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 bas les masques (H07-02)

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: bas les masques (H07-02)   Mer 26 Juil - 9:51

bas les masques
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C’était un piège. Un putain de piège. Et toi, comme une débutante, t’étais tombée dedans. Les deux pieds dans le plat. Tss. Tu t’en voulais. Ô oui que tu t’en voulais. À t’en mordre les doigts. C’était facile, bien trop facile. Et ça, ça aurait dû te mettre la puce à l’oreille. Mais faut croire qu’avec les années et l’expérience t’as développé un égo un peu trop surdimensionné. C’était facile, et alors ? Toutes les missions, pour toi, étaient faciles… La belle connerie. Tu t’étais fait avoir comme un bleu. Et c’était pas passé loin pour que t’y laisses ta vie. Tout ça pour un contrat de merde. Un flic qui soit disant foutait son nez là où il ne devait pas. Qui s’avançait trop près dans les affaires de quelqu’un à qui ça ne plaisait pas. Il voulait l’éliminer, et il avait payé cher pour obtenir un tel service. Trop cher. Certes, avec ton charisme, t’avais réussi à négocier le prix et à le faire flamber. Parce que c’est pas tout le monde qui peut se paie les services d’une assassin de la Mafia Rouge. Mais les négociations n’avaient pas duré longtemps, il avait tout de suite accepté. Ouais, trop facile. Et trop bien payé.

Le policier devait se rendre ce soir dans une zone déserte de la ville. Une zone industrielle. Personne pour entendre le coup de feu. Personne pour récupérer le corps. Parfait. Trop parfait. Mais il y a toujours un « mais ». Le fait est qu’il n’était pas seul. Et que son accompagnateur n’avait rien d’un garçon de chœur. C’était un assassin, tout comme toi. Un mercenaire, très probablement. Et doué dans ce qu’il faisait. Pas assez pour te supprimer, parce que bon, quand même, mais assez pour t’amocher salement. Comment t’as fait pour t’échapper ? Excellente question. T’as réussi à fuir jusqu’à une zone un peu plus peuplée, et t’es montée dans le premier taxi qui venait. Le mec a failli redémarrer en trombe quand il a vu ton bras en sang et ta main encore valide tenant ton flingue. Mais quand tu le lui as pointé entre les deux yeux, et bien il est resté sage comme une image. Ça te fait chier, que quelqu’un te voit dans cet état. Quelqu’un qui potentiellement pourrait moucheter parce qu’il a vu ton visage. Mais vu dans quel état tu te trouves, t’as pas vraiment le choix. Alors roule ma poule, direction le bercail, qui n’est, au fond, pas si loin que ça.

T’es pas gravement blessée. Juste salement amochée. Pour le moment, il faut que tu rentres chez toi. Que tu nettoies du mieux que tu peux la plaie. La balle a traversé ton épaule, donc tu peux te considérer comme une petite veinarde, ça sera ça de moins à te préoccuper. Surement qu’il te faudra des points de suture, mais bon, avec ta main valide et un miroir, tu devrais y arriver seule. Ça serait pas la première fois. Tu pourrais aller chez des amis, chez Anya par exemple. Mais t’as pas envie qu’elle te voit comme état. Blessée pour une connerie. Elle se foutrait de ta gueule pendant un mois et ça te gaverait. Donc non, tu vas tranquillement rentrer chez toi, te soigner tant bien que mal, et serrer les dents en attendant d’être rétablie pour pouvoir lui foutre la misère à ce mercenaire de mes deux. Il va payer pour ce qu’il a fait. Oooh oui… Mais la vengeance est un plat qui se mange froid, et même si lui faire sa peau maintenant te botterait bien, forcer de constater que t’as pas vraiment la condition physique pour y arriver. Du coup tu sors du taxi en ronchonnant, tout en balançant une liasse de billets maculée de sang histoire que le chauffeur ferme sa gueule et qu’il fasse comme si cette course n’avait jamais eu lieu.

Tu contournes ton immeuble pour monter par l’escalier de secours. Personne ne sait quel métier tu fais réellement, et t’as pas tellement envie que ça change. Te voir dans l’ascenseur avec du sang dégoulinant de partout ferait mauvais genre. D’où ton choix de passer par derrière en mode incognito. T’arrives jusqu’au dernier étage. Pourquoi est-ce qu’il a fallu que tu prennes l’appart aussi haut, déjà ? Ah oui, la vue. C’est à bout de souffle que t’arrives devant la fenêtre de ton salon. Personne à l’intérieur, normal. Tu tentes d’ouvrir la fenêtre manuellement, mais ça ne marche pas. Putain. Du coup te voilà à envelopper ta main dans ta veste poisseuse de sang pour catapulter ton poing dans la vitre qui éclate en morceaux. En plus après ça faudra que tu la changes. Décidément, cette soirée va te coûter cher. Tu sens ta vision qui se trouble tandis que tu tentes d’enjamber l’embrasure. Tu dois avoir perdu beaucoup de sang, et avec cette ascension de plusieurs étages, t’es complètement naze. Au moment de basculer de l’autre côté, tu perds l’équilibre et tombes lourdement au sol, faisant tomber dans la foulée un vase qui était entreposé sur une petite table. Putain… Tu restes quelques secondes au sol, le temps de reprendre ton souffle tant bien que mal. Jusqu’à ce que ta respiration se stoppe en entendant la clé tourner dans ta porte d’entrée. Ni une ni deux, te voilà qui bondit sur tes jambes flageolantes pour attraper la balle de baseball à côté de la porte. Tu te campes dans son angle mort, attendant que cette dernière s’ouvre. T’as deux options, soit c’est quelqu’un qui a la clé (donc par logique ton voisin puisque c’est pas toi) ; soit c’est le mercenaire qui revient finir le travail et qui crochète la serrure. T’as pas à hésiter bien longtemps, car voilà la porte qui s’ouvre. Simultanément, tu balances ta batte avec ta main valide à l’aveugle dans cette direction.
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MessageSujet: Re: bas les masques (H07-02)   Mer 26 Juil - 18:49

Bas les masques
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Aujourd’hui était clairement une mauvaise journée, entre son réveil qui avait décidé de ne pas sonner, ses enfants qui pensaient que si papa ne les réveiller pas, alors ils n’avaient pas besoin d’aller à l’école ne l’avait clairement pas aider. Bon sang, dès sept heures ça avait été la courette, ses deux gamins étaient partis prendre leur douche ensemble par manque de temps et lui même avait à peine eut le temps de sauter dans la douche avant de quitter l’appartement en deux temps trois mouvements pour la direction de l’école. Autant être psychologue n’était pas toujours très réjouissant mais le fait de pouvoir prendre ses premiers rendez-vous à partir de neuf heure et demi était très arrangeant, et le fait d’avoir son mercredi après midi aussi. Enfin, c’était peut-être parce qu’il avait ses horaires justement qu’il avait du mal à la nourrir ses gamins à la fin du mois. Un faible soupire sortit de ses lèvres alors qu’il était au volant de sa voiture, en train de regarder ses enfants somnolaient sur la banquette arrière. Le matin était toujours difficile à suivre mais alors les deux marmottes qui lui servaient d’enfants ne l’aider pas arranger les choses, mais bon, c’était ses bébés alors il n’allait pas s’en plaindre, ou peut-être un tout petit peu. Il se gara devant l’école, arrêtant le contact de la voiture avant de se tourner vers son fils qui avait les yeux ouverts mais un air particulièrement lassé sur le visage.

« Aller les enfants, plus que quelques semaines et c’est les vacances.
- Je veux dormiiiiir ..
- Je sais. Aller les monstres, je dois aller bosser.
»

Sa fille se pencha vers lui avant d’embrasser sa joue et son fils se contenta de sortir de la voiture, les yeux encore à moitié coller. Ce soir ils terminaient à seize heure trente et comme il n’était pas sûr d’être libre à ses horaires là, il avait engagé une nounou pour s’occuper d’eux de temps en temps et comme ce soir, c’était elle qui réceptionnait ses enfants et les amenait chez elle pour faire leur devoir et leur donner le goûté. Il avait pas encore pleinement confiance en la jeune femme mais elle semblait savoir ce qu’elle faisait et les gamins l’aimaient bien, c’était suffisant à son goût. Il redémarra donc la voiture et partit rejoindre son cabinet après avoir bien veillait à ce qu’ils aient passés la grille de l’école et ne mit pas longtemps à arriver dans son établissement. Ce n’était pas quelque chose de vraiment luxueux en soi et il proposait ses services à énormément de personne sans argent. Ses tarifs étaient correct mais lorsque la personne avait du mal à régler la somme, il était toujours conciliant, enfin surtout avec les client qu’il ne jugeait pas mauvais. Le brun gara la voiture en bas de l’immeuble avant de prendre son sac et de sortir du véhicule. Encore une énième journée de boulot. Aujourd’hui il avait rendez-vous avec monsieur Stewart, c’était un homme qui avait été très seul dans sa vie et n’avait eut le grand amour qu’une fois, elle était morte peu de temps après leur rencontre, enceinte de son seul enfant. Stewart était devenu dépressif et avait attenter à sa vie plus d’une dizaine de fois. C’était un triste cas et généralement, il avait toujours le besoin d’être proche de ses enfants par la suite, pour se prouver que malgré toute les poisses qu’il avait eut, il était toujours là et eux aussi d’ailleurs.

Comme il le pensait, la journée ayant mal commencé, elle ne fit que continuer dans cette voix et ce n’est qu’après dix-sept heure qu’il pût se permettre de partir, son dernier rendez-vous avait été plus long mais ça ne l’étonnait pas vraiment, à chaque fois qu’il rencontrait Mme Strauss, elle parlait bien plus que de raison et lui expliquait sa vie en long en large. A chaque fois, elle lui expliquait toujours la même chose et à chaque fois, il lui disait toujours la même chose. Elle ne voyait plus ses enfants, encore moins ses petits-enfants mais elle continuait de parler en bien d’eux, comme une grand mère pourrait le faire. Elle se sentait solitaire désormais et l’alzheimer la gagner la pauvre mais elle lui réglait toujours la somme complète sans difficulté, donc il acceptait de reprendre rendez-vous. Une fois dans la voiture, il envoya un message à sa nounou pour qu’elle vienne déposer les enfants directement chez lui car il n’aurait pas le temps de faire un demi-tour, donc il s’engagea sur la voix rapide et arriva rapidement chez lui, exténué de cette journée monotone et sans particularité.

Ce n’est que lorsqu’il fut devant son immeuble qu’il se souvenu qu’il devait passer nourrir le chat de la voisine, bordel il avait faillit oublier ce détail. Montant les marches quatre par quatre, il arriva rapidement devant la porte de sa voisine, entendant déjà ses enfants crier dans la porte d’en face, sa fille avait les clés de la maison donc la nounou avait dû les déposer avant de repartir de son côté. Aller, juste nourrir le chat et il pourrait les rejoindre. Un froncement de sourcil apparu sur son visage en entendant du bruit dans l’appartement et il sortit les clés du fond de son sac avant de les mettre dans la porte pour la déverrouiller, peut-être qu’elle était déjà rentré mais dans ce cas là, elle l’aurait sûrement prévenu, normalement. Il ne s’inquiéta donc pas a se propos et passa la porte de l’appartement avant de remercier ses réflexes lorsqu’il réussit à stopper une batte de baseball en plein dans sa directement, le faisant écarquiller les yeux. « Putain de merde ! C’est quoi ce délire ! » Il se tourna vers la jeune femme, tout sourcils fronçaient avant que sa colère ne s’évapore en la voyant couverte de sang et blanche comme un cachet d’aspirine. Elle avait sûrement de la fièvre et semblait particulièrement faible, elle qui était si d’habitude forte et sûr d’elle. Qu’est-ce qui lui était arrivé putain ?

