Partagez | 
 

 From now, you never will be safe again - ft. Tasha Rodriguez

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
H09-019
H09-019
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: From now, you never will be safe again - ft. Tasha Rodriguez   Dim 17 Sep - 16:56

From now,
you never will be safe again.
Les lumières de l’ambulance et des voitures de police. Celles poussées à bloc du temple pour facilité le travail des inspecteurs, plus les quelques bougies que je n’avais pas encore éteinte. Les conversations des personnes présentes, le bruit des flashs des appareils photos, les sirènes qui continuaient de rugir malgré les épais murs. Les bruits de pas. Et pourtant, tout ce que j’entendais, c’était ce coup de feu. Encore et encore. Et ce qui avait suivit. Le corps sans vie qui tombe. Et ce regard. Le regard du tireur. Malgré son arme, son but n’était pas de tué, je l’avais lu dans ses yeux. Pourtant, un homme avait bien perdu la vie dans la maison de Dieu.
Assis sur un des bancs du milieu, les mains tremblantes, je détournais obstinément le regard du corps étendu sur le sol devant l’autel. Mes mains tremblaient sans que je parvienne à les arrêter. Elles portaient la trace de l’impact, du sang du défunt quand j’avais essayé de prendre ces signes vitaux. Sur mon visage, je sentais également des projections de ce sang… et autre. Je n’avais rien touché. On m’avait demandé de ne pas me laver, de ne surtout touché à rien et d’attendre. Depuis, je n’avais tout simplement plus bougé, sonné, choqué, par ce qui venait de se passer. Je n’en croyais pas mes yeux. Je n’étais pourtant pas dupe, je connaissais la capacité de l’être humain à commettre des atrocités, mais je ne m’étais jamais dit que j’assisterai un jour à cela. La mort d’un homme, de façon si violente, si brutale. Et pourtant, involontaire. Je n’avais pas de mot pour décrire le sentiment d’impuissance, d’horreur que je ressentais. Le dos contre le dossier du banc, j’observais ces mains tremblantes qui ne semblaient même plus m’appartenir, elles seules traduisaient la panique qui m’envahissait. Il fallait que j’appelle à la maison… S’il venait à apprendre ce qu’il s’était passé sans savoir qui était la victime, il allait paniquer… Pourtant, je n’arrivais même pas à faire le mouvement pour reprendre mon portable dans ma poche. Par peur de le salir, étrangement aussi. Alors qu’il portait déjà des traces rouges sur son écran. Mes pensées partaient dans tous les sens, elles n’avaient plus aucune logique.

Le bruit des portes du temple qui claquent me firent sursauter. Un nouveau groupe de personne venait d’entrer. Je ne me retournais pas pour autant, craignant tout un tas de choses aussi absurdes que pourtant aussi réelles qu’un meurtre ayant lieu sous mes yeux dans mon église. Pour essayer de calmer mes mains, je les serrais entre elles entre mes jambes et baissais légèrement la tête, les yeux clos. Une prière. Non pas pour moi, mais pour le pauvre homme au sol que Dieu allait accueillir à ses côtés. Seigneur, il fallait que je prévienne sa famille ! Je le connaissais assez peu, ça ne faisait pas longtemps qu’il venait en ce lieu, à peine quelques fois les dimanches, ou juste le soir pour faire une prière. Dans ce cas de figure, il était toujours seul, dans son costume trois pièce comme tant d’hommes d’affaires en ville. Le dimanche, c’était en famille qu’il venait, une femme dans la quarantaine, qui elle venait me voir pour m’apporter des gâteaux ou autre, bien qu’elle prenne toujours garde à ce que ses enfants ne soient pas trop prêts de moi, sait-on jamais. Leurs enfants. Des bambins de cinq et huit ans, fille et garçon, toujours tiré à quatre épingles pour venir alors qu’ils passaient leur temps à tirer sur leurs vêtements trop serrés tout le long du sermon. Dans le dos de leur mère, je leur donnais des petits livres de coloriage pour s’occuper. Elle croyait encore qu’ils les volaient. Comment est-ce que j’allais lui annoncer ça ? Est-ce que nous pourrions toujours accueillir les fidèles demain ? Et dans les prochains jours ? Il allait falloir organiser les funérailles. Encore une fois je sursautais, mais parce qu’on venait de poser une main sur mon épaule. L’auteur de ce geste n’était que le policier qui m’avait dit quelques instants plutôt qu’on allait prendre mon témoignage, à moins que ce ne soit des heures auparavant… ?

« Révérend, voici le Lieutenant Rodriguez. Elle va vous posez quelques questions et écoutez votre témoignage. »

Je me levais aussitôt pour serrer la main de la jeune femme, rassemblant mes idées du mieux possible. Sauf qu’en me relevant ainsi, mon regard se posa sur le corps, pourtant entourer de plusieurs personnes. Instinctivement, je détournais le regard en cherchant mes mots.

« Bonsoir, Lieutenant… Je vous prie de m’excusez… je… n’ai pas encore retrouver tous mes esprits... Il faudrait que je prévienne mon époux… Le rassurer. Je ne sais pas si quelqu’un l’a déjà fait... »

Maintenant que j’arrivais à penser, c’était tout ce qui me préoccupait. Prévenir Mike. La nouvelle arriverait sans doute bientôt, il reconnaîtrait tout de suite le quartier et s’imaginerait le pire. Il savait que je fermais les portes tard, surtout un vendredi soir comme ça. A présent, je me mettais à trembler comme une feuille, tout le corps à présent était en proie à des secousses alors que j’imaginais mon époux apprendre cette terrible nouvelle. Ne me sentant plus aussi sûr sur mes jambes, je me rasseyais sur le banc, régulant ma respiration au mieux.

« Excusez moi... »
© 2981 12289 0

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

Que se passerait-il si on disparaissait ?
Revenir en haut Aller en bas

avatar
F02-021
F02-021
Voir le profil de l'utilisateur


Qui es-tu petite abeille?
MessageSujet: Re: From now, you never will be safe again - ft. Tasha Rodriguez   Hier à 14:51


F02-021 & H09-019

From now, you never will be safe again


Vendredi soir, heure tardive que Rodriguez ne prenait pas la peine de préciser. Dure journée passée, sa petite équipe était aussi épuisée qu’elle. Ses collègues quittaient un à un l’établissement, Margot et Tasha étant toujours les dernières à abandonner le poste. Leur métier leur collait à la peau, mais surtout, Tasha s’était renfermée dans son boulot, y mettant tout son corps et toute son âme, depuis que son frère était décédé. Elle voyait bien sa binôme s’inquiéter pour elle et tenter de la faire redevenir comme avant, mais Rodriguez n’était plus la même personne. La flamme de passion qui l’habitait avant avait laissé place à une flamme dansante dans son regard, le genre de flamme dangereuse qui contenait avec peine la haine profonde qui habitait désormais le lieutenant Rodriguez. Dévalant les marches pour retrouver sa voiture, Rodriguez allait pour dire à Margot de décrocher pour la soirée quand un appel par radio l’empêcha d’aller plus loin. Soupirant, la brune décrocha, non sans darder un regard las à sa partenaire. « Ici Rodriguez, j’écoute. » Un grésillement, puis une voix masculine : « Lieutenant, on aurait bien besoin de vos lumières. On a un cadavre sur les bras, et vous ne devinerez jamais où il se trouve… »

****

Sans un mot. Le trajet était silencieux, Tasha conduisant, Margot à ses côtés. Elle était comme ça maintenant. Le regard éteint quand elle ne songeait pas à se venger, l’humour l’ayant quitté également. Elle n’en restait pas moins un bon flic, efficace, toujours intéressée par son métier. Elle n’était juste plus complète. Anya en souffrait autant que sa collègue, mais la lieutenant n’arrivait pas à prétendre aller bien. Pas totalement du moins. Selon certains jours, elle allait mieux. Et pour d’autres, elle était au fond du gouffre. Dieu qu’Hernando lui manquait. La voiture se gara et les lieutenant Rodriguez et C. arrivèrent sur les lieux, franchissant les portes de la maison de Dieu dans une entrée en scène fulgurante, presque au ralenti, chacune poussant une porte de leurs côtés. Margot alla s’enquérir des informations que le légiste avait à transmettre tandis qu’un jeune policier conduisit Tasha vers le témoin du meurtre, lui expliquant brièvement la situation. Le remerciant d’un signe de tête, Rodriguez se présenta à l’inconnu, adoptant le ton doux et compatissant qu’elle usait habituellement avec les victimes et témoins de meurtres, vols ou autres événements traumatisants. « Ne vous excusez pas Révérend, après un tel choc, je ne peux que comprendre. » Lui serrant la main, elle posa une main sur son dos, rassurante, et lui indiqua de se rasseoir, ce qu’il fit sans attendre, ayant déjà entamé le geste avant qu’elle n’en émette l’idée. Pauvre homme. Pas besoin d’observer en long et en large le corps qui faisait face à l’homme, il avait dû être assez traumatisé comme ça. « Ne vous inquiétez pas, un de mes collègues s’est chargé de le prévenir au moment où vous avez décliné votre identité. Votre mari ne devrait pas tarder à arriver. » Sourire doux. En service, Tasha affichait toujours le meilleur côté d’elle-même, face aux victimes, lorsqu’elle s’embarquait sérieusement sur une affaire. Il n’y avait que comme ça qu’elle ne pensait plus à son échec vis-à-vis d’Hernando. « Je suis désolée de vous déranger avec ça, mais c’est une étape nécessaire pour avancer notre enquête. On prendra bien sûr votre déposition au poste, mais si vous pouviez répondre à mes quelques questions, je vous en serais reconnaissante. » Il avait déjà dû répondre à celles de ses collègues, mais c’était elle qui était en charge de l’affaire, et elle préférait entendre par elle-même ce que le témoin avait à dire.

Se râclant la gorge, Tasha jeta un regard entendu au loin à Margot, avant de se tourner vers le Révérend, attendant sa confirmation pour poursuivre la discussion. « Donc, j’ai cru comprendre qu’une personne a débarqué dans votre église, s’est énervée contre la victime, et l’a tué. Vous confirmez ? » Meurtre prémédité ? Apparemment non. Mais Tasha voulait s’assurer de ce qu’avait bien vu le témoin pendant que l’horreur était encore fraîchement inscrite dans son esprit, aussi horrible que cela pouvait sonner. Et cela devrait passer par une description de la scène auquelle le pauvre homme avait dû assister. « Connaissiez-vous beaucoup la victime, Révérend ? Je crois que vous avez omis de donner son nom à l’agent qui s’est occupé de vous. » Son identité n’avait pas encore été découverte par les agents, aucun papier ne se trouvant sur le corps du défunt. Rodriguez comptait beaucoup sur son témoin pour dévoiler les pans de mystère entourant ce meurtre brutal. Dans la maison de Dieu, quelle ironie. La brune n’était pas croyante, mais il y avait de quoi trouver cette histoire grotesque. Ne disait-on pas, tu ne tueras point ? Dieu avait décidément un sens de l’humour mal-placé. « La victime, l’homme, vous avait-elle paru nerveuse ce soir ? » ajouta t-elle en prenant des notes, prête à écouter patiemment le Révérend.

AVENGEDINCHAINS

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡



It's time to find your own way, Love.

Badges du Swagg:
 
Revenir en haut Aller en bas
 
From now, you never will be safe again - ft. Tasha Rodriguez
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Comment installer le mod Safe Gamertag ?
» [Résolu] Safe mode
» overclock engtx 570 de l'Aide et conseil
» [Résolu] comment enlever ilivid
» Safe House

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: IL ÉTAIT UNE FOIS :: Flashback-
Sauter vers: