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 [HOT] everything could end in a blink // (nicola)

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MessageSujet: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Jeu 21 Sep - 6:47

in a blink
Here I stand and here I fell. I fell for it, I messed everything up. It's taking me down, I need fresh air. A light in the dark, to understand what this meant. ft. Nicola De Santis


L’odeur de cigarette emplit désagréablement tes narines et une fine grimace vient déformer les traits de ton visage à ce constat. C’est toutefois mieux que les odeurs de cigares qui traînaient parfois un peu trop dès lors qu’une grande réunion devait se tenir. Combien de fois avais-tu déambulé dans les couloirs en tentant vainement d’écouter aux portes ? Combien de fois certains se sont amusés à te cracher leur fumée au visage, à toi, le gosse asthmatique qui n’avait rien demandé à personne, sûrement bien plus américain qu’italien. Va te faire enculer, que tu répétais alors, une fois plus âgé, histoire d’essayer d’asseoir un tantinet de pouvoir, mais rien n’y faisait, on a toujours voulu te protéger et t’écraser en même temps. Paradoxe ultime qui, encore aujourd’hui, avait su graver des réflexes au fer rouge en ton sein. D’un geste sec de la main, tu éloignes la fumée significative en grondant pour toi-même, entamant alors une fuite que tu ne parviens pas à achever, bientôt rattrapé par deux de ceux qui osent se prétendre amis. Quelle bonne blague, vraiment. Si ça ne tenait qu’à toi tu serais déjà parti loin de toute cette merde, et ce depuis la mort de feu ton père. « Gabriele. ». Tu grinces les dents sans pour autant te retourner. Cette manie qu’ils ont de toujours accentuer sur le e a le don de t’agacer. « Pour la énième fois, c’est Gabriel. » que tu lâches entre tes dents serrées, faisant ressortir le léger accent américain que tu n’as pas oublié malgré les années, et daignant enfin te retourner vers eux, là où Alfonso passe déjà un bras autour de ton épaule. Il sent déjà la transpiration et l’odeur de tabac froid, ce qui le rend encore plus détestable que d’ordinaire, même si, comme d’habitude, tu sais que tu finiras par jouer la comédie pour ne pas attirer davantage de soupçons sur ton compte. « Allons ne fais pas ta prude, on veut juste discuter cinq minutes et on te laisse tranquille. ». Discuter cinq minutes sonne pour toi comme un problème évident, car tu ne devines que trop bien la suite de sa phrase, même si pour le coup, ce n’est plus Alfonso qui parle, mais son acolyte. Il vient murmurer à ton oreille et tu te sens soudainement bien trop acculé par ces deux-là. Trop proches. Bien trop proches. « On veut savoir où en est ton plan pour renverser la boss. ». Un souffle sec s’échappe de tes lèvres pincées et tu te dégages de leur étreinte sans sourciller. « Nul part. ». Tu ne comptes pas prendre la relève ni même annihiler ta demi-sœur. Vous n’êtes peut-être plus aussi proches qu’avant, mais tu as toujours des sentiments d’affection pour elle, quand bien même personne ne le sache. « La place ne m’intéresse pas, je vous l’ai déjà dit. ».

Alfonso vient ébouriffer tes cheveux sombres et tu t’écartes en forçant un ricanement pour ne pas paraître désagréable. « Tu changeras bientôt d’avis. ». Tu en doutes, clairement, mais soit, s’ils s’évertuent à le penser. Faisant volte-face pour t’éclipser, tu tombes nez à nez avec ton oncle qui te fusille littéralement du regard et tu perds l’ombre de sourire qui traîne encore à tes lippes. Ca va mal se passer pour toi, tu le sais. « Il y a eu un problème avec la livraison. ». D’un air interrogateur, tu ne lâches pas le regard de ton oncle, du moins tu l’as toujours surnommé et vu comme tel sans être certain que ce soit réellement le cas. Il y a des failles dans l’arbre généalogique que tu ne comprends toujours pas…


***

     
Le coup est parti avant même que tu n’aies le temps de dire ouf, peau qui prend déjà une teinte violacée tandis que tu effleures ta pommette gauche du bout des doigts, avançant d’un pas rapide loin de ce qui sert plus ou moins de QG. Tu marches beaucoup trop vite et ton souffle commence déjà à se faire plus difficile. C’est le joug de l’adrénaline et de tous ces mots qui continuent de résonner dans le creux de ta caboche qui empirent les symptômes que tu ne connais que trop bien. Tu sais ce que tu cherches, et qui tu cherches. Raison pour laquelle tu déambules dans les allées avec autant d’acharnement et d’un pas pressé. Tu as besoin d’un environnement sécurisant où tu sais que l’on ne te jugera pas, peu importe l’erreur et peu importe ce que tu es. Seul le bruit de tes pas trahit le rythme qui s’accélère, jusqu’à finalement parvenir à l’endroit prévu. Tu gravis les quelques marches qui te séparent encore de l’appartement puis te fige devant la porte, essoufflé, sans penser à cet instant que tu puisses être bien plus en danger que tu ne le crois. Ton poing s’abat mécaniquement contre le bois de la porte où tu attends désespérément qu’elle ne s’ouvre, comme si tout dépendait de ce simple geste. Lorsqu’enfin, la silhouette de Nicola apparaît, ta poitrine se lève et s’affaisse bien trop vite. L’oppression contre ta cage thoracique se fait plus gênante, respiration qui devient sifflante à mesure que tu prends conscience de la crise qui pointe le bout de son nez. Second détail de ta vie qui t’a toujours valu des remontrances ou paroles offensantes. « Désolé… De te… Déranger… », sont les seuls mots qui parviennent à s’échapper de tes lèvres pendant que tu fouilles les poches de ton jean. Elle n’est pas là. Merde. Par acquis de conscience, tu fouilles également celles de ta veste, mais non, rien. Alors ton esprit se souvient, te revoit poser l’objet sur l’un des meubles et tes paupières se ferment sous ton erreur stupide. L’angoisse te prend aux tripes, toujours planté sur le pas de la porte sans bouger, presque tétanisé. La respiration devient encore plus difficile mais tu tentes de l’apaiser, tu dois absolument l’apaiser. « Nic… Je fais… Une crise. ». Et ça, ça craint.  


⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


 
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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Sam 30 Sep - 15:54

Tu n'as envie de rien ce matin-là. Rien de plus que rester couché dans ton lit à fixer le plafond. Fixer cette bague que tu n'arrives pas à te résoudre retirer de ton doigt. Tu as envie de te vider la tête et arrêter de réfléchir à ce beau merdier que tu as laissé derrière toi lors de ton dernier boulot. Parce que tu as eu du mal à retourner sur le terrain depuis. Tétanisé à l'idée de devoir toucher une arme de nouveau. Tu ne le veux pas. Ne l'as jamais réellement voulu et pourtant tu le devais. Pour le principe. Voilà ce qui a résulté du principe. Une jolie mort que tu as sur les bras et qui te souille les doigts à t'en rendre dingue. Toi qui te sait déjà impulsif de nature. De plus en plus porté sur le goulot des bouteilles qui commencent à s'entasser dans un coin de ton appartement que tu ne négliges étonnamment pas pour autant. Pas autant que ta personne. Les cheveux en bataille. La barbe poussant nonchalamment dans ton visage qu'elle tente de s'approprier. Ce foutu téléphone qui n'arrête pas de sonner. Tu tends la main pour l'attraper et fixer le numéro qui y est affiché sans arriver à décrocher. Ton frère. Tu soupires et pince les lèvres en le posant plus loin. Incapable de lui parler en ce moment. Pas à lui. Tu n'as assurément pas besoin qu'une personne de plus te fasse la morale ou te demande comment tu vas comme si tu n'étais qu'un vulgaire animal blessé qu'un bandage suffira à réparer. Tu es blessé bien plus profondément qu'ils le croient. Brisé jusqu'à la moelle. Pas stupide au point de ne pas savoir à quel point ta vie n'est qu'une suite successive d'échecs semblant gagner toujours un peu plus en proportion avec le temps. Pourtant rien ne semble pouvoir retenir ta chute. T'empêcher de faire toujours plus de bêtises. De merder à un nouveau point de l'échelle du non respectable. Pas parce que c'est ce que tu cherches à tout prix. Parce que c'est dans ta nature depuis des années que tu ne peux pas effacer même si tu le voudrais.

Tu soupires et fixe l'heure avant de te décider à finalement te lever. Tu ne peux pas passer la journée couché comme ça. C'est ridicule. Tes mains se glissent dans tes cheveux alors que tu te lèves. Attrapant des vêtements au passage avant de te diriger vers la salle de bain pour te doucher. Ne trouvant toutefois pas la motivation de te débarrasser des poils te couvrant le visage. Tu feras avec encore au moins une journée même si ça n'aide en rien ta tête. Ceci fait et tes vêtements enfilés tu te diriges vers la cuisine pour fouiller dans le frigo. Parcourir les bouteilles des doigts en te tâtant à y toucher. Tu sais qu'il ne le faut pas. Encore moins le ventre vide comme c'est le cas depuis la veille. Si certains ont une faim démesuré lorsque le stress leur pend au bout du nez c'est tout l'inverse pour toi. Tu as du mal à avaler quoi que ce soit durant une journée. Voir même plusieurs. Pas au point de te rendre malade, mais assurément pas au point d'améliorer ton état. Tu hésites et fixe toujours lorsque tu entends cogner à la porte. Fronçant les sourcils et te figeant un moment avant de te décider à aller ouvrir la porte. Ayant presque peur de voir qui se trouverait de l'autre côté. Espérant étrangement ne pas y voir Dante même si tu sais qu'il y a bien pire que lui pouvant se pointer sur le pas de ta porte. Tu ne t'attendais tout de même pas à y voir la silhouette qui s'y dessine. « Désolé… De te… Déranger… » Tu entrouvres les lèvres pour lui répondre quand tu remarques qu'il semble chercher quelque chose. « Hey ça va? » Ça ne semble pas aller. Pas du tout même à en juger par la façon dont il a parlé. Chose qu'il ne tarde pas à te confirmer. « Nic… Je fais… Une crise. » Merde.

Tu sens ton souffle s'accélérer. Tes lèvres s'entrouvrir un peu plus. Il faut que tu réfléchisse. Et vite. Tu supposes qu'il cherchait sa pompe et visiblement il ne l'a pas trouvé. La panique peut-être. Tu attrapes sont haut pour l'attirer à l'intérieur et referme la porte derrière lui avant de glisser tes mains dans ses poches. Pas que tu ne te gênes pas pour faire ce genre de chose en temps normal, mais disons que tu n'as pas de place à être gêné quand il est question de vie ou de mort. Forcément tu ne trouves rien non plus et le temps passe. Il passe trop vite et tu n'as pas la moindre idée de ce que tu peux faire pour l'aider. Putain tu n'es pas médecin. Il faut qu'il se calme et toi aussi du même coup. La surprise? Peut-être que la surprise arrivera à le calmer. Si tu hésites c'est foutu. Alors tu places les mains contre ses joues et pose doucement tes lèvres contre les siennes. Sans le brusquer. Espérant juste arriver à lui faire oublier l'espace d'un instant suffisant comme il a du mal à respirer. Détachant tes lèvres délicatement sans trop t'éloigner. « Respire... ça va aller... » Aller... respire... calme... Et ce n'est qu'à ce moment que je remarque la marque sous mes doigts. Celle ornant si horriblement sa joue. Bordel... « Je suis là t'en fait pas... »

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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Sam 4 Nov - 8:32

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Les secondes défilent trop vite sous la panique. Rien ne semble vouloir calmer cette maudite crise qui t’assaille et te coupe littéralement la respiration. Comme un crétin, tu as oublié la seule chose que tu ne dois pas égarer au QG, à cause de toutes leurs moqueries et imbécilités à ton égard. La question de Nicola demeure en suspens tandis que tu fouilles tes poches, impuissant, cédant peu à peu à l’angoisse communicative que tu lui envoies sans le vouloir. Les mots s’échappent alors de ta gorge, comme ils le peuvent, juste avant que tu ne te fasses tirer à l’intérieur. Il y a une certaine gêne de ta part à te retrouver ainsi projeté dans son intimité. Non pas que vous n’ayez pas déjà parlé de choses bien plus intimes que le simple fait de se retrouver chez lui mais… Tout de même. La réactivité du brun est néanmoins spectaculaire, à mesure que tu le sens glisser ses mains dans tes poches. Toutes tes poches. Le rouge te monte presque aux joues à ce simple constat, respiration devenant toujours plus sifflante à mesure que le temps file entre vos doigts. Le simple fait de ne pas parvenir à respirer à pleins poumons te fatigue et tu tangues, te retenant de justesse au haut de celui qui te fait face sans vraiment t’en rendre compte. Les doigts serrent bien plus qu’il ne faudrait mais c’est finalement la surprise qui se lit sur tes traits au contact de ses lèvres sur les tiennes qui termine d’achever la crise. Les billes d’émeraudes grandes ouvertes, tu frémis, perturbé par ce contact que tu n’avais pas prévu. Le souffle coupé ne te gêne plus, pris dans l’élan de surprise, choqué de la douceur avec laquelle il est venu y déposer ses lippes. Si les prunelles se ferment un instant, ce n’est que pour tenter d’éradiquer la couleur cramoisie de tes joues en feu, mais lorsque Nicola recule, tu restes un long moment interdit, respiration se calmant progressivement. Crise enrayée. Respire... ça va aller... Le temps d’un instant, tu jurerais de sentir son souffle contre ton visage et ça te rend d’autant plus maladroit. Merde. Tu n’avais vraiment pas prévu ça. Silencieux, tu t’exécutes, t’efforces de prendre de plus grandes inspirations, doigts toujours accrochés à son haut, et bientôt ton rythme cardiaque s’apaise tout autant que ta respiration retrouve un rythme normal. L’angoisse qui te tenaille est pourtant toujours là, tapie au fond de toi, palabres résonnant à tes oreilles comme s’ils étaient toujours là pour le dire. Je suis là t'en fait pas...

« Je savais pas… Où aller. » que tu finis par lâcher au bout de plusieurs secondes supplémentaires, après t’être assuré d’être capable de respirer convenablement. Le fait est que tu as visiblement merdé, encore une fois, dans ton job et que tout a fini par dégénérer. Encore une fois. Les mains de Nicola sont toujours sur tes joues, dont la pommette douloureuse et probablement brisée. Tu ne sais pas trop ce que tu es censé faire alors, en douceur, tu lâches enfin le tissu serré jusque-là et poses délicatement ta main autour de son poignet. « Ça va mieux… Merci. ». Rouge comme une tomate, tu recules doucement et viens croiser tes bras contre ta poitrine. D’aucun dirait que tu sembles irrémédiablement mal dans ta peau alors que tu n’es pas réputé pour être faible, quand bien même ce soit ce que l’on s’acharne à t’enraciner dans le crâne depuis bien trop d’années maintenant. Sur le moment, tu te demandes bien ce que tu fous là, à le déranger. Bon sang, mais à quoi est-ce que tu pensais ? Sûrement au fait qu’il est celui à même de comprendre, celui qui sait la tare qui est la tienne, car pour le coup c’est toujours ce que tu vois, toi. Il suffit de regarder la rougeur de tes joues pour savoir que tu n’assumes pas et que la gêne est belle et bien là. Les billes luisantes à force de te perdre dans tes propres pensées, tu recules un peu plus vers la porte. « Je veux pas te déranger Nic, je… ». Tu as tout bonnement l’air d’un idiot. « Je crois que je ne les supporte simplement plus. ». Les mots sont sortis avant même que tu ne parviennes à les en empêcher. Vérité que tu révèles comme une bombe au beau milieu de la pièce alors que Nicola n’a strictement rien demandé. La pression qu’ils te mettent sur les épaules, cette envie irrépressible de te voir monter sur le trône quand tu n’en demandes rien ni le souhaiterait à personne d’ailleurs. Ces railleries incessantes sur ta personne, tu n’en peux plus, et n’as aucun moyen de repli. Ils ne te laisseront jamais partir. Tu as déjà essayé. Dieu que tu as déjà essayé et tu sais pertinemment ce qu’il t’en a coûté. Ton père a su, suffisamment, te le faire payer, et tu en es marqué à jamais. Comme du bétail. Comme si tu disposais d’une marque de la honte au milieu du front, à l’exception près qu’elle se trouve sur ton omoplate et te rappelle sans cesse la déviance qui est la tienne. « Désolé… Je ne voudrais pas que tu aies des ennuis à cause de moi. ». Il ne manquerait plus que ça.      



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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Ven 24 Nov - 21:13

Tu observes bien malgré toi et sans doute tout sauf subtilement la marque ornant sa joue. Celle-là même d'où tu n'as pas encore retiré tes doigts. Sans doute un peu trop apeuré à l'idée que ta petite manigance n'ait pas fonctionné et qu'il s'écroule sous ton regard paniqué. Après tout il n'a pas relâché ton haut que tu le sens fermement serrer. Alors tu attends. Tu l'observes en sentant la pulsation effrénée de ton cœur contre ton torse sous l'adrénaline s'étant visiblement immiscée en toi. Sensation que tu n'aimes pas particulièrement. Inévitablement associée une bêtise que la combinaison de cette énergie démesurée et ton impulsivité en viennent à engendrer. Comme en cet instant. Sans doute. Tu ne le sais pas réellement. Tu n'aurais probablement pas dû faire ça. D'autant plus à voir la couleur rosé de ses joues suite à tes gestes. Même si ça a fonctionné. Même si tu lui as peut-être permis d'éviter le pire. C'est ce que tu supposes en entendant enfin sa voix raisonner de nouveau dans ton appartement trop silencieux. « Je savais pas… Où aller. » Après de trop longues secondes t'ayant semblé interminables. Tu soupires en le sentant relâcher ton haut. Poser ta main à ton poignet pour t'encourager à le relâcher. Ce que tu ne tardes pas à faire. « Ça va mieux… Merci. » Tu expires fortement et glisse une main dans tes cheveux en te pinçant les lèvres. Te demandant réellement quoi faire de toute cette situation dont tu ne connais pas même le point d'origine. N'osant pas pour autant poser la question parce que tu n'es pas certain de vouloir le savoir. Pas que tu aies un quelconque problème avec lui. Bien au contraire même si ça devrait peut-être être le cas au vu de ton allégeance à la Boss. Plutôt parce qu'une part de toi est littéralement morte de trouille à l'idée d'attirer davantage d'ennuis dans ton sillage même si tu ne voudras jamais l'admettre. Bien trop fier de cette carapace que tu t'es créée pour donner cette impression que tu es toujours en contrôle de la situation. Ce qui est loin d'être le cas. Pourtant tu es doué pour ça. Prétendre que tout va bien. Mentir sans sembler le faire. Sans doute est-ce la raison pour laquelle tu n'es pas encore mort malgré toute la merde que tu as pu attirer à la famille. Tu as encore quelques points forts que d'autres n'ont pas.

Tu en viens finalement à glisser les mains dans tes poches. Le fixant. Attendant. L'observant croiser les bras et reculer en direction de la porte. Alors c'est tout? Il vient ici dans l'espoir que tu l'aides avec une crise qu'il aurait pu gérer visiblement puisqu'il a semblé constater la perte de sa pompe seulement une fois devant ta porte. Tu n'y crois pas. Il y a forcément autre chose. Quelque chose qui ne lui a pas raté la gueule. « Je veux pas te déranger Nic, je… » Tu te mords la lèvre. Te disant qu'il est un peu tard pour ça. « Je crois que je ne les supporte simplement plus. » C'est donc ça... Et puisque tu en sais bien plus que tu ne le devrais à son sujet tu es par défaut la personne qu'il a jugé bon de venir voir pour se vider le cœur. Ce qui te semble logique. Ce que tu comprends. Ce que tu aimerais être en mesure de faire aussi, mais tu ne le peux pas. Plus depuis que tu t'enfonces dans l'abysse d'où tu peines à remonter. Tu avais l'habitude de tout dire à la Boss. Le fait encore, mais jusqu'à un certain point. Le reste... Tu sais que Dante t'écouterait, mais il est la dernière personne que tu veux aller voir pour parler de tout ça. Parce que tu sais ce qu'il va te dire à prendre son rôle de paternel de remplacement tellement au sérieux. « Désolé… Je ne voudrais pas que tu aies des ennuis à cause de moi. » Un léger rire t'échappe et tu lui fais signe d'aller vers les canapés en tournant les talons pour aller dans la cuisine où tu prends deux bières avant de retourner dans le salon. Posant l'une des bouteilles sur la table et portant la seconde à ta bouche en te laissant tomber dans l'un des canapés.

« J'ai pas besoin de toi pour avoir des ennuis tu sais. T'as pas entendu la dernière? J'ai tué le seul informateur qu'on avait pour une magouille aux U.S.A. Tu vois. » Tu poses les yeux sur lui en haussant les sourcils et soupirant plus fortement. « Je le fais très bien tout seul m'attirer des ennuis alors au point où j'en suis... » Tu reportes le goulot de la bouteille à tes lèvres pour en prendre une grande gorgée en respirant profondément pour réprimer un sanglot que tu refuses de laisser te submerger. Pas maintenant. Plus tard. Quand tu serras de nouveau seule avec tes bouteilles et ta misère à te maudire et songer au pire. « Qu'est-ce qui s'est passé? C'est eux qui t'ont fait ça? » Tu pointes ta joue en te calant plus confortablement dans le canapé où tu appuies ta tête sans détacher ton regard de lui. Attendant de voir ce qu'il compte dire ou faire. « Et... désolé pour le baiser... Je voulais pas te gêner. J'ai juste... je savais pas quoi faire d'autre... »

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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Mer 20 Déc - 14:15

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Posté près de la porte, le doute prend le pas sur le reste, pointant du doigt ce réflexe que tu serais à même d’avoir s’il n’était pas celui qu’il était. La fuite. Prendre la fuite est sûrement tout ce que tu ferais si Nicola n’était pas celui que tu étais venu déranger à cause de tes émois. La crainte de subir la moindre remontrance pour un regard jeté circule inlassable dans tes veines depuis ce fameux jour où le Paternel avait tout découvert. Pris en flagrant délit d’histoire d’amour. Traquenard ouvertement monté dans le seul but de te prendre en traître et à revers, cela n’avait pas loupé et il avait bien fallu s’en remettre pour mieux parvenir à avancer. Mais à l’heure actuelle, alors que tes joues sont toujours aussi brûlantes et rouges, que l’hématome s’agrandit, tu n’es plus certain de vouloir le mettre dans l’embarras avec tes problèmes. Après tout, qui es-tu, toi, pour venir ici sans t’être annoncé car tu t’es pris, encore, un mauvais coup ? Sur le moment la culpabilité te gagne, fait battre lourdement le cœur dans la poitrine alors que les mots quittent tes lèvres, joues récupérant lentement leur couleur un brin pâlichonne, contraste évident avec l’aspect violacé qu’arbore ta peau à quelques endroits. Son rire ne t’échappe pas et arrache au contraire un haussement de sourcil interrogateur. Tu es pourtant sérieux lorsque tu dis une chose pareille. Signe envoyé en ta direction afin que tu files t’asseoir, l’hésitation se lit dans tes prunelles vertes mais malgré tout tu t’exécutes presque trop facilement, corps porté par les jambes qui s’avancent tout droit jusqu’au canapé sur lequel tu te laisses gentiment choir, crise de panique et d’asthme évitée. Doucement, tes doigts s’enroulent autour de la bouteille de bière précédemment posée sur la table et tu poses bien rapidement cette dernière contre ta joue le temps d’une seconde. Soupir de soulagement filant, tu ne tardes pas à porter le goulot à tes lèvres afin de faire glisser le liquide dans le fond de ta gorge. T'as pas entendu la dernière ? J'ai tué le seul informateur qu'on avait pour une magouille aux U.S.A. Tu vois. Perplexe, tu fronces les sourcils et lui rend son regard, bien peu au courant de toutes les histoires en réalité. Ils te veulent roi mais les informations ne circulent qu’à moitié jusqu’à toi. Quelle bande de crétins. Tu l’ignorais, plus ou moins écarté des décisions, plus exécutant qu’autre chose la majeure partie du temps, raison pour laquelle tu signes clairement à la négative suite à sa révélation, tu n’as pas entendu. Non. Je le fais très bien tout seul m'attirer des ennuis alors au point où j'en suis... « Cela n’empêche pas que je ne voudrais pas qu’ils s’en prennent à toi sous prétexte que je suis venu ici. Et pour être honnête, j’en ai rien à foutre qu’ils râlent si un informateur a été descendu. ». Cette vie de mafieux tu n’en voulais pas. « Tout comme je m’en contrefous personnellement et professionnellement. ».

Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est eux qui t'ont fait ça ? La discussion bifurque sur l’objet de la raison pour laquelle tu es là et si tu pensais tout au fond de toi l’esquiver, tu sais que tu ne peux ne pas lui répondre. Tu n’as de toute manière pas nécessairement envie de cacher ce qui a été fait. Les lèvres qui sont les tiennes s’entrouvrent pile au moment où il reprend la parole. Et... désolé pour le baiser... Je voulais pas te gêner. J'ai juste... je savais pas quoi faire d'autre... En repensant à ses lèvres collées, tu manques de rougir de nouveau comme une vierge effarouchée alors que tu n’es rien de tout cela en réalité, mais tu te fais violence et parviens à calmer l’afflux sanguin avant que drame ne soit fait. C’est qu’il pourrait croire que tu as des vues sur lui et ce n’est nullement ce que tu souhaites, quand bien tu ne puisses nier que… Oui bon. Lentement, tu passes ton pouce sur ta lèvre inférieure pour balayer la goutte de bière qui s’y promène et vient te racler la gorge avant de reporter ton attention sur lui. « Ne t’en fais pas, tu as bien fait. » que tu lâches d’un fin sourire. Billes d’émeraudes qui le scrutent, tu te rends compte de tes mots. « Je veux dire… L’effet de surprise a… Fonctionné. C’était une bonne idée. ». Et comment que ça a fonctionné. Un soupir vient à nouveau résonner dans le léger silence qui retombe et cette fois toute trace de sourire s’envole, laissant place au sérieux de la situation. « J’ai merdé pour une livraison. ». Livraison d’armes automatiques. « Il y a eu un problème et… Mon oncle n’a pas vraiment apprécié. ». Et tu avais beau critiquer ton père, lorsqu’il était encore de ce monde il n’y avait que lui qui était en mesure de te toucher, quand bien même il ne l’ait pas autant fait qu’avec ta chère sœur. « Il n’apprécie aucune erreur depuis qu’il sait. Je pense que la seule chose qui l’empêche de me tuer pour le fait d’être une horreur de la nature à ses yeux réside tout bonnement dans le simple fait que ce n’est pas ce que mon père aurait voulu. ». Un maigre sourire forcé étire les traits de ton visage alors que tu baisses le nez sur ta bouteille de bière que tu tiens sagement entre tes mains. « C’est une bonne excuse pour cogner, j’imagine. ». Sans doute même une très bonne pour eux.


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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Sam 6 Jan - 22:46

« Cela n’empêche pas que je ne voudrais pas qu’ils s’en prennent à toi sous prétexte que je suis venu ici. Et pour être honnête, j’en ai rien à foutre qu’ils râlent si un informateur a été descendu. Tout comme je m’en contrefous personnellement et professionnellement. » Tu as changé de sujet. Purement et simplement. Tu l'as interrogé sur la marque à sa joue et ce qui a pu la causer plutôt que soulever le presque ridicule de ses propos. Pas que tu ne crois pas ce qu'il vient de te dire. Plutôt que peu importe l'avis qu'il aura sur la situation ça n'y changera rien. Absolument rien. Tu n'es pas stupide. Pas à ce point. Tu sais bien ce qui se trame dans les rangs le concernant. C'est ton travail après tout d'avoir des informations. Tu sais cependant que c'est bien loin d'être fait et que même si oui peut-être ça règlerait quelques situations de ton côté tu ne poseras pas même le petit orteil dans ce nouveau merdier. Du moins pas de ce côté. Lui parler te suffit amplement. Lui faire office de confident ne te dérange pas plus que de raison, mais tu ne prendras pas un parti différent sous prétexte que lui s'en fou. Parce que tu ne peux pas non plus t'empêcher de penser qu'il ne sait pas tout. Qu'il ne comprend pas toute l'ampleur de la merde dans laquelle tu t'es de nouveau plongé en tuant ce pauvre type mort de trouille. En soulageant des gamins de leur père. En éliminant ce putain d'informateur trop stupide pour te donner ce que tu voulais... et devant témoin. Un témoin que tu n'as pas su soustraire à cette terre parce qu'un meurtrier tu n'as jamais voulu l'être. Du sang tu n'en voulais pas sur tes mains et même si directement le geste n'en a pas apposé tu le vois. Le sang. Tes doigts rougis et dégoulinant t'éveillant au beau milieu de la nuit pour te le rappeler. Alors qu'il soit là est réellement le dernier de tes soucis. Même si lui aussi il a merdé. Il est né.

Alors tu mentionnes le coup et le léger baiser presque désespéré pour le sauver avant de porter de nouveau la bouteille à tes lèvres. Évitant presque de le fixer alors que tu te dis que cette bouteille va bien trop rapidement se vider. Comme toutes les autres ornant le comptoir de ta cuisine. « Ne t’en fais pas, tu as bien fait. » Tu pinces les lèvres de nouveau un instant. Les relâchant pour y glisser doucement ta langue en évitant de prononcer le moindre mot. Surtout parce que tu ne sais  pas sur le coup comment interpréter ses paroles et qu'il vaut sans doute mieux te contenter de cette incertitude. « Je veux dire… L’effet de surprise a… Fonctionné. C’était une bonne idée. » Tu te contentes d'acquiescer vaguement de la tête en laissant le silence s'installer. Attendant toujours qu'il t'explique plus amplement pourquoi sa joue prend une si jolie teinte violacée. « J’ai merdé pour une livraison. Il y a eu un problème et… Mon oncle n’a pas vraiment apprécié. » Classique. Merder dans votre domaine semble presque être une habitude que vous êtes plusieurs à partager. Sauf les grosses pointures évidemment à qui il ne faut pas le mentionner sous peine de réellement morfler. « Il n’apprécie aucune erreur depuis qu’il sait. Je pense que la seule chose qui l’empêche de me tuer pour le fait d’être une horreur de la nature à ses yeux réside tout bonnement dans le simple fait que ce n’est pas ce que mon père aurait voulu. C’est une bonne excuse pour cogner, j’imagine. »

Tu grattes l'étiquette de la bouteille que tu tiens entre tes doigts de l'ongle de ton pouce. « Une horreur de la nature... » Tu fixes distraitement la bague à ton doigt. Celle-là même que tu n'as pas su retirer. Parce que tu as toujours espéré qu'il reviendrait ou pour te rappeler l'homme que tu as essayé d'enterrer tu ne le sais pas réellement. Tu sais simplement que tu n'as jamais pu t'y résoudre. Que ton doigt s'y porte systématiquement lorsque tu te sens angoissé et qu'en cet instant c'est un mouvement qu'il te démange de réaliser. « J'y ai longtemps cru tu sais. Je me sentais... conditionné à détester ce que je croyais être. C'était pas normal d'aimer des mecs. Même lorsque j'ai décidé d'essayer... lorsque ça s'est terminé... j'ai pas pu m'en convaincre. J'ai trouvé une fille et j'ai essayé. Rien à faire. Ça m'a pris du temps, mais maintenant je m'en fiche. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent. C'est la seule partie de ma vie qui m'appartient. Je me ferai pas chier à le cacher. » Tu arraches un coin de l'étiquette en tournant le regard dans sa direction. « Je me doute que ça doit pas être facile, mais ils croient que tu peux avoir le contrôle de tout ce merdier. Que tu le veuilles ou non faut leur montrer qui gère. T'es en meilleure position que moi pour faire ça. » Puis tu termines le fond de ta bouteille d'un trait avant de la poser sur la table et te recaler dans le canapé. « Vaut mieux perdre du temps sur ça que perdre du temps à me dire que tu t'en fous que j'aie pu tuer ce mec. Ça par contre tu peux rien y changer. Quand ta sœur va apprendre ça... je peux bien crever d'ici la fin de la journée. » Et qu'est-ce que tu fais de tes potentielles dernières heures? Tu bois. Tu te morfond sur ta pitoyable carcasse en buvant comme un imbécile comme si tu t'en moquais presque. Comme si tu savais que le moment viendrait à un moment ou un autre. Parce que s'il y bien une chose que tu as en commun avec ton voisin de canapé c'est ta capacité à merder et l'un comme l'autre à un moment vous allez sans doute vous faire descendre. Pour une bêtise que vous n'aurez peut-être pas même vu arriver. Parce que c'est ça cette putain de mafia. Une histoire de roulette russe qu'il faut recommencer à chaque saleté de journée.

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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Sam 13 Jan - 6:35

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Il y a bien des choses que tu voudrais dire ou faire. Combien de fois n’as-tu tout bonnement pas rêvé de te tirer de tout ce merdier ambulant ? Combien de fois as-tu rêver de faire face à celui qui se disait père et l’envoyer royalement chier ? Chaque fois que tu as voulu essayer il a trouvé le moyen de te pousser à te raviser, et depuis la brûlure tu n’as plus osé. Depuis la honte qu’il t’a craché au visage sur ton compte. Loin d’être stupide tu demeures néanmoins encore naïf et malléable. Pas sur tous les sujets, heureusement. Et surtout pas sur ce sujet. Le trône ne t’intéresse pas, toutes ces rumeurs non plus. Ils veulent t’enfoncer un peu plus dans le bourbier que seraient toutes ces responsabilités, qui plus est tu sens bien que ta sœur se méfie, qu’elle craint que tu ne cèdes un jour à toutes ces attentions qu’ils te prodiguent. Car hormis la fureur de tes plus proches parents, tu n’as à te plaindre d’aucune autre. Soit ils te brossent dans le sens du poil, soit ils te détestent au point de chercher tes limites et t’obliger à sortir les armes. Tuer un homme, toi, tu sais pertinemment ce que ça fait, mais pour l’heure tout cela n’est pas ce qui te contrarie le plus. Non. Avec leurs conneries ils ont remis à mal cette plaie béante qui s’est ouverte il y a quelques temps de cela. Accepter ce que tu es et qui tu es revient en quelque sorte à se mettre en marge de cette société qui ne semble pas vouloir de toi depuis le début. Fils bâtard qui n’a pas choisi et qui aurait pu mener une vie honnête sur l’autre continent. Volonté farouche de la mère qui en a payé le prix d’une vie. Echec cuisant pour lequel tu le payais toi-même de ta non-vie.

Une horreur de la nature... Nicola répète tes mots, doigts grattant l’étiquette de la bouteille de bière, la même que tu tiens encore dans ta main et viens porter à tes lèvres après un soupir las, juste avant de la poser contre ta joue afin de profiter de la fraîcheur qu’elle dégage. J'y ai longtemps cru tu sais. Je me sentais... conditionné à détester ce que je croyais être. A peine reprend-t-il la parole que tu lèves tes yeux verts sur lui dans le but de l’observer et l’écouter attentivement. Tu n’as confiance qu’en très peu de personne, et aussi surprenant que cela puisse paraître, il en fait partie. Ses potentiels conseils, avisés ou non, sont toujours écoutés avec la plus grande des attentions. Qu'ils pensent ce qu'ils veulent. C'est la seule partie de ma vie qui m'appartient. Je me ferai pas chier à le cacher. La seule partie, oui. Tu as ce sentiment là aussi et cela ne t’a jamais gêné jusque-là, du moins jusqu’à ce que ton père ne l’apprenne et ne décide de te punir ouvertement. Diantre qu’ils avaient bien manigancé leur plan pour tout révéler au grand jour. Ces putains de fumiers. Je me doute que ça doit pas être facile, mais ils croient que tu peux avoir le contrôle de tout ce merdier. Que tu le veuilles ou non faut leur montrer qui gère. T'es en meilleure position que moi pour faire ça. En silence, tu opines du chef et t’enfonces dans ton siège pour terminer d’une traite la bouteille, alcool glissant dans ta gorge de manière rafraîchissante. « C’est vrai. ». Clairement que tu es en meilleure position, mais tu n’as pas envie de te battre contre ta propre demi-sœur pour laquelle tu as encore des sentiments familiaux. Elle a beau douter de toi, chose qui te met passablement en colère, elle n’en reste pas moins ton sang. L’une des rares qui reste et inutile de dire qu’elle parait largement plus avoir la carrure de leader que toi. Vaut mieux perdre du temps sur ça que perdre du temps à me dire que tu t'en fous que j'aie pu tuer ce mec. Ça par contre tu peux rien y changer. Quand ta sœur va apprendre ça... je peux bien crever d'ici la fin de la journée. . Une grimace vient étirer les traits de ton visage, contrariété évidente qui pointe le bout de son nez et force les sourcils à se froncer. En silence, tu te lèves du fauteuil pour venir te poser sur le canapé, qu’il prenne toute la place ou non, là encore tu n’en as strictement rien à foutre. La bouteille vide vient rejoindre la sienne sur la table basse et tu le fixes de tes billes d’émeraudes. « Vaudrait peut-être mieux alors que je me bouge le cul pour que ça n’arrive pas. ». Elle peut entendre raison, d’une certaine manière et tu le sais. Tu sais que cette part est toujours là. Bien sûr tu ne comprends pas tous les enjeux, te relayant au trafic d’armes, à la gestion des livraisons et autres tâches du même acabit, mais il serait malvenu de répondre trop facilement par la gâchette. Aussi facilement que Nicola a pu buter ce type. « Tu l’as sous-entendu toi-même, j’ai mes propres entrées. ». Naïf mais pas stupide, c’est ce qu’on a dit. Pinçant les lèvres, tu te laisses choir contre le dossier du canapé, lâches un profond soupir qui dure quelques secondes et tournes à nouveau la tête vers lui. « Si tu devais mourir aujourd’hui, tu ferais quoi Nic ? Ne me dis pas que tu resterais là comme une âme en peine à attendre que les heures passent. Qu’est-ce que tu voudrais faire ? ». Pour appuyer tes dires, tu lui donnes une tape contre le genou, histoire de le secouer un peu.    


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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Mer 24 Jan - 20:50

Tu poses la bouteille sur la table devant toi après t'être acharné sur cette pauvre étiquette qui ne méritait pas un tel traitement. Ne portant que peu d'attention à ton invité surprise qui décide de se déplacer pour se rapprocher de toi. Tu te contentes de glisser une main dans tes cheveux en pesant le poids de tes propres paroles. Tes dernières heures. Sans doute est-ce ça qui te tue à petit feu. Tant d'incertitude. Tant de stress refoulé en tes tripes et ton ventre parfois douloureux au beau milieu de la nuit de ne pas savoir ce qui pourrait bien se passer. Pour ce que tu en sais tu pourrais te réveiller avec un flingue poser sur ton front que ça ne devrait même pas t'étonner. Et pour quoi? Parce que tu as toujours été convaincu que la mort de tes parents avait avoir avec une merde que tu n'as pas encore su trouver, mais qu'il était si facile d'associer à la mafia. Par principe. Parce que c'était la seule évidence plausible en ton cerveau de gamin en deuil qui ne voulait pas croire ce qui venait de lui arriver. Alors tu as décidé comme un imbécile de combattre le feu par le feu pour simplement y rester coincé sans au final avoir fait plus que te tirer toi-même dans le pied. Parce que le meurtrier de tes parents tu ne l'as jamais trouvé même après plus de dix années à stupidement chercher. Ça aurait été trop simple de rester loin de ce merdier pour ne pas toi aussi un jour y passer. Crétin. « Vaudrait peut-être mieux alors que je me bouge le cul pour que ça n’arrive pas. » Tu secoues la tête en te mordant l'intérieur de la lèvre devant le trop borné de ton ami alors que tu viens de lui dire mot pour mot qu'il ne peut rien y faire. Peu importe le nom de famille qu'il peut porter. Ce n'est pas lui le patron. La patronne. C'est elle qui aura le dernier mot et lui... Lui peut bien t'enterrer. « Tu l’as sous-entendu toi-même, j’ai mes propres entrées. » Pas avec elle. Pas sous prétexte qu'ils sont liés par le sang. Tu sais qu'elle en a déjà laissé passer pour toi. Parce ce qu'elle t'aime bien ou parce que tu l'as toujours un peu considéré comme bien plus que ta patronne ça tu ne sais pas le dire réellement. Tu n'es pas dans sa tête après tout. Tu sais juste que tu as eu de la chance et qu'à tout moment elle pourrait tourner.

« Si tu devais mourir aujourd’hui, tu ferais quoi Nic ? Ne me dis pas que tu resterais là comme une âme en peine à attendre que les heures passent. Qu’est-ce que tu voudrais faire ? » Tu tournes la tête dans sa direction pour le fixer. La joue appuyée contre le canapé alors que tu affiches une moue pensive. Qu'est-ce que tu ferais? En voilà une bonne question. Qu'est-ce que tu aimerais faire vs qu'est-ce que tu peux faire? Voilà une autre bonne question. « Ce que je ferais... La même chose que tout le monde j'imagine. Une dernière bonne baise. Une dernière bonne bouffe. Un verre d'alcool hors de prix... Profiter un peu des bons trucs avant que tout se termine. » Tu hausses les sourcils en soupirant puis tourne ta tête toujours appuyée sur le canapé pour fixer le plafond. « Je devrais probablement appeler Dante pour m'excuser d'être un petit con qui le fait chier depuis des années alors qu'il essaie juste de bien faire. Je devrais lui expliquer que c'est pas sa faute si j'ai mal tournée et que peut-être si c'était à recommencé je l'écouterais ouais. Lui expliquer... comme j'ai été stupide. » Tu sens tes yeux te brûler et te mord la lèvre pour contenir l'émotion qui tente de s'en échapper. S'il y a bien une chose que non tu n'as pas envie de faire sur ton lit de mort c'est pleurer toutes les larmes de ton corps. Quitte à crever tu le feras sans broncher. Quitter le monde avec un peu de dignité c'est bien tout ce qu'il te restera. « Ce que je peux faire c'est autre chose. Je peux bouffer la merde qui traîne dans un coin de mon frigo et terminer cette bière infecte. Ne pas appeler Dante simplement pour qu'il puisse me maudire jusqu'à la fin de ses jours. Au moins comme ça il va pas m'oublier. »

Tu inspires fortement en posant finalement tes doigts à ta bague que tu en viens enfin à faire tourner entre tes doigts. Comblant ce manque qui te brûlant les veines. « Sauf qu'on peut pas vraiment savoir quel jour sera le dernier alors peu importe ce que je veux ou peu faire ça changera rien au fait qu'à moins d'un avis j'ai pas de contrôle sur ça. Puis des avis ils sont pas cons ils en envoient pas. Ça serait trop simple. Un mec pourrait passer la porte à la seconde et me descendre. » Crétin. Pauvre fou de t'être volontairement coincé dans ce putain de monde de dégénérés.

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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Dim 28 Jan - 16:51

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Tu ignores vraiment dans quelle merde Nicola a pu se fourrer, certaines de ces choses t’échappent encore, l’on t’en tient éloigner. Pour sûr, ta sœur est principalement l’une des responsables de cette absence d’informations, cela fait maintenant bien des semaines et des mois qu’elle se méfie de toi sans réelle raison si ce n’est celle de ta possible mise sur le trône. Au fond tu ne peux pas lui en vouloir de craindre pour sa tête, même si l’idée qu’elle puisse te croire capable de l’évincer est une chose qui te blesse plus que tu ne voudrais bien l’admettre. Ca te vexe énormément, aussi, mais ce genre de révélation n’a pas sa place ici. Pas maintenant. Pas alors que tu tentes tout ton possible pour en définitive espérer rendre la vie un peu plus légère à celui qui est dorénavant assis nonchalamment à côté de toi. Si bien qu’à l’écouter tu en oublies la raison première de ton arrivée et ce qui t’a poussé à venir ici. Malgré le défaitisme de ton ami, tu ne peux t’empêcher de croire que tu serais capable de faire quelque chose, n’importe quoi, quitte à prêter serment auprès de ta sœur que jamais tu ne reprendras son maudit fauteuil, si cela pouvait épargner la vie de Nicola, tu le ferais sans hésiter, mais là encore il doit bien y avoir des choses qui t’échappent. Car dans le fond tu n’es pas de ce monde. La mafia. Le trafic. Ce n’est qu’un job dangereux qui ne compte pas pour toi, toi le rêveur qui aurait voulu être ailleurs, sur tes terre d’origines. Padre a beau t’avoir enseigné l’italien très tôt, tu n’as jamais pu balayer l’américain de tes lèvres définitivement, au grand damne de ce dernier. Ca t’a valu quelques coups, moins que ta sœur, car avec ta maladie Padre était bien conscient qu’il pourrait tout bonnement t’envoyer vers la morgue et ce n’était pas ce qu’il voulait. Par respect pour ta défunte mère ou simple respect pour toi. Tu ne le sais pas et n’en sauras jamais rien.

C’est donc tout naturellement que tu lui poses la question. Que ferait-il s’il s’agissait de sa dernière journée sur cette terre, ce que tu ne lui souhaites bien évidemment pas ? Que ferait-il ? Et toi-même, qu’est-ce que tu ferais ? Croisant son regard, tu laisses ta tête reposer contre le dossier du canapé et tu le fixes à ton tour de manière silencieuse. Les premiers mots qui résonnent dans la pièce te font sourire, voire même un peu ricaner, ça ne t’étonne pas vraiment, c’est en effet ce que feraient la plupart des gens, mais tu ne dis rien, conserves cette mine attentive qui te sied trop bien malgré l’hématome qui prend ses couleurs et orne ta joue. Mais lorsque les mots de Nicola se font plus durs et noués d’émotions, le sourire qui apparaissait jusque-là sur tes lèvres s’évapore comme neige au soleil. Il n’y a plus de place pour le rire, seulement pour la compréhension, sans le juger. Tu ne l’as jamais jugé et cela n’allait pas commencer aujourd’hui, tout comme tu sais pertinemment qu’il n’a pas besoin de pitié. Lui comme toi, chacun avec vos démons respectifs, ce n’est pas ce que vous recherchez. Face à son émotion, ta main manque d’aller vers la sienne par réflexe, mais tu te ravises aussitôt, n’étant pas certain que c’est ce qu’il souhaiterait et ne voulant pas créer de malaise quelconque. Tu n’as jamais vraiment été sûr de toi et de tes gestes de toute évidence, trop emprisonné pour réellement être en mesure de revendiquer ce que tu veux. Tu envies sûrement un peu Nic pour ça. Être capable de tout assumer, ou presque. Silencieux tu n’oses rien dire, de peur de perturber son flot de pensée, alors tu le laisses aller jusqu’au bout des paroles et sa réponse, te faisant la fidèle oreille attentive sans le quitter des yeux, assistant ainsi à sa douleur et aux maux qui le rongent sans que tu n’en connaisses toute l’histoire. Ce que je peux faire c'est autre chose. Sauf qu'on peut pas vraiment savoir quel jour sera le dernier alors peu importe ce que je veux ou peu faire ça changera rien au fait qu'à moins d'un avis j'ai pas de contrôle sur ça. Puis des avis ils sont pas cons ils en envoient pas. Ça serait trop simple. Un mec pourrait passer la porte à la seconde et me descendre.

« S’il passait la porte à la seconde il n’aurait pas le temps de t’atteindre. ». Tu as conscience que tes mots sonnent creux, qu’ils sont bourrés d’un optimisme un peu ahurissant mais tu n’as pas pu les retenir. « Tu n’es pas stupide. On fait tous des erreurs. ». Ta voix est plus sèche que tu ne l’aurais voulu sur ce coup-là, mais c’est simplement parce que tu refuses de le voir davantage dans cet état d’angoisse et de tristesse évident. Ca te bousille de l’intérieur, car tu te sais mal doué avec les mots et dans les gestes malgré votre différence d’âge. Tout ce dont tu es persuadé, c’est que tu veux le faire oublier. « Personne ne passera la porte là, tout de suite. Et tu peux bel et bien avoir ce que tu veux. ». Vraiment ? Nul ne sait alors ce qui te pousses à te rapprocher de la sorte jusqu’à attraper son visage et coller tes lèvres aux siennes. Tu ne devrais pas, mais sans doute as-tu besoin d’oublier toi aussi, et de te perdre. Juste une fois. Rien qu’une fois. Et si aucunes de tes paroles ne peuvent l’aider alors… Autant te rendre utile d’une autre manière. Dans ta soudaine entreprise, tu retires tes chaussures à l’aide de tes pieds et grimpes sur le canapé, d’abord à genoux sans jamais se séparer de ses lèvres que tu embrasses avec envie et avidité, doigts brûlants contre ses deux joues que tu refuses de lâcher. Le mal est fait.    

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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Jeu 15 Fév - 21:33

« S’il passait la porte à la seconde il n’aurait pas le temps de t’atteindre. » Tu souris. Pas tant de ses paroles que de la naïveté qui l'habite encore parfois. Une naïveté que tu en viendrais presque à envier si tu n'y verrais pas également un peu de cet optimisme démesurée te faisant cruellement défaut. Parce que tu n'as jamais été réellement doué pour faire ça. Prendre les choses du bon côté. Voir le positif dans le lot de tout ce qui te semble n'être qu'une énorme catastrophe que tu ne sais pas récupérer. Ta vie. Ton existence. Chaque inspiration que tu prends pour en expirer de la bêtise à l'état pure. Oui parfois tu t'es même demandé si tu ne devrais pas tout simplement te libérer de ce fardeau démesuré que tu ne sais pas comment gérer. Si tu ne devrais pas faire comme toutes ces personnes brisées et te blesser jusqu'à oublier la douleur. Même si à ta façon c'est un peu ce que tu fais à enchaîner les bouteilles soir après soir jusqu'à ce que tu n'arrives à rien de plus que t'effondrer d'un sommeil alcoolisé dans ton lit. Parce que c'est tellement plus simple comme ça. Parce que ça te permet de oui te vider les tripes à chialer le moindre détail qui ne veut tout simplement pas fonctionner dans ta putain de vie. Te rougir la gueule des larmes qui ne semblent pas prêtes à s'épuiser jusqu'à ce que to corps ne puisse simplement plus le supporter et que tu t'écroules. Parce que tu te sens tellement mieux ainsi le lendemain au réveil. Vidé. Apaisé. Absout temporairement de ce boulot que tu traînes en permanence à ton pied jusqu'à ce que l'éponge en toi recommence à accumuler. Comme si tu étais le seul à avoir des putains de problèmes. Et pourtant tu ne peux pas t'empêcher d'agir tout comme. « Tu n’es pas stupide. On fait tous des erreurs. » Alors que c'est lui qui est venu à toi pour que tu puisses l'aider tu arrives encore une fois comme un champion à retourner la situation à ton avantage pour être la victime qui en vient à gruger toute l'énergie de la conversation. Parce que c'est pour ça que tu es doué. Obtenir ce que tu veux de belles paroles posées et de manipulation à l'état pure à défaut de réellement arriver à faire quelque chose d'intelligent de tes dix doigts. Bravo Nicola.

Bravo à toi qui l'observe en te retenant pour ne pas rouler des yeux à son commentaire. Sachant bien que oui tout le monde en fait des erreurs. Que personne n'est parfait. Que l'un comme l'autre vous avez le poids de vos erreurs à porter. À des niveaux différents, mais tout de même. Vous êtes coincés dans ce même putain de bordel de mafia alors que votre place n'y est assurément pas. « Personne ne passera la porte là, tout de suite. Et tu peux bel et bien avoir ce que tu veux. » Tu fronces les sourcils à sa remarque. Ne comprenant ce qu'il sous-entends jusqu'à ce que tu sentes ses doigts enserrer ton visage et ses lèvres se presser contre les tiennes. Ton corps se braquant instinctivement sous le geste que tu avoues ne pas réellement comprendre. Le geste qui éveille surtout en toi cette lueur laissant plus que fortement suggérer que c'est une bien mauvaise idée tout ça. Si Chiara apprend ça... Quoi donc? Si elle apprend que son frère t'a sauté à la bouche sans plus de cérémonie même si techniquement c'est toi qui a commencé? Si elle apprend qu'à force de secondes s'écoulant tu t'es abandonné à la pression de ses lèvres contre les tiennes pour lui rendre le si avide de ses baisers? Sans doute un peu de tout ça. Et est-ce que ça t'a arrêté pour autant. Évidemment que non. Parce que tu es comme ça toi. Tu passes tes soirées à te morfondre sur le triste sort dans lequel tu fonces pourtant tête baissée. Parce que tu veux oublier. Parce que tu veux profiter. Parce que plus que tout tu as peur de crever et besoin de ne plus y penser.

Tes mains s'appliquent à trouver ses hanches sur lesquels te doigts viennent glisser puis s'agripper un instant. Ta bouche portée d'un désir naissant que tu laisses te posséder et en tes veines s’immiscer. Le corps brûlant d'une envie te dévorant les tripes et guidant les gestes que tu en viens à inconsciemment réaliser. L'attirant à toi. Délaissant sa hanche d'une main pour la glisser sous son haut et du bout des doigts sa peau caresser. D'un empressement loin d'être porté d'une quelconque tendresse. Comme si tu avais peur que tout ceci ne soit qu'une mirage en venant à s'effriter ou parce que tu as peur qu'il change d'idée. Et peut-être le devrait-il oui même si ça te fait tellement de bien tout ça. Sentir l'adrénaline faire pulser ton cœur s'emportant en ton torse de sa proximité. Te poussant à attraper son dos pour le conduire toujours plus près de ton être abandonnant le peu de retenue ayant pu l'habiter. Parce que c'est bon bordel que c'est bon d'ainsi se sentir désirer. De pouvoir mordiller doucement sa lèvres et sourire contre sa bouche en laissant échapper un premier soupire exprimant à lui seul que non tu ne comptes pas l'arrêter et que s'il veut continuer tu es tout enclin à le guider.

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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Sam 24 Fév - 9:35


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MessageSujet: Re: [HOT] everything could end in a blink // (nicola)   Mer 14 Mar - 21:11


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