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 bitch please - (555)

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MessageSujet: bitch please - (555)   Dim 17 Sep - 11:15

bitch please
Here I stand and here I fell. I fell for it, I messed everything up. It's taking me down, I need fresh air. A light in the dark, to understand what this meant. ft. F01-555


Les portes de l’ascenseur s’ouvrent, une nouvelle fois. Une énième fois. Et Dieu sait que tu n’es pas là depuis bien longtemps. La tenue blanchâtre que tu arbores te fait horreur, tout comme les couloirs, l’étroite chambre où tu vis en colocation, ainsi que tout le reste. Les autres… Les autres ne sont que des silhouettes que tu appréhendes à la manière d’un animal effarouché qui n’ose pas s’approcher plus qu’il ne le faut. Tu n’es pourtant pas de ceux qui se montrent timides, mais tu demeures en retrait, ne souhaitant pas te mêler aux chamailleries que tu as déjà pu voir dans les couloirs, souhaitant tout bonnement te faire inexistant aux yeux du monde. Ce n’est là, malgré tout, pas une manière d’avancer et bien que tu ne comprennes réellement comment tu le sais, tu en es conscient voilà tout. Au lieu d’imprimer des numéros, tu imprimes des visages, ces visages que tu observes depuis le fond de l’ascenseur, accolé au mur tout aussi livide, bras croisés avec nonchalance. Tu les regardes d’un œil interrogateur, sans doute un peu trop, ce qui réveille parfois des instincts primaires chez certains, comme s’ils étaient prêt à te bondir dessus pour la manière dont tes prunelles vertes ne cessent de les scruter. C’est l’analyse qui fait son chemin au creux de ta caboche, tu n’y peux rien. Il y a bien des choses que tu n’expliques pas, et ce trait de caractère, cette façon de faire, en fait bel et bien partie. Les portes s’ouvrent à nouveau, sur la salle d’ores et déjà bien remplie. Tu as compris qu’il vous faut être deux pour obtenir de quoi vous nourrir. Alors tu trouves une âme charitable, te glisse entre deux, récupères ton plateau et files dans un coin, irrémédiablement trop silencieux. Plusieurs fois de suite, tu renifles les odeurs. Certaines te paraissent familières, d’autres moins, et tu réapprends à goûter ces aliments dont tu ne te souviens pas des saveurs. Tu ne sais plus rien. Il n’y a que le vide au creux de cet esprit que tu considères malade.  

Tu grimaces, face à un goût qui ne te revient pas, mais tu te forces à avaler car sinon tu sais que ton estomac criera famine d’ici la fin de la journée. Les émeraudes se posent longuement sur l’assemblée. Les silhouettes défilent sous tes yeux. Là où certains mangent comme des lance-pierre, ayant supposément beaucoup à faire, d’autres, comme toi, prennent tout leur temps. D’autres encore paraissent se parler à eux-mêmes, sans doute rendus un peu fou à cause de la blancheur des murs. Si le Destin a décidé de vous punir, il a trouvé là le parfait moyen. Tes prunelles bifurquent alors jusqu’à la tignasse aussi sombre que la tienne et aux yeux perçant. Tu l’as déjà vu, les jours précédents. Il y a quelque chose qui te force à ne pas la quitter des yeux. Tu cherches à percer le mystère qui se cache derrière ces deux billes claires aussi glaciales que le froid polaire. Encore une fois, tu te laisses prendre dans ton observation et demeures incapable de baisser les yeux vers ton assiette, ton plat refroidissant trop vite. Tu ne sais pas qui elle est et tu ne comptes pas aller lui parler, mais tes yeux semblent sans arrêt te pousser à la regarder. Elles croisent ton regard, plusieurs fois d’affilées, mais tu ne sourcilles pas, traits tirés dans une contemplation qui ne se veut pas nécessairement amicale, et ce, contre ton gré. C’est l’image que tu renvoies, chose que tu as remarqué. Tu fuis les conflits mais tes airs sûrement un peu trop confiant et un brin revêche n’aident en rien à te faire aussi discret que désiré. Ce n’est qu’au bout d’un certain nombre de minutes que tu décroches enfin tes émeraudes pour mieux venir te focaliser sur ton plateau. Le dessert est avalé à la hâte cette fois, et tu te lèves de ton siège pour mieux t’échapper de la salle. Tu passes devant elle, tu la frôles presque sans t’en rendre compte, regardant droit devant toi avec la seule et unique volonté de passer par les escaliers. La blancheur des ascenseurs te fait subitement horreur et tu te sentirais presque étouffer.

La porte est donc poussée, à la différence de celle du fameux ascenseur, et les escaliers qui descendent se font soudain bien plus accueillants. Tu ignores encore avoir éveillé des soupçons ou une curiosité potentiellement malsaine. Tu ignores encore que ton attitude peut faire venir à toi bien plus d’ennuis que tu ne le voudrais. Tu ne te sens pas réellement suivi, quand bien même c’est un réflexe qui viendrait assez vite. Tu descends les marches avec rapidité mais ne cours pas. Tu ne cherches pas à fuir car tu n’as simplement rien à fuir. Retourner dans ta chambre n’est à cette heure pas une option, ce sont vers les étages inférieurs que tu files, désireux d’explorer. Désireux de t’occuper, ou ne serait-ce que de trouver un livre. Tu veux t’occuper pour lutter contre l’ennui, car analyser toutes ces personnes ici ne sera en aucun cas ton salut. Au mieux tu n’en finirais qu’un peu plus perdu. 116 est un numéro, un vulgaire numéro et en aucun cas un nom. Le tien tu peines à le retrouver. Tu veux avoir un minimum sans être certain de tout vouloir récupérer. Si l’on vous a tout fait oublier, c’est sûrement pour une putain de bonne raison… Non ?

Résultat du dé sur l'utilisation du sérum de vérité:
 



⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


 
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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Mar 19 Sep - 15:17

Il la regardait encore. Elle n’avait qu’à lever les yeux pour croiser son regard. Ça faisait bientôt plusieurs jours qu’un brun l’observait sans rien dire, et 555 commençait à atteindre la limite de sa patience. La jeune femme avait l’habitude d’être dévisagée, se balader dans les couloirs en loque et couvert de sang ou bien nu et couvert de boue avait tendance à faire ça. Et sa si charmante humeur n’aidait en rien. Mais la regarder ainsi avec une telle insistance, même lorsqu’elle était entrain de manger était le comble de l’impolitesse. Et même si elle ne se gênait pas pour insulter tout le monde de droite à gauche quand elle était de mauvaise humeur, 555 n’attendait rien d’autre que de la politesse quand on s’adressait à elle. Donc le brun la faisait légèrement chier ces derniers jours. S’il avait quelque chose à lui dire, qu’il vienne et le lui dise en face au lieu de la regarder comme harceleur. Elle leva la tête de son assiette et sans surprise, il la regardait. Agacée, elle haussa un sourcil d’un air interrogatif. Mais il se contente de la regarder pendant encore un instant avant de reposer son regard sur son plateau. La jeune femme l’observa un instant également, avant de reprendre son repas. C’était plus ou moins mangeable pour une fois. Ça ou bien elle était tellement habituée à leur merde qu’elle avait fini par la trouver bonne. Triste idée.

555 commençait son dessert lorsqu’elle vit du coin de l’œil le jeune homme brun se lever de sa table, et venir dans sa direction. Elle l’ignore, mais voilà qu’il passe trop près d’elle pour que ce soit autre chose qu’une provocation après l’avoir observé aussi longtemps. La jeune femme grinça des dents avant de se lever brusquement. Bon maintenant ça suffit, elle en avait assez ! Ce petit con voulait qu’elle le remarque ? Eh bien c’était chose faite ! D’un pas rapide, elle suivit le brun jusque dans les escaliers, et sortit en même temps que lui lorsqu’il les quitta. En deux grandes enjambées, elle l’attrapa par l’épaule, et le brutalement vers elle. « Je peux savoir c’est quoi ton problème à m’observer comme ça ?! » lui grogna-t-elle presque à la figure avant de s’arrêter brusquement. Il lui ressemblait. Il lui ressemblait même beaucoup. Si on excluait la couleur des yeux, l’air de famille était immanquable : ils avaient la même mâchoire, la même forme des yeux, le même nez, la même couleur de cheveux, bordel, même leur arcade sourcilière était la même ! Les yeux écarquillés, 555 le regarda de haut en bas. « C’est quoi ce délire ? … »
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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Jeu 21 Sep - 4:24

bitch please
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Si tu la frôles, ce n’est pas voulu, car tes pas te mènent déjà vers la sortie et tes yeux verts sont rivés vers cette fameuse porte menant aux escaliers. Attendre l’ascenseur n’est pas quelque chose que tu souhaites à cet instant, sentant une légère pointe d’anxiété s’insinuer au creux de tes veines sans que tu n’en connaisses réellement la cause. Parfois, tu n’as tout simplement pas conscience de fixer un peu trop intensément les gens, comme si tu cherchais à percer leurs carapaces d’un simple regard. Qu’il ne suffirait que d’un battement de cil pour que tu comprennes leur vie et potentiel passé. Cela n’a rien d’une curiosité malsaine ou même maladive, car tu ne te rends pas vraiment compte de ton attitude. Gamin sûrement un peu trop dans sa bulle en définitive qui regarde et imprime sans pourtant avoir l’impression d’analyser quoi que ce soit. Bien sûr, à certains moments, tu sais qu’il s’agit de ton but, pour comprendre l’endroit dans lequel tu te trouves, tenter de comprendre les autres un peu aussi. Tu te fies à cet instinct qui te guide, mais qui malheureusement pour toi ne cesse de t’attirer des ennuis sans que tu ne demandes rien à personne. Quand la brune trop longuement observée se lève à son tour, tu as déjà franchi le seuil de la porte et commence à descendre les marches, presque deux par deux, jusqu’à parvenir à l’orée d’un couloir. Ce n’était pas ton niveau, tu avais envie de te balader un peu et ne pas revoir tout de suite les traits ta colocataire rousse qui allait sans nul doute encore trouver une remarque désobligeante et désagréable à te faire.