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MessageSujet: Re: bas les masques (H07-02)   Mar 1 Aoû - 8:01

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C’est le voisin. Merde. T’avais une chance sur deux. Et dans le doute, t’avais préféré frapper. Histoire de mettre toutes les chances de ton côté pour éviter de dégringoler du fil du rasoir et de définitivement mettre tout ton corps dans la tombe. Le bon côté, c’est qu’il a vu le coup venir et qu’il a réussi à la stopper dans son élan. Enfin, c’est une bonne chose pour lui, mais pas tellement pour toi. Parce qu’à priori, il n’y connait rien en matière de combat. Il n’a jamais été entrainé. C’est qu’un simple père de famille qui a du mal à joindre les deux bouts et à finir les fins de mois sans avoir le compte en banque dans le rouge. Donc pour que par surprise il réussisse à stopper la batte de baseball, ça veut dire que tu t’y es particulièrement mal pris. Et donc que t’es probablement très mal en point. Heureusement que c’est pas ton tueur à gage qui est venu terminer le travail, car tu ne donnerais pas très chère de ta peau à l’heure actuelle.

Pourquoi est-ce que c’est ton voisin ? T’as du mal à comprendre. Tu te contentes de le fixer avec un air surement tout aussi ébahi que le sien, gardant la batte de baseball fermement ancrée entre tes mains, quand bien même à présent elle ne te sera probablement plus d’aucune utilité. Ton cerveau reste bloqué sur le fait que c’est lui. Il s’emmêle tout en cherchant une réponse à sa présence. Comment est-ce qu’il a fait pour entrer déjà ? Ah oui, il a la clé. Mais pourquoi il s’en est servi ? Peut-être parce qu’il t’a entendu casser la vitre ainsi que renverser le vase ? Faut avouer que t’as pas été particulièrement discrète en rentrant chez toi par effraction alors… Et puis avec les murs vous séparant aussi fin que du papier de verre… Il a du croire à un voleur. C’est l’hypothèse la plus probable. Mais il n’avait pas l’air particulièrement sur ses gardes, quand il est rentré. Un homme soupçonnant qu’il y a un voleur dans l’appartement d’à côté ne serait surement pas venu les mains vides, histoire de s’offrir au cambrioleur… Non, ce n’est pas possible. Il ne devait pas s’en douter. Alors il est rentré chez toi par hasard ? Peut-être qu’il a entendu tout ce raffut et qu’il a cru que c’était le chat qui avait fait une connerie ? Le chat… Oh mais oui ! C’est vrai qu’il t’avait promis qu’en ton absence il prendrait soin de ton chat en passant le voir tous les jours. Où il est d’ailleurs celui-là ? Tu l’avais complètement oublié. Très probablement fourré au fond de ton armoire, tapi dans l’ombre. Avec tout le bruit que t’as fait, il a très bien fait d’aller se planquer...

Les secondes s’égrainent tandis que t’élabores toutes ces théories pour comprendre pourquoi c’est ton voisin qui est sur le perron de ta porte. Devant le silence gênant qui s’est installé, et vous deux qui ne vous êtes pas décidés à bouger, tu décides de lâcher enfin la batte de baseball et de te réveiller. « Je… Je suis désolée. Je ne m’attendais pas à te voir. » Et visiblement, vu la tronche qu’il tire, c’est réciproque. Faut dire que tu lui avais dit que t’en avais pour plusieurs jours, et que tu ne serais donc pas rentrée avant la fin de la semaine. T’avais prévu de terminer ta mission et de prendre le temps de cacher le corps, tout ça. T’avais pas vraiment envisagé que les choses puissent aussi mal tournées. « Comme tu le vois, je suis rentrée plus tôt que prévu. Je viens à peine d’arriver, je n’ai pas eu le temps de venir te l’annoncer. » Ou plutôt tu n’étais clairement pas en état pour le faire. Ton regard passe de la batte à ton voisin. Tu récupères cette dernière et te caches à moitié derrière la porte. Au cas où jusqu’à présent il n’ait pas remarqué que tu avais du sang qui maculait la moitié de ton corps. L’espoir fait vivre… « C’est très gentil d’avoir pris soin encore une fois de Kraken. Je ne vais pas t’embêter plus longtemps… Bonne… » T’essaies de couper court à la conversation avec un petit sourire forcé et un air se voulant crédible mais qui ne l’est pas. Tu fais peur à voir. T’es pâle comme un linge. Surement à cause de tout le sang que t’as perdu. Mais tu tentes de le faire partir quand même. Histoire qu’il ne se mêle pas de tes problèmes.

Sauf que ça ne marche pas. Au moment où tu t’attends à claquer la porte, tu remarques que quelque chose bloque. Un bout de chaussure. Merde. Il est tenace. T’aimerais lui dire que c’est bon, le pousser un peu pour qu’il s’en aille. Mais t’as plus la force de rien. Un voile noir passe devant ton champ de vision tandis que tu vacilles. Tu perds l’équilibre et tombes lourdement en arrière dans un grognement. Fait chier. Les dégâts engendrés par ta blessure sont pire que prévu. Quand ta vision redevient normale, tu remarques que ton voisin s’est immiscé chez toi. « Ferme la porte à clé. » que tu murmures, te trainant jusqu’à ton canapé. De là tu enlèves difficilement ton pull, te retrouvant rapidement en soutien-gorge. « Et apporte-moi la bouteille de vodka dans le tiroir du buffet. » Parce que ce qui va se dérouler par la suite va faire mal, et il vaut mieux que tu sois saoule pour ne pas t’en rappeler. « Est-ce que tu sais coudre ? » Difficile de ne pas faire le rapprochement entre ta question et la plaie dégoulinante de ton épaule.
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MessageSujet: Re: bas les masques (H07-02)   Mar 1 Aoû - 18:22

Bas les masques
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Le brun ne s’attendait tellement pas à ce qu’elle essaie de l’assommer qu’il restait là un moment, la main sur la batte de baseball avant qu’elle ne l’abaisse finalement. Elle semblait particulièrement faible actuellement, loin de l’attitude forte et sûr d’elle qu’elle montrait en permanence. C’était presque déroutant dans un sens. Son regard restait fixait sur le visage de la blonde en face de lui, pourquoi est-ce qu’elle affichait un air aussi perdu en le fixant ? C’était pourtant elle qui lui avait demandé de passer s’occuper de son chat, comme un voisin modèle il avait accepté mais peut-être qu’il ne l’aurait pas fait si c’était pour se prendre des coups de batte à chaque fois qu’il rentrait dans le logement. Ou alors peut-être qu’elle avait tout simplement oublier pourquoi il lui avait demandé de venir chez elle par moment, pauvre Kraken, sans lui cette pauvre bête serait déjà morte de faim, mais dans l’état actuelle des choses il pouvait bien croire qu’elle avait oublié ce petit détail. Il avait cette maladif curiosité de savoir ce qui lui était arrivé et en même temps il ne voulait pas du tout le savoir, il ne voulait pas être mêlé à des histoires étranges où une jeune femme de dix-neuf ans pouvait se retrouver blessé et couverte de sang, ce n’était pas une bonne idée et puis il avait des gamins à protéger du monde extérieur et de tout ce qui pouvait se passer dans ce quartier.

Le silence devenait pesant, il ne savait pas quoi dire et de toute façon n’avait techniquement rien à dire. Quoi que, c’était peut-être pas forcément à elle de lui expliquer pourquoi elle était dans les lieux parce que techniquement elle était déjà chez elle et c’était lui l’intrus, mais elle lui avait demandé de vérifier de temps en temps le chat. Bordel, avec sa journée de boulot dans les pattes, il n’était pas vraiment prêt à entendre de nouveau les problèmes de quelqu’un, quoi que de son simple avis, elle avait probablement plus de chose à dire que toutes les grands mères qu’il pouvait voir chaque jour. Sûrement une histoire compliqué et pleine de problème. Ou alors c’était son petit copain actuel qui l’a battée et dans ce genre de cas ce n’était pas du tout acceptable qu’une femme se fasse battre, et certainement pas sa voisine encore toute jeune. Sans le vouloir, la jeune femme commence à fermer la porte donc à le faire reculer de l’appartement alors qu’elle lui explique qu’elle est rentré plus tôt que prévu et donc que finalement il peut rentrer chez lui et la laissé tranquille mais sérieusement, vu l’état dans lequel elle est, elle risque de faire un malaise sans plus tarder et il ne peut décidé pas la laisser seule sans être sûr qu’elle va bien alors il approche son pied et le bloque dans l’entrebaillement dans le porte. Elle ne veut pas de son aide mais il ne va pas lui laisser le choix. Elle est blanche comme un cachet d’aspirine et il est presque surpris qu’elle arrive à tenir debout devant lui alors que ses jambes tremblent et que du sang goutte de ses vêtements. La personne qui l’a attaqué n’a pas été de main morte, comment est-ce qu’on peut s’acharner sur une femme à ce point sans ressentir de remord derrière ? Il avait déjà rencontré des cas similaire dans son boulot, des femmes qui venaient le voir parce qu’elles avaient peur et qu’elles ne savaient pas quoi faire, la police était trop dur et elles avaient besoins d’en parler alors c’était lui qui écouter leurs problèmes. Et à chaque fois qu’elles pleuraient en se rabaissant, il se demandait comment c’était possible de lever la main sur une femme, en quoi on pouvait se sentir supérieur après ça ?

Son regard se fixe sur le visage de la jeune femme et si déjà elle n’avait que peu de couleur, il la voit devenir livide avant qu’elle ne s’effondre en arrière et il écarquille les yeux, rentrant dans l’appartement sans lui demander son accord mais lorsqu’il souhaite s’approcher pour l’aider elle est déjà en train de se traîner vers le canapé. Putain de merde, c’est plus que de la baston entre couple, quelqu’un a essayé de la tuer à ce niveau là, et lui il est là, présent sur les lieux. Est-ce qu’il risque quelque chose ? Pas qu’il ne souhaite pas l’aider parce qu’il aidera toujours son prochain, mais il ne veut pas mettre ses enfants dans une histoires qui ne les concerne pas. Il se retourne vers la porte avant de la fermer à clé et de s’approcher du buffet pour récupérer la bouteille d’alcool, désinfectant ou cuite ? Bonne question. Lorsqu’il se retourne, elle est déjà en soutient gorge et sa blessure à l’épaule le laisse surpris un instant avant qu’il ne s’approche d’elle pour lui tendre son breuvage. « Disons que si c’est pour une épaule j’ai jamais recoud quelqu’un mais comme on dit y a un début à tout. » Il ne sait pas si il se sent capable de faire une telle chose mais elle avait probablement de très bonne raison de ne pas être partit à l’hôpital et d’être rentrer chez elle. Normalement, il l’espérait. « Où es-ton matériel ? » Demande t-il alors que son regard restait sur son épaule, un couteau avait du provoqué ça, est-ce que sa voisine était une tueuse ? Où est-ce qu’elle avait fait quelque chose d’assez grave pour quelqu’un cherche à la tuer ? Quelque chose probablement d’illégale pour ne pas aller à l’hôpital.

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MessageSujet: Re: bas les masques (H07-02)   Ven 4 Aoû - 7:52

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Il s’exécute et ferme la porte à clé. Bien. Au moins maintenant si c’est le tueur à gages qui se pointe pour finir le travail il ne rentrera pas chez elle facilement. Et avec un peu de chance ils l’entendront venir et pourront se préparer en conséquence. Quoi que… T’es une loque. Bonne à rien si ce n’est te trainer jusqu’à ton canapé. Merde, c’est pire que prévu. T’aurais peut-être dû aller chez Anya, finalement. Au moins elle aurait pu te recoudre tout en assurant tes arrières. Parce que là, c’est clairement lui qui va t’aider dans quoi que ce soit. C’est quand même sympa de sa part de rester pour t’aider, mais face à un mec entrainé à tuer, il ne ferait pas long feu. Tu regrettes de l’avoir impliqué là-dedans. Mais il a fait son choix. Il a décidé de rentrer dans ton appartement, quand bien même t’avais essayé de lui claquer la porte au nez. Donc c’est un peu de sa responsabilité à lui aussi. Enfin bref. Si ça se trouve le tueur à gages ne t’aura pas suivi et mise à part te recoudre l’épaule il n’y aura pas grand-chose d’autre à faire. L’histoire pourra donc bien se terminer. Bon pour le remercier faudra surement que tu lui offres une énorme boite de chocolats –voire un abonnement à l’année à ce point…- et que tu te trouves un autre baby-sitter pour Kraken.

