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 You, me, a book, what do you say ? Ft. H03-14

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: You, me, a book, what do you say ? Ft. H03-14   Sam 1 Juil - 19:13

You, me, a book, what do you say ?
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Bénie soit la lumière ! Bon, d'accord, ce n'est pas encore tout à fait ça en terme retour à la normale (bien qu'en fait, je ne suis même pas certain de ce que la norme signifie dans cette fameuse ruche) mais une chose est sûre, il y a du progrès ; pour commencer, j'ai pris connaissance des lieux les plus importants (à savoir ma chambre et la cafétéria, parce qu'il faut bien vivre) mais surtout, les lumières reviennent petit à petit, ce qui élargit grandement mes possibilités d'exploration. Bon, pour l'instant, je me cantonne bien sagement aux niveaux que je connais déjà qui sont les quartiers d'habitations et les niveaux 2 à 5, principalement pour pouvoir me nourrir.

Mais aujourd'hui, j'ai décidé de commencer à découvrir mon nouvel environnement, alors je suis parti voir ce que ma nouvelle maison a à offrir. Rien de bien excitant, c'est ce que j'ai pensé en premier en découvrant la salle de sport et l'espace vert, parce que mis à part faire chauffer mes muscles et avoir une pseudo-sensation de plein air, je ne vois pas bien comment ces endroits pourraient m'aider à en savoir plus sur la Ruche. Puis je suis tombé sur la salle commune, et LA, j'ai enfin trouvé mon bonheur : déjà, la première chose que j'ai noté, c'est que l'ambiance est bien plus... authentique que dans les autres parties de la Ruche, comme si un effort particulier avait été fait pour ne pas qu'on ne se sente dans un bâtiment high-tech comme c'est le cas pour le reste des salles. Mais surtout, à part le piano et le mobilier cozy, il y a la bibliothèque ! Voilà quelque chose que je peux utiliser ! Du con-cret !

Voilà donc plus d'une heure maintenant que je fais des allers-retours entre mon fauteuil et le mur tapisser de livres. La plupart sont vierges, ce qui est un peut décevant, mais il y en a tout de même qui regorge d'informations plus ou moins intéressantes. J'en regarde un qui se veut être un livre de questions-réponses où la seule question demeure d'ailleurs sans réponse. Je souris en reconnaissant la chanson dont parle la jeune femme et y écris la suite accompagnée du nom. Au moment de signer, j'ai une petite hésitation : est-ce que je veux vraiment me faire remarquer ? Tant pis, je signe, quel mal ça peut faire ?

Mais le plus intéressant des livres reste encore celui qui se dénomme "Journal des abeilles"... Je ne sais pas qui a eu l'initiative de commencer ce Closer de la Ruche, mais je devrais saluer cette personne, à l'occasion, parce que pour un nouveau venu comme moi, même les rumeurs les plus ridicules sont bonnes à savoir, on ne sait jamais ! Alors, consciencieusement, je recopie les plus intéressantes dans un des livres vierges que j'ai trouvé. Je ne sais pas si j'ai vraiment le droit, mais c'est trop tard, de toute façon, parce que c'est déjà le deuxième que je m'approprie : le premier réflexe que j'ai eu, c'est de commencer un carnet de bord. Une sorte de journal intime, pour noter ce qui me passe par la tête, parce que quelque chose me dit que je vais rester bloquer ici longtemps et que les choses peuvent vite s'emballer, il n'y a qu'à voir les circonstances de mon arrivée... Ce livre-là, je compte bien le garder tout à fait secret, d'ailleurs, ça ne regarde que moi.

Je me reconcentre sur ma tâche actuelle mais, arrivé vers les dernières entrées, je tombe sur une rumeur qui me fait écarquiller les yeux : selon un des mes chers compagnons de galère, je ne suis pas du "bon côté de la Ruche"... Quoi ? Méfiant, j'englobe la salle du regard, tout en posant mon crayon. Alors comme ça, je viens à peine d'arriver qu'on se méfie déjà de moi ? Très bien. Je vais devoir très sérieusement me mettre au niveau, j'ai peut-être sous-estimé les autres habitants. Je lis avec attention les dernières rumeurs et pousse un soupir agacé en tombant sur la seconde mention de mon nom, accompagné cette fois de deux autres : H02-001 et H03-14, avec qui j'aurai échangé des mots doux... Bon, H02-001, je ne dis pas, après notre petite entrevue à la cafétéria, je peux comprendre. Mais qui est ce 14, et qu'est  ce qu'il vient faire ici ? C'est quoi ce ramassis de foutaises ?

