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 [COULOIR DE L'INFINI] And then comes the light in the nightmares | ft. F09-003

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MessageSujet: [COULOIR DE L'INFINI] And then comes the light in the nightmares | ft. F09-003   Dim 26 Nov - 18:10


F05-093 & F09-003  

And then comes the light in the nightmares


Un souffle. Elle croisait les bras alors qu’elle avançait prudemment dans le couloir. Ce couloir qui avait été tant de fois nommé par les personnes de la Ruche, ce couloir qu’elle n’avait jamais osé franchir jusqu’à aujourd’hui. Nita avait peur, et en même temps, elle voulait arrêter d’avoir peur. Pour elle, cette épreuve constituait son objectif final, sa seule raison de vivre à l’heure actuelle. Elle voulait cesser de raser les couloirs, de baisser la tête à chaque fois qu’elle croisait quelqu’un. Elle voulait arrêter de se reculer quand une personne s’approchait un peu trop près d’elle, elle voulait ne plus être une perpétuelle petite fille terrifiée. Alors, elle soufflait, présentement, collée à un mur du couloir de l’infini; incertaine quant à la marche à suivre. Amanita craignait d’ouvrir la mauvaise porte, quand bien même elle doutait bien qu’il n’y avait pas une entrée qui en valait mieux qu’une autre. Malgré elle, la peur la terrassait, et la figeait en l’instant, incapable d’aller au bout de sa décision. C’était toujours comme ça, avec la jeune femme. Mi-figue, mi-raisin. Déterminée et butée d’un côté, terrifiée et immobilisée de l’autre. Deux attitudes qui tranchaient radicalement, et qui constituaient tout son être entier. Elle ne pouvait encore pleinement l’accepter, mais son comportement contradictoire n’était qu’un résultat des nombreux sévices qu’elle avait subi par le passé. Et peut-être bien, qu’au final, son amnésie était loin de lui avoir rendu service, quoi qu’elle se dise.

La tête rabattue contre le mur, Nita ferma les yeux, quelques secondes seulement. Ou peut-être plus, elle ne saurait le dire. Elle voulait puiser dans ses forces intérieures pour oser affronter ce qui pouvait se trouver de l’autre côté d’une porte. Bien sûr, elle était seule, et elle n’avait pas pris conscience qu’il fallait être deux pour ouvrir la porte. Mais dans sa tête, ne serait-ce que mimer le geste représentait un énorme pas en avant. Alors, elle se laissait aller, cherchait une raison qui la pousserait à aller de l’avant, enfin. Et celle-ci se manifesta sous une forme terrifiante, sans qu’elle n’en ait eu conscience sur le coup. Elle leva ses mains, entravées, à la hauteur de son visage. Le noir était ambiant, mais la porte ouverte avec le geôlier non loin d’elle laissait filtrer de la lumière dans la grotte. Elle tremblait, Nita, tremblait à chacun de ses gestes. La maigreur de ses mains l’horrifia, et elle sut que le reste de son corps ne devait pas être mieux. Elle était seule depuis si longtemps, qu’elle se laissait presque mourir volontairement pour mettre fin à son supplice. Elle était jeune, Amanita, elle avait encore toute la vie devant elle, mais elle voulait seulement mourir. Seulement ses bourreaux ne l’entendaient pas de cette oreille. Des bruits de pas lui firent abandonner sa triste admiration de ses main craquelées et brisées. Son geôlier abandonnait son éloignement pour venir la tirer avec violence, manquant de la faire tomber par terre. Piteusement, Amanita tenta de supplier celui qui voulait l’emmener dans un monde de souffrances impossible à supporter : « Pitié, non. S’il vous plait, laissez-moi tranquille, juste aujourd’hui. Pitiééé. » Sa voix se brisa alors que celle de son tortionnaire claqua, l’insultant, ne cessant de la tirer pour l’emmener ailleurs. Destinée à souffrir encore et encore, et à jamais.

