d'électricité pour être traumatisé par la Ruche, mais là, depuis que le noir t'entoure, c'est pire. Tu as pris l'habitude de te reposer sur elle, sur 31. Depuis ton retour de prison, tu te fies à elle, juste elle, elle est devenue ton pilier ici. Tu ne peux pas l'expliquer, c'est comme ça. Tu te méfies de tout le monde, pourtant tu as l'impression que tu peux te fier à elle. Si tu savais. Vous avez pris l'habitude de vous retrouvez, encore plus depuis la coupure de courant, mais aujourd'hui, elle n'est pas là. Et si elle avait disparu comme tes deux colocataires qui du jour au lendemain ne sont plus jamais revenus ? Et si elle avait enfin compris que tu es un poids ? Et si elle avait décidé d'avancer sans toi ? Et si ce putain de baiser de la dernière fois avait mis fin à tout ? En même temps, 321, il faut être con, vraiment très très con, pour embrasser quelqu'un suite à un instant de panique. Peut-être que tu l'as fait fuir et au fond, même si tu l'ignores, si c'est vraiment le cas, c'est beaucoup mieux pour toi, mieux que cette relation bizarre dans laquelle tu es en train de t'enfoncer et qui ne pourra que te détruire. Depuis le début, elle te plaît sans que tu ne veuilles te l'avouer et ce n'est pas une bonne chose, pas ici, pas comme ça.

Finalement, tu te décides à te lever, à quitter ta chambre et à aller la chercher. Tu as besoin d'elle et si jamais le baiser de l'autre fois était une connerie, il faut que tu t'expliques. Tu poses ta main droite sur le mur et tu avances de cette façon, sans jamais quitter le mur. Tu pourrais avancer à tâtons, mais tu n'arrives pas à te diriger dans le noir, tu l'as très vite compris. Tu passes la porte, tu longes le mur et tu rencontres une nouvelle porte, merde, mauvaise direction, tu fais demi-tour et tu parviens à sortir de ton logement. Tu souffles un instant, tu n'aimes pas l'idée de te retrouver seul, dehors, sans la moindre possibilité de te défendre et de voir quoique ce soit, mais il faut que tu la retrouves. Tu parviens à trouver la porte en face de celle de ton logement. 802 que tu te souffles à toi-même. Tu gardes ta main contre le mur et tu avances, à chaque nouvelle porte, tu souffles le numéro du logement jusqu'au 808. Tu frappes avant d'ouvrir la porte. 31 ? Tu n'entres pas, tu ne veux pas te perdre dans un logement, ce serait vraiment con. Pas de réponse, tu répètes un peu plus fort. 31 ? Toujours rien. Merde. Tu restes un instant comme un con devant la porte. Elle n'est pas chez elle ou alors, elle ne veut pas te voir. Tu ne sais pas quoi faire. Rentrer et l'attendre en espérant que ce soit elle qui finisse par passer la porte ou retourner chez toi ? Tu soupires. Tu vois 321, ce n'est pas une bonne idée d'être dépendant de quelqu'un comme ça, maintenant qu'elle n'est pas là, tu es incapable d'agir.

Finalement, tu te décides à aller à la cafétéria dans l'espoir que ce soit l'heure des repas et qu'il y ait quelqu'un pour te permettre d'avoir accès à un repas. D'habitude, tu prends tes repas avec elle, tu ne t'es jamais dit que l'obligation de partager ton plateau était contraignant, mais si elle décide de t'éviter, ça risque de le devenir. Tu ne quittes pas le mur et chaque fois que tu parviens à un nouvel étage, tu fais bien le compte dans ton esprit. Il ne faut pas que tu te perdes. Une fois à la cafétéria, tu fais chou blanc, alors tu reviens sur tes pas. Tu te perds dans tes pensées en remontant les étages. Tu perds le fil et à un moment, tu ne sais plus où tu es. Niveau 5 ? Non, non, ça fait plus de deux étages que tu montes. Le 8, celui de ton logement ? Peut-être. Peut-être pas. Merde. Au fond de toi, tu savais que tu n'aurais pas dû quitter ta chambre, au moins là, tu savais où tu étais. Tu soupires, et tu continues de monter. Tu te dis qu'à un moment, tu vas bien être bloqué et que de là, tu pourras repartir en sens inverse sauf que les étages semblent se succéder sans fin. Tu finis par pénétrer dans l'un des étages et tu longes le mur afin de te repérer, de tenter de deviner dans quel étage tu es arrivé. Une porte. Tu continues d'avancer, une autre porte. Tu passes de l'autre côté et en face, même chose, une porte. Okay, tu es dans un des niveaux avec les logements, l'un des cinq. C'est peut-être le 8, tu espères que ce soit celui-là, mais pas de bol, 321, tu viens d'arriver dans le niveau que tu fuis le plus et tu le confonds avec les habitations. Tu reviens sur tes pas, si tu parviens à retourner au premier logement, tu pourras vérifier si c'est bien chez toi.

