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 Quand les cicatrices du passé deviennent celles du présent [ Ft. F01-555 ]

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Quand les cicatrices du passé deviennent celles du présent [ Ft. F01-555 ]   Lun 17 Juil - 16:38

Maintenant que la lumière est revenue depuis deux petites semaines, il est temps que je reprenne sérieusement mes entraînements quotidiens à la salle de sport. J’ai l’impression de rouiller, même si j’ai continué à faire quelques exercices dans ma chambre en attendant que tous les soucis de la Ruche se règle. Mais bon. Entre faire des pompes et des abdos et se défouler sur un sac de sable, y’a pas photos. Peut-être que je vais croiser 555. Ca fait un bail qu’on a pas fait notre sparring hebdomadaire. Si je la croise, je lui proposerais bien de repartir dans nos vieilles habitudes. J’ai bien échangé quelques coups avec elle. Elle est plutôt féroce, même si elle n’en a pas l’air. Je l’avais remarqué tout de suite quand on s’était rencontré à la cafétéria, mais cette impression s’est rapidement transformée en réalité quand on a commencé à s’entraîner ensemble. Elle tape bien, elle esquive bien. On a dû avoir un parcours similaire, ou en tout cas un entraînement qui se ressemble.

En vérité, ce qui me plaît le plus dans cette histoire, c’est qu’on frappe tout les deux sans aucune retenue. Il n’y a plus d’amitié qui compte au moment où on est face à face. Juste une envie de tuer, de frapper l’autre jusqu’à ce qu’il ne se relève pas. Plus jamais. Et personnellement, je prends mon pied dans ses moments-là. Je m’habille rapidement. Il est tôt, mais j’ai toujours apprécié de faire un peu de sport avant le petit déjeuner. Je parcours les couloirs en recroisant des têtes que j’avais pas vraiment vu depuis un moment accompagnées de quelques nouvelles. Les pauvres qui sont arrivés pendant la panne, je les plains… Mais bon, c’est comme ça, y’en a qu’ont pas de chance, ça arrive. Je crois me rappeler de la chambre où 555 crèche, du coup, je m’arrête à son étage et va toquer violemment à sa porte.

“- Hey bichette, bouge ton joli petit cul et sors de ton lit, on va à la salle de sport. J’t’attends là-bas.

Je repars en direction de l'ascenseur pour aller à la salle. Quand j’ouvre la porte, il y a quelques personnes, ce qui est déjà étonnant à cette heure matinale et j’suis encore plus étonné de voir que la plupart des gens sont en sous-vêtements. Une nouvelle mode ?

“- Euh… Non pas que ça me dérange spécialement de vous voir à moitié à poil, même si certains me donnent la gerbe, mais c’est quoi ce bordel ? Vous avez tous tourné exhibitionnistes pendant la panne ?

Quelqu’un me fait remarquer qu’il s’agit d’une nouvelle règle et je soupire. Je vire rapidement mes fringues avant d’aller me poser devant un sac de frappe, histoire de me défouler un peu. Le premier coup fait du bien. Je sens mes muscles travailler et mon coeur s’accélérer. Parfait. Un petit échauffement avant d’affronter la tigresse, c’est toujours ça de pris. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle branle, sérieux ? J’vais pas l’attendre pendant six heures…

Haussant les épaules, je continue à marteler le sac pendant de longues minutes, variant les coups et les postures pour me détendre un peu. J’ai l’impression de m’être un peu ramolli pendant cette quarantaine presque forcée, mais les réflexes reviennent rapidement. Un coup. Un autre. Uppercut du côté droit, crochet du gauche, enchaîné avec deux directs. Ca fait du bien, bordel. M’écartant un peu, je me tourne vers la porte avec un regard un peu blasé.

“- Putain, mais qu’est-ce qu’elle fout, sérieux ?...

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: Quand les cicatrices du passé deviennent celles du présent [ Ft. F01-555 ]   Hier à 17:55

« Hey bichette, bouge ton joli petit cul et sors de ton lit, on va à la salle de sport. J’t’attends là-bas. » 555 leva la tête de son cahier pour jeter un regard on ne peut plus blaser à sa porte. Comme si lui parler ainsi allait la faire bouger. Elle haïssait qu’on lui manque de respect, ça lui donnait envie de briser l’impertinent qui avait osé pour lui rappeler qui commandait ici. Alors tout ça qu’arrivait à faire 27 dans ce cas présent était l’énerver. La jeune femme se replongea dans son cahier. L’autre attendra, ça lui fera les pieds. 555 fronça les sourcils, où en était-elle déjà ? Ah, oui. Elle mettait à jour sa chronologie des évènements de la prison. Écrire dans le noir total n’étant visiblement pas l’un de ses talents innés qu’elle aurait oubliés, 555 avait dû laisser de côté son carnet d’observations pour, disons-le franchement, se faire chier comme un rat mort dans sa chambre. Aller de sa chambre à la cafétéria ainsi que faire le chemin inverse était suffisamment compliqué comme ça (et elle avait arrêté de compter le nombre de fois où une de ses propres mains ou bien une main inconnue avait touché ce qu’elle n’aurait pas dû dès le deuxième jour), alors elle n’allait surement pas tenter le diable à risquer de se perdre dans les couloirs, juste parce qu’elle était pas foutue d’attendre quelques jours dans sa chambre.

555 regarda l’horloge avant de se lever de son canapé (enfin, son canapé qui n’était plus seulement le sien maintenant mais aussi celui de sa charment colocataire, mais sémantique.). Il était temps d’aller à la Salle de Sport. Elle considéra ne pas y aller aujourd'hui, laisser 27 et ses charmantes appellations se démerder seuls pour trouver un autre partenaire pour la journée, mais franchement, elle n'avait rien de mieux à faire alors autant y aller. Se dirigeant vers l’ascenseur, la jeune femme se fit la réflexion que comparé aux premiers jours de son arrivée, l’endroit était pratiquement désert maintenant. Des gens disparaissaient du jour au lendemain, sans un bruit, sans laisser de trace. C’était arrivé à beaucoup de gens qu’elle avait côtoyé, notamment à ses anciens colocataires. Et elle s’attendait à voir disparaitre la nouvelle venue dans les jours qui suivent. La question qui se posait était cependant la suivant : qu’arrivait-il aux disparut ? Mourraient-ils ? Subissaient-ils des expériences ? Ou bien étaient-ils libérés ? Elle ne savait pas et après avoir découvert le mystère de la prison de cet endroit, elle n’était pas sûr de vouloir le savoir. Mais 555 finirait par savoir. Elle avait la sensation finissait toujours par savoir.

La Salle de Sport était toujours la même. Brillante, remplie de machines de sport ainsi que de prisonniers en sueur. Et après bientôt huit mois à être enfermé ici, cette image était on ne peut plus familière, si on excluait la presque nudité des sportifs ainsi que le public que cette vue semblait attirer. 555 repéra rapidement 27, qui était déjà entrain de marteler un innocent sac de frappe de coups violents. Soupirant légèrement, elle commença à enlever son haut tout en s’approchant de lui. « Bonjour, 27. »

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡




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