Partagez | 
 

 The ghost of a troubled past || H01-172

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
H01-9
H01-9
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: The ghost of a troubled past || H01-172   Dim 9 Juil - 4:28

LE DÉBUT DE L'HISTOIRE...



« Bah non, je rêve de toi, je risque pas de t'oublier. » Si tu as pu te figer une fraction de seconde, la chose n'a pas durée. Bien rapidement tu as fait le nécessaire pour t'assurer d'enfiler quelque chose par dessus ton boxer. Arrêter de frôler l’indécence alors que tu te trouves avec deux personnes que tu ne connais pas ou très peu. Ne considérant pas réellement une stupide bagarre comme un bagage nécessaire te permettant de prétendre connaître l'homme que tu viens bien rapidement rejoindre. Simplement pour lui cracher à la figure ce que tu penses de la connerie de votre dernière rencontre. Parce que non ce n'est rien de plus que ça. Une stupide connerie qui t'a fait verser une stupide larme sans raison. Tu ne la sens tout simplement pas toute cette histoire. Pas plus que cette situation. « Un coup-de-poing n'est pas une raison suffisante ? Mince alors, je croyais. » Raison pour laquelle tu as tâché de t'empresser de sortir de cet endroit. Mettre un terme à cette discussion avant de devoir expliquer à Caïn pourquoi tu as des ecchymoses sorties de nul pas. Pas que tu n'aimerais pas voir la petite bouille adorable de cet imbécile écrasée contre un mur, mais tu préfères user de tes propres moyens pour lui offrir sa juste vengeance. Pas profiter du fait que ton amant est plus efficace que toi en ce qui concerne les coups et tout leurs dérivés. Chose que tu n'as pas même besoin d'avoir observé de tes yeux pour savoir. Tu le sais simplement. L'as senti à sa façon d'agir autant avec toi qu'avec les autres. Tout comme tu sens que si tu restes dans ce logement ne serait-ce qu'une minute de plus avec lui il y a du sang qui va en venir à tacher les murs. Alors tu as foncé vers la porte simplement pour trouver la porte verrouillée. Merde. Non. Pas ça merde!

Tu donnes un coup de poing dans la porte. Un coup de pied avant de voir une main se poser sur la porte près de toi. Sa main. Il ne peut pas te laisser en paix deux minutes celui-là!? Chose que tu comptais bien évidemment lui envoyer à la gueule comme vous semblez si bien le faire entre vous depuis le début. Chose que tu n'as pas été en mesure de faire. Que tu n'as pas même été en mesure de te rappeler dès lors que tu t'es retourné. Que tu as senti ses lèvres se poser contre les tiennes. Ses lèvres que tu n'as pas repoussé. Tu t'es figé. Complètement paralysé par le familier de l'action. La pression si agréable de sa bouche contre la tienne. Le palpitant de ton cœur s'emportant férocement dans ton torse alors que tes tripes se tordent. De douleur. De bonheur. Tu ne saurais le dire. Tu sais simplement que lorsqu'il s'est finalement détaché de toi tu ne savais pas quoi dire. Quoi faire suite à ce geste auquel tu ne t'attendais pas. « Ouais, j'avais raison. » Jusqu'à ce qu'il prononce ces paroles et que tu sentes tes tripes se nouer. Des paroles suivant une action t'étant bien trop familière pour en avoir usé il y a si peu de temps. « Oh putain... » Tu marmonnes en l'observant se diriger vers la salle de bain. Portant les mains à tes lèvres avant de le suivre pour l'y retrouver. Lui et cette brosse à dent qu'il semble tenir comme s'il avait besoin de se nettoyer la bouche d'un élément toxique.

Tu t'en moques. D'un pas décidé tu réalises les quelques pas nécessaires pour combler la distance qui vous sépare avant de poser tes mains contre ses joues. Trouver ses lèvres des tiennes pour valider ce qu'il semble sous-entendre. Juste pour sentir ton cœur s'emporter de nouveau et avoir ce sentiment de tenir entre tes mains le bien le plus précieux de ton existence. Un manque. Quelque chose dont tu as désespérément besoin. Jusqu'à ce que tu te recules brusquement en titubant légèrement. Les larmes aux yeux. Le regard fixé sur cette bague à son doigt. « Bordel... C'est... » Non non non... Pas ça. Non. Ça ne peux pas. Pas lui. Pas ça. Pas ce foutu réflexe maladif et... cette bague... « Qu'est-ce que tu sais!? DIT-MOI CE QUE TU SAIS! »

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


Will I always be define by my mistakes?


BADGES:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-172
H01-172
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Mar 11 Juil - 23:01

Bonne action ? Certainement pas. Sans aucun remords. Il s'était servi. Le plus drôle était certainement le visage de sa victime. Si on pouvait appeler cela ainsi. Certes, il le laissait avec ces incertitudes. Tant que lui était certain de ne pas s'être trompé. Nic. Il le connaissait. Même un peu trop bien. Pas surprenant que leur retrouvaille ait commencé par une dispute s'y se fiait à leur relation. Aux quelques brides qu'il arrivait à obtenir. Au point qu'il ignorait s'il devait les considérer comme étant des rêves ou des cauchemars auparavant. Difficile à déterminer. Pour un spectateur. Était-ce de l'amour ? Ou de la haine ? Une telle dévotion, passion, destruction. Trouvant le plaisir dans la souffrance du partenaire ? Le besoin de faire mal. Pourquoi ? Et pourtant. Pourtant. Leur baisé pouvait être doux. Aussi doux que quelques secondes plus tôt. Une simple pression. Effectué tant de fois. Que cela aurait dû être banal. Mais c'était loin de l'être. Le cœur s'en était mêlé. Et des dégâts s'étaient réalisés. Mais à quelle échelle ? Comment est-ce que tout cela s'était fini ? Il n'était pas mort. C'était déjà une bonne nouvelle. Et puis... Il avait été marié n'est-ce pas ? Cette bague à son doigt était la preuve de son union. Une évidence qui s'était imposée. Mais il n'arrivait pas à y croire. Il était bien trop volatile pour cela. Il semblait être le genre qui avait du mal à se complaire dans une relation normale. Ordinaire. Banal. Rien que d'y penser, il en avait la nausée. Cependant, il en avait conscience. C'était bien loin d'être saint, n'apportant que des problèmes et destruction. Brisé. Cassé. N'était-ce pas ce qu'il était ? La raison de ce qu'il était. Comment il se comportait. Nombreuses devraient être les fissures de son être. Il avait grandi avec ce type, s'était formé. Où l'était-il depuis toujours et avait attendu le bon moment pour s'en servir ? Perturbé malgré tout. Par le compliqué de cette relation. Des questions. Réponse qu'il n'avait toujours pas. Et qu'il n'était pas certain d'obtenir. Il resta un moment face au miroir. Sa brosse à dents en bouche. Image bien ridicule certainement.