Nita hoqueta alors qu’elle ouvrit brutalement les yeux. Elle se décala violemment du mur, tombant presque à genoux alors qu’elle tentait d’effacer la vision atroce qu’elle venait d’avoir dans sa tête. Murmurant des paroles quasiment inaudibles, elle secoua la tête et regarda la première porte qui s’offrait à elle : « Non, non, non, je refuse de voir ça. Il faut que ça s’arrête. » Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle racontait en la seconde. Elle se précipita juste contre la première porte venue et s’acharna sur la poignée, qui refusait de céder à ses pressions. Amanita multipliait les tentatives pour ouvrir la porte qui restait bloquée, et des larmes vinrent perler au coin de ses yeux : « Allez, je t’en prie, laisse-moi ouvrir, j’en ai besoin. » Comme d’une drogue, elle voulait se plonger dans le couloir de l’infini. Effacer son souvenir au profit d’une vision différente, peut-être cauchemardesque mais qu’elle saurait être inventée par la Ruche. Soudainement, le déclic se fit et la porte céda, alors qu’une silhouette se rapprochait de Nita. Lui jetant un regard flou, aveuglé par les larmes, la métissée considéra à peine la femme qui venait de la rejoindre. Se détournant d’elle, elle se jeta littéralement dans l’embrasure de la porte, et attendit que ses mémoires la laissent quelques instants en paix.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] And then comes the light in the nightmares | ft. F09-003   Mar 28 Nov - 17:37


F09-003 &  F006-093 // And then comes the light in the nightmares

Tu l’avais remarqué dans la foule qui était présente dans cette ruche, tu ne l’avais pas approché restant loin d’elle, mais l’observant du coin de l’œil. Tu ne sais pas vraiment pourquoi, mais à la moindre occasion tu avais ce besoin de la surveiller comme pour la protéger. Était-ce parce qu’il te semblait qu’elle faisait son maximum pour ne pas se mêler aux gens à cet air effrayer que tu semblais percevoir dans son regard. Malgré tout, tu ne l’avais pas approché. Mais quoi qu’il en soit, tu avais ce sentiment que tu devais la protéger. C’était la première avec qui tu avais cette impression, et la seule. Les autres, même si certain devait aussi être dans mle même état n’avais pas retenue ton attention.

Tu préférais t’occuper de ta propre situation que celle des autres, trouver un moyen de t’échapper de cet endroit qui te semble aux files des jours encore plus étranges, te donnant plus envie t’enfuir de ce lieu. Après tout, tu ne voyais pas vraiment pourquoi tu te préoccuperais de personnes que tu ne connais pas. Alors, pourquoi avec cette fille, c’est différent ? Pourquoi quand tu la vois s’éclipser, tu la suis de loin pour être sur qui ne lui arrive rien. Si tu n’avais rien à faire des autres pourquoi avec elle s’était tout le contraire, alors que tu ne l’as connaît pas. Tu n’as échangé aucun mot, aucun regard si ce n’est furtif. Pourtant, quand elle avait pris la direction de ce couloir, tu l’avais suivie te demandant pourquoi elle allait dans un tel endroit. Car sa réputation n’était plus à faire, même toi qui venais arriver il y a à peine 1 mois ou deux, tu avais entendu des choses peu rassurantes sur cette partie du complexe, voir des choses assez effrayante.

Alors tu la suivis te demandant pourquoi elle voulait allais dans un tel endroit. Tu la laisses rentrer dans ce couloir. Tu la regardais se débattre avec sa peur sentant une pointe vernir te percer le cœur, tu aurais voulu la rejoindre pour l’aider à affronter ce qui la hantait en secret. Mais tu avais cette impression qu’elle voulait le faire seule, alors tu gardais tes distances, te disant que tu interviendrais si tu remarquais que sa panique devient ingérable. Tu l’observes en train de se coller contre le mur. Elle pose sa tête contre le mur, tu esquisses un mouvement pour aller vers elle et te ravises. Tu attends tranquillement, fronçant les sourcils de manière douloureuse de la voir dans cet état. Cela d’ailleurs te surprend encore, pourquoi avoir une telle réaction pour elle, juste pour elle. Elle n’aurait pas cette réaction, même pour 11 et 711 qu’elle connaît pourtant plus que la métisse. Pourtant, tu ne peux pas détourner ton regard fasse à sa détresse, ressentant même un point encore plus violente quand tu la voix front contre le mur, les yeux fermer. Tu la laisses dans ce qu’il semblait être une lutte contre ses peurs et ses angoisses. Estimant qu’elle devait essayer de le surmonter seule même si tu la surveillais

