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 [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]

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MessageSujet: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Ven 1 Sep - 18:50

Poisoned gift…


Résultats du dé OUI/NON pour le sérum de vérité :
 


Un sommeil agité, sans trop vraiment en être conscient. Juste un corps qui se tortille dans un lit, lâchant des gémissements douloureux, la peau moite collant aux draps blancs. Il ne s’en souvient pas quand il ouvre finalement les yeux, mais le jeune 223 vient de faire un cauchemar. Sa voix a même dépassée la barrière de ses lèvres avant qu’il ne quitte les bras de Morphée, se propageant dans l’espace de sa chambre en un petit cri effrayé. Mais qu’est-ce que… C’était quoi ça ? Aucun souvenir. Pas même une simple image de ce dont il aurait pu rêver, ou plutôt cauchemarder. Rien du tout.
Lasse, il lâche un soupir en se passant une main sur le visage, fatigué. Il ne sait pas quelle heure il est, mais il n’a clairement pas bien dormi. Il n’est même pas sûr d’avoir dormi plus que quelques heures d’ailleurs. A moins qu’il n’ait fermés les yeux que depuis peu ? Pas la moindre idée. Perdu dans le temps, dans cet endroit qui est devenu sa prison.
Il se redresse en position assise, bougeant les jambes pour se lever, mais s’arrête dans son mouvement. Sa jambe a cogné contre quelque chose de dur, posé sur les draps. Il fronce les sourcils avant de se demander de quoi il s’agit. C’est trop gros pour être son carnet et de toute manière, il range se dernier sous son oreiller. L’incompréhension le prend quelques instants avant que sa curiosité ne l’emporte. Il se frotte les yeux avant de prendre l’objet en mains pour ensuite se lever, direction le salon commun. Personne. Tout le monde dort encore, preuve qu’il doit être vraiment tôt.
Il s’installe dans le canapé commun, avant de poser sur ses genoux ce qui ressemble à une boîte. La curiosité grandissante, il se demande qui a bien pu lui déposer ça sur son lit, alors qu’il dormait. Il n’avait rien entendu alors qu’il avait le sommeil relativement léger depuis son arrivée ici. Étrange.

Doucement, prenant toutes les précautions du monde, il soulève le couvercle, jetant un œil à l’intérieur. Des chocolats ?! L’odeur est parvenue à son nez bien avant d’en voir la forme et la couleur. Dans la boîte carrée, il compte. Vingt chocolats ronds, disposés soigneusement. L’eau lui vient directement à la bouche. Il ne se rappel pas grand-chose de son passé, mais une des choses dont il est sûr, c’est qu’il aime le chocolat. Il a vraiment envie d’en manger un, d’en goûter la saveur, tout de suite, sur le champ. Il a même tendu une main pour en attraper un, avant de violemment se souvenir qu’il n’a pas le droit de manger hors de la cafétéria. Il n’est même pas l’heure du repas. Il se ravise bien vite, se mordant la lèvre inférieure. Merde.
Un soupire s’échappe de sa bouche avant qu’une couleur beaucoup plus claire n’attire son attention, sur le côté de la boite. Glissé entre le carton carré et le plastique disposant les chocolats, il retire un morceau de papier blanc, plié avec soin. Ses sourcils se fronce alors qu’il le déplie, découvrant une inscription qui lui coupe le souffle.

« Un par heure ou la prison sera ta sentence. Exceptionnellement, aujourd'hui, et uniquement pour toi, la règle concernant la consommation de nourriture est levée. Bien sûr cela ne concerne que les chocolats... »

Son cœur s’emballe dans sa poitrine alors que les informations montent petit à petit dans son cerveau, les analyses et les conclusions qui les accompagnent se bousculant dans sa matière grise. Bordel de… Putin les bras mécaniques… L’IA… Mais ! Dans quoi s’est-il encore fourré ? Il n’en n’a pas la moindre idée, mais déjà il regarde les chocolats d’un autre air. Presque dégoûté. Il n’a plus du tout envie de les manger. Déjà parce que la sensation d’avoir été approché, pendant son sommeil et s’en avoir eu conscience, par une IA lui file la trouille. Mais aussi parce que s’il est obligé de les manger… C’est qu’ils vont forcément lui faire quelque chose.
En temps normal, le chocolat : c’est bon. On n’attrape rien avec du chocolat mise à part une crise de foie et des kilos en trop. Et ici, on ne tombe pas malade, pas souvent en tout cas. Quelque chose cloche. Vraiment. Ce cadeau est louche, très louche. Les chocolats cachent quelque chose, mais il ne sait pas quoi, alors il panique. Il ne sait pas quoi faire. D’un côté il a l’impression qu’en manger un va l’emmener tout droit vers une douleur ou une mort certaine… et d’un côté il y a la prison. Pas que la prison lui fasse peur… Mais il se passe trop de choses en ce moment dans La Ruche pour aller se faire enfermer il ne savait où, pour qu’on lui fasse il ne savait quoi. Il irait plus tard !
Sauf que voilà. Il n’a pas envie de manger les chocolats pour autant, il n’a pas envie de mourir comme un con en mangeant du chocolat. Il est perdu. Il ne sait pas quoi faire. Et comme souvent dans ce genre de moment, il a besoin de parler à quelqu’un. Alors comme par automatisme, il se lève, referme la boîte et se dirige rapidement vers la chambre de 157. Il sait qu’il est là, il n’a pas quitté sa chambre depuis pas mal de temps. Il n’a pas l’air bien en ce moment d’ailleurs et il sait pourquoi. Du moins en partie. Il sait que c’est à cause du niveau 13, sans pour autant en connaître les détails.

Mais présentement, il s’en fiche. Il a besoin de parler à 157. Qu’il lui dise quoi faire. Il ouvre donc sa porte, sans ménagement, sans même avoir frappé avant. Il le trouve allongé sur son lit, regardant le plafond. Dans un coin de la pièce, un livre git au sol. Il n’a pas l’air d’humeur, mais 223 n’a pas le temps de le remarquer vraiment plus que ça avant que sa panique ne le fasse parler, précipitamment.

« Je crois que je me suis mis dans la merde. J-Je sais pas ce que j’ai fait, p-pourquoi moi… Mais j’ai eu ça sur mon lit, des chocolats. Je dois tous les mangers, un chocolat p-par heure, ou ils vont m’envoyer en prison. »

Sa voix se brise. Exposer la situation à voix haute lui fait comprendre l’ampleur de ce qu’il risque.

« J-Je veux pas mourir. J’sais pas quoi faire ! »

Ses yeux s’humidifient sans qu’il ne puisse le contrôler. Lui qui est d’habitude partant pour faire tous les tests et les conneries du monde dans La Ruche, qui est prêt à fouiner partout, à faire des blagues vaseuses… N’a plus vraiment envie de monter des plans, ni même de ricaner.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Dim 3 Sep - 20:34



Les jours se suivaient et se ressemblaient tous. Il ne les comptait plus. Il dormait d'un sommeil sans rêve la plupart du temps, ponctué, de temps à autres, de cauchemars terrifiants. Alors, dans ces cas-là, il s'éveillait en sueur, le coeur battant, le souffle court ; il s'asseyait dans son lit et fixait un point imaginaire sur le mur qui lui faisait face. Un mur blanc. Quelque part, c'était comme s'il continuait son dernier cauchemar par un autre : celui de la Ruche.

Au début, il avait inscrit ses rêves dans ce foutu bouquin qu'il avait adopté le soir de son arrivée en ces lieux. Il avait imaginé qu'il pourrait y trouver une logique, une piste pour retrouver sa mémoire. Mais tout cela n'avait été qu'une perte de temps, des efforts inutiles, des espoirs vains, une désillusion. Il l'avait appris ce jour-là avec M, dans cette pièce du niveau 13, une pièce comme une autre - quatre murs, un plafond, un plancher, une porte, le tout dans un design épuré - mais une pièce qui l'avait marqué au fer jusqu'aux tréfonds de son âme. Pauvre naïf qu'il était, nouveau venu qui s'imaginait pouvoir percer le secret de la Ruche, l'insolent qui se croyait suffisamment malin pour contourner les desseins prévus par l'Intelligence Artificielle. Son livre ? Un amoncellement de bêtises qui ne lui serviraient à rien : car la Ruche aura toujours un coup d'avance sur lui. Un coup ? Disons le centuple ! Voire même l'infini ; après tout, comment pouvait-on se battre contre cette chose qui parvient à vous tuer et à vous faire revenir à la vie ? Quand bien même il n'avait pas réellement succombé à sa crise d'étouffement, comment pouvait-on envisager l'existence d'hallucinations aussi palpables ?

Tant de questions suspendues. Tant de réponses qui manquent à l'appel. Et tellement, tellement, tellement d'affliction.

Toutes ces pages de réflexions ne l'avaient pas mené à une solution ; ces milliers de mots l'ont seulement aidé à comprendre qu'il ne pouvait rien contre cette structure. Son propre sort ne dépendait pas de lui ; il n'était qu'un pantin déchanté dans le grand coffre à jouets de la Reine. Il avait également saisi que, plus il se débattrait dans cet océan d'énigmes, plus il se noierait dans les eaux sombres du mystère. C'était sans doute de cette façon qu'il était venu à ne plus sortir de son logement pour fureter dans les recoins de la Ruche ; il ne lui restait plus qu'à attendre. Attendre quelque chose qu'il ignorait encore et dont il se fichait désormais. Il ne pouvait rien faire, si ce n'était ruminer à longueur de journée, dormir, et grignoter à la cafétéria quand il y songeait.

Cette fois-ci, il avait eu encore un cauchemar qui, toutefois, avait été un peu plus particulier. Il n'y avait aucune image ; juste des sons, des sensations, et même des odeurs : un concert motorisé, l'odeur de moquette malpropre mêlée à celle de l'essence, l'impression d'être dans une petite caisse compacte que l'on secouait comme un prunier, le tout aromatisé d'un stress intense. Dans son sommeil, il avait essayé de hurler, d'appeler à l'aide et de faire connaître sa présence et sa détresse à toute oreille innocente aux alentours ; mais comme dans cette pièce du niveau 13, aucun son n'était sorti de sa gorge. Enfin, il s'était éveillé, tous les sens en alerte. Néanmoins les battements endiablés de son coeur lui tambourinaient le crâne sans cesse, l'empêchant fermement de s'endormir à nouveau. Les yeux rivés sur le plafond, il attendait que le temps passe. 

Il demeura amorphe quand la porte s'ouvrit. Nul besoin d'entendre une quelconque voix pour savoir de qui il s'agissait - 223, son colocataire. Probablement qu'il était venu pour le sortir de sa chambre ou pour lui raconter sa dernière blague ou le nouveau défi qu'il lancerait au prochain résident qui croiserait son chemin. Avant-même de lui laisser le temps d'annoncer l'objet de sa venue, il prévint 223 après un soupir las qu'il n'avait pas envie de sortir. C'était acrimonieux, mais c'était tout ce qu'il ressentait comme besoin en cet instant : il ne voulait rien et n'avait besoin de personne.

Pourtant, son état d'esprit changea radicalement dès les premiers mots de son jeune colocataire. La voix brisée de celui-ci le fit se redresser précipitamment dans son lit pour lire le visage de 223. Ce dernier était empli d'émotion, les yeux brillants, la mine catastrophée ; il sut instantanément que l'on était loin d'une blague improvisée. Son regard plongea ensuite sur la boîte que tenait 223 entre ses mains incertaines, boîte qu'il saisit sans détour pour en soulever le couvercle.

La douce odeur du chocolat émana hors de son contenant et vint parfumer ses narines. « T'es un sacré p'tit veinard, toi alors ! » Pour la première fois depuis longtemps, l'eau lui vint instantanément à la bouche. « Un par heure, au pire c'est ton foie qui encaissera, mon pote. La Reine a peut-être juste envie de te voir plié en deux. » Il prit un chocolat entre ses doigts, en huma l'arôme dans une grande inspiration ; mais, contre toute attente, il eut un haut le coeur et lâcha le morceau qui roula jusque quelque part sous le lit. Gêné, il se dépêcha de le récupérer dans le tas de t-shirts et de caleçons sales accumulés sur ces derniers jours - linge qu'il n'avait pas (encore !) pris la peine d'évacuer dans la corbeille prévue de la salle de bains - il souffla dessus rapidement avec un air rebuté, et enfin le posa sur un coin de sa table de chevet. « Celui-là doit être dégueulasse » le prévint-il dans une moue dégoûtée « Il pue » renchérit-il.

Il haussa des épaules. Peut-être que la Ruche ne voulait pas seulement lui faire subir une crise de foie, peut-être que ces chocolats étaient une façon de faire détester les choses qu'eux, les humains, aimaient. Il ne pensait pas que cela le mènerait à la mort - bien que, qui pouvait réellement savoir ce que leur réservait cette saleté de Ruche ? - mais à coup sûr, il fallait se douter d'un revers. Il lui fit part de ses réflexions : « Ces chocolats sont un piège, j'en suis persuadé, mais je suis pratiquement sûr que ça ne va pas te tuer. » Se doutant que 223 ne risquait pas d'être convaincu aussi facilement, il se concentra pour lui exprimer son avis du mieux possible :  « T'as le choix entre ça et la prison. La prison, c'est une punition ; donc les chocolats doivent être une punition aussi. La mort c'est pas vraiment une punition, c'est une fin. Tu vois ce que je veux dire ? Tu peux pas le regretter en passant l'arme à gauche, donc les chocolats ne sont pas toxiques - enfin, pas mortels, je veux dire. » Il jeta un oeil sur son coloc' pour s'assurer qu'il le suive bien dans ses idées. « Par contre, si tu veux pas aller en prison et tenter le chocolat, on a peut-être intérêt à checker qu'on ait assez de PQ au cabinet. » Il le prit par l'épaule en tentant de lui faire un sourire encourageant, de façon à lui signifier qu'il était prêt à l'aider.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Mer 6 Sep - 19:39