Je reconsidère maintenant l'utilité de ce journal et agacé, je le range là où je l'ai trouvé. De retour sur mon fauteuil, je griffonne sauvagement dans mon carnet de bord attitré dans une tentative plus ou moins efficace pour me calmer les nerfs. Franchement, qui écrit ses rumeurs ? Et bordel, c'est qui, ce 14 ?

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MessageSujet: Re: You, me, a book, what do you say ? Ft. H03-14   Lun 10 Juil - 17:39



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Quatorze s’était levé de bonne humeur ce jour-là. Enfin « jour », la Ruche était toujours plongée dans l’obscurité depuis un bon moment, mais ce matin-là, quelque chose avait changé. Et pour cause : les lumières qu’ils avaient l’habitude d’avoir la nuit étaient revenues. Certes, ce n’était pas encore ça, mais c’était déjà un bon début. Au moins maintenant ils y voyaient tous un peu plus. Terminé les trajets de dix plombes pour rejoindre une pièce de cet endroit, main collée au mur pour ne pas se perdre. Terminé les sursauts au moindre bruit, quoique.

Au moins, ce matin, il avait pu voir le visage de Douze au réveil et c’était plutôt cool dans le fond. Le temps avait passé, cela faisait maintenant presque un mois qu’ils avaient finalement éclaircis leur situation. ENFIN. Le brun en avait eu marre de ce flou constant, l’empêchement de savoir comment se comporter avec lui. Au moins les choses étaient claires maintenant. Ils étaient ensembles et tentaient de faire évoluer leur histoire, de survivre dans ce trou en étant là l’un pour l’autre. Parfois c’était plus facile et d’autres fois non. Quatorze était parfois obligé de calmer la jalousie de Douze envers Trois… ce qui n’était clairement pas simple. Parfois c’était à Douze de calmer Quatorze, notamment lorsqu’il faisait des cauchemars. Ça lui était arrivé une ou deux fois de se renfermer sur lui-même, mais le blond avait été patient.

C’est donc tout naturellement que Quatorze avait la patate en se réveillant. Pas de cauchemars remplis de souvenirs glauques et douloureux, pas d’engueulade, pas de jalousie et le visage de Douze au réveil en prime. Après quelques moments à lézarder tous les deux dans la chambre de son petit ami, le brun avait fini par laisser le blond aller à la salle de sport alors que lui se dirigeait vers la salle commune. Il n’était toujours pas à l’aise avec la règle qui obligeait les résidents à s’entrainer en sous-vêtements… Et puis la fin du mois était arrivée, le journal des abeilles de la bibliothèque devait être rempli de rumeurs bien croustillantes et en bon petit fouineur, Quatorze n’en loupait pas une seule. Curiosité maladive quand tu nous tiens !

Il arriva bien plus vite sur place grâce aux lumières et constata qu’il n’était pas seul. Soit, ça l’importait peu. Il attrapa le livre qu’il cherchait avant de s’affaler de travers dans un fauteuil. Il sorti un livre de sa poche, son recueil ou journal d’informations qui ne le quittait jamais et commença sa lecture. Il notait chacune des rumeurs, voulant s’en rappeler et les avoir sur lui quoiqu’il arrive pour parer à toute éventualité.

Certaines le faisaient clairement ricaner. Visiblement, certains résidents n’étaient pas discrets pour dissimuler leurs petits secrets. Les idylles semblaient aller bon train depuis quelques temps. Enfermez des hommes et des femmes dans un endroit clos et bonjour l’éveil des hormones au bout de quelques mois, semaines, voire jours ! Même lui n’y avait pas coupé au final. Il n’allait pas se faire prier pour passer du bon temps avec Douze, après tout, leurs souvenirs leur indiquaient bien que cela avait déjà été le cas avant d’atterrir ici. C’était pour stimuler leurs mémoires, oui, oui, toutafé.

Quatorze nota également que les filles semblaient souvent se battre. Cela lui rappela la fois où Adélaïde lui avait appris qu’elle s’était battue avec Tasha. A ce rythme-là il allait finir par organiser des combats féminins dans la terre de la serre. Quitte à occuper ses journées…

Le brun avait ricané en lisant « plan à trois » avant de finalement se figer et se redresser d’un coup, faisant glisser au sol son propre carnet. QUOI ?! Il avait bien lu ce qu’il venait de lire ? Impossible ! Qui était le con qui venait de l’inclure dans une espèce d’hypothétique plan à trois à la noix ?!

