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 [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13

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MessageSujet: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Sam 23 Sep - 9:03

The ocean is coming way too fast.
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Bip, bip, bip...

Je sursaute sur mon siège. J'ai pas souvenir d'avoir posé mon cul dans ce siège. En fait j'ai pas souvenir de quoi que ce soit, ça change pas grand chose à d'habitude du coup, et encore moins d'être dans un avion.
Tiens, ça ressemble à ça un avion? Content de le savoir.
Les lumières vacillent et je vois une hôtesse courir vers l'arrière. Ou être projetée vers l'arrière. En réalité j'en sais trop rien, je suis bien trop occupé à m’agripper au dossier du siège devant moi pour réellement prêter attention à ce qui se passe autour de moi.

Je sens mon corps se soulever du siège, heureusement retenu par la ceinture de sécurité, avant de retomber lourdement et je tourne enfin mon visage blême vers le hublot à ma gauche. Nuage. Océan. Soleil couchant. Tout ça un peu trop incliné vers le haut. - « Seigneur, sauvez nous! » - Ah non. C'est nous qui sommes inclinés vers le bas.

Je me redresse, mon regard revenant fixer le siège devant moi, étrangement calme. Ou trop terrorisé pour faire quoi que ce soit. Hurler? Non, pas l'air d'être mon genre. Tétaniser en revanche... Les masques à oxygènes tombent et je sursaute sur mon siège, encore, avant de me prendre le truc jaune dans la tronche. - On va se crasher dans l'océan et on nous file des masques à oxygène?! C'est quoi leur problème! - Apparemment j'aime gueuler sur le vide en cas de stress. Bon à savoir. Parce que là, en terme de stress, on est bien.

On est même très bien.

Saloperie... - Je tourne mon regard vers mon voisin et capte son regard choqué. - On va tous crever alors je dis encore ce que je veux! Merde!

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mar 3 Oct - 20:47

C'est une pression contre mon torse qui me fait ouvrir les yeux. Le souffle coupé une fraction de seconde avant que je sente mon corps retomber lourdement dans un siège. Un siège? Instinctivement j'en attrape les bras en m'y enfonçant. Les yeux ouverts sans vraiment l'être. La tête encore perdue dans un néant qui devient un peu trop familier pour moi. Qu'est-ce qui se passe encore? Où est-ce que je suis? La dernière chose dont je me souviens c'est... ce blanc. Une pièce dans laquelle je suis entré et... Je n'y comprends rien. Rien du tout. J'ai cru un instant avoir tout imaginé, mais même en creusant ma petite tête je ne me souviens de rien de plus que cet endroit. Comment est-ce que j'ai pu arriver ici soudainement? Trop de questions qui ne manquent pas de s'éclipser en un sursaut lorsque je vois cette chose tomber devant mes yeux. Un masque? « On va se crasher dans l'océan et on nous file des masques à oxygène?! C'est quoi leur problème! » Se crasher!? Je tourne la tête et remarque enfin le hublot à côté de moi. Plutôt malheureusement. Et je réalise enfin après tout ce temps. Je suis dans un avion. Comment est-ce que j'ai pu passer de cette prison à un avion? « Saloperie... » Un avion visiblement sur le point de se crasher dans l'océan. Et qu'est-ce qu'on peut y faire? Probablement rien du tout. Pas besoin de connaître la situation pour réaliser ça. Parce qu'à vu de nez comme ça on semble foutu et je ne semble pas avoir une quelconque forme de savoir sur l'art de sauver un avion d'une noyade certaine. Me sauver moi encore moins. Je fais quoi alors? Je reste calme pour commencer. Contrairement à certains. «  On va tous crever alors je dis encore ce que je veux! Merde! »

J'essaie de me retourner pour voir qui hurle comme ça. Remarquant difficilement plus que les cheveux de mon voisin arrière. Être attaché n'aide pas, mais je vais le rester. « Arrête de hurler comme ça tu veux. T'aide personne en ce moment. On a compris qu'on va se crasher. Essaie de pas quitter ce monde en hurlant des âneries. » Je me replace dans mon banc et attrape le masque pendouillant devant mon regard. « Et enfile cette saleté de masque. Ça aura au moins le mérite de couvrir ta bouche. » Peur de la mort? Étrangement pas. Je suis même d'un calme relativement exemplaire même si je sens mon coeur se débattre de panique dans mon torse. Trahissant à lui seul que je ne suis pas encore mort. Heureusement. Ça reste tout de même perturbant d'être si zen face à la possibilité de mourir dans les minutes qui viennent. Comme si... j'en avais l'habitude... Comment est-ce qu'on peut avoir l'impression d'avoir l'habitude de frôler la mort? Ça ne fait pas le moindre sens. Comment est-ce que je peux être si calme et si peu perturbé par les hurlements ambiants? Enfin sauf ceux de mon voisin. Il a la voix qui porte un peu plus qu'un crie aigüe. Ça en reste bizarre et inhumain tout ça. Et dire que c'est la principale de mes préoccupations alors que je vois l'océan qui se rapproche de plus en plus. On va devoir laisser le temps nous dire si on va s'en sortir ou non.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mer 4 Oct - 19:22

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« Arrête de hurler comme ça tu veux. T'aide personne en ce moment. On a compris qu'on va se crasher. Essaie de pas quitter ce monde en hurlant des âneries. » - Et ça allait faire quoi? Hein? Si je me tais on vole? - « Et enfile cette saleté de masque. Ça aura au moins le mérite de couvrir ta bouche. » - Trouves-moi une bonbonne d'oxygène au lieu de dire n'importe quoi. - Masque à oxygène? Non? Laissez moi dire n'importe quoi, je panique.

Un sursaut de l'avion et les compartiments à bagages s'ouvrent déversant sur les passagers côtés allées leur contenu. Valises, sacs, tout y passe et je vois mon voisine se recevoir une valise rouge trop lourde pour son crâne. Qui saigne. Avec la nuque qui fait un angle pas naturel. Par réflexe, me demandez pas pourquoi, je me penche entre les deux sièges devant moi. - Mon voisin a les cervicales qui prennent l'air, t'as une bonne idée pour ça?! - Stupide? Oui. Très certainement. Je retombe en arrière, évitant de regarder le trou béant et sanguinolent trop longtemps. Le chariot traverse l'allée et explose en contre-bas contre la paroi et je vois une silhouette bouger. Puis une autre. - Hey!

Et je suis pas le seul à gueuler.

Un violent appel d'air souffle tout et je vois la porte de l'avion traverser l'un des réacteurs et le faire exploser par la même explosion. En quelques secondes, je vois des silhouettes dans le ciel. Les deux pilotes, une hôtesse. Je vois leurs parachutes s'ouvrir. J'en vois un se déchirer, une silhouette foncer droit dans le parachute d'un autre et l’entraîner dans sa chute. Je perd le dernier de vu à cause de la fumée et des flammes et agrippe le dossier devant moi, sentant une frustration intense ronger mes entrailles. Je respire. Fort. Vite. Et par un réflexe un peu surnaturel j'essaye de réguler ma respiration pour la ralentir. Elle est toujours aussi forte, mon cœur va exploser, mais j'arrive à me calmer. Assez longtemps en tout cas pour me souvenir des consignes de sécurités et passer la main sous mon siège pour y trouver le gilet gonflable que j'enfile sans perdre une seconde. - Ton gilet! - Pourquoi je le lui dis? J'en sais rien, je le lui dis, c'est tout.

Le temps, relatif, passe à une vitesse folle et la seconde avant que le nez de l'appareil ne percute le mur d'eau dure une éternité. Puis c'est le chaos. Remous, eau, vagues et noyade. Lorsque je rouvre les yeux, j'ai la bouche pleine de sable et un gout salé qui brûle mes papilles. Mes yeux piques, la lumière du soleil m'agresse et j'ai du mal à les rouvrir. Je sens l'épuisement de mon corps, les cheveux collants à cause du sel, la sensation désagréable du plastique qui étouffe ma peau. Je rampe difficilement pour m'éloigner de l'eau et me laisse tomber sur le dos, le souffle court. Il me faut quelques minutes pour réussir à bouger correctement et je me libère du gilet de sauvetage crevé avant de me lever. - J'ai perdu ma chaussure... - Mais pas ma chaussette.

Je boite, sans avoir réellement mal. Mes yeux balayent naturellement la plage et mon regard accroche un tas par terre. Un truc, un peu plus loin. Immobile. Une tignasse châtain et je me précipite vers lui. - Hey! - Je tombe à genoux, m'enfonçant un peu dans le sable humide, et retourne le corps sur le dos. Lèvres violacée, peau pâle, je prend son pouls comme si je savais comment on faisait et trouvais un battement mais pas la moindre respiration. - Hey meurs pas, gros con! - J'appuyais sur sa cage thoracique sans réellement savoir ce que je foutais de mes mains. - Respire! - J'agite les mains dans le vide avant de pincer son nez et d'approcher ma bouche de la sienne pour souffler. - Allez! - Je sens l'urgence dans mes entrailles. Plus la frustration, mais la peur. Pas la même que quand on chutait. Celle-ci est différente. Bien plus forte. Une profonde terreur. Je colle mes lèvres aux siennes encore une fois et souffle avant de le sentir bouger et je le pousse pour le mettre sur le flanc, qu'il puisse cracher la flotte qui est remonté.

Et là, l'espace d'une seconde, sans réellement comprendre pourquoi, je me sens léger.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Sam 14 Oct - 18:27

« Trouves-moi une bonbonne d'oxygène au lieu de dire n'importe quoi. » Et il pense qu'il sort quoi de ce masque qui lui pend sous les yeux monsieur le génie? Une odeur de fraise? Je lui aurais probablement fait remarquer si l'avion n'avait pas subit ce soubresaut suffisamment imposant pour faire s'ouvrir les compartiments à bagages. Faire tomber les bagages du même coup en un grand fracas qui ne manqua pas de déclencher une nouvelle vague de hurlement. Notamment de ce toujours très bavard voisin de derrière. « Mon voisin a les cervicales qui prennent l'air, t'as une bonne idée pour ça?! » Il a... quoi? J'allais me retourner pour voir si j'ai réellement bien compris ce qu'il vient de mentionner lorsque je vois un chariot traversé l'allée à une vitesse fulgurante. Entendant l'explosion en contrebas sans voir de quoi il retourne. Les secondes semblant soudainement s'écouler à la fois démesurément lentement et trop rapidement. Un soufflement. Un sifflement. Des hurlements et le temps qui semble se figer lorsque je vois une explosion par le hublot près de moi. Le feu et les corps se mélangeant en une pluie si improbable que j'ai du mal à réellement réaliser ce qui vient de se passer. Tout comme lorsque je vois les pilotes et leurs parachutes flotter. Les pilotes. Je sens mon cœur et mon souffle s'accélérer. Mes mains tentant désespérément d'agripper ce fichu masque que je n'ai pas encore enfilé. Est-ce que c'est vraiment la fin cette fois? Est-ce que cet endroit tout blanc n'était qu'un rêve? Le dernier que j'ai fait avant de voir ma vie se terminer? C'est... C'est si stupide que ça me donne envie de hurler, mais aucun son n'arrive à sortir de ma bouche. De ma bouche grande ouverte à chercher l'air qui en vient à manquer jusqu'à ce que j'arrive enfin à poser le masque contre ma bouche et mon nez. Il faut que je reste calme. Ça va aller. Ce n'est pas forcément ainsi que ça va se terminer. « Ton gilet! » Mon gilet... oui... le gilet... Je glisse une main sous mon siège pour essayer de le trouver. Posant la main dessus et agrippant de toute mes forces à défaut d'arriver à l'enfiler à temps. Malgré mes gestes contrôlés. Mes mains qui ne tremblent pas. Je n'y arrive simplement pas avant de sentir l'impact. Ma ceinture comprimant mon thorax et la noirceur ne tardant pas à s'imposer...

C'est un souffle d'air qui me fait revenir à moi. Ce haut le cœur violent dans mes tripes me faisant cracher une quantité considérable d'eau salée alors que je sens mon corps se faire tourner. Le goût salé ne me faisant que cracher davantage. Tousser à m'en érafler douloureusement la gorge. Chercher cet air qui semble me manquer. Mon corps en venant finalement à suivre le mouvement que des mains contre moi on débutées pour me placer à quatre pattes le temps de retrouver un peu d'air et m'assurer d'avoir recraché tout ce qui devait sortir. Mes yeux brûlant et piquant de grains semblant s'y être accumulés. Du sable? Qu'est-ce qui s'est passé? Je me laisse retomber sur le dos. Le torse douloureux. Les poumons meurtri tout autant que ma gorge et mes yeux que j'en vient à frotter pour tenter de me débarrasser du sable. Clignant des paupières à répétition lorsqu'ils se posent enfin sur l'homme près de moi. Il... Bordel on dirait moi blond. À peu de choses près. C'est quoi cette histoire encore? Je reste couché à l'observer. Ne trouvant pas réellement quoi dire d'autre sur le coup que... « J'ai froid... » Froid à en frissonner de tout mon corps. Mes vêtements trempés ne semblant aider en rien malgré le semblant de chaleur planant dans l'air. Puis j'ouvre de grands yeux médusés avant de me redresser d'un coup pour fixer devant moi. La masse d'eau. Les débris. « Bon sang... » L'avion. Je me souviens maintenant. Comment est-ce que j'ai pu me sortir de là? « C'est toi qui m'a sorti de là? Et il y a d'autres survivants? Et pourquoi tu as des airs de famille à ce point avec moi? J'ai perdu un morceau de cervelle en chemin? »

Beaucoup de questions. Un peu de panique même si j'arrive à stabiliser ma respiration. Surtout la réalisation qu'outre le crash dont j'ai miraculeusement pu me tirer je ne me souviens toujours de rien. Rien de ma vie. Pas même mon nom. Je n'y comprends rien. Qu'est-ce qui se passe enfin!? « Et merci... » Parce que par dessus tout c'est vraiment ce qui compte non? De respirer encore et grâce à lui.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Lun 16 Oct - 16:46

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Je recule, tombe sur mes fesses quand il se redresse pour cracher l'eau qui engorgeait ses poumons. Je le regarde faire en reprenant moi-même mon souffle, souffle que j'avais coupé sans même m'en rendre compte. Il retombe finalement sur le dos et je vois ses joues retrouver doucement des couleurs. - « J'ai froid... » - Tu devrais enlever tes fringues trempées, le soleil te réchauffera. - Je suis aussi trempé que lui mais je suis pas mort quelques secondes contrairement à lui. Il fait chaud, le soleil brille et malgré la fumée des décombres, le ciel est bleu alors les rayons solaires le réchaufferait forcément.

« Bon sang... » - Il se redresse d'un coup en réalisant et moi je me lève pour observer les décombres, l'air grave sur le visage. Je peine à concevoir l'idée qu'on est coincés là. Que c'est réel. - « C'est toi qui m'a sorti de là? Et il y a d'autres survivants? Et pourquoi tu as des airs de famille à ce point avec moi? J'ai perdu un morceau de cervelle en chemin? » - Je pose mon regard sur son crâne, les cheveux trempés et figés par le seul mais je ne répond pas. Pas de suite, car au milieu de toutes ces questions auxquelles je n'ai aucune réponse, il y en a certaines bien plus sérieuses que d'autres. - « Et merci... » - Je soupire. - C'est normal. - Et vu la terreur que j'avais ressenti, je pense que j'aurais été incapable de le laisser mourir de toute façon.

Je tend le bras et attrape le vêtement à son épaule et tire un peu dessus sans le lui enlever. - Retires ça et prends le soleil... - Je me sépare moi-même de ce qui reste à mes pieds, car il n'y a à l'évidence rien de plus compliqué que de marcher dans le sable avec des chaussures, et je fais quelques pas. De là je ne vois que débris et décombres. Quelques valises à l'air libre, quelques corps échoués... Personne ne bouge. Une grande partie de l'avion et ce qu'il contenait semble avoir rejoint la plage, comme si l'île avait un récif qui avait tout renvoyé ici.

Je t'ai trouvé là mais j'ai pas cherché ailleurs, pas eu le temps. Mais peut-être qu'on devrait faire le tour, voir si on trouve quelqu'un d'autres. - Je sens ma machoire se serrer. - Je crois qu'un pilote a survécu. - Mémoire floue, oui, mais je pense me souvenir avoir vu un des parachutes atteindre l'eau sans encombre. Aucune certitude cependant et je lui tend la main pour l'aider à se relever. - Tu peux marcher? Si quelqu'un est vivant ils auront probablement besoin d'aide.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Lun 23 Oct - 20:57

« C'est normal. » Je l'observe quelques secondes avant de reporter mon attention sur les débris fumant devant mon regard. Cherchant à comprendre le réel de la situation et ce qui ne l'est pas. Ce que j'ai imaginé ou rêvé et ce qui est la réalité à laquelle je dois m'accrocher. Enfonçant mes doigts dans le sable que je sens bien humide et pâteux sous mes doigts. Je le sens. Tout autant que ce tiraillement du tissu de mon haut sur lequel il tire doucement. « Retires ça et prends le soleil... » Je mentionnerais cet endroit tout blanc simplement pour valider un peu plus fortement, mais je crois que ce n'est pas le moment. Pas alors que nous sommes visiblement coincés sur une plage voir même une île pour le moment complètement déserte. Peut-être même à titre de seuls rescapés de ce crash. Nous devons assurément faire quelque chose si nous voulons le rester. Je retire donc mon haut que je plis en deux et le glisse sur mon épaule. Réfléchissant et prenant note des paroles qu'il prononce. « Je t'ai trouvé là mais j'ai pas cherché ailleurs, pas eu le temps. Mais peut-être qu'on devrait faire le tour, voir si on trouve quelqu'un d'autres. » Je me dis que toute information est bonne à avoir au vue de la situation. « Je crois qu'un pilote a survécu. » Un pilote qui ne pilotera pas notre retour sur a terre ferme. D'autant plus que là encore ma mémoire me fait défaut. Je ne sais pas même d'où nous sommes partis et où nous allions. « Tu peux marcher? Si quelqu'un est vivant ils auront probablement besoin d'aide. » « Ouais je crois. » J'attrape sa main et amorce le mouvement pour me lever lorsque je la sens. Cette pression désagréable dans ma cheville qui me fait rapidement poser la main sur son épaule dès que je suis debout. « Merde. Je crois que je me suis foulée la cheville. » J'essaie de la faire bouger délicatement. Serrant les dents sous la douleur. « Elle ne me semble pas cassé. C'est au moins ça. » Je reste appuyé sur lui un moment. Observant les flots en fronçant les sourcils. Observant la position du soleil dans le ciel. « Il est passé midi je crois. On va devoir faire bien plus que voir s'il y a des survivants. On va avoir besoin de nourriture, d'un feu et d'un abri pour la nuit. »

Je relâche son épaule en trottinant pour faire quelques pas. M'assurant que j'arrive tout de même à me déplacer malgré tout. Ce qui semble être le cas même si je doute grandement de mon efficacité. Ce que je ne tarde pas à lui faire comprendre. « Il vaut peut-être mieux que tu cherches les survivants seul. Tu seras plus efficace que moi. » Je pointe la lisière de la plage du doigt avant de reporter mon regard sur lui et ce visage qui me semble toujours si similaire au mien. Une hallucination due à l'apparente inconscience temporaire ou un réel lien? Si au moins il avait pu me répondre ce... oh... cette voix. Je réalise enfin qui est ce mec. C'est cette voix qui hurlait derrière-moi dans l'avion. De quoi me faire me sentir de mieux en mieux face à lui. Je l'ai presque insulté et il m'a sauvé la vie. Le karma est définitivement bon ou un joli connard. « Je vais longer la lisière de la plage pour essayer d'amasser quelques morceaux de bois et voir un peu ce qu'il en est plus loin. Comme ça au moins j'aurai le sentiment de me sentir utile un minimum. » Surtout un minimum en contrôle de la situation même s'il est difficile d'être en contrôle d'une situation où on l'a totalement perdu. « Et désolé pour l'avion. Je n'ai pas été des plus sympathique avec toi pour le coup. Je suis visiblement un peu irritable en situation de crise. » Irritable, mais doté d'un calme exceptionnel semblant toujours se répercuter sur mon organisme. Pas l'once d'un tremblement outre ma peau frissonnante de la fraîcheur que je sens sans doute à tord. Pas un battement de cœur en trop. Le calme plat. Ça en est presque effrayant. Tout autant que le fait d'être sorti presque indemne d'un crash d'avion. Presque.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mar 24 Oct - 11:30

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« Merde. Je crois que je me suis foulée la cheville. » - Je le sens agripper mon épaule et tend les bras pour mieux le soutenir. - Accroches-toi. - Que je lui dis en lui servant de béquille. - « Elle ne me semble pas cassé. C'est au moins ça. » - Non mais vaut mieux pas la laisser comme ça non plus. - Il n'a pas tort cependant, chercher des survivants c'est bien mais s'occuper de nous serait peut-être plus urgent. Le temps file et la nuit sera là bien plus vite qu'on le pense. Trop vite. Il fini par lâcher mon épaule et tente de marcher par lui-même. Je le vois boiter et s'il tient, je sens bien que c'est inconfortable pour lui. - « Il vaut peut-être mieux que tu cherches les survivants seul. Tu seras plus efficace que moi. » - Là encore il a raison, même si l'idée de nous séparer me déplaît grandement.

« Je vais longer la lisière de la plage pour essayer d'amasser quelques morceaux de bois et voir un peu ce qu'il en est plus loin. Comme ça au moins j'aurai le sentiment de me sentir utile un minimum. » - Il y a pas mal de débris de l'avion qui sont en feu, c'est déjà ça de pris. - Au moins on aura pas besoin de faire appel à je ne sais quel miracle pour allumer en feu, on a déjà une source à disposition mais il vaut mieux ne pas perdre de temps au risque de perdre ces sources. Toujours perplexe à l'idée de nous séparer, j'essaie de relativiser, d'y voir le bon côté. Plus de distance parcourue et plus de tâches accomplies, normalement. - « Et désolé pour l'avion. Je n'ai pas été des plus sympathique avec toi pour le coup. Je suis visiblement un peu irritable en situation de crise. » - Je réalise seulement maintenant qui il est, ce passager désagréable devant moi, dans l'avion. - On se crashait je te rappelle, et je hurlais bien contre ce vieux planeur alors bon... Ça n'a aucune importance. - On peut pas vraiment s'en vouloir de nos réactions dans ce genre de situation. Au moins aucun de nous deux n'a pleuré ou appelé notre maman. Pas que j'aurais été choqué ou surpris, mais c'est déjà ça.

Comme dans un environnement familier, j'ai l'impression de savoir où aller. Pas que je reconnaisse l'endroit mais je me dis que la plage n'est pas quelque chose de sauvage pour moi. - On devrait se trouver un coin à l'abri des arbres avec une vue dégagée sur la zone. - On sait jamais. J'ai en tête l'idée de nous trouver une grotte ou un abri plus solide, mais pour le moment l'abri des arbres et un feu est l'essentiel. - On trouvera de quoi te faire une attelle, essaye de ne pas mettre trop de poids sur ta cheville. - Idée réflexe, je sais que j'ai raison, je sais juste pas pourquoi mais j'ai autre chose à penser et je m'éloigne sans le dire: fait attention à toi. Je marche sur la plage, longe les vagues en cherchant le moindre survivant mais tout ce que je trouve ce sont des corps inertes, bouffis par l'eau, des débris et des valises parfois répandues sur le sable. J'essaye de récupérer des choses dans mon périple notamment un téléphone fonctionnel, des vêtements et une couverture ainsi qu'un coussin de voyage et des sangles de l'avion. Je fourre le tout dans une valise que je ne prend pas la peine de vider et lorsque je vois le soleil descendre et le ciel rougir, je rebrousse chemin. Gêné par ma chemise en sale état, je m'en suis débarrassé, abandonné quelque part sur la plage. J'ai également trouvé une petite bouteille d'eau, tout juste entamée, de laquelle j'ai prélevé une petite gorgée.

Je cherche la lueur d'un feu ailleurs qu'au bord de l'eau et lorsque je le trouve, je me rapproche, les jambes en feu et les yeux fatigués. - Hey, regardes ce que j'ai trouvé. - Je lui lance la bouteille d'eau. - Fais la durer, j'en ai pas d'autre. - Je laisse tomber la valiser sur le sable et me laisse tomber à genoux devant le feu, appréciant sa chaleur alors que la fraîcheur du marin s'est invité lorsque le soleil a décliné. Je sors de ma poche le téléphone. - J'ai trouvé ça aussi mais j'ai aucun signal. Il faudrait l'éteindre pour garder la batterie, non? - Après tout on sait jamais, là encore, si on pourrait pas en avoir besoin. - Ta cheville, elle a gonflé. - Temps de s'occuper de cette atèle, et ces deux bouts de métal feraient parfaitement l'affaire avec la sangle que j'avais trouvé.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Sam 4 Nov - 22:38

« On se crashait je te rappelle, et je hurlais bien contre ce vieux planeur alors bon... Ça n'a aucune importance. » Il a sans doute raison. Au point où nous en sommes et surtout pour le moment seuls survivants du crash il y a bien des choses qui n'ont plus d'importance. Surtout pas la réaction que nous avons pu avoir si près d'une mort présumée. La chance que nous avons eu continue de m'étonner. Ça ne me semble pas même humainement possible ce qui nous est arrivé. D'autant plus que je sais que j'étais attaché et bien attaché. Comment est-ce que j'ai pu terminer ma course sur la plage à bouffer de l'eau salé par le moindre orifice de ma personne? D'autres questionnements qui n'ont probablement pas plus d'importance à l'heure actuelle. Le plus important restant de s'assurer que cette survie ne sera pas trop éphémère. « On devrait se trouver un coin à l'abri des arbres avec une vue dégagée sur la zone. » J’acquiesce de la tête en relâchant son épaule pour essayer de stabiliser mon équilibre. « Je vais trouver ça. » J'inspire profondément en sentant le tiraillement dans ma cheville, mais c'est réellement le moindre de mes soucis. « On trouvera de quoi te faire une attelle, essaye de ne pas mettre trop de poids sur ta cheville. » Je souris brièvement en l'observant s'éloigner. Ma façon de lui dire que je vais faire attention. Je ne suis pas stupide au point de chercher les situations dangereuses alors que je sens bien que je ne suis pas au maximum de mes capacités. Je me contente donc de faire comme je lui ai mentionné. Un peu trop sûr de moi dans ma méthode de travail pour ne pas m'en étonner.

J'ai commencé par longer la bordure de la plage. Les arbres. Observant un peu plus profondément pour voir ce que je pourrais arriver à y trouver. Beaucoup de branchage répandu au sol pour commencer. Comme si de gros vents avaient attaquer la végétation ambiante. Faisant pour mon plus grand bonheur tomber quelques noix de coco au passage. Tout n'est peut-être pas déjà perdu. Je les prends avec moi ainsi que le plus de bois que j'arrive à corder dans mon tee-shirt encore humide que j'en suis venu à déchirer pour ne pas trop humidifier le branchage au passage. Apportant le tout près du lieu du crash à défaut d'avoir réussi à trouver un meilleur endroit pour monter un quelconque campement. Fixer les arbres m'a laissé cette vague impression que j'arriverais sans doute à construire un abris, mais dans mon état la chose risque de s'avéré un peu trop risquée et laborieuse pour réellement être efficace. Surtout qu'au fil des minutes qui passent je ne peux mentir sur la fatigue qui commence à me gagner et la douleur à ma cheville se faisant de plus en plus prenante. Même si j'ai essayé de faire attention en récoltant ce que j'ai pu. Les tâches que je me suis fixées étant sommairement accomplies j'ai disposé le bois de façon à faire une petite cheminée. M'aventurant ensuite dans l'eau bien plus froide qu'à mon souvenir pour y récupérer un morceau encore fumant légèrement. Une flamme que j'ai protégé des flots pour finalement arriver à allumer un peu de chaleur. Me posant près de la source en fixant la plage du regard.

J'ai été soulagé de voir le grand blond au bout de quelques minutes. De voir ses pas le guider dans ma direction en admirant comme il semble toujours se porter pas trop mal. « Hey, regardes ce que j'ai trouvé. » J'attrape la bouteille qu'il me tend en soupirant presque de bonheur. L'ouvrant pour en prendre une petite gorgée. Juste assez pour arriver à humecter ma bouche sèche de la température et l'effort. « Fais la durer, j'en ai pas d'autre. » Je pointe les quelques noix de coco près de moi en lui renvoyant la bouteille. « J'ai un plan B. » J'observe curieusement la valise qu'il pose dans le sable et le téléphone. « J'ai trouvé ça aussi mais j'ai aucun signal. Il faudrait l'éteindre pour garder la batterie, non? » Pas de signal. Forcément. « Vaut mieux. Ça nous fera de la lumière si on en a besoin. » Je soupire et me frotte le front en voyant son regard se poser sur ma cheville. « Ta cheville, elle a gonflé. » « Ouais... J'ai fait attention, mais elle a pris un peu quand même. » Je tends la jambe dans sa direction en m'approchant du feu. Lorgnant toujours sur la valise. « Il y a des vêtements dedans? » Mon tee-shirt ayant trouvé une utilité disons que l'air frais commence à légèrement mordre ma chaire malgré la maigre source de chaleur engendrée par le feu. « Je n'ai rien trouvé de particulier de mon côté. On dirait qu'il y a eu de gros vents ou une tempête récemment. Beaucoup de branches au sol. Les quelques noix de coco qui sont là sont tout ce que j'ai trouvé à proximité pour manger, mais il y a peut-être autre chose plus loin. Pas de forme de vie outre des insectes à première vue. On devra se la jouer Hakuna Matata. » Quoi? Si je ne sais pas moi-même ce que je dis on est mal. « Pas d'abri non plus, mais je crois que j'arriverais à en fabriquer un. »
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mer 8 Nov - 8:52

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Lorsqu'il le dit, j'éteint le téléphone et le glisse dans l'ouverture avant de la valise pour le protéger. La lumière, oui, mais je ne perd pas espoir de trouver un signal, plus haut sur l’île. J'ai souris également lorsqu'il a suggéré son plan B. On est encerclé par de l'eau salé, le peau d'eau douce que l'on a est une denrée trop rare pour ne pas s'émerveiller d'en trouver. - « Ouais... J'ai fait attention, mais elle a pris un peu quand même. » - Sa cheville. Je tord légèrement le bout de métal à la force de mes bras, autrement dit avec difficulté, mais c'est l'objectif justement, que l'attelle soit solide. - « Il y a des vêtements dedans? » - Ouais, mais j'ai pas vraiment regardé. - Je tire la valise jusqu'à lui et m'installe devant pour m'occuper de sa cheville pendant qu'il ferait notre inventaire. - J'ai trouvé une couverture et un coussin de voyage aussi, j'ai tout mis dedans. - Je ressens le froid moi aussi, mais je suis resté en mouvement plus longtemps que lui et mon corps génère encore assez de chaleur pour m'en préserver, mais ça ne durera pas.

Il m'explique ce qu'il a fait et vu de son côté durant ces quelques heures pendant que je frotte mes mains pour les chauffer et que j'attrape sa jambe du bout des doigts pour l'allonger. - On devrait boire d'abord la bouteille, l'eau des noix devrait être buvable bien plus longtemps je pense. - Je pose en parallèle de sa jambe, de chaque côté, une barre de métal pour en apprécier la taille et forme et décide de courber légèrement l'une d'elle à nouveau pour mieux la placer. - « Pas d'abri non plus, mais je crois que j'arriverais à en fabriquer un. » - Je me disais qu'on pourrait peut-être trouver une grotte ou quelque chose un peu plus loin? J'ai pas pris le temps de regarder plus avant dans la foret mais j'ai l'impression que ce n'est pas si plat. Ça vaudrait le coup de faire un peu d'exploration demain.

Je repose la barre et saisi les sangles. - Ok, serre les dents. - Foulé n'est pas cassé, mais la douleur demeure réelle. J'inspire et bloque par réflexe alors que je resserre l’attelle contre sa cheville et le long du bas de sa jambe. Les barres remontent jusqu'en dessous du genoux et je commence à installer la sangle pour fixer le tout, à serrer pour être certain que rien ne bouge. Dans une volonté de le distraire de ça, je lève le regard. - T'as trouvé quelque chose dans cette valise? Je commence à avoir froid et même à un pull rose à licorne je dirais pas non. - Pull qui, sauf bizarrerie, serait dix fois trop petit pour moi, mais on fait avec ce qu'on a. Non?
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mer 29 Nov - 22:03

J'observe la valise qu'il glisse dans ma direction tout en lui expliquant ce que j'ai pu voir et accumuler de mon côté. Rien qui ne nous sera d'une grande utilité malheureusement bien que j'aie été en mesure d’amasser quelques items nous permettant de subvenir au minimum de nos besoins tout au plus quelques jours. Ce qu'il complète avec le stock de la valise que j'ouvre en frissonnant et gardant un œil sur ce qu'il s'applique à faire avec ma cheville. Cheville dont j'essaie peut-être à tord d'ignorer la taille démesurée puisque la foulure me semble bien mineure en comparaison à notre situation malgré la douleur s'en dégageant. Coincés sur cette île où on ne sait pas ce que nous allons trouver ou même si quelqu'un viendra nous chercher. Voilà qui est une question de vie ou de mort. Pas une cheville qui trouvera à prendre du mieux ou non avec le temps. Elle ne me tuera pas pour autant. Ce qui ne m'empêche pas d'être curieux de le voir s'en occuper. Admirant comme il prend même la peine de se réchauffer les mains avant de la toucher. « On devrait boire d'abord la bouteille, l'eau des noix devrait être buvable bien plus longtemps je pense. » « Je crois aussi. » Observant la minutie avec laquelle il prépare l'atèle de barres de métal alors que je lui explique également que je n'ai pas trouvé d'abri dans ma bien minime exploration, mais que je crois être en mesure d'en construire un. Une simple intuition que je ne peux pas expliquer en détail, mais croit pouvoir voir s'exprimer d'elle-même devant le nécessaire. Ce que je sais. « Je me disais qu'on pourrait peut-être trouver une grotte ou quelque chose un peu plus loin? J'ai pas pris le temps de regarder plus avant dans la foret mais j'ai l'impression que ce n'est pas si plat. Ça vaudrait le coup de faire un peu d'exploration demain. » J’acquiesce de la tête en ouvrant distraitement la valise près de moi. « Je n'ai pas fouillé plus loin que nécessaire pour épargner un peu la cheville, mais on trouvera bien demain oui. » Du moins je l'espère. Sans abri nos chances de survit ne manqueront pas de s'amenuiser. Je n'imagine pas le pire de la situation, mais ça ne m'empêche pas d'en analyser toutes les dimensions.

« Ok, serre les dents. » Je lève les yeux dans sa direction et agrippe la valise à une main. « Vas-y... » Serrant les dents en sentant tous les muscles de mon corps se crisper sous l'onde de douleur plus présente que son geste engendre. Déglutissant en fermant les yeux. Respirant doucement pour garder la maîtrise de moi-même jusqu'à ce qu'il en ait terminé. Frissonnant douloureusement en ouvrant les yeux de nouveau seulement lorsque j'entends de nouveau le son de sa voix. « T'as trouvé quelque chose dans cette valise? Je commence à avoir froid et même à un pull rose à licorne je dirais pas non. » J'esquisse un fin sourire à l'image parce qu'il faut admettre qu'elle est magnifique à souhait. L'imaginer dans un pull rose à paillettes... « Je suis certain que ça ferait ressortir la couleur de tes yeux. » Je me crispe d'un léger spasme de douleur et souffle avant de relâcher ma prise que je ne me souvenais pas si forte sur la valise. M'appliquant plutôt à l'ouvrir pour en observer le contenu. « Je crois qu'on va devoir essayer de trouver mieux demain de ce côté aussi. » J'en sort la couverture et le coussin de voyage qu'il a mentionné. Suivant le mouvement pour en extirper une robe à motif fleurit, quelques tee-shirts et shorts minuscules ainsi que plusieurs bikinis. Je termine d'y farfouiller en sortant deux grand châles aux couleurs vives et un pull assurément trop petit pour nous deux en plus de quelques produits d'hygiène en petite quantité.

« Pas de pull licorne. Tu en as de la chance. Par contre on va avoir du mal à régler notre soucis de fraîcheur avec tout ça... et visiblement on se dirigeait dans un endroit chaud ou on en revenait. » Difficile à dire vu l'état des choses. Beaucoup de choses sont difficiles à dire vu l'état des choses. Dont la façon dont on doit arriver à s'en sortir avec le contenu de cette valise alors que la majorité des bagages des autres passagers sont peut-être déjà au fond de l'eau. Ça ou brûlés. Je me frotte les yeux puis observe l'atèle de fortune qu'il a réalisé de si peu et qui semble pourtant plus qu'apte à réaliser sa fonction première. « Merci pour l'atèle. Ça va me rendre un peu boulet pour toi quelques temps. » Je plisse les yeux en le détaillant du regard. « Tu sais que tu n'as pas répondu à ma question. Je suis le seul à trouver qu'on a des airs de famille? »
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Lun 4 Déc - 14:26

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« Je suis certain que ça ferait ressortir la couleur de tes yeux. » - J'esquisse un sourire en finissant de serrer l'atèle. - Gros malin. - La tâche est accomplie, clairement pas idéale mais au moins suffisante. J'aurais besoin de froid pour diminuer le gonflement, un sac de glace ou quelque chose de ce genre mais évidemment sur une île tropicale, déserte, je doute de trouver ça. L'eau de l'océan pourrait aider, autant le gonflement que la douleur, mais je vois d'un sale œil le fait de laisser son pieds dans l'eau froide toute la nuit, il faudrait faire avec. Demain, avec le soleil, ce serait mieux.