Sauf qu'à un moment, ta main touche quelque chose, quelqu'un même et tu as un mouvement de recul. 31 ? Non, 321, il n'y a pas qu'une seule personne en dehors de toi dans la Ruche et le taux de probabilité que tu tombes sur la personne que tu cherches par hasard est vraiment très très mince. C'est exactement ce que tu te dis et tu ne peux t'empêcher d'ajouter. Désolé, je t'avais pas vue. Sans blague, en même temps, comment tu aurais pu la voir dans le noir le plus complet. Je me suis perdu, je cherchais mon logement, je... Sinon, tu pourrais aussi la fermer pour que la personne en face de toi puisse en placer une, non ? Mais non, la peur, la situation, ton taux d’imbécillité font que tu ne peux t'empêcher de combler les blancs. Je crois que c'est celui là que tu ajoutes en appuyant sur la poignée de la porte à ta droite. Tu es persuadé que ce n'est pas ton logement, mais tu préfères t'enfermer dans le premier venu plutôt que de continuer de t'enfoncer. Et c'est ce que tu tentes de faire, sauf que ça bloque et dans ton esprit, tu ne tiltes pas. Tu ne te dis pas que les logements ne peuvent pas être fermés, que tu n'es donc pas dans un des niveaux où se trouvent les habitations. Non, tu ne captes pas et il faut dire que l'obscurité n'aide pas beaucoup.
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Crédits : The Blue Fox & Eriam
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: F05-093 & H04-321 | A l'abordage !   Sam 17 Juin - 11:26


F05-093 & H04-321 

A l'abordage !

SHUTDOWN ON - NO LIGHTS - NO IA

Peur. Peur, émotion qui guidait son quotidien. Encore plus ces derniers jours, où elle passait la plupart de son temps barricadée dans son logement. De temps en temps, elle pointait le bout de son nez dehors, juste pour s'assurer qu'il n'y avait aucun changement. Ce qui était ridicule, à bien y penser. Le noir étant ambiant, il touchait tous les coins et recoins de la Ruche. Il y aurait donc des modifications, elle le verrait même en restant dans sa chambre, qui était elle aussi plongée dans le noir le plus complet. Ah, quand la peur prenait le dessus, 093 avait décidément du mal à aligner quelques réflexions bien pensées. Qu'à cela ne tienne, seule sa survie comptait. Oui, sa survie. Tout était une histoire de pérenniser dans cet endroit. Avec ce shutdown général, la métisse ne craignait à vrai dire qu'une seule chose : que les gens deviennent fous, qu'ils en profitent pour déclencher les pires horreurs qui soient, qu'ils se mettent à massacrer tous ceux qui ne leur reviennent pas. Cela avait beau être une façon de penser totalement exagérée, la jeune femme s'accrochait dur comme fer à ses idées effrayantes. L'être humain n'était pas bon de nature, elle en était persuadée. Elle n'avait peut-être pas de souvenirs pour appuyer son opinion, mais cela ne changeait rien à son avis. Après tout, même en temps normal, les gens étaient susceptibles de se battre pour un rien, de chercher les problèmes à toute heure du jour ou de la nuit. Maintenant que tout était possible, pourquoi ils n'en profiteraient pas justement ? L'horreur, il n'y avait que ça pour caractériser ce lieu.

093 n'avait pas, toutefois, eut aussi peur au début de ce shutdown. Comme tout le monde, elle avait baigné dans l'incompréhension, cherché des réponses. Elle n'avait peut-être pas cherché bien loin, mais l'intention avait toujours été là. Aux premières heures, elle s'était réfugiée chez 117. Allez savoir pourquoi, elle ressentait le besoin de la côtoyer, quand bien même elle fuyait tous les autres êtres humains. Elle ne pouvait se l'expliquer, mais à chaque fois qu'elle la croisait, elle avait envie de se... lover dans ses bras. Ce qui était tout simplement ridicule, et presque humiliant pour une jeune femme comme elle, habituée à craindre tout et n'importe quoi, n'importe qui, à ne compter que sur elle-même. Comme s'il n'avait suffit que d'une seule personne pour que propre existence vole en éclats, alors qu'elle ne savait pas elle-même à quoi se résumait cette fameuse existence. Déambuler dans la Ruche, c'était ça le but de la vie ? La métisse en doutait, bien qu'elle n'osait pas trop se pencher sur la question à voix haute, de peur des représailles de l'IA. De l'IA, justement. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour comprendre que si l'électricité n'était plus, si le shutdown était vraiment général comme il semblait l'être, alors ça signifiait également que l'IA était hors d'état de nuire. Personne pour régler la Ruche, personne pour maintenir des débordements s'il devait y en avoir. Pas que la jeune femme était friande de ces allées et venues en prison de certains habitants ici, mais au moins c'était une garantie que tout le monde n'allait pas péter un câble de peur du châtiment qui allait en découler. Désormais, même ça, cette limite, avait été enlevée de la Ruche. Même ça, elle ne pouvait plus s'y fier. Alors 093 se terrait, lamentablement, dans sa chambre, attendant que les choses se passent. Son colocataire lui-même avait disparu, et les quelques éclats qui retentissaient parfois de l'extérieur la faisait trembler. Oui, 093 était effrayée.

Alors pourquoi, en ce jour, il fallait qu'elle ouvre la porte de son logement en se tenant bêtement à la poignée de celle-ci, attendant quelque chose qui ne viendrait pas ? 093 faisait une énorme erreur. Elle le savait. A mesure qu'elle refermait la porte, qu'elle longeait le mur, qu'elle grimpait les étages, elle se giflait, elle se cassait les ongles contre les surfaces dures qu'elle suivait, elle se répétait inlassablement de faire demi-tour. Mais elle ne voulait pas. Quelque chose l'en empêchait. Où étaient tous ceux qu'elle avait croisé à plus d'une reprise ? 678, 001 et 117 encore une fois ? Elle n'avait plus de nouvelles depuis qu'elle avait pathétiquement fuit toute présence humaine, et maintenant elle s'en mordait les doigts. « S'il vous plait,
dites-moi que vous allez bien...
» Un chuchotement désespéré lui échappa alors qu'elle continuait son parcours. Elle ne savait pas où ils étaient logés, elle fonçait droit dans un mur. Littéralement. Elle se cogna à plus d'une reprise alors qu'elle tentait de tomber sur des logements au hasard. A chaque fois qu'elle pensait être au bon endroit, elle se retenait d'ouvrir la porte. Et si on la jetait ? Et si on en profitait pour la faire entrer et abuser d'elle ? Et si on l'attaquait ? 093 était terrorisée. Pourquoi était-elle sortie si ce n'était pour arriver à rien ? Décidément, plus ça allait, plus elle se faisait pitié. Cette situation... ces pensées si atroces qui occupaient son esprit, c'était tout simplement inhumain. Il fallait qu'elle sorte de là.

Elle ne sut exactement combien de temps elle passa à longer les murs, à escalader des niveaux alors qu'elle était persuadée qu'elle devrait plutôt les descendre, mais bientôt, elle reconnut un couloir. Celui qu'elle pensait être le sien, ou peut-être celui de 117. Oui, c'était peut-être bien celui de la brune à la peau pâle qui lui manquait tant. « 117 ? » Elle souffla bêtement, au milieu du couloir. De sa voix n'avait résonné qu'un petit couinement étranglé et elle dut se racler discrètement la gorge avant de recommencer. « 117 tu es là ? » Un nouveau murmure. Si elle l'espérait qu'on l'entende, elle était mal barrée. Prenant son courage à deux mains, elle se décida à avancer d'un pas plus vif, et atterrit littéralement dans quelqu'un. 117 ? Définitivement non, à moins qu'elle n'ait pris quelque chose pour transformer son corps. Bafouillant, la jeune femme commença à se répandre en excuse, paniquant intérieurement. Faites qu'il ne lui fasse pas de mal. « P..Pardon, je voulais pas je... cherchais q..quelqu'un qui n'est pas là. » L'homme, qui n'était malheureusement pas 001 au son de sa voix, avait l'air toutefois aussi assuré qu'elle. Presque rassurée par cet état de fait, elle allait pour continuer sa route quand des bruits de pas et des cris, assez loin à en croire le faible niveau de son, lui parvinrent. Est-ce qu'elle hallucinait ? Peut-être bien. Toujours est-il qu'elle brandit ses deux mains et qu'elle s'accrocha à ce qu'elle pensait être le bras de l'inconnu, murmurant dans un souffle saccadé : « Est-ce qu.. est-ce que je peux entrer ? Avec vous ? S'il vous plait, je le sens pas. Tout ce noir, tout ces gens, je suis totalement perdue. » Perdue dans tous les sens du terme. Son orientation ne l'aiderait pas à retrouver son logement, et son mental lui jouait bien trop de tours pour qu'elle revienne sur ses pas sans perdre ses esprits. Suppliant encore une fois, elle argumenta : « Je vous promets de rien toucher chez vous. Je cherche juste.. un abri. Je me contenterai d'une place sur le sol. » Elle essayait de le convaincre par tous les moyens alors qu'elle le voyait déjà la main sur la poignée, prêt à se réfugier tranquillement chez lui. Prise d'un accès de panique, elle apposa sa main sur la sienne et insista longuement pour que la poignée s'abaisse, ouvrant la porte de l'abri tant désiré. Déjà elle soupirait d'aise, priant pour que l'inconnu ne la vire pas, priant pour qu'elle puisse enfin souffler et ne plus craindre l'extérieur. Ah, 093, si tu savais dans quoi tu t'embarquais.


AVENGEDINCHAINS

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

    Fear allow us to stay alive
    THE LIGHT AND THE SHADOW ARE INSIDE US AND THEY ARE THE ONLY REASON WHY WE CAN STILL FEEL SOMETHING. roller coaster

    #Soireeey:
     
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