Commençant à avancer dans le couloir, tu n’as pas le temps de faire un pas supplémentaire qu’une main s’agrippe à ton épaule et tu te retrouves forcé de faire face à la brune dorénavant en furie que tu fixais précédemment. Instantanément, tes sourcils se froncent d’une contrariété évidente. Tu es peut-être réfléchi mais pas stupide, si l’on t’agresse tu réponds. Lèvres pincées, les mots de la jeune femme t’éclatent presque à la tronche et tu libères ton épaule de ses doigts serrés. Premier geste à son encontre tandis que tu la dévisages de haut en bas en te demandant ce qu’elle te veut. « J’ai pas de… » que tu débutes avant de t’arrêter, coupé dans ton élan par la question latente de celle qui est bien trop proche de toi à ton goût. Tu ne comprends pas ce qu’elle sous-entend par-là, l’on ne peut pas dire que tu te sois souvent regardé dans un miroir depuis ton arrivée… « C’est plutôt toi qui as un problème, apparemment… ». La franchise semble être un trait de caractère qui ressort le plus souvent de ta personne. Au risque d’en paraître parfois bougon avec tes airs de damoiseau constamment sur le qui-vive et potentiellement prêt à mordre. Baissant les yeux vers le blanc immaculé de ton T-shirt, tu viens tirer sur le bas de ce dernier pour le tendre et t’inspecter. Tu n’as tout de même pas fait de tâche ou autre ? Force est de constater que non, et tes sourcils se froncent un peu plus au moment où tu laisses les émeraudes revenir se poser dans les billes d’azur de la brune. « Tu vas m’expliquer ou rester là bêtement l’air hébété à me regarder comme si j’avais un immonde défaut physique ? ». Ce sont tes pensées qui s’évadent à voix haute bien plus vite qu’elles ne le devraient, et tu ne peux que t’en rendre compte sans néanmoins l’admettre. Tu veux comprendre quel est le soudain problème qui lui vaut ce regard écarquillé. L’on pourrait presque s’y méprendre et vous prendre pour des jumeaux, il est vrai, mais ça tu n’en as pas conscience, présent au sein de la ruche depuis trop récemment pour réellement avoir imprimé tous les traits physiques de ton visage qui te caractérisent. Tu sais être grand, visiblement plus grand que la moyenne et la majorité des autres membres de la ruche. Tu sais être capable de te montrer désagréable et râleur, tout comme tu sais avoir tendance à regarder les autres sans toutefois être persuadé de les fixer bien trop intensément comme ça a pu être le cas avec celle qui se trouve toujours devant toi. « Ecoute, je cherche pas les ennuis, ok ? Je suis… nouveau. ». Le mot nouveau est prononcé entre tes dents serrées, car tu as presque honte de le dire, comme si tu étais habitué d’être le dernier arrivé, forcé de s’intégrer parmi un groupe. « Tu devrais plutôt prendre les regards comme flatteurs, ça ne veut pas toujours dire qu’ils sont malsains. ». Car de toute évidence, à en juger par la réaction de 555, elle s’est visiblement sentie menacée ou agressée visuellement parlant. Tu ne sous-entends pas non plus que tu la trouves à ton goût, tu as d’ores et déjà compris être moins fébrile en présence féminine que lorsqu’il s’agit d’un homme. Venant alors croiser les bras contre ta poitrine, un soupir s’envole de tes lippes et tu viens t’accoler contre le mur, attendant des réponses. Tu n’as rien de mieux à faire, présentement.    


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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Mar 26 Sep - 18:09

Elle commençait à voir un cycle chez les gens qu’elle rencontrait pour la première fois. On pouvait même dire qu’ils entraient tous dans trois catégories. Ceux qu’elle finissait par avoir envie d’étrangler de ses propres mains au bout de quelques secondes. Ceux pour qui elle ressentait une connexion instantanée. Et ceux lui ressemblant tellement qu’on aurait dit ses clones. Et l’homme en face d’elle était très certainement entrain de toucher aux trois. Même si 555 n’était pas vraiment sûre pour ce qui était de la connexion, l’envie d’étrangler et la ressemblance était définitivement là. Un peu trop même. Bordel, elle en avait assez de voir des hommes lui ressemblant débarquer devant elle. Quoi que celui-là lui ressemblait moins que les deux derniers. Et elle ne savait pas si c’était une bonne chose ou non. Il ne lui ressemblait pas assez pour valider sa théorie des clones. Mais il lui ressemblait assez pour qu’un lien de parenté soit plus que probable entre eux. Et ça, elle ne savait pas quoi en penser. La jeune femme ne se souvenait pas beaucoup de son passé. Mais elle en savait suffisamment pour comprendre que sa famille n’avait aucun amour pour elle. Et voici qu’un potentiel membre de cette dite famille se trouvait devant elle. Qu’est-ce qu’elle devrait en faire ? « C’est plutôt toi qui as un problème, apparemment… ». 555 cligna des yeux, sortant de ses réflexions et se reconcentrant sur l’homme en face d’elle avant d’hausser un sourcil sarcastiquement. C’est qu’il avait du mordant le brun… Vu comment il semblait préférer la regarder de loin plutôt que de l’approcher, elle s’attendait presque à ce qu’il soit du genre timide maladif. Et dieu merci il ne l’était pas. 555 n’avait aucune patience pour ce genre de personne.

« Tu vas m’expliquer ou rester là bêtement l’air hébété à me regarder comme si j’avais un immonde défaut physique ? » Elle rit presque à sa question. Presque. « Oh crois moi, si c’était le cas je n’y ferait même pas attention. » 555 avait suffisamment de cicatrices affreuses pour arrêter de regarder celles des autres. Et cette prison c’était ensuite chargée de la vacciner contre l’inattendu. C’est probablement l’une des rares choses positives qu’elle lui ait données… Génial, elle avait envie de vomir maintenant… « Ecoute, je cherche pas les ennuis, ok ? Je suis… nouveau. » Elle haussa de nouveau un sourcil. « Oh t’inquiètes pas, ça je m’en doutais » 555 ne l’avait pas vu de près jusqu’à maintenant, mais même de loin, sa tête ne lui disait rien, et elle l’avait souvent u regarder tout autour de lui comme s’il n’arrivait pas à croire qu’il était là. La jeune femme était ici depuis si longtemps qu’elle arrivait facilement à repérer les nouveaux venus. Et lui, dans sa tenue blanche et son air vaguement perdu, il l’était clairement. « Tu devrais plutôt prendre les regards comme flatteurs, ça ne veut pas toujours dire qu’ils sont malsains. » « Je n’ai rien contre les regards. » Elle y était plus qu’habitué avec le temps. « Mais le fait qu’on observe aussi obstinément pendant plusieurs jours sans rien dire, ça, ça m’énerve beaucoup plus. »

555 le regarde s’accouder contre le mur en croisant les bras. Clairement il n’avait aucune intention de partir. Tant mieux pour elle. La jeune femme pencha la tête légèrement sur le côté, ne le quittant pas des yeux. « Je suppose que tu ne t’es pas encore regardé dans un miroir depuis ton arrivée ? » Il aurait réagi autrement si c’était le cas. « Toi et moi, » Elle fit un geste de la main pour les montrer tous les deux. « On se ressemble beaucoup. Beaucoup trop même. Ça en est légèrement flippant d’ailleurs. » Sur plusieurs niveaux ça l’était, oui. 555 n’avait aucune idée de quoi faire de ce potentiel membre de sa famille. S’il l’était, bien entendu. La jeune femme ne savait pas ce qu’elle préfèrerait : qu’il ne le soit pas, ou bien qu’il le soit ?
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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Sam 21 Oct - 15:45

bitch please
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Tu te montres plutôt sarcastique et piquant, comme tu sais si bien le faire. Tu ignores encore s’il s’agit là d’un vulgaire mécanisme de défense ou si tu es bel et bien toujours aussi désagréable que l’image que tu envoies à la brune en cet instant. Brune qui, en plus de t’agresser verbalement, ne dit soudainement plus un seul mot. Force est de constater que ta franchise n’y va pas de main morte lorsque les mots s’évaporent de tes lèvres sans que tu n’aies le temps de les arrêter. Oups ? Loin de t’excuser, tu attends une réponse qui ne semble pas vouloir venir de sitôt, et ce, même si tu pourrais en être flatté d’avoir réussi à presque la faire rire. Oh crois moi, si c’était le cas je n’y ferais même pas attention. Pour peu, c’est elle qui réussirait à t’arracher une fine esquisse de sourire en coin si tu n’étais pas obstiné à vouloir une meilleure réponse que celle-là. Néanmoins, tu te fais violence pour lui expliquer que tu ne lui veux absolument rien, que tu es simplement nouveau et ne recherches pas les problèmes, ce sont ces derniers qui paraissent te tomber sur le coin de la trogne sans que tu ne comprennes toujours pourquoi. Et Dieu sait que cela ne fait pas longtemps que tu es là. Je n’ai rien contre les regards. Première nouvelle, pourquoi diable est-elle là à t’en tenir rigueur alors ? Haussant un sourcil interrogateur, tu files t’adosser contre le mur non loin de toi et tout aussi blanc que ta tenue. La blancheur immaculée, de celle que tu ne peux d’ores et déjà plus supporter. « Il en faut donc peu pour t’énerver… » que tu lâches subitement face à ses paroles avant de croiser les bras nonchalamment contre ta poitrine. Je suppose que tu ne t’es pas encore regardé dans un miroir depuis ton arrivée ? Pas vraiment. Une fois tout au plus, tu le conçois lorsque tu hoches d’un signe de tête aléatoire, comme tu ne vois toujours pas où elle veut en venir. Qui plus est, tu as eu beau te regarder ce jour-là, tu n’y as reconnu quoi que ce soit. Cela ne t’a pas aidé du tout. Pas une seconde. Toi et moi, on se ressemble beaucoup. Beaucoup trop même. Ça en est légèrement flippant d’ailleurs.

Tes sourcils se froncent instantanément alors que tu la toises de tes yeux verts d’un air toujours aussi perplexe, une pointe de méfiance passant en éclat dans tes mêmes prunelles. Tu l’observes, pendant de longues secondes supplémentaires avant d’ouvrir la bouche et la refermer plusieurs fois de suite, car tu ne trouves pas les mots. « Tu n’es pas sérieuse ? Et alors tu crois quoi ? Qu’on est… Parents ou quelque chose comme ça ? ». Tu ne sais rien d’elle et n’es en définitive pas certain de vouloir savoir quoi que ce soit. Comment diable pourriez-vous être tous deux apparentés ? Certes, vous paraissez avoir le même caractère agréable et charmant à souhait, mais en ce qui te concerne cela fait partie d’une façade, et ce, même si tu n’es pas encore en mesure de le déterminer avec exactitude. En y pensant, tu finis par éclater de rire, venant pincer l’arête de ton nez de ton pouce et ton index. Tu t’écartes du mur et reviens près d’elle pour lui faire face, tu te penches si près que tu en aperçois chaque détail de ses iris claires. Vos cheveux sont aussi sombres il est vrai, pour ce qui est de la ligne de la mâchoire et autres détails, tu n’as pas assez mémorisé ton visage pour savoir réellement à quoi tu ressembles. «J’en sais rien. Ça me parait complètement fou. ». Cet endroit est complètement fou. « Et je ne suis pas narcissique au point de me regarder tous les jours dans le miroir… J’ai arrêté le premier jour, au moment où j’ai compris que ça ne me permettrait pas de me rappeler de qui je suis. Puis tu débarques parce que je te regarde trop et me balance qu’on se ressemble presque comme deux gouttes d’eau ? Et c’est à moi qu’on dit que j’ai un problème ? ». Tu nages en plein délire soudainement, sans doute par crainte de ne voir que la vérité est pourtant juste sous ton nez. « T’es qui, d’ailleurs ? Je veux dire… Comment est-ce qu’on t’appelle ? ». Tu t’es reculé, bien évidemment, quand tu as repris la parole, histoire de ne pas lui cracher directement au visage mais aussi pour éviter qu’elle ne t’en colle une puisqu’elle te parait du genre à le faire. Elle a des allures de bagarreuse renfrognée…


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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Ven 3 Nov - 10:17

« Tu n’es pas sérieuse ? Et alors tu crois quoi ? Qu’on est… Parents ou quelque chose comme ça ? » Il ne la croit pas, c’est évident. C’est pas grave, elle ne le croirait pas si elle était à sa place. Elle n’y croit qu’à moitié elle-même. Il finit par éclater de rire et, ouais, elle va essayer de ne pas se vexer. Le jeune homme a l’air d’être au bord de l’hystérie et 555 se demande une nouvelle fois depuis quand est-ce qu’il est ici. Pas très longtemps probablement. Elle avait vu les regards qu’il lançait de temps en temps. Comme s’il ne croyait toujours pas que cet endroit existait réellement. Comme si c’était juste un mauvais rêve et qu’il espérait pouvoir se réveiller à tout instant. C’était la première chose qui disparaissait ici, et quand l’on se rendait enfin compte que tout ça était bel et bien réel, la réalité de la situation vous percutait réellement. Elle-même avait passé cette étape il y a longtemps, dans ce qui lui semblait être une éternité. Cette révélation coïncidait étrangement avec son premier passage en prison, et l’avait laissé avec un fort sentiment de colère et de rage et une volonté de tout détruire jusqu’à ce que tout ce qui l’entourait ne soit plus qu’un tas de cendre. Elle s’était calmée depuis, avait compris qu’elle n’arriverait à rien avec cet attitude. Mais la volonté de réduire cet endroit en cendre n’avait en rien disparut. Elle était juste plus discrète à ce sujet.

Finalement il arrête de rire et s’approche d’elle jusqu’à empiéter sur son espace personnel. 555 ne bouge toujours pas et ne dit toujours rien, attendant qu’il lui pose une vraie question et non pas ses questions rhétoriques n’attendant aucune réponse. Elle se dit qu’elle est étrangement compréhensif envers lui. « J’en sais rien. Ça me parait complètement fou. Et je ne suis pas narcissique au point de me regarder tous les jours dans le miroir… J’ai arrêté le premier jour, au moment où j’ai compris que ça ne me permettrait pas de me rappeler de qui je suis. Puis tu débarques parce que je te regarde trop et me balance qu’on se ressemble presque comme deux gouttes d’eau ? Et c’est à moi qu’on dit que j’ai un problème ? » Elle a envie de lui en coller une. Vraiment. Elle n’apprécie aucunement être questionné ainsi, ni d’être critiqué de la sorte. La jeune femme mourrait d’envie de le remettre à sa place, de lui rappeler qui commandait ici. Que malgré ce que beaucoup pensait, c’était elle le Boss et pas lui. 555 cligna des yeux sous cette étrange pensée. Un souvenir ? L’écho d’un souvenir ? Elle ne savait pas vraiment. Mais voyant le jeune homme reculer, elle le stocka dans sa tête et décida d’y revenir plus tard. « T’es qui, d’ailleurs ? Je veux dire… Comment est-ce qu’on t’appelle ? »

555 expira lentement par le nez. « C’est bon, tu as fini là ? Je peux parler ? Merci. » Ok elle était légèrement plus sarcastique que nécessaire, mais c’était dans sa nature après tout. « Si l’on descend quelques étages, l’on pourra trouver des miroirs, et tu pourras voir ce que je voulais dire au sujet de la ressemblance. Tu acceptes de me suivre ? » La jeune femme s’interrompit un instant, réfléchissant à comment lui répondre. « On va dire 555. Enfin F01-555 mais 555 suffira. » Ce n’était pas son nom et elle le savait. Cependant même si elle avait retrouvé son nom de famille, elle ne pouvait se résoudre à l’utiliser. Elle le haïssait trop pour ça.
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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Lun 18 Déc - 15:15

bitch please
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Il y a quelque chose d’étrange avec celle qui te fait face et sur laquelle tu ne remets ni nom, ni visage. Bien sûr, le très léger effet de l’avoir déjà croisé fait surface mais est rapidement mis sur le fait des observations trop longues que tu as pu avoir sur elle. Voilà pourquoi le fait qu’elle trouve que vous vous ressembliez surprend, fait rire nerveusement, de ce rire qui en dit long sur ton état d’esprit. A trop voir de blanc tu es en train d’en devenir dingue, clairement. Elle pourrait t’en coller une que cela ne te ferait ni chaud ni froid en définitive, probablement l’aurais-tu même mérité, d’ores et déjà bien trop habitué des coups. Malgré tout, ne souhaitant pas tenter le diable, un pas en arrière t’éloigne d’elle alors que les bras sont toujours croisés contre la poitrine, tu arbores presque un air boudeur en lui demandant qui elle est. C’est bon, tu as fini là ? Je peux parler ? Merci. Le froncement de sourcils s’échappe avant même qu’il ne soit réalisé, réaction épidermique face à l’attitude de la jeune femme, presque une mimique connue car il y a dans votre explication et haussement de ton quelque chose de déjà-vu, ou à demi connue. Vague sensation qui te perturbe un bref instant en constatant qu’elle tente en réalité de s’imposer et prendre l’ascendant sur toi. Comme toujours, que tu as presque envie de penser. Lèvres pincées, le silence retombe entre les mains de la brune sans que tu ne fasses rien pour le récupérer. Si l’on descend quelques étages, l’on pourra trouver des miroirs, et tu pourras voir ce que je voulais dire au sujet de la ressemblance. Tu acceptes de me suivre ? Bras croisés, tu hésites, prunelles émeraudes se glissant dans les siennes alors qu’elle accepte enfin de te révéler un numéro. Ces noms de codes sont d’une abomination mortelle. « Ok. » que tu te contentes d’abord de rétorquer avant de faire un pas en avant. « On va dire qu’au moins ton numéro est facile à retenir… ». On sent pertinemment l’ironie dans tes propos, ces chiffres tu les en véritable horreur. Vous n’êtes pas que des numéros et c’est bien cela qui te ronge et t’inquiète dans le même temps. « 116. » que tu te forces à dire histoire de paraître un brin plus aimable qu’au tout début de votre échange, puis tu la suis sans broncher jusqu’aux étages inférieurs.  

Le reflet que renvoie le miroir est inquiétant puisque tu ne parviens pas à reconnaître ces billes vertes qui sont les tiennes. Les cheveux sombres sont bien plus en bataille et indomptés que tu ne le croyais, te donnant un air un peu revêche que tu ne soupçonnais pas, voire légèrement renfrogné à cause de tes sourcils suspicieux. Pendant un laps de temps indéterminé les yeux scrutent ledit reflet de celui que tu es mais pour lequel tu n’as aucun souvenir, rien de plus que le vide intersidéral. Le néant. Lorsqu’elle vient se positionner à côté de toi, tu observes son image à son tour et bifurques jusqu’à la tienne. La même obscurité dans vos cheveux, le même regard et bien d’autres choses encore. Oui, indéniablement vous vous ressemblez mais… « Alors quoi… Tu penses qu’on est liés ? ». Au fond, vous semblez avoir tous deux la même capacité de morsure par le biais des mots, cette même pointe d’impulsivité qui circule dans vos veines bien que la tienne soit tronquée par l’absence de repères. « Pourquoi est-ce que j’arriverais seulement maintenant si tel était le cas ? Je… ». Ne comprends pas. Beaucoup de choses t’échappent malheureusement, même le réel fonctionnement de la Ruche t’échappe sur certains aspects, et Dieu merci tu n’as encore jamais eu à faire aux différentes machines présentes. Si tu as eu vent du couloir qui rend barjo, tu n’y as jamais mis les pieds et ne comptes pas le faire de sitôt, mais c’est là la seule chose que tu aies entendu comme dangereux jusqu’ici. Ca et le fait de devoir être en sous-vêtements dans la salle de sport…  

« Depuis quand t’es là ? ». Tu te retournes, soudainement, la toisant ouvertement du regard, perturbé par ce que tu viens d’apercevoir c’est une évidence.    


⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


 
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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Lun 8 Jan - 14:10

Il y a dans leur échange quelque chose de foncièrement familier. Comme s’ils avaient l’habitude d’être en désaccord. Ils se connaissaient et plus ils passaient du temps ensemble plus ça semblait évident aux yeux de 555. Et elle ne parlait même pas de la ressemblance physique qui les liait. Seigneur, ils pourraient passer pour des jumeaux tant leur visage était semblable. Une telle ressemblance ne pouvait qu’être liée à une relation familiale, et ça, ça n’enchantait pas plus que ça 555. Pas quand elle avait encore des cauchemars par rapport à ce que lui avait fait subir certains membres masculins de sa famille. Mais l’homme en face d’elle, plutôt le jeune homme si elle regardait mieux, elle sentait qu’elle pourrait le maîtriser sans problème s’il essayait quoi que ce soit. C’était probablement ça qui la rassurait.

Il finit enfin par lui donner son nom, ou plutôt son numéro, le jeune homme n’ayant tout comme elle toujours par retrouver son identité. 555 acquiesça légèrement de la tête. « Enchanté, je suppose. » Elle tourna ensuite les talons pour se diriger vers l’ascenseur, son (frère ? cousin ? membre de la même famille ?) compagnon sur ses talons. La descente se fit en silence, sans surprise, lui comme elle ne sachant probablement pas quoi dire à l’autre. Tout deux finirent par arriver à un niveau de logements quelconque, 555 n’ayant pas vraiment fait attention sur quel bouton elle avait appuyé. Du moment qu’ils se trouvaient là où il y avait des miroirs, le reste ne lui importait pas beaucoup pour l’instant. La jeune femme ouvrit la porte du premier logement à sa porté et les emmena tout les deux dans la salle de bain, où 116 pu constater leur ressemblance.

Sa réaction ne tarde pas, et si le choc n’apparaît pas sur son visage, il transparaissait légèrement plus dans sa voix. « Alors quoi… Tu penses qu’on est liés ? ». 555 haussa les épaules, le regardant toujours dans le miroir. « Je vois pas d’autres explications. On est probablement de la même famille toi et moi. » Et combien c’était étrange de l’avouer à voix haute plutôt que dans sa tête. Ça rendait la chose bien plus … réelle. Et bien plus effrayante. Est-ce qu’elle voulait vraiment rencontrer quelqu’un de la même famille qu’elle avec tout ce qu’elle savait d’eux pour l’instant ? Non. Elle ne voulait pas. Mais on ne peut pas nier l’évidence quand il vous saute littéralement au visage. Ce serait juste de l'imbécillité volontaire, et 555 était bien des choses mais imbécile elle ne l’était pas. « Pourquoi est-ce que j’arriverais seulement maintenant si tel était le cas ? Je… » La jeune femme passa sa main sur son front d’un air fatigué. « Je sais pas, peut-être qu’on a pas été capturé en même temps ? Tout le monde arrive pas en même temps, ici. » Comme ces faux jumeaux typés qu’elle avait croisé plus d’une fois à la cafétaria. Non ici personne n’arrivait au même moment, et ça l’effrayait légèrement par rapport à ce qui pourrait lui tomber sur la gueule un jour. Un truc du même genre que le brun devant elle par exemple.

Il se retourne soudainement vers elle et elle fait de même, le regardant maintenant de face. « Depuis quand t’es là ? » La jeune femme fronça légèrement les sourcils pour réfléchir un instant à sa question. « Un peu plus de neuf mois je dirais. C’est compliqué de garder une notion du temps ici. » D’autant plus qu’elle avait été plusieurs fois inconsciente, ce qui aidait pas vraiment à maintenir un calcul des jours aussi stable qu’elle l’aurait voulu. Mais ce n’était pas vraiment ce qui était important en cet instant. 555 ne se demandait qu’une seule chose : qu’est-ce qu’ils allaient faire maintenant ?
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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Dim 14 Jan - 7:01

bitch please
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Enchanté. Une notion qui parait tellement désuète en ces lieux, comme un vague souvenir de ce qu’était la politesse avant mais qui a bien du mal à s’appliquer ici, face à des numéros qui à ton sens ne veulent rien dire. En réalité, il y a bon nombre de choses qui t’échappent encore et la ressemblance qui semble vous lier et qui te frappe au visage à l’instant où tu croises votre reflet dans le miroir, n’arrange en rien ce sentiment de contrariété qui t’anime. Je vois pas d’autres explications. On est probablement de la même famille toi et moi. De la même famille. Diantre ce que le mot famille te paraissait lointain, tu n’es même pas certain de réellement comprendre ce que cela veut dire ou signifie. Qui plus est, tout ceci ne demeure être que de la supposition, vos esprits étant vides comme de l’air, insaisissables. Du moins te concernant. Tu ignores que 555 à tes côtés en sait déjà plus sur son compte que tu n’en saurais peut-être jamais, ni combien cette famille, si tu en fais bel et bien partie, dispose de ses démons et fissures. Il n’y a probablement pas de gloire à entrer dans une famille comme celle-ci, mais pour l’heure aucune conclusion hâtive. La ressemblance est là, tu la vois, mais c’est tout ce qu’il y a. Nulle analyse ne saurait te confirmer que vous êtes bien quelqu’un pour l’autre. Je sais pas, peut-être qu’on a pas été capturé en même temps ? Tout le monde arrive pas en même temps, ici. C’est un air d’incompréhension qui vient traverser tes prunelles vertes, tu cherches à comprendre quelque chose qui t’échappe. Encore une fois. « Capturé ? Parce que tu sais ce qui se trouve au-dehors ? ». Tu voudrais sortir, voilà la raison pour laquelle tu poses cette question fatidique, même si au fond tu n’es pas stupide. Si les gens ici savaient quoi que ce soit sur l’extérieur, ils seraient sûrement déjà plus là à errer dans ces couloirs blancs que tu abhorres. Tout espoir de sortie tombe à l’eau au moment où la durée de présence tombe. Neuf mois.

Détourné du miroir, c’est à présent en face à face que tu l’observes et la dévisages, comme tu as pu le faire auparavant. Ce qui l’a poussé à venir te parler aujourd’hui – l’on taira le fait qu’elle était probablement même enclin à te cogner. Pendant plusieurs secondes silencieuses à la regarder tu réfléchis à ce que tout cela pourrait changer dans vos vies respectives. Pour l’heure, rien, car la nouvelle ne te met pas à l’aise. Loin de là. « Ecoute je… Je sais pas franchement quoi penser de tout ça, le fait est qu’on est peut-être bien de la même famille toi et moi mais… Je n’ai aucun souvenir, rien à quoi me raccrocher hormis une colocataire bougon aux cheveux oranges alors… A moins d’avoir un flash je ne vois pas ce que cette information va pouvoir changer. ». Pour toi surtout. Toi la coquille vide aux airs aussi râleurs que ta colocataire. « Je voulais pas te mettre de mauvaise humeur en te fixant de la sorte, j’ai visiblement tendance à le faire avec tout le monde. Je suis désolé. ». Les excuses paraissent normales et nécessaires pour le coup. « Je cherche juste des réponses. ». Comme vous tous ici, c’est évident. Glissant tes doigts dans tes mèches sombres, tu viens te mordre subitement la lèvre inférieure, jettes un autre regard au reflet dans le miroir puis t’en écartes définitivement. « Je devrais pas m’éterniser. ». Pour le coup, tu aurais bien besoin de penser à autre chose et ne plus penser tout court. Sans doute irais-tu faire un tour dans les niveaux inférieurs, ignorant alors que la jeune femme qui te ressemble a son logement juste à côté du tien. Quelle belle ironie n’est-ce pas ? « Merci de ne pas m’avoir explosé la tronche et pour cette superbe découverte. Je suppose qu’on se recroisera à nouveau. Au cas où je suis au 902. ». Voilà qui était dit et malgré ton air subitement pressé, au moins tu ne fais pas ton rustre à simplement couper les ponts sans chercher midi à quatorze heure. Ce n’est pas ton genre puisque tu ne veux pas demeurer cette coquille vide trop longtemps.      


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MessageSujet: Re: bitch please - (555)   Mar 16 Jan - 13:48

« Capturé ? Parce que tu sais ce qui se trouve au-dehors ? » C’était la question à un million. Est-ce qu’elle savait ce qui se trouvait dehors. Dans un sens oui, elle savait. Elle se rappelait de ciel bleu immense qui se fondait avec la mer. D’une ville sur l’eau où mille et une couleurs semblaient se mélanger. Un endroit où il faisait rarement véritablement froid. Un endroit dont elle se rappelait des senteurs mais pas du nom. Alors oui, 555 se rappelait de ce qu’il y avait à l’extérieur. Mais son extérieur n’était qu’une petite ville dont elle ne savait ni le nom, ni l’emplacement. Ce n’était pas le reste du monde. Et ça ne voulait pas non plus dire que ce dont elle se rappelait reflétait la réalité. Elle ne voulait pas penser au fait que ses souvenirs pouvaient être faux, vraiment elle ne voulait pas. Mais cette possibilité était trop grande pour qu’elle puisse l’ignorer totalement. Alors autant elle pensait savoir ce qu’il y avait dehors, était-ce vraiment le cas. 555 secoua négativement la tête. « Non. Je me souviens juste vaguement de lieux. Je sais pas ce qu’il y a derrière ces murs. Et oui capturé. Je sais pas toi, mais je ne serais jamais venue volontairement me faire effacer la mémoire et me faire enfermer dans une prison. »

Il était choqué. C’était normal, elle-même l’avait été, l’était toujours, lorsqu’elle avait vu son visage, quelques minutes plus tôt. Si ils essayaient vraiment, ils pourraient probablement passer pour des jumeaux. Et n’était-ce pas une idée aussi intéressante que terrifiante ? L’idée que quelqu’un lui ressemble suffisamment pour pouvoir passer pour elle la mettait mal à l’aise. Plus que mal à l’aise même. Si 555 était vraiment honnête, elle irait jusqu’à dire que l’idée la terrifiait. Presqu’autant que de se retrouver devant un membre de sa mystérieuse famille du même type que ces de ses souvenirs. Fort heureusement ce cheminement de pensées fut interrompu avant d’aller plus loin.

« Ecoute je… Je sais pas franchement quoi penser de tout ça, le fait est qu’on est peut-être bien de la même famille toi et moi mais… Je n’ai aucun souvenir, rien à quoi me raccrocher hormis une colocataire bougon aux cheveux oranges alors… A moins d’avoir un flash je ne vois pas ce que cette information va pouvoir changer. » La jeune femme se contenta d’hocher la tête. C’était logique. Elle-même n’avait pas d’autres preuves de leur lien de parenté hormis leur ressemblance physique. Et quant aux flashs qu’elle avait eu … 555 était pratiquement sûre que 116 ne voulait pas entendre parler de cousins qui brûlent sa peau au fer rouge pour l’interroger ou de père brisant les os de sa fille pour ensuite l’enfermé dans un placard trop petit et trop sombre car elle avait été « vilaine » … « Je voulais pas te mettre de mauvaise humeur en te fixant de la sorte, j’ai visiblement tendance à le faire avec tout le monde. Je suis désolé. Je cherche juste des réponses. » 555 soupira avant de passer une main dans ses cheveux. « Non, c’est moi qui … m’excuse. J’aurais pas dû m’énerver contre toi. J’ai eu une mauvaise semaine et j’ai un peu déversé ma frustration sur toi. J’aurais pas dû. » Les mots sortaient difficilement. Elle-même se rendait compte qu’elle ne devait pas avoir l’habitude de justifier son comportement. Mais si le jeune homme était réellement de sa famille et pas juste quelqu’un qui partage son sang et qui lui a fait du mal comme tant d’autre, peut-être qu’elle allait faire un effort.

« Je devrais pas m’éterniser. » Elle hocha la tête et s’écarta elle aussi du miroir. Ils sortirent tout les deux du logement et se retrouvèrent maintenant dans le couloir. 555 ouvrit la bouche pour lui demander où se trouvait son logement quand 116 la devança. « Merci de ne pas m’avoir explosé la tronche et pour cette superbe découverte. Je suppose qu’on se recroisera à nouveau. Au cas où je suis au 902. » La jeune femme cligna des yeux un instant avant de soudainement éclater de rire. Lorsqu’elle se calma, elle lui adressa un sourire en coin légèrement moqueur. « Oh je pense qu’on va se croiser souvent, toi et moi. Je suis au 903 moi. » 555 agita ses doigts dans sa direction. « Eh bien à plus tard je suppose … » La jeune femme tourna ensuite les talons et se dirigea vers l’ascenseur. Direction la Salle de Sport : elle avait besoin de se défouler…
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