« Putin, c’est quoi ce bordel, j’ai dis des mots doux à personne moi ! »

Ses yeux avaient clignés, tentant de voir si la phrase devant ses yeux allait disparaître mais rien à faire. Il ne faisait même plus attention au fait qu’il parlait à voix haute. Ce n’était pas comme si personnes ne parlait à voix haute ici, c’était même trop souvent le cas. Mais bon sang… qui avait balançait cette saloperie dans ce foutu journal ?! Il se mordit la lèvre en ramassant son stylo. Il hésitait clairement à raturer jusqu’à peut-être déchirer le papier cette rumeur. Douze ne devait jamais la voir : JAMAIS. Il était déjà jaloux de Trois sans aucune raison alors qu’il le connaissait et qu’ils trainaient souvent ensemble mais alors si le colocataire de Trois rentrait en jeu et un illustre inconnu, ce 403, ça allait foutre le bordel dans sa relation avec le blond. Et ça, c’était hors de question. Sauf que voilà… Effacer la rumeur revenait aussi à peut-être sous-entendre qu’il avait quelque chose à cacher. Et merde. Dilemme. Il ne savait pas quoi faire.

« Douze va péter les plombs… »

Il se passa une main sur le visage, continuant de ruminer. Bon sang, il allait devoir trouver un moyen pour calmer Douze quand il apprendrait cette rumeur débile. Il ne connaissait même pas ce 403 et il n’avait trainé avec 001 qu’une seule fois et toujours en présence de Trois. S’il choppait celui qui avait écrit un truc pareil, il lui referait le portrait sur le champ ! Il commençait d’ailleurs un peu à paniquer et s’agacer.

« Et c’est qui ce 403 bordel, il a intérêt d’être un minimum canon vu le bordel que ça va foutre bon sang ! »

Il avait râlé avant de se laisser retomber contre le dossier du fauteuil, blasé. Bras croisés il repensait aux premières rumeurs. C’était le même 403 qui en plus était peut-être du mauvais côté de la Ruche ? Remarque, vu la véracité des dernières rumeurs… Il réfléchissait encore quand il se rendit compte qu’un gars dans un fauteuil presque en face de lui, s’était mis à le fixer.
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MessageSujet: Re: You, me, a book, what do you say ? Ft. H03-14   Ven 21 Juil - 18:29

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Actuellement, je suis en train de dessiner un Godzilla miniature qui terrorise (sans la moindre explication) un village sur pilotis. Ne me demandez pas pourquoi, j’en sais rien, j’ai commencé par passer ma frustration et j’ai fini par dériver, ça arrive à tout le monde ! Et puis, honnêtement, il est vraiment pas mal, mon dessin ! Assis en tailleur, un bout de langue dépassant légèrement de mes lèvres en signe de concentration maximale, je m’attaque aux détails du corps sanguinolent d’un pauvre pécheur broyé par un toit, parce que c’est d’une importance capitale ce genre d’étoffement. Et soudain, c’est le drame : quelqu’un fait tomber un livre dans la salle commune et je sursaute, rippant sur mon beau dessin. Mon pêcheur se retrouve désormais avec un gros trait au crayon en pleine face, et je relève un regard énervé en direction du bruit.

J’aperçois un homme assis dans un fauteuil, l’ai choqué par sa lecture, et visiblement incapable de garder ses livres en place. Je fronce les sourcils, jetant un autre coup d’oeil sur mon chef d’oeuvre et pense que je pourrais peut-être rattraper ça en transformant le trait en gros débris. Peut-être même un pilotis projeté sur le pauvre homme par la queue de Godzilla ? Je pose la mine de mon crayon sur la feuille quand j’ai une espèce de déclic et relève de nouveau la tête pour détailler l’inconnu toujours vissé dans son fauteuil : ce qui m’intéresse le plus, en fait, c’est le livre qu’il est en train de lire, le journal des abeilles. Ce serait quand même fou que cet homme que je n’ai jamais vu soit le même homme dont je n’ai jamais entendu parler et avec qui je partage pourtant une rumeur toute entière ! Et pourtant, s’il y’a une chose que j’ai compris depuis le temps que je suis ici, c’est que la folie est partie inhérente de la Ruche.

Mine de rien, j’abandonne mon oeuvre d’art improvisée sans finir ma correction et me dirige plus ou moins discrètement vers le nouvel objet de mon intérêt, toujours plongé dans sa lecture. Bon, l’élément clé de la situation, c’est que vu l’expression sur son visage, il n’apprécie pas du tout ce qu’il est en train de lire. Maintenant, ce n’est pas nécessairement à cause de ma rumeur, ça pourrait être à cause de n’importe quoi, de n’importe qui, c’est peut-être même pas à propos de lui mais d’une de ses connaissances, tout est possible ! Si je pouvais ne serait-ce que voir la page qu’il est en train de lire, je serais déjà plus avancé ! Je me rapproche de lui, qui ne me voit de toute façon pas, et le contourne pour tenter une lecture d’espion par-dessus épaule mais ce n’est au final pas ça qui m’aide : l’homme marmonne à haute voix et je comprends tout de suite qu’il parle de moi et de notre rumeur commune.

Obéissant à un instinct très bête, je me penche vers lui qui me tourne le dos et murmure à son oreille : “J’espère aussi être assez canon pour toi…” Ne sachant pas quelle réaction attendre, je me redresse sur le champ, histoire d’éviter un éventuel coup de crâne dans le nez par accident (ou pas, d’ailleurs). Sourire aux lèvres, je le toise avec un air de défi. Je sais que ce n’est pas une façon très conventionnelle de se présenter à quelqu’un, mais de toute façon, vu la situation, on est plus à ça près. Je tente de gardait ma posture de kéké des plages encore un peu puis fini par me détendre et lâche un rire franc.

“Ah, désolé, je voulais juste m’amuser un petit peu, détendre l’atmosphère ! Et puis, c’était pas une vraie question ! Je présume donc que tu es le cher 14 que j’ai apparemment eu le plaisir de côtoyer à l’insu de mon plein-gré ? Enchanté officiellement, 403 !” Je marque une pause, parce que je n’ai pas réfléchi très loin à ce que j’allais dire. En fait, je suis toujours bloqué sur comment rattraper mon dessin, niveau concentration c’est pas top. Je hausse les épaules, ne sachant trop quoi ajouter. “... Et sinon… Ca te va, comme amant secret ?”

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MessageSujet: Re: You, me, a book, what do you say ? Ft. H03-14   Mar 1 Aoû - 13:21



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Foutu journal des abeilles ! Bon okay, la plupart du temps… Il l’adore. Quatorze peut même passer des heures à le feuilleter juste pour se remémorer quelles rumeurs complètement ouffissimes il peut trouver dedans. Certaines sont drôles, d’autres flippantes à souhait, certaines foutent le moral à zéro et parfois, comme aujourd’hui, certaines sont fausses et foutent le bordel au sein de la Ruche. Pire qu’une Gossip Girl ce cahier. Mais au moins, ça met de l’ambiance dans la Ruche. Du moins… C’est ce qu’il s’était toujours dis, jusqu’à ce qu’il commence à y apparaître un peu trop souvent.

Une des rumeurs des mois passés avait déjà attisée la jalousie de Douze pour Trois, ce qui n’était franchement pas cool, ni un cadeau. Il avait passé les deux ou trois dernières semaines –allez savoir ici-bas, ce n’est pas comme s’il y avait des calendriers aux murs… - à calmer cette jalousie et prouver à son nouveau petit copain qu’il n’y avait que lui dans son lit… Et voilà que les nouvelles rumeurs venaient de nouveaux foutre le merdier. Génial. Définitivement génial !

Son livre tombé, il était définitivement énervé… mais aussi amusé. Il ne savait jamais qui écrivait quelle rumeur, mais pour le coup, il ne pouvait pas nier que certains avaient une imagination clairement débordante !

Il n’avait cependant pas vu qu’une personne de la pièce s’était déplacée pour venir derrière lui l’espionner. Non, lui il était resté focalisé sur son bouquin et sur un gars qui le fixait, surement parce qu’il avait fait un peu de bruit. Il lui avait lancé un regarde qui voulait signifier un « Quoi, tu veux ma photo peut-être ?! » avant de sursauter d’un coup. Une voix un peu grave avait parlé près de son oreille sans qu’il ne la voie venir, le surprenant instantanément. Tellement qu’il s’en était retourné un peu dans son fauteuil, perdant l’équilibre et tombant à la renverse. Cul par terre, jambes encore sur le fauteuil. Génial bis, il avait l’air malin comme ça ! Pourquoi la moitié des résidents de cet endroit s’amusaient à toujours le prendre par surprise sans déconner ? Il allait finir par faire une syncope ou pire, utiliser ses vieilles aptitudes de la guerre et ça ne serait pas joli à voir…

Ceci dit, il se reprit bien vite, fronçant les sourcils en captant enfin ce que la dite voix lui avait dit. Queuhoi ? Il était sérieux ?! Assez canon pour lui ? Quatorze fixa le garçon à qui devait appartenir la voix, debout derrière le fauteuil et clairement fier de lui. Son petit sourire en coin pouvait même le prouver. Son air de défis fait tiquer le brun qui a connement envie de tomber dans son jeu. Après tout, pourquoi pas.

