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 [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mer 23 Mai - 21:34

« J'espère que c'est vraiment important sinon t'es bon pour me réchau... Oh. » Je me contente d'acquiescer de la tête pour confirmer que oui c'est suffisamment important pour qu'il n'ait pas à terminer sa phrase. Le soleil ne tardant à dévoiler davantage ce que mon regard a capté après avoir baissé les yeux pour me rendre compte que mon cheminement s'est laissé stopper par une simple roche. Heureusement d'ailleurs parce qu'avec ce gros morceau de métal accroché à la jambe j'aurais sans doute eu du mal à ne pas m'enfoncer dans les flots. Mes gros bras m'auraient sans doute sauver, mais ce n'est tout de même pas une théorie que j'ai envie de tester malgré son exclamation. « Viens, Robinson! On va voir! » Il faudra bien pourtant puisqu'il est hors de question que je le laisse s'aventurer dans cette chose en solitaire. Pas alors qu'il y a un risque que n'importe quoi arrive et qu'il n'en revienne pas. Être deux perdus sur une île c'est une chose. Être seul perdu sur une île en ayant perdu une personne proche d'une façon ou une autre c'est autre chose. Le soucis c'est qu'avant même que je ne sois en mesure d'énoncer mon problème je le vois s'aventurer sur l'appareil et glisser dans les flots. « À nous deux alors. » Que je mentionne pour moi-même en observant l'atèle de fortune à ma jambe que je m'efforce de détacher. J'aurais sans doute pu me déplacer vers la plage pour le faire, mais je ne voulais pas le perdre de vu. Du moins pas sans avoir vu le chemin qu'il emprunterait pour entrer dans ce qui reste du cockpit. J'ai besoin de quelques bonnes minutes avant de réussir à me départir de cette chose encombrante que je plante comme je peux dans le sable pour être en mesure de la récupérer plus tard. À nager dans l'eau je ne risque pas de réellement endommager davantage ma cheville de toute façon. Je risque bien davantage l’hypothermie. « Quand il faut y aller... »

Je suis les pas qu'il a emprunter quelques minutes plus tôt pour finalement couler dans l'eau et atteindre de peine et misère l'ouverture qu'il a dû prendre pour entrer dans ce qui reste de l'appareil. Cherchant la forme de son corps en plissant les yeux. N'appréciant définitivement pas d'avoir autant d'eau autour de moi et encore moins dans les yeux. Appréciant plus que de raison l'énorme inspiration que j'ai pris en sortant de l'eau. Comme si je respirais pour la première fois depuis des années. À peine paniqué d'avoir dû autant nager. Il faut croire qu'après tout il y a bien quelque chose qui ébranle mon calme exemplaire. « Regarde ça, on va forcément trouver quelque chose d'utile! » Je glisse une main dans mon visage puis sur mes cheveux pour les dégager en observant autour de moi. « Allez viens, on décolle et on se casse. » J'esquisse un faible sourire avant de m'avancer prudemment vers lui. « Si seulement. » J'essaie de rester plus immergé que lui malgré le froid de l'eau pour épargner ma cheville. Admirant les éléments flottant tout près avec un certain émerveillement. Peut-être que nous ne trouverons pas de quoi nous sortir d'ici, mais si nous arrivons à améliorer notre campement un minimum ce sera toujours ça de gagné. « Cherche la boîte et je vois si je trouve quelque chose d'intéressant? » Dis-je en portant la main à mon sac de fortune... d'où ma prise du matin s'est échappée. Je l'avais oublié celui-là. Je grogne un peu avant de commencer à faire le tri dans ce que je vois. Quelques morceaux de vaisselle cassée. Des sacs d'arachides emplis d'eau. On pourra peut-être en faire un peu de beurre qui sait. Quelques articles personnels par-ci par-là. Une brosse à cheveux. Un chapeau. Des lunettes de soleil. Un oreiller de voyage et quelques tablettes devant avoir été accrochées derrière les sièges à l'origine. Pas de quoi faire une petite fête. Tant que je ne trouvais pas de cadavre au travers des débris ça n'en restait pas si mal.

« Tu crois qu'on serait capable de rapporter un ou deux sièges avec nous? Parce que pour le reste on aura pas de quoi vraiment se réjouir. Il semble y avoir des sacs un peu plus loin, mais pas grand chose. Les restes de quelques bagages à main et quelques effets personnels. » Je vois une bouteille d'eau flotter près de moi et hausse les épaules en la ramassant avec le reste puis m'aventure plus loin pour poser la main sur les quatre sacs que je trouve un peu plus au fond. Coincés sur des sièges. « On les ouvrira de retour sur la plage. Je ne veux pas risquer de mouiller le contenu si jamais des choses ont pu tenir le coup. Et de ton côté? Tu as trouvé quelque chose d'intéressant? »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Dim 27 Mai - 11:27

The ocean is coming way too fast.
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Cherche la boîte et je vois si je trouve quelque chose d'intéressant? - Faisons-ça. - Je le laisse repartir en arrière pour fouiller la zone passager encore rattachée au reste et je m'occupe d'inspecter la cabine de pilotage. J'y cherche quelque chose d'utile, quelque chose qui fonctionne et une chose est sûre, la radio ne fonctionne pas. En revanche elle n'a pas l'air endommagée, alors peut-être peut-on réussir à la faire fonctionner. Peut-être doit-on la ramener à la surface pour ne plus avoir cette épaisseur d'eau bloquant le signal? En tout cas le manuel de fonctionnement est plastifié, et toujours là, alors il suffira de lire.

Toujours assis sur le siège du pilote, je pivote et me penche en avant, cherchant du regard l'emplacement de la boite noire. Aucune idée de ce que je cherche, pourtant je sais où chercher. Ou en tout cas j'en ai l'impression et au bout de quelques minutes, je met ma main dessus. Une boite noire, c'est pas noir, allez comprendre. - J'ai la boite! - Je ne sais pas quoi en faire, certes, mais si ça agit comme une balise de repérage, la garder avec nous semble être la meilleure idée. Peut-être que, comme la radio, l'eau gêne le signal? Il me sera plus facile de la remonter à la surface en tout cas.

Tu crois qu'on serait capable de rapporter un ou deux sièges avec nous? ... - Heeu... Oui? Si on arrive à les démonter de la structure, je suppose qu'on peut les remonter. - Je me rapproche de la porte de la cabine pour pouvoir retrouver l'asperge du regard. - ... Et de ton côté? Tu as trouvé quelque chose d'intéressant? - Non. La radio marche pas, mais je pense pas qu'elle soit abîmée, et elle n'est pas dans l'eau. On peut peut-être la remonter si on arrive à la démonter mais il nous faudrait un sac hermétique pour éviter qu'elle s’inonde. - Je lève la boite noire pas noire pour qu'il puisse la voir. - Mais déjà il faut remonter ça en priorité, pour que ce bien repérable par les satellites!
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Ven 1 Juin - 17:14

« Non. La radio marche pas, mais je pense pas qu'elle soit abîmée, et elle n'est pas dans l'eau. On peut peut-être la remonter si on arrive à la démonter mais il nous faudrait un sac hermétique pour éviter qu'elle s’inonde. » Hum. J'observe les divers sacs que j'ai été en mesure de récupérer. En rien convaincu que l'un d'entre eux sera suffisamment étanche pour ne pas abîmer la radio sur le chemin du retour vers la plage. « Mais déjà il faut remonter ça en priorité, pour que ce bien repérable par les satellites! » Je souris en voyant la boîte qu'il tient entre ses mains. Y voyant bien malgré moi une quelconque lueur d'espoir pour un sauvetage prochain. L'espoir fait vivre après tout. « Bon alors d'abord voir ce qu'il y a dans les sacs et voir si l'un d'entre eux a été assez étanche pour garder le contenu au sec et ensuite remonter le tout. Le confort des bancs attendra je crois. On trouvera bien de quoi les libérer. Puis à rester dans l'eau les bases en viendront peut-être à rouiller à force de temps. » Pas que je tienne réellement à les ramener avec nous sur la terre ferme, mais si réellement nous sommes coincés sur cette île pendant un long moment le confort devra devenir une nécessité à un moment ou un autre. L'option de venir se reposer à même le cockpit n'étant pas la plus envisageable pour en profiter. Surtout sans savoir combien de temps il arrivera à conserver un minimum d'air avant de couler plus amplement dans les flots. Raison pour laquelle nous devons en sortir un maximum de choses. Je remonte donc vers le siège du pilote en prenant appui sur tout ce que je peux et traîne les sacs avec moi histoire de les mettre au sec avant de les ouvrir. Dans l'un d'eux assurément tout sauf étanche je trouve quelques produits d'hygiène encore un moindrement en état et quelques vêtements de rechange pour homme cette fois. Voilà qui servira et n'est pas perdu. Je laisse le sac ouvert avant d'ouvrir le second qui cette fois contient du matériel bien sec. Un portable dont l'icône de batterie faible est affichée, des mouchoirs, des barres protéinées, un livre et un appareil photo que je montre presque victorieusement au grand blond. Je place le tout dans le premier sac à l'exception des mouchoirs, du portable et de l'appareil photo. Le reste sèchera sans peine. Je lui tends ensuite le sac avant de continuer.

« Celui-là semble étanche. Suffit de voir si la radio y entrera. Il me semble assez grand, mais on ne sait jamais. » J'entrouvre ensuite un grand sac que je trouve plein de vêtements divers pour homme, femme et même enfant. Un petit pincement me prenant au cœur alors que je le referme pour m'attaquer au dernier sac trouvé. Un sac qui a partiellement supporté l'eau bien que pas totalement et qui ne contient rien de bien intéressant. Deux livres, une bouteille d'eau et une paire de sandales sans doute bien trop petites pour nous deux. « Ce n'est pas très concluant tout ça, mais on trouvera bien de quoi faire. Je vais commencer à remonter le tout. Ne te perd pas en chemin. » Je lui offre un grand sourire avant de refaire le chemin inverse à celui emprunté pour aller dans le cockpit. Me traînant jusqu'à la plage pour y déposer mes trésors avant de chercher mes choses du regard. Si je trouve bien le grand morceau de bois que j'ai taillé un peu plus loin, je n'arrive pas à retrouver l'atèle sans doute submergée dans les flots. Au moins ça m'occupera le temps que lui remonte. Et le temps que je réalise que j'ai totalement oublié de lui donner un sac en plus pour remonter la boîte noire.

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mer 13 Juin - 5:22

The ocean is coming way too fast.
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... Ou la rouille, ou le sel qui fragilisera le tout, mais on doit pouvoir l'aider un peu. - Je l'observe déballer ses trouvailles et affiche un sourire lorsqu'il me montre, victorieux, l'appareil photo. Néanmoins lorsque j'ai vu le téléphone, j'ai eu une sensation de vide. - Dommage qu'on connaisse pas le code, on aurait pu l'éteindre pour économiser la batterie. - Je le laisse ranger un peu et il me tend le sac qui semble le plus étanche. - Ça doit se déboîter, mais il nous faudra une source d'énergie pour la faire fonctionner. Elle doit être reliée au système de l'avion... Il y a peut-être une quelconque batterie.

J'observe la constitution du tableau de bord, cherche comment séparer un bloc du reste pendant qu'il continue son inventaire et finalement, il termine. - Ce n'est pas très concluant tout ça, mais on trouvera bien de quoi faire. Je vais commencer à remonter le tout. Ne te perd pas en chemin. - Où veux-tu que j'aille? - Le cockpit ou la flotte, il n'y a pas beaucoup de risques de perdition. Quoi qu'il en soit, on est toujours mieux lotis qu'avant avant de descendre, si on veut regarder le verre à moitié plein. Et ça c'est une bonne chose.

Pour le moment incapable de démonter cette radio, pas plus que les sièges d'ailleurs car c'est ce que j'ai essayé de faire pendant les quinze minutes suivantes, je me suis résolu à ne rien pouvoir faire de plus en l'état et, chargé de la boite noire, laissant le sac étanche fermé et pendu au plafond, j'abandonne la cockpit et remonte à la surface. En quelques brasses je rejoins la plage et l'asperge entrain de dépecer ses richesses pour les mettre à sécher: entre temps, le soleil a enfin gagné en chaleur et en clarté. - J'ai pas réussi à démonter la radio, faudra y retourner plus tard.

Je laisse tomber la boite noire dans le sable avant de moi-même tomber à côté de lui dans un long soupir. - Dis moi qu'il y a autre chose que des petits pulls rose à licorne, s'il te plait. - J'observe les sacs, curieux, puis tourne la tête vers la sacoche de fortune qu'il s'est faite et... Malheur. - T'as laissé partir le poisson! Immonde personnage!
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Dim 24 Juin - 14:44

Le temps passe. Les secondes s'écoulent et j'admets que je commence un peu à m'inquiéter. Surtout parce que le temps nécessaire du cockpit à la surface n'est pas des plus long. Qu'est-ce qu'il peut bien y faire? Les scénarios se créent bien malgré-moi dans mon esprit qui essaie pourtant de me convaincre d'attendre. Pour ne pas sembler désespérément accroché à lui bien qu'une autre part de moi semble me hurler que c'est le cas. Que j'ai besoin de le sentir près pour me sentir un moindrement en sécurité. Une simple impression supplémentaire pour ajouter à celle de nos visages me semblant bien trop similaires sur trop de points. J'attends pourtant, cherchant mon atèle dans la masse humide sans succès. Il faudra faire sans il faut croire. Ma cheville étant un peu ankylosée par l'immobilisation prolongée ne pourra pas me signifier son état avant quelques heures de toute façon. J'aviserai à ce moment-là ou plutôt il avisera puisqu'il semble bien plus en mesure que moi de traiter tout ceci. Peut-être même un peu plus en mesure que moi de gérer là où je me sens bien à exécuter malgré le fait que je ne resterais pas forcément là à attendre qu'on me dise quoi faire pour autant. Cette situation aura au moins ça de bien. Si dans la prison blanche où j'ai le souvenir d'avoir été enfermé je ne connaissais pas réellement de détails à mon sujet les circonstances actuelles arrivent à me faire réaliser quelques points de ma personnalité. Ma façon de rester calme et respirer. De ne pas prendre de décisions irréfléchie. De sur analyser les situations avant de décider quoi faire pour ne pas me tirer dans le pied au passage. Mon apparente minutie et précision apparaissant plus que parfaitement lors de la chasse aux poissons. Je me laisserais porter par mon pressentiment que je dirais peut-être avoir fait policier qui sait. Pour le peu que j'en sais ça pourrait presque coller.

Je soupire donc de ne pas être arrivé à retrouver mon atèle de fortune pour retourner à la plage. Ouvrant les sacs que j'ai rapporté pour en observer un peu plus amplement le contenu afin de voir ce qui pourra nous servir ou non. Scrutant l'eau aux secondes dans l'attente du grand blond que je vois finalement se profiler avec un soulagement certain. « J'ai pas réussi à démonter la radio, faudra y retourner plus tard. » Ce n'est pas le temps qui manque de toute façon. Si la boîte noire ne suffit pas à attirer un minimum d'aide du moins. Ce qui serait merveilleux il faut l'avouer. Je me contente donc d'acquiescer de la tête à son commentaire en continuant d'évaluer le contenu des sacs que j'ai pris avec moi. « Dis moi qu'il y a autre chose que des petits pulls rose à licorne, s'il te plait. » « Oui pour une fois on a de la chance. » Je souris et suit son regard sur mon dos. « T'as laissé partir le poisson! Immonde personnage! » « Immonde personnage? » Je pouffe de rire devant le commentaire en haussant les épaules. Farfouillant dans la pile des trucs utiles pour lui donner l'une des barres protéinées que j'ai trouvé. « Tient ça comblera un trou le temps que j'en attrape d'autres. » Je lui donne ensuite une pile de vêtements masculins pour qu'il puisse voir si quelque chose lui fait avant de me redresser pour retourner dans l'eau. Attrapant mon bâton taillé pour essayer d'attraper de nouveaux poissons.

« Tu trouveras bien quelque chose à ta taille. Ça nous évitera de terminer nos jours ici comme des nudistes. Je n'ai pas vraiment envie de me la faire manger par n'importe quoi. » Je souris puis m'applique à essayer d'attraper les vilains petits poissons qui ne veulent visiblement pas nous servir de repas. « Et la boîte noire tu crois qu'elle arrivera à attirer quelqu'un? Je sais que ça doit enregistrer les données de vol, mais je t'avouerais que mes connaissances générales sur les avions sont plutôt limitées. Pas juste niveau perte de mémoire. Ça ne me vient tout simplement pas comme quelque chose de naturellement connu. »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mar 26 Juin - 11:02

The ocean is coming way too fast.
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Tient ça comblera un trou le temps que j'en attrape d'autres. - Manger! - J'ai pas le temps d'attraper la barre que je la déballe et la fourre dans ma bouche. Il me faut sérieusement apprendre à économiser les ressources... Sur ça, il me refile les vêtements qu'il a trouvé et je commence à fouiller. - - Y'a de quoi bouffer au moins. - Je lève la tête. Pourquoi j'ai dis ça moi? Oh whatever. Je retourne à mes fouilles. - Et je suis pas sûr que ce soit à ma taille, en même temps qu'est-ce qui l'est, mais c'est toujours ça. Un short c'est un short, non? - Parce qu'à part lorsque le soleil se couche et lorsque la nuit domine, je n'ai pas besoin de porter bien plus que le strict nécessaire. Le soleil et la chaleur sont les seuls vêtements dont j'ai besoin.

Et la boîte noire tu crois qu'elle arrivera à attirer quelqu'un? Je sais que ça doit enregistrer les données de vol, mais je t'avouerais que mes connaissances générales sur les avions sont plutôt limitées. Pas juste niveau perte de mémoire. Ça ne me vient tout simplement pas comme quelque chose de naturellement connu. - Pareil, mais je pense qu'il y a une balise dedans. Après tout, c'est censé servir à être retrouvée, non? Donc il y a forcément une balise ou quelque chose qui signale sa localisation. Ils nous trouveront forcément. - Je continue mon tri dans les vêtements, mettant de côté deux shorts, apparemment ce type allait dans un pays chaud et ça fait bien mon compte. Enfin, notre, puisqu'il y en a assez pour nous deux. Je récupère un pull fin, lui laisse le sweat-à-capuche et met de côté les deux serviettes pour notre lit de fortune. - Va falloir se montrer patient et survivre jusque-là.

Et patient, on l'a été, on l'est encore dans une certaine mesure. Les jours ont défilé, les nuits ont passé, et nombreux se sont écoulés avant ce moment. Nombreux, trop nombreux. Honnêtement j'ai fais des traits dans la roche comme si j'étais dans la cellule d'une prison et j'ai certaine oublié comment compter depuis le temps, mais ça fait un joli pattern décoratif à notre ancienne chambre. Ancienne, oui, car nous avons déménagé. Oh, pas bien loin, quelques mètres de distance mais dans les airs. Après beaucoup de tentatives, nous avons finalement réussi à construire une sorte de cabane dans les arbres, ou en ce qui nous concerne, des palmiers, et plusieurs espaces couverts. Et même si on est loin du quatre étoiles, je trouve que pour avoir conçu et construit ça, on est quand même vachement pas mal du tout. Nous avons construit ça dans les palmiers autour de notre magnifique point d'eau pure, au moins le coin est familier et l'eau est toujours aussi accessible et courante.

Si des mois se sont écoulés, nos vêtements peu utilisés sont encore entiers, et nos corps sont propres dû aux produits eco-friendly que 13 a trouvé dans l'avion. Entre fruits et poissons, notre régime est équilibré et malgré un amaigrissement évident, ça n'en fait que ressortir la jolie couleur de nos muscl... yeux.
Des mois à survivre, à attendre, à protéger cette boite noire miraculeuse qui n'a pas attiré la moindre attention. Des mois et rien du tout. Des mois à vivre là, à explorer, au moins un peu. Des mois, et ça.

Hey l'asperge! On va explorer la côte-Est aujourd'hui? - Croyez moi, c'est pas New-york. Pas du tout. Juste une grande falaise où on dirait qu'il fait toujours gris ou proche de l'orage, alors que tout va bien. Peut-être une quelconque faille météorologique, j'en sais rien. Mais c'est un espace un peu plus humide, qu'on a jamais vraiment visité. Peut-être pourrait-on y trouver quelque chose d'utile. - T'es là? Ou je parle encore tout seul?
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Dim 22 Juil - 18:24

I think I'm crazy. Je l'ai pensé plus d'une fois au fil des mois qui ont passés depuis que nous nous sommes éveillés sur cette île qu'on doit désormais nommer maison. Une maison que nous avons aménagé afin de combler nos besoins, mais surtout pour être en mesure de survivre. Parce qu'il a bien fallut se faire à l'idée après des mois et des mois que personne ne viendrait nous aider. Pas âme qui vive ne semblait en mesure de nous trouver dans cet enfer que nous avons essayé de transformer en paradis. Puisque c'est ce que devrait être une île paradisiaque après tout non? Un sanctuaire pour se reposer et profiter de la nature. Ce que nous faisons amplement compte tenu du fait que la nature est notre demeure. Nous sommes des Tarzans improvisés avec les gorilles et le pagne en moins. Les vêtements certes utiles n'étant finalement pas aussi nécessaires que je le croyais il y a quelques mois lorsque nous en avons trouvé des un peu plus adaptés. Au point où nous en sommes de toute façon ce n'est pas un peu de peau en plus ou en moins qui y changera quoi que ce soit. Ce n'est pas ça qui va nous sauver ou nous achever et si jusqu'à maintenant nous avons été en mesure de nous en sortir pas trop mal j'imagine que nous pouvons être optimistes. Du moins j'aimerais l'être, mais j'ai du mal. Du mal à accepter que le soir lorsque je ferme les yeux le néant est toujours si présent dans mon esprit qui ne sait toujours rien. Du mal à accepter également que je pourrais terminer mes jours à dormir dans un arbre en compagnie de ce grand bêta que j'adore et suis assurément plus que content d'avoir trouvé. Ce qui est chose normale malgré ce calme peinant toujours à me quitter. Personne n'a envie de se dire que ses jours sont comptés et qu'il ne verra plus rien d'autre qu'une infinité d'eau jusqu'à ce que la mort les sépare lui et cette vision idyllique. Personne n'a envie de se dire que sa vie est réduite à un vulgaire morceau de sable et des siestes peinard pour passer le temps. Une semaine ou deux pour des vacances ça va, mais pas si longtemps. Pas une période de temps encore indéfinie qui dure déjà depuis plusieurs mois.

« Hey l'asperge! On va explorer la côte-Est aujourd'hui? » Je soupire brièvement à son questionnement. Trouvant encore étonnant que l'île ne soit pas explorée dans sa totalité malgré le temps que nous avons passé ici. Il faut dire que ma cheville dans un sale état durant des semaines n'a assurément pas aidé notre cause, mais heureusement ça n'a pas duré. Fort heureusement parce que sinon je ne sais pas ce que j'aurais fait à ne pas arriver à réellement me sentir utile à quoi que ce soit dans l'état des choses. D'autant plus que le temps passant a lentement amoindrit nos masses respectives et en viendra sans doute à nous affaiblir à un moment ou un autre si les ressources en viennent à manquer pour une raison ou une autre. Nous ne sommes après tout pas à l'abri d'une potentielle tempête tropicale ou autre événement de ce genre même si nous avons été sommairement chanceux jusqu'à maintenant. Le simple fait d'être en vie est déjà une chance en soit malgré l'ennui en venant à me gagner maintenant que nous sommes bien installés.

« T'es là? Ou je parle encore tout seul? » J'ouvre un œil pour le fixer. « Peut-être un peu des deux. » Je m'étire ensuite en fixant à l'horizon la zone bien peu invitante qu'il a mentionné et qui nous promet peut-être une bonne douche glacée au passage voir même un rhume non désiré. « On peut toujours aller voir oui. Moi qui croyait qu'on avait tout exploré j'imagine que je devrais être enthousiasmé par un peu de nouveauté. » C'est-à-dire des brins d'herbe que je n'ai pas encore rencontré. Rien de bien palpitant en soit, mais ça reste mieux que rien. Je me redresse donc pour venir me poster près de lui toujours en fixant l'horizon. « On apporte de quoi dormir là-bas ou on se contente de la base pour l'expédition à ton avis? Vu les nuages... je crois que je ne prendrais pas de chance et apporterais au moins de quoi pouvoir se sécher et se changer si on se fait coincer par de la pluie. Vaut mieux prévoir si jamais on a pas le temps de rentrer. » Après tout nous restons en territoire hostile et malgré cette sensation permanente de tourner en rond nous pourrions avoir une surprise. Je m'attends à tout de cet endroit. « Peut-être qu'on devrait essayer de construire un bateau un jour. Quand on sera vraiment désespéré de voir la boîte fonctionner. »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Lun 23 Juil - 11:06

The ocean is coming way too fast.
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Peut-être un peu des deux. - Je t'ai dis que la dernière fois, j'avais mangé un truc pas bon! - Non, sérieusement, j'ai fais une assemblée de noix-de-coco pour débattre du réchauffement climatique. Faut dire qu'il avait fait chaud ce jour-là mais bizarrement, on a jamais trouvé de solution, quoi que Jean-Paul Coco avait des idées tout de même intéressantes. - On peut toujours aller voir oui. Moi qui croyait qu'on avait tout exploré j'imagine que je devrais être enthousiasmé par un peu de nouveauté. - On a été pas mal occupé par notre installation faut dire. On a exploré pour trouver de dont on avait besoin - Et de loin, cette falaise, elle n'a rien à nous offrir. En tout cas en apparence, mais on ne peut rien savoir avant d'y être allé.

On apporte de quoi dormir là-bas ou on se contente de la base pour l'expédition à ton avis? Vu les nuages... je crois que je ne prendrais pas de chance et apporterais au moins de quoi pouvoir se sécher et se changer si on se fait coincer par de la pluie. Vaut mieux prévoir si jamais on a pas le temps de rentrer. - Debout au bord de la structure qui nous sert d'habitat, j'observe entre les feuilles le ciel grisonnant et la falaise en dessous. - Peut-être qu'on devrait essayer de construire un bateau un jour. Quand on sera vraiment désespéré de voir la boîte fonctionner. - C'est pas la même que se construire une maison, faut que ça flotte et que ça tienne et... Je sais pas où on irait. - Je tourne la tête vers lui et passe mon bras sur son épaule pour le serrer contre moi. - Et tu ferais une planche de surf parfaite, mais on va éviter d'en arriver là.

Je me demande comment on est parvenu à survivre tout ces mois sans se prendre la tête. Oh, on a eu nos moments. On a chacun eu des jours sans, il faut bien, mais rien de radical, rien de grave non plus. Peut-être parce que même si on en le sait pas, on se connait. On se connaissait. Le souvenir de ce bâtiment d'un blanc à vomir n'est plus qu'un rêve lointain et pourtant notre lien, notre histoire, son absence est aussi fraîche que l'air du petit matin. Le relâchant finalement, je me retourne. - On devrait pas trop se charger. Si on se prend un orage, il faut qu'on puisse bouger vite. Il y a une grotte à mi-chemin, qu'on a déjà vu. Je pense qu'on pourra camper là si on est gagné par la nuit. - Retrouvant du regard le sac à dos usé qu'on a trouvé sur la plage, un parmi d'autres des bagages échoués, je compte dans ma tête. - Tu devrais prendre les vêtements de rechange et les serviettes, et de l'eau. Moi je vais prendre la bouffe. - Autant répartir le poids. Et puis comme je veux toujours prendre plus pour manger plus, c'est justice que je sois celui qui transporte ça.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Ven 24 Aoû - 20:47

« C'est pas la même que se construire une maison, faut que ça flotte et que ça tienne et... Je sais pas où on irait. Et tu ferais une planche de surf parfaite, mais on va éviter d'en arriver là. » Où on irait... loin d'ici avec un peu de chance et pas au fond de l'eau avec un miracle. Après tout il n'a tout de même pas tord en mentionnant que la construction d'une quelconque embarcation flottante demandera bien plus que les compétences nécessaires à la réalisation de nos maisons de fortunes. Pour ce qui est de la planche de surf... « Très amusant. » J'observe ce qu'il y a à porté de regard pour y trouver un sac quelconque afin de pouvoir transporter quelques effets pour notre petit voyage de la journée. Prenant des vêtements au passage pour me vêtir et surtout ne pas laisser le soleil s'approprier ma peau plus que nécessaire. Le bronzage colorant ma chair étant tout de même le parfait exemple qu'il est déjà trop tard pour ça. « On devrait pas trop se charger. Si on se prend un orage, il faut qu'on puisse bouger vite. Il y a une grotte à mi-chemin, qu'on a déjà vu. Je pense qu'on pourra camper là si on est gagné par la nuit. » « Pas faux. » J'enfile donc un tee-shirt et un short en plus d'une paire de sandales un peu trop petites pour moi, mais qui font le boulot tout de même. Tout est un peu trop petit pour moi de toute façon, mais ce n'est pas comme si j'avais réellement le choix en ce moment malheureusement. « Tu devrais prendre les vêtements de rechange et les serviettes, et de l'eau. Moi je vais prendre la bouffe. » J'attrape quelques vêtements supplémentaires et deux grands châles en plus des serviettes pour poser le tout dans le sac récupéré plus tôt. Le dévisageant un court instant tout de même lorsqu'il parla de la nourriture. « Essaie surtout de ne pas manger tout ce que tu apporteras en chemin. On doit tenir plus que ton appétit. » Je lui laisse le temps de terminer la préparation de son sac puis nous nous mettons en route vers cette contrée inexplorée et surtout sans doute prochainement trempée.

Marcher au sec nous avons néanmoins été en mesure de le faire un moment avant de sentir les premières gouttes de pluie nous tomber sur le nez. D'abord légère avant de gagner en intensité alors que nous usions de nos grandes jambes à profit pour une fois. Cherchant la grotte plus tôt mentionnée par le grand blond afin d'y trouver refuge. Une grotte que nous avions simplement vaguement remarqué lors d'une précédente escapade sans réellement nous y aventurer plus amplement. Notre erreur. Mon erreur d'avoir cru que ce ne serait qu'un abri sécuritaire contre l'averse. De m'y être aventuré les yeux mi clos en raison de la pluie cherchant à m'aveugler sans regarder plus amplement devant moi. J'aurais bien été en peine de le faire de toute façon au vu de l'obscurité qui commençait à tomber. Un grand craquement est donc la seule chose que j'ai entendu avant de sentir l'onde de douleur me parcourir la jambe gauche. « MERDE! » C'est bien tout ce que j'ai réussi à gronder de douleur en essayant de me redresser dans ce trou où je suis tombé. Un trou bien peu profond, mais bien trop empli de morceaux de bois pointus pour que j'aie été en mesure de m'éviter la moindre blessure. Admirant plutôt le large morceaux traversant ma cuisse pour y porter difficilement mes doigts. « Fuck... »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Mer 29 Aoû - 5:20

The ocean is coming way too fast.
Ft. H09-13


Essaie surtout de ne pas manger tout ce que tu apporteras en chemin. On doit tenir plus que ton appétit. - Je peux gérer mon estomac. Mais on sait tous les deux que mon second estomac, lui, il fait ce qu'il veut. - On a essayé, une fois, de me contenir et de me restreindre... On aurait mieux fait de m'attacher. J'ai fais une crise de somnambulisme et j'ai dévoré toutes les bananes qu'on avait ramassé. Oui, j'ai redéfini à moi tout seul l'expression "fringales nocturnes", et j'ai aussi refait toutes la cueillette seul le lendemain. Mais après tout, c'était plutôt juste.

Quoi qu'il en soit, nous voilà parti, l'asperge et moi, en route pour de nouvelles aventures. J'ai la bouffe, il a le reste, et avec nos longues jambes désormais surentraînées, ces trajets dans la jungle sont devenus quelque chose d'aussi habituel que facile, voire même plaisant. Je dois admettre que le simple fait d'aller découvrir quelque chose, savoir qu'on ne sait rien sur cette zone de l’île, ça m'excite un peu. C'est ça qui me fait avancer malgré les quelques douleurs. Ça, et la perspective de la pause pique-nique à la ligne d'arrivée.

Enfin, la ligne d'arrivée on y est pas encore, et lorsque les premières gouttes traversent l'épais feuillage, autrement dit il pleut déjà fort, il nous faut accélérer le pas pour nous mettre à l'abri. Dans n'importe quel endroit, un peu de pluie ne serait qu'un peu de pluie, on aurait pu continuer, mais pas ici. Ici la pluie se transforme vite en orage, puis en tempête. Ici, le sol n'est pas nécessairement stable. Durant la construction de notre cabane dans les arbres, une petite pluie s'étant transformé en petite tempête a fait reculer les travaux de plusieurs semaines, alors on ne prend plus de risques.

Les longues jambes nous portent donc jusqu'à notre refuge de fortune, la grotte dont on avait parlé. Bientôt un an à survivre sur cette île, on commence à pouvoir anticiper les merdes. C'est bien. Le dernier sprint se fait à ciel ouvert, les arbres ne couvrant pas cette partie-là, et lorsqu'on trouve enfin l'abri de la roche, un violent frisson remonte le long de mon dos. - Et bah! Ça tombe dur! - Et puis le craquement, je l'entends. Ce n'est pas le tonnerre, c'est bien plus discret, bien plus proche: bien plus inquiétant. - MERDE!

Je fais volte-face, le sang redirigé vers mes jambes à cause de la peur atroce qui me saisit, et j'avance en cherchant l'origine du cri, suivant la respiration saccadée et forte. - Fuck... - Qu'est-ce que... - Je vois le trou, je vois les débris de bois et de tissus qui en camouflait la bouche, j'en vois le fond en le contournant pour ne pas obstruer la faible lumière naturelle et, enfin, je le vois lui. Lui, le teint livide de son visage, et le pieu de bois qui traverse littéralement sa cuisse. - Oh non...

Ne pas retirer l'objet. Dans cette situation, je sais qu'on ne doit pas retirer l'objet. Pourtant je ne peux pas le laisser dans ce gouffre pour toujours en attendant les secours: il n'y a pas de secours. - Ça va? - Et je sais déjà ce qu'il va répondre, et comment il va le répondre, alors je redouble ma question d'un ton exagérément sérieux et déjà agacé. - À part la cuisse! Est-ce que ça va?! - Une entorse ne m'a pas inquiété, mais ce que je vois là ne me donne pas envie de subir son sarcasme. Ça le rassure peut-être, mais à cet instant, ça ne marchera pas sur moi.

Je n'ai pas de corde, je n'ai pas de matériel médical. Rien pour soigner,suturer, désinfecter ou bander... On a réussi à éviter ce genre de blessure durant un an par une série de miracles... Fallait bien que ça arrive. Qui aurait cru qu'on tomberait dans un piè... - C'est un piège. Il y 'a quelqu'un, ou il y a eu quelqu'un d'autre ici. Ils auront peut-être de quoi te soigner. - Mais si piège il y a, alors menace il y avait. Ou peut-être était-ce un outil de chasse? On ne chassera pas mon frère. Il est moi.

Le bon point cependant est que le trou n'est pas profond, il n'a pas été fait pour un gros animal capable de remonter. En réalité, il n'est pas plus grand que moi, alors je peux m'y laisser glisser sans problème: l'asperge n'est tombée ainsi que parce qu'il n'a pas vu le trou camouflé, c'est tout.
Passant mes nerfs avant de le rejoindre, je donne des coups de pieds dans les pieux encore érigés pour les coucher et éviter de nouvelles blessures, puis je tombe à ses côtés pour prendre son visage entre mes mains et aviser ses pupilles et son état général avant de déchirer le short qu'il porte pour avoir une meilleure vue sur la plaie. - Désolé, faudra que tu te changes... Ooook. - J'ai beau me douter avoir été dans le médical, la vision de ce truc est tout de même impressionnante.

Passant en mode automatique, je me colle à la tâche. D'abord, j'ouvre son sac pour y prendre une petite bouteille d'eau, et j'en verse une partie du contenu sur la plaie pour la nettoyer un peu. - Bon, je vois peu de sang, donc soit tes artères sont pas touchées, soit ça les tient en place. - Le libérant ensuite de sa chaussure, je pose ma main sous son pied. Froid. Oui, forcément, entre la pluie et la grotte il fait pas un temps à bronzer, mais... - Est-ce que tu sens ma main? - Je serre le pied avec une force mesurée, cherchant à créer un inconfort sans non plus lui briser les os pour savoir si la sensibilité est diminuée, et si oui, prouver que le sang circule mal. On commence par ça, ensuite seulement on avisera comment extraire cette connerie.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Jeu 13 Sep - 16:24

Le temps semble figé alors que mon regard peine à croire ce qui se dessine à lui sous la faible lueur extérieure. Ce pieux pourtant difficile à rater de par sa taille qui affiche toute sa proéminence hors de ma pauvre cuisse. Cuisse douloureuse et pourtant pleinement supportable. Ce que je mets sur le compte de l'adrénaline que je sens se faufiler en mes veines et muscles tous aussi crispés que mon expression faciale. Du moins jusqu'à ce que j'entende cette voix. Sa voix qui succéda la mienne que j'eus l'impression d'avoir entendu il y a des heures. Ma notion du temps quelque peu chancelante à l'heure actuelle. « Qu'est-ce que... » Sa voix qui me permet de poser de nouveau pied dans le présent et entendre ma respiration si rapide et saccadée. Admirer mes doigts toujours tendus vers la blessure sans pour autant arriver à me résoudre la toucher. « Oh non... » Oh non en effet. Oh merde qu'est-ce que je vais faire surtout à être ainsi coincé au fond de ce trou sans être capable de bouger. Sans même savoir si j'arriverai à en sortir. « Ça va? » Est-ce que ça va? EST-CE QUE ÇA VA? « À part la cuisse! Est-ce que ça va?! » Je prends quelques secondes à répondre. Appuyant la tête sur la parois de terre derrière-moi avant de le faire pour ne pas simplement lui hurler comme ça ne va pas alors qu'il est... il est ma seule chance de m'en sortir ou de ne pas simplement mourir seul au fond de ce trou. « Je crois que ça va. À part la cuisse. » Que je me résous à lui répondre calmement. Du moins tout aussi calmement que ma respiration paniquée me le permet. Je glisse ma main contre mon front pour en repousser les mèches de cheveux y étant collées par la pluie. Qu'est-ce qu'on va faire? Qu'est-ce que je vais faire? Il ne m'a jamais semblé être du type à baisser rapidement les bras ou me décourager pour un rien. Pas plus que celui à voir le négatif en toutes choses. Pourtant cette situation arrive à me soutirer un mal de cœur en plus d'une envie presque ridicule de pleurer. Comme si elle faisait remonter en moi quelque chose sur quoi je n'arrive pas à mettre le doigt. Tout ça pour un vulgaire accident. Tout ça à cause... « C'est un piège. Il y 'a quelqu'un, ou il y a eu quelqu'un d'autre ici. Ils auront peut-être de quoi te soigner. » Tout ça à cause d'un piège.

« Je ne dis pas ça pour sembler défaitiste d'emblée, mais je crois que s'il y avait quelqu'un d'autre sur cette île nous l'aurions déjà croisé depuis longtemps. Nous l'avons exploré presque dans sa totalité et nous n'avons croisés absolument personne. Au mieux il y aura le cadavre de quelqu'un qui a déjà été coincé ici comme nous et s'est fait un abri de paranoïaque avec ce piège. Et pour le matériel médicale... À voir la taille de cette chose... c'est peut-être une scie que tu devrais chercher. » Pour ma jambe, pas pour ce pieu. Parce que sans même être un pro dans ce domaine semblant davantage de son ressort il n'était pas difficile de comprendre que plus cette chose restait en place et moins le pronostique était bon. Sans doute le même raisonnement était-il possible sur le fait de retirer le pieu et le fait que réaliser cette action ne pouvait engendrer un bon pronostique. Aussi je ferme les yeux un instant pour détacher mon regard de la chose. Jusqu'à ce que je l'entende s'approcher et sente ses doigts contre mon visage puis l'entende déchirer mon short. « Désolé, faudra que tu te changes... Ooook. » « Si tu savais comme je m'en fiche... »

Je l'observe ouvrir le sac et prendre de l'eau pour la vider contre ma plaie et me faire sursauter au passage. Ce qui ne manque de me soutirer un petit grondement. « Bon, je vois peu de sang, donc soit tes artères sont pas touchées, soit ça les tient en place. » Bon sang... Je passe une nouvelle fois ma main contre mon front en levant les yeux au ciel et reniflant. « Est-ce que tu sens ma main? » Sa main? Je déglutis puis le fixe en secouant la tête. « Non... bordel... » Cette fois c'est mes deux mains que je pose contre mon visage un instant. Silencieusement et sans bouger davantage avant de finalement les retirer en expirant fortement. « Je suis foutu pas vrai? »

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Ven 14 Sep - 3:51

The ocean is coming way too fast.
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Non... bordel... - Je sens mes mains perdre leurs forces. Je les sens abandonner la pression dans un réflexe bien contre toute volonté. Mon visage se décompose, et même si j'avais voulu garder un air neutre pour ne pas l'alarmer, c'est trop tard. J'en suis incapable. - Je suis foutu pas vrai? - Je déglutis, me refusant à admettre la réalité. S'il ne sent pas son pied, c'est que la sensibilité est diminuée par l'absence de circulation sanguine. Dans cette pénombre, on y voit rien, mais elle virerait bleu-violacé que ça n'étonnerait pas. Le pieu doit avoir sectionné et colmaté l'artère et tout un tas d'autres conneries.

Je lâche son pied, tombe en arrière entre les pieux que j'ai déterré. Il me faut une seconde. J'ai besoin d'une seconde. Dehors, la tempête continue de hurler. Dedans... Le silence n'est pas préférable. - Le pieu a certainement sectionné l'artère. Si je le retire, tu vas te vider de ton sang en quelques minutes. - Un frisson gagne mon dos et secoue mon corps d'une brutale dose de vérité. - Je vais faire un garrot, limiter l'écoulement de sang, ça te fera gagner un peu de temps. - Comment? J'y viens.

Je prend mon sac à dos et avec une pierre de la roche, j'use les lanières des bretelles jusqu'à réussir à les couper. Du sac de l'asperge je sors deux serviettes, puis je reviens à ses côtés. - Serre les dents. - Que je dis avant d'entourer le haut de sa cuisse avec la lanière. Avec le short déchiré, je vois parfaitement ce que je fais, et on est bien loin de se demander lequel nous deux est le plus pudique à ce stade. Il y a plus important, comme par exemple serrer ce garrot le plus fort possible, quitte à lui faire mal. Il ne peux pas garder ce garrot plus d'une heure... Mais ce détail est-il pertinent ici?
Je m'arrête alors deux secondes, observant sa cuisse avant de lever mon regard vers lui. - Tu vas pivoter un peu pour que je puisse voir par dessous. Je te dirais bien de serrer les dents là aussi, mais... Tu vas le sentir. - Pourquoi mentir. Le pied est une extrémité, la perte de sensibilité commence par là, mais ça? Ça, rivalise avec les hurlements de l'orage lorsque je saisi le pieu par le bout sous sa cuisse et tire d'un coup sec pour l'en retirer.

Aussitôt extrait, je presse une serviette sur chaque plaie aussi fort que je le peux et utilise la seconde lanière pour verrouiller le pansement de fortune, clairement insuffisant. A-t-il tourné de l’œil? Je ne serais pas étonné si c'est le cas. - T'es toujours avec moi? Hein? - Un garrot pour éviter qu'il se vide totalement, un pansement pour compresser les plaies et limiter le contact avec tout et n'importe quoi... Je ne peux rien faire de plus ici. Il lui faut un hôpital, du matériel médical stérilisé, une ou deux poches de sang et une bonne dose de morphine... Vous allez me dire qu'il y a un hôpital au bord de cette unique falaise qu'on a pas encore exploré? Je n'en crois pas un mot, mais c'est pas ici qu'on trouvera quoi que ce soit de toute façon

Ça tiendra le temps que ça tiendra. Il faut qu'on rejoigne la falaise, on est plus si loin. Ces gens sont peut-être morts, mais ils auront peut-être laissé de quoi te soigner. Regarde ces pieux, ce trou. Ça n'a pas été fait à la main. Ils avaient des outils, des vrais. Ils avaient sûrement prévu quelque chose en cas de blessures. - Est-ce que je mens? Non, c'est très possible vu ce qui se trouve autour de nous. Est-ce que j'y crois? Est-ce que j'y crois...
Les mains couvertes de son sang, je glisse jusqu'à lui et m'appui contre la paroi, épaule contre épaule, le regard rivé sur sa jambe. - Je vais t'aider à marcher. Je comprend que tu ais mal et que tu ne sentes plus ta jambe, mais on ne peux pas rester ici, pas dans ton état. - Je frissonne encore, pas sûr que ce soit à cause du froid ou à cause de ça. - La... La pluie te fera du bien. - Elle ne calmera pas la douleur, mais entre la sensation de froid, sa température qui a dû grimper en flèche... L'eau apaiserait au moins ça... Soit pas grand chose, mais je dois le motiver à bouger et je manque d'argument.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] The ocean is coming way too fast. || Ft. H09-13   Hier à 22:10

« Le pieu a certainement sectionné l'artère. Si je le retire, tu vas te vider de ton sang en quelques minutes. » Je sens mes yeux s'embuer et c'est plus fort que moi. Bien plus fort que toute ma volonté de croire que tout ira bien alors que tout de cette situation hurle le contraire. Autant mes propos que les siens et cette absence de sensations qui ne peut être porteuse de bonnes nouvelles. Ce qu'il n'a d'ailleurs pas tardé à valider alors que je sens mon visage se tordre en une grimace combinant douleur et profond désarrois. C'est fini. Je suis fichu. Je ne m'en sortirai pas. Je réussi à survivre un crash d'avion, mais n'arrive pas à tomber au fond d'un trou sans y laisser ma misérable carcasse trempée. Ma peau où je sens bien davantage que l'eau de la pluie perler alors qu'un frisson me secoue le corps et déclenche une nouvelle onde de douleur. « Je vais faire un garrot, limiter l'écoulement de sang, ça te fera gagner un peu de temps. » Gagner du temps... Est-ce réellement à ça qu'on en est réduit? Trouver ce qui me fera respirer quelques secondes de plus alors qu'à l'entendre parler il suffira de retirer ce grand morceau de bois pour que je me déverse sur la terre humide jusqu'à ce que mort s'ensuive? Puisque c'est bien de ceci qu'il faut tenir compte. La mort qui pointe le bout de son nez à l'horizon sans que nous ne puissions rien y faire l'un comme l'autre en l'absence du matériel médical nécessaire à ma survie. « Serre les dents. » Je serre les dents. Je serre les poings. Je serre tout ce que je peux serrer, mais ça ne suffit pas à retenir le grondement rauque s'échappant hors de mes lèvres en la pression augmentée démesurément contre ma cuisse. La douleur... Cette douleur à peine supportable qui me fait me mordre le lèvre au sang et perdre une larme futile de mes yeux brûlants. « Tu vas pivoter un peu pour que je puisse voir par dessous. Je te dirais bien de serrer les dents là aussi, mais... Tu vas le sentir. » Je pose une main contre ma bouche en expirant fortement avant d’acquiescer de la tête sans penser une seule seconde qu'il ne se contentera pas d'observer en-dessous comme il le mentionne.

Le cri qui s'extirpe de mes tripes aurait sans doute pu éveiller un mort lorsqu'il retire le pieu de ma cuisse d'un coup sec. Je me sens partir un instant. La vision brouillée et la tête qui tourne sans que je n'arrive  faire le point sur la situation. J'ai la tête lourde en plus d'un haut le cœur prenant. Le corps mou et les yeux peinant à rester ouvert même s'il le faut. Il ne faut pas que je m'endorme. Il ne faut pas que je flanche. Il ne faut pas. « T'es toujours avec moi? Hein? » Je peine à acquiescer de ma tête chancelante que je garde appuyée sur la terre en essayant de respirer. « Ça tiendra le temps que ça tiendra. Il faut qu'on rejoigne la falaise, on est plus si loin. Ces gens sont peut-être morts, mais ils auront peut-être laissé de quoi te soigner. Regarde ces pieux, ce trou. Ça n'a pas été fait à la main. Ils avaient des outils, des vrais. Ils avaient sûrement prévu quelque chose en cas de blessures. » Est-ce que je suis convaincu d'arriver à me lever et marcher? Pas du tout. Je me sens fiévreux et couvert de sueur malgré les frissons ne cessant de me secouer. Et ma jambe... Je ne la sens tout simplement plus et je ne sais pas si c'est parce qu'elle est déjà perdue ou parce que la douleur est si forte que mon esprit a simplement décidé de m'en dérober. « Je vais t'aider à marcher. Je comprend que tu ais mal et que tu ne sentes plus ta jambe, mais on ne peux pas rester ici, pas dans ton état. » Je le sens se presser contre mon épaule et essaie de m'efforcer de prendre appuie sur ma jambe encore en état pour me lever en me retenant de vomir le faible contenu de mon estomac. «  La... La pluie te fera du bien. » Je prends une grande inspiration puis termine de me lever en prenant appui sur lui. « J'ai déjà tellement froid si tu savais... »

Marcher je vais le faire. Je ne sais simplement pas combien de temps je serai en mesure de le faire. Combien de temps j'arriverai à prendre appui sur lui sans simplement m'effondrer sous le poids de mon propre corps que je n'arriverai plus à soutenir. Au mieux suffisamment longtemps et au pire à peine quelques minutes, mais je vais le faire. « Aller... allons voir cette falaise... » Et marcher j'arrive à le faire ce que j'estime être une dizaine de minutes au maximum avant de ne plus arriver à tenir debout même en gardant appui sur lui. « Je... peux plus... »

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