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 slow me down (H07-223)

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MessageSujet: slow me down (H07-223)   Ven 4 Aoû - 15:46

Slow me down
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Il est derrière toi. Il te talonne. Tu pourrais presque sentir son souffle chaud contre ta nuque. Alors tu accélères le pas. Et tu ne regardes surtout pas derrière toi. Est-ce qu’il te suit ? Est-ce qu’il a décidé de te poursuivre ? Tu ne souhaites même pas le savoir. Tu préfères courir. Courir le plus loin possible de lui. Fuir. Parce que tu ne sais pas ce qu’il serait capable de te faire, cette fois. Te frapper ? Il ne l’a encore jamais fait, mais pourquoi pas ? Tu ne sembles pas avoir une grande place dans son cœur, bien au contraire. Quand il te voit, il fronce les sourcils. Et son regard s’obscurcit de manière inquiétante. Il a ce petit rictus qui te fait à chaque fois frémir. Défaillir. Il te fait peur. Et il le sait. Du coup, il en profite. Pour te poursuivre. Pour jouer avec tes nerfs. Pour te donner des terreurs nocturnes. Ce petit con.

Tu virevoltes dans les escaliers, sautant les marches deux à deux. Jamais t’as été aussi rapide dans ces derniers, et tu manques à plusieurs reprises de tomber et de te briser la cheville. Tu dévales les escaliers comme si c’était ta vie qui en dépendait. Parce que c’est peut-être le cas, non ? Qui sait jusqu’où il pourrait aller à votre prochaine altercation… C’est un sanguin. Un nerveux. Un regard mal interprété et il pourrait très bien péter les plombs et se défouler sur toi et ton corps frêle. Il est grand. Il est fort. Athlétique et charismatique. Il a tout pour plaire, et pour attiser la crainte et la méfiance. Bref. Toi tu le fuis comme si c’était la Peste incarnée, et plus tu te tiens loin de lui, bien mieux tu te portes.

Tu entends du bruit au-dessus de toi. Comme si quelqu’un te suivait. Lui ? Une autre personne ? Dans le doute, tu préfères penser que c’est lui. Ou alors c’est ta paranoïa qui te pousse à le penser. Tu viens d’arriver sur un palier. Tu ne prêtes même pas attention au numéro. T’espères que ce soit les logements. Le niveau dix pourrait signifier une cachette probable. T’aurais plu qu’à te réfugier dans la chambre de ton frère en priant pour qu’il soit dedans. Tu doutes d’être arrivée jusqu’au niveau six, soit ton propre logement, parce que t’as pas dévalé autant de marches que ça. Au final, tandis que tu pousses la porte pour débouler dans l’étage, tu remarques non sans surprise un long couloir que tu reconnais sans mal. Le couloir de l’infini. T’es arrivée au niveau treize. Merde. Toi qui t’étais promise de ne jamais y aller, c’est loupé. Tu portes ton regard vers la porte qui vient de se refermer derrière toi. Trop tard pour faire marche arrière.

Qui plus est, tu remarques une silhouette qui déambule au loin. Quelqu’un qui peut potentiellement te sauver, donc. Tu marches rapidement dans sa direction, essayant tant bien que mal de courir histoire de ne pas le faire paniquer pour rien. C’est un garçon. Assez jeune si tu en crois son visage enfantin. « Tu cherches à rentrer dans l’une de ces portes ? » Pas de bonjour. Pas de sourire. Rien mise à part tes yeux qui cachent très difficilement de la panique. Ton regard alterne entre le garçon et l’entrée de l’étage derrière toi. « Je peux venir avec toi ? » Tu le supplies presque de dire oui. Pitié pitié pitié. Si le Viking déboule, tu ne donnes pas chère de ta peau. Et puis c’est pas la crevette devant qui pourra y changer quoi que ce soit. « S’il te plait ? » Quand même un peu de politesse, ça fait jamais de mal. Et si ça peut l’aider à se décider, c’est tout benef pour toi… Tu croises les bras au niveau de ta poitrine, ne pouvant empêcher ton corps d’être parsemé de tremblements. Décide-toi vite petit, parce que c’est maintenant ou jamais.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Dim 6 Aoû - 21:26

Slow me down.

Quelle idée débile il avait eu aujourd’hui. Bon sang… Dernièrement il avait l’impression que son cerveau ramollissait dangereusement. Qu’est-ce qui lui avait pris de venir explorer le niveau 13… Tout seul. Il n’était pourtant pas stupide, du moins il ne le pensait pas et jusqu’ici rien ne lui avait affirmé le contraire, enfin… Jusqu’à maintenant. Super, bravo le vau. Cela faisait déjà dix ou quinze bonne minutes, il ne saurait dire, que 223 était planté au beau milieu du couloir du fameux niveau 13 ? Niveau dont il avait vraiment beaucoup entendu parler et pas en bien. Non. Du tout.
C’était apparemment le niveau que beaucoup redoutait ici. A les écouter, c’était un endroit qui ne comprenait qu’un seul couloir dont les deux murs étaient recouverts de portes closes. Pourquoi closes ? Bonnes questions. Tout ce qu’il avait compris des conversations qu’il avait habilement espionné, c’était que pour réussir à ouvrir une porte : il fallait être deux. Et voilà. Encore une fois, il se retrouvait comme un abruti planté devant des portes qu’il ne pourrait tout simplement pas ouvrir, puisqu’il était seul. Exploration inutile donc. De mieux en mieux. Le jeune 223 avait l’impression de se retrouver une nouvelle fois dans le même genre de situation que celles qu’il vivait depuis quelques jours à la cafétéria. Il était obligé d’attendre comme un idiot, ou un mendiant au choix, que quelqu’un de seul arrive également pour partager un repas. Foutues règles de la Ruche ! Qu’est-ce qu’elle avait à coller des impératifs en duo partout ? Il n’avait pas envie de copiner avec d’autres lui, il ne savait même pas comment on faisait d’ailleurs. Aborder les autres, sans façons. Il avait vite compris qu’il n’était pas doué pour les relations humaines. Ce n’était pas sa faute, il était comme ça. Ou alors c’était le lavage de cerveau, l’ardoise effacée qui l’empêcher de communiquer correctement avec les autres, d’interagir comme une personne normale. Par moment, il avait l’impression d’être un chat sauvage qui ne voulait pas être approché. Mais son manque de capacités relationnelles ne réglait pas le problème. Il se retrouvait quand même comme un idiot devant des portes qui refusait de s’ouvrir.
Il avait essayé pourtant ! De les ouvrir. Il s’était même un peu acharné et énervé sur quelques poignets. S’aider de sa jambe appuyée sur la paroi verticale n’avait pas aidé. Rien à faire. Il n’arrivait à rien du tout. C’était peine perdue, alors il avait abdiqué et il en était maintenant là. Debout comme un idiot, devant une porte, bras croisé et sourcils froncés. Il restait buté, devant. Comme si ça pouvait changer quelque chose et que la maudite porte allait enfin bouger d’elle-même, toute seule comme une grande. Mais bien sûr.