« Nicola... » Pression des deux paumes sur ses joues. Brosse à dents qui rejoint le sol. Dans un son. Qui n'atteint pas son cerveau. Ni même ses oreilles. Des bourdonnements. Face à la pression faite sur sa bouche. Particulièrement forte. Envolé, la douceur que l'acte avait habituellement. Incompréhension. Était-ce sa façon de se venger ? Un point partout ? Visage emprisonné. Les yeux écarquillés. Lysandre ne semble plus avoir conscience de quoi que ce soit d'autre. Stupéfaction. Ne voit plus qu'une scène. De son ennemi des lieux qui semble perdu. Plus que lui. Alors qu'il est coupable de cette action. Et le prénom qui lui a échappé, voulant le faire arrêter, pourtant certain qu'il allait finir une nouvelle fois étranglée. Mais cette fois contre un lavabo. Dans une putain de salle de bains ! Dans ce lieu qui le rend doucement dingue. Remarque le regard sur ses mains. Là où se trouve la bague. Qu'il cache derrière son dos. Comme si c'était un secret qu'il voulait garder. Il aurait dû la retirer. Le cœur battant, la chaleur qui le submerge. Sous la peur ? Le prend doucement pour un taré qui est au bon endroit si c'est un asile. Ne s'attendant certainement pas à des cris, une telle rage. Comme s'il l'avait trahi. Pas sa faute s'il se souvenait de rien. « Arrête de gueuler ! » La panique le prend à la gorge. Si bien qu'il s'approche si vite de son adversaire. Plaque sa main sur ses lèvres tout en se pressant contre lui, l'empêchant de bouger ou de se libérer pour reprendre sa scène particulièrement bruyante. Silence. Aux aguets. Pense à son femme enfermé dans une des pièces, qui pourrait certainement sortir en étant alerté par les cris. « Putain... t'as vraiment un problème. » Garde une nouvelle fois le silence pour essayer d'entendre quoi que ce soit. « Sinon quoi ? » Rentre de nouveau dans un rapport de force. À croire que la colère est l'émotion qu'ils préfèrent exprimer. Chaque pore de leurs corps hurle leur rage.

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-9
H01-9
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Sam 29 Juil - 18:07

Tu sens ton cœur s'emporter. Le palpitant en ton torse s'animer plus que de raison alors que tu hurles qu'il te dise ce qu'il sait. C'est tout juste si tu ne lui ordonne pas d'exprimer le fond de sa pensée. Parce que tu crois avoir compris. Tu sais avoir compris. Tu l'as senti jusqu'au fond de ton être brisé que cet homme et toi avez un passé. Tu as senti jusqu'au fond de tes tripes que ce connard à un moment ou un autre de vos existence t'as blessé et ça te tue. Ça te tue de ne pas savoir pourquoi ni comment. Ça te tue de ne pas te rappeler ce qu'il en était de toi et de vous. Tu ne sais pas même ce qu'il en est de ton côté. À en juger par son comportement tu n'arrives qu'à croire que tu as fait quelque chose. Quelque chose dont tu ne te souviens pas comme toute cette merde qui s'est volatilisée de ton esprit. Sans doute rien de bon encore une fois. Tout ce qui remonte à la surface de ton esprit n'est que bêtises et conneries que tu as réalisé comme un imbécile pour le bien de ta personne. Parce qu'égoïste tu sembles l'être. Connard tu sembles l'être. Toutes ces choses faisant de toi une horrible personne tu sembles les accumuler et les posséder. Une infinité de stupidités te collant à la chaire comme ce nom que tu l'as entendu prononcer juste avant que tes lèvres ne s'emparent des siennes. Parce que tu avais besoin de le valider. Tu avais besoin de le sentir encore une fois pour faire comprendre à ta tête qu'elle doit se bouger un peu pour une fois. Lui faire comprendre que tu n'en peux plus de ne pas savoir. De tout te remémorer au compte goutte parce que ça l'amuse cette stupide cervelle. Alors tu as hurlé parce que lui semble savoir. Qu'il a caché cette bague que tu observais avec un peu trop d'insistance dans son dos. « Arrête de gueuler ! » Ton regard l'observe approcher à grandes enjambées et tu ne bouges pas. Tu le laisses se plaquer contre toi et poser sa main contre ta bouche sans bouger. Essayant simplement de te souvenir de quelque chose. N'importe quoi. Le moindre petit détail.

« Putain... t'as vraiment un problème. » Tu roules des yeux avant de les reposer sur lui. Le palpitant en ton torse refusant obstinément de se calmer. Tes lèvres aspirant si fortement embrasser les doigts se plaquant contre elles. Tu ne le fais pourtant pas. Tu respires comme tu le peux. Tu... as ce nom sur le bout de la langue... « Sinon quoi ? » Tu poses les mains contre la sienne pour dégager doucement ta bouche. « J'ai pas envie d'en venir aux mains encore Lys... » Tu as envie. Tu as bien trop envie d'écraser ton poing dans sa jolie gueule pour qu'il recule. Pour qu'il te relâche et t'explique enfin ce qu'il sait. Parce que tu ne doutes pas un seul instant qu'il sait quelque chose. Ton prénom prouvant à lui seul qu'il se souvient. Du moins qu'il se souvient partiellement de toi. Qu'il savait ce qu'il cherchait lorsqu'il a posé si doucement ses lèvres contre les tiennes. Tu n'as pourtant pas envie de le laisser gagner si facilement. Le laisser te cacher tout ça parce que tu n'es rien de plus que rage à son égard. Alors tu changes de tactique et réalise si tardivement ce que tu viens de dire. Ne voyant rien de plus que l'ébauche du plan se formant si naturellement dans ton esprit avant de comprendre que le nom t'as échappé. Du moins partiellement. Lys... « On était ensemble pas vrai? À un moment ou un autre. » Tu soupires avant de l'attraper par la nuque pour reposer plus doucement tes lèvres contre les siennes.

« Alors tu me dis ce que tu sais sinon je vais simplement continuer de faire ça jusqu'à ce que tu parles. Parce que tu vois visiblement ça fonctionne pour m'aider à me souvenir de toi... Lysandre... Donc tu parles... ou je continue de t'embrasser comme ça encore et encore et encore... » Un bref sourire se dessine sur tes lèvres alors que tu l'observes. D'une façon ou d'une autre tu vas savoir et si les coups de poing ne fonctionnent pas peut-être qu'autre chose suffira à le faire craquer. Tu sauras bien trouver. Il le faut. Parce que tu as besoin de savoir. Pour une fois putain tu as besoin de savoir dans le détail ce qu'il en est parce qu'entre la Boss et Caïn... tu ne supporteras pas un néant supplémentaire. Un nouveau gouffre dans les tréfonds de ton cerveau.