Poisoned gift…

Quand il était rentré, son colocataire n’avait pas bougé. Il avait simplement marmonné, platement, qu’il ne voulait ni sortir ni avoir quelqu’un pour l’aider. Rien de tout ça. Sauf que la situation échappait tellement au jeune 223 qu’il n’en avait pas tenu compte. La panique avait pris le dessus, complètement. Lui qui avait tendance à prendre son temps pour comprendre quelque chose, lui qui était capable de rester des heures à observer quelque chose avant d’agir… N’avait pris que quelques minutes avant d’être complètement catastrophé face à ses premières conclusions. Pour lui, on voulait l’empoissonner, avec du chocolat. Et pour couronner le tout : on lui demandait de choisir entre la peste et le choléra… Il était paumé, son cerveau n’étant clairement plus en capacité de réfléchir.
Heureusement pour lui, après qu’il ait commencé à parler, 157 avait vite compris que quelque chose n’allait pas. Il était vrai que le jeune châtain n’avait pas l’habitude de se plaindre. Quand il n’aimait pas telle chose, il se débrouillait pour la contourner ou il s’enfermait dans sa chambre. Il s’isolait et ça finissait par passer. Hors là, il était venu le voir. 157 avait donc compris que c’était grave cette fois.
Il s’était d’ailleurs vite redressé pour venir lui prendre la boîte des mains pour en découvrir le contenu. Sa première réaction fut de le traiter de veinard, ce qui le fit grimacer. Non, il n’était pas un veinard non. On s’immisçait dans sa chambre, sur son lit, en pleine nuit durant son sommeil pour lui coller un ultimatum à aller simple : la souffrance. Génial. Ils ne devaient définitivement pas avoir la même définition du mot veinard… Encore moins quand il ajouta qu’il risquait de se plier en deux. Non, il était plutôt poissard dans l’immédiat.

« C’pas 20 chocolats qui auraient pu me mettre K.O. avant… »

Il avait marmonné entre ses dents, agacé de constater à quel point toutes les émotions et les peurs pouvaient être décuplées à partir du moment où il se rappelait qu’il était coincé ici. Jamais il n’aurait pu croire un jour qu’il aurait peur de vingt chocolats ronds. Absurde, mais pourtant vrai.

Néanmoins, son colocataire changea rapidement et radicalement de point de vue vis-à-vis des chocolats quand il en porta un pour le humer. Il avait grimacé et avait lâché le chocolat qui roula par terre, occasionnant encore un peu plus de stress au plus jeune qui prit peur de gagner d’avance un allé pour la prison. Heureusement, le plus âgé avait rattrapé l’échappé et l’avait posé sur la table de nuit, non sans ajouter un commentaire qui fit grandement désespérer 223. Mais pourquoi moi…
Cela devait se voir sur son visage d’ailleurs, entre une expression déconfite et une bouille suppliante. Lui avoir fait savoir qu’au moins un des chocolats avait l’air imbouffable et qu’il portait une odeur nauséabondante ne l’aidait pas, pas du tout même. Il n’avait déjà pas envie de les manger, maintenant c’était encore pire !
Il lui avait donc lancé un regard de chiot battu, espérant être rassuré par le plus âgé. Il avait besoin de ça, qu’on le rassure, qu’on l’aide à faire un choix et qu’on l’aide à assumer ce choix jusqu’au bout. C’était dans ses moment-là qu’il ressentait le plus ce décalage d’âge avec la grande majorité des autres prisonniers. Il était jeune, il le savait. Il était un empoté social, un boulet des relations humaines… ça aussi il le savait. Mais plus les jours passaient et plus il se disait que les autres avaient raison, il était en quelque sorte encore un petit bébé, un Baby. Sauf qu’ici, il ne pouvait pas vraiment se le permettre, il allait devoir apprendre à grandir et vite.
Il prit donc sur lui quand 157 lui expliqua sa théorie concernant les chocolats. Théorie qui réussit à le rassurer un peu. Son colocataire avait raison, il ne pouvait pas mourir, la Ruche n’aurait pas d’intérêt à le tuer, le jeu serait bien trop court.

Il avait donc hoché positivement la tête quand il lui avait expliqué qu’il ne risquait pas la mort. Il avait compris et saisit la nuance… Il n’empêche que s’il ne risquait pas la mort, cela ne voulait pas dire pour autant que les manger serait une partie de plaisir. Il s’imaginait déjà se tordre de douleur comme un idiot, quand finalement il sentit une main sur son épaule. 157 venait de lui sortir une vanne insinuant clairement qu’il finirait peut-être avec une gastro de l’enfer. Cela eut don de le faire sourire, devant bien avouer qu’il ne s’y attendait pas. Ceci dit, il n’avait pas tort, ils auraient peut-être besoin des toilettes et de PQ. Ne serait-ce parce que si les chocolats étaient vraiment dégoutants, il aurait surement envie de les cracher. Puis après tout, il y avait marqué qu’il fallait les manger. Il n’y avait pas marqué de les digérer ou de ne pas les vomir. Si vraiment un chocolat avait un goût abominable ou si l’un contenait du poison, le châtain ne se ferait pas prier. Hors de question qu’il se torde de douleur non plus pendant dix ans. Il jouait sur les mots, mais c’était la Ruche qui avait commencé à  vouloir jouer au plus malin. Sauf que dans le fond, il était loin d’être con. Et il ne se laisserait pas faire sans broncher.

Le cœur de 223 finit par ralentir et retrouver un rythme normal. Le jeune homme semblait plus calme, mais pas moins inquiet pour autant. Il savait qu’il n’avait pas envie d’aller en prison, pas maintenant. Trop de choses se passaient dans la Ruche pour qu’il n’aille bêtement se faire enfermer dieu sait où. Il mangerait les chocolats… Mais pour y arriver, il savait qu’il lui fallait de l’aide.
Il se gratta donc la gorge, soufflant un bon coup avec de prendre la parole, la voix toujours peu assurée.

« Je veux p-pas aller en prison. Pas maintenant. J’suis pas encore prêt pour y aller. Et j’ai p-promis à quelqu’un de ne pas y aller… »

Il ne rentra pas plus dans les détails mais c’était vrai. Il avait promis à Zéro d’éviter d’y aller pour ne pas lui faire de la peine ou lui faire peur. Et pour le moment il s’y était tenu. Il espérait donc bien s’y tenir encore longtemps.