Il fut toutefois interrompu dans sa calme contemplation de l’objet de sa frustration quand du bruit parvint à ses oreilles. Le châtain n’avait pas bougé pour autant. Il lui semblait avoir entendu la porte donnant sur les escaliers s’ouvrir, puis se refermer. Des bruits de pas pressés s’étaient ensuite fait entendre. Tiens. Un de ses sourcils s’était redressait, sans qu’il ne bouge la tête pour autant. A quoi bon regarder qui c’était, il ne serait pas foutu de l’aborder.
C’était sans conteste l’individu lui-même qui vint directement à sa rencontre. Une fille. Une jeune femme plus exactement. Grande, brune et le teint halé. Il ne lui semblait pas l’avoir croisé, sinon il s’en serait à coup sûr souvenu. Mais ce qui le frappa surtout, ce n’était pas tellement le physique avantageux de la dite jeune femme, mais plutôt son expression faciale. Elle semblait complètement paniquée, le regard apeuré. Cumulé avec son souffle un peu difficile, ses pas pressés et les petites gouttes de sueur qui descendaient sur une de ses tempes… Elle avait couru. Elle avait même fuit quelque chose. Mais quoi ? Mystère. La tête de 223 devait très certainement traduire sa surprise et le fait qu’il était intrigué, mais déjà la jeune femme avait ouvert la bouche. Rien que ça première phrase lui fit lever les yeux au plafond, malgré lui. Perspicace.

« Oh que ouais je veux rentrer… »

Mais elle n’avait même pas attendu sa réponse en réalité. Elle devait bien se douter que ceux qui étaient dans ce couloir n’y étaient pas présents pour venir y taper la causette ou taper une sieste. C’était évidemment. Ce qui l’était moins, c’est qu’elle lui demande de l’accompagner. Enfin demander, elle l’avait plutôt supplier en fait. Ce qui était encore plus étrange, piquant la curiosité du jeune homme.

« T’as vu un fantôme ou quoi ? »

La question avait franchi ses lèvres sans même qu’il ne prenne la peine de répondre à sa demande. C’était impoli, surement déplacé et intrusif mais quoi dire… Ce n’était pas comme s’il était doué pour faire la conversation. Et puis autant être au courant si le truc qui la faisait flipper allait débarquer. Quoi que… Il n’était pas franchement sur de vouloir le savoir. Lui ce qu’il voulait, c’était passer à travers l’une de ses portes et le dieu de l’ennui avait peut-être dû l’entendre s’ennuyer à en crever, car au moins maintenant ils étaient deux.

« En fait non, laisse tomber. Je veux pas savoir. Puisque tu insistes, suis-moi. J’attends depuis déjà 20 minutes, je veux voir ce qu’il y a derrière une de ces fichues portes. »

Et sans plus de ménagement il avait attrapé son bras, limitant le contact physique au strict minimum, aussi bien pour elle que pour lui. Il n’était pas à l’aise avec ce genre de choses, surtout si c’était à lui de les engager. Sa main avait ensuite retrouvé la poignée qu’il avait maltraitée plus tôt et le cliquetis de cette dernière avait fait naître un sourire aux coins de ses lèvres. Bingo, ça avait fonctionné. Sauf qu’il ne comprit pas comment, mais ils s’étaient tous les deux retrouvés au centre d’une pièce toute blanche et la porte s’était refermée derrière eux. Ils n’avaient pourtant rien touchés à partir du moment où la porte avait été entrouverte par le châtain. Etrange.
Mais pas plus étrange que le long frisson qui parcouru aussitôt son corps. Ce frisson ne lui dit rien de bon, il ne l’aime pas. Puis il la sent, cette sensation. Très distinctement. Trop distinctement même qu’il en déglutit difficilement. Tendu, n’osant plus trop respirer, il ne voit pourtant rien autour de lui à part la jeune femme. Alors pourquoi cette sensation flippante de lame glacée qui glisse sur la peau à hauteur de son cou. Ca le paralyse un instant avant qu’il ne sente plus rien et qu’il ose reprendre un peu d’air. Il porte ses mains à son cou, dans le but vain de faire disparaître cette impression d’avoir eu un couteau contre la peau.

« Bordel, c’était quoi ça ? J’ai… »

Mais il s’arrête dans ses mots. Le visage de la jeune fille parle pour elle. Elle la sentie aussi. Ça se voit.

« Toi aussi tu l’as sentie. C’était quoi bon sang ? »

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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Dim 13 Aoû - 7:32

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T’as tendance à prendre des mauvaises décisions quand tu paniques. Et là, c’est peut-être la pire que t’es en train de prendre. Tu t’étais jurée que jamais Ô grand jamais tu n’irais dans ce couloir de l’infini. Qu’il n’y a jamais rien de bon et qu’à part finir plus traumatisée que tu ne l’es déjà tu ne gagneras rien. Tu ne comprends pas ce garçon qui te dit qu’il veut y aller. Tu perçois de la détermination dans le timbre de sa voix, et que ça te perturbe. Pourquoi est-ce qu’il veut y aller ? Pourquoi est-ce que des gens continuent de forcer ces portes ? Au début, personne ne savait ce qu’il y avait dedans, donc c’était la curiosité qui guidait leur pas. Mais maintenant que tout le monde sait que ce ne sont que des illusions cauchemardesques… Où est l’intérêt ? Tu ne comprends pas d’où peut bien venir son envie d’aller dans une de ces portes, et si la situation était différente tu tenterais d’en savoir plus pour le faire changer d’avis. Mais il y a 314 qui te talonne, et t’as pas vraiment le choix que de le suivre dans son délire.

Il semble percevoir ta terreur et ton malaise car il te demande si t’as vu un fantôme. T’aimerais sincèrement que ce soit le cas. Parce qu’un fantôme n’est qu’une illusion. Alors que 314, quant à lui, et bel et bien réel et fait de chair et d’os. Lui ne te fait pas que de l’harcèlement psychologique. Lui, il est capable aussi de passer aux choses sérieuses. De frapper là où ça fait mal. De te briser aussi bien moralement que physiquement. Alors, à choisir, ouais, t’aurais préféré voir un fantôme. Mais ce n’est pas malheureusement pas le cas. T’as pas le temps de lui répondre, de lui expliquer ce qui se passe et pourquoi t’es dans cet état. Ce ne sont pas ses affaires, déjà, et puis le temps presse. Il semble comprendre que ce n’est pas là la question, car il enchaine sur le fait que finalement il ne veut pas savoir. Tant mieux. Il t’avoue que ça fait vingt minutes qu’il attend que quelqu’un se pointe. Et il ne trouve pas ça étrange que personne ne soit là ? Est-ce qu’il est au courant seulement de ce qui se cache derrière ces portes ? Là encore tu te gardes de lui poser toutes ces questions, de peur qu’il se rétracte. C’est peut-être un choix égoïste, mais tu n’as pas vraiment le choix. De toute manière, t’en auras aussi pour ton compte, car vous serez deux dans cette galère.