Tu attrapes la bouteille de vodka qu’il te tend et l’ouvre à la force de ton bras valide. Tu portes ensuite le goulot à tes lèvres avant d’en boire de longues gorgées. Le liquide brule ton gosier, mais ça a au moins le mérite de te redonner un brin d’énergie. Brr. Ça fait du bien. Comme tu t’y attendais, il t’avoue ne pas avoir l’habitude de recoudre des épaules. Le contraire aurait été étonnant. Il est psychologue, pas médecin. « T’inquiètes, c’est pas compliqué et tu comprendras vite. Y’a même des tutos YouTube qui expliquent comment faire. » Tu pointes du regard ton ordinateur portable qui siège sur la table basse. Si il veut apprendre, il a qu’à allumer et suivre les instructions de la vidéo. Vraiment, c’est pas compliqué. Après, ça sera pas forcément très joli à voir et le résultat ne sera pas net. Mais bon, au point où t’en es tu vas pas faire la difficile. « Comme ça j’aurai une belle cicatrice que je vais pouvoir afficher fièrement en disant que c’est toi qui m’a recousu. » Un petit rire s’échappe de tes lèvres. Tu tentes l’humour, parce qu’il faut bien essayer de détendre l’atmosphère un tant soit peu tendue. Tu portes une nouvelle fois la bouteille au creux de tes lèvres avant d’ajouter d'une voix se voulant enjouée « En plus t’as de la chance la balle est ressortie. T’auras le droit à deux essais pour t’entrainer. » Tu pousses ensuite un profond soupire, imaginant déjà la scène qui va se produire. Pitié qu’il comprenne vite et qu’il soit habile de ses mains, histoire qu’il ne fasse pas une véritable boucherie.

Lorsqu’il te demande où se trouve ton matériel, tu pointes avec ton index la salle de bain. « Dans le petit placard sous l’évier. » Il acquiesce avant de partir dans la salle de bain pour revenir avec ta trousse de secours. Une trousse énorme avec beaucoup de matériels à l’intérieur. L’attirail d’une infirmière, qu’on pourrait penser. « Y’a tout ce qu’on a besoin dedans. Compresses, sérum physiologique, alcool pour désinfecter, kit de sutures… » Il va surement se poser des questions sur pourquoi est-ce que tu as un tel stock chez toi. Mais bon, s’il n’a pas déjà compris depuis qu’il est rentré dans ton appartement que tu avais un secret qu’il ne valait mieux pas qu’il sache et que tu cachais bien ton jeu… Il sort ce dont il a besoin puis s’approche de toi. Il semble hésiter à la vue de ta plaie, c’est vrai qu’elle est pas belle à voir. « Ouais, je sais, j’ai bien merdé… »  Tu affiches une grimace, contrariée que la situation soit à ce point aussi désastreuse. Enfin bon, ça pourrait probablement être bien pire. Tu l’observes s’activer pour préparer le matériel. « T’en veux ? » que tu lui demandes tout en lui tendant la bouteille de vodka déjà bien entamée. Histoire de se donner du courage et de ne pas défaillir.
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MessageSujet: Re: bas les masques (H07-02)   Lun 14 Aoû - 18:05

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Un sourire s’affiche sur ses lèvres, mais il est nerveux. Comment ne pourrait-il pas l’être alors qu’il est sur le point de recoudre l’épaule de sa voisine alors qu’il n’a strictement aucun anesthésiant ? Elle va avoir mal; peut-être moins que lorsqu’elle a reçu la blessure mais elle va avoir mal quand même. David sait endossé la douleur, sait la voir et être neutre face à cette dernière, mais c’est de toute sorte de douleur mental pas physique. Il l’écoute parlé sans l’interrompre, la voyant voir par la suite plusieurs gorgée de son breuvage probablement pour moins souffrir et oublier cette probable terrible soirée. Il ne pouvait que la comprendre, surtout lorsqu’il voyait son état. Il pourrait effectivement regarder un tuto sur Youtube mais clairement, il a trop d’égo pour faire ça et puis dans tout les cas la situation va être mauvaise donc qu’il regarde un tuto ou non, ses cicatrices vont être assez importante pour qu’elle en garde une trace. Balle ? C’était donc une balle qui l’avait blessé ? Bon après, il n’était que psychologue donc si il arrivait à confondre une blessure par balle et par couteau, ce n’était pas vraiment étonnant dans le fond. Il partit chercher son matériel dans le petit placard avant de revenir avec la trousse de secours. Un vrai kit de soin. Il est curieux, horriblement curieux sur ce qui lui est arrivé, sur ce qu’elle avait vécu pour se retrouver avec une telle blessure mais il ne pouvait tout simplement pas se permettre de lui demander. Parce que si il le faisait, il pouvait être complice de quelque chose de dangereux et il avait deux gamins à seulement dix mètres de lui qu’il se devait de protéger. Il ne pouvait pas les entrainer dans une telle galère pour un simple problème de curiosité. Il savait se contrôler et être patient, il n’avait pas le choix avec les patients qui ne souhaitaient pas parler aussitôt. Il posa le kit de soin sur le canapé près de la jeune femme avant de sortir son portable pour envoyer un sms à sa nounou, la prévenant de son retard qui pourrait s’éterniser avant qu’il ne mette son portable en silencieux avant de le ranger dans sa poche. La suite allait être compliqué. « Je te promet pas que ce sera parfait mais je vais faire de mon mieux. » Dit-il doucement avant de regarder ce qu’il y avait dans la trousse de secours.

David sortit le désinfectant ainsi que la trousse de suture, regardant le matériel un instant avant de finalement se diriger vers la cuisine pour se laver les mains juste au cas où afin de ne pas transmettre de bactérie avant de revenir vers le canapé et de prendre tout d’abord des compresse et du désinfectant. La plaie était importante, et ce n’était que le devant de son épaule, ce il avait encore le derrière à s’occuper. « Disons que la plaie est pas très belle, mais au moins la balle n’est plus là donc je ne vais pas devoir la retirer, ce qui aurait sans aucun doute fais très, très mal. » Dit-il avant de mettre du désinfectant sur la compresse, lançant un regard à la bouteille d’alcool qu’elle lui proposait, ce n’était pas très professionnel de recoudre quelqu’un bourré, donc il secoua la tête, un sourire amusé aux lèvres. « Si je bois je vais pas pouvoir te recoudre. » Sa main s’approche de son épaule et il fronce les sourcils d’avance en sachant qu’elle ne va pas appréciait. « Ça va piquer, accroche toi. » Fit-il doucement avant de commencer à nettoyer la plaie, la sentant aussitôt se tendre sous la douleur alors qu’il s’occupait de désinfecter la plaie et de nettoyer tout le sang présent. Elle saignait pas mal mais c’était moins pique qu’il ne l’aurait cru lorsqu’il n’y avait pas tout ce sang qui l’a recouvrait. Il changea de compresse pour nettoyer entièrement la plaie avant de mettre la compresse dessus et d’attraper sa main pour la mettre sur son épaule. « Maintient fortement pendant que je m’occupe de préparer les sutures. » David attendu bien d’avoir son accord pour voir si elle pouvait effectivement tenir le coup pendant qu’il préparait l’aiguille et le fil.

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MessageSujet: Re: bas les masques (H07-02)   Mer 23 Aoû - 3:55

bas les masques
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Bon, les tutos YouTube ne semblent pas l’intéresser. Mais il te promet quand même qu’il va essayer de faire de son mieux. « Du moment que t’arrêtes le saignement et que je meurs pas de septicémie, ça sera amplement suffisant. » Tu demandes pas la perfection, mais l’efficacité. Que même si tu gardes une cicatrice dégueulasse au moins t’arrêtes de te vider de ton sang. Parce que même si c’est pas très abondant, l’écoulement, il est quand même là. Régulier. Et toi, tu te sens de plus en plus faible. À deux doigts de défaillir. T’as les yeux qui papillonnent par moment, ta vision qui devient floue. T’as qu’une envie, c’est de dormir. Et puis t’as froid. Oh purée. Là, tout de suite, t’aimerais juste te fourrer dans ton lit avec ton énorme couette, t’enrouler dedans, et dormir dedans pour au moins deux jours. Sauf que si tu fais ça, tu sais très bien que tu te réveilleras jamais. L’hypothermie, c’est parce que tu manques de sang. Tout comme ton envie d’aller te coucher. Alors non, va falloir que tu t’armes de patience et que tu t’attendes encore un peu. Au moins qu’il ait fini de te recoudre pour pas que tu te vides du peu qu’il te reste dans ton sommeil. Après ça, tu pourras bien t’offrir une bonne semaine de repos bien méritée. Et par la suite, tu reprendrais la vengeance là où elle s’est terminée.

Il revient avec la trousse de soins, qu’il ouvre en grand. Il éparpille tous les éléments dont il aura besoin, et toi, tu fixes tout ça. T’attends. Tu sais que ça va faire mal. Tu sais que ça va être un mauvais moment à passer. Mais il va bien falloir que tu le fasses, tu n’as plus vraiment le choix à présent. T’observes les compresses s’imbiber de désinfectant, et tu réprimes avec difficulté un frisson. Tu connais cette douleur. Mais c’est pas pour autant que tu t’y es habituée avec les années. Tu déglutis avec difficultés quand il approche les compresses de ta plaie. T’es tellement concentrée sur ces dernières que tu ne réponds pas à sa petite blague sur le fait qu’au moins la balle est ressortie. C’est clair que si elle était restée t’aurais bien été dans la merde. Mais à ce moment là, tu serais pas rentrée chez toi. Ça aurait été direction chez Anya, et encore, même elle peut-être aurait été incapable de faire quoi que ce soit. Bref. Avant qu’il ne commence, tu attrapes une nouvelle fois la bouteille pour la porter à tes lèvres. Si lui ne veut pas boire, ça se comprend, toi par contre, il vaut mieux que tu sois saoule, et vite. Tu reposes la bouteille d’un coup sec, puis reposes ton regard vers les compresses qui sont prêtes. Ça va piquer. « Tu m’étonnes… » que tu siffles entre tes dents, serrant déjà les dents et regardant le plafond de ton salon plutôt que les compresses. La douleur ne met pas longtemps à apparaitre. Fulgurante. Putain que ça fait mal. Tu fronces les sourcils et contractes tous tes muscles, tentant tant bien que mal de ne pas hurler pour ne pas alerter le voisinage. L’avantage c’est que ça brûle fort, mais que ça s’arrête vite. Juste le temps de retenir ton souffle et ça y est, la douleur devient déjà plus supportable. Tu poses tes doigts sur les compresses, comme il te le demande, le temps qu’il prépare le kit de sutures.

Tu t’y connais, en sutures. Dans la mafia c’est un peu un des premiers trucs qu’on t’apprend. Parce que frapper et tuer, c’est bien, mais se soigner pour rester en vie, c’est mieux. Tu poses ton regard vers David, qui semble un peu galérer. « Je vais te guider. » Et c’est ce que tu fais durant les prochaines minutes qui s’égrainent. Tu lui expliques, étape par étape, comment faire pour recoudre la plaie qui lui fait face. Le résultat, comme vous vous attendiez, n’est pas fameux, mais il est tout à fait correct. Et pour être honnête, tu t’attendais à bien pire. Le fait que tout lui expliquer t’as fait oublier la douleur qui apparaissait à chaque fois que l’aiguille perçait tes chairs. Et après une multitude de compresses ensanglantées, vous terminez la première plaie. Tu l’observes encore une fois dans le petit miroir qu’il t’a installé sur la table basse pour que tu puisses suivre ses mouvements, avant d’ajouter « C’est vraiment pas mal pour une première fois. Maintenant il est temps de voir si tu as bien retenu la leçon. » Parce que pour la plaie dans ton dos tu ne pourras pas le guider. Ou du moins beaucoup plus difficilement. Mais bon, il a l’air intelligent et débrouillard le bonhomme, donc t’es persuadée que ça va bien se passer. Dans le doute, quand même, tu reportes une nouvelle fois la bouteille à tes lèvres. T’as presque tout bu en l’espace d’une heure, et tu commences à sérieusement ressentir les effets de l’alcool. Ce qui, au final, n’est pas plus mal, car au moins tu ne ressens presque plus rien. L’inconvénient, par contre, c’est qu’il te désinhibe complètement. Pendant qu'il commence à te recoudre l'autre plaie, tu prends la parole. « Elle est passée où, la mère de tes enfants ? » Une question que tu t’es toujours posée, et que ton taux d’alcool élevé te permet enfin de poser.
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MessageSujet: Re: bas les masques (H07-02)   Mar 29 Aoû - 16:11

Bas les masques
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David n’est clairement pas un pro de la suture, un pro de rien du tout en ce qui concerne la façon de soigner quelqu’un en fait. Il ne veut pas la blesser et lui faire du mal mais à voir la façon qu’elle a de se crisper et de se retenir de crier, ça doit lui faire un mal de chien et il se sang assez coupable de lui infliger ça. Mais une fois que ce sera terminer, ce serait bien moins douloureux et elle le sait donc c’est sûrement la raison pour laquelle elle ne lui a pas encore mit son poing dans la figure. Une fois qu’elle tient la compresse, il s’occupe de l’aiguille et du fil et une fois prêt, il retire la compresse de son épaule. Elle saigne toujours mais moins, il devrait pouvoir lui faire la suture sans trop de problème. Sauf que le problème c’est qu’il ne sait pas vraiment faire ça alors elle l’aide et le conseil, lui dit comment faire, pas trop profond, pas assez, elle lui explique tout étape par étape. David s’arrête par moment pour éponger la plaie parce que le saignement reprend par moment mais au bout de plusieurs longues minutes, il finit par arriver au bout. Ses mains ont du sang qui a sécher mais ce n’est pas bien grave, le principale c’est que la plaie semble être refermer, même si clairement ce n’est pas magnifique à voir, elle va garder une cicatrice assez moche pour le reste de sa vie malheureusement. Il reprend une compresse propre, met du désinfectant dessus avant de le poser sur sa plaie et de mettre du sparadrap pour faire tenir la compresse sur sa peau. Bon, c’est déjà bien plus propre et ça ne saigne plus. David souffle doucement, ses mains ne tremble pas parce qu’il a encore de l’adrénaline qui le traverse mais aucun doute qu’après ça va être une autre paire de manche. Il déglutit légèrement en l’entendant avant de mettre correctement un miroir sur la table basse pour qu’elle puisse suivre ses mouvements et qu’elle le guide si elle sentait qu’il faisait quelque chose de mal. « Ouais, ça va piquer de nouveau du coup. » Dit-il avant de remettre du désinfectant sur une compresse pour nettoyer le sang ainsi que voir les dégâts. Similaire à la plaie de devant sauf qu’au lieu d’avoir de la chaire rentrer à l’intérieur, elle est déchiré et ressort un peu de la plaie. Il essaya de lui faire le moins de mal possible avant de reposer la compresse imbibé de sang et de passer le fil dans l’aiguille.

Une fois fais, il commence à s’attaquer à la plaie, gardant un calme olympien pour ne pas se déconcentrer sauf qu’elle lui pose une question et il s’arrête un instant, essayant seulement passer l’aiguille que deux fois dans sa peau. Il ne peut pas lui en vouloir de poser cette question. A vrai dire, il est même surpris qu’elle ne lui ait jamais demander avant ça, les gens sont généralement curieux parce qu’un père solitaire avec deux enfants, c’est bien plus rare qu’une mère solitaire avec deux gosses. Donc ça attise la curiosité. Il reprend ses sutures, essuyant par moment la plaie. Il ne parle pas d’elle généralement, parce que même après plusieurs années, la douleur est toujours vive. « Elle est morte. » Dit-il simplement alors qu’il poursuit son travail un moment sans rien dire, mais c’est trop vif, il ne peut pas simplement dire ça, parce qu’elle n’est pas simplement morte sans aucune raison. Et ce n’était pas n’importe qui, c’était la femme de sa vie. Et pourtant c’était en quelque sorte un amour de jeunesse, mais il n’a jamais cessé de l’aimer, et il n’arrêterait jamais. « Elle s’appelait Assia. Elle avait un an de moins que moi. Je l’ai rencontré j’avais que seize ans et puis je suis tombé amoureux d’elle. Et elle de moi. » Même à ses enfants, il ne parlait pas vraiment d’elle, parce qu’ils ne voulaient pas qu’ils se sentent coupable, alors lorsqu’ils lui posaient la question, il répondait simplement qu’elle était au ciel, en train de veiller sur eux. « Et comme nous étions deux jeunes abrutis elle est tombé enceinte. Je te dis pas la polémique dans ma famille, comme dans la sienne. Mais elle ne voulait pas avorter, et je n’allais certainement pas lui reprocher ça. Alors on a décidé de garder le bébé sauf qu’en fait il y en avait deux. » Un faible rire sortit de gorge, triste en se souvenant encore de la tête qu’il avait fait lorsqu’on lui avait dit que non, c’était pas un mais deux bébés. Elle avait été choqué, tout autant que lui. David s’arrêta de parler un instant, essayant de ne pas se laisser dépasser par ses émotions alors qu’il terminé finalement la suture, coupant le fil pour nettoyer la plaie une dernière fois avant de mettre une compresse dessus avec du sparadrap. « La grossesse était compliqué. Au sixième mois elle n’avait plus le droit de se lever du lit sous peine d’un accouchement imminent. Alors elle est restée alité chez ses parents. Et lorsqu’elle a accouché, c’était tellement difficile qu’elle en est morte. Me laissant deux enfants sur les bras et un coeur brisé. » Dit-il avec un léger sourire triste, prenant le bandage. Il lui fit lever le bras avant de commencer à passer la bande autour de son épaule, directement sur les deux plaies, faisant attention à ce que ça tienne bien et que ça ne soit pas lâche. Faire quelque chose de ses mains lui permettaient de ne surtout pas se laisser submerger par un flot d’émotion qu’il ne serait probablement pas capable de gérer.