« Je me doute bien que ces trucs sont une punition… Je vais les m-manger. Mais… Je me connais, s’ils sont vraiment dégoutants, j’y arriverais pas tout s-seul. Je ne sais même pas si je suis résistant à la d-douleur. Je… »

Il avait serré la boîte de chocolats entre ses mains. C’était délicat pour lui de demander une chose pareille. Il s’était efforcé, depuis son arrivée, de ne devoir rien à personne, de ne demander de l’aider à aucun autre individu. Il ne pensait même pas qu’il pourrait se lier d’amitié avec certains à l’époque… Mais la situation avait changé. Sauf que cela ne rendait pas certaines choses plus faciles. Même si 157 et lui s’entendaient bien, même très bien. Qu’ils avaient déjà fait des conneries et des blagues ensemble. Là c’était un autre niveau, c’était d’un autre ordre. Alors ce n’était pas facile à dire. Encore moins à voix haute. Foutu carnet qu’il n’avait jamais sur lui quand il en avait besoin.

« J-J’ai besoin d’aide. De ton aide. Tu me c-connais bien maintenant, j’ai confiance en toi. J’ai besoin que tu me surveille et que tu me force à continuer d’avaler les chocolats s-si je veux abandonner en cours de route… S’teuplait 157. J’ai la trouille, je ne sais pas ce qui m'attend... »

Me laisse pas tout seul, s'il te plait...

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Ven 8 Sep - 18:50



Le fonctionnement d'un humain était bien étrange. Pendant des semaines, il était resté désespéré, à broyer du noir et à ne plus s'en faire pour son avenir. Alors que toutes les tentatives, venant de lui-même comme d'un autre, s'étaient soldées par un lamentable échec, en quelques secondes tout avait basculé simplement parce qu'un colocataire apprécié était en détresse.

Lire en 223 l'angoisse de la Ruche, comme lui-même l'avait vécu d'une certaine manière, ne lui avait pas fait réagir de la même façon : il n'aimait pas voir ce jeune homme dans un tel état de désarroi, d'autant qu'il représentait toute la positivité que l'on pourrait retrouver dans la Ruche. Il voulait retrouver son coloc' comme avant, ce Baby comme il aimait bien l'appeler pour gentiment se moquer de son jeune âge. Toutefois, aujourd'hui le Baby de la Ruche était loin de l'enfant turbulent, aujourd'hui il s'agissait d'un résident vulnérable qui s'était retrouvé dans le collimateur de la Reine.

Des chocolats ou la prison... Pas étonnant que 223 ait vite fait son choix. Lui-même avait entendu toute sorte de rumeurs sur la prison et, au stade où il en était à ce jour, il était incapable de juger de la fiabilité de ces informations. Toutes auraient pu être fondées puisque, dans cette Ruche, le pire était possible. Autant donc tenter la dégustation de chocolats car, au moins, ils seraient ensemble pour surpasser cet obstacle. Il était en effet hors de question de laisser ce jeune bougre se débrouiller tout seul - le connaissant, il risquait de faire des bêtises si personne ne le surveillait. Pour être honnête, c'était surtout que, à sa place, il aimerait aussi être épaulé.

Vraiment ?

Après tout, ces longues semaines que lui-même avait passé à se terrer tandis que les pensées les plus sombres défilaient furieusement, il ne pouvait pas considérer cela comme un bon moment. Pourtant, il avait refusé d'en discuter, il avait refusé le plus poliment possible la plupart des visites - pour les rares qui étaient venus s'enquérir de sa présence plutôt que de sa santé - il avait refusé toute aide alors qu'il venait de prendre conscience qu'il en avait justement besoin, plus que jamais. Quel bel imbécile il faisait. Peut-être bien qu'il avait besoin d'aide pour cesser de vivre dans un état végétatif au fond de la Ruche. Qu'y a-t-il de pire à rester planté là à n'attendre plus rien au lieu de chercher à trouver mieux ? Que risquait-il de pire, si ce n'est de mourir plus tôt ? La souffrance lors de la mort ? Et ne risquait-il pas la même chose en demeurant vissé dans son lit à longueur de journée, dépressif et malnutri ?

Son colocataire lui expliquait qu'il ne voulait pas aller en prison, et notamment parce qu'il l'avait promis à quelqu'un. Il releva intérieurement cette remarque, en se demandant si bébé ne devenait pas un grand garçon qui faisait des rencontres excitantes. Le début d'aventures palpitantes. Ce coeur qui tambourine la poitrine parce qu'on ne peut rester de marbre face à certaines personnes - ou face à une certaine personne. A cette pensée, il eut l'impression d'avoir un noeud en lui et eut un regard sur l'alliance qu'il portait au doigt depuis son arrivée ici : à qui était-il lié avant cette Ruche ? Cette personne l'attendait-elle encore ? S'était-elle inquiétée de sa disparition ? Etant donné la sensation chaleureuse et réconfortante que cet anneau d'or blanc pouvait lui procurer parfois - comme en ce moment-même - il n'eut aucun doute que sa moitié était tout pour lui.

Il scruta le visage de son interlocuteur, se promettant silencieusement de l'interroger un jour sur cette personne. Non pas qu'il voulait se mêler des affaires des autres - quoique - mais eux deux étaient parvenus à tisser ce lien d'amitié qui lui permettait de s'intéresser aux sentiments de son ami. Comme cette affection du moment - l'angoisse d'avaler ces chocolats et de subir sa punition comme la Ruche le lui ordonnait. Il imaginait aisément toutes les questions se bousculer dans la tête de 223 - quels seraient les effets ? Comment allait-il réagir ? Y parviendra-t-il seulement ?

Il s'étonna de toutes ces précautions et hésitations que son colocataire démontrait, mais il fut en mesure de comprendre. Ils s'étaient retrouvés ensemble par le plus grand des hasards, ne se connaissaient pas plus que ça - si ce n'est qu'ils s'entendaient bien. La confiance était difficile à établir par ici, et il était compréhensible qu'une faveur avait beaucoup plus de valeur qu'elle ne pourrait en avoir dans le monde qu'ils avaient côtoyé en dehors de leur prison actuelle. Sa demande était pleine d'émotion. « Baby » Il avait décidé de l'interrompre avant que son esprit ne l'emmène plus loin dans les conséquences imaginaires et tortueuses qu'il pourrait subir à cause de ces chocolats. « Je suis avec toi, et je resterai avec toi jusqu'à ce que cette boîte soit vide - et après encore. » Il planta son regard bleu océan dans les siens pour l'efforcer à y lire sa sincérité. « La Ruche pense peut-être que tu n'es pas capable, mais on va lui montrer de quoi on se chauffe, nous. Peu importe la nature de ces chocolats, ou les conséquences, lorsqu'elles arriveront nous serons prêts à y faire face pour t'éviter la prison. Et si demain la Ruche nous laisse un autre cadeau empoisonné, on le surpassera encore, et encore, jour après jour, pour lui prouver qu'on n'est pas aussi malléables que ça. » Cette exhortation lui était comme une libération pour lui-même, une thérapie qu'il leur offrait à tous les deux dans ce cauchemar qu'était la Ruche. « Qui sait, un jour c'est nous qui lui offrirons des chocolats - que l'on fera fondre sur ses câbles pour griller ses circuits, et se tirer d'ici. »