Il t’agrippe par le bras pour te tirer devant la porte la plus proche. Ton premier réflexe serait de tenter de te dégager. Mais au final tu ne bronches pas. Parce que tu soupçonnes que c’est nécessaire pour l’ouverture de la porte. Tu n’y as jamais mis les pieds, donc pour toi tout ça c’est de la nouveauté. Donc dans le doute… Qu’il te prenne dans ses bras s’il le souhaite. Tout ce que tu veux, c’est rentrer. Et te barrer de ce couloir dont 314 peut débouler à tout moment. T’entends que la porte se déverrouille, et t’as comme une sensation de soulagement qui t’envahit. Sensation qui s’évanouie rapidement quand entre deux battements de cils tu te retrouves téléportée en plein milieu de la pièce. Comment est-ce que c’est possible ? Excellente question. Au moment où ton regard se pose vers la porte, cette dernière se referme toute seule dans un claquement assourdissant, te faisant sursauter par la même occasion. Au final t’as fui ton cauchemar pour te fourrer dans la gueule d’un autre.

Tu croises tes bras au niveau de ta poitrine comme pour tenter d’empêcher ton corps de trembler. Ton regard parcourt avec angoisse la salle. Sans meuble, d’un blanc éclatant et avec une lumière éblouissante. Un peu comme la pièce où t’es arrivée. Sauf que y’a une atmosphère étrange qui s’en dégage. Qui te donne la chair de poule et qui ne fait que te faire encore plus paniquer. Y’a quelque chose qui cloche. C’est calme, trop calme. Le gamin à côté de toi bouge subitement, portant les mains au niveau de son cou. Il te demande ce que c’était, et tu ne comprends pas de quoi il parle. Tu lis la surprise dans ses yeux, ainsi que la panique. De quoi te faire angoisser de plus bel. Surtout que tu sens soudainement quelque chose de froid contre ta nuque. Quelque chose que tu associes instantanément à une lame contre ta peau. Tu pousses un cri, te recroquevillant sur toi et posant tes mains contre ta nuque. Le gamin te demande ce que c’est. Un putain de cauchemar, voilà ce que c’est. Tu sens la colère monter. Pourquoi est-ce que tu t’es fourrée dans cette arnaque au juste ? T’es tarée ou quoi ? Tu regrettes qu’il t’ait entrainé dans cette pièce, mais de toute manière c’est trop tard. Tu tournes sur toi-même, cherchant la source de tout ce malaise. Et pendant un instant, tu entrevois la silhouette de ton bourreau. Tu pousses à nouveau un cri, fermant les yeux. Juste le temps pour que quand tu les rouvres, il ait disparu. « C’est lui. Il nous a suivi. Je sais pas comment il a fait… Il est venu pour moi. Il va finir ce qu’il a commencé. Oh mon Dieu… » Et là tu perds complètement tes moyens et tu te mets à pleurer. 314 est dans la pièce avec vous. Et il va te faire payer chère le fait que t’ais tenté de lui échapper.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Dim 27 Aoû - 18:49

Slow me down.

La sensation d’une lame froide contre son cou était encore bien trop présente pour que 223 n’arrive à l’ignorer. C’était arrivé soudainement, sans qu’il ne comprenne rien. Il n’avait rien vu et rien sentit d’autre que ça : une lame invisible passer sur sa peau. Ça lui avait glacé le sang l’espace d’un instant avant qu’il ne se sente obligé de porter les mains à son cou et qu’il se mette à bouger. Le châtain ne pensait pas être aussi impressionnable, mais visiblement, il avait peut-être tort. A moins que ce soit le fait qu’il ait été pris par surprise. Cela pouvait également jouer, il ne fallait pas l’oublier.
En attendant, le résultat était le même. Il avait ce frisson désagréable qui ne le quittait pas et cette envie de comprendre qui l’agaçait prodigieusement. Dans sa recherche d’informations sur La Ruche, 223 avait appris pas mal de choses, dont le fait que le niveau 13 regorgeait d’hallucinations sordides, de rebondissements tragiques et inconnus. Mentalement, il s’y était préparé. Du moins c’est ce qu’il pensait… Comment pouvait-on se préparer à l’inconnu ? C’était impossible. Il en avait la preuve maintenant.

Son reflexe avait été de se tourner vers la jeune femme qui l’avait accompagné. Ou qu’il avait trainé dans cette salle. A force, il ne savait plus trop. Elle semblait vouloir quitter le couloir à tout prit mais elle n’avait pas donné l’impression d’être enchanté de devoir passer l’une des portes. Contradictoire, mais bien réel. De toute manière, ils ne pouvaient pas revenir en arrière, ils étaient tous les deux dans la même galère et la jeune femme ne l’aidait pas trop actuellement.
Elle n’avait rien dit et n’avait pas bougé. Elle lui avait lancé un regard complètement paumé, lui faisant bien comprendre qu’elle ne savait pas de quoi il voulait parler… Quoi que, cet air qu’elle affichait, et qui pouvait traduire qu’elle le prenait pour un fou, s’effaça très rapidement. Son regard avait été d’un coup horrifié avant qu’elle ne pousse un cri et ne se recroqueville sur elle-même. 223 avait froncé les sourcils et grimacé, ne s’attendait pas à ce que le cri résonne autant dans la pièce. Mais au moins, une chose était sûre : maintenant, elle avait dû sentir la lame.
Ses mains contre sa nuque le lui prouvaient bien. Son regard affolé et le fait qu’elle cherche d’où venait cette sensation dans toute la pièce, aussi. Lui qui pensait savoir de quoi il s’agissait en lui demandant, c’était raté. Ou peut-être pas finalement…

Tournoyant sur place, la jeune femme cherche à percer le mystère alors que lui-même ne voit rien d’autre que du blanc. Quatre murs blancs, une porte qui semble avoir disparu dans l’un de ces derniers. Piégés. Voilà ce qu’ils sont piégés et attaqués par une lame qu’ils ne peuvent même pas voir venir… Il avait envie de parler, de briser le silence mais le châtain n’y arrivait pas. Il ne savait même pas quoi dire. Il guettait simplement le moindre changement dans leur nouvelle prison. Ironique quand l’on sait que La Ruche en est déjà une à elle seule.

C’est finalement la jeune femme qui brise le silence devenu gênant. Un autre cri s’élève dans la salle, faisant se retourner le jeune homme. Bon sang, ce qu’elle a la voix perçante quand elle gueule… Il l’observe alors qu’elle ferme les yeux, se demandant bien ce qu’elle a. A-t-elle de nouveau senti l’objet froid ? Est-ce qu’elle l’a vu ? Aucune idée. Elle prend toutefois la parole, déblatérant des mots que 223 a bien du mal à comprendre. Et les larmes font leur apparition. Première fois qu’il voit quelqu’un pleurer et… il ne sait pas quoi faire. Il se retrouve comme un con avec mille questions en tête et une fille qui semble complètement traumatisée.

« Attends, attends… c’est qui ton il là ? De quoi tu me parles ? Qu’est-ce qu’il a commencé ? Qu’est-ce que tu lui as fait ? »

223 n’y comprenait rien. Il ne voyait pas de quelle personne la jeune femme voulait parler et encore moins de pourquoi cette personne lui faisait ou lui ferait du mal… Il cherche un indice dans la pièce, n’importe quoi, mais ne voit rien que du blanc, la jeune femme et son propre corps.