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MessageSujet: Re: bas les masques (H07-02)   Jeu 14 Sep - 6:28

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Ça va piquer à nouveau. Et c’est reparti pour un tour. Tu serres les dents, tu fermes les yeux, et tu tentes tant bien que mal de t’envoler vers un endroit lointain, très lointain. Paradisiaque, si possible. Avec le tueur à gages non loin de toi et ça serait le pied. Tes mains partagées entre un verre un cocktail et ton arme à feu préférée. Sirotant le breuvage tout en braquant ton arme sur sa tempe, tout en écoutant le bruit du vent sur les cocotiers et les suppliques de ta proie. Le pied. Tu te perds un moment dans ton univers. Décroches complètement. T’es plus sur ce canapé tâché de sang en train de te faire recoudre par ton voisin. T’es loin, très loin. À la limite de l’inconscience, d’ailleurs. Mais il ne faut pas que tu t’endormes. Les paroles de David semblent te reconnecter à la réalité, et tu peux pas t’empêcher de grimacer quand la douleur revient à la charge.

Elle est morte. Il t’annonce ça de but en blanc. En même temps, tu t’en doutais un peu. C’était quasi sûr qu’elle était décédée, sinon elle n’aurait jamais laissé ses deux gamins avec son père. Ou alors c’était parce qu’elle était droguée, et qu’elle était partie en centre de désintoxication. Qu’elle soit un poison pour les gamins, ce qui aurait forcé le père à prendre la fuite et à couper les ponts. Mais il y avait cette absence de lueur dans son regard. Cette grande tristesse que rien ne semblait pouvoir consoler. C’est ce petit détail qui avait fait pencher la balance pour sa mort. Et tu avais eu raison, visiblement. « Oh. Désolée. » C’est tout ce que tu trouves à dire sur le coup. Est-ce que dire toutes mes condoléances serait adéquat ? Tu ne penses pas. Ça fait too much. Et puis c’est ce que tout le monde doit lui dire, et tu n’es pas tout le monde. Tu sens un certain froid qui s’installe entre vous. Une distance. Tu pressens que David est dans ses pensées. Il s’active à refermer ta plaie, mais il est plus lent. Tu n’ajoutes cependant rien, parce qu’après tout tu viens de remuer en lui un passé douloureux. T’attends donc patiemment qu’il prenne la parole, si le cœur lui en dit. Chose qu’il fait après de longues secondes d’absence. Il t’explique leur histoire. Leur histoire. La conception des jumeaux. Tu sens le pire arriver à mesure que les mots s’écoulent d’entre ses lèvres. Tu baisses le regard quand il parle de son accouchement. De ce moment qui devait être magique et qui au final se révèle être un cauchemar éveillé. « C’est triste. » seront les seuls mots qui réussiront à sortir de ta bouche. Tu ne sais pas quoi lui dire d’autres. Que peux-tu bien ajouter à tout ça ? C’est triste, oui. Il te fait de la peine. C’est injuste qu’elle soit morte. Mais c’est la vie. Et elle ne semble pas vouloir faire de cadeaux.

Les secondes s’égrainent tandis qu’il finit de refermer la plaie. Tu ne vois pas à quoi elle ressemble mais tu lui fais confiance. Il a fait du bon boulot sur la première donc il n’y a de raison que ça soit différent. Il semble perdu dans ses pensées, mais ses mains s’articulent toutes seules. Comme un pantin. « Mes parents ont été assassinés quand j’avais six ans. Au final je n’ai que très peu de souvenirs d’eux. » Tu n’en parles jamais, de tes parents. Mais tu sens qu’avec lui à tes côtés, qu’avec toutes ses confessions, tu peux bien lui glisser deux trois informations à ton sujet. « Ils me manquent, parfois. J’ai grandi sans l’amour et la protection d’une vraie famille et c’est ce que je regrette le plus. » Tu soulèves les bras tandis qu’il te fait un bandage au niveau de la poitrine pour faire tenir les compresses. « Ce qu’il faut se dire c’est qu’au moins tes enfants ne sont pas orphelins. Ils t’ont toi et c’est le plus important. Ils ne sont pas livrés à eux-mêmes et ils pourront grandir et s’épanouir dans un cadre sein et solide. » Ce dont toi tu as été privée, mais bon, là n’est pas la question. Au fond, ses enfants ont de la chance de l’avoir encore auprès d’eux. Qu’est-ce que tu aurais donné pour qu’un de tes deux parents survivent… Ta vie en aurait été complètement différente. Moins compliquée. Plus normale. Enfin bref. Tu profites qu'il ait fini de faire ton bandage pour te lever et aller chercher dans une de tes armoires un pull tout propre. Tu reviens vers lui avec un petit sourire. « Merci de m'avoir sauvé la vie. Si t'as besoin un de ces jours d'un service comme garder tes enfants par exemple, hésite pas. » Tu passes la main dans tes cheveux, te dis qu'une bonne douche serait agréable, mais au final tu rejettes cette idée car avec ton pansement ça n'irait pas. Et puis tu es fatiguée, tellement fatiguée... « Tes enfants doivent s'inquiéter, je vais pas te retenir plus longtemps. Laisse tout le bordel sur la table, je rangerai quand j'aurai eu mes deux journées de sommeil bien méritées. À une prochaine peut-être ! » Tu le regardes prendre congé, puis te diriges vers ton lit. Au final, t'as à peine touchée l'oreiller avec ta tête que déjà tu sombres dans un long et agréable sommeil réparateur.
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