Il lui accorda encore un sourire avant de se lever et de sortir de la chambre - en caleçon, et tant pis si 242 était dans le coin. Il se rendit en face, dans la salle de bains, et compta cinq rouleaux de papier toilette. Ce n'était pas énorme, mais ça ferait l'affaire si jamais les chocolats devaient resortir par un quelconque orifice. Après quoi, il se servit un verre d'eau pour se rafraîchir le gosier, et en servit un à 223 pour l'aider à se mettre en route. « Prêt ? Par quoi commence-t-on ? »

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Dim 24 Sep - 15:51

Poisoned gift…

Le jeune 223 était complètement terrorisé et c’était peu de le dire. Depuis qu’il était arrivé dans cet endroit bizarre qu’était la Ruche, il ne lui était pas arrivé grand-chose. A part un petit incident avec un billard qui aurait pu lui couter la prison mais qui s’était finalement soldé par une énigme… Il avait coulé des jours tranquilles entre les murs affreusement blancs de cette prison. Ni plus ni moins il avait fait son petit bonhomme de chemin, fouinant, faisant quelques conneries, passant pour un fou ou un mec étrange qui ne s’intégrait pas facilement, qui parlait peu ou étrangement, sans filtres et en bégayant souvent.
Alors pourquoi lui ? Pourquoi aujourd’hui ? Et pourquoi cette histoire de chocolats obligatoire pour ne pas finir en prison ? Trop de questions, trop d’indices et trop d’hypothèses possibles. A force d’y penser, le châtain allait finir par devenir fou. Voilà pourquoi il était venu chercher de l’aide auprès de son colocataire 157. Parce que lui saurait quoi faire. Que lui saurait comment gérer ce merdier et que dans un sens, il avait confiance en lui.
Il ne le connaissait certes pas depuis longtemps, mais il l’aimait bien. Ils s’entendaient bien, rigolaient bien quand ils passaient des moments ensembles. C’était ce qu’on pouvait appeler un ami aux yeux de 223 et c’était assez rare pour lui d’avoir ce genre de relation avec d’autres. Il en avait une ou deux autres dans La Ruche, elles se comptaient donc actuellement sur les doigts d’une main… Alors oui, il n’avait pas vu 157 depuis plusieurs jours, mais il savait qu’il était dans sa chambre alors il avait déboulé sans crier gare.

Voilà comment il s’était retrouvé debout comme un idiot devant son ami, paniqué et les larmes aux yeux. Comme l’enfant qu’il était dans le fond. Et plus les secondes passaient plus il se sentait paniquer de nouveau. 157 avait d’ailleurs dû le sentir car il avait repris la parole, le coupant en utilisant son surnom. « Baby ». Ce simple mot qu’il avait utilisé pour l’embêter un peu. Au début, cela avait un peu agacé le châtain qu’on le prenne pour un enfant et qu’on le traite comme tel, sous prétexte de son jeune âge. Mais finalement, ce surnom était devenu son identité, quelque chose de rassurant et tangible auquel se rapprocher. Et puis ça le caractérisait bien, alors il l’avait adopté. Son utilisation le fit donc arrêter de penser cinq minutes pour se concentrer sur ce qu’on lui disait.
Les mots de son colocataire étaient rassurants, percutants et surtout : vrais. Ils firent tout de suite échos dans l’esprit du châtain qui se calma doucement, petit à petit. Il avait raison. Comme souvent, pour ne pas dire toujours. La Ruche ne pouvait pas le tuer, du moins elle ne le voulait pas, elle n’en retirerait aucun intérêt. Ces chocolats devaient être un test. Et ce test, il le relèverait, avec 157. Tous les deux ils allaient montrer à cet endroit et l’Intelligence Artificielle de malheur qui les espionnait sans cesse qu’ils ne se laisseraient pas abattre par ses coups bas. Jamais !
Pendant que 157 avait donc parlé, 223 avait hoché la tête positivement, séchant doucement ses larmes d’un revers de main, reniflant doucement.

« M-merci. T’as raison, on va y arriver. Si t’es là pour me surveiller, je suis sûr que ça ira. Et un jour on se vengera et on sortira d’ici. »

Ses mots n’étaient pas si assurés que ça, surtout pour la dernière partie, mais il tentait d’y croire. Il voulait y croire et il voulait que cela se réalise. Un jour peut-être, en attendant, il n’avait pas le choix que de manger ces foutus chocolats. Le regard et le sourire de 157 arrivaient à le requinquer un peu et lui donner suffisamment de courage pour arrêter de paniquer et penser à milles possibilités horrifiques. Cela n’aidait pas en plus donc autant essayer de garder la tête froide.
Son ami sorti de la chambre, lui permettant un instant de reprendre une contenance moins pleurnicharde et enfantine. Il s’était de nouveau essayait les yeux avant de souffler un bon coup, regardant les chocolats qu’il avait finalement posés sur le lit de son coloc. Bien voir les ennemis, choisir un chocolat qui ne lui donnerait pas tout de suite envie de vomir ses tripes. Là était le choix le plus dur…
157 ne mit pas bien longtemps à revenir avec un verre d’eau entre les mains, qu’il lui tendit. La question fatidique arriva trop tôt au goût du châtain mais cela devait bien arriver. Par quoi commencer ? Par un chocolat, pas le choix. Mais lequel. Son verre d’eau dans la main, 223 les regardait tous avec des yeux de merlans fris. Il n’en savait rien. Rien du tout. Alors tout ce qui passa par son cerveau fut une connerie. Son regard était descendu sur son verre d’eau et les mots étaient sortis de sa bouche tout seul, accompagnés du geste.

« Par une d-douche. »

Ou comment passer pour un fou...
Quand il n’arrivait plus à penser, 223 prenait une douche, il était vrai. Alors ni une ni deux son bras fit un mouvement vertical en direction de sa tête, se renversant lui-même l’eau du verre sur la tête, le faisant fermer les yeux en grimaçant. L’eau était froide, il ne s’y était pas si attendu que ça, connerie spontanée. Il avait les cheveux mouillé, comme un idiot et papillonnât des yeux un instant, les cils collés et mouillés avant de souffler devant lui pour virer des gouttes d’eau glissant le long de son nez.

« Voilà, comme ça la douche est f-faite. J’arrive mieux à réfléchir. »

T'arrives à quedal et en plus tu passes pour un con...
Ce qui était en vérité faux. Il ne savait toujours pas quel chocolat prendre. Alors il se dit que rien ne servait d’attendre plus longtemps. Regarder les chocolats dans le blanc des yeux pendant de longues minutes ne rimait à rien, ils étaient tous pareils. Du moins presque tous. Celui qu’avait senti 157 avait une odeur nauséabonde, ce qui ne lui donnait pas envie de le manger… Même s’il devrait y passer, autant tenter de commencer par un autre.
Il se contenta donc de se saisir d’un chocolat, au hasard, jetant un dernier regard à son ami avant de le porter à sa bouche et le mâcher rapidement, fermant les yeux par anticipation. Un goût étrange s’immisça dans sa bouche, surtout mélangé au chocolat… Il mit un instant à comprendre de quoi il s’agissait. Un légume, qu’il n’aimait pas particulièrement.

« Beurk… Je crois que celui-là avait le g-goût de l’aubergine… J’suis pas fan. Mais ça aurait pu être pire… »

Il avait grimacé, plus pour le mélange douteux que ce chocolat avait produit contre ses papilles. Finalement, il aurait mieux fait de garder l’eau du verre pour boire et éloigner ce goût étrange.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Jeu 28 Sep - 13:44



Il était rassuré de constater que ses encouragements avaient eu leur effet. De fait, lui-même ne savait pas comment il aurait réagi s'il avait été mis face à un tel défi imposé par la Ruche ; savoir que l'on était observé, jugé, que l'on pouvait violer son espace privé - enfin, soyons clairs, contrairement aux apparences, rien n'était privé ici - n'aidaient en rien à se sentir mieux au sein de cette prison. Au contraire. Cela rappelait à tous comme on était faible et vulnérable, à la merci du bourreau qu'est l'IA. Tout cet abus de pouvoir que chacun subissait et que l'on efforçait de faire passer pour quelque chose de normal...

Il n'y avait rien de normal à être à la merci d'une instance supérieure qui décide de façon aléatoire, sans se justifier, laissant un goût amer en bouche. Néanmoins ils devaient bien endurer ces conditions le temps nécessaire.

Mais, pour l'heure, il fallait se concentrer sur l'état de 223 et le défi qui l'attendait. Il ignorait tout de ces chocolats probablement piégés, et il devait s'attendre au pire. En tous cas, il lui faisait plaisir de voir son colocataire un tant soit peu rassuré. Mieux, il avait même retrouvé une certaine combativité en apparence. « C'est exactement ça. On ne ratera pas l'occasion de faire regretter à la Ruche toutes ces mauvaises expériences qu'elle nous fait subir. » Il ébouriffa les cheveux de son colocataire, bien que conscient que cela lui déplairait. « Je t'aime, mon petit. T'es un bon Baby. » le nargua-t-il avant de se rendre à la salle de bains d'où il lui ramena un verre d'eau.

Alors qu'il le tendait, songeant que son colocataire souhaiterait probablement se rincer la bouche avant d'entamer la dégustation endiablée, il était loin d'imaginer du geste spontané de 223 : ni une ni deux, dans un mouvement plus rapide qu'il ne faut pour le dire, il retourna le verre au-dessus de sa tête. Hébété, il regardait l'eau s'écouler depuis le crâne du jeune homme jusqu'au sol de la chambre. La douche ? « Ma foi... Si tu le dis » ne sut-il articuler, toujours sous l'effet de la surprise. « Bien, allons-y. »

Alors Baby choisit un chocolat parmi les autres et le mit en bouche, le mâchant rapidement des yeux fermés. Que de suspense. Il le regardait très attentivement, sans le détacher des yeux, tentant d'analyser d'éventuelle grimace et n'y tenant plus : il était curieux de savoir. Lorsqu'il entendit beurk, il comprit que le dérangement provenant certainement du goût. « Aubergine ? » Il marqua un temps de pause, tentant d'imaginer quel goût ce légume aurait s'il avait été marié à du chocolat. « Pas terrible mais ça va encore, j'avoue. » Il se dit que mieux valait de mauvaises saveurs que des conséquences plus dérangeantes. Le goût, on pouvait y pallier. « Je vais t'apporter à boire pour faire passer le goût » lui proposa-t-il tout en s'exécutant.

Il retourna à nouveau dans la salle de bains avec le verre de Baby qu'il remplit avec l'eau du lavabo. Son regard se posa sur les brosses à dents sur leur présentoir. « Je sais ! » s'exclama-t-il depuis la salle de bains en haussant le ton pour que son colocataire puisse l'entendre. Il prit la brosse à dents de 223, l'humidifia et y déposa du dentifrice en abondance. Puis il suspendit son geste et se rappela que lui aussi devrait se brosser les dents - il pensait bien avoir sauté la séance quelques fois, ces derniers temps. Il posa donc la brosse à dents de 223 sur le gobelet rempli d'eau, prépara la sienne, et emmena le tout jusque dans sa chambre où patientait son coloc. « Tiens, j'ai amené ta brosse à dents. Rien de tel pour se débarrasser de l'arrière-goût d'aubergine ! » Il lui tendit une brosse à dents, déposa le verre d'eau sur la table de chevet et se mit à frotter ses propres dents avec la brosse qu'il avait gardée en mains.

Tout en nettoyant frénétiquement, il réfléchissait à la suite des événements. « Bon, on a une heure avant le prochain, ça devrait le faire. Il reste un tube de dentifrice rempli aux trois-quarts, on devrait s'en sortir même si on en utilise après chaque chocolat. » Les incisives, les molaires... « Il nous reste toujours la flotte, qu'on a en abondance » Table dentaire, côté lingual, labial,... « Chje choui confchan » Il était confiant, voulait-il dire ; l'excès de dentifrice moussant en bouche lui indiqua qu'il était temps de recracher l'excédent dans le lavabo. Il s'exécuta en se rendant à nouveau dans la salle de bains en face, se rinça la bouche et nettoya la brosse à dents qu'il avait utilisée. Tandis qu'il frottait les poils de l'outil, il se rendit compte qu'il ne s'agissait pas du sien : il avait interchangé leurs brosses à dents lors de la distribution. Oh merde, songea-t-il. Il rangea tout correctement et revint auprès de 223 la bouche en coeur. « Et donc, euh... Ca va le goût ? C'est passé ? »

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Dim 10 Déc - 20:19

Poisoned gift…

157 avait plus que parut surprit lorsque 223 s’était renversé le contenu du verre d’eau sur le sommet de la tête. Il fallait dire que son geste était complètement soudain et totalement incohérent. Personne ne faisait ça. Sauf 223, évidemment.
La surprise passa rapidement cela dit, le premier chocolat déjà engloutit et le goût repéré. Définitivement mauvais. L’arrière-goût au fond de la gorge laissant perplexe le jeune châtain qui ne devait réellement pas aimer ce légume par le passé.

157 avait eu l’air perplexe en comprenant le parfum du dit chocolat. Il fallait dire que ce n’était pas du tout un ménage courant et vu son effet, dieu merci, car il ne le recommanderait à personne. Ceci dit, son ainé n’avait pas du tout tort. Cela aurait pu être bien pire. Ce n’était certes pas ragoutant, mais ça ne l’avait pas fait vomir pour autant. Il ne semblait pas au bord d’être malade non plus, mais ça, ce n’était peut-être qu’une question de temps.
L’idée de boire pour faire passer ce mauvais goût de sa bouche n’était pas une mauvaise idée. C’était même plutôt intelligent et le châtain ce serait bien claquer physiquement de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il n'était pas bête, il le savait, mais il était parfois bien trop naïf et passif dans cet endroit…
Il attendit donc patiemment que 157 reviennent une nouvelle fois de la salle de bain avant d’hausser un sourcil à l’exclamation de ce dernier, se demandant ce qu’il pouvait bien avoir eu comme idée. La réponse arriva bien vite lorsqu’il le vit revenir avec un verre d’eau à la main et des brosses à dents.
Comprenant bien vite où il voulait en venir, 223 prit la brosse à dent qu’on lui tendit mais sans pour autant se mettre à l’ouvrage tout de suite. Au lieu de ça, il regardait son ami se brosser lui-même les dents mais… avec sa brosse à dent.
Légèrement perturbé par cet aspect, le cerveau de 223 s’était concentré sur un choix à faire : lui dire, ou ne rien lui dire. Tout en essayant de peser le pour et le contre, il l’avait écouté déblatérer tout un plan de combat pour faire front aux autres chocolats qui l’attendaient. Du dentifrice, de l’eau, les toilettes et le papier qui allait avec. En soit, ils avaient de quoi affronter 24H de chocolats piégés !

Ce n’est que lorsque 157 quitta de nouveau la pièce pour surement aller cracher dans le lavabo que le plus jeune sorti de son espèce de bug. Tout sourire, le blondinet revenait, lui demandant si le goût de l’aubergine au chocolat était passé… La réponse étant : non. Il n’avait rien fait depuis qu’il avait pris la brosse à dent. Rien à part suivre le trajet des gouttes d’eau tombant de ses cheveux mouillés par son geste stupide précédemment. Définitivement pas une lumière aujourd’hui. Les émotions trop débordantes des derniers instants semblaient agirent comme un catalyseur d’intelligence. Très pratique…

« Je… euh… »

Il se mit à bouffer de rire doucement tout en montrant la brosse à dent au plus vieux. Il ne savait pas si ce dernier l’avait remarqué, mais il s’était finalement décidé à lui signaler son erreur.

« Tu t’es planté de brosse à dent je crois, celle-là, c’est la tienne ! »

Il avait ricané de plus belle, sans être énervé ou agacé. A vrai dire, cet échange de brosse à dent lui importait peu. Il n’était pas au point à cheval sur l’hygiène pour hurler à la mort car son colocataire s’était trompé, surtout alors qu’il essayait de l’aider. Ce n’était pas non plus une excuse pour utiliser la sienne pour lui renvoyer l’appareil. Il lui tendit donc sa brosse à dent, un sourire en coin.

« Tiens, j-je ne vais pas aller te foutre un goût aussi… beurk, d-dessus. Mais c’est pas bête du tout d’avoir pensé au dentifrice ! Ça ne me s-serait pas venu à l’esprit avant un chocolat bien r-répugnant je suis sûr. »

Il avait rendu le dit objet à son propriétaire avant d’aller rapidement dans la salle de bain se brosser les dents avec ce qui lui appartenait ici-bas. L’action fut efficace et le goût du chocolat piégé disparu aussi vite qu’il était arrivé. Une bonne chose de faite. Il n’en restait plus que 19, oh joie…
En revenant dans la chambre, 223 avait regardé l’heure de l’horloge dans la salle commune. Il leur restait encore un peu plus de 40 minutes à tuer. Le temps devenait ainsi son ennemi, se disant que les minutes allaient durer des heures…

« Ça va être interminable c-cette histoire ! Le temps passe tellement l-lentement ici en plus... »

Il avait soufflé, légèrement désespéré, tout en regardant le reste de la boîte. Non, définitivement, la journée n’allait pas passer vite.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Ven 26 Jan - 14:13



Un sourire gêné se dessina sur son visage lorsque son colocataire, tout en pouffant de rire, lui dit qu'il avait inter-changé les brosses à dents. « Désolé ! » lui lança-t-il tout en reprenant sa brosse à dents. Il suivit 223 jusqu'à la salle de bains pour rincer sa brosse et la ranger. « Du coup tu as le droit de te venger d'une quelconque autre façon » blagua-t-il tandis que le jeune colocataire se brossait les dents, « mais aie quand même pitié de ton vieux pote ! » lui confia-t-il en le tapant amicalement sur l'épaule.

Il le laissa finir de se brosser les dents et retourna dans sa chambre en attendant, profitant pour ranger un peu tout le bazar. Il reprit le livre dans lequel il inscrivait ses notes et le parcourut rapidement. Une pile de foutaises, de niaiseries, la source d'une perte de temps inimaginable. Il déchira une page et, la jugeant relativement épaisse, décida de la plier de façon à en faire un avion en papier. Il le lança pour tester ses capacités de vol au moment où Baby revenait de la salle de bain. L'avion s'écrasa lourdement contre le mur alors que 223 désespérait. « Ouais c'est clair que le temps ne passe pas toujours bien vite par ici. Mais on peut toujours trouver une occupation. » Il arracha une seconde page de son livre, un peu moins rageusement que la première fois, mais tout aussi bruyamment. « Vise un peu ces pages. Elles sont idéales pour faire des avions en papier. Tu connais des techniques de pliage ? » Il suspendit son geste « J'en connais pas, mais je crois que j'en connaissais avant. » Il plia dans un sens, puis un coin, puis un l'autre, tout en discutant. « Par conséquent, si j'en connais, ça veut peut-être dire que j'étais un sale gosse en cours. De l'autre côté, je ne vois pas l'intérêt d'envoyer des avions en papier dans la classe. » Bien qu'il avait l'air plus absorbé par ses réflexions et son bavardage, il marquait soigneusement les plis de son travail. « Alors peut-être que je faisais des pliages en papier pour d'autres raisons. Genre pour emballer les filles. » Il marqua quelques finitions. « Tu crois que ça marche vraiment ? » demanda-t-il avec circonspection.

L'avion était terminé : il était plus recherché que le premier en tous cas, mais volait-il correctement ? Sans tarder, il l'envoya dans les airs : l'avion de papier piqua du nez moins d'un mètre après qu'il l'ait lâché. « Ce fut un échec complet. » commenta-t-il dubitativement, « Et du coup je pense pas que ça marche vraiment comme technique de drague. Imagine tu mets un mot doux dedans, tu l'envoies, et l'avion atterrit sur la table du gorille tout poilu de la classe. Fiasco total ! » Il ne parvint à retenir un petit rire. C'était comme s'il l'avait malgré tout vécu ou, en tous cas, il aurait pu le faire. « Et toi, à ton avis : t'étais comment en cours ? » Il imaginait 223 distrait et rêveur. Artiste.

Mais alors qu'il l'imaginait doux comme un agneau, il se dit en lui-même que 223 était peut-être l'inverse de tout cela : il était peut-être le turbulent de la classe, blouson en cuir qui se ramenait au bahut sur une grosse cylindrée à deux roues. Hell, yeah ! Il lui fit part de toutes ses réflexions et finit par conclure : « Biker artiste, t'en penses quoi ? » Comme il était agréable de réfléchir sur leur passé avec légèreté. Il s'était peut-être résigné à ne plus se souvenir de sa vie avant son réveil dans la Ruche, mais au moins cela lui permettait d'en parler plus ouvertement, sans désespoir comme arrière-goût.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 7] Poisoned gift... [avec H07-157]   Dim 4 Fév - 22:42

Poisoned gift…

Se brosser les dents n’avait pas pris beaucoup de temps au châtain, ne comprenant quand même pas pourquoi 157 lui avait parlé de vengeance. Baby avait du mal à comprendre l’utilité d’un tel concept, ni en quoi cela consistait réellement. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il raisonnait de manière négative à son oreille, et il y avait déjà bien trop de choses négatives dans cet endroit.

Sa besogne faite, il était retourné râler dans la chambre de son ami, remarquant tout en parlant que le bazar ambiant avait quelque peu disparu. Son colocataire avait dû ranger un peu la pièce pendant sa courte absence. Mais ce fut un avion en papier qui attira le plus son attention, passant non loin de lui avant de s’écraser contre le mur à sa droite. Oups.

Le blondinet ne semblait pas tant inquiet du temps qu’ils allaient devoir subir, lent et peut-être douloureux. Il semblait même tout à fait prêt, expliquant qu’ils allaient tous les deux trouver une occupation, ce à quoi le châtain ne put s’empêcher d’hausser un sourcil. Qu’est-ce qu’ils pouvaient bien faire pour passer le temps, sans pour autant rater le coche du prochain chocolat ?

Il n’eut pas à attendre longtemps que 157 déchirait de nouveau une page de son cahier, faisant froncer les sourcils au plus jeune, alors que le tortionnaire de cahier commençait à faire un pliage. Se demandant ce qu’il pouvait bien faire de ses mains, Baby s’était avancé doucement, mains dans les poches, haussant les épaules à sa première question. Il ne se souvenait pas de ses capacités en matière de pliage mais il doutait en avoir. Alors il se contenta d’observer le plus âgé pendant que ce dernier lui racontait ses hypothèses sur sa jeunesse de gosse fan d’avions en papier.

Baby se fit la réflexion que lui aussi ne comprenait pas l’intérêt d’envoyer des avions en papier dans une salle de classe, quand un sujet plus… délicat fut aborder, rendant le petit encore plus mué qu’auparavant.  Emballer les filles ? Qu’est-ce qu’il entendait par là ? Est-ce que cela marchait vraiment ? Bonne question, là encore, il n’avait pas la moindre idée de ce dont on parlait.

« Euh… J-je… »

Heureusement pour lui, son colocataire était d’humeur bavarde et tester ses avions pliés l’intéressait pas mal présentement. Ce qui lui évita de devoir trouver un semblant de réponse à lui sortir. Au liu de ça, il regarda le dernier avion lancé s’écraser au sol, en à peine une mètre. Pas très stable celui-là. Quelque chose n’avait pas dû marcher, bien qu’il n’y connaissait rien, il pouvait le confirmer après ce crash qui le fit un instant sourire sous la remarque de son concepteur.

Sauf que le sujet revint sur le tapis. « Technique de drague », ça, il savait ce que s’était. En tout cas, il se souvenait vaguement du but de la drague. Pour le pratiquer ou le repérer par contre… ça c’était une autre paire de manche ! La petite histoire du mot doux et du gorille poilu le fit ricaner un peu, avant qu’il ne puisse s’empêcher d’être un peu plus terre à terre.

« C’est quoi vraiment, des mots doux ? C’est obligatoire pour draguer ? »

Il se posait réellement ce genre de questions. Tout comme il se posait désormais la question que 157 lui avait posée. Comment est-ce qu’il était en cours… Là encore, une autre bonne question. Dont il ne connaissait pas encore la réponse. Tout ce qu’il pouvait dire, c’est qu’il n’avait pas un bon pressentiment quand on abordait le sujet de l’école. Il cherchait donc quoi lui répondre avant que son colocataire n’enchaine finalement avec ses théories à son sujet. C’était assez intéressant d’apprendre comment il l’imaginait plus jeune. Lui-même n’arrivait pas à se projeter en arrière, ça ne lui semblait pas naturel, encore moins alors qu’il n’avait presque aucun détail auquel se raccrocher pour se lancer dans une telle rétrospective…

Il haussa une nouvelle fois des épaules avant de ramasser l’un des deux avions gisant au sol. Il s’appliqua à défaire le pliage tout en observant comment il était fait. Il ne savait pas trop comment il était en cours plus jeune, mais il était sûr d’une chose, il ne se voyait pas sur un quelconque engin motorisé. Alors il en fit par à son colocataire.

« J-Je ne sais pas… J’aime le dessin, je dois en faire depuis longtemps je suppose. Mais j’pense pas que j’étais un b-biker. J’aime marcher et me dégourdir les jambes. Par contre… J’ai pas un b-bon ressenti quand je pense à l’école. Je ne devais pas vraiment aimer ça. »

Il avait fait la moue, cherchant continuellement dans sa mémoire si quelque chose, ne serait-ce qu’un détail lui revenait, mais en vain. Son cerveau bloquait continuellement la moindre information qui pouvait l’aider à éclaircir son passé, mais aussi le moindre indice qui pourrait peut-être l’aider à comprendre mieux son environnement et les personnes autour de lui. Il se demandait à force si cela avait toujours été comme ça, ou si c’était l’effet du lavage de cerveau qu’ils avaient tous subit.

« Dis, 157, tu penses que… que j’étais déjà b-bizarre avant ? J’ai entendu dire des gens dans la Ruche. Ils disent que je ne suis pas n-normal. Et je me souviens de r-rien en plus. »

Il avait baissé la tête sur le morceau de papier qui formait l’avion avant qu’il ne le déplie. Qu'est-ce que... Des mots étaient écrits dessus, preuve que 157 avait déchiré les choses qu’il avait écrites, intriguant le plus jeune encore un peu plus, ayant parfaitement noté que dernièrement, le blondinet était resté enfermé dans sa chambre la plupart de son temps.

« Tu t’es souvenu d’un truc dernièrement ? T’avais p-pas l’air b-bien ces derniers temps. T’étais tout le temps enfermé. »

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