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


Will I always be define by my mistakes?


BADGES:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-172
H01-172
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Dim 6 Aoû - 15:00

Situation étrange. Faire face à un amour perdu. Que l'on a fui. Dont on s'est échappé des années auparavant. C'était bien mieux. Lorsque les souvenirs n'étaient pas là. Lorsqu'il pouvait continuer à le détester d'être ce qu'il était. Lorsqu'il pouvait utiliser ses armes sans qu'elles lui reviennent en pleine face. Les cartes ne sont plus en main. Tout dégénère. Elles s'envolent. S'échappe à son contrôle. Encore plus que cette femme enfermée dans la pièce. Qu'il s'est permis de trahir et qu'il continuerait à trahir. Malgré les promesses sans doute faîtes devant l'autel. Connard dans l'âme. Ne peut changer. Trop tard. Et il le réalise. Là face à cet homme. Comme s'il n'avait pas vraiment grandi, comme s'il n'avait pas évolué depuis sa fuite. Un abandon. Dont il est responsable. Va t-il payer ? Quel prix ? Ne peut imaginer qu'il l'a réellement blessé. Ou juste un peu. Espoir embrumé. Différent. Opposé. L'envie qu'il ait souffert de son absence, qu'il tenait à lui. Qu'il n'était pas le seul à être accro. Des sourires. Regards. Caresses. Tant de gestes. Plein de tendresse. Pourtant, il connaît l'envers du décor, se souvient encore de cette panique qui l'a pris à la gorge. Lors de son réveil. Après ce souvenir. Comme s'il sentait encore les mains autour de son cou. Comme pour lui voler sa vie. Doucement. Lui faire payer. Ses actes. Et rien que d'y penser. Il lève sa main en direction du cou qu'il masse. Tout en baissant la tête un instant. Avalant sa salive. Souvenir qui aurait dû totalement disparaître. Même de sa mémoire. Merde. Ils se sont détruits. Sans aucun état d'âme. Était-ce réellement de l'amour ? Ou juste l'envie de posséder quelqu'un ? De ne pas être seul. Lysandre n'arrive pas à le déterminer. La jeunesse les a rendu dingues. Trop puissant pour être contrôlé. Ne peut pas se permettre que l'autre s'en souvienne. Sait qu'il risque de le payer. Cet abandon. Sait à quel point leur vie semblait être retenu que par la main de l'autre. A été le plus courageux ? Le plus lâche ? Pour partir avant le point de non-retour ? 

Relève la tête. Plisse les yeux. Air sévère. Ne pas se laisser faire. Jamais ! Quitte à recommencer le combat. Encore et encore. Malgré les années écoulées. Pourtant, la surprise prend part de son organisme face à sa réponse. Ne pas en venir aux mains. Eux ? Ils ne peuvent pas s'en empêcher. Même avec l'amour, ils n'arrivaient pas à faire autrement. Ce sentiment qui est sensé ne respirer que la douceur, la tendresse. Ils ne l'ont pas connu comme cela. Ils sont toujours ces êtres brisés. Pourtant, le choc qui s'est épris de lui n'est pas à cause de cette phrase. Non. C'est ce surnom. Cette voix qui le prononce. Si doucement. Qu'il connaît bien. Comme une putain de vague qui le submerge. Parce qu'il se souvient. Jamais il ne lui aurait donné son identité. Offrir des cartes. Pas une bonne idée. Il n'aurait jamais dû laisser sa curiosité le pousser à l'embrasser. Raviver ce souvenir. Ces souvenirs qui ont fait d'eux ce qu'ils sont. Putain ! Ses mains glissent. Ballant tout le long de son corps tellement le choc l'a figé. Frapper ! Avec les mots ! C'est ce qu'il doit faire ! C'est ce qu'il va faire.

Merde. Comment le pourrait-il ? Avec une paire de lèvres qui ne cessent de s'écraser sur les siennes. Surtout avec cette putain de douceur. L'enfoiré ! Il ne peut pas ! Il n'a pas le droit ! Pas avec ce qu'il lui a fait ! Ne peut pas se le permettre. Et la colère le prend tellement qu'il pose ses mains sur sa poitrine pour le pousser. Autant qu'il le peut. « Ce n'est pas parce qu'on a baisé ensemble une ou deux fois qu'on était ensemble ! » Crache t-il avec haine. « Je te le permets pas ! Pas ça ! » A croire qu'il devient fou. Cette tendresse. Douceur. Il la connu. Après la tempête. Après les coups. Après les étranglements. Après la violence. Manque une partie. Se met à trembler alors qu'il effectue un pas en arrière, tête baissée. Telle des flashes, les souvenirs, les images, les scènes se multiplient. Trop ! Trop vite ! Comme les mots, comme les paroles chuchotés sous l'oreiller après la passion exprimés. « Enfoiré ! » Les deux mains posées sur sa tête, comme pour faire cesser. Arrêter le flot. Tant qu'il le peut. « Tu veux savoir quoi ? Que tu aimais me cogner avant de me baiser ! Hein, c'est ce que tu veux savoir ! » La haine le fait crier, fait en sorte que les veines de son cou ressortent. Qu'il ait l'air d'un fou. D'un dingue à cracher sa haine. Sa colère. « Mais crois-moi, ne pense même pas que ça va recommencer, pose la main sur moi et je te saigne. » Susurre la phrase tout contre ses lèvres, les mains accrochées au col de son vêtement.

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-9
H01-9
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Lun 7 Aoû - 2:33

« Ce n'est pas parce qu'on a baisé ensemble une ou deux fois qu'on était ensemble ! » Tu le laisses te repousser parce que tu n'as pas réellement d'autres choix. Écoutant avec un peu trop d'attention les paroles qu'il te hurle à la gueule comme s'il allait te faire part d'une évidence sur ton existence t'ayant encore échappée. Il se contente plutôt de te cracher son venin à la figure pour exprimer quelque chose que tu n'arrives pas à croire. Tu n'arrives pas à croire que quelques baises auraient suffit à te faire réagir ainsi en sa présence. Que tu aurais pu échapper une fine larme la première fois que tu l'as vu parce que vous avez partagé un lit à quelques reprises. C'est stupide et ça te semble complètement vide de sens. Non. Il y avait plus. Il y avait bien plus que ça et tu arriveras à lui soutirer le morceau parce que tu ne peux que croire qu'il sait à en juger par son attitude. À constater la réaction engendrée par les quelques si légers baisers que tu as posé à la surface de ses lèvres. « Je te le permets pas ! Pas ça ! » Tu observes son corps qui recule. Tremblant d'une panique que tu n'arrives pas à cerner parce qu'il ne veut rien t'expliquer ce petit con. La chose ne t'empêche pas de réprimer un mouvement dans sa direction. Jugeant préférable de le laisser prendre de la distance malgré l'onde de culpabilité te rongeant soudainement. Comme si tu t'en voulais de l'avoir mit dans un tel état. Comme si ça t'importait vraiment. Parce qu'il semble souffrir des gestes que tu viens de poser et si une part de toi apprécie presque le spectacle la majeure partie de ton être se maudit de sa réaction. « Enfoiré ! » Tu fais finalement un pas dans sa direction en le voyant poser les mains contre sa tête. Te stoppant net dès qu'il ouvre la bouche de nouveau. Refusant obstinément de croire les paroles qu'il hurle avec tant de rage. « Tu veux savoir quoi ? Que tu aimais me cogner avant de me baiser ! Hein, c'est ce que tu veux savoir ! »

Tu... Tu le frappais? Non. Tu ne peux pas croire que tu faisais ça. Tu veux bien croire que tu as fait des horreurs par le passé à les voir pointer le bout de leur nez les unes après les autres, mais le frapper? Est-ce simplement parce que l'occasion ne s'est pas encore présentée que tu n'as pas fait ça? Que tu n'as pas eu d'apparente effusion de violence outre les mots que tu as si perfidement prononcé à l'attention de Caïn la première fois que tu es allé volontairement le trouver? Il approche de nouveau dans ta direction et tu ne trouves pas même la force de reculer ou le repousser. Encore sous le choc de ses mots. De cette évidence que tu ne veux pas accepter. Tout comme ce moment que tu avais presque oublié une fraction de seconde à trop vouloir te convaincre de la fausseté de ses propos. Une effusion de violence tu en as bien eu une. Avec lui. Le jour où tu la vue pour la première fois et que le coup tu n'as pas su le retenir. Le premier coup avant qu'il n'en vienne à enrouler ses mains contre ta gorge au point où tu as cru que tu y passerais. « Mais crois-moi, ne pense même pas que ça va recommencer, pose la main sur moi et je te saigne. »

Tu le dévisages un instant sans réellement savoir quoi dire ou faire. Sans savoir si tu as réellement envie de continuer de le piquer à coup de manipulation ou... laisser libre court aux mots te venant si naturellement. « Lys... je suis désolé... » Tu poses tes mains contre les siennes tenant si fermement ton col. Posant tes lèvres contre les siennes une dernière fois avant de murmurer tout contre elles. « Pourquoi est-ce que t'es parti... » Tu sens ton cœur se serrer et même sans réellement totalement te rappeler tu flanches et vient l'enserrer de tes bras. Sentant tes yeux brûler plus que de raison sans arriver à contenir le liquide bouillant venant s'en écouler. « Pardonne-moi je t'en pris... » Te pardonne quoi? Tu ne le sais pas et tu ne sais pas si tu veux réellement le savoir. Tu sais que le fruit de ses mots et le flot des émotions t'échappant comme les mots que tu ne sais pas pourquoi tu prononces te suffisent à demander pardon. À le serrer si fortement dans tes bras en te remémorant ton éveille près de lui ce matin-là et l'odeur si réconfortante émanant de son cou. Bon sang pourquoi... Pourquoi maintenant... Pourquoi lui... « Je suis désolé... »

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


Will I always be define by my mistakes?


BADGES:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-172
H01-172
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Lun 7 Aoû - 22:05

L'envie de l'égorger pour avoir osé. Effectuer ce genre d'action. Alors qu'il a fait tout le contraire, qu'il n'arrivait pas à s'en empêcher. Lui faire mal. Prenant sans doute son pied malgré qu'il prétendît le contraire. Il a grandi, il a changé. Il est prêt à le lui prouver, démontrer qu'il ne se laissera pas faire et cette fois, les armes seront égales. Qu'importe s'il est moins musclé, qu'il ne sait pas se battre aussi bien que ses adversaires, la loi du plus fort. Et lorsque les excuses viennent. Il en a le souffle coupé. Parce qu'il ne s'y attendait pas. Des excuses. Une telle chose. Comment ? Si bien qu'il en reste bouche-bée. Que la poigne autour du cou est moins forte qu'avant. Ses yeux s'écarquillent doucement alors qu'il sent son cœur battre si vite. Pourquoi ? Comment ? Il est en train de lui mentir. Il essaye de le manipuler. Cela est évident ! Il se hurle ces mots. Qu'il ne doit pas se laisser avoir, qu'il ne peut pas se permettre de lui laisser la possibilité de recommencer. D'avoir dû pouvoir sur lui. Surtout dans un tel endroit. Une folie. Qui n'a pas de sens ! Il ne peut pas se le permettre. Nicola n'est pas Izaak, Nicola est toxique. Nicola est un manipulateur. Qui sait quelles paroles utiliser. Pourtant, il est figé n'arrive pas à bouger tellement la surprise a fait l'effet d'une bombe. Et comme pour foutre encore plus en l'air ses pensées, la pression des lèvres. Toujours avec cette douceur. Merde ! Ce n'est pas Nicola. Ce n'est pas celui qu'il connaît. Avec qui il a vécu. Avec qui il vivait ! Est-ce un frère jumeau ? Impossible ! Le choc. Si bien qu'il s'éloigne. Un pas en arrière. Le regardant toujours. Comme s'il était complètement fou. Comme s'il était face un fantôme. Parce que c'était obligé d'être un fantôme... il ne pouvait pas... Pas être aussi. Il n'avait même pas de mot. Tellement il était stupéfait. 

Il serre les poings. Les dents. La haine est de nouveau là. Elle le bouffe. Une telle colère envers cet homme. Parce que sa fierté a été bafouée, imaginer être une victime. Il en a horreur. Honteux. Comment a-t-il finir ainsi ? C'était cela le pouvoir que l'on donnait lorsqu'on ressentait des sentiments pour quelqu'un ? L'enfoiré ! La prochaine question. Comme s'il allait lui répondre. Il ne va pas se rabaisser encore une fois. Certainement pas. « Je t'aimais plus. » Véridique ? Non. Pas du tout. Il l'aimait. Beaucoup trop. Assez pour supporter encore des mois. Des années. Mais il devait rentrer. Pour rester en vie. Parce qu'il était trop jeune pour crever dans un meurtre passionnel. Ne voulait pas faire un remake de Roméo et Juliette. Sa propre gueule avant tout. « Je t'ai dit de ne pas me toucher. » Il ne voulait pas qu'il le presse contre lui. Ne voulait pas craquer. Ne voulait pas laisser son cœur le faire flancher. Garder les pieds sur terre. Même face à cet enfoiré. Surtout face à celui-ci. Parce qu'il avait dû pouvoir sur lui. Même s'il ne le voulait pas. Même s'il ne supportait pas de le savoir. Surtout avec les souvenirs encore en tête. « Non. » Jamais ! Il lui en voulait. Lui en voudrait toute sa vie. De l'avoir brisé encore plus qu'il ne l'était déjà. D'avoir gardé des morceaux de sa personne. De les avoir arrachés. Incapacité de les récupérer. Ça lui plaît. De voir les larmes. De le voir cassé. Juste sous ses yeux. Parce qu'il n'est plus le seul. Que ses actions le suivent. Le plus longtemps possible. Cruauté. La victime devient bourreau. Se régale désormais d'une déchéance dont elle est témoin. Qu'il ait mal ! Si fort ! Assez pour ne plus oser lui faire quoi que ce soit. Que la honte le submerger à chaque fois qu'il posera les yeux sur lui. « Arrête de t'excuser. » Il se retourne, lui offre son dos pour cacher son trouble. Toujours pas habitué aux larmes. Merde. « Tu ne te souviens même pas et tu t'excuses ! » Trouve des excuses. Alors que sa voix tremble. Preuve du tourbillon présent. Dans lequel se trouve ses émotions.

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-9
H01-9
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Lun 14 Aoû - 3:15

Tu ne veux tout simplement pas le croire. Pas même imaginer que tu aurais pu faire ça à un moment ou un autre de ta vie. User de tant de violence à l'encontre d'une personne que tu as visiblement aimé. Une personne à laquelle une part de toi semble toujours si fortement accrochée. Comme s'il avait subtilisé une part de ton être que tu n'as jamais été capable de retrouver malgré les années que tu as laissé derrière-toi. Parce que c'est le sentiment que tu as. Des années. Trop d'années à attendre son retour qui n'est jamais arrivé. À attendre si douloureusement le retour de cette personne chamboulant ton être à un point que tu n'aurais pas même pu imaginer la première fois que tu as croisé son chemin. Comme si le contact de ses lèvres contre les tiennes avait suffit à éveiller en toi cette information manquante comme tant d'autres. Lysandre... L'homme que tu observes s'éloigner de toi après que tu lui aies demandé pardon. Pardon pour quelque chose qu'il prétend que tu as fait. Pardon pour quelque chose dont tu ne te souviens plus et qui pourtant semble batailler pour refaire surface dans ton esprit. Alors tu fermes les yeux et tu attends. « Je t'aimais plus. » Tu attends en espérant sans doute trop que le miracle se produira et que sa simple présence arrivera à raviver des souvenirs. Pas seulement ces foutues émotions te mettant dans tout tes états depuis des semaines parce que c'est ce qui semble le plus enclin à t'assaillir. Les émotions. Les sensations du passées bien plus que les images auxquelles elles sont associées. Simplement le flot rongeant tes tripes pour te passer un message que tu peines toujours autant à déchiffrer. Malgré les excuses. Malgré la pression de ton corps contre le sien parce que tu en avais besoin. Quelque part au fond de toi tu en avais besoin. « Je t'ai dit de ne pas me toucher. »

Il faut que tu te souviennes. Il le faut. Parce que ça ne peut pas se terminer ainsi entre deux personnes se hurlant à la tête. Il y aura plus à un moment où un autre et tu n'as pas envie que ce plus soit un bain de sang. Tu as fait des erreurs par le passé. Tu le sais. Ça aussi tu le sens. Raison pour laquelle à un moment tu en es venu à te demander si cet endroit ne sera pas un lieu de rédemption. Une façon de réellement voir comment tu es pour réaliser comme tu as pu être horrible par le passé. Comme tu peux encore l'être à agir comme tu le fais avec Trois. Tu as tes raisons. Tu as toujours tes raisons et sans doute les avais-tu aussi à ce moment-là, mais quoi? « Tu ne te souviens même pas et tu t'excuses ! » Tu observes son dos en lui répondant spontanément sans même modérer le ton de ta voix. « ARRÊTE DE HURLER! » Sa voix tremble. Ta voix tremble. Ton corps entier tremble de l'énervement s’emparant de toi alors que tu te laisses tomber contre le mur pour t'asseoir par terre. Ne l'approchant plus comme il te l'a demandé. Fermant de nouveau les yeux en posant les mains contre ta tête pour essayer de te rappeler. Les images ne viennent pourtant pas. Que la noirceur du néant pour guider tes pensées qui pourtant arriver à trouver des mots après quelques instants. Parce que là réside visiblement ta force quand tu arrives à ne pas laisser tes états d'âme gérer ton comportement si impulsivement.

« J'ai arrêté... Je me souviens pas de tout, mais... je sais que j'ai arrêté. Je voulais plus de ça. Je voulais... que tu reviennes alors j'ai arrêté... » Un soupire nerveux t'échappe alors que tu ouvres les yeux de nouveau en relevant la tête pour l'appuyer contre le mur. Les jambes mollement étendues devant toi tandis que le mur supporte le poids de ton dos. « Je suis ici depuis des mois et t'es la seule et unique personne contre qui je me suis réellement mit en colère. Au point de te frapper. Parce que tu l'as cherché connard... mais je suis pas comme ça. Je suis plus comme ça. Je suis pas un violent Lys. Je sais pas ce que j'ai pu te faire dans le détail. Je sais même pas combien d'années ont passées depuis ça... mais je sais que j'ai putain de mal en moi quand je pose les yeux sur toi t'as pas idée. » Tes dents s'enfoncent dans ta lèvres inférieure et tu poses les yeux au plafond. « Je te jure que mon copain d'avant ici aurait assurément pas un violent avec lui. Je suis une pauvre merde à côté de ce mec... et... je t'aimais encore... »

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


Will I always be define by my mistakes?


BADGES:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-172
H01-172
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Mar 5 Sep - 13:34

Il en a envie. Ce désir profond de lui faire du mal. Et il n'en pas surpris. Ou juste un peu. Parce qu'il le sent au fond de lui. À quel point il le hait pour ses actes. Perpétré. Combien de fois est-ce que cela était arrivé ? Aurait-il terminé sans vie sur le sol après un coup de trop ? Auraient-ils arrêtés à temps ? Non ! Bien évidemment que non. Ils semblaient en être incapables. Ils vivaient ainsi. Dedans. Aussi fort que ses sentiments. Encore là. Le blessant encore plus. Cela aurait été tellement plus facile s'il l'avait détesté. Juste détesté. Plus simple. Ne pas regretter ses coups à coup de mot tranchant. Le venin qui continuait à être craché. En direction de sa victime favorite. Combien d'année s'était écoulé depuis le dernier face-à-face. Ces questions dont il ignorait la réponse. Peut-être auraient-elles pu l'aider. Lui permettre de comprendre son propre ressentit. Face à sa détresse. Face à la culpabilité. Face à son ignorance affolante. Il ne s'était pas attendu à cela. Pas à une telle réaction. Les cris. La rage. La colère. Voilà le tableau qui arrivait en premier plan sur les possibilités. Une nouvelle fois plongée dans ce tourbillon sans fin. Incapacité de faire autrement. Ils ne connaissaient pas cette façon douce. Pas lorsqu'ils étaient en présences de l'autre. Ancré dans la chair. Marque indélébile. Qui ne laisse pas de cicatrice visible à l'œil nu. « Ne me dit pas ce que je dois faire ! » Rugit-il les yeux injectés de sang sous la colère. Les traits du visage tendus. Se fait face. Le corps loin d'être sous contrôle comme il désire le faire transparaître. Le regard hagard, n'arrive pas à y croire ! Pas alors qu'il s'écroule au sol, qu'il semble désespérée, assaillit. Par quoi ? Les souvenirs ? Les évidences ? Les révélations ? Doute que sa vie se soit arrêté suite à sa fuite, suite à son courage ? D'avoir échappé à une mort certaine ? Suite à une nouvelle dispute. Le retour en arrière impossible. Une nouvelle fois plongée dans ce tourbillon sans fin. Pourtant, il n'arrive pas à regarder ailleurs. Non, pas alors que des mots atteignent ses oreilles. Pas alors qu'un détail était pour l'instant resté sous silence. Qu'il ignorait. Ou qu'il feintait ne pas connaître. Qu'il refusait d'accepter !

Le souffle coupé. Il garde le silence. Que peut-il dire ? Il ne pensait pas que l'autre allait lui faire une espèce déclaration sur son ressentit. Était-ce une façon ou une autre de l'amadouer ? Sans aucun doute ! Méfiance. Il ne pouvait pas se permettre de faire une quelconque erreur qui pourrait le mettre en danger dans cet endroit. Pas alors que des gens disparaissaient sans même que l'on sache pourquoi ?! Et puis surtout... Ce qui le terrifiant, c'est l'idée de finir sans vie dans un couloir et qu'il rejoigne d'autres cadavres. Il méritait mieux tout de même ! Ses bras se croissent sur sa poitrine. Faible protection. Il ne voulait pas passer pour un faible qui se faisait avoir à cause de quelques larmes qui n'avaient même pas coulés ! « T'es comme ça Nic', arrête de vouloir passer pour une petite victime qu'on a obligé. Je ne t'ai pas mis le couteau sous la gorge, quand tu dérailles, tu vois rien d'autre que ta colère. » Ton dur. Refus de minimiser les faits. Qu'il en prenne toutes les responsabilités. Qu'il se sente coupable. Tellement qu'il n'osera plus jamais lui faire quoi que ce soit. Les paroles, les mots, si faciles à manipuler, à utiliser. Il le faisait constamment. Les yeux qui se plissent. Une nouvelle vague de méfiance. L'aimait ? Au passé. Pourquoi ce picotement au cœur ? Il ressent une rage intense. Qui fait vibrer l'intérieur de son corps. Le force à fusiller du regard l'homme recroquevillé sur lui-même. Au sol. Juste devant lui. Qu'il se plaît à regarder de haut. Comme s'il avait repris les rênes. « Peut-être que c'est pour cette raison que tu es avec lui... Parce que tu sais que t'auras jamais le dessus. » Si cruel. Apprécie de se servir des armes que l'on vient à peine de lui servir sur un plateau. « Hein...Tes pulsions n'ont pas d'impact... » Il se baisse. Pose un genou au sol. Plaçant son visage face au sien. « …T'as besoin de ça en fait... » Joie malsaine de le savoir plongé dans un autre tourbillon. « … T'es d'un tordu Nicola... » Il secoue la tête de droite à gauche lentement tout en rendant plus restreint la distance entre leur deux visage. Être brisé. Sans échappatoire. Les iris qui se baissent sur cette lèvre inférieure. Tentatrice. Qui lui fait de l'œil.

Sans qu'il ne puisse se retenir plus que nécessaire. Pas alors que cette bague brûle dans sa main. Qu'il serre. Si fort. Tout en plaquant ses lèvres contre celles qu'il observe depuis plusieurs secondes. Les happent. Les mordillent. Ne les laisse pas tranquille. Les rend rougeâtres. Ne s'embarrasse pas de douceur. À quoi bon avec ce type ? Torturé. Il l'est toujours. Malgré le temps écoulé. 

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-9
H01-9
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Sam 9 Sep - 20:20

« T'es comme ça Nic', arrête de vouloir passer pour une petite victime qu'on a obligé. Je ne t'ai pas mis le couteau sous la gorge, quand tu dérailles, tu vois rien d'autre que ta colère. » Tu as arrêté... C'est ce que tu lui as dit sans même te souvenir de ce détail semblant être la clé de votre conflit. La raison de son attitude avec toi. L'explication plausible exprimant pourquoi tu l'as frappé la dernière fois que tu l'as croisé. Avec tant de hargne. Parce que tu étais comme ça. C'est ce qu'il te dit alors que ton esprit s'efforce de hurler le contraire. Tu n'arrives tout simplement pas à croire que tu as pu être ainsi. Violent. D'autant plus que les mots continuent de s'échapper d'entre tes lèvres. Les explications. Les excuses. Le déni de cette attitude que tu ne reconnais pas parce que tu n'as pas été ainsi depuis que tu t'es éveillé dans cet endroit. Sauf avec lui. Avec lui que tu prétends aimer. Que tu aimais toujours au moment où il a jugé bon de te laisser. De t'abandonner. C'est le terme s'imposant à ton esprit alors que tu le fixes. Abandon. Sans doute avait-il ses raisons comme tu avais les tienne d'agir comme tu le faisais avec lui. Parce que des raisons tu en as toujours pour tout. Il le faut pour te conforter dans la misère que tu engendres. La parfaite explication montée de toute pièce pour exprimer ton attitude ou le choix de tes actions. Pour Caïn, pour la Boss, pour Trois, pour Lys... L'explication y est toujours même si elle n'est pas des plus glorieuse. Tu te confortes dans tes illusions comme tu le peux. Craignant presque que ce soit le cas de nouveau. Que cet espoir de oui réellement avoir changé pour ne plus être celui à l'image du portrait qu'il dresse de cette personne que tu as oublié ne soit qu'une nouvelle manigance de ton esprit. Une manigance pour laquelle tu flanches comme tu aspires faire flancher les autres.

« Peut-être que c'est pour cette raison que tu es avec lui... Parce que tu sais que t'auras jamais le dessus. » Peut-être. Peut-être que tu as besoin de quelqu'un pour te dire comment agir parce que de ton propre chef tu ne fais qu'engendrer les bêtises. T'enfoncer toujours un peu plus profondément dans l'abysse de ta misère. Peut-être que ça ne suffit pas. Peut-être que rien ne suffira jamais. Tu ne le sais plus ou ne l'as jamais su. Tu n'as plus même la force de te défendre. De lui dire qu'il a tord et répéter que tu n'es plus celui qu'il a connu. Parce qu'au fond tu ne le sais pas vraiment. Tu ne peux pas affirmer avec certitude que tes mots parlent la vérité. Tu ne te souviens plus. Bien trop perturbé que tu es par celui qui semble te connaître plus que tu n'arrives à le faire toi-même. Alors tu baisses les yeux en laissant tes dents glisser les unes contre les autres. « Hein...Tes pulsions n'ont pas d'impact... » Déstabilisé sans doute davantage que tu le devrais pas son attitude et ses propos. Par sa simple présence s'approchant de nouveau de toi. Te forçant à relever les yeux pour le fixer. Cet homme qui continue de cracher son venin sur toi. « …T'as besoin de ça en fait... » Et pourtant... « … T'es d'un tordu Nicola... » Pourtant tu le laisses faire. Tu le laisses s'approcher toujours plus dangereusement de toi sans lui répondre. Sans jeter davantage d'huile sur le feu. Parce que tu as abandonné ou parce que c'est ta façon de te faire pardonner? De lui prouver que tu ne comptes pas le frapper parce qu'il clame que c'est ainsi que tu devrais réagir. Plutôt parce que tu es curieux de voir jusqu'où lui ira. De voir à quel point il peut te détester. De savoir à quel point il se souvient de toi. De vous si vous il y avait réellement. Ce dont tu n'arrives pas à douter même si tu as du mal à réellement lire ce que tu vois au fond de son regard si près du tient.

Sans doute est-ce la raison pour laquelle tu ne t'attendais pas au geste qu'il en vient à poser. Ses lèvres se plaquant contre les tiennes qu'il malmène sans la moindre délicatesse. Ta main se glissant instinctivement dans sa nuque pour le presser de continuer. Le rapprocher davantage de toi alors que tu te redresses pour plaquer ton torse contre le sien. Ton cœur s'emballant dans ton torse. Ton souffle se faisant plus présent contre sa peau. Tes mains l'agrippant en sentant tes tripes te nouer. Parce que ça... Étrangement tout de ça semble t'avoir cruellement manqué...

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


Will I always be define by my mistakes?


BADGES:
 
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-172
H01-172
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Ven 15 Sep - 22:23

Ôter de son esprit. La présence de celle qu'il considère comme son épouse. Qui se doit de le connaître sur le bout des doigts. Les traits de son visage, de la forme de ses hanches ou encore les quelques hachures pour représenter les clavicules qui ont tendance à ressortir lorsqu'elle se cambre. Épris d'une folie d'extase. Qui n'a rien à voir avec elle à cet instant. Parce qu'il le sent. Le goût de la passion tout contre ses lèvres. Toujours là, après des années qu'il ne peut déterminer qui se sent écoulée. Cruauté. Complication. Torture. Celles de leur bouche retrouvaient. Se plaquant sans vouloir se lâcher. Le souffle qui se perd. Qui manque. Que l'on veut voler à l'autre. Une danse langoureuse aux sens qui se dispersent. Encore plus lorsqu'il sent la réponse. Du muscle qui s'enroule autour de la sienne. Qui participe activement. Comme les torses qui se frôlent. Contact appuyé. Sentir la chaleur malgré les bouts de tissus. Il s'est permis de lui faire du mal. Ne pas mâcher ses mots. Son venin l'attaquant. Il le connaît si bien. Encore après autant de temps. Se jette dans une bataille dans laquelle il risque de laisser des plumes. Bien évidemment. Le Nic' qu'il connaît ne va pas laisser passer ça. Dès qu'il se souviendra. Dès qu'il aurait conscience de leur relation tumultueuse. Aêl va prendre cher. Évidence. Risque même de payer sa fuite. Malgré cette bague encore là. Qui est resté à son majeur. Relique. Le lâche enchaîné à ce passé. Des blessures à peine cicatrisées. Qui risque de s'ouvrir encore. Il le sait ! Le sait parfaitement que c'est stupide. Qu'il devrait arrêter cette fièvre qui s'est éprise de son corps en l'entendant s'excuser. Ce sentiment grisant d'avoir de nouveau le pouvoir sur lui. Si bon. Que ses mains trouvent le chemin des hanches qu'elles attrapent. Qu'il presse son bassin contre le sien tel un affamé. Ne cessant pas son baiser. Comment le pourrait-il alors que son intérieur est en ébullition. Qu'il sent cette chaleur le prendre à la gorge ou encore ce feu qui brûle dans le creux de ses reins.

Ne se rend même pas compte que ses reins se mettent en mouvement. Se frotte un peu plus intensément contre celui de son ancien bourreau ? Ancien ? Peut-il le devenir une nouvelle fois ? Est-il aussi faible qu'il pourrait tomber une nouvelle fois dans ce tourbillon destructeur ? Il est idiot. Son impulsivité à tendance à le foutre dans des situations qu'il ne contrôle plus vraiment. La preuve dès l'instant où les souvenirs sont revenus à l'autre. Il a su qu'il était foutu. Mais il ne peut arrêter. C'est trop tard. Il ne peut plus rien retenir. Surtout cette main qui glisse tout le long de la colonne vertébrale, faisant naître des frissons. Sa bouche effleure la peau du visage, glisse longuement jusqu'à la mâchoire légèrement parsemée de barbe. « Ta tête a peut-être oubliée... » Entrouvre les lèvres pour mordiller le bout de la mâchoire tout en laissant ses doigts reprendre le mouvement inverse contre la peau du dos. « Mais regarde-toi... ton corps frissonne d'excitation . » Ton qui se veut mielleux. S'amuse à le perturber. Tout en espérant toujours garder l'avantage. Un minimum de contrôle. Visage de nouveau face au sien. Leur front pressé l'un contre l'autre. Ne détourne les yeux alors que ses paupières se referment légèrement. Garde le silence. Se contente de rester ainsi. Leurs cœurs battants, le souffle encore court des baisers échangés.

Puis un cliquetis qui se fait entendre. Dans toute la pièce. Comme une sentence. Ne peut continuer à jouer avec le feu. Pas alors que la présence féminine vient de son passé. Si proche. Bien plus que l'homme contre lequel il est pressé à l'heure actuelle. L'homme possédant une odeur dont il se remplit les poumons. La reconnaissant. Coup de poignard. Même ça il ne la pas oublié. Enfoiré ! Rageur. Ses lèvres glissent en direction du cou. Attrape un bout de peau entre ses lèvres, contre ses dents. Suçote. Rien à foutre de son mec, rien à foutre de ce que les autres pourraient dire ! Il le fait payer ! Qu'il se dispute même avec l'homme avec qui il semble l'avoir oublié. Il le hait d'avoir osé ! Pointe de fierté. En fixant des yeux cette marque rougeâtre qu'il vient de faire. Contre laquelle il s'amuse même à donner un coup de langue indécent. Atteignant l'oreille contre laquelle il chuchote. « Ne parle pas au passé lorsque tu sais que c'est au présent. » Sourire au coin alors qu'il se lève. L'observe de toute sa superbe. Satisfait de lui-même. Range la bague dans la poche de son pantalon puis se dirige vers la sortie de la salle de bain. Quitter ce logement. Laisser son bourreau ? - Sa victime ? - Derrière lui. Comme si de rien n'était. Comme si rien ne s'était déroulé. Le menton levé. Les mains dans les poches. Marchant tel un conquérant.

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


by lizzou.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
H01-9
H01-9
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: The ghost of a troubled past || H01-172   Hier à 3:17

Tu te surprends à te laisser porter par le feu dévorant te brûlant les tripes. La peau. Les veines. Cette chaleur te montant aux joues tout autant qu'elle s'étend si naturellement au creux de tes reins. Le sentant se presser contre toi. Se frotter à t'en faire soupirer contre ses lèvres. L'un comme l'autre n'ayant pas délaissé la bouche de l'autre si avidement dévorée. Tu ne devrais pas faire ça. Tu le sais trop bien. Tu ne devrais pas te laisser porter par le feu de cette passion visiblement empoisonnée. Par les gestes de ce connard qui n'a cessé de t'enfoncer toujours plus profondément dans un abysse dont tu essaies pourtant si fortement de t'échapper. Pourtant c'est plus fort que toi. Le besoin de répondre à l'appel de son corps contre le tient. Le besoin de conforter ton esprit malmené par les propos qui t'ont échappé. Parce que tu le sens en cet instant bien précis qu'une part de toi a été blessé par le départ que tu as laissé sous entendre. Une part de toi qui ne semble jamais s'être guérit malgré les années qui ont passé. Sans savoir combien exactement. Tu sais simplement que la chose se compte en années. Suffisamment pour que tu aies eu le temps de faire ta vie avec Caïn. Pas suffisamment pour que tu puisses totalement oublié cet amour que tu as détruit à grands coups de poings selon ses dires. Chose que tu peines encore à croire et pourtant... Pourtant tu culpabilises. Tout de ton attitude et des paroles que tu lui as si impulsivement livré trahissent comme tu t'en veux même sans te souvenir. Comme tu voudrais te faire pardonner même s'il est trop tard depuis longtemps. Trop tard pour demander pardon et prétendre avoir aimé.

Tu sens ses lèvres glisser contre ton visage. Ton souffle s'emporter toujours davantage. Ta chaire frissonner d'une envie dévorante que tu peinerais presque à décrire. Que tu peines déjà à retenir. Torturé entre l'envie de profiter de cet instant comme ton corps te hurle de le faire et le présent. Ta réalité. Ton cœur qui se meurt déjà suffisamment sans que tu sois assez stupide pour ajouter quelqu'un d'autre au tableau déjà pathétique de ton existence. « Ta tête a peut-être oubliée... » Tu expires doucement en laissant tes mains glisser contre lui. S'agripper à son dos en frissonnant au contact de ses doigts contre le tient. « Mais regarde-toi... ton corps frissonne d'excitation . » Ce que tu peux le détester. Comme tu peux avoir envie oui de le frapper. De le mordre jusqu'à sentir le goût ferreux de son sang glisser contre ta langue. Admirer les marques que tu pourrais laisser dans sa chaire pour la marquer comme une possession que personne d'autre n'aurait le droit de toucher. Dans ce songe perturbant il est tient. Son front contre le tient te semblant soudainement si délicat pour cette attitude sauvage qu'il se complait tant à adopter... et que tu lui rendais. Tu restes immobile près de lui. Serrant les dents pour ne pas exprimer comme ça te semble si évident. Si normal dans le désastreux de la chose. Comme tu la sens cette rage démesurée te hurlant de lui faire du mal. Pourquoi? Qu'est-ce qui a pu te pousser à faire preuve de cette violence? Cette rage arrogante que sens se matérialiser et que tu réprimes pour ton bien. Pour le vôtre. Tu ne veux pas faire. Tu ne veux pas redevenir celui qu'il a pu connaître. Pas ça.

Puis ce bruit. Le bruit de vos souffles emballés couvrant à peine ce 'clic' sonore que tu espères sans doute trop être la porte que vous aviez trouvé verrouillée. Parce qu'il faut que tu sortes d'ici. Il faut que tu oublies la plainte de tes lèvres lorsque tu sens ses dents s'enfoncer dans la chaire de ton cou. Que tu oublies ce léger gémissement qui t'a échappé. Ce nouveau frisson à peine mesuré qui t'a secoué avant que tu ne réalises l'étendu de son geste. « Ne parle pas au passé lorsque tu sais que c'est au présent. » Tu inspires fortement en l'observant glisser quelque chose dans sa poche. « Te fait pas d'idées Lys... » Ton corps ne tarde pas à se mobiliser à sa suite. Ton regard ne le quittant pas jusqu'à ce qu'il quitte la pièce avant que tu ne te diriges vers le miroir de la salle de bain. Admirant avec une pointe de dégoût et de panique cette splendide marque trônant sur ta peau. « Bordel... » Comment vas-tu arriver à expliquer ça? Comment vas-tu arriver à gérer tout ça? Ce connard va payer... Lorsque tu auras retrouvé tes esprits il va payer...

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


Will I always be define by my mistakes?


BADGES:
 
Revenir en haut Aller en bas
 
The ghost of a troubled past || H01-172
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Windriver Ghost
» (f) - RACHEL BILSON ► the past belongs to it, the future belongs to us
» [Résolu] norton ghost
» [31/03/2017] Ghost in the Shell
» delai d'attente dépassé

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: HORS JEU :: Archives :: Rp-
Sauter vers: