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 You're a part of me | ft. F06-958

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Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: You're a part of me | ft. F06-958   Lun 11 Sep - 8:05


F05-093 & F06-958  

You're a part of me


Coups de feu. Niveau B01. Coups de feu. Fardeau. Supplications. Coups de feu. Projet Hive. Roulée en boule sur le canapé, 093 se balançait d’avant en arrière, ses mains tremblantes recouvrant ses oreilles. Elle avait l’air désespérée, perturbée, dérangée. Les mots de l’enregistrement et l’apparition du niveau B01 semblait avoir eu raison de son calme apparent, de son désir de se résigner à vivre dans son coin. Elle était apeurée mais il n’était pas aisé de savoir ce qui l’effrayait le plus. La Ruche ? Les gens qui l’entouraient ? Son passé ? Elle-même ? La métissée était perdue, perdue dans des sentiments trop complexes, des impressions familière qui résonnaient à l’intérieur de sa tête. Elle semblait écrasée par un trop plein, un trop plein de tout. Ses cicatrices la brûlaient, forme inconsciente, psychologique certainement, qui émanait de cette torture qu’elle s’infligeait. Toujours en train de répéter les mêmes mots dans sa tête, toujours en train de subir le pire, quand elle ne savait même pas ce qu’il impliquait réellement, ce pire. Avait-elle autant péché  dans sa vie passée ? 093 ne saurait le dire. Mais cette vague de peine, de tristesse et de souffrance qui l’assaillait, elle n’émanait pas de nul part. Elle avait bien dû mériter tant de difficultés, elle devait bien mériter encore ce sort au sein de la Ruche qui la faisait se terrer dans son coin. C’était forcé, et elle se résignait, à son état, ou presque.

Presque oui. Parce qu’elle commençait à se relever. Du moins, elle s’imaginait devenir moins pitoyable, moins pathétique. Avant que ce fichu niveau ne déclenche une terreur inexplicable en elle. Une ter… Les lumières virèrent soudainement du blanc au rouge, et une alarme, stridente, retentit, arrachant un cri de stupeur à la jeune femme. Elle se couvrit les oreilles dans un premier temps, gémissant doucement, avant de quitter son canapé, et de se laisser envahir par le bruit qui avait de quoi la rendre sourde. Ses pas étaient guidés malgré elle, par un instinct peu réactif. Elle avait ce visage particulier, cet air béat qui la faisait regarder en l’air, cherchant la source d’un tel boucan, bouchant ses oreilles d’une manière désagréable. « Oh nononon, s’il vous plaît arrêtez ça… » Elle murmura, d’une voix à peine audible. Elle avait cette envie de s’arracher les cheveux, de se glisser sous une table et de ne plus y bouger. Mais au lieu d’écouter son envie peureuse, son instinct l’ignora et décida de lui faire tendre le bras vers la poignée de sa porte. Les secondes s’étaient écoulées, et l’alarme se faisant toujours entendre, la lumière rouge l’aveuglait toujours autant. Oh, elle s’était tant faite à ce blanc ! Puisse t-il revenir, avant qu’elle ne saigne de tous les côtés, incapable de faire face à tant de violence si visuelle. Son bras tira, d’une force si surprenante qu’elle en failli tomber à terre. La porte de son logement s’ouvrit à la volée, et elle osa, après quelques secondes d’hésitation, à jeter un oeil au dehors.

Elle n’était pas la seule à avoir eu cette idée. Le couloir se remplissait à vue d’oeil de têtes curieuses, de courageux qui osaient quitter l’entièreté de leurs logements et parcourir le corridor pour comprendre ce qu’il se passait. Elle n’était pas aussi brave, elle, et 093 s’accrochait encore au coin de sa porte, prête à la refermer et à se cacher derrière elle, à l’utiliser comme rempart si le besoin devait s’en ressentir. Ses yeux incertains allaient de gauche à droite, de bas en haut, cherchant à comprendre le mystère. Elle qui avait si peur voulait que tout s’arrête, et une voix intérieure la sommait d’agir. La métissée ne comprenait pas comment elle pouvait être si contraire, si désireuse d’aider mais en même temps si solitaire, si terrorisée. Comme si elle avait besoin qu’on l’aiguille, son regard se porta sur une des portes voisine à la sienne. La silhouette qui reposait devant celle-ci sonna comme familière, et après un temps d’arrêt, un temps à scruter le visage de la femme qui entrait dans son champs de vision, un sourire se dessina sur ses lèvres. L’alarme résonnait encore, mais elle ne l’entendait plus. Elle ne voyait plus cette lumière rouge déstabilisante. Non, elle n’avait d’yeux que pour la femme de même couleur qu’elle, que pour ses yeux intenses, ce corps dont se dégageait une aura presque militaire. Et sans réfléchir, elle se mit à courir. Pas comme au ralenti. Non, à toute vitesse, bras écartés. Fonçant sur la jeune femme, et refermant ses bras autour d’elle. Humant son odeur, savourant son contact inespéré. Des larmes aux yeux, la voix tremblotante des suites d’une excitation et d’une impatience nouvelles, 093 raffermit sa prise et lâcha, d’un ton un peu fort pour se faire entendre : « Oh mon dieu, tu es là, tu es là ! » Un sanglot accompagna cette nouvelle alors qu’elle la tenait, précieusement dans ses bras, incapable d’y croire. Elle était là, à ses côtés. Elle avait toujours été là et elle ne l’avait jamais vu avant ce jour. « Tu es là. » répéta t-elle en enfouissant sa tête contre son épaule.

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MessageSujet: Re: You're a part of me | ft. F06-958   Ven 29 Sep - 12:09



Good morning !
F07-849

Tu les as entendus les coups de feu. Sans comprendre leur provenance, sans comprendre leur raison d'être. Tu t'es figé sur place, tendant l'oreille, pour tenter de comprendre quelque chose. Tu te retiens fortement de dévaler les escaliers, de te jeter dans la mêlée, ce n'est pas prudent, pas sans savoir ce qui se trame là-bas. Tu restes là, au milieu du couloir, devant la porte de ta chambre. Ta respiration se fait plus lente, comme si par cette action, tu aurais une chance de saisir quelque chose de plus, une information supplémentaire. Les lèvres pincées, tu observes les personnes qui sortent, curieuses, de leur logement, ou qui au contraire, s'y réfugie en courant. Les lumières s'éteignent avant de prendre une teinte inquiétante, le rouge ambiant ne fait qu'accentuer ton inquiétude, ton ignorance. Tout ton corps se crispe alors qu'une alarme stridente retentit. Tu grimaces, te retenant pour porter tes mains à tes oreilles. Tu lèves néanmoins la tête, comme pour chercher la source d'un tel vacarme, bien évidemment, tu ne découvres rien de bien surprenant.

Ton regard était toujours porté vers le bout du couloir, celui qui menait à la cage d'escalier. Les coups de feu semblaient avoir cessé, mais comment en être certaine avec cette alarme qui emplissait la Ruche. Tu sursautes lorsqu'une femme te percute par-derrière, manquant de t'affaler sur le sol, ne t'attendant pas à un tel contact. À la dernière minute, tu te retiens d'ailleurs de la repousser avec force. Cette voix, si familière et étrangère à la fois te fait hausser un sourcil et avec cet étonnement disparaît ton envie de te défendre de ''l'attaque''. « Nita ... » Tu ne sais pas d'où te viennent ses mots, ni ce qu'ils signifient, mais quand tu croises le regard larmoyant de la demoiselle, c'est tout ce qui te vient et tu n'arrives pas à repousser cet instinct qui te force à répondre à son étreinte. À la serrer plus fort contre toi, comme si par ce simple geste, tu pouvais la protéger, usant de ton corps comme bouclier. Tu caresses doucement ses cheveux, pour l'apaiser, pour calmer ses tremblements. Tu la sens nerveuse ... Tu as une étrange impression de déjà vu et malgré tous les questionnements qui t'habitent, tu n'arrives à rien démêler.

La sirène s'éteint subitement, aussi subitement qu'elle est apparue et les lumières reprennent rapidement leur teinte blanchâtre habituelle. Tu n'as pas le coeur de repousser la petite demoiselle toujours collée contre toi, mais ton cerveau est en ébullition actuellement et comme pour ce qui s'est passé avec 849, tu as de la difficulté à comprendre ... Mais avec la petite, c'est différent, tu ne sens pas ce feu ardent à l'intérieur de toi qui te consume et qui t'empêche de vouloir connaître la vérité. C'est pourquoi tu déposes tes mains sur ses épaules, pour l'éloigner doucement de toi, sans pour autant rompre le contact. Tu as besoin de l'examiner, de l'observer, maintenant que le calme est rétablie. Les larmes perlent toujours au coin de ses yeux, mais ses tremblements semblent s'être atténué. Tu l'observes un moment, soucieuse de son état. « Ça va aller ? Tu vas bien ? » Tu hausses un sourcil, plus inquiète que tu devrais l'être pour, ce qui devrait être, une inconnue. Tu repousses une mèche de ses cheveux, pour découvrir son visage apeuré et tu soupires, comme si tu venais de te débarrasser du poids du monde sur tes épaules. Réaction instinctive, incontrôlable, dont tu ne saisis pas la provenance.

Emi Burton

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MessageSujet: Re: You're a part of me | ft. F06-958   Dim 8 Oct - 8:56


F05-093 & F06-958  

You're a part of me


Collée à elle, elle ne voulait plus la quitter. F05-093 humait le parfum rassurant qui émanait de l'inconnue contre laquelle elle s'était blottie, ne voulant s'écarter d'elle pour rien au monde. La présence de ses bras autour de son corps tremblant atténuait sa nervosité, atténuait sa peur soudaine. Les sentiments contradictoires qui résonnaient dans sa tête lui faisait oublier cette alarme stridente qui prenait enfin fin, alors que l'inconnue persistait à la tenir dans ses bras, l'appelant doucement. Un nom, un nom qui ne semblait pas entier, fit écho à ses oreilles, et il sonna si naturellement à ces dernières que 093 en sourit imperceptiblement. Oui, elle pouvait désormais en être certaine, elle l'avait trouvé, et retrouvé. Sans savoir comment, ni même connaître son nom ou encore son numéro, elle se savait en sécurité à ses côtés. Pendant quelques secondes encore, la métissée raffermit sa prise sur le corps tendu et musclé de la jeune femme, avant qu'elle ne soit légèrement distancée par celle-ci, sans pour autant que ses mains ne quittent ses épaules. Un reste de larmes perlait au coin des yeux de 093, mais elle s'en fichait. Sa peur se muait en quelque chose d'autre, sentiment inexplicable qui la prenait aux tripes.

La question qui suivit la fit sursauter alors qu'elle commençait à se perdre dans les yeux de l'inconnue. Si familière, et pourtant si étrangère. Elle n'avait connue cette sensation qu'avec une seule femme, qui avait finit portée disparue. Serait-ce le même sort de la femme qui lui faisait face ? Elle espérait que non, elle se surprenait même à réfléchir à une prière soudaine pour la protéger, réflexion inutile et grotesque qu'elle ne pouvait contenir. Dieu merci, elle était là, avec elle. « Je... ça va mieux oui. » Un chuchotement fut sa réponse alors qu'elle essuyait ses yeux, ne pouvant plus prétendre à une discrétion inappropriée. Plus personne dans le couloir ne s'intéressait à elle, plus personne ne courrait dans tous les sens. Mais la métissée ne bougeait pas, aux prises avec cette euphorie qui semblait mal-placée mais qu'elle ne pouvait maîtriser. « Je suis si contente de te voir ici. » Confession naturelle qui lui échappa, 093 ne pouvait justifier cette phrase, cet engouement qu'elle réservait à cette inconnue. Elle ne tremblait plus, ou plutôt, plus de crainte. Elle tremblait d'une excitation nouvelle, une qui échappait à son contrôle, comme c'était si coutumier avec elle. « Ils t'ont donné quel numéro ici ? » Elle se souvenait de tant de sensations, mais pas de son prénom à elle. 093 s'en voulait presque.

Et puis sa réflexion intérieure fit écho à une pensée qui aurait dû s'éveiller bien plus tôt. L'inconnue l'avait appelée Nita, et la concernée ne trouvait rien à y redire. Seulement, cela n'expliquait pas qui elle représentait pour la femme qui la tenait par les épaules, ni ce qu'elle partageait réellement. Mais ces retrouvailles étaient si bienvenues qu'elle ne pouvait se retenir de soupirer de soulagement, qu'elle ne pouvait retenir ses mains de s'accrocher aux poignets de la jeune femme. « Tu... tu m'as appelée Nita. Comment tu as su ? » Question un peu étrange alors qu'elle-même ne savait pas d'où elle s'était permise de foncer sur la jeune femme. Mais la question n'en était pas moins normale, en un sens, elle qui voulait tant cohabiter avec son amnésie forcée. « J'avais tellement besoin de toi... » La remarque, malgré elle, sortit de sa bouche, et elle ne pouvait plus rien pour la maintenir muette. Il y avait une note de regret et d'espoir mélangé, comme si la phrase faisait à la fois écho au passé et au présent. Tant d'étrangeté qui les unissait, tant de normalité à se retrouver ainsi. 093 était paumée, une fois de plus, mais heureuse malgré tout. Après tout, elle avait trouvé celle qui la faisait se sentir en sécurité.

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