Son rire amusé lui dire un sourire et un levé d’yeux au ciel alors qu’il continu de l’écouter sans rien dire. Et il comprend enfin à qui il a à faire. Le fameux 403 de la rumeur, ben tiens, quand on parle du loup, on en voit la queue ! Fin la queue, vous avez compris quoi…

Finalement, c’est le brun qui se met à ricaner quand il entend la question du bouclé qui lui fait fasse. Alors là, y’avait pas à dire, il n’était pas tombé sur un moche ! Quoi ? Fallait être réaliste. Quatorze était peut-être déjà casé, mais il n’était pas non plus une none aveugle. Il savait reconnaître quand un gars était canon et ce gars-là : il l’était. Il se redressa donc avant de croiser les bras en le détaillant de haut en bas, sans gêne, avant de sourire en coin à son tour. Ouais, définitivement canon.

« Au moins on m’a pas collé avec un moche, ça fait plaisir. Quitte à foutre la merdre, je pourrais me vanter un peu. Je t’adopte comme amant secret, ouais. Enchanté aussi, tu l’as si bien deviné, je suis effectivement 14. J’espère que je suis à ton goût aussi, pour le coup, t’as pas trop eu le choix sur la marchandise on dirait. »

Quatorze avait pointé du doigt le journal avant de lui tendre une main en guise de présentation. Quitte à passer pour un mec qui dit des mots doux à tout va, autant faire connaissance avec l’autre gars qui se retrouvait également dans la même galère que lui. Fin la même galère, dans la même rumeur du moins. En y repensant, quel bazar que ça allait mettre…

« D’ailleurs, je veux pas te faire peur mais… si jamais tu vois un grand blond, à peu près ma taille, avec des yeux bleus océans, bien bâti et avec une légère barbe qui déboule dans ta direction un jour… Je te conseille vivement de partir en courant. »

Il s’était passé une main dans les cheveux en soufflant un peu. Bon sang, il allait encore galérer à expliquer tout ça à Douze. Déjà qu’il ne le croyait pas quand il lui disait que Trois et lui n’étaient que de très bons amis, avec un gars qu’il n’avait peut-être jamais vu, qu’est-ce que ça serait ! Il ramassa le journal avant de finalement hausser les épaules, un peu désolé pour 403.

« Cette rumeur va réveiller 1m83 de jalousie grandissante avec en plus un problème d’insécurité quand il s’agit de me garder pour lui, je suis désolé d’avance si t’en fais les frais. Je tenterais de lui expliquer que la rumeur est fausse avant qu’il te tombe dessus mais… Il est un peu dur de la feuille par moment. »

Il avait un peu rigolé, avant d’inviter sa nouvelle connaissance à s’assoir pour qu’ils discutent un peu. Dans un sens, la jalousie de Douze était mignonne, du moins quand elle n’était pas dirigée contre Trois. Au moins ça prouvait qu’il tenait à lui, c’était une bonne chose non ?

« T’es pas arrivé y’a longtemps il me semble, non ? Je n’ai pas le souvenir de t’avoir croisé ses derniers mois. »
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MessageSujet: Re: You, me, a book, what do you say ? Ft. H03-14   Mer 9 Aoû - 21:02

You, me, a book, what do you say ?
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La réaction que je voulais n'arrive pas. L'air choqué et confus que j'attendais est supplanté par un sourire tout aussi narquois que le mien tandis que l'homme se redresse dans son fauteuil et me détaille sans même faire mine d'être discret. Je suis surpris, agréablement surpris, bien sûr. Je ne sais pas qui a écrit cette rumeur mais cette personne a bien fait les choses parce que quelque chose me dit que lui et moi allons bien nous entendre. Je dois dire que la flatterie marche très bien avec moi, et ça fait toujours plaisir de savoir qu'on plaît même si j'ai conscience qu'une partie de lui ne pense qu'à me taquiner sans être sérieux. Mais mon sourire en coin se transforme en éclat de rire lorsque 14 se présente et m'accepte officiellement comme amant secret : je ne sais pas où tout ça va nous mener, mais j'aime beaucoup la direction que ça prend en tout cas.

Je serre la main qu'il me tend, préparant une réponse bien trempée à sa question indirecte : quelque chose de suave sans être lourd, juste ce qu'il faut pour lui montrer que moi aussi, je suis du genre taquin, et que s'il veut jouer, on va jouer. Puis, vient le moment qui fait tout basculer : je comprends que le beau 14 a déjà quelqu'un dans la Ruche, que je ne pourrais donc pas faire en sorte que la rumeur devienne réalité et qu'en plus de ça, je risque sans avoir rien fait de me prendre les fureurs d'une bête de muscles à tendances jalouses. Par-fait... J'ai toujours eu beaucoup de chance.

Je me tends un peu, pas parce que je suis refroidi par l'inaccessibilité du bellâtre -j'en ai connu avant lui, j'en connaitrai après sans le moindre doute- mais plutôt parce qu'il a l'air d'être en couple avec quelqu'un a problème et que c'est à l'opposé de ce que je veux. Je suis ici pour résoudre les mystères de la Ruche un point c'est tout, et non pour déclarer des guerres intestines entre amants et finir crevé sous un meuble...

Pourtant, le rire de mon interlocuteur me permet de me détendre un peu et de revenir dans un état d'esprit plus positif : peut-être exagère-t-il un peu cette jalousie ? Je tourne la tête pour scanner la salle commune et ne vois personne qui a l'air de vouloir m'emplâtrer contre un mur, alors pour l'instant ça va. Je crois. J'espère.

Et lorsqu'il me fait signe de prendre place dans le fauteuil à côté de lui, le gamin en moi se réveille et je suis pris d'un excès de confiance du à son rire qui a peut-être un peu trop détendu l'atmosphère entre nous. Tant pis, la rumeur est déjà sortie de toute façon, quitte à se faire taper, autant que ce soit pour quelque chose !

Aussi, plutôt que de m'asseoir où il me l'indique, je pose mes fesses sur l'accoudoir de son siège avant de caler mes jambes sur l'accoudoir opposé de sorte à ce qu'il se retrouve bloqué entre le dossier et moi.

"Pour répondre à ta question de tout à l'heure, tu es tout à fait à mon goût, plutôt deux fois qu'une, même ! Et pour ce qui est de la rumeur... Qui sait, peut-être que j'ai eu le choix ? Peut-être que je l'ai moi-même inscrite dans ce carnet dans l'espoir d'attirer ton attention, toi que j'observe depuis ma récente arrivée ici !" Je hausse les sourcils en guise de provocation tout en tapotant la couverture du journal des abeilles, plus malicieux que jamais.

"Peut-être que je suis déçu que la rumeur ne soit qu'un simple ragot et non une réalité..."
Je m'étais penché dangereusement près de lui tout en parlant et je me redresse d'un seul coup, bondissant presque du siège avant de faire un tour sur moi même et de retomber en tailleur sur le siège d'en face.

"Mais je n'ai pas non plus envie de me faire casser les dents juste parce que tu es physiquement très intelligent. Surtout par une espèce de viking qui a du mal à contrôler ses sentiments, alors disons que notre amour est impossible et que toi et moi, ça restera purement dans nos rêves respectifs !" Je lui fais un petit clin d'oeil avec de laisser échapper un gloussement satisfait.

"Plus sérieusement, oui, t'es observateur, je viens d'arriver dans la Ruche et j'apprends à la découvrir petit à petit ! J'aime bien, c'est pas mal et puis c'est un défi comme je les aime ! Et toi, ça fait combien de temps que tu te pavane dans les couloirs de la Ruche en disant des mots doux au premier inconnu venu ?"


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MessageSujet: Re: You, me, a book, what do you say ? Ft. H03-14   Ven 25 Aoû - 20:13



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Alors que Quatorze parlait sans vraiment réfléchir à ce qu’il disait, il sentit très légèrement le jeune homme en face de lui se figer. Mais juste l’espace d’un instant. Il n’avait pas pensé au fait que parler de son copain pourrait effrayer à ce point. Surtout que dans un sens, il avait un peu exagéré la jalousie de Douze. Du moins c’est ce qu’il pensait. Le blond état jaloux certes, il était capable d’être froid et de lancer des piques voulus et calculés, Trois en avait fait les frais… Mais de là à venir coller une droite à quelqu’un par jalousie… Peut-être pas non plus. Quoi qu’il en soit, l’avenir le leur dirait.

En attendant et heureusement pour le brun, 403 était resté là à l’écouter. Il avait même semblait se détendre de nouveau, au fil de la conversation. C’était un échange assez étrange mais intéressant. Pour la première fois, Quatorze se découvrait un côté joueur et un peu rentre dedans qu’il ne se connaissait pas. Explorer ce côté de sa personnalité avait quelque chose de fascinant et d’assez excitant. Il se demandait jusqu’où il était capable d’aller, juste pour obtenir le dernier mot ou l’avantage. Là encore, seul le temps pourrait lui donner la réponse.

Dans l’immédiat, il avait attendu que le beau 403 vienne s’assoir alors que lui avait déjà pris place sur un fauteuil. Sauf que tout ne se déroula pas comme aurait pu le prévoir le brun. Mister bouclettes s’était rapproché de son fauteuil pour venir s’installer sur l’accoudoir, le coinçant de ses jambes contre le dossier du siège. Ah. C’était qui s’appelait être piégé et vu le sourire qu’arborait le jeune homme, c’était le but recherché.

Son nouveau soit disant amant –merci le journal – lui confirmait qu’il était également à son goût, le flattant à son tour. Quatorze en avait souri, évidemment content du compliment. Il avait beau être casé, savoir que l’on plaisait ne pouvait que faire plaisir. Et dans un sens, c’était également rassurant. Le châtain évoqua l’idée qu’il aurait pu écrire lui-même la rumeur, comme tentative pour attirer son attention et il ne put s’empêcher de rigoler à ses propos. Encore plus lorsqu’il haussa les sourcils, suggérant qu’il était d’humeur joueuse aussi.

« Ravi d’avoir capté ton attention depuis tes premiers jours ! »

Il lui avait renvoyé son regard, accompagné d’un petit sourire en coin avant de le voir se pencher vers lui. Surprit, Quatorze se demandait bien ce qu’il allait faire, mais ne s’était pas pour autant enfoncé dans le dossier du siège. Il s’était toutefois vite redressé, donnant le temps au brun de comprendre ses mots. Il en avait souri également, amusé, et ne put s’empêcher de rajouter son grain de sel.

« A qui le dis-tu… »

Le jeune homme s’était assis en tailleur sur un fauteuil en face de lui et avait recommencé à parler, mentionnant Douze et le fait qu’il ne voulait pas s’attirer des ennuis et encore moins s’en prendre une en travers les dents. Ouais… Quatorze préférait aussi que sa petite gueule d’ange ne subisse pas un tel sort. Bon, il avait légèrement exagéré la jalousie de son petit ami, mais ça, 403 ne pouvait pas trop le savoir.

La fin de sa remarque et son clin d’œil firent rire doucement le brun. Son histoire d’amour impossible et de rêves lui faisait penser à des romans d’amour de la belle époque ou des téléfilms à l’eau rose. C’était risible, surtout vu leur situation. Et rire dans cet endroit faisait vraiment du bien. Rire, sans arrières pensées, ou du moins avec comme principale arrière-pensée de surenchérir sur l’autre, dans la bonne humeur. C’était plaisant, décontractant et divertissant. Mais finalement, le jeune homme avait repris un ton qui se voulait un peu plus sérieux, lui demandant depuis combien de temps il était ici… à dire des mots doux aux inconnus. Sérieux relatif, son humour lui plaisait définitivement. Quatorze eu un sourire en coin avant de se décider à lui répondre, content d’avoir trouvé quelqu’un avec un humour aussi douteux que le sien.

« Les amours impossibles font palpiter mon cœur, je rêverai de toi toutes les nuits, mon beau Roméo ! »

Il avait utilisé un ton pseudo dramatique en faignant le désespoir, tout en essayant de se retenir de rire. Sa connerie passée, il s’avachi un peu plus dans son fauteuil avant de rattraper son carnet pour l’ouvrir à la page où il gribouillait des petits bâtonnets pour compter les jours. Il s’était vite rendu compte que les compter de tête était bien trop compliqué. Plus les jours avaient passés et plus il avait commencé à s’emmêler les pinceaux. Il compta donc rapidement avant de reposer son cahier pour répondre.

« Je me la joue poète depuis un peu plus de trois mois maintenant. Ça commence à faire long d’ailleurs… Si t’aime les défis, tu vas être servit. La Ruche en est un grandeur nature avec plein de petits obstacles partout ! Y’a toujours de la nouveauté et pas toujours pour nous faciliter la tâche… Certains sont là depuis six mois et ils n’ont pas encore trouvé tous les secrets de cet endroit. »

Le brun avait soufflé, légèrement. Chercher et toujours chercher. Tout, n’importe quoi. Un indice, une anomalie, un souvenir. La moindre petite information qui pourrait les conduire à trouver une sortie ou le pourquoi du comment ils avaient tous atterris ici, sans mémoire.

« En fait, plus j’y pense et plus je me dis qu’on nous a balancé dans une espèce de jeu entre le Cluedo et Jumanji. A ceci près qu’on est enfermés et sans mémoire, bien sûr. »
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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: You, me, a book, what do you say ? Ft. H03-14   Mar 10 Oct - 18:53

You, me, a book, what do you say ?
H03-14 ft. H06-403



J’ai bien fait de venir ici, finalement ! Je veux dire, j’ai bien fait de m’approcher d’un parfait inconnu avec qui je partage apparemment une vie amoureuse secrète pour le taquiner sur la publication dans le journal des abeilles. J’aurai pu me manger une énorme claque dans la gueule, me faire insulter de tous les noms possibles ou imaginable, être l’objet d’une scène de ménage incompréhensible ou tout simplement me faire ignorer royalement, mais non. A la place de tout ça, j’ai droit à un mini-flirt et un début de tragédie grecque surjoué. Je souris largement à la mention du célèbre héros dramatique de Shakespeare (allez savoir pourquoi je me rappelle de lui et de sa bien-aimée toute aussi dramaqueen que mon cher et tendre 14 mais absolument pas de ne serait-ce que le début de mon prénom). Décidément, je crois que j’ai touché le gros lot grâce à cette rumeur, bénie soit la personne qui l’a écrite. J’en viendrais presque à regretter qu’il soit en couple, même si ce n’est pas mon genre de convoiter ce qui n’est de toute évidence pas à moi.

Je fronce les sourcils quand il me dit qu’il est là depuis trois mois tandis que les plus anciens sont là depuis deux fois plus longtemps et n’ont toujours rien trouvé. Soit ils sont vraiment très nuls en énigme, soit la Ruche est vraiment étudiée pour qu’on ne puisse pas en percer les mystères en un jour. A choisir, j’aimerais autant que ce soit la deuxième option, si les choses s’avèrent trop aisées et qu’il suffisait de quelqu’un comme moi pour tout déchiffrer, ce n’était pas la peine d’en faire tout un plat. Mais je suis certain que ce ne sera pas le cas : il doit bien y avoir quelque part ici quelqu’un d’aussi excité par ce genre de chose que moi, et il y a obligatoirement quelqu’un de bien plus intelligent ! Je n’ai rien d’un Einstein ni même d’un Sherlock Holmes. Je suis juste très curieux. Et têtu. Et coriace. Et particulièrement chiant quand j’ai décidé d’avoir quelque chose. La parfaite combinaison pour survivre ici, avec une bonne dose d’autodérision et d’humour, si je me fie au jeune homme soupirant dans son fauteuil.

“Cluedo et Jumanji… Pas mal ! J’imagine que les IAs peuvent bien faire office de lions sauvages et que les énigmes fonctionnent presque pareil que le Cluedo, surtout quand on regarde le nombre effarant de salles ici ! ‘Qui a tué H00-000 dans l’Espace Vert armé d’un plateau volé à la cafétéria avant de se noyer dans la piscine ?’” Je ricane à ma blague, parce que l’humour noir c’est un peu mon truc, ceci dit, je ne suis pas certain que ce soit celui de 14, d’autant qu’il n’a pas l’air d’humeur… “Bien sûr, ce serait mieux si tout le monde pouvait survivre à cet endroit et qu’on n’ait pas à résoudre un meurtre… Les black-outs et les fausses rumeurs c’est déjà pas mal !” Je marque une pause et en profite pour regarder le petit carnet de 14. Je ne suis pas le seul à tenir ce genre de chose, c’était évident dès le départ, mais ça me fait tout de même plaisir de voir qu’il est de ce genre là. L’homme idéal. Dans mes rêves, bien sûr, on a déjà établi que je tenais plus à mes dents qu’à une partie de jambes en l’air. Quoi que…

“Je me trompe ou tu as l’air un peu désabusé par la chasse aux énigmes ? J’imagine que c’est compréhensible, après trois mois enfermé ici. C’est peut-être ma naïveté de nouvel arrivant qui parle, mais franchement je ne pense pas que je pourrais me lasser de cet endroit. Il a toujours l’air de s’y passer des trucs ! Que ce soit avec les IAs ou les autres habitants, on ne doit pas beaucoup s’ennuyer. Et quand on s’ennuie, y’a toujours la piscine, la salle de sport, les copains jaloux, les amants mystérieux…”

Je lui lance un petit regard malicieux dans une tentative pour lui ramener le sourire. Mais une part de moi à très envie de se retourner pour être sûr qu’aucun géant blond ne se trouve dans les parages...


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