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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Mar 12 Sep - 13:58

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Tu paniques et tu perds complètement tes moyens. T’es à bout de souffle de trop avoir crié et de trop avoir pleuré. T’as ton corps qui a des sursauts à chaque respiration que tu tentes de prendre. Tu te sens mal. Très mal. Tu souffres. Et t’as l’impression que c’est pas la première fois. Que cet état de panique totale, c’est pas nouveau pour toi. Que d’une manière ou d’une autre, tu l’as déjà vécu. Y’a qu’à voir de toute manière toutes les traces de torture sur ton corps pour le prouver. Qui t’a fait ça ? Et pourquoi ? T’en as aucune idée, et t’es bien contente de ne toujours pas avoir les réponses à ces questions. Quoi que dans la situation actuelle, tu sais qui c’est. Tu sais qui est l’objet de tous les cauchemars que tu fais depuis plusieurs semaines. Il a un matricule, et il a un surnom. Le Viking. Surement pas donné au hasard. Surement pas pour rien. Il a la carrure d’un Viking, oui. Mais il en a aussi la sauvagerie et la barbarie. Sinon pourquoi est-ce qu’il se serait mis en tête de te faire souffrir s’il était quelqu’un de normal et de sain d’esprit ? Il est fou. Et Dieu qu’il te fait peur.

Le gamin à tes côtés panique. Surement parce que depuis tout à l’heure tu ne fais que crier et pleurer. Tu n’oses pas croiser son regard, parce que tu sais ce que tu vas y lire. De la pitié. Du dégout, peut-être aussi. T’es une faible. T’es pas courageuse pour un sou. Et purée qu’est-ce que tu regrettes de t’être fourrée dans un tel merdier. Tu le savais, que c’était un endroit maudit qu’il fallait à tous prix éviter. Tu voulais fuir le Viking. Et résultat, il était avec vous dans la pièce, maintenant. Avec un espèce de superpouvoir capable de se téléporter et de se rendre invisible. T’as fait que l’apercevoir, mais pourtant ça te suffit pour savoir que c’est lui. Tu sais que c’est qu’une hallucination, que c’est probablement pas vraiment lui qui est dans cette pièce avec vous. Sinon, comment ferait-il pour être un espèce de fantôme ? Mais pourtant ton cerveau déraille, et la peur prend possession de tes moyens. C’est plus ta tête qui réfléchit, c’est ton instinct de survie qui agit. Parce que quoi qu’il se passe dans cette pièce, et qui que ce soit qui en soit l’auteur, et bien tout ça te parait des plus réels. Et des plus affolants.

Il ne comprend pas ce qu’il se passe. Il te bombarde de questions auxquelles tu n’arrives pas à répondre. Qui c’est ton il. De quoi tu parles. Qu’est-ce qu’il se passe et qu’est-ce que tu lui as fait. Tu n’arrives pas à articuler deux mots, ce qui fait que tu balbuties plus qu’autre chose pour lui répondre en deux sanglots. « Je… Je ne sais pas ce que je lui ai fait. Je ne sais pas… Je ne sais pas pourquoi il m’en veut. Mais je la vois, tout le temps, cette colère dans son regard. Il… Il me fait peur. Tellement peur. » Et te voilà qui repart de plus bel dans tes lamentations. Il te fait peur. Et tu ne sais pas ce que tu lui as fait pour mériter ça. Parce que clairement, t’es pas le genre de personne à chercher des problèmes. À regarder les gens de haut et à leur cracher à la gueule, bien au contraire. Tu marches la tête baissée et rapidement. Pour espérer ne croiser personne et ne pas t’attirer d’ennuis. Et pourtant il a fallu que ça t’arrives quand même. Pourquoi toi et pas une autre ? C’est la question que tu te poses sans cesse. « Je ne sais pas ce qu’il veut me faire… Mais c’est de pire en pire. Au début ce n’était que des mots, que des insultes. Et puis… Et puis il y a eu ce croche-pied, et puis ce rire malsain. C’est… C’est de pire en pire. » Tu te confies. T’ouvres à ce gamin comme si t’étais un livre ouvert. Quand bien même t’as toujours gardé ça pour toi. Même ton frère jumeau n’est pas au courant. Mais bon, faut croire que la situation semble se prêter aux confidences…

Tu oses porter un regard empli de larmes dans sa direction. Pour au final te focaliser sur l’ombre dans son dos. « Il est… Il est derrière toi ! » Te voilà qui hurle tout en détournant les yeux pour ne pas avoir à supporter la scène plus longtemps. Lui et son regard menaçant. Lui et son sourire carnassier de psychopathe. Tu te lèves d’un bond et te jettes à corps perdu contre le mur où était précédemment située la porte. « Laissez-nous sortir. Pitié… Faites que ça s’arrête ! » Tes poings tambourinent contre le mur. Jusqu’à ressentir une douleur lancinante que la peur te fait oublier.


© Gasmask

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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Lun 16 Oct - 11:16

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Des cris, des pleure et cette voix criarde qui ne cessent de prendre place dans la pièce close de ce niveau 13. Plus le temps passe et plus 223 a du mal à réfléchir correctement. Il ne comprend rien à ce qu’il se passe. Oh si, il a bien compris que sa curiosité le perdrait un jour et qu’entrer dans une des pièces de ce fichu niveau n’était définitivement pas une bonne idée. Mais ce qu’il ne comprenait pas c’était pourquoi la jeune fille qui l’avait accompagné s’était mise à paniquer de la sorte.
Sans rire, il en avait vu quelques-uns pleurés ou crier au détour des couloirs de la Ruche, mais jamais avec autant de peur et d’angoisse dans la voix et le regard, ça non. La jeune basanée semblait réellement terrifiée, à la limite de la possession par moment même. Il avait beau la tenir par les épaules et lui poser des questions pour comprendre, la jeune femme ne se calmait pas le moins du monde. Là, tout de suite, elle ressemblait à un petit chiot complètement apeuré et traumatisé par un maître tortionnaire. Et cette comparaison n’était apparemment pas si loin de la vérité.

La brune parlait enfin. Ses mots étaient peu assurés et 223 avait l’impression de ressentir son désarroi encore plus maintenant qu’elle essayait de mettre des mots dessus. Elle avait peur de quelqu’un, ici, dans la Ruche. Et cette personne semblait en plus avoir une dent contre elle si elle la regardait avec un regard emplit de colère. Pourquoi diable est-ce qu’il la faisait se sentir comme cela ? Elle ne semblait pas méchante. Elle semblait même carrément fragile et timide. Il la voyait mal faire quelque chose de méchant ou d’énervant de manière délibéré. Impossible pour lui d’imaginer un instant que sa nouvelle rencontre puisse venir de manière consciente chercher les ennuis auprès de quelqu’un. Il n’arrivait pas toujours à comprendre le comportement des gens mais elle, elle était plutôt facile à cerner. Elle était douce, gentille, apeuré et timide. Point barre.
Mais bon sang, c’est qui ce mec ? On dirait qu’elle décrit un harceleur là…
Et le châtain voyait juste. La suite des explications de la jeune basanée concordaient avec ce qu’il venait de penser. Si ce mec l’avait vraiment violentée et qu’il s’était en plus foutu d’elle, c’est ce qu’il était. Doublement si c’était par-dessus le marché sans raison. Ce que certains pouvaient être mauvais ! Il n’en revenait pas. Malgré lui, ses sourcils s’étaient froncés et son visage était devenu plus dur. Il détestait ce genre de personne, il en était certain. Avant comme maintenant, il n’aimait pas les gens avec de tels comportements.