« Je crois qu'on va devoir essayer de trouver mieux demain de ce côté aussi. » - Je lève les yeux en tombant en arrière, observant de loin ce qui se trouve dans la valise et soupire. - « Pas de pull licorne. Tu en as de la chance. Par contre on va avoir du mal à régler notre soucis de fraîcheur avec tout ça... et visiblement on se dirigeait dans un endroit chaud ou on en revenait. » - On fera une nouvelle tournée demain. Quitte à essayer de trouver des valises dans l'eau. Il y a forcément quelque chose. Garde au moins les châles. - Couleurs criardes, oui, pas vraiment épais, oui aussi, mais on peut toujours s'envelopper dedans. Heureusement il n'y a pas de vent. - « Merci pour l'atèle. Ça va me rendre un peu boulet pour toi quelques temps. » - J'acquiesce en silence, je n'ai pas le sentiment qu'un remerciement est de mise. A vrai dire ça me semble juste normal et naturel, et si je n'ai aucune idée d'où me vient ce savoir-faire, il se trouve bien pratique vu la situation.

« Tu sais que tu n'as pas répondu à ma question. Je suis le seul à trouver qu'on a des airs de famille? » - Je lève le regard vers lui et hausse les épaules. - Je suppose qu'on a ce genre de visages, qui ressemblent. Non? - Dans le fond il a pas tort, il me ressemble. Ou l'inverse. Mais si on était lié je le saurais, non?
Je me rapproche du feu, notant la quantité de bois qu'il a ramené. Il faudra aller en chercher d'autre et je regrette d'avoir abandonné ma chemise en lambeaux sur la plage durant l'après-midi, j'aurais dû penser aux températures de nuit. Torse-nu sur la plage sans le moindre vêtement? Pas malin. La chair-de-poule est de la partie. - Je suppose qu'on a rien à manger du coup. On peut peut-être ouvrir l'une des noix de coco. On en trouvera d'autres, non?
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Ven 22 Déc - 12:16

« Je suppose qu'on a ce genre de visages, qui ressemblent. Non? » Je le fixe en esquissant un faible sourire et hochant la tête. Que puis-je réellement faire ou dire d'autre à ce sujet alors que je ne suis moi-même certain de rien? Peut-être que la fatigue de la journée m'est monté à la tête tout comme la chaleur cuisante lorsque nous faisions notre petite tournée ou la fraîcheur de l'instant. Ça n'en reste après tout pas une priorité. Que nous soyons liés d'une façon ou une autre tous les deux ou non ne changera rien à la situation. Ça ne changera rien au fait que nous devons trouver une façon de survivre sans savoir où nous sommes ou combien de temps nous y resterons. « Je suppose qu'on a rien à manger du coup. On peut peut-être ouvrir l'une des noix de coco. On en trouvera d'autres, non? » Mon regard passe du feu aux noix de coco. Prenant l'une d'elles pour la lancer dans sa direction tout en pensant qu'il ne sera pas non plus des plus aisé de l'ouvrir pour en manger quoi que ce soit. « Il y en a sans doute d'autres oui, mais elles ne seront peut-être pas aussi facile à obtenir que celles-ci. Avec de la chance on trouvera autre chose dans la forêt voir même dans l'eau. Peut-être qu'il y a des poissons. » Je soupire en sortant finalement les châles de la valise pour les poser sur mes jambes et les plier distraitement. Simplement pour me permettre d'occuper mes doigts. Comme si la chose m'aidait à réfléchir. Ce dont j'avais définitivement besoin en ces instants. « Outre ça nous n'avons rien d'autre en ce moment non. Pas assez pour tenir très longtemps. » Pourquoi nier l'évidence de la chose? Pas que je panique outre mesure étrangement, mais plutôt parce qu'il vaut mieux savoir à quoi s'en tenir que présumer dans ce genre de situation. Du moins à mon sens. Je préfère savoir que j'ai le nécessaire pour tenir quelques jours et agir en conséquence qu'être optimiste plus que nécessaire et prétendre croire à un miracle. Le miracle s'est déjà produit. Nous sommes vivants. Il ne faut pas en demander trop à l'humanité.

Les châles pliés je les poses près de moi avant d'attraper la couverture et l'oreiller de voyage pour les lancer également dans sa direction. « Dans l'état où je suis il vaut mieux que tu prennes les forces que tu peux. On va avoir besoin de ton énergie. Je garderai le feu en vie le temps que je peux. » Je sens bien qu'il va protester. Surtout au vu de l'état de ma cheville, mais que je dorme ou non je resterai encombrant pour les jours à venir. Du moins jusqu'à ce que ma cheville prenne du mieux. D'ici là je ne serai pas de la plus grande aide et il devra forcément compenser si on ne veut pas tout simplement être coincé sans rien d'ici la fin de la journée de demain. Il y a tant à faire. Tant que je ne sais pas même si nous serons en mesure de faire. Je n'arrive toujours pas à comprendre ce qui s'est passé ou comment tout ceci a pu arriver alors que je me sens dans cet état. Le même état que celui dans lequel j'étais lorsque je me suis éveillé dans cette pièce vide et blanche sans le moindre souvenir. Désorienté face à un environnement que je ne connais pas. Là au moins nous avions de quoi survivre presque confortablement, mais ici... Sans savoir comment j'ai pu passer de l'un à l'autre dans un quelconque réalité ou si je rêve ou rêvais... Pourquoi tu me sembles si réel?

« Il y a un détail qui me tracasse. Ça semble peut-être fou, mais quitte à ne pas réellement pouvoir faire quoi que ce soit d'autre en ce moment ma tête réfléchit. » Puisque malgré toute l'urgence de la situation à pareille clarté nous n'arriverons à rien de bien efficace. « J'étais dans cet endroit blanc avec plein d'autres personnes puis je suis passé de là à l'avion sans même savoir comment. Je ne me souviens pas. Je ne sais pas si je suis complètement fou ou si tout s'enchaîne. Tu te souviens de quelque chose? »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mar 2 Jan - 17:22

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Il me lance l'une des noix et je la fais tourner entre mes mains pour en apprécier les contours. Un rocher suffirait à la percer et à l'ouvrir en quelques coups, mais ce qu'il dit n'est pas faux. Pour autant, mon estomac cris famine et après la journée qu'on a eu, la faim se fait sentir. - « Outre ça nous n'avons rien d'autre en ce moment non. Pas assez pour tenir très longtemps. » - Une étape après l'autre. Je pense qu'on peut sacrifier celle-ci pour ce soir, on verra demain comment se rationner avec ce qu'on trouve. On a peut-être plus de ressources qu'on croit, on en sait juste rien. - Optimiste ou naïf, le temps nous le dira. Mais l'un comme l'autre, nous sommes réalistes et ça nous aidera certainement à tenir le temps qu'on pourra.

Il me jette finalement la couverture et le coussin. - « Dans l'état où je suis il vaut mieux que tu prennes les forces que tu peux. On va avoir besoin de ton énergie. Je garderai le feu en vie le temps que je peux. » - Soit pas ridicule. T'es handicapé, pas mort, tu vas pas passer la nuit à poil. - Et le ton de ma voix est très clair sur l'aspect définitif de cette conversation. Je pourrais choisir de lui céder couverture et coussin par pur réflexe, mais je suis assez réaliste pour savoir que si je fais ça, c'est moi qui vais geler dans la nuit. Et j'ai pas envie de geler. Alors je me lève, ouvre la couverture et la pose sur ses épaules, laissant le coussin dans le sable à côté de lui. J'attrape la noix et trouve un rocher anguleux à quelques pas que j'utilise comme surface pour pilonner la noix.

Je m'étonnes presque de ma propre force en voyant la noix se fendre au bout de quelques coups bien pesés et reviens vers mon blessé en tenant l'ouverture vers le haut pour ne pas perdre le contenu liquide. Pas de gaspillage. Je me laisse tomber à côté de lui, face au feu et aspire deux petites gorgées de l'eau sucrée avant de lui donner la noix. - Tiens, bois. Maintenant que c'est ouvert, il faut pas en perdre.

Je le laisse boire et entend finalement sa voix couvrir le crépitement du feu. - « Il y a un détail qui me tracasse. Ça semble peut-être fou, mais quitte à ne pas réellement pouvoir faire quoi que ce soit d'autre en ce moment ma tête réfléchit. » - Dis-moi? - « J'étais dans cet endroit blanc avec plein d'autres personnes puis je suis passé de là à l'avion sans même savoir comment. Je ne me souviens pas. Je ne sais pas si je suis complètement fou ou si tout s'enchaîne. Tu te souviens de quelque chose? » - Je tourne la tête vers lui, le regard inexpressif de deux yeux de veau mort avant de réagir. - Donc c'était pas un rêve. C'est bon à savoir je suppose. - Je dévie mon regard vers le feu. - Ou pas d'ailleurs. - Je soupire. Je suis surpris que ce soit quelque chose de partagé, mais je n'en suis pas à me torturer avec ça. C'est pas l'urgent. L'urgent est de survivre. Comprendre viendra après... Ou pendant les temps morts. Tant qu'on est pas mort.

Je sais pas ce que c'est, j'ai du mal à me souvenir... Mais ça nous fera pas survivre. Sauf si y'a une porte cachée dans l'coin. - Île douteuse avec une base de grand méchant de bande dessinée cachée dans le sous-sol? Allez savoir. Je me décale plus proche de lui et attrape un coin de la couverture pour la passer sur mes épaules aussi. Le feu en face, les épaules couvertes, c'est déjà mieux. - Quand t'as fini de boire, coupes-la en deux, ça nous fera au moins ça dans l'estomac. Demain on tentera les fruits dans le cœur de l’île, et j'ai vu les poissons donc faudra... Pêcher. - J'imagine déjà le comique de cette situation-là. - Et tu iras plonger ta cheville dans l'eau, ça te fera du bien.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Jeu 18 Jan - 21:22

Il y a des situations comme celle-ci où on aimerait être en mesure d'appuyer sur le bouton de remise à zéro et simplement tout recommencer. Espérer obtenir un meilleur résultat sur le dé pour aborder la situation sous un nouvel angle. Un angle où cet avion ne se serait pas fait happer par l'eau salée que j'entends se mouvoir un peu plus loin. Un angle où nous aurions été en mesure de récupérer quelques trucs efficaces avant le grand fracas pour nous en sortir plus facilement. Un angle où je ne me serais pas bousillé la cheville dans le processus et aurait été d'une plus grande utilité pour nous aider à combler nos besoins vitaux. Et si c'était si simple où serait le défi? Pas que ça me plaise réellement. Je ne suis pas amoureux de la souffrance au point de me complaire dans toute cette situation, mais malgré tout je me sens presque dans mon élément. Assis près du feu à l'écouter mentionner qu'au fond nous avons peut-être plus de ressources qu'on le croit. Réfléchissant de mon côté à un plan d'action pour la nouvelle journée qui débutera dans quelques heures et la meilleure façon d'exploiter mon handicape que j'espère temporaire. Comme il a visiblement exploité certaines compétences pour arriver à me faire une atèle presque digne de ce nom. Cette situation aura au moins ça de bon. Il n'y aura pas meilleure façon d'arriver à cerner ce que nous sommes en mesure de faire. Ce que j'ai bien malheureusement oublié. Comme tout le reste. Ça pourrait être pire. Tout peut toujours être pire. Ce qu'on va essayer d'éviter. Raison pour laquelle je lui ai donné la couverture et le coussin. Pour essayer de mettre toutes les chances de notre côté, mais il n'est évidemment pas d'accord avec le point de vu que j'ai sur la chose. Chose dont je me doutais déjà. Même s'il exagère tout de même un peu en disant que je ne passerai pas la nuit à poil. J'ai de quoi me débrouiller avec le contenu de la valise même si ce n'est pas en enfilant un vêtement quelconque vu leur taille et la mienne. Plutôt en improvisant une couverture en les rassemblant d'une façon ou d'une autre. Près du feu ça devrait le faire. Ce pour quoi j'avais précisé tenter de le garder en vie le plus longtemps possible. Étrangement, ça ne me donne tout de même pas envie de contester le ton de sa voix. Le laissant donc poser la couverture sur mes épaules sans broncher. Mon cerveau tournant déjà pour trouver une alternative alors qu'il me tend la noix de coco que je cale au creux de mes mains avant de lui mentionner la source de cet autre élément faisant tourner mon cerveau à vive allure. Cet endroit d'une trop grande blancheur dans lequel j'ai le vague souvenir d'avoir évolué.

