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 [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223

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MessageSujet: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Mar 15 Aoû - 15:26



La folie s'éprend de son être. Le manque. L'envie de tout envoyer valser. Le grondement du ventre qui désire être rempli. Jusqu'à ne plus avoir de place. Froisse sa feuille. Serre le crayon. Essaye de se raccrocher à quelque chose. Refuse de flancher. Il sait. Il le sait parfaitement. Qu'il se tire une balle dans le pied. En se comportant d'une telle façon. Jouer avec le feu. Avec sa santé. Tenter l'impossible. Mais il n'arrive pas à s'en empêcher. Comment le pourrait-il alors que son regard s'attarde chaque fois sur les imperfections. Trop de chair. Face au miroir. N'arrive plus à retenir. Il donne un coup violent sur les feuilles. Fait en sorte qu'elle s'envolent. Ses mains s'accrochent à sa chevelure. Tire dessus. Les dents serrées. Retiens ses larmes. Sent la douleur pointer le bout de son nez. Avec plus de force. Les feuilles rejoignent le sol. Comme de la neige sur de l'herbe. Sent son corps trembler. Le manque. Encore une fois. Au point de lui faire perdre la tête. Ne veux pas sombrer. Ne veux pas se faire avoir par sa peur. Si intense. Mais sait que c'est peine perdue. Qu'il soit obligé de craquer. Que le mal de crâne sera toujours plus fort. Comme ce mal dans son ventre. Se mord la lèvre inférieure tout en fusillant du regard le mur. Comme s'il était coupable de son combat avec lui-même. Combien de temps a-t-il tenu ? Bonne question. Il ne se souvient pas vraiment. S'amuse généralement à boire de l'eau pour passer la faim dès qu'elle pointe le bout de son nez. Évidence qu'il ne peut pas tenir longtemps. Surtout lorsqu'il effectue un peu trop d'effort physique. Grognement. Qui s'échappe de ses lèvres cette fois. Forme humaine qui se détache du lit sur lequel il est installé depuis plusieurs minutes. Heures ? Ignorance. Il attrape le t-shirt laissé par son amant du bout des doigts qu'il enfile tout en quittant sa chambre. Coup d'œil en direction de la seconde chambre occupée. Mais dont il ne connaît toujours pas le personnage. Très discrète. Très peu d'information. Comme le fait qu'elle soit discrète. Un peu trop à son goût. Aime savoir qui occupe ce qu'il considère comme étant son appartement. Son chez-lui. Serre les dents. Se retient de fusiller cette porte qui est innocente puis reprend la route du couloir.

Cafétéria
172 ft 223
Se doit de se remplir la panse. Pour éviter le tournis. Le mal de crâne. Qui ne manque pas de pointer le bout de son nez. Au point qu'il ferme fortement ses yeux tout en avançant dans le couloir. Fait son possible pour ne pas se retenir à quoi que ce soit. Paraître faible. Fragile. Très peu pour lui. La fierté en jeu. Il estime encore qu'il peut marcher et se déplacer sans devoir être assisté comme un malade. Ne semble pas voir lorsqu'il rejoint l'ascenseur et effectue les gestes pour rejoindre cette sale. À la bonne heure. Faire face à beaucoup de monde. Tous ayant hâte de se nourrir. Action qu'il trouve si stupide. Malgré le fait qu'elle soit obligatoire. Frustrant. De plus cette règle. Celle de partager son plateau avec quelqu'un le met mal à l'aise. Peut-être, aurait-il dû embêter son amant pour venir avec lui et ne pas devoir se taper un ou une inconnu(e). Son regard se balade. Droite à gauche. Il pourrait tenter seul. Mais sait que cela ne passera pas. Ses poings se serrent une nouvelle fois. Constamment sur les nerfs. Encore plus lorsqu'il est en plein combat avec ce qu'il est. Se mord la lèvre inférieure. Culpabilité. Durant quelques secondes. Ne vois personne dont il pourrait se servir, qu'il pourrait manipuler pour prendre le plus de nourriture possible et ne pas devoir remettre les pieds dans cet endroit le plus longtemps possible. Un frisson qui le parcourt. Sent l'odeur. Tout autour de lui. Entends son ventre grogne. Yeux qui s'ouvrent en grand. Se sentant honteux. Dois régler ce problème. Très rapidement ! « Qui a personne pour bouffer ? » Il hurle la question. Attire l'attention. Doute être le seul à qui cette règle pose des problèmes.

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Mar 29 Aoû - 14:51

Un plateau pour deux connards.

Une salle nuit, très sale. Impossible de trouver le sommeil, se tournant et se retournant sans jamais trouver les bras de Morphée. 223 avait bien cru péter un boulon au beau milieu de la nuit. Il en aurait volontiers arraché ses draps et retourné le matelas si cela avait pu lui venir en aide pour l’épuiser. Mais il n’avait rien fait, conscient que la dégradation de matériel pouvait lui couter cher. Il avait fait une promesse, autant essayer de la respecter le plus longtemps possible. Il savait pertinemment que même sans chercher les ennuis, les ennuis le trouveraient un jour… Donc au lieu de s’énervait, il avait purement et simplement compté les moutons. Toute la nuit. Il n’avait pas fermé l’œil, enfin si, il les avait fermés. Mais pas une seule minute il n’avait eu la réelle sensation de dormir.
Son visage le lui avait fait payer une fois les lumières entièrement rallumées, prévenant que La Ruche devait se réveiller. Il avait fait un rapide tour dans la salle de bain avant que sa colocation ne se réveille. L’eau l’avait quelque peu aidé à paraître plus « frais », mais le miroir lui avait littéralement collé une claque. De grosses cernes bleues, des poches sous les yeux. Il avait véritablement la tronche de quelqu’un qui n’avait pas dormi depuis un moment alors qu’il n’avait juste pas dormi depuis 24H. C’était aberrant et insensé que sa petite nuit blanche puisse se voir aussi aisément sur sa peau…
Soufflant, lasse et agacé à la fois, 223 était finalement sorti de sa chambre, habillé à l’arrache avec les mêmes vêtements blancs que d’habitude. Faudrait que j’aille en chercher des moins aseptisés au 16ème…  Il faudrait oui. Depuis qu’il savait qu’un entrepôt regorgeait de plein de choses, il n’y avait fait qu’un rapide tour mais jugeant que beaucoup de trop de monde y était à l’époque, il avait fait demi-tour. Il nota dans un coin de sa tête d’y retourner quand il se figea sur place, au beau milieu d’un couloir. Il allait où déjà ? Bonne question. Il ne se l’était pas posée en sortant de son logement et pourtant… Il devait bien aller quelque part pour continuer cette journée.

Après quelques instants de réflexion difficile et embrumée, 223 décida d’aller à la cafétéria. Il n’avait pas spécialement faim, mais grignoter un truc lui donnerait peut-être un peu d’énergie dans les veines. Sauf que voilà, comme chaque jour depuis son arrivée : une règle. Une règle à la con qui obligeait de trouver quelqu’un avec qui manger pour recevoir des plateaux de nourriture. Une obligation à la sociabilisassions qui ne lui plaisait guère. Il n’aimait pas engager la conversation. Il ne le faisait jamais. Il répondait parfois quand on s’adressait à lui et encore, le strict nécessaire pour rester un minimum poli, du moins la plupart du temps. Il avait vite compris qu’il n’était pas doué pour ça, qu’il se posait trop de questions stupides qui l’empêchaient de se comporter normalement en présence d’autres individus. C’était comme ça. Fallait qu’il fasse avec. Tant qu’il restait dans son coin, ce n’était pas handicapant, du moins pas trop.
Mais cette règle compliquait tout. Elle l’obligeait à entrer en contact avec des gens qu’il ne connaissait pas, ce qu’il n’appréciait pas. Il s’y pliait encore uniquement parce qu’il était pragmatique et assez intelligent pour comprendre que ne plus s’alimenter, même un minimum, était complètement bête. S’il voulait continuer à penser par lui-même, garder toute sa tête, ses réflexes… ses facultés à être tout simplement lui : alors il devait manger. Au moins de temps en temps, même si c’était de petite quantité.

Tous les repas de La Ruche n’étaient pas tous excellents. Certains étaient même à gerber, il fallait être honnête. Mais dans l’ensemble, c’était mangeable. Suffisait de faire un peu le tri et le tour était joué. Le châtain s’était donc rendu à la cafétéria, mains dans les poches avant de constater en arrivant, qu’il était le seul idiot sans personne. Génial. Il allait encore devoir attendre qu’un affamé se pointe pour espérer avaler un truc et faire passer le temps.
Il s’était donc adossé à un mur de la pièce, côté porte, bras croisés et regard dans le vide dirigé vers le bas. Il n’aurait pu dire combien de temps il était resté là, à attendre. Il ne faisait même plus attention autour de lui quand une voix le sortie de son mutisme.
Un gars, mince… très mince et tatoué venait de presque crier dans l’espace de restauration. 223 en avait froncé les sourcils, sans pour autant le fixer plus longtemps, revenant à son bout de sol, blanc. Voyant qu’aucune réponse verbale ne vient et que le gars, à gauche dans son champ de vision, n’a pas l’air de bouger, 223 en déduit que personne ne lui a répondu. Il hésite un instant à se manifester avant de se rappeler que même s’il le souhaite, il n’arriverait pas à prendre la parole. C’était son fonctionnement, ce qu’il avait découvert, aussi con son ancien lui soit-il, il était comme ça.
Il ne put toutefois pas se résigner à ne pas bouger. Parler était une chose, faire un mouvement une autre. Et la deuxième option semblait bien moins compliquée, puisque le châtain se contenta de lever un demi-bras en l’air, pour signifier qu’il était là. Regard toujours pointé sur un bout de sol blanc, il attendait de voir si le gars le remarquerait.

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Lun 11 Sep - 18:31



Il détestait ça ! Avoir cette impression de mendier. Insultant. Surtout pour son ego. Si bien qu'il ne devait pas être très aimable. Les traits fatigués. Parce qu'il était têtu. Qu'il se battait contre lui-même. Un combat perdu d'avance à l'évidence. La preuve. Il se trouvait dans cet endroit. À saliver rien qu'en imaginant pouvoir se remplir la panse. Peut-être devrait-il arrêter les entraînements intensifs. Non ! Il ne pouvait pas se permettre d'attirer l'attention. D'attirer l'inquiétude puis la pitié. Sujet sensible. À éviter avec lui. Déjà, qu'il avait l'impression d'être un livre ouvert à cause de sa réaction excessive lorsqu'il était question de sa génitrice. Étrangement. Le sujet n'était pas revenu sur la table. Grognant. Il se retourna tout en posant sa main sur son ventre. Il avait tellement faim que la douleur pointait le bout de son nez. Particulièrement violente. À chaque fois, cela arrivait. Schéma renouvellé. Mais la leçon, il ne l'acceptait pas. La sentence ne lui convenait pas. Déterminé dans sa bêtise. Avalant difficilement sa salive. Fermant fortement ses paupières alors qu'un tournis le prenait tout en pensant à cette nourriture qu'il se refusait d'ingérer. Pourquoi ? Il ne pouvait même pas l'expliquer. Il n'y arrivait juste pas. Tant qu'il pouvait être le moins possible dans cette pièce, tout allait parfaitement bien. Il avait le contrôle.

Cafétéria
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Mais rien ne se passait comme il l'avait espéré. Silencieusement. Aucune réponse. À croire qu'il était le seul qui avait besoin de se nourrir. Qu'est-ce qu'ils foutaient tous là alors ? Sans aller chercher un plateau. Avait-il l'air si énervé que personne n'osait se manifester. Se faire entendre. Faire remarquer sa présence. Profondément ennuyé. Il passa sa main dans ses cheveux. Un air nerveux. Jetant les mèches par-ci par-là de son visage avec rage. Frustration quand tu nous tiens. Il se retenait certainement de hurler une nouvelle fois. Faire comprendre qu'il devait obligatoirement avec quelqu'un ! Qu'il puisse faire ce qu'il avait à faire, puis ensuite oublier cette mésaventure. Regret. De ne pas être venu se présenter en présence de son amant. Peut-être qu'il devait mettre sa fierté de côté un minimum. Juste pour cette fois. Rien que pour cela. C'était difficile. De devoir tout contrôler, comme s'il préparait ses plans à l'avance, qu'il voulait éviter toute mésaventure, toute surprise. Un désir complètement stupide. Comment pouvait-il avoir le monopole sur ce qui se passait dans cet endroit ? Tout et n'importe quoi leur tomber dessus dès qu'ils avaient le malheur de respirer trop longtemps. - image exagérée. Et pourtant qui ne pouvait pas mieux expliquer la situation dans laquelle il se retrouvait plongé. Depuis des mois. Combien ? Incapacité de les compter. Le regard qui se perd dans le vague. Dans les souvenirs qui ne sont plus. Auxquels il n'est même plus certain de pouvoir s'accrocher. Parce que la mémoire aussi pouvait être une sacrée salope. Rendre plus idyllique ou tout le contraire un souvenir. La preuve de ses rêves. Qui n'étaient que des éléments facteurs de son humeur, la plupart du temps, massacrante. Pas parce qu'il n'appréciait pas ce qu'il voyait. Enfin si... enfin non. Compliqué. Il ne savait même pas si ce qu'il découvrait sur lui-même, lui convenait. À croire qu'il avait un espèce de frère jumeau dans son esprit avec qui il se battait constamment pour tout et rien. Plantant ses dents dans sa lèvre inférieure. 

Puis tandis qu'il cherchait encore une quelconque personne qui pouvait se manifester. Il remarqua parmi la foule. Un bras. Levée. Comme s'ils étaient dans une salle de classe et que l'on demandait l'autorisation de parler. Une image qui le fit doucement sourire. Les cours, rester assit sans rien faire d'autre qu'apprendre. Une activité ou plutôt une obligation qu'il était loin d'apprécier. Un de ses sourcils se haussa. Son regard toujours en direction du jeune homme – qui devait avoir à peine la majorité. Où était-il l'un des rares mineurs de ces lieux ? Est-ce qu'il se proposait où était-ce juste pour s'étirer ? Surtout avec sa tête baissée. À croire qu'il n'osait croiser ses prunelles. Le pire était sans doute qu'il n'y avait personne d'autre. Il ne pouvait même pas prétendre qu'il n'avait rien vu, pas alors que son ventre grognait. Et la frustration était sans aucun doute le facteur principal qui l'obligea à s'approcher de ce gamin avec détermination. « Tu veux bouffer ou tu as besoin de t'étirer ? » La question n'en était pas vraiment une. Il ne comprenait pas la raison pour laquelle il n'avait pas fait remarquer sa présence à l'aide d'un mot. Un oui était simple à prononcer et surtout très clair. « Aller ramène-toi mec. » Il effectua un signe de tête en direction de l'intérieur de la cafétéria puis entreprit de se diriger vers la machine pour obtenir son repas. Un bras tendu vers l'intérieur, son attention de nouveau portée sur le gamin. Attendant qu'il fasse de même. 

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Dim 15 Oct - 19:14

Un plateau pour deux connards.

Le geste avait été lent et discret, mais bien présent. Ce n’était pas tout à fait conventionnel, ni vraiment très normal. 223 en était presque persuadé, une personne normale aurait surement été aux devants de ce gars qui cherchait quelqu’un pour aller récupérer un plateau repas. Sauf que voilà, il le savait et l’avait compris depuis un moment, il n’était pas ce que l’on pouvait qualifier de normal. Soit le gars le voyait et il pourrait enfin aller grignoter un truc, plus par automatisme que réelle envie d’ailleurs, soit il continuerait d’attendre ici.
Il ne fallut à peine que quelques instants dans cette position peu confortable pour que le gars amaigri ne remarque qu’il s’était proposé. Oui, parce que même s’il ne relevait pas la tête et continuait de regarder un bout de sol, 223 avait quand même une vision assez nette de ce gars dans son champs de vision. Et la silhouette qu’il entrapercevait était définitivement maigre. Ce gars avait besoin de manger, et pas seulement parce que c’était une routine.
Ce dernier s’approcha d’ailleurs de lui, mais sans pour autant avoir l’air sûr. Peut-être se demandait-il pourquoi il n’agissait pas tout à fait comme le commun normal des mortels. Pourquoi il regardait au sol et levait une main sans décrocher un seul mot et un seul regard. D’un point de vue extérieur, effectivement, le châtain paraissait bizarre. Mais l’autre gars ne devait finalement pas y apporter tant d’importance que ça puisqu’il s’adressa à lui, assez abruptement. Une pointe de sarcasme sembla attirer l’attention du plus jeune. Décidément, 223 semblait sensible à ce genre… d’humour ?

En tout cas, il supposait que c’était du sarcasme. Il hésita un instant à lui répondre, ce demandant comment il devait se comporter et qu’est-ce qu’il devait bien renvoyer comme réplique à son interlocuteur. Il n’en savait fichtrement rien. Alors il se contenta de la regarder, de façon neutre. Totalement inexpressive en fait, ce qui lui donnait un côté à la fois blasé et innocent. Le pseudo ordre ne lui fit ni chaud ni froid, il se contenta de le suivre à l’intérieur de la cafétéria, non sans trainer les pieds et mettre les mains dans ses poches. Plus ils se rapprochaient des « distributeurs » de plateaux, plus le châtain se demandait s’il avait vraiment bien fait de lever sa main.
Un regard insistant contre le haut de son cou le fit d’ailleurs tourner le regard en direction du basané. Ouais, il n’avait pas l’air commode celui-là, ni spécialement aimable. Pas que 223 avait besoin de personnes civilisées autour de lui, juste que l’échange risquait de vite prendre une tournure étrange. Surtout avec ses bizarreries. Pas sûr que le maigrichon ait bien conscience d’avec qui il était. Paraissait que tout le monde finissait par se coller une réputation dans cet endroit. A tous les coups il finirait avec celui du taré du village…
Génial...

Il lâcha un soupir en passant à son tour un bras tendu vers la machine, paume et poignet vers l’intérieur. Il n’avait jamais vraiment compris comment tout ça pouvait réellement fonctionner, pas que ça l’intéressait spécialement, mais dernièrement il ne savait même plus à quoi vraiment porter attention.
En un rien de temps, un plateau apparu. 223, regardant son contenu en pencha la tête sur le côté, surprit. Quelque chose n’était pas comme d’habitude, quelque chose avait changé. Pas les mets proposés, ils étaient tous plus ou moins étranges les uns que les autres, comme souvent aux repas de cette sordide prison de blanc. Non, c’était autre chose. Il fronça les sourcils avant de capter ce qui était différent : les quantités. Jusqu’à présent, un plateau ne contenait qu’une portion de nourriture. Pour recevoir un repas, il fallait être deux et partager le tout. Sauf que là, maintenant, il semblait y avoir deux portions dans un même plateau. Plutôt cool à y réfléchir. D’autant que le gars squelettique qu’il accompagnait devait manger. Il devait d’ailleurs être content.
Voulant le vérifier, 223 jeta un coup d’œil à son visage mais n’arriva pas à y déchiffrer les expressions. Il se contenta donc de le suivre, le basané ayant pris le plateau pour aller s’installer. Une fois assit, un silence s’installa sans que personne ne bouge. Silence plutôt gênant pour le plus jeune qui détestait à cet instant le trou de conversation, pas qu’ils aient déjà beaucoup parlé, mais tout de même.

« Y’en a p-plus. Ça change. Tant mieux, t’as besoin de manger toi. »


Il ne voulait pas spécialement paraitre grossier ou violent dans ses propos. Pour lui, c’était juste une constatation dans le fond. Mais pas sûr que ça allait plaire. Mais à quoi bon tenter de jouer un rôle de gars normal, ce qu’il n’était pas. Il n’était même pas sûr d’être capable de pouvoir le jouer en fait, il ne connaissait pas assez de codes sociaux encore. Ca viendrait, peut-être, avec le temps. En attendant, il devait partager ce repas avec ce gars.

« Pas que je pense que t-t’en ais grand-chose à foutre, mais moi c’est 223. T’es bien tombé, j’ai pas très faim. »

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Ven 29 Déc - 18:11





Si étrange. C'était cette caractéristique qui lui inspirait le jeune homme face à lui. Jeune homme ? Il lui faisait penser encore à un gamin. Sans doute à cause de cet air sur son visage, mais aussi les formes encore enfantines que possédait son visage. Généralement, c'était ces détails-là qui lui permettaient d'offrir un âge qui s'approchait à la réalité lorsqu'il faisait face à un inconnu. Le corps pouvait être travaillé, grâce à quelques mâchines, grâce à une allimentation particulièrement strictes, mais le visage. Dur de le transformer, sans entrer dans le vice de la chirurgie et encore ! Il devait sans doute être majeur, ou devait avoir 16-17 ans, Lysandre ignorait totalement l'âge le plus jeune que les habitants de la ruche pouvaient avoir, mais il avait remarqué un détail pendant cette longue année. Jamais d'enfant. Les cris d'un bébé qui aurait pu le faire grimacer, ou encore les pas précipités d'une petite fille courant dans les couloirs n'avaient jamais étés entendus. À croire que les enfants ne faisaient pas partit de ce monde. Comme s'ils sortaient d'un quelconque cocon dès la majorité acquise. Un frisson le prit rien qu'en y pensant. Lieu beaucoup trop étrange malgré les quelques réponses qu'il avait eues avec le temps s'écoulant. Se mordant la lèvre inférieure, il préféra se concentrer sur la fourchette qu'il avait en main. Plastique. À croire qu'ils étaient tous des êtres dangereux, bons à enfermé. Encore une fois, l'idée d'une prison pointa le bout de son nez dans son esprit. 

Cafétéria
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Tel un gosse. Il ne pu s'empêcher de lever son pied, de sorte à le poser sur la jeune, son genou contre sa joue. N'aimant visiblement pas s'asseoir comme tout le monde, se sentant même bien plus confortable dans cette position. Il ne cherchait pas à prendre la parole, peu certain que l'homme face à lui sache prononcer un quelconque mot. Rien qu'un peu plus tôt pour se faire entendre c'était pas facile. Et rien que d'y penser, il ne pu retenir un coup d'œil vers le visage enfantin qui se présentait à lui. Timide ? Pas de joue qui rougissent. Donc non. Peut-être qu'il n'était juste pas très bavard ou muet de naissance. Les baissant de nouveau sur son plateau, il ne faisait que frotter les branches contre la matière comestible, ne semblant pas vouloir la porter jusqu'à ses lèvres. 

Le corps qui se cripte. Ses yeux se levèrent pour quitter le plateau et se poser sur le gamin qui venait de prendre la parole pour la toute première fois depuis qu'il lui faisait face. Pas que ça le dérangeait tant que ça les personnes qui ne parlaient pas beaucoup. Cela l'arrangeait même la plupart du temps. Puisque d'après les quelques dires, dès qu'il ouvrait la bouche, il gâchait tout vis-à-vis de sa belle gueule. Mais ce n'était pas le fait qu'il semblait pas familier à la parole qui rendit ses muscles tendus. Se fût les mots. L'observation faite. Merde. Son amant du moment ne remarquait visiblement rien, mais un inconnu qu'il rencontrait pour la toute première fois venait de le faire. Lysandre se sentit mal à l'aise. Passer pour le mec qui s'empêchait de manger n'était franchement pas ce qu'il voulait. L'asocial lui convenait parfaitement. Il refusait l'idée qu'on le regarde comme une bête sauvage. C'était ses problèmes ! Il allait visiblement devoir trouver un moyen de se couvrir un peu plus pour cacher son amaigrissement. « Pas plus que toi» S'il s'énervait, clair que l'autre remarquerait qu'il avait visé juste. Même s'il était loin d'être tranquille. La nervosité était entrain de s'éprendre de son être. L'envie de fuir. De cacher son corps le plus possible le prenait à la gorge. Il ne pouvait pas se permettre de laisser voir ses faiblesses ! 

Il essayait. Vraiment. De cacher son mal-être. Ses iris devaient sans doute pas camoufler l'émotion du moment qu'il ressentait. Cette tornade au fond de lui qui désirait éclater, faire un spectacle. S'énerver et quitter les lieux, partir en courant en passant pour un être qu'il ne fallait pas approcher aux risques de se brûler. Mais il était clair qu'il se ferait avoir, la colère n'était qu'un facteur de défense. Faire comme si de rien n'était, était la meilleure voie. « Tu n'es visiblement pas muet» Non. C'était pire. Il était plus dans l'observation. Plus dangereux. Lysandre se méfiait plus de ces gars-là que de ceux qui criaient et se faisaient remarquer. « Si ça avait été un hamburger, sûr que j'aurais bouffé avant même que tu remarques son absence dans ton assiette... » Il effectua un sourire au coin. «  Les rondelles... j'en suis pas friand. » Refuser sans paraître dur ou sec. Il pensait avoir réussi. Plus qu'à espérer qu'ils ne reviendraient pas sur ce sujet. Il effectua un simple geste de main, faisant comprendre qu'il avait entendu la présentation, mais ne chercha pas à se présenter à son tour. Sale gosse le retour. Il entreprit simplement de planter sa fourchette dans l'une des rondelles. Sérieusement ? Ils ne pouvaient pas leur donner des frites ? 


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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Lun 8 Jan - 17:17

Un plateau pour deux connards.

Observer. C’était tout ce que pouvait faire 223 alors qu’il était installé devant le plateau, face au gars tatoué. Il avait osé parler, ce qui était assez surprenant quand on était conscient de son comportement habituel dans la Ruche. Mais depuis peu, les blancs le rendaient parfois nerveux et le poussais à parler, ou à minima faire du bruit.
Attendant une réponse de son partenaire de repas, le châtain se contenta de faire ce qu’il faisait habituellement. Regarder. Mémoriser. Un moyen de se souvenir du moindre détail, de capter la moindre information concrète, de palier à la mémoire fragile. Faire marcher son cerveau, ses neurones, sa mémoire. Seul chose qu’il pouvait réellement faire ici, à défaut d’être capable d’entretenir des relations sociales, de quelque ordre que ce soit.
Il nota ainsi que le garçon était peu bavard, comme lui. Qu’il n’aimait visiblement pas manger dans une position conventionnelle et qu’il ne semblait pas vraiment apprécier le repas du jour. Il poussait négligemment la nourriture avec les couverts en plastiques de leur cafétéria. Comme un enfant qui rechignerait à devoir avaler des épinards ou des choux de Bruxelles. D‘ailleurs, il ne se souvenait pas de leurs goûts exacts, mais il était presque sûr de ne pas aimer ça avant de devenir amnésique…

Ses mots eurent visiblement un effet. Pas qu’un petit effet. Le jeune homme avait directement relevé le regard vers lui, comme surprit qu’il parle enfin. Il semblait crispé aussi, comme si ce qu’il avait dit avait fait mouche, ce qui l’intrigua un instant. Il fronça légèrement les sourcils en entendant sa réponse, quelque peu expéditive.
223 se demanda si elle était agressive ou défensive mais n’arriva pas à le déterminer… Il se fit tout de même la réflexion qu’effectivement, lui-même n’était pas bien épais et était mince. Mais pas au point de l’être autant que le brun. Le peu de chaire qu’il avait sur les os étaient secs, que de petits muscles d’adolescent qui rentrerait bientôt dans l’âge adulte. La crevette qu’il était, était plutôt bien bâtie. Il devait jadis mener une vie qui lui permettait de ne pas avoir à faire beaucoup de sport pour rester mince et athlétique. Ce qu’il nota dans un coin de sa tête avant de revenir à ses moutons.

Il ne fit aucune réflexion au brun, ne sachant pas trop s’il fallait qu’il réponde ou non, de toute manière. Se contentait de scruter son regard, voilà ce qu’il faisait. Et dans ce regard, brillait quelque chose que 223 n’avait pas l’habitude de voir, si bien que cette fois encore, il n’arriva pas à déchiffrer ce qu’il pouvait bien se passer dans la tête de son interlocuteur. Légère frustration passagère qui fut écartée par une autre prise de parole, plus décontractée. Du moins, c’est comme cela qu’il la perçue.
Elle eut même pour effet de faire sourire le châtain, amusé de la réflexion. Il ne doutait pas un instant qu’avec ses actuels maigres capacités d’anticipation sur son environnement, le tatoué n’aurait eu aucun mal à lui subtiliser le contenu de son assiette. Mais la remarque l’amusa tout de même, bien qu’elle était complètement fondée. Comme quoi, il lui en fallait peu par moment.
Le plus âgé semblait désormais plus amical, ou bien n’était-ce qu’une fausse impression, le plus jeune ne savait pas. Son camarade avait beau confirmer qu’il n’aimait pas le repas, il ne s’en offusqua pas. Les goûts et les couleurs, ça il avait bien comprit que ça ne se discutait pas. Comme le fait de supporter ou non quelqu’un, ça ne se commandait pas. Et il avait déjà entendu certains dires qu’il était dur à supporter. Pas parce qu’il était chiant, mais parce que certains le trouvaient bizarre. Il mettait parfois les gens mal-à-l’aise, sans trop savoir pourquoi. Il se demandait s’il en serait de même pour la personne en face de lui… Ce repas le lui dirait surement, ou bien il ne capterait pas, tout simplement.

Un geste de la main, mais pas de présentation en bonne et due forme. Pas de matricule, de numéro, de petit nom. Cela ne dérangea pas spécialement le châtain. Il se souviendrait bien de sa tête avec ou sans prénom. Ceci dit, il ne trouvait pas d’autres sujets de conversation, là tout de suite, pour ne pas laisser le silence s’installer de nouveau. L’autre individu, vaguement concentré sur la nourriture.

« Je ne sais même p-pas si j’aime. Tout est si… N-nouveau. »

Il avait fait une légère grimace boudeuse. C’était gênant de ne se souvenir de rien, ça oui. Mais encore plus quand on se comportait bizarrement. Ces derniers temps, 223 se demandait souvent s’il avait toujours été comme ça : le boulet social du village.

« C’est joli. Le t-tatouage. »

C'est peut-être lui qui l'a fait...
Il avait pointé le dessus de sa main gauche sur laquelle il regarder les lignes et courbes noires couler le long de la peau du basané. C’était une sorte de mandala orientale, techniques géométriques mêlée à des arabesques et des jeux d’ombres. Comment il s’avait ça, bonne question.

« Tu penses que c’est t-toi qui l’a d-dessiné ? »

Il porta un bout de rondelle à ses lèvres, prudent avant d’en avaler un morceau. C’était pas si mauvais finalement.

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Jeu 11 Jan - 3:33





Un combat. Dans lequel il s'était lancé. Ou qu'il avait conscience être quotidien. Tellement Bien loin d'être équitable. Comment le pourrait-il lorsque dans l'autre camp, il était question d'une banalité que chaque être humain effectuait par jour. Plusieurs fois même. C'était une nécessité. Pourquoi fallait-il qu'il ait ce problème ? Qu'il est cette mauvaise impression alors ? Que s'était-il passé ? Voilà la question qui passait et repassait dans sa tête. Alors que c'était... Si normal pour tous. Un fait si... logique.Si habituel. Très souvent effectué en regardant la télévision, un livre dans les mains, en marchant sous le soleil ou encore très rapidement entre deux transports en commun avant d'aller travailler dans un bureau pour le reste de la journée. Se retenant pour les quatre prochaines heures de se remplir la panse ? S'accordant parfois un petit grignotage un peu plus tard dans la mâtinée. Mais lui, il ne ressentait pas cela. Lorsqu'il se retrouvait face à de la nourriture. Comme actuellement, il se retenait presque de se boucher le nez. Sachant que son ventre risquait de se mettre à grogner. Et franchement, ce n'était pas vraiment ce qu'il désirait face à ce gamin qui était décidément trop observateur à son goût. Se sentant en danger. Comme si sa faiblesse était inscrite sur son front. Désagréable. Ses iris se levèrent un instant. Regardant donc le jeune garçon, l'observant à son tour. Il voulait lui aussi soutirer des informations tant que mal au cas où. À croire qu'ils étaient sur un espèce de combat. Comme s'il devait absolument avoir le dessus. Non... Pas comme. C'était exactement cela. Lysandre ne se sentait pas à l'aise lorsqu'il ne contrôlait pas la situation, qu'importe lesquels ! Même quand il était réellement en état de faiblesse. Surtout ! Lorsqu'il était en faiblesse. N'était-ce pas dans ces moments-là que les défenses devaient être beaucoup plus résistantes ? Surtout, qu'il ne pouvait pas fuir sans attirer l'attention sur le petit point qui avait été titillé. Un de ses sourcils se souleva, démontrant un peu son scepticisme. Était-ce parce qu'il était un petit nouveau qu'il n'avait pas osé prononcer une quelconque parole ? La peur ? Compréhensible. Comment pouvait-on être confiant dans un tel lieu ? Alors que tant de rumeurs circulaient. Qu'il soit question des disparitions ou encore des événements si étrange. Même si le fait que des pièces se dévoilaient était une bonne nouvelle. Cela leur permettait de beaucoup plus circuler. Ne plus avoir cette impression d'être restreint. De vivre les uns sur les autres.

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 Il était curieux... Étrange. Plutôt dans le sens qu'il n'était pas habitué. Mais qu'est-ce qu'était l'habitude ? La normalité dans un tel lieu ? Tant de personne arrivaient, débarquaient et ensuite disparaissaient. Il ne serait même pas surpris d'apprendre que toutes celles qu'il avait rencontrés depuis ces quelques mois aient disparus de la circulation. Quand espèce que son tour viendrait ? Ses sourcils se froncèrent un peu. De mécontentement ? Non. C'était plus... ne s'y attendant pas. Un peu ridicule puisque son corps était certainement un des plus recouverts de tatouage de cet endroit. Il avait fini par essayer de comprendre pour quelle raison il avait choisi certains des dessins, les autres... Sans doute une lubie du moment. Ça ne l'étonnerait même pas. Il semblait tellement vivre le moment présent, plutôt que de penser à l'avenir. Le terme joli n'était pas exactement ce qu'il choisirait, mais c'était une des rares personnes à complimenter ses tatouages. Et malgré lui, un fin sourire étira ses lèvres tandis qu'il bougeait la dite main, geste furtif, tout en picotant les rondelles à l'aide des branches de sa fourchette. « Il y a de grandes chances. » Il n'allait pas prétendre le contraire. Il y avait beaucoup trop de tatouages sur son corps pour ne pas que quelques-uns viennent de lui-même. De plus, certains dégageaient quelque chose de spécial... Comme une familiarité qu'il ne pouvait pas nier. Pensant à cela, ses iris se perdirent dans son assiette, alors qu'un son particulièrement désagréable se fit entendre. Venant de son ventre. Baissant la tête. Les yeux écarquillés. Clairement sur les fesses. Ayant prié intérieurement pour que cela n'arrive ! Comment est-ce qu'il pouvait avoir autant la poisse ? Cherchant à cacher son mal-être, il porta à ses lèvres une rondelle. Suivit d'une seconde. Qui fit naître une grimace désagréable sur son visage. Vraiment pas sa came. «  Il y a décidément beaucoup de bruit bizarre dans le coin. » Prétendit-il tout en faisant comme si de rien n'était, regardant son assiette pour ne pas laisser les miroirs de son âme dévoiler une quelconque facette. 

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Sam 27 Jan - 14:40

Un plateau pour deux connards.

C’était beau. Très esthétique et le contraste noir et peau basanée rendait définitivement super bien. Voilà les réflexions qui traversaient l’esprit du châtain alors qu’il avait continué à observer le tatouage présent sur la main de son collègue de repas. Il s’était attardé dessus plus qu’il ne l’aurait pensé, comme absorbé par le dessin et la technique utilisée pour rendre le tracé indélébile. Peut-être que c’était parce qu’il avait un tatouage aussi et qu’il aimait dessiner que cela l’intéressait autant. Peut-être.
Le brun en face de lui avait bougé la main après sa question. Il avait semblait surprit mais ne l’avait pas envoyé boulet. Sa réponse avait été simple, mais pas désagréable. Peut-être que c’était effectivement lui qui l’avait dessiné et qui se l’était tatoué. Rien qu’en l’imaginant, un sourire était apparu sur les lèvres du plus jeune, définitivement fasciné.

« Trop cool. »

Et il le pensait. Lui-même se disait que reproduire ses dessins sur la peau de quelqu’un devait être un sentiment spécial. Faire quelque chose de spécial, pour quelqu’un. Rendre la chose unique et intemporelle. Vivante à vie, sur une peau mouvante qui évolue avec l’âge. Définitivement fascinant. 223 aurait pu encore poser milles questions. Le mec en face de lui avait tellement de tatouages qui parcouraient sa peau qu’il aurait pu s’attarder sur chacun d’eux pour imaginer d’éventuels significations ou symboles cachés. Il aurait pu… Sauf qu’un bruit l’avait sorti de sa contemplation.
Il n’avait pas compris tout de suite d’où il provenait. Ce n’est que lorsque celui attablé avec lui avait baissé un regard horrifié sur son ventre qu’il avait compris. Son estomac. Il criait famine, littéralement. Et la conclusion s’imposa à lui, purement logique. Ce gars ne mangeait pas assez. Ou alors il refusait de manger. Il n’en savait trop rien. Il ne savait pas non plus si c’était à cause des menus, franchement pas toujours très chouettes, ou si c’était pour une toute autre raison… Ma foi, ce n’était pas franchement ses oignons et il se contenta d’attendre, le regardant relever la tête et manger deux rondelles péniblement. Ouais, il n’aimait pas ces trucs en tout cas. Il ne fallait pas être un géni pour le comprendre, puisque même lui avait réussi à faire le rapprochement entre sa grimace et les aliments.
Il allait lui-même reprendre une bouchée de nourriture lorsque le basané reprit la parole, prétextant un truc un peu bizarre sur les bruits étranges dans la Ruche. Haussant un sourcil, 223 se demanda s’il devait le prendre au mot, ou si c’était de l’humour. Peu enclin à blaguer, il se dit que peut-être ce devait être autre chose. Alors dans le doute… Il ne préféra pas énerver son collègue de déjeuner.

« Oh… On trouverait un beau jour un troll hurlant dans des cachots cachés derrière une salle que ça ne m’étonnerait même pas. »

Il avait haussé les épaules, sortant cette référence d’il ne savait trop où. En tout cas, il disait la vérité, cela ne le surprendrait pas tant que ça. Par contre, cela le ferait un tantinet flipper. Ça oui. Des trolls… il ne manquerait plus que ça. Des bras mécaniques, c’était déjà largement suffisant.
Il marqua une pause, fixant quelque chose derrière le brun avant de finalement revenir à lui. Une rondelle mangé plus tard, il reprit la parole, sans faire d’autre commentaire sur le bruit de son estomac.

« J’aime les t-tatouages. Et je crois que j’aimais déjà ça avant. Ça me p-parait logique. Sinon j’en aurais p-pas un. »

Il avait déplacé sa main contre ses côtés. Sur le côté droit. Il ne le sentait pas à travers ses vêtements, mais il savait que le petit tatouage était là. Il l’avait vite découvert après s’être réveillé dans la Ruche. Première douche, première inspection devant le miroir de la salle de bain et cette petite découverte. Il s’était demandé longtemps pourquoi il l’avait fait. Cette petite phrase qui voulait pourtant tout dire mais qui gardait néanmoins une grande part de mystère.

« Fin… Je suppose. »

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Mer 7 Fév - 14:09



Les sourcils si haut sur son front qu'ils pouvaient facilement être pris pour ses cheveux. Lysandre guettait le jeune homme face à lui. Celui-ci le surprenait depuis la première minute où il avait déposé ses iris sur lui. Qu'il soit question de son manque de parole lors de leur premier échange. Désormais, il semblait incapable de ne pas blablater, comme un enfant qui se sentait assez en confiance pour s'ouvrir. Pourquoi cherchait-il autant à lui adresser la parole ? Il savait qu'il dégageait une aura qui poussait les autres résidents à rester à distance de sa personne – cette dernière lui permettant d'être tranquille la plupart du temps. Même s'il n'était pas rare qu'il ne puisse pas s'empêcher de se lancer dans des longues tirades, entrecoupés de piques face à un bon adversaire. Voilà ce qui le faisait triper, bien plus qu'une quelconque amitié. Il n'arrivait pas à cela, pas assez doué. Ou il ne cherchait pas à approfondir ce genre de lien. Pas assez intéressante, pas assez fructueuse, non utile à ses yeux. De toute façon, se confier n'était pas habituel. Pas pour lui en tout cas. Rien que l'idée lui offrait des frissons d'horreur. Et la confession n'était-elle pas une activité perpétuel dans une amitié ? Enfin, c'était ainsi qu'il pensait, donc loin d'être avantageux, il y avait toujours d'autres manières pour obtenir des informations... et cette pratique prenait moins de temps. Les sentiments, la possibilité de s'accrocher à l'âme était des actions à éviter, surtout entre ses murs. Alors pour passer le temps, il y avait autre chose. Qu'il contrôlait. Dont il connaissait si bien les règles. Beaucoup trop bien. Le jeu du chat et de la souris. Il laissait le jeune homme scrutait son tatouage, comme si c'était un trésor qu'il venait de découvrir et qu'il ne pouvait toucher, de peur de le briser. Cherchant à voir si l'adversaire était assez combatif.

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172 ft 223
Il était étrange. Ça il ne pouvait pas le nier. A voir comment il allait réagir. Il bougea sa main, de sorte à la ramener un peu plus de son corps, mais eut un petit sourire au coin alors qu'il reprenait la parole dans un ton bien différent de celui d'un peu plus tôt. « Si tu trouves juste celui là cool, qu'est-ce que ça serait des autres ? » Sa fourchette recommençait à bouger dans l'assiette, poussant les aliments sur les côtés encore et encore, cherchant le courage de les avaler ? Peut-être un peu. Mais surtout permettre de ramener l'attention sur autre chose que ce bruit désagréable qu’avait proférer son ventre. Finalement, il relâcha la pression sur la fourchette qui rencontra dans un son bruyant l'assiette pour s'enfoncer dans le siège, les bras croisés sur sa poitrine et le regard sombre posé sur le gamin devant lui. Quel âge avait-il ? 16 ? 17 ? Il semblait fragile, innocent. Dans un tel lieu, il faisait tâche. Il était plutôt curieux. Était-il un malade mentaux qui devenait fou dès la nuit tombé ? Que faisait-il entouré de grande gueule, d'assassin, de flic et autres ? Dans cette prison ? Un bref sourire se fit, sourire qui disparu si vite qu'on n'était pas certain qu'il ait eu réellement lieu. « Ou un cadavre qui reviendrait à la vie.  » Il prit entre ses doigts sa fourchette. De nouveau. Nouvel aliment qui rejoint son gosier. Se retient de faire une grimace. Il était tant qu'on leur offre des repas digne de ce nom.

Hm. Assez courageux pour passer sur le billard ? Il n'aurait pas cru. Il le voyait avec quelque chose de petit, de discret.

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Mer 14 Mar - 21:30

Un plateau pour deux connards.

Le jeune 223 n’avait pas pour habitude de parler. Du moins il se contentait le plus souvent de phrases courtes, plus ou moins simples et parfois hors contexte. C’était une des choses qui le rendait bizarre. Avec le fait qu’il ne parlait jamais le premier. Et voilà qu’il s’était mis à être une vraie pipelette, sans vraiment s’en rendre compte. L’élément déclencheur ? Bonne question. Peut-être parce que ce mec avait des tatouages et que cela l’intriguait. Ouais, peut-être. Ou alors parce que malgré son aura dangereuse et mystérieuse… Il semblait cacher pas mal de choses. Et Baby aimait les énigmes. Enfin, il aimait surtout essayer de les résoudre. Mais il était loin d’en être là.
Lorsque la main s’éloigner de son champs de vision proche, il ne put s’empêcher de faire la moue. Il aimait bien regarder chaque trait, imaginer chaque mouvement qui avait pu tracer chaque partie à l’encre noire. Ca le fascinait. Surement parce qu’il aimait dessiner. Il se fit même la réflexion qu’il devrait s’entrainer plus souvent, au lieu de se contenter de petits gribouillages sur son calepin. La plupart du temps pour se faire comprendre et éviter les contacts verbaux directs d’ailleurs…
Le basané lui fit comprendre que son admiration l’amusait et qu’il n’était pas au bout de ses surprises. Qu’il avait plein d’autres tatouages. Certes, le plus jeune avait bien remarqué qu’il en avait sur les mains et il avait aperçu certains sur ses avant-bras… Mais en avait-il autre part ? Peut-être qu’il en avait dans le dos. Ou sur la nuque. Ou à d’autres zones plus recouvertes. Alors ça l’intriguait.

« Les autres ? T’en as d’autres ailleurs ? Trop cool ! »

Et le pire, c’est qu’il le pensait. Il trouvait ça original d’avoir des tatouages. C’était une partie d’une personne, d’une personnalité. Une marque indélébile qui racontait une histoire. Et il aimait les histoires. Il aimait savoir, découvrir, fouiner. Mais il ne put pas penser à tout ça plus longtemps qu’un bruit soudain le fit sursauter et grimacer. Il s’était crispé à l’entente de la fourchette qui avait percuté l’assiette de son compagnon de déjeuner. 223 ne savait pas pourquoi, mais il était sensible aux bruits et aux odeurs. Il pouvait les reconnaître très facilement, même en ne les ayant entendues ou senties qu’une fois. Mais quand elles étaient trop vives, soudaines ou fortes… Elles le perturbaient. Parfois au point de l’empêcher de se concentrer. Il mit donc un instant avant de comprendre que c’était parce que le tatoué avait abandonné l’idée de jouer avec ses aliments.
Il s’était avachi dans le fond de son siège avant de croiser les bras et de le regarder de manière insistante et… le châtain n’arrivait pas trop à décrire et cerner ce regard. Il se sentait juste observé et épié ce qui n’était pas forcément très agréable. Il allait commencer à se sentir mal à l’aise quand finalement le plus vieux repris la parole. Pour parler de… morts vivants ?
Le châtain avant haussé un sourcil et suspendu son geste d’apporter sa fourchette à sa bouche.
Hein ?
L’espace d’un instant, 223 s’imagina un scénario post-apocalyptique dans la Ruche. Des zombies parcourant les couloirs. Une partie de son cerveau lui maintenait en tête que ce n’était pas possible. Biologiquement, scientifiquement, de ce qu’il se souvenait en tout cas : on ne pouvait pas être à la fois vivant et mort. Mais une partie de son cerveau lui rappelait qu’il était dans la Ruche. Cet endroit inconnu et bizarre à souhait. Cette prison blanche dans laquelle il s’était réveillé sans souvenirs de sa vie d’avant. Dans le genre bizarre… Il se disait que tout pouvait arriver. Bon, certes, l’idée de voir débarquer des zombies ne l’enchantait pas. Il en avait même grimacé avant de finalement gober la rondelle qui était restait en suspend au bout de sa fourchette.

« Faudrait déjà un cadavre. Et de quoi le… Ressusciter ? Et puis… »


Il avait haussé les épaules et fait une mine réfléchie, presque trop sérieuse, mais dans le fond pas tellement.

« Ça dépend si on finit avec des zombies à la The Walking Dead, dégueux et répugnants qu’il faut achever. Ou si on se retrouve avec plein de petits R comme celui de Warm Bodies… Là ça serait chiant mais pas irréversible. Ils essaieraient de nous bouffer, MAIS, suffirait de retrouver comment les rendre de nouveau plus humains, vivants. Dans tous les cas… faudra investir dans une morgue. »

Il avait ricané, parti dans son petit délire sans savoir d’où il sortait ces références, ni de comment il s’en souvenait. Et puis après tout, ce n’était que des suppositions. Pas comme si ça allait réellement arriver non ? Si ? Boh, il aviserait bien en temps voulu. Son instinct de survie n’était pas assez développé pour qu’il s’inquiète.

« Pourquoi, t’as peur de croiser des morts vivants un jour ici ? »

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Lun 2 Avr - 13:13



Une œuvre d'art ambulante. C'était ce qu'il était et qu'est-ce qu'il adorait cela. Il n'arrivait pas à s'empêcher d'en désirer plus qu'il en possédait dès qu'il se trouvait nu devant son miroir. Lui renvoyant l'image de son anatomie, la grande majorité criblé de dessins diverses. Le plus attrayant à ses yeux restaient l'arme, sur sa hanche, rangé comme s'il pouvait s'en servir à tout moment. Décidément, les idées ne cessaient de peupler son esprit dès qu'il était question d'exprimer son art. De plus... la meilleure toile n'était-elle pas la peau d'un être humain ? N'avait-il pas prouvé ce fait ? Rien que d'y penser, un furtif sourire fit sa place, si rapide qu'il pu être imaginé par le gamin juste en face de lui. C'était étrange de faire face à quelqu'un qui semblait éprouver une telle fascination à cette forme d'art. Surtout qu'il ne semblait pas être passé autant que lui sous le billard. Quelques coups d’œils appuyés, il chercha à vérifié ses dernières pensées. Certes, il lui avait avoué qu'il en avait un. Mais il était bien dissimulé, assez pour qu'il n'est même pas idée d'où il pouvait se trouver. Peut-être sur l'épaule ou l'omoplate, si ce n'était pas la cuisse. Endroit où la plupart des adeptes effectuaient leur première œuvre. Beaucoup moins douloureux, pas autant que sur une jambe ou encore sur le dos, rien que de penser à ce qu'il avait pu ressortir lors de la réalisation de la fleur sur sa nuque, il grimaçait. Mouais, des chances qu'il était certainement complètement stone. Se rendant à peine compte de la douleur. À moins qu'il éprouvait une forme de plaisir malsaine lors de ces actions ? Comment pouvait-il même le savoir alors qu'il n'avait pas pu s'en offrir un depuis des mois. Enfermé entre ses murs. C'était frustrant. Une idée en particulier lui faisait envie, depuis plusieurs semaines. Œuvre couché sur une feuille qu'il avait laissé négligemment posé sur la commode de sa chambre. Espérant bêtement qu'il puisse un jour s'en offrir un nouveau. Espoir vain.

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Il haussa les épaules. Faisant mine que c'était loin de l'être alors qu'il pensait tout le contraire. Bien évidemment que c'était cool, incroyable. Stupéfiant. Plus que cela. Il en était fier. Trop. « La question est... est-ce que tu mérites de les voir. » Il avait bien compris qu'il semblait fasciné par celui sur sa main, comme si c'était la toute première fois qu'il en voyait et en même temps non. Il le titillait, le provoquait. En quête d'une réaction qu'il prévoyait déjà. Avançant une pièce sur l'échiquier. La tour de quelques casses. Le rougissement allait venir. Lorsqu'il aurait compris le sous entendu, peu de chance que ça soit la colère et surtout l'envie de le cogner qui prime. Il était trop jeune, ego pas encore assez développé. Peu certain qu'il ait la majorité.

Un de ses sourcils se haussa suite à la réponse. Qui était loin d'être très ordinaire. Il avait prit cela tellement au sérieux. Comme s'il était question d'une logique qui restait à la porté des êtres humaines de ce monde. Science. Un cadavre. Dès qu'ils auraient trouvés toutes les pièces que cet endroit possédait, ils allaient certainement en trouver et pas qu'un seul. Il eut un frisson en imaginant revoir le visage d'une personne en particulier parmi ces cadavres. Faire face à la mort d'une telle façon. Était-ce réellement une bonne idée ? Et finalement, se fût lui qui était stupéfait. Il était vraiment sérieux ? « Je vois que tu t'y connais. » Fana des bandes dessinés et des films de ce style comme un de ses anciens compères. Un sujet qu'il était – loin de maîtriser. « Peu de chance que cela arrive. » Il avait surtout peur de revoir certaines personnes. Cain par exemple. Il en frissonnait d'horreur d'avance. Ce type était beaucoup trop givré. Et maintenant que les violences étaient en quelque sorte autorisé, certain qu'il s'en donnerait à cœur joie. Pas très envie de se retrouver face à une de ses folies.

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Dim 15 Avr - 12:05

Un plateau pour deux connards.

La conversation semblait devenir un peu plus spontanée. Elle ne laissait plus vraiment place au silence que 223 avait gardé au début, se contentant de lever la main, comme un gars étrange. C’était un peu inhabituel pour le jeune châtain de parler autant et avec un tel débit. Mais ce gars était intéressant et il cherchait toujours à avoir le dernier mot. Comme s’il cherchait à avoir le dessus, à le déstabiliser. Sauf que 223 ne fonctionnait pas comme tout le monde, il était un peu trop terre à terre. Il se réfugiait dans le sens des mots, à défaut de pouvoir se repérer en décryptant les émotions des autres. Trop de subtilités, trop de possibilités parmi lesquelles il n’arrivait pas à choisir. Les mots au moins, c’était du concret. Quoi que… Il venait de rater le sous-entendu qu’on lui avait lancé.
Le tatoué avait parlé de mérite. Un mot qui lui semblait étrangement familier. Comme s’il avait dû par le passé mériter quelque chose, beaucoup de choses peut-être même. Il ne saurait dire quoi, ni comment, mais cela ne l’avait pas déstabilisé. Au contraire. Cela lui avait donné une impression de défis, comme s’il devait réussir quelque chose pour accéder à ce qu’il voulait : voir les autres tatouages. C’est alors le plus naturellement du monde qu’il avait osé les épaules, serein et déterminé.

« Mériter quelque chose me fait pas peur. Je devais être habitué à ça. Devoir mériter quelque chose pour l’obtenir. »

Un petit sourire s’était installé sur ses lèvres alors qu’il lui lançait un regard en coin. Les défis, il aimait ça. Depuis qu’il s’était aventuré dans la Ruche, il avait découvert que ce n’était pas ce qu’il manquait ici. Il s’était alors aventuré avec quelques-uns dans des situations un peu… étranges. Comme pour le billard, qu’il n’avait pas vu venir. Et finalement, l’adrénaline, mélangée à la peur et l’inconnu… Il avait aimé. Surement parce que rien de grave ne lui était arrivé, mais il avait apprécié. Et cela avait un goût de reviens-y qu’il n’avait pas encore pu combler.
Il se demandait quand même comment est-ce qu’il pourrait obtenir ce fameux mérite auprès du plus âgé. Comment est-ce qu’il pourrait bien s’y prendre. Mais surtout… Qu’est-ce qu’il pouvait bien attendre de lui ? Il avait l’air si… Solitaire et distant. Bourru un peu aussi. Et il ne mangeait décidément pas. Un aspect qui éveillait sa curiosité à chaque fois que ce détail lui revenait à la figure.

Mais le sujet présent restait quand même cette histoire de zombies qui parcourraient les couloirs de cet endroit. Des morts vivants. Impossible selon lui, scientifiquement du moins. Mais ici, rien ne semblait vraiment ordinaire. A commencer par leur lavage de cerveau et les robots qui géraient l’endroit. C’était peut-être possible de créer des espèces de robots qui ressembleraient à des humains. Des sortes d’humains pas vraiment vivants. Des zombies robotiques…
Il arrêta de penser à tout ça quand le brun reprit la parole, signalant qu’il avait l’air de s’y connaitre. Effectivement, 223 ressortait pas mal de références dernièrement. Cependant il n’avait aucune idée d’où il les tenait. Fin, de sa vie d’avant, c’était une évidence. Mais s’en rendre compte ne l’aidait pas encore à déterminer à quoi les relier. Il n’arrivait pas à s’en servir pour dresser un portrait de l’ancien lui. Et c’était frustrant. Il détestait l’inconnu et ne raffolait pas de l’imprévu parce que justement, il y avait bien trop de page manquante au livre de sa vie. C’était peut-être pour le mieux qu’on lui avait enlevé ses souvenirs… Mais il était presque persuadé que non. Qu’il ne l’avait pas mérité. Il se contenta donc d’hausser les épaules en regardant son assiette.

« Je sais pas vraiment si je m’y connais. Ça sort tout seul. Mais ça m’aide pas à savoir qui j’étais pour autant. »

Légèrement pessimiste. Mais qui ne l’était jamais ici-bas ? Ceci-dit, la conversation avait attisé sa curiosité. A la fois sur le brun, que sur leur prison blanche. Peut-être que ce gars aurait quelques réponses à ses questions. Et la seule façon de le savoir, c’était de les poser. Il se racla donc la gorge après avoir avalé une autre bouchée de nourriture – définitivement pas difficile pour ce qui était de la cuisine.

« J’en sais rien, je suis pas ici depuis assez l-longtemps. Ça fait quoi… Un mois et demi par là. Mais t’as l’air plus ancien, donc à toi de me d-dire. T’es là depuis quand ? »

Son bégaiement avait légèrement repris, et à la fin de sa phrase il avait relevé le nez de son repas, penchant la tête sur le côté en fronçant légèrement les sourcils.

« Et pourquoi me parler de zombies ? Y’a déjà eu des m-morts dans cet endroit ? J’ai r-rien entendu à ce s-sujet. »

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MessageSujet: Re: [CAFÉTÉRIA] • Un plateau pour deux connards • ft 223   Dim 15 Avr - 19:07



Sourire furtif. À raison. Le mérite était difficile à obtenir. Si bien qu'il préférait l'autre manière d'obtenir ce qu'il désirait. Peut-être pas les meilleurs. Mais tant qu'elles allaient dans son sens tout allait bien. C'était même le mieux. De la patience. Il n'en avait pas vraiment. Sans doute, un défaut qu'il avait gardait de son enfance, si habitué à obtenir les objets facilement, l'attention un peu moins. Peut-être qu'il était celui qu'il était à cause de cela d'ailleurs, ce besoin d'attention. Qu'on le regarde. Qu'on fasse attention à sa personne. Tel un enfant. Tout en faisant mine de garder la tête haute. « Donc, t'es du genre à attendre que la personne estime que tu aies en droit d'obtenir ce que tu veux. » Bon garçon. Droit. Le contraire de lui. S'en foutant si l'autre ne voulait pas le lui donner. Tant qu'il estimait être en son droit. Il devait l'obtenir. Un sentiment dont il était habitué. Des actions sans doute perpétuer hors de ces murs et dont il s'était enivré le plus possible. Surtout avec ce goût si exquis. De la liberté. Toujours cette dernière. Sans devoir rien à personne. Parce qu'il n'y avait que soi qui devait compter. Le monde était égoïste. Pourquoi ne pas l'être aussi. « Tu vas attendre longtemps. » Et c'était vrai. Faire confiance. Et si l'autre désirait juste qu'on se tue à la tâche sans même réussir. Sadique. Lui aurait sans doute fait ainsi. Il aimait décidément perturber ceux qu'il avait face à lui et c'était certainement ce qu'il essayait de faire à cet instant. Des phrases. Le provoquait. Qu'il réagisse comme il le prévoyait. Mais ce n'était pas le cas. Qu'il soit question du sous-entendu. Innocent ? Avec ce visage, c'était possible. Même probable. Mais faire confiance à une enveloppe physique n'était pas la meilleure façon de prendre le contrôle. Bien au contraire. La preuve avec lui. Plus on paraissait sans importance, banal, même trop normale et plus on se fondait dans la masse. Sournoisement. 

Cafétéria
172 ft 223
Le pire était certainement qu'il lui parlait. Qu'il lui exprimait ce qu'il pensait être sa vie. Des brides. Offrait des armes sur un plateau. Si facilement. Innocence. À croire qu'il ne s'attendait pas à ce que lui, Lysandre le trahisse. Pas de chance. 

Fana des jeux vidéo ? Des bandes dessinées ? Certainement. À moins qu'il soit juste adorateur des films apocalypse. C'était aussi probable. Un sujet dont il ne possédait pas de connaissance. Dommage que son ancien partenaire avait disparu, ils se seraient certainement fait un plaisir d'échanger leur connaissance. Rien que d'y penser, il avait l'envie de secouer la tête. Ne comprenant pas cet intérêt pour un tel sujet. Mauvaise foi ? Au moins, il avait pu survivre la dernière fois grâce à ces connaissances. Doutant fortement qu'il ait l'idée de lui planter cette arme dans l’œil de lui-même. Rien que les approcher, il n'en avait pas eu envie. Ils ne semblaient pas du tout aimable avec cette bave coulant sur leur menton et surtout le regard fou. Non, vraiment pas pour lui tout cela. Impatient. Lui-même avait dû attendre des mois avant de savoir réellement qui il était. Et se regarder dans le miroir durant des heures n'étaient pas autant utiles que cela. Malgré les tatouages qui ornaient sa peau. Son histoire était plus complexe que quelques dessins laissés sur sa peau. Juste une évidence. Une fascination pour l'art. Toujours mieux que rien. « Non... Je suis là depuis juste deux mois. » Menteur. Pourquoi mentait-il ? Il ne savait pas vraiment. Juste parce qu'il en avait le pouvoir sans doute. À quoi bon ? Sans doute pour ne pas faire face à des questions auxquelles il ne voulait pas donner de réponse. Qu'est-ce qu'il aurait dit ? Qu'est-ce qu'il aurait confié ? Qu'il avait dû faire face aux pires cauchemars qui soit ? Jamais ces mots ne franchiraient la barrière de ses lèvres. Pas tant que cette flamme brûlerait dans ses iris. « … N'y a-t-il pas quelqu'un que tu avais l'habitude de voir dans les couloirs, mais qui a disparu du jour au lendemain ? » Où était-ce parce qu'il observait beaucoup ? Il avait ce besoin. De savoir combien de personnes l'entouraient. Partageaient en quelque sorte son espace vital. Le contrôle. « … Ou quelqu'un que tu avais l'impression de connaître ? » Piquer des informations. Sur ce gamin. Qui sait ? En aurait-il peut-être besoin.

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