Et soudain, tu vois la perdre son combat contre cette panique qui la tiraillait. Tu commençais ton avancée vers elle, d’un pas précipité prête à lui donner ton épaule pour la soutenir, allant contre ton attitude qui jusqu’à présent n’était que pur égoïsme. Tu n’avais pas pensé au autre et pourtant quand tu l’avais vu être submergé par la panique, tu n’avais pensé qu’à aller l’aider, essayer de la calme, faire en sorte qu’elle puisse vaincre ses démons. Tu l’entends murmurer quelques phrases, tu la vois s’énerver contre cette porte qui ne voulait pas s’ouvrir, prête à poser une de tes mains sur les siennes pour la calmer. Mais dans ton élan, tu t’arrêtas face à ce visage en larmes qui te transperçaient soudainement le cœur, te figeant quelques instants sur place. Tu ne réagis pas tout de suite, alors qu’elle se précipiter à l’intérieur de cette pièce qui venait de s’ouvrir à elle.

Ton corps la suit de lui-même s’en fichant bien de ce qui pouvait bien t’arriver. Tu rentres à sa suite te précipite vers elle prenant son visage entre tes mains, avec une douceur qui jusqu’à présent te semblait inexistante chez toi. Pourtant, elle était bien là dans tes gestes et dans ta voix, l’interpellant avec calme et douceur « Et ! Et ! Calme toi » Tu la forçais à te regarder toujours avec cette douceur qui te semblait étrange chez toi. « Regarde-moi. » Tu continues à lui parler doucement, essayant de faire revenir le calme chez la jeune femme qui était devant toi. Tu lui demandes d’inspirer, puis de tout relâcher doucement par la bouche, ancrant ton regard dans le sien, ne la quittant pas des yeux « Inspire profondément et expire doucement par la bouche. » Tu vas jusqu’à lui prendre une main, pour qu’elle sente les battements de ton cœur et qu’elle puisse caler sa respiration dessus. « Tu sens ? Alors continue ainsi jusqu’à ce que ton rythme soit presque au même niveau du miens. » Tu l’encourages à continu jusqu’à ce que la calme ai repris ses droits en elle et que sa panique soit partis, tu resterais le temps qu’il faut pour qu’elle puisse reprendre le contrôle « Voilà doucement. Doucement. ».

D’ailleurs tu es tellement concentre sur elle, que tu ne remarques même pas l’aspect de la pièce, ressemblant à des égouts et de la présence de rat. Rien n’a d’importance à ce moment présent que la métisse qui était devant toi et sa crise de panique, tu tentais de maîtriser avec elle. « Continue comme ça. ».

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] And then comes the light in the nightmares | ft. F09-003   Mer 6 Déc - 19:18


F05-093 & F09-003  

And then comes the light in the nightmares


Son coeur battait à cent à l’heure, elle avait l’impression qu’il cherchait à quitter sa poitrine, à exploser autre-part qu’en son intérieur. Amanita s’était tellement précipitée dans la pièce qui lui faisait face, s’envoyant valser contre le mur le plus proche de l’ouverture, et pourtant, elle n’arrivait même pas à voir où elle se trouvait. Ses larmes ruisselaient sur ses joues, l’aveuglant. Elle voulait tomber, se laisser aller sur le sol, laisser libre court à sa peine et à sa souffrance. La métissée n’était pas capable de surmonter quel que soit le souvenir qui venait de lui transpercer son crâne, qui venait de la transpercer dans son entièreté. Elle revoyait ses mains cadavériques, elle entendait à nouveau sa voix suppliante, se détestant pour ça, sans savoir pourquoi. Bien que le flash demeurait incomplet, Nita avait le sentiment que ses cicatrices la brûlait, que la souffrance vécue là-bas la fouettait de nouveau. Pleurer ne l’avançait à rien, mais c’était sa seule réaction face à cet amont de mémoire, face à ce souvenir traître qui l’étranglait, d’une peur panique ingérable, d’une angoisse semblait-il insurmontable. D’une certaine manière, elle avait obtenu ce qu’elle voulait, avait trouvé ce qui pouvait bien la motiver à affronter le couloir de l’infini, mais le prix à payer avait été trop fort pour le supporter.

A deux doigts de sombrer sur le sol, quelque chose la rattrapa. Une voix résonna dans ses oreilles presque sourde, et son visage fut tourné malgré elle vers le visage d’une femme, inconnue à première vue, mais qui lui apparaissait familière. Amanita ne pouvait toutefois pas vraiment bien la discerner, les larmes rendant sa vision floue, ses hoquets ne cessant pas depuis plusieurs minutes. Sa peine était impressionnante, ses traits de visage étaient tirés en des marques de douleur impossible à effacer, sur le moment. Pourtant, les mains de la jeune femme sur ses joues lui procurèrent une étrange sensation de chaleur, alors que 093 cherchait à retrouver son souffle, cherchait à calmer sa respiration saccadée. Elle n’y parvenait pas encore, trop submergée par un tourment sans fin, constitué d’émotions défaillantes. Comme en écho à son propre souhait, l’inconnue saisit sa main pour la porter à sa poitrine, et Nita lâcha une petite exclamation choquée, ne comprenant pas où elle voulait en venir, ni même pourquoi la femme s’intéressait à elle. A la place, elle commença à multiplier des phrases entrecoupées, perdue, désespérée par un souvenir encore trop récent pour sa pauvre existence en ces lieux : « Non, non, je ne veux p-pas… y retourner. » Elle ne voulait pas revivre ce cauchemar apparu dans les méandres de son esprit. « C-ce..; ça fait trop mal, tu comprends ? » Elle se questionnait plus pour elle-même que pour l’étrangère qui essayait de la calmer, tant bien que mal. « Je ne v-veux pas revivre ça. Non. Non, s’il te plait. » La négation ne quittait pas ses mots, sa main libre venant bientôt s’accrocher à l’un des bras de sa compagnie soudaine. « Je ne v-veux pas, c’est si douloureux. Pourquoi ça fait si mal ? Pourquoi il a fallu que… ça m-m’arrive. » Sa voix se brisait, elle voulait se laisser sombrer, se laisser mourir, comme la sensation qui l’avait étreinte lorsque sa mémoire s’était réveillée.

L’inconnue lui sommait de respirer, d’écouter son coeur qu’elle sentait battre sous sa paume. Sa régularité l’impressionnait, et si son souffle reprenait un rythme apaisant, ses larmes ne tarissaient pas vraiment. Soudainement, elle se lova complètement contre l’inconnue, son corps tremblant remis aux mains de la jeune femme. Amanita passa ses deux mains contre son dos, s’accrochant désespérément à celle qui lui venait en aide, enfouissant sa tête tout contre son épaule. Elle avait besoin de se reposer sur quelqu’un, avait besoin qu’on lui vienne en aide, qu’on la réconforte. Elle ne pourrait expliquer pourquoi il avait fallu que ça tombe sur cette femme, ni même pourquoi elle n’était pas vraiment choquée de tomber si facilement dans ses bras. Nita pouvait encore moins préciser pourquoi le corps de sa compagnie lui paraissait si familier, ou encore pourquoi il lui paraissait presque naturel de se retrouver contre elle, de caler sa respiration sur la sienne tout en savourant le contact humain. Contact qu’elle avait toujours fuit jusqu’alors, et qui lui faisait un bien fou en l’instant présent. Amanita resta un long moment comme ça, ses larmes s’arrêtant au bout d’un temps indéterminé, la faisant renifler doucement. Elle demeura ainsi, calée contre la jeune femme, appréciant cette proximité soudaine, proximité qui l’effrayait et la tranquillisait à la fois. Elle l’effrayait, oui, car elle se remémorait la disparition de la fille à la peau pâle, qui avait eu le don de l’apaiser également. Elle craignait que cette inconnue ne soit une victime de plus de cette Ruche, ou plutôt de Nita elle-même. Et pourtant, malgré sa culpabilité injustifiée, elle ne voulait pas quitter la métisse, affectionnant cette consolation qu’elle lui apportait.

Finalement, Amanita se détacha des bras réconfortant de la jeune femme, essuyant fébrilement les traces de pleurs sur ses joues. Elle se sentait ridicule, d’un coup, à avoir ainsi craqué, à avoir ainsi cédé à cette couardise, lâcheté qui la décrivait si faussement. Nita n’était pas aussi faible qu’elle ne le pensait, mais son monde noir et terni par la misère de sa situation la trompait. Elle avait secrètement aimé que l’inconnue se soucie d’elle, aille jusqu’à chercher son contact, son regard, son corps contre le sien. Mais elle ne voulait pas se l’avouer, trop confuse, trop humiliée par sa propre attitude. Néanmoins, après de nouvelles et longues secondes de silence, Nita osa croiser le regard de l’inconnue, et elle s’y perdit dedans, se mordillant les lèvres alors qu’elle découvrait véritablement le visage de la jeune femme, le détaillant mentalement, le dessinant et redessinant dans sa tête. Enfin, elle murmura, piteusement : « Merci. Merci. » Ajoutant ensuite : « Je suis désolée. » Désolée d’avoir fait si mauvaise impression, désolée d’avoir montré une nouvelle fois quelle faible personne elle était, terrorisée, à toujours afficher cet air d’animal battu. Encore une fois, elle avait failli, ce n’était pas demain la veille qu’elle saurait se montrer aussi forte que les autres personnes de la Ruche, aussi forte que celle qui lui faisait face. « Quel spectacle ridicule, je suis désolée que tu aies eu à… supporter ça. » Oui, encore, elle se confondait en excuse. Mais comment Nita pourrait effacer la vision qu’elle venait d’offrir à sa partenaire imprévue ? Elle venait littéralement de pleurer dans ses bras, elle était forcément fichée. Et elle haïssait ça, elle haïssait avoir eu besoin d’étreindre l’inconnue pour aller mieux, quand bien même cela avait semblé être le bon geste, être l’acte le plus logique qu’elle ait jamais commis depuis son réveil en ces lieux. Oui, décidément, Nita était toujours aussi contrariée et contradictoire, aussi propre à elle-même, sans se douter qu’elle était loin de s’être véritablement découverte.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] And then comes the light in the nightmares | ft. F09-003   Lun 1 Jan - 9:02


F09-003 & F006-093 // And then comes the light in the nightmares

Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu l’avais suivi pourquoi tu l’avais suivi, cela n’avait aucune logique pour toi. Tu n’avais rien à faire des autres, tu ne voulais pas vraiment t’attacher à ceux qui étaient dans cette ruche. Pourquoi l’aurais-tu fait, ce n’était que des personnes de passage, qui n’avait pas vraiment d’importance dans ta vie. Elles n’avaient aucune signification pour toi. Pourtant, tu l’avais suivi, tu avais senti une torsion en toi à ses larmes n’avais pu te résoudre à la laisser plonger seule dans ce couloir dont la réputation n’était plus à faire. Tu lui apportais cette aide que tu refusais aux autres, lui offrait cette douceur que tu gardais au fond de toi et dont tu ignorais l’existence jusqu’à ce qu'essaye de calmer cette crise de panique. Cela avait été comme si tu ne supportais pas de voir ses larmes sur ses visages, comme une révolution qui naissait en toi et l’envie de les faire disparaître. Tu ne comprends pas pourquoi cette fille provoque cela en toi, tu ne comprends pas pourquoi tu as ce besoin de vouloir la protéger de tous les maux de la terre, pourquoi ca peine te faisais autant des mal.

Tu voyais toutes sa peines sur son visage, cette douleur qui te transperçait comme une lance lancer en plein cœur, te donnant envie de mettre le feu à tout ce qu’il vous entoure comme pour te révolter contre ceux qui était responsables. Tes lèvres se tordent dans un rictus douloureux, écoutant les supplications et les questionnements de la jeune que tu avais suivis. Tu ne savais quoi répondre, même si tu doutais qu’elle ne te parlait pas vraiment à sa dernière question sur le pourquoi cela lui arrivait à elle, tu lui répondit avec regret. « Je ne sais pas. » Tu plonges ton regard dans le sienne, d’un regard doux et rassurant. C’est un regard qui tu n’as avec personne d’autres, la première fois que tu poses tes yeux sur une personne d’une telle manière. Cette fille faisait sortir de toi une attitude qui t’était étrangère, te donnant l’impression d’être une autres personne. Tu as cette sensation que ce n’est pas la première fois, tu as ce sentiment qu’elle avait déjà eu cet effet sur toi. Tu en étais, décontenances, même si tu ne le montrais pas, embrouiller par celle que tu pensais être et celle qui faisait face à ce à cette jeune femme.

Tu le fus encore plus quand elle venait se lover contre toi, levant les bras, ne sachant plus vraiment quoi faire, sentant son corps trembler contre le tien. Un simple « Euh.. ok… bon… je fais quoi là… » Venait traverser ton esprit alors que tu laissais la jeune femme. Un frisson te parcourt les dos sentant ses mains venir s’y accrocher. Tu avales ta salive, te racles la gorge, tu redisant à toi-même que tu ne savais vraiment pas quoi faire. La jeune femme à cette simple emprise te désarçonnait complètement, te faisant perdre tous tes moyens. Tu ne savais pas si tu devais toi aussi la prendre dans tes bras même si tu ressentais une certaine envie. L’image que vous offriez, ou plutôt que tu offrais était digne d’un film comique, elle te serrant dans ses bras toi les bras presque levés, regardant un peu partout perdu par ce frisson et cette envie que tu ressens à se simple contacte.

Cela malgré tout te permet de balayer les environs, celui-ci ressemblait à un long couloir sombre, crasseux fait de pierre ou de béton, tu ne savais pas vraiment, une odeur désagréable venait chatouiller ton nez, au milieu de l’eau séparant les bords. Tu n’osais pas défaire cette étreinte que la jeune femme semblait avoir besoin et bien que tes bras dans un premier temps étaient restés un peu en l’air gêner de la prendre à ton tour dans tes bras. Ils descendirent, entourant délicatement celle qui tu avais suivis dans une délicatesse qui te semblait toujours si étrangère.

Pourtant, quand tu y réfléchisses, tu as cette pression que ce n’est pas la première fois, que cette chaleur que tu ressens dans ses bras ne t’est pas étrangère. Tu as cette impression qu’elle comble un vide, qu’elle avait déjà apaisé cette colère et cette violence que tu avais en toi. Et, petit à petit te laissais porter par cette sensation, un de tes mains venant frotter le dos de la jeune femme. Tu te laisses aller laissant tomber cette dureté que tu avais montré jusqu’à présent dans ce lieu bizarre. Tu regrettes même que cette chaleur que tu ressentais dans les bras de la jeune femme, laisses place subitement à la froideur.

Tu l’observes sans dire un mot, la vois essayer ses larmes, te laissant cette sensation que tu avais réussis à calmer la jeune femme ou du moins que ta présence l’avais fait du bien. Tu lui souris, ne la forçais pas à parler, mais ne détachais pas ton regard de la brune, comme si tu cherchais le contact avec elle. Elle te remercia, te disait qu’elle était désolée, d’une voix plus douce qu’à ton habitude, tu lui répondais « Ne t’inquiète pas pour ça. » Elle n’avait pas à avoir honte, chacun avait sûrement des souvenir refouler qui n’était nullement agréable, alors, elle n’avait pas à s’excuser pour ce moment de faiblesse. « Tu es sûr que ça va aller ? Tu avais l’air… Terrifier ? » Tu t’inquiétais pour la jeune femme et encore une fois cela te surprenais et te plongeais dans une incompréhension. Ta réaction envers elle était tellement contradictoire que tu ne savais quoi penser de tout ceci.

Tu continuais à plonger ton regard dans celui de la brune, te racles encore une fois la gorge, puis te relèves, aidant ta compagne. Essayant de changer de sujet, peut-être parce que tu n’étais pas encore vraiment prête à comprendre pourquoi un tel changement s’opérait envers celle qui te faisait face. Tu racles encore la gorge, regardes autour de toi détachant ton regard du sien, même si tu ne le voulais pas vraiment « Je ne sais pas trop où on est, mais va falloir sortir de là ? » Tu retournes vers elle, lui propose de marcher d’avancer un peu pour sortir de là « Je crois qu’on n'a pas vraiment le choix, on va devoir avancer pour sortir de là. »


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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] And then comes the light in the nightmares | ft. F09-003   Sam 13 Jan - 1:29


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Le contact réciproque de l’inconnue lui faisait du bien. Elle ne pouvait l’avouer à voix haute, ni même comprendre d’où cette sensation provenait. Tout ce qu’elle savait, en l’instant, alors que ses hoquets se calmaient petit à petit, alors que ses larmes cessaient de couler sur ses joues, c’était qu’elle était comme… bien. Tout simplement. Les bras de l’inconnue se refermant contre elle, lui procurant un sentiment de plénitude qu’elle n’avait jamais connu auparavant, du moins pas depuis qu’elle s’était réveillée dans cet endroit blanc. La chaleur de ses bras la réconfortait, et elle s’y accrochait, presque désespérement, presque stupidement. La femme n’était qu’une inconnue de plus, une étrangère en ces lieux, qui était exactement comme tous les autres qu’elle croisait dans la Ruche. Et pourtant. Amanita retrouvait un rythme de respiration normal, mieux encore, elle suivait les battements du coeur de la jeune femme, se calant sur elle, sa poitrine contre la sienne. Ses doigts s’agrippaient au haut de la métisse, comme si elle se refusait à la lâcher. Elle était soudainement si bien, si à son aise, qu’elle ne voulait plus mettre fin à cette étreinte inexplicable. C’était comme si une bulle s’était formée autour des deux demoiselles, comme si plus rien ne pouvait les atteindre. Comme vouée à se retrouver ainsi, à se protéger mutuellement de l’extérieur, du monde complet. Quand bien même, sur le moment, Amanita était celle qui avait besoin de l’autre, le sentiment ne la quittait pas. Indescriptible, singulier, comme céleste. Oui, décidément, Nita ne voulait plus la quitter.

Néanmoins, comme la plupart des choses dans la Ruche, le bonheur n’était que temporaire. L’étreinte ne pouvait qu’être éphémère, et à contre-coeur les deux inconnues ont fini par se détacher. Nita fut même celle qui poussa le recul la première, honteuse de son attitude, et pourtant si quémandeuse des bras consolateurs de la jeune femme. Celle-ci avait certainement déjà regretté de l’avoir suivi. Remord pourtant non-perçu par Nita, et encore moins partagé. C’était triste à dire, mais elle devait bien confesser. Elle n’aurait pu ouvrir cette porte si la femme n’avait pas été là, n’aurait pu fuir son souvenir si elle ne l’avait calmée si agréablement. Le souffle encore saccadé, mais toutefois dans un bien meilleur état que quelques minutes plus tôt, Nita pouvait enfin faire face à l’étrangère. Ses traits semblaient être le miroir des siens, sa peau aussi foncée que la sienne, ses yeux aussi ténébreux et profonds que son propre regard. Etait-ce étrange que de se retrouver dans le reflet d’une anonyme ? Certainement, et pourtant, Amanita ne pouvait retenir ce sentiment familier de la connaître, cette impression d’être liée à elle, d’être destinée à lui faire ainsi face. Pathétique jeune femme, qui se raccrochait à la première venue. Et qui, bien malgré elle, appréciait un peu trop ce fait. « J-je crois que oui. Il faut bien. » Elle se composa un sourire quelque peu faux, quelque peu forcé. Nita, aller bien ? Ce serait bien nouveau depuis qu’elle était prisonnière en ces lieux. Cependant, quelque part, elle n’était pas mal. Pas autant qu’avant, pas pire qu’avant. Comme si la présence de l’étrangère y était pour quelque chose. « Je..j-je… » Cette fois-ci, la métissée était embarrassée de reconnaître la vérité. Car oui, elle était terrifiée. Mais pas par le couloir de l’infini, ça non. Et pourtant, il avait de quoi lui faire peur. Mais elle craignait seulement quelque chose de bien plus personnel, elle craignait seulement son passé. « Je.. je me suis souvenue de… de quelque chose de douloureux. Et j’ai eu peur. Que ça m’arrive à nouveau. » Pourquoi se confiait-elle si facilement ? Nita ne saurait le dire. Elle n’en restait pas moins dérangée par cette faiblesse coutumière, qu’elle venait encore une fois de manifester. « Je dois te paraître tellement lamentable. J-je veux dire… avoir peur d’un souvenir, qui aurait cru ça possible ? » Un rire nerveux suivi la déclaration. A nouveau, Nita était déçue, désappointée par sa propre petite personne.

Elle profita de cet instant vulnérable, où elle n’osait plus dire un mot, pour observer, enfin, les environs. Elles étaient toutes deux entourées de murs sombres, où l’humidité pouvait être ressentie aux travers des pores de chacun de leurs vêtements. Une odeur parcourait l’air, nauséabonde, odeur qui la dégoûtait et qu’elle n’avait même pas perçu auparavant, trop occupée à fuir ses propres mémoires. Nita avait le sentiment qu’elles étaient sous-terre, et cela la terrorisa encore plus, cette sensation de froideur lui étant bien trop familière. « Oh non… non, pas ces cavernes, pas encore. » La supplique fut murmurée, alors que ses yeux se perdait dans la triste contemplation des parois qui les abritaient. Elle avança de quelques pas, prise d’une soudaine envie de fuite. Elle qui voulait justement fuir ses mémoires, la voici plongée dans un étrange parallèle de son atroce univers, ô douce ironie. « Non, non, non, il faut partir d’ici. Au plus vite ! » Elle y croyait Nita, elle s’y revoyait, là-bas. Dans ces sombres grottes, où l’écho de ses propres chaînes résonnait encore à ses oreilles.

L’inconnue semblait la comprendre, en même temps, elle devait bien lui offrir un nouveau et misérable spectacle. Nita hocha vigoureusement la tête, retournant vers elle, se saisissant d’un de ses poignets pour la tirer en avant. « Oui, il faut sortir. Ce..ce n’est pas bon de rester là, je le sais. » Elle montra sa tête, comme pour lui dire que tous ses souvenirs venaient de quelque part, peut-être bien de cet endroit où elles se trouvaient. Ce n’était pas vrai, bien sûr, mais Amanita ne pouvait vraiment l’assimiler, torturée par ses trop récentes mémoires. « Viens, c’est par-là. » Elle n’en savait rien, Nita, mais elle redessinait un chemin qu’elle avait emprunté il y a longtemps, il y avait des années. Là encore, elle n’était pas seule, mais elle avait eu plus de courage. Elle avait eu ce besoin inextricable de fuir, comme si ça avait été leur seule et unique chance. Horrible expérience qui se manifestait à nouveau, dans ce couloir, dans ce dédale de murs écoeurants. « Qu-qu’elle est ton nom ? » La question, abrupte, semblait sortir d’une toute autre dimension, alors qu’elle paraissait incongrue. Mais Amanita avait besoin de se concentrer, avait besoin de se rattacher à l’étrangère, par peur de voir ses forces la quitter une fois de plus. « I-Il faut se serrer les coudes, si on veut s’échapper. On est ensemble dans cette galère, toi et moi, hein ? » Elle confondait passé et présent, Nita, mais au fond, était-ce vraiment important ? Elle était sûre d’être accompagnée de la bonne personne, elle était certaine de connaître la marche à suivre. Comme transportée par l’étrangère, comme si elle avait pu recouvrir des forces dont elle n’avait jamais soupçonné l’existence auparavant.
AVENGEDINCHAINS


Mise en situation:
 

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡

    Fear allow us to stay alive
    THE LIGHT AND THE SHADOW ARE INSIDE US AND THEY ARE THE ONLY REASON WHY WE CAN STILL FEEL SOMETHING. roller coaster
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[COULOIR DE L'INFINI] And then comes the light in the nightmares | ft. F09-003
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