« Hey, hey, calmes t-toi. T’es pas seule, je suis là m… »

Il n’eut pas franchement le temps d’essayer de la rassurer, avec les moyens du bord, qu’elle recommençait à paniquer. Elle se dégagea de sa prise et partie en courant en direction de la porte d’entrée qui avait disparue depuis déjà bien longtemps. Elle tambourinait dessus alors que 223 captait tout juste ce qu’elle venait de lui dire. Derrière moi ?!
Il fit volte-face aussitôt avant de tomber effectivement sur une silhouette mi fantomatique, mi spectrale. Un frisson le prit et remonta jusqu’à l’arrière de sa nuque alors qu’il essayait de le détailler. Grand, musclé, blond avec un visage qui lui disait étrangement quelque chose. Sauf que voilà, il était certain de ne jamais avoir croisé ce mec dans la Ruche. Impression doublement bizarre qui le fit grimacer avant qu’il n’ose enfin rouvrir la bouche.

« D-dégage de là toi ! Tu nous laisse tranquille. Et tu LA laisse t-tranquille ! »

Il serra les points avant de se mettre en position de garde. Un instant de concentration et il lui décocha un crocher de droit, le faisant disparaître dans un nuage de fumée. Il regarda à droite puis à droite avant de tourner sur lui-même, se demandant où le spectre avait bien pu passer avant de retomber nez-à-nez avec la jeune fille en pleurs. Merde…
Il s’approcha doucement d’elle avant de s’accroupir à sa hauteur, approchant une main près de son épaule pour tenter de la rassurer. C’était assez nouveau de devoir aider les autres, de donner une droite à un fantôme aussi. Fichu niveau 13. Repousser ses limites ici n’était pas qu’une image.

« Hey, il est p-parti. Il s’est évaporé. Il te fera rien ici, je suis l-là d’accord ? »

Il tente un petit sourire qui se voulait convainquant et sincère, bien que le fait d’être dans cet endroit ne le rassurait définitivement pas. Après tout, rien ne pouvait lui confirmer qu’un Casper peroxydé ne referait pas son apparition sous peu. Et en parlant d’apparition, un deuxième frisson pris 223, remontant dans son dos et hérissant les poils de ses bras. Qu’est-ce que c’est que… De la brume ?
De la brume venait prendre place sur le sol de la pièce, petit à petit, donnant à la pièce un vieil air de fête foraine hantée.

« Okaaaay… Ne p-paniquons pas. »

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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Mer 13 Déc - 11:42

Slow me down
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Tu tambourines, encore et encore. Jusqu’à te faire mal. Jusqu’à être à bout de souffle et être épuisée. Haletante et douloureuse, tu finis par lentement te faire glisser au sol. Tu t’effondres sur le sol glacé, les deux mains à plat contre le mur et le front collé à ce dernier. Tu fermes les yeux, tentant tant bien que mal de garder ton calme. C’est qu’un cauchemar. Un putain de cauchemar. Et ça va prendre fin, d’une manière ou d’une autre.  T’entends le gamin dans ton dos qui ordonne au Viking de s’en aller. Comme si c’était possible. Comme s’il pouvait faire le poids. C’est qu’un gamin. Qu’une crevette. Tu te retournes, affrontant la scène d’une crevette contre un Viking. Le gamin fait face. Il fait le brave. Même s’il bafouille. Même si tu le soupçonnes de trembler de peur. Il se tient droit, les poings serrés. En garde. T’es impressionnée par sa bravoure. Il prend ta défense, quand bien même il ne te connait pas. Ce n’est pas son problème. Pas sa bataille. Et pourtant il prend le risque. T’es subjuguée. Tu retiens ton souffle lorsque son poing fend l’air. Tu t’attends à ce qu’il rentre en contact avec la joue du Viking. Mais au lieu d’entendre l’impact, c’est le silence qui te répond. Et l’image du Viking qui s’évapore. Comme si ce n’était qu’un fantôme. Qu’une illusion. Tu restes sans voix, fixant l’endroit où le Viking venait de disparaitre. Puis ton regard parcourt la salle, à sa recherche. Parce qu’il va réapparaitre, n’est-ce pas ?

T’es à deux doigts de sombrer. Encore. Mais y’a le gamin qui se jette vers toi et qui pose une main sur une de tes épaules. Si au départ son contact te faisait frissonner forcer de constater qu’à présent sa présence te semble chaleureuse. Précieuse. T’as besoin de lui. Tu poses ta main sur la sienne, la serrant de toutes tes forces.  Il est ton encre, ton point de repère dans toute cette horreur. Sans lui tu sais même pas dans quel état tu serais. Parce que déjà que là c’est pas joli… « Merci… » que tu souffles dans un murmure tandis que tu te forces à braquer ton regard dans le sien. Pour ne pas regarder autour. Pour ne pas chercher la source de tous tes ennuis. Tu sais qu’il est dans la pièce, d’une manière ou d’une autre. Et qu’il vous observe. Qu’il te traque. Qu’il joue avec vos nerfs et qu’il se délecte de la peur qui suinte de tous les pores de votre corps. Tu fermes les yeux, récitant une prière destinée à vous sortir de cette hallucination. Tu pries de toutes tes forces. Jusqu’à ce que le gamin murmure qu’il ne faut pas paniquer. Jusqu’à ce que tu sentes qu’il se trame quelques chose. Alors t’ouvres les yeux, et tu découvres avec horreur la brume autour de vous. Qui, petit à petit, remplie la pièce. « Ne… Ne me lâches pas. S’il te plait. » Tu t’accroches à lui comme si ta vie en dépendait. Parce que c’est peut-être le cas ? Tu sais que tu serres ses mains trop fort. Que peut-être tu lui fais mal. Mais tu te vois pas faire autrement. Il faut que tu t’accroches. Pas que tu lâches. La brume vous encercle, et bientôt que tu ne discernes même plus la silhouette du gamin. Y’a que ses mains dans les tiennes qui te certifient qu’il est toujours là. Qu’il est auprès de toi.

Un rire malsain qui ricoche dans la pièce et te voilà qui sursautes et qui serres encore plus fort. « Tu es là ? » T’as besoin d’entendre sa voix. De sentir sa présence. T’as arrêté de pleurer. À présent t’es concentrée sur ce qui vous entoure. Sur ce rire qui t’hérisse les poils. Le rire que t’entends dans tes plus sombres cauchemars. « Réponds-moi ! » Et alors que tu approches ton visage vers l’endroit où doit se trouver le gamin, tu tombes nez à nez avec celui du Viking. Tu pousses un hurlement et subitement tu romps le contact de tes mains. Pourquoi est-ce que c’est lui et pas le gamin ? Comment c’est possible ? Et qu’est-ce qu’il a fait de lui ? Est-ce qu’il l’a eu ? Est-ce qu’il lui a fait du mal ? Tu recules rapidement, accroupis. C’est trop soudain. Trop maladroit. Résultat tu perds l’équilibre et tu roules sur le dos. La chute te fait grimacer, mais rapidement te voilà sur tes pieds, en train de courir à l’aveugle. T’espères trouver un mur. La limite de la pièce. Mais il n’y a plus rien. Tu cours bien trop longtemps. Comme si ça n’avait pas de fin. « À l’aide ! » Tu répètes cette phrase, encore et encore. Sans entendre autre chose que le rire dans ton dos et des bruits de pas qui te talonnent. Une douleur fulgurante au niveau de tes chevilles te fait perdre une nouvelle l’équilibre. Tu tombes lourdement au sol, découvrant des chaines au niveau de tes chevilles. À peine as-tu essayé de les retirer que tu découvres la même chose au niveau de tes poignets. Comment c’est arrivé ? Difficile à dire. Et pourtant c’est bien là. « À l’aide… » C’est un murmure à peine audible qui sort à présent d’entre tes lèvres. T’es prisonnière, attachée au sol avec tes chaines. Tu peux plus fuir.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Ven 5 Jan - 17:13

Slow me down.

Ne pas paniquer. C’était bien facile à dire, encore plus à faire. Il avait bien comprit ces dernières minutes que la jeune femme qui l’avait suivi était poursuivi par ses démons. Il n’avait pas mis très longtemps à faire le lien entre sa peur en dehors de cette pièce et sa peur une fois à l’intérieur. Avant d’entrée, elle semblait fuir quelque chose. C’était pour ça qu’il la soupçonnait de l’avoir suivi. Malheureusement pour elle, cet endroit devait l’avoir senti. Sa peur avait refait surface et avait pris la forme d’une espèce de spectre trop réel d’un gars blond taillé comme un Viking. Imposant et quelque peu flippant comme bourreau… Il comprenait aisément pourquoi elle en avait peur, rien que son physique en imposait.

Taper contre les murs n’avait rien donné. Crier et pleurer non plus, prier encore moins. Et dans une pièce vide, ils n’avaient pas vraiment la possibilité de tenter autre chose. Le jeune 223 se sentait démuni. Déjà que leurs possibilités étaient réduites au néant, il ne pouvait même pas compter sur son physique pour la rassurer. Il n’était ni grand ni petit, ni musclé ni maigre. Juste un petit gars sec, finement musclé et rapide. Rien de bien compétitif avec la bête en face duquel il s’était retrouvé plus tôt. Heureusement pour lui, ce n’était qu’un fantôme… Il ne donnait pas très cher de leur peau si ce gars se matérialisait, pour de vrai. En chair et en os. Non, il ne préférait pas y penser alors que la jeune demoiselle prenait conscience de la brume autour d’eux.
Elle qui semblait un peu soulagée lorsqu’elle l’avait remerciait, affichait désormais un tout autre visage. De l’horreur se lisait dans ses yeux et ses gestes s’accompagnaient en conséquence. Elle lui avait agrippée les mains si fort qu’au début, le jeune châtain en avait grimaçait. Lui qui n’était pas friant des contacts physiques, il prit sur lui, comprenant que la situation était délicate et qu’il n’était clairement pas le moment de faire des manières, encore moins des manières d’associable. Il serra donc ses mains dans les siennes dans un geste qui se voulait réconfortant. Il ne l’a lâcherait pas, elle pouvait compter sur lui.

« Je suis là, je ne te lâche pas, je te le promets. »

Mais déjà la brume se fait plus dense. La vision se fait de plus en plus difficile si bien que même plisser des yeux ne sert à rien. Un rire malsain retenti en échos contre des murs devenus invisibles. La tension grimpe, le malaise s’intensifie. 223 s’accroche aux mains de la jeune femme comme il l’avait promis, tentant malgré tout de l’apercevoir. Il croit un instant qu’il l’a voit, enfin, mais déchante très  vite. Le visage du blond refait violemment surface devant ses yeux. Juste une tête, comme si elle était complètement détachée du reste de son corps. Un bout de spectre qui lui fonce en plein visage, l’obligeant à fermer les yeux brusquement. Le châtain tousse, la sensation d’avoir inhaler de la fumée s’infiltrant petit à petit dans ses narines et sa gorge.
Damn… Qu’est-ce que…
Il tente de parler, mais ne fait que tousser, silencieusement. Aucun son ne sort de sa bouche, pas même un râle gêné. Même l’air vient à ne plus passer. Il s’étouffe, il le sent. Et bien qu’il panique, il tente de tenir le coup, les yeux humides de ne pouvoir s’approvisionner en oxygène. Il sert les mains dans les siennes, mais sent la panique de la jeune fille grandir alors qu’il ne peut lui répondre. Bon sang, ils allaient tous les deux crever dans cette pièce hantée !

Alors qu’il commençait à voir danser de petits points noirs devant ses yeux, le jeune homme sent les mains de la jeune femme le quitter brusquement. Peinant à rester conscient, il n’arrive pas à les retenir et se retrouve à perdre sa présence alors qu’il se laisse tomber à genoux. L’impuissance l’exaspère alors qu’il porte des mains à son cou. Quelques secondes à peine s’écoulent et la toux reprend, naturellement et bruyamment. L’air reprend le chemin habituel jusqu’à ses poumons, miraculeusement ! Il ne lui fait que quelques instants pour reprendre ses esprits : la fille. Il doit la retrouver !

« Hey, tu m’entends ? Où est-ce que tu es ?! »

Il tend l’oreille et brasse la brume autour de lui, la visibilité de l’endroit toujours aussi faible. Un instant, il pense que l’appeler par son prénom marchera peut être, puis il se souvient qu’il ne le connait même pas… Il allait presque commencer à désespérer mais une petite voix lointaine capte son attention. Une voix féminine. C’est surement elle ! Ou alors c’est un piège… Précautionneusement, il s’avance à sa recherche, mais peine à avancer. Sans trop comprendre pourquoi, un fort vent glacial lui fait face, comme pour le dissuader de la rejoindre. Peine perdue, il n’est peut-être pas une montagne de muscle mais il déborde de détermination. Petit à petit, il avance, tombant finalement en avant, ses pieds butant contre des chaînes lourdes de métal.

« Bon sang, c’est q-quoi ça encore… ? »

Il agrippe une des chaînes et tire dessus, constatant que quelque chose est attaché à l’autre bout, alors qu’il commence à suivre cette dernière, le vent glacial revient faire des siennes, accompagnés de rires malsains d’enfants. Des ricanements, des moqueries. Il ne sait pas s’il est le seul à les entendre, mais devoir les subir l’énerve et l’affaiblit. Plusieurs dizaines de minutes s’écoulent alors qu’il n’arrive plus à progresser. Mains sur les oreilles, il essaie d’échapper à cette tornade froide remplie de ricanements.
Il se sent faible et de nouveau impuissant. Abattu et ridicule pour ne serait-ce réussir à y faire face. Alors il craque. Ses paumes compriment fortement ses oreilles, il hurle. Il hurle que ça s’arrête. Il doit retrouver la jeune femme, il lui a promis. Il doit tenir sa promesse.

« STOP, arrêtez ça ! »

Les tympans meurtris et la peau gelée, il n’ose pas tout de suite rouvrir les yeux. Tout semble redevenu calme, beaucoup trop calme autour de lui. Quand il se décide finalement à reprendre connaissance de son environnement, c’est pour tomber nez-à-nez, à seulement quelques mètres de là, sur la jeune fille traumatisée. Apeurée, les yeux plein de larmes, elle semblait autant à bout que lui. A la différence qu’elle était attachée à des chaînes. Les mêmes que celle qu’il avait trouvé et suivie. Se rapprochant doucement, il tenta de déterminer comment les lui retirer. Aucune clé autour d’eux.

« Hey, je suis là... est-ce… e-est-ce que tu vas bien ? P-pourquoi t’es attachée ? »

Arrivé à autour, il l’examina rapidement. Elle ne semblait pas blessée, du moins elle ne saignait pas…

« Il faut qu’on te d-détache ça. Je ne vois pas de c-clé, ni de quoi crocheter les serrures. On ne voit pas le b-bout des chaînes non plus. »

Son cerveau bouillonnait sur place à la recherche d’une solution qui n’était définitivement pas simple à trouver. Mais ils étaient au niveau 13… 223 aurait dû s’en douter.

« Je p-pense qu’il faudrait que l’on trouve le commencement de tes liens. On trouvera peut-être de quoi te l-libérer quand l’on saura à quoi tu es a-attachée. Tu peux m-marcher ? »

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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Mar 6 Fév - 5:55

Slow me down
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Échouée sur le sol, recroquevillée sur toi-même en position fœtale, tu attends. Que la mort vienne te chercher. Que tout ce cauchemar éveillé s’arrête. Que tu puisses retourner dans la Ruche et te lover dans les bras de ton frère jumeau. Ton jumeau. C’est lui qui occupe toutes tes pensées, tandis que tu te forces à oublier tout ce qu’il se passe autour de toi. Tu fermes les yeux et tu te concentres sur ta respiration. Ne plus paniquer. Ne plus penser à toute cette brume, ni ces chaines. T’es dans ton logement, dans ton lit. Et y’a 999 qui te caresse les cheveux. Comme quand c’était le blackout. Petit à petit, tu sembles réussir à te calmer. Mais ça ne dure pas longtemps. Tu sens une pression au niveau des chaines de tes poignets. Comme si quelqu’un était en train de tirer. Tu sursautes et te redresses. Est-ce que c’est le Viking ? Est-ce qu’il essaie de remonter jusqu’à toi ? Ou est-ce qu’il t’entraine dans ses filets ? Tu te poses sur tes pieds et te mets à tirer à ton tour, cherchant à l’empêcher de t’emmener de force jusqu’à lui. Tu tires, fort. Jusqu’à ce que ton souffle soit coupé. Au final, tu ne bouges pas. Tu restes campée sur ta position. Mais y’a une silhouette qui se dessine dans la brume. Et qui avance à tâtons vers toi, les chaines entre ses mains. Un instant tu crains que ce soit le Viking. Mais la silhouette est fluette. C’est celle du gamin. Alors tu arrêtes de tirer, et tu l’accueilles avec un regard larmoyant mais soulagé qu’il l’ait retrouvé. Qu’il ne l’ait pas abandonné et qu’il ait tenu sa promesse. « Oui… Oui ça va. » En fait non, ça ne va pas. Pas du tout. Mais disons que t’as vécu pire. Maintenant qu’il est à tes côtés, t’es un peu plus rassurée. Mais pour combien de temps encore ?

Il fixe tes chaines. Tente tant bien que mal de les ouvrir. Mais il faut une clé, et jusqu’à preuve du contraire vous n’en avez pas sur vous. Et vu la brume autour de vous, difficile de savoir si elle est quelque part, épinglée à un mur. De toute façon ça serait trop facile si elle était à côté de vous… La Ruche aime vous voir paniquer, alors… « Ils jouent avec mes nerfs. Et avec mes peurs. » C’est ce que tu souffles quand il te demande pourquoi tu es attachée. Ces chaines, t’es persuadée que c’est les mêmes que celles qui t’ont laissées toutes ces cicatrices sur tes poignets et tes chevilles. Tu sais pas comment ils sont au courant. Mais ils jouent avec toi. Avec tes cauchemars. Tantôt le Viking, et maintenant ces chaines. Tu avales difficilement ta salive, n’arrivant pas à retenir un frisson d’hérisser tes poils. Cette sensation d’être attachée est désagréable. Déstabilisante. Alors qu’il examine tes cadenas, tu sens ses doigts qui effleurent ta peau. Gelés. Tu le fixes en fronçant les sourcils, avant de poser ta main sur sa joue. « Tu es glacé. Est-ce que ça va ? » Que s’est-il passé pendant que vous étiez séparés ? Qu’est-ce qu’il a du subir, lui, pour arriver jusqu’à toi ?

Trouver la source de tes chaines. Marcher jusqu’à elles, et improviser après pour te libérer. C’est faisable. Lorsqu’il te demande si tu peux avancer, tu acquiesces. « Oui, je crois. » Mais pour combien de temps, encore ? Tenant les chaines, vous vous décidez à avancer. Le plus vite possible, avant que la Ruche ne se décide à lancer la prochaine vague. À mesure que vous marchez l’air semble se réchauffer. Tout comme la brume se dissiper. Tu manques de perdre l’équilibre quand l’un de tes pieds bute contre un petit rocher. « Du sable ? » C’est ce que t’aperçois sur le sol. Tu remontes ton regard vers le gamin, puis vers ce qui vous entoure. Un couloir creusé dans la roche. Sinueux. Cet endroit te parait familier. Et il t’effraie plus que de raisons. Est-ce que c’est un souvenir de ton passé ? Tu t’arrêtes, hésitante. « Je sais pas si j’ai envie d’aller jusqu’au bout... » Au bout du couloir c’est la brume, toujours présente et opaque. T’as une mauvaise impression. Mais quand faut y aller, faut y aller, n’est-ce pas ? De toute manière c’est pas comme si tu avais le choix. Alors après avoir dégluti, tu reprends la marche. Vous finissez par vous arrêter devant l’origine des chaines qui se dessine. Au bout du couloir se trouver une cellule. Ta cellule ? Ou alors c’est ce qu’ils veulent te faire croire ? Instinctivement, tu fermes les yeux, refusant de graver cette image dans ta mémoire. Tu veux pas te souvenir. Tu veux pas savoir. « Trouve vite un moyen de nous faire sortir de là. » que tu l’implores. Par pitié, que tout ce cauchemar s’arrête. Qu’ils en finissent, une bonne fois pour toute.


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Ce n’est pas que je suis triste mais je n’ai pas envie de woupidouwa. Ce n’est pas à cause de lui qu’j’suis dans cet état. C’est pas parc’ qu’il m’a fait du mal que j’n’ai plus le moral. J’ai décidé de ne plus y penser mais j’crois qu’j’ai besoin d’avoir mal pour exister. J’ai fait le tour de tout ce qui me rongeait et j’ai fini par trouver. Y en a marre de m’faire avoir.
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MessageSujet: Re: slow me down (H07-223)   Mer 14 Mar - 21:32

Slow me down.

Le cerveau qui peine à carburer comme à l’ordinaire, 223 essaie de comprendre et de trouver des solutions. Mais compliqué quand tout semble vous échapper. Il ne comprend pas pourquoi les scènes plus bizarres les unes que les autres s’enchainent. Pourquoi cette espèce de Viking cherche à faire la peau à la jeune femme. Pourquoi il s’est retrouvé dans un froid glacial avec des rires d’enfants moqueurs. Il n’a pas aimé, du tout. Mais il ne sait pas pourquoi, ni ce à quoi cela peut bien être rattaché. L’ignorance. Encore et toujours…

La jeune fille elle par contre, semble savoir pourquoi elle voit tout ça. Pourquoi ils se retrouvent sans cesse dans des situations improbables et franchement peu rassurantes. Et ça l’effraie, vraiment, elle a peur. Et elle affirme que la Ruche et ce niveau en jouent. Ce qui s’affiche devant leurs yeux seraient donc la matérialisation de ses peurs ? Etrange. Mais cela pourrait se tenir, elle hurle et pleure depuis qu’ils sont entrés, c’est que cela doit être le cas. Mais lui alors… Est-ce que ce qu’il a vu et ressenti lorsqu’il était seul… font partis de ses peurs ? Il n’en a pas la moindre idée. Sans souvenir, savoir de quoi on a peur est plus compliqué qu’il n’y parait. Pour lui encore plus apparemment. Allait savoir pourquoi.

223 ne fait ceci-dit pas une réflexion sur ses peurs que la brune évoque. Il ne sait pas s’il a vraiment le droit d’être indiscret, alors il essaie de se retenir tant bien que mal, même si sa curiosité commence déjà à le ronger de l’intérieur. Et puis finalement, son esprit est accaparé par une remarque et une autre question de la jeune femme. Il est glacé, effectivement. Dans sa hâte de tenir sa promesse et de vérifier que la plus âgée allait bien, il ne s’était pas rendu compte qu’il était encore frigorifié. Comme si ce froid ne le quittait plus désormais. Les mains froides, la peau pâle. Il en avait bougé les doigts comme pour vérifier les dires, mais elle avait raison. Il en avait froncé les sourcils avant de se mordre la lèvre et d’hausser les épaules.

« J’ai encore f-froid oui. Mais je ne sais pas p-pourquoi. Mais je vais bien à part ça, fin je c-crois. »

Et puis ils avaient surtout mieux à faire. Ils devaient trouver le moyen de lui retirer les chaînes qui entravaient sa liberté. Ces dernières devaient en plus lui faire mal… Elles étaient lourdes. Ils avancèrent donc avec lorsque la jeune fille se fut levée et avancèrent rapidement. Le temps pressait. Ils devaient sortir de cet endroit avant qu’ils ne savaient trop qui continu de jouer avec leurs nerfs et leurs émotions… leurs peurs.

Il ne faut d’ailleurs pas bien longtemps avant que l’environnement ne change de nouveau. De l’air chaud réchauffe un instant la peau du châtain qui apprécie que sa peau ne soit plus mordue par le froid glacial qu’il avait rencontré précédemment. Mais la sensation partie bien vite, à sa plus grande surprise et sa plus grande déception. Ce n’était pas normal, il devrait avoir chaud, quelque chose clochait. Même le sable au sol, dont la jeune fille venait de signaler la présence ne l’aidait pas. Définitivement, cet endroit l’avait détraqué, il avait maintenant un problème.

Mais merde… dégage de là le froid…

La jeune femme le regarde avant d’observer leur nouvel environnement, ce que le plus jeune fait également. Ils sont dans une sorte de tunnel, ou bien  un couloir sous-terrain, 223 ne saurait vraiment dire, il ne connait pas cet endroit. Ce qui ne semble pas être le cas de la brune. Elle ne veut pas avancer, c’est qu’elle doit redouter quelque chose. Il faut dire que le retour de la brume au fond, ne donne pas envie… Mas ils avancent quand même, 223 l’encourageant comme il le peut avec de petits sourires. Il reste là, avec elle. Il n’irait pas dire qu’elle ne risquait rien avec lui, mais au moins : elle n’était pas seule.

« Ca va a-aller. On va peut-être trouver une s-sortie. Et comment t’enlever ç-ça. »

Et leur avancée reprend. Le tunnel n’est pas si long et ils arrivent bien vite devant ce qui ressemble à une…

« Une cellule ? »

C’est bien cela. Une cellule, sous terre, surement dans le désert. Ou du moins dans un endroit chaud avec du sable. Les chaînes sont attachées à la paroi du fond de cette mini prison. Solidement ancrées dans le mur. Concentré, 223 observe l’endroit lugubre. Mais son observation est perturbée par la voix implorante de la jeune femme qui semble ne pas aller bien. Elle a les yeux fermés et demande à sortir d’ici… sauf que sortir sans la détacher ne sert à rien. Alors 223 cherche une idée, reprenant son observation de la salle. Il en vient même à fouiller des placards et des tiroirs.

« Je trouve pas de c-clé… »

Et ça l’agace. Il aimerait trouver plus vite, soulager la jeune femme le plus rapidement possible. Elle est en partie dans cette galère à cause de lui, c’est la moindre des choses. Et puis lui aussi veux sortir et rejoindre sa chambre. Et cela commence par trouver de quoi libérer la jeune femme.

En ouvrant une malle au sol, le châtain tombe sur tout un tas de fiole et récipients remplies de substances étranges. Intrigué, le jeune homme sort quelques récipients pour en regarder les étiquettes. Des lettres, des chiffres en indices, des signes mathématiques. Quelque chose se débloque dans son cerveau alors qu’un sourire s’affiche sur son visage. La solution est là. Une étiquette en particulier a attiré son attention. « HF ». Dans une boite de style plastique.

« J’ai trouvé un truc, de l’acide fluorhydrique ! Essaie de trouver de quoi couvrir nos visages et pas respirer sans se protéger. »

Cet acide est capable de faire fondre certains métaux, le gaz dégagé est juste toxique… En déverser sur les chaînes devrait grandement fragiliser l’installation et permettre de libérer la jeune femme, sauf qu’il ne faut pas que cela entre en contact avec la peau… et il faut éviter de respirer le gaz qui s’en échappe… La jeune femme revient avec ce qui semble être des tissus et 223 s’attache donc à lui présenter son idée. Il est sûr que cela peut marcher. Il n’a aucune idée de comment il le sait, ni comment il sait que ce récipient contient bien de l’acide fluorhydrique, mais il le sait. C’est peut-être leur ticket de sortie de ce tunnel et cette cellule. Peut-être même des pièges de cette pièce. La mettre en œuvre leur confirmerait.

« Tu es prêtes ? Essaie v-vraiment de ne rien respirer, ne regarde même p-pas si tu veux. Je vais faire attention. Je te promets que ça va marcher, et après on sort d’ici ! »

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