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 [NIVEAU 10] Jingle Bells, Jingle Bells, Jingle all the way - ft. La Coloc Schizophrénique

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MessageSujet: [NIVEAU 10] Jingle Bells, Jingle Bells, Jingle all the way - ft. La Coloc Schizophrénique   Jeu 7 Déc - 10:17

Jingle Bells, Jingle Bells,
Jingle all the way
Réveil rude, c’était le moins qu’on puisse dire, avec cette désagréable sensation que les réveils de ce genre n’était pas nouveau. Et avec ce plan dans la main de cet endroit, la… Ruche, je sentais que mon mal de crâne n’allait pas s’arranger. Le pire avant tout était sans doute ma faim. J’avais une fringale terrible, mais de ce que je lisais sur ces règles, et de l’heure que j’avais pût voir sur les cadrans numériques, j’allais devoir m’armer de patience. 5H18, la cafétéria n’était pas encore ouverte. J’allais avoir donc un certain temps pour me poser dans mon logement, et faire la rencontre de mes colocataires, si j’en avais, de ce que j’avais compris, il y en avait de très nombreux, et je n’avais strictement aucune idée de combien nous étions ici. Enfin, j’avais surtout le temps de le trouver. Logement 1003… Donc niveau 10, en toute logique. En bas, en haut, ça, j’en avais aucune idée. Dans mon esprit, et puisque j’étais au niveau 1, il fallait monter, sauf que lorsque j’appuyais sur le bouton, l’ascenseur prit la direction du bas. La cabine était en train de descendre. What the fuckin’ fuck…?

A l’ouverture de portes, je découvrais un très long couloir blanc. Du blanc. Il allait falloir que je m’habitue à cette couleur qui semblait bien dominante ici. Bon, soit, ça faisait un peu hôpital, mais c’était qu’une question d’habitude. Donc, on disait 1003. Avec un peu de chance, il était pas loin, je pourrais vite le trouver et m’asseoir un peu. Ma tête était toujours aussi douloureuse, et même si je n’avais pas particulièrement envie de me pieuter, allez savoir combien de temps j’avais dormi, j’avais surtout besoin de me poser un peu. En attendant de pouvoir caler mon creux. C’était assez silencieux, soit le niveau était désert, soit tout le monde dormait encore. Ce qui était le plus possible, vu l’heure qu’il était. Ah ! 1003, voilà mon logement ! Bon, est-ce que je devais frapper ? Est-ce qu’il n’y avait personne d’autre que moi ? Je tendais l’oreille, histoire d’écouter s’il y avait des bruits, du mouvement, quelque chose. Sauf que si les personnes éventuelles, vu l’heure, devaient dormir. Ah ouais, c’est vrai. Au moment où j’allais ouvrir, j’entendis comme une espèce d’aboiement. Quoi ? Y avait des animaux en plus ici ? Fronçant les sourcils, j’actionnais enfin la porte, ne m’attendant absolument pas à ce qui se présentait à moi.

« Non, non, non ! Rends moi ça ! Allez, faut pas jouer avec. Viens ic… oh… Salut… Tu viens d’arriver, tu es le nouveau colocataire ? »

Qu’est-ce que je disais un peu plutôt, du blanc partout et uniquement… ? Dans ce qui ressemblait à un salon, il y avait un petit sapin assez bien décoré, si on occultait le fait qu’il y avait un truc au milieu, dont le responsable était un minuscule chiot, tout blanc, qui avait une guirlande dans la gueule. Derrière l’animal, un jeune homme portant un bonnet de lutin, des chaussons pointus avec de multiples tatouages sur les mains, les avant bras et le cou, sans doute sur le reste du corps aussi, il devait essayé de rattraper la guirlande. C’était lui qui venait de prendre la parole en me voyant arrivé. Sur le canapé le plus proche de la porte, il y avait un autre jeune homme, à la peau plus halée, un air renfrogné sur le visage, qui avait tourné la tête aussi dans ma direction. D’accord… Cette Ruche était vraiment très étrange. Je ne sais combien de temps je suis resté planté comme ça dans le hall du logement, me demandant si je ne m’étais pas tout simplement planté. Ce seraient eux alors mes colocataires ?

« Un vieux et un bisounours. Hé, 909, tu veux qu’on ouvre les paris sur combien de temps il va rester celui là? »

Oula… en plus d’avoir l’air grognon, il était malpoli celui-ci… Gardant toujours le silence, je m’avançais dans le salon, jetant un œil partout, découvrant ainsi trois portes qui étaient sans doute celles des chambres avant de reposer mon attention sur les deux autres. Celui au bonnet aux oreilles pointus et aux tatouages, dont apparemment le nombre était 909 se rapprocha de moi avec un faible sourire, ignorant magnifiquement celui sur le canapé. Le chiot, toujours la guirlande dans la gueule s’approcha de moi, me reniflant à distance malgré tout. Hé, il était mignon quand même.

« Salut… Effectivement, je suis le nouveau colocataire. Je viens juste d’arriver. Ou me réveiller. Enfin, je sors tout juste du niveau 1. Je crois que mon nom attribué est H12-090. Vous faites souvent de la déco aussi tôt le matin ? »

Mon vis-à-vis sourire un peu plus franchement alors que l’autre jeune homme laissa entendre un léger ricanement. Je ne savais pas pourquoi, mais je sentais qu’il allait vite m’agacer.
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MessageSujet: Re: [NIVEAU 10] Jingle Bells, Jingle Bells, Jingle all the way - ft. La Coloc Schizophrénique   Dim 10 Déc - 9:12

Jingle Bells, Jingle Bells,
Jingle all the way
C’était un cirque. Un putain de cirque cette Ruche. Autant j’avais été super heureux pour la soirée costumée, Halloween, même si la soirée avait prit un tournant que je n’avais absolument pas prévu. Mais là… c’était n’importe quoi. Déjà, quand j’avais vu ce bisounours de 909 revenir avec un chiot dans les bras un beau jour, j’avais levé les yeux au ciel. Sérieusement ? Des animaux de compagnie à des animaux de compagnie ? Ça n’avait aucun sens, il n’y avait pas de logique dans la Ruche. Enfin, si, il y en avait bien une, sauf qu’elle continuait de m’échapper. Toutes ces choses qu’on nous permettait d’avoir, des vêtements, des objets, des animaux… D’ailleurs, en parlant d’objets, ma patience déjà pas mal irritée depuis quelques temps s’était retrouvée encore plus endommagée ce matin avec mon colocataire qui venait de débarquer avec un sapin de Noël sous le bras, toujours suivit par son cabot miniature. Je rêvais. Déjà, depuis plusieurs semaines, je dormais mal. De base, je n’étais pas un gros dormeur, mais avec ce type rencontré à Halloween étrangement familier et qui m’avait permit de retrouver mon prénom, et que je n’avais toujours pas à identifier, mon esprit était bien trop occupé. Et puis, il y avait ce double sentiment de culpabilité. Je n’arrivais plus à sortir du logement craignant de croiser ma sœur ou ce cowboy et de me retrouver submerger à nouveau.

Je ne supportais pas cet état. Je contrôlais toujours tout, les vagues des quelques émotions que je ressentais, toujours. Sauf que depuis ce soir là, mon équilibre avait complètement basculé. Le contrôle était perdu, j’étais instable, et cette instabilité me rendait furieux. Un cocktail danger dont j’étais parfaitement conscient, mais pourtant, il m’était totalement impossible de retrouver le contrôle de moi-même. Sachant que je pouvais être capable de n’importe quoi, je ne voulais pas m’en prendre à ceux que je voulais. Et quelque chose me disait que si je venais à croiser le cowboy dans un couloir, il me sauterait à nouveau dessus et mon état ne s’arrangerait pas. Sans compter que… 314 avait disparu. Ce Viking avec qui je m’étais amusé en pleine cafétéria, avec qui je me sentais particulièrement proche, dont je me sentais naturellement attiré… Disparu. Malgré moi, ça me touchait aussi. Toutes ces petites choses combinées, c’était beaucoup trop. Voir ce sapin avec la gueule ravie de 909, ce matin de si bonne heure, c’était de trop. J’étais tombé nez à nez avec lui