« Donc c'était pas un rêve. C'est bon à savoir je suppose. » Je l'observe en fronçant les sourcils. Je ne suis donc pas le seul à me souvenir de cet endroit. « Ou pas d'ailleurs. » Ce qui n'est en rien rassurant. Ce qui n'explique surtout pas comment nous avons pu passer de là à un avion pour finalement atterrir ici. « Je sais pas ce que c'est, j'ai du mal à me souvenir... Mais ça nous fera pas survivre. Sauf si y'a une porte cachée dans l'coin. » « Je sais bien. » Je porte la noix de coco à mes lèvres pour en boire le jus dont je ne suis assurément pas un grand fanatique, mais je ne suis pas en position pour faire mon difficile sur le coup. Je me contente donc de grimacer un peu en appréciant tout de même la sensation du liquide contre ma langue. « Quand t'as fini de boire, coupes-la en deux, ça nous fera au moins ça dans l'estomac. Demain on tentera les fruits dans le cœur de l’île, et j'ai vu les poissons donc faudra... Pêcher. Et tu iras plonger ta cheville dans l'eau, ça te fera du bien. » Je fixe le fruit avant de finalement le lui tendre. « Pas que je ne crois pas y arriver, mais ce sera plus efficace si tu vas trouver la pierre que tu as pris pour la percer. » Je croise les bras contre mon torse par réflexe pour tenter de conserver un minimum de chaleur. En venant finalement à soupirer. « Ne vas pas croire n'importe quoi, mais si vraiment tu tiens à ce qu'on partage cette couverture pour la nuit il vaudrait mieux s'improviser un lit histoire de garder notre chaleur un minimum. On a qu'à placer les châles sur le sable pour ne pas en être couvert et se coucher dessus avec la couverture. Garde le coussin de voyage et j'improviserai avec les vêtements. Ce sera au moins ça de gagner. On a besoin de dormir pour avoir de l'énergie demain. » Surtout pour espérer trouver le nécessaire à notre survie. Piler sur le peu d’orgueil que nous pouvons avoir dans l'optique d'arriver à nous sortir de cette situation. Même si je ne sais pas comment. Construire un abri. Trouver à manger. Inscrire une forme quelconque de signal de détresse dans le sable et soigner cette fichue cheville que j'essaie d'oublier et surtout ne pas trop bouger. Au vu de sa taille elle en a besoin.

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Ven 19 Jan - 9:53

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Pas que je ne crois pas y arriver, mais ce sera plus efficace si tu vas trouver la pierre que tu as pris pour la percer. - Tout ça parce que j'ai de plus gros bras? J'ai envie de râler, mais je me contente de hausser les épaules et me lever, le laissant contenir sa propre chaleur pour aller achever de briser la noix. Je ne suis qu'à quelques pas, peut-être deux mètres, à l'orée des arbres, alors je l'entend parler. - Ne vas pas croire n'importe quoi... - Je fronce les sourcils plongé dans l'obscurité la plus totale. - Croire quoi? - Mais il continue et je reste dans mon incompréhension. Tout ce qu'il dit fait du sens pour moi et dormir semble essentiel. Lors que je reviens m'asseoir à côté de lui, il ouvre le bras pour que je me glisse sous la couverture et je lui tend sa part du butin pour remplir un estomac désespérément vide. Le mien. Je ne sais rien du tout de moi-même mais je sais que mon estomac, lui, il existe. Il existe et il est vaste. On fait d'ailleurs au mieux avec les noix, sans couteau c'est pas évident, et une fois terminé je met les coques de côté. Ça peut toujours servir.

Je pourrais en manger une de plus que je m'en porterais pas plus mal, malheureusement j'ai conscience qu'il vaut mieux se montrer prudent pour le moment. On ne s'attarde pas cependant, on est pas vraiment en vacances. Une fois fini il s’attelle à former son oreiller de fortune et je le laisse quelques minutes le temps de m'éloigner, me rapprocher de l'eau et du son des vagues. Ça a quelque chose d'apaisant, ou alors ce n'est que moi. Éloigné du feu, la fraîcheur marine mord ma peau mais je ne la fuis pas. Je vois quelques débris flottant dans la pénombre, simple reliefs presque invisibles. Il faudrait les explorer. Il y a forcément quelque chose d'utile dans tout ça. Je reste là quelques secondes, une minute au plus et retourne finalement vers l'autre rescapé. En tout cas celui-là, puisque le pilote survivant que je suis persuadé avoir vu sauter, je ne l'ai pas sous la main. Il a roulé les vêtements en boule, étalé les châles sur le sol et je me laisse tomber dessus, posant ma tête sur le coussin de voyage, mon regard rivé vers les étoiles alors qu'il entretient le feu pour le faire durer.

Et durer, il dure jusqu'au matin. L'aube. Lorsque je rouvre les yeux, les étoiles sont presque voilées. Il a probablement rajouté du bois entre temps, lui, les yeux fermés, endormis entre mes bras. Je n'ai pas vraiment dormi, pas bien en tout cas. Le froid, la dureté du sol malgré le sable... On a dû se rapprocher dans la nuit pour conserver notre chaleur. Je reste là quelques secondes qui se font minutes, le temps de me faire à l'idée de quitter la chaleur de ce lit de fortune et fini par me faire souffrance et glisser le bras qu'il piège hors de son poids. Un regard à sa cheville qui a bien dégonflé mais pas totalement et je replace la couverture autour de lui, comme pour le border, et ajoute notre dernier morceau de bois au feu pour ne pas qu'il s'éteigne avant de m'éloigner à pas feutrés, rien de difficile sur le sable de cette plage. Je retourne là où je suis allé avant de me coucher. Ce point au bord de l'eau où je me laisse tomber pour replier mes jambes contre moi, mon regard rivé vers l'océan, captivé par la lueur grandissante et le soleil qui se dessine doucement à l'horizon. Magnifique spectacle ponctué de quelques frissons.

L'air est encore frais. Il ne le sera plus bien longtemps, mais tant que les rayons du soleil ne frappe pas le sable, la fraîcheur perdure. Et je reste là jusqu'à sentir les premiers rayons. Immobile et frissonnant, détaché de mon propre corps par le calme d'un environnement comme familier. Il y a quelque chose de trop commun à cet endroit pour qu'il ne me soit pas familier. La chaleur que je sens sur moi me provoque de nouveaux frissons, agréables et espérés, mais je ne me lève que lorsque j'entend bouger derrière moi. Bouger et boiter. Je lève la tête pour croiser le regard encore ensommeillé de mon compagnon d'infortune et lui offre un petit sourire. - Bien dormi? - Je connais déjà la réponse à cette question, mais il faut bien commencer quelque part. Je désigne l'océan d'un signe de tête. - Tu devrais plonger ta cheville dans l'eau, ça l'endormira un peu.

Il fait assez jour pour pouvoir explorer les environs et la petite jungle de l'île mais je préfère attendre, au moins voir comment il va. Et contrôler mon estomac qui hurle à la mort depuis que j'ai ouvert les yeux.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Dim 4 Fév - 12:18

Ne l'entendant pas contredire mes propos j'imagine qu'il en est arrivé à la même conclusion que moi sur le sujet. Sur le fait que nous avons besoin de trouver une façon de ne pas mourir de froid plus qu'autre chose. Du moins pour cette nuit à défaut d'avoir autre chose à nous mettre sous la dent que la noix de coco que nous tentons de manger malgré la difficulté de la chose. Au point où je me demande si nous n'avons pas dépensé plus d'énergie à essayer de l'ouvrir que ce que nous avons pu faiblement gagner à la manger. Ce ne sera que l'histoire de quelques heures. Juste le temps de passer cette nuit dans cet endroit que j'espère ne pas être trop hostile. Tenir le coup jusqu'au matin où nous pourrons essayer d'attraper les poissons qu'il a mentionné avoir vu. Le genre de détail qui me ferait presque salivé. Je me contente pourtant d'un faible sourire pour le remercier de tout ça. L'atèle. La couverture. La nourriture. Juste assez pour montrer ma gratitude avant de m'appliquer à construire un semblant d'oreiller que je pose sur les châles étendus sur le sol alors qu'il s'éloigne. Brièvement. Juste assez longtemps pour que je puisse m'installer sur le sol dur à proximité du feu que j'agite du bout d'un morceau de bois pour le raviver un peu. Y posant quelques morceaux de bois à l'occasion tout en sombrant lentement. Dans le silence seulement ponctué du crépitement des flammes et du bruit si apaisant de l'océan. Je me sens presque calme. Presque comme en camping même si la situation n'est pas optimale. Nous ne serions pas sur une île déserte jusqu'à preuve du contraire et ça en serait agréable. Voir même normal de juste profiter de l'environnement ainsi. Des vacances même si je sais pertinemment que ce n'est pas le cas. C'est sur ces belles pensées que j'en suis venu à m'endormir. Après avoir ajouté davantage de bois dans le feu que j'ai fixé en baillant et cliquant des yeux une fois de trop avant de ne plus arriver à les ouvrir. Du moins pas avant le lendemain matin.

J'ai bien senti un mouvement derrière-moi. Une masse glisser sous mon poids sans y prêter plus d'attention que nécessaire. Pas avant de nombreuses minutes où j'ai commencé à ouvrir les yeux pour fixer le feu toujours vivant devant mon regard. Le corps légèrement ankylosé de la position dans laquelle j'ai dormi pour ne pas sentir trop amplement l'inconfort de l'atèle. Doucement je me suis redressé en me frottant les yeux. Laissant derrière-moi le peu de chaleur pouvant subsister sous la couverture. Bien à contre cœur il faut l'avouer. Fixant l'horizon j'en suis venu à voir le grand blond assis un peu plus long que je suis finalement aller rejoindre d'un pas trainant le temps de me débarrasser des fourmis me parcourant le corps. Le tout accompagné des frissons de la fraîcheur matinale assaillant la peau de mon torse à nue. Ayant jugé bon de laisser la couverture à l'abri des flots qu'une distraction aurait pu mouiller. « Bien dormi? » Je balance la tête d'un côté puis de l'autre. « Pas si mal en fait. Surtout pas assez longtemps je crois. Je ne cache pas que j'ai un peu mal au dos, mais j'ai tout de même quelques heures de repos. Ça n'a pas fait de tord. » Je m'avance pour me placer à son niveau en fixant les flots. « Tu devrais plonger ta cheville dans l'eau, ça l'endormira un peu. » « Ouais sans doute. » Je soupire et fronce les sourcils. « Je reviens. » Je fais demi tour et m'approche de la forêt au rythme d'une tortue pour toujours ménager ma cheville. Cherchant un grand morceau de bois que j'arrive à trouver après quelques minutes. Cherchant ensuite une petite roche un peu plus pointues que les autres avant de retourner près du grand blond. Me laissant tomber doucement dans le sable près de l'eau où je plonge ma jambe en frissonnant. « Bordel c'est froid. » Rien pour aider le manque de chaleur qui tarde à arriver. Vivement que le soleil soit un peu plus présent.

Ceci fait je prend le bâton que j'ai apporté avec moi et la petite roche et m'applique à commencer à en tailler le bout. « Je ne sais pas ce que sera l'efficacité de ça, mais bon ça ne peut pas être perdu. Au moins ça aura le mérite de m'occuper un peu pendant que ma jambe se transforme en glaçon. » Je lui souris avant de soupire. « Qu'est-ce que tu vas faire pendant ce temps? J'imagine que je dois la laisser dans l'eau un moment pour avoir un minimum de résultat? Pas que je n'aime pas ta compagnie, mais je ne crois pas que je vais être bien divertissant. Se souvenir de rien ce n'est pas l'idéal pour entretenir une discussion. »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mar 6 Fév - 18:07

The ocean is coming way too fast.
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Au moins a-t-il dormi. Peu, probablement aussi bien que moi au final, mais peu est déjà bien compte tenu de la situation. - Je reviens. - Je fronce les sourcils en tournant la tête pour le suivre du regard, le voyant approcher de la jungle. C'est seulement lorsqu'il revient et se laisse tomber au bord de l'eau que je comprend son petit manège et esquisse un léger sourire. Bien vu. Entre lui et moi, nous ne manquons pas de débrouillardise, ça semble évident. - Je ne sais pas ce que sera l'efficacité de ça, mais bon ça ne peut pas être perdu. Au moins ça aura le mérite de m'occuper un peu pendant que ma jambe se transforme en glaçon. - Si t'arrive à nous attraper un ou deux poissons, ce sera déjà ça de gagné. - Deux poissons que je pourrais dévorer alors que je serais forcé de me contenter de ma part. Dure réalité. Et puis dans le même temps, il garderait sa cheville au frais et c'est une bonne chose.

Qu'est-ce que tu vas faire pendant ce temps? - Je pose mon regard sur lui et désigne la plage d'un geste de la tête. - Je vais longer la rive à la recherche de trucs utiles et faire le compte de ce qu'on peut trouver dans la jungle. Au moins autour du feu. - Mon estomac réclame la recherche. Il nécessite d'autant plus la trouvaille. Peut-être un arbre-garde-manger? Ce serait idéal. Ça aurait été idéal en tout cas. Deux heures à marcher, à tourner en rond sur la plage, à soulever le moindre débris pour ne pas trouver la moindre valise, le moindre vêtement ni la moindre nourriture. Pas sur la plage en tout cas. Une fois mes fouilles abandonnées je me suis dirigé vers la jungle autour de notre petit camp et ait découvert bon nombre d'arbres fruitiers. Noix de coco, oui, mais pas uniquement. Mangues, bananes, fruits que je ne reconnais pas encore. Ça me rassure, je le ressens, ce poids qui disparaît. Je le ressens même très bien quand j'avale ma première bouchée de banane sans la culpabilité qui va avec.

Le soleil est à son zénith quand je croque la seconde bouchée et que j'entend quelque chose. Quelque chose de fluide, quelque chose d'agréable. Quelque chose de différent de la plage mais quelque chose de similaire également. Un écho différent mais une odeur d'humidité à mon nez. Pas de sel. Juste de l'eau, pure et saine. Une cascade et un bassin naturel profond d'un peu plus d'un mètre. Une vision chimérique qui me plonge dans un stupéfaction intense, le silence et la bouche ouverte avec le bout de banane encore dedans. Jusqu'à réagir et crier. Crier encore et encore. -
BORDEL OUI! OUI! - J'en lâche ma banane, repère les lieux et file en courant, direction la plage. Je manque même de percuter l'asperge mais parviens à freiner au dernier moment, les deux pieds enfoncés dans le sable, le souffle court. - J'ai trouvé de.. Cascade! Bassin! De l'eau! - Je manque d'air et me laisse tomber. Oh le bassin n'est pas si loin. Ça m'a pris du temps pour le retrouver mais il n'est qu'à cinq minutes de marche, mais courir entre les arbres fait son effet. Et mon sourire est indestructible, trônant sans interruption sur mes lèvres tout le long du chemin pour lui montrer ma trouvaille.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Lun 19 Fév - 12:19

« Je vais longer la rive à la recherche de trucs utiles et faire le compte de ce qu'on peut trouver dans la jungle. Au moins autour du feu. » Tâche avec laquelle je ne doute pas qu'il sera plus efficace que moi. Du moins jusqu'à ce que ma cheville soit un peu plus en état et un peu moins un boulet que je dois traîner avec moi. Prisonnier de mon propre corps, mais puis-je réellement m'en plaindre? Tout aurait pu être bien pire. Nous aurions pu être morts dans le crash de l'avion. Nous aurions pu ne rien trouver pour nous réchauffer ou rien à manger ou boire. Tout peut toujours être pire. Alors je m'applique plutôt à trouver le positif de cette situation désespérée en cette façon qu'il a eu de pouvoir partiellement me réparer. Un optimisme démesuré à l'idée de pouvoir attraper au moins un ou deux poissons pour combler ce qu'il arrivera à trouver plus loin sur l'île. Tâchant de ne pas même songer au fait qu'il pourrait lui arriver quelque chose au cours de son périple et qu'il pourrait ne jamais en revenir. Ce n'est pas de pensées négatives et à imaginer le pire que nous arriverons à nous en sortir. C'est en conservant un minimum d'espoir dans ce chaos que nous ferons notre chaos. Je le laisse donc partir de son côté tout en m'appliquant à tailler mon bout de bois pour le rendre un minimum pointu à défaut d'avoir autre chose sous la main pour tenter d'attraper les dits poissons. Il faudra faire preuve de patience et de précision de ce côté je n'en doute pas du tout, mais au moins ça aura le mérite de permettre à ma cheville de tremper amplement longtemps dans les flots. Ce que je la laisse faire durant une bonne heure avant de finalement me lever. Satisfait du résultat de mon bricolage. Je retourne au campement pour prendre le sac improvisé que j'avais fait de mon haut la veille afin d'amasser les noix de coco. Laissant ces dernières près de la valise en nouant le sac à mon torse avant de retourner à l'océan dans lequel j'avance à petits pas. Sans m'aventurer trop loin pour ne pas risquer de glisser et ne pas arriver à me relever. L'atèle a ses avantages comme ses défauts.

Je reste debout à fixer l'eau toujours si fraîche que je sens me lécher les jambes. Le bras levé. La patience bien moins mise à rude épreuve que j'aurais pu le penser. J'attends simplement en profitant de la brise qui tarde à se réchauffer tout en observant les flots avec attention jusqu'à ce que je vois finalement une queue écaillée s'agiter devant mon regard satisfait. Encore un peu de patience. Une once de minutie et je pique violemment le bâton dans les flots pour le ressortir en voyant le poisson à son extrémité s'agiter. « Désolé mon petit. » Un puis deux. C'est au final trois poissons que j'arrive à attraper avant de retourner vers le campement pour me réchauffer. Mes jambes légèrement engourdies de la fraîcheur de l'eau qui a néanmoins eu le mérite de faire diminuer la taille de ma cheville. Je ravive le feux près duquel je m'étends en admirant ma prise. Creusant un trou dans le sable dans lequel je pose mon sac improvisé pour les protéger du soleil commençant à s'imposer et enfin réchauffer un peu l'atmosphère. Mes jambes de nouveaux opérationnelles je me suis donc appliqué à chercher comment faire cuire le repas prochain qui s'annonçait nettement plus appréciable qu'une vulgaire noix de coco. Passant bien près de tomber en voyant le grand blond revenir d'un pas pressé tout en évitant de peu la collision. « J'ai trouvé de.. Cascade! Bassin! De l'eau! »

Je soupire de soulagement. Me disant que finalement on arrivera peut-être à s'en sortir tout compte fait. Du moins pendant un temps. Il ne restait qu'à espérer que quelqu'un viendrait nous trouver. Je le suis donc jusqu'à sa découverte du jour qu'il me montre d'une joie non mesurée et j'admets que même moi ça me donne envie de sourire pour le coup en arrivant face à tout ceci. De l'eau. De l'eau qu'on pourra boire. « Faudra trouver de quoi l'apporter avec nous... à moins qu'on ne déplace le camp ici? Au moins on sera un peu plus à l'abri avec les arbres. On peut probablement trouver de quoi construire un abri avec les branches et les feuilles. » Je souris et me frotte le menton. « J'ai réussi à attraper des poissons. On va pouvoir fêter ça. » Je lui file une petite tape dans le dos. « Alors? J'essaie de nous faire un petit quelque chose pour nous abriter et je te laisse aller chercher ce qu'on a récupérer jusqu'à maintenant? Ça ne sera peut-être pas idéal, mais ce sera mieux que dormir dans le sable pour ce soir. Puis la cheville va mieux. L'eau a aidé. Visiblement tu t'y connais. »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mer 21 Fév - 13:51

The ocean is coming way too fast.
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Il me suit et je ralenti l'allure pour éviter qu'il n’aggrave l'état de sa cheville sur ce sol bien moins souple et régulier que celui de la plage. Quoi que mieux vaut un sol dur qu'un sol meuble dans lequel il pourrait trébucher. Quoi qu'il en soit, cinq minutes passent et je redécouvre comme au première jour le bassin miraculeux. Même si techniquement, c'est toujours le premier jour. Et je vois bien sur son visage qu'il est aussi heureux que moi de cette découverte. - Il est pas beau mon bassin?? - Je me rapproche et passe ma main à la surface de l'eau, juste pour en sentir la texture. - Faudra trouver de quoi l'apporter avec nous... à moins qu'on ne déplace le camp ici? Au moins on sera un peu plus à l'abri avec les arbres. On peut probablement trouver de quoi construire un abri avec les branches et les feuilles. - Je hausse les épaules en me retournant, percevant son nouveau sourire. - J'ai réussi à attraper des poissons. On va pouvoir fêter ça. - Mon héro. - Dis-je avec des étoiles dans les yeux. Enfin à manger. Pour de vrai.

Il se rapproche et je sens sa main atterrir dans mon dos alors qu'il reprend la parole. - Alors? J'essaie de nous faire un petit quelque chose pour nous abriter et je te laisse aller chercher ce qu'on a récupérer jusqu'à maintenant? Ça ne sera peut-être pas idéal, mais ce sera mieux que dormir dans le sable pour ce soir. Puis la cheville va mieux. L'eau a aidé. Visiblement tu t'y connais. - Je baisse le regard jusqu'à la dite cheville pour constater l'amélioration et souris en voyant ça. - Effectivement c'est bien mieux. - Je remonte à son visage. - Et on peut se rapprocher de l'eau, oui. Ça me semble même logique. - Un arrière-goût d'instinct qui montre le bout de son nez. Toujours se fixer à proximité d'un point d'eau. - Tu peux peut-être prendre appui sur la paroi rocheuse pour l'abri? - La cascade du bassin ne vient pas de nulle part, et si la paroi n'est pas une immense falaise, elle fait tout de même un peu plus de deux mètres. Et si je ne le formule pas clairement parce que je n'en ai pas conscience, mon instinct me dit qu'avoir un mur de pierre dans le dos est une bonne chose pour la sécurité de notre petit camp. - Commence ça, je vais chercher notre bordel.

Et c'est ce que je fais. Au final il me faut deux trajets pour tout prendre, surtout mon futur repas, et un troisième pour transporter un bout de bois enflammé. Notre nouveau camp en pleine jungle et à proximité du bassin a beau être abrité, même si les arbres laissent passer assez de lumière pour percevoir le ciel, il demeure dans un coin humide et donc frais. Néanmoins, mieux vaut un espace humide et frais, mais abrité par les arbres, qu'une plage ouverte à tout l'air marin et glacial de la nuit. Au moins ici, avec un bon feu, il sera plus facile de réchauffer l'air. C'est d'ailleurs durant mon retour que je perçois quelque chose briller, un reflet, et tombe sur une machette plantée dans le sol. Pourquoi? Comment? Franchement je n'y pense pas vraiment. Je ne fais que m'exclamer tout seul et l'emporter avec moi. Je comprendrais surement plus tard. - Je me disais qu'il faudra quand même assurer une présence sur la plage, au cas où un bateau ou un avion passerait. Ou peut-être former un SOS avec des noix de coco dans le sable? - Je tombe à genoux au bord du petit tas de bois que j'ai formé avant de partir et dépose la flamme sacrée juste en dessous. Rapidement une fumée épaisse se forme et la flamme gagne sur le reste, générant un nouveau feu de camp qui crépite. - Tu t'en sors? Besoin d'aide? - Que je dis en me penchant légèrement vers lui pour le gêner, volontairement, avant de montrer la machette comme si tout était normal. L'innocence même.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Dim 4 Mar - 18:44

« Et on peut se rapprocher de l'eau, oui. Ça me semble même logique. » Mon impression aussi. On croirait presque qu'on a fait ça toute notre vie. Essayer de survivre dans un environnement hostile ou du moins faire un peu de camping sauvage. Peut-être est-ce le cas au fond. Qui pourrait bien me contredire d'ici à ce que nos esprit embrumés daignent nous rendre ce qui nous a été volé? Personne assurément. La chose peut donc sans le moindre mal sembler logique en guise d'explication pour le moment. Même si là encore ce n'est pas notre principale préoccupation. Plutôt arriver à déplacer notre camp jusqu'ici avant que la nuit ne tombe. Arriver à construire un semblant de camp pour nous abriter de mon côté. Chose que je suis persuadé d'être en mesure de réaliser depuis que j'ai repris un peu mes esprits des suites du crash. Ce qui est une bonne chose il faut l'avouer. Je préfère encore avoir une once de pressentiment que j'arriverai à quelque chose malgré nos pauvres moyens que me rouler en boule dans un coin en attente que tout se place de lui-même. Ce qui me semble tout sauf logique. Tout sauf réfléchis et intelligent. Tout sauf une façon d'agir pour ma personne. Bien loin de l'instinct qui guide mes actions et me réussi plutôt bien jusqu'à maintenant. Tout comme ceux de mon frère. Disons qu'il le sera là-encore jusqu'à preuve du contraire. « Tu peux peut-être prendre appui sur la paroi rocheuse pour l'abri? » Je fixe la dite paroi en hochant la tête. « Ça me semble logique oui. Au moins comme ça on aura un minimum de stabilité en cas de tempête. » Chose me semblant assurément probable à voir l'état de quelques zones de la forêt et ma capacité à avoir attrapé des noix de coco sans même avoir besoin de grimper dans un arbre. Et coincé au centre de l'eau ainsi les tempêtes ne doivent pas être de tout repos. J'espère simplement qu'un ouragan ne risquera pas de nous frapper. Je veux bien être optimiste, mais l'optimisme a une limitation tout dépendant de la situation. Du moins le mien. « Commence ça, je vais chercher notre bordel. » Je lui offre un large sourire. « Oui chef! »

Je l'observe s'éloigner avant de me craquer les doigts et entreprendre de trouver de grosses branches afin de pouvoir soutenir la structure et de plus petites pour créer une sorte de toit. Les plus petites étant évidemment bien plus faciles à obtenir. Surtout plus faciles à transporter vu mon état. Ma cheville ne semble d'ailleurs pas apprécier plus que de raison les efforts que je fais pour mener à bien ma tête, mais l'abri me semble considérablement plus important. Une fois installés je pourrai me poser un peu. Forcément mon niveau d'efficacité étant encore une fois légèrement entravé je peux voir le blond de son côté arriver presque sans mal à déplacer le peu de choses que nous pouvons nous vanter de posséder à l'heure actuelle. Tout ça avant que je n'arrive à réellement faire plus qu'amasser une base pour l'abri. « Je me disais qu'il faudra quand même assurer une présence sur la plage, au cas où un bateau ou un avion passerait. Ou peut-être former un SOS avec des noix de coco dans le sable. » J'essuie mon front légèrement humide de mon avant-bras l'étant tout autant en le fixant. « J'y ai pensé oui. Des pierres plutôt que des noix de coco peut-être. Histoire de faire un poids et qu'il y ait moins de chance que ça se déplace si jamais le niveau de l'eau monte un peu trop. Vaut mieux prévenir. » Je détourne le regard du feu qu'il s'applique à allumer pour faire l'inventaire de ce que j'ai pu amasser. « Tu t'en sors? Besoin d'aide? » Fronçant les sourcils en voyant sa gueule se profiler dans mon champ de vision après un moment, mais surtout en voyant ce qu'il tient dans sa main. Mes yeux adoptant assurément une rondeur démesurée. « Tu as une chance réellement ridicule. J'espère que tu le sais. »

Une chance que nous avons pu mettre à profit pour terminer de construire l'abri d'un commun effort. Assurément pas parfait, mais bien mieux que ce que la plage nous a offert la nuit dernière. La chose terminée et le corps bouillant de l'effort nous nous sommes enfin installés près du feu pour manger la prise de la journée. Les pauvres poissons qui n'ont pas eu notre chance. Mon estomac ne ratant pas cette occasion de me faire comprendre sa profonde satisfaction dès que la première bouchée traversa mes lèvres. « Je crois que je n'ai jamais été si heureux de manger. » Je savoure. Fermant les yeux un instant en soupirant de contentement. « Tu sais ce que je me dis? J'espère réellement qu'il n'y a pas je ne sais quel hôtel de l'autre côté de l'île. On serait bien cons de se faire chier dans la nature. Puis si tu as trouvé une machette je me dis qu'il doit bien y avoir quelque chose de vivant ici. » Tant que ce quelque chose n'essaie pas de nous tuer dans notre sommeil.

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Sam 17 Mar - 17:27

The ocean is coming way too fast.
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Tu as une chance réellement ridicule. J'espère que tu le sais. - Je sais, c'est mon assurance pour pas que tu me manges dans la nuit. Avoue tu m'adores. - Et faut dire qu'avec la machette, tout a été bien plus simple, et surtout plus rapide. Il avait amassé pas mal de branches mais la machette a été plus qu'utile pour couper les plus gros morceaux qui ont ensuite servi pour la structure de l'abri. Pas de paroi autre que le mur de roche, mais un toit bien fermé pour nous protéger. Utiliser les feuilles de palmiers pour faire des parois ne serait pas un problème. En tout cas pour demain.

Une fois l'essentiel de l'abri terminé et sécurisé, pour s'assurer qu'il ne s'effondrerait pas au moindre coup de vent, on a fini par se poser. Lui avant moi en vérité, même s'il a pas aimé l'idée mais sa cheville m'a inquiété alors j'ai terminé seul. Oh il ne restait pas grand chose à faire, mais justement, je pouvais bien m'en occuper. Il s'est occupé de faire cuire le poisson pendant ce temps et à l'appel du dîner, je n'ai pas attendu pour le rejoindre. Le plus dur dans l'histoire? Ne pas dévorer ce poisson d'une bouchée. - Je crois que je n'ai jamais été si heureux de manger. - A qui le dis-tu... - Certes, un poisson comme celui-ci ne fait que dépoussiérer le fond de mon estomac, mais c'est toujours mieux que rien, ou que la noix de coco de la veille, alors j'apprécie grandement.

Tu sais ce que je me dis? J'espère réellement qu'il n'y a pas je ne sais quel hôtel de l'autre côté de l'île. On serait bien cons de se faire chier dans la nature. Puis si tu as trouvé une machette je me dis qu'il doit bien y avoir quelque chose de vivant ici. - Ou mort. - Dis-je sans réfléchir avant de tourner la tête vers lui. - Je l'ai trouvé seule, plantée dans le sol. Pourquoi quelqu'un l'aurait abandonné? C'est pas très malin. - Je prend une bouchée de poisson, petite, pour faire durer. - Et si y'avait un hôtel, je le saurais. J'aurais senti le garde-manger à distance, tu peux en être sûr. Non... T'es actuellement le meilleur cuistot de l'île, félicitations. - Mon regard s'évade quelques secondes et je pousse légèrement son genou du dos de ma main grasse pour le décaler et voir une meilleure vue sur sa cheville. - T'iras dans l'eau tout à l'heure. Et demain tu bouges pas, faut vraiment arrêter de la maltraiter. Ou alors, option B, tu vas dans l'eau demain aussi. Pêche de poissons, plein, et recherche de trucs utiles. Y'a pas grand chose sur la plage mais j'ai vu des choses dans l'eau, des valises et tout ça. Faut qu'on récupère tout ça, au moins pour s'habiller. Parce que le jour ça va, il fait bon, mais la nuit c'est pas top quand même.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Lun 2 Avr - 16:33

« Je sais, c'est mon assurance pour pas que tu me manges dans la nuit. Avoue tu m'adores. » Je n'avais pas répondu à ça. Parce que c'était le commentaire le plus stupide et inutile qu'il avait prononcé jusqu'à maintenant ou... oui non probablement pour cette raison. Je me suis contenté d'accepter son aide plus que nécessaire il faut l'avouer pour continuer d'amasser le nécessaire à la création d'un abri un moindrement digne de ce nom. Le niveau d'efficacité plus qu'amélioré de sa découverte nous ayant permis de terminer le tout en un temps raisonnable. Suffisamment raisonnable compte tenu de ma situation et mon arrêt forcé un peu avant le sien parce que je n'arrivais tout simplement à tenir debout. Même si ça je ne lui ai pas dit. L’orgueil sans doute. C'est plutôt sa façon de me fixer et m'intimer de me poser qui a fini par me faire craquer. Pas me convaincre que respirer à grands coups ne suffisait pas à faire passer le mal malgré la nécessité de terminer cet abri avant la tombée de la nuit. Ça et le fait que je ne doutais pas du tout de sa capacité à simplement me forcer à m'asseoir. Vu mon état j'aurais été bien en mal de me défendre. Vivement que tout ceci soit installé que je puisse réellement me reposer et me sentir moi-même à nouveau. Totalement libre de mes mouvements surtout. J'ai tout de même été en mesure de faire cuire le poisson entre temps, mais surtout de le savourer pleinement pour combler mon estomac plus que prêt à se dévorer lui-même. Cruellement en manque de nourriture depuis je ne sais combien de temps. La noix de coco n'ayant pas réellement été en mesure de combler la faim. Comme j'étais heureux d'avoir réussi à attraper un peu de protéines. Sentiment que le grand blond semble partager. Même si ça ne nous fera pas un festin de roi ça suffira. Ça devra suffire. Pour le reste de cette journée du moins. Ce n'est tout de même pas ce qui me préoccupa en cet instant. Le repas du lendemain. Plutôt la raison de la présence d'une machette sur l'île. Est-ce qu'il pouvait y avoir une forme de vie quelconque sur cette île que nous n'avons pas encore vu? Que ce soit des habitants ou des touristes. Difficile à dire vu la nature de l'endroit et l'apparence de la machette. « Ou mort. » Ou des cadavres qui ont eu la malchance d'atterrir dans cet endroit par accident comme nous. Il n'a pas tord, mais je préfère ne pas penser à cette option.

« Je l'ai trouvé seule, plantée dans le sol. Pourquoi quelqu'un l'aurait abandonné? C'est pas très malin. » Oh il y a sans doute une tonne d'explications possibles, mais dans tous les cas ça ne nous avancera pas réellement de simplement théorisé sur le sujet. D'autant plus que ce qui m'intéresse ce n'est pas tant pourquoi elle s'est retrouvé là, mais plutôt qui l'a laissé là. « Et si y'avait un hôtel, je le saurais. J'aurais senti le garde-manger à distance, tu peux en être sûr. Non... T'es actuellement le meilleur cuistot de l'île, félicitations. » J'hausse les sourcils en fixant le poisson entre mes doigts. Quel titre merveilleux. Je continue d'ailleurs de manger le dit poisson sans ajouter à tout ceci. Observant simplement l'environnement avant de sentir une main contre mon genoux et baisser les yeux en suivant le mouvement. L'écouter exprimer la marche à suivre avec ma cheville dont je me doutais déjà pour l'avoir déjà expérimenté. Du moins l'eau. Le repos c'est autre chose. « Bon alors si on veut bien faire les choses il faudrait que je m'occupe de pêcher les poissons oui puisque l'eau est relativement fraîche et que le poids sur la cheville est moindre dans l'eau. Pendant ce temps il faudrait que tu fouilles ce que tu peux trouver à proximité dans l'eau. Je peux voir pour apporter ce que je trouve à la plage et te laisser t'en occuper ensuite. Je crois que ce sera le meilleur plan si on veut arriver à quelque chose et ne pas empirer mon état pour autant. Qu'est-ce que tu en penses? » Il me suffirait de me faire un nouveau semblant de sac des vêtements qu'on a jusqu'à maintenant pour pouvoir garder les poissons sur mon dos. Du moins si j'arrive encore à en attraper.

Je me repositionne pour être assis plus confortablement en déposant les restes de poisson près de moi. « Ça t'inquiète qu'on soit coincé ici? Je sais bien qu'il vaut sans doute mieux être positifs face à tout ceci, mais... » Mais je ne trouve pas les mots justes pour exprimer que même en étant d'un calme exemplaire ça ne me dit pas réellement de terminer mon existence ici en devant me demander chaque jour si j'arriverai à manger le lendemain. « J'aimerais éviter de devoir en arriver à te manger. »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Lun 2 Avr - 19:02

The ocean is coming way too fast.
Ft. H09-13


Le plan qu'il me décrit me semble tout à fait bon et j'acquiesce lorsqu'il finit de parler. - Tu ramènes, je décortique. C'est bon pour moi. - Je prend une bouchée de poisson. En vérité y'a pas grand chose, de mon point de vu, mais je fais avec. J'en savoure chaque part jusqu'à curer les arrêtes et poser le squelette par terre avant de me lever pour me rapprocher du point d'eau et rincer mes mains. L'eau y est mouvante et le liquide salie s'en va aussi vie qu'il est arrivé. - Ça t'inquiète qu'on soit coincé ici? Je sais bien qu'il vaut sans doute mieux être positifs face à tout ceci, mais... - Je tourne la tête vers lui, sentant le sérieux de sa question. - J'aimerais éviter de devoir en arriver à te manger. - Un sourire passe sur mes lèvres et j'essuie mes mains sur mon pantalon usé avant de revenir vers lui.

Bien sûr que oui. Et même si je suis sur d'être appétissant, je tiens pas à rester là éternellement. J'espère juste qu'un avion de cette taille, ça va attirer l'attention. On va surement le chercher. Faut juste... Tenir jusqu'à ce qu'ils nous retrouvent.Je me baisse pour ramasser mon poisson et tend la main pour qu'il me donne ce qu'il reste du sien. On peut pas laisser ça là. Déjà pour l'odeur mais aussi pour éviter d'attirer je sais pas quelle créature qui mange les squelettes de poissons grillés. - Y'a des balises non? Dans les avions? Quelqu'un va forcément venir. - Optimisme pur et dur, à l'évidence. - Je vais jeter ça plus loin, tu devrais aller digérer dans l'eau. - Et vu la température qui baisse, il risque pas d'hydrocution en prime.

Je l'abandonne là, vais jeter les déchets un peu plus loin, assez pour pas être emmerdé mais pas assez pour pas avoir à crapahuter six ans pour revenir. Même si j'espère le contraire, j'ai aussi conscience qu'il est possible qu'on reste là un moment, alors je préfère essayer de rendre les choses plus confortable. Zone poubelle. Espace toilette potentiel. Chambre à coucher et salle de bain attenante avec feu de camp pour la déco et la bouffe. Peut-être ajouter une salle de jeu et un garage avec une hélicoptère? Un jour peut-être. Un hélicoptère en bois de cocotier, animé par un système à pédales. Faut faire travailler les jambes. Lorsque je reviens de ma petite marche, je trouve l'asperge assise dans son bain, la cheville immergée et le pantalon abandonné au bord du bassin que je pend à la structure de l'abri. - Ça va mieux? Pour marcher tu pourrais prendre une branche comme béquille aussi, pour retirer du poids sur ta cheville. - Simple suggestion qui ne me traverse l'esprit que là. Peut-être le fait d'enfin me poser au calme.

Et le calme il se poursuit jusqu'à la nuit, moins froide que la précédente probablement parce que nous sommes plus à l'abri ici, durant laquelle j'arrive à dormir. Nous avons recouvert le sol de feuilles d'arbre, et étalé les tissus fins dessus pour faire un lit un peu plus confortable que le sol dur. Malgré tout, on finit à nouveau par se retrouver l'un contre l'autre, peut-être un instinct naturel. Je ne le sais que parce qu'à un moment, j'ai senti son absence. Dans mon demi-sommeil je l'ai senti se lever mais je n'ai pas bougé. J'ai préféré profiter de réussir à dormir, quitte à le laisser seul un peu de temps. Lorsque je me suis finalement réveillé, le soleil était déjà levé. Oh, pas de beaucoup, mais le jour était là.

Un bout de bois pour relancer le feu et je me lève pour aller me passer un coup d'eau sur le visage et me réveiller un peu. S'il n'est pas là, il est surement sur la plage alors je quitte le camp et traverse la distance, les mains dans les poches, jusqu'à rejoindre l'étendue sableuse et l'océan au-delà, débusquant sa silhouette dans l'eau, un sac sur le dos. Il fait légèrement plus frais sur la plage, le soleil n'a pas encore eu le temps de bien réchauffer l'air, mais c'est tout de même agréable. - Alors, ça mord? - Lancé-je pour attirer son attention. Chasse-t-il le poisson ou le bagage? Aucune idée. Ce que je sais en revanche, c'est qu'il s'immobilise, et j'ai pas l'impression que c'est juste parce qu'il s’apprête à bondir sur un poisson égaré. - Un soucis?
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Sam 14 Avr - 21:48

« Bien sûr que oui. Et même si je suis sur d'être appétissant, je tiens pas à rester là éternellement. J'espère juste qu'un avion de cette taille, ça va attirer l'attention. On va surement le chercher. Faut juste... Tenir jusqu'à ce qu'ils nous retrouvent. » Sans doute a-t-il raison concernant l'avion et sa taille. Le fait qu'un avion comptant de nombreux passagers se soit crashé dans l'eau et ne soit jamais arrivé à destination devrait bien alerter une autorité quelconque. Il ne restait qu'à espérer qu'ils tâcheraient de le récupérer une fois la disparition constatée. Ce qui n'empêcherait pas le processus de prendre un certain moment. Des jours assurément. Peut-être même des semaines ou des mois si l'appareil a dévié largement de sa trajectoire pour une raison ou une autre. Il y avait tellement de facteurs à prendre en compte qu'en l'état des choses il était difficile de réellement rester optimiste face à la situation. Même si c'était nécessaire. Rien n'était plus assassin que l'absence d'espoir. Le corps en viendrait à se relâcher de lui-même et s'ankyloserait de ne plus espérer une quelconque forme d'aide. Il se contenterait de se laisser mourir à petit feu en présumant qu'il n'y avait pas d'autre alternative. Je ne pouvais pas en arriver à ce point et j'espérais que c'était également son cas. La situation aurait pu être bien pire si nous n'avions pas survécu tous les deux je n'en doute pas, mais... quelque chose me tracassait justement dans cette chance presque incroyable. Lui n'ayant pas l'ombre d'une égratignure. Moi n'ayant qu'une légère, mais embêtant entorse. Aucun autre passager n'ayant survécu. Le plus qu'évident lien quelconque que nous avions tous les deux même sans savoir encore lequel précisément. Tout ceci était tellement... presque parfait. Enfin parfait à sa façon. Peut-être est-ce simplement mon esprit qui essaie un peu trop de rationaliser et trouver une faille là où il n'y en a pas qui sait.

Je lui donne la carcasse de mon poisson lorsqu'il tend la main dans ma direction pour la récupérer. « Y'a des balises non? Dans les avions? Quelqu'un va forcément venir. » Forcément est un peu fort comme mot. « Ça c'est si elle n'a pas été détruite dans le crash. » On ne peut pas être chanceux sur tous les plans. « Je vais jeter ça plus loin, tu devrais aller digérer dans l'eau. » J'observe l'étendue d'eau en grimaçant, mais acquiesçant tout de même de la tête. Ne tardant pas à me relever de peine et misère dès qu'il s'est éloigné pour m'approcher de l'eau et retirer mon pantalon pour ne pas le mouiller. Vu le peu de vêtements à notre taille que nous avons en ce moment il faut limiter les dégâts. Surtout en ayant terminé de déchirer mon tee-shirt qui était déjà bien entamé dès la première journée. L'eau est froide et encore là le terme est léger. Je m'y plonge en frissonnant de tout mon corps et serrant les dents en inspirant et expirant profondément. « Ça va mieux? Pour marcher tu pourrais prendre une branche comme béquille aussi, pour retirer du poids sur ta cheville. » Que j'entends après quelques minutes à souffrir dans le bac de glace. « Je t'avouerais que j'ai surtout peur que l'atèle improvisée en vienne à rouiller à un moment. Ça ne pourra pas être bon. Pour le reste... j'arrive à ne pas y mettre trop de poids. Sauf quand je commence à fatiguer un peu. » Ce qui arrive relativement rapidement. Disons-le. Rien d'étonnant vu ma carrure et ce que j'arrive à lui fournir comme nourriture pour lui donner un minimum d'énergie. La nuit de sommeil suivant cette petite baignade n'est d'ailleurs pas de refus bien que de courte durée. L'abri étant plus profitable ainsi que notre lit improvisé de la veille.

La nuit de ne s'est pas pour autant éternisée dans mon cas. Malgré la confortable chaleur s'étant installé de nos corps se collant naturellement l'un à l'autre durant la nuit. L'instinct de survit primant là encore sur bien des choses. Ma cheville et son immobilisation forcée n'en restait pas moins difficile à oublier malgré ma tentative de sommeil. La position agréable difficile à trouver et le moindre mouvement râpant ma jambe libre contre le métal. À un moment j'en ai assez et je me lève doucement pour ne pas éveiller le grand blond. Récupérant mon sac improvisé et le bâton que j'ai taillé la veille pour attraper les poissons. Je glisse rapidement un peu de bois dans le feu et me dirige vers la plage en frissonnant de l'air frais contre ma peau bien plus présent qu'à notre campement. Me disant que si ce n'est pas la cheville qui aura ma mort ce sera peut-être la crève que je ne tarderai pas à attraper à ce rythme. Encore davantage en me plongeant les jambes dans les flots pour tenter de trouver quelques morceaux de poissons malgré la faible lueur du soleil commençant tout juste à pointer le bout de son nez. Les prises se font plutôt rares à mon grand regret malgré tous mes efforts et une seule prise se tortille encore faiblement dans mon dos lorsque j'entends une voix un peu plus loin. « Alors, ça mord? » Au moment même où je sens mon orteil toucher quelque chose de dure dans l'eau. Je fronce les sourcils et me penche pour observer de quoi il s'agit. « Oh... » Alors ça c'est une découverte. « Un soucis? » Je lève les yeux dans sa direction et lui fait signe d'approcher. « Tu vas vouloir voir ça. Je viens de trouver un gros morceaux. » Et mes jambes qui commencent à être douloureuses de l'eau fraîche...

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mer 18 Avr - 9:10

The ocean is coming way too fast.
Ft. H09-13


Tu vas vouloir voir ça. Je viens de trouver un gros morceaux. - Je fronce les sourcils et tente de voir ce qu'il a vu de là où je me trouve, mais je ne vois que les remous de l'eau et les reflets du faible soleil à la surface. Je soupire, pas franchement emballé à l'idée de me plonger dans l'eau froide aussi vite, mais d'un autre côté il à l'air d'avoir trouvé quelque chose d'important alors... Je sors les mains de mes poches et plonge d'abord les pieds dans l'eau, un frisson remontant le long de mes jambes et jusqu'à hérisser les petits cheveux de ma nuque et tous les poils entre les deux. Je ne prend pas le temps de subir, je me plonge vite dans l'eau avant de repartir en sur la plage et une fois les zones sensibles passées, et le mauvais moment terminé, je nage jusqu'à lui en frissonnant une dernière fois, sentant le sable bouger sous mes pieds.. - J'espère que c'est vraiment important sinon t'es bon pour me réchau... Oh.

Lorsque j'arrive à son niveau, je perçois le banc de sable qui chute vers un fond bien plus profond, comme souvent sur une plage, sauf que là je vois également la forme imposante et cylindrique qui s'y est posée. mes pieds se posent sur sa surface métallique et je lève les yeux vers lui. - Jackpot. - Ou devrais-je plutôt dire "Cockpit", puisque c'est ce qu'il vient de trouver. Le soleil se lève vite sur notre petite île et je vois de mieux en mieux le nez de l'appareil sous l'eau. Il est légèrement incliné vers le haut, me laissant supposer qu'il y a de l'air dans la cabine, mais le bout est enfoncé dans le sable. Peut-être la boite noire a-t-elle été préservée du coup? - Viens, Robinson! On va voir!

Je n'ai plus froid. Je n'ai même pas faim sur le moment, même si ça viendra. Je marche sur la carlingue en métal, le toit de l'appareil, et descend rapidement jusqu'à devoir plonger. Heureusement pour moi, même si je ne manque pas d'air, l'entrée n'est pas bien loin. Je ne sais pas où est le reste de l'avion, mais il s'est brisé au niveau de l'entrée avant. Je vois l'un des premiers siège, à moitié enseveli par le sable, et nage vers le morceau d'avion. Une fois sur place, je m'aide de la structure pour avancer et préserver mes forces. L'inclinaison du débris a permis à l'air de rester à l'intérieur aussi je peux rapidement lever la tête et respirer fortement. Il y a plein de choses ici. Pas sur de quoi cela dit. Et la porte de la cabine est ouverte, probablement laissée ainsi par les pilotes, ces enfoirés.

Lorsqu'il surgit lui aussi de l'eau, je fais quelques pas vers la cabine pour lui laisser plus d'espace. - Regarde ça, on va forcément trouver quelque chose d'utile! - Toujours à cause de l'inclinaison, la cabine n'est que peu immergée, j'ai l'eau à moitié tibias mais je peux m'asseoir dans le siège du pilote sans avoir l'eau plus haut que les chevilles. - Allez viens, on décolle et on se casse. - Si seulement...
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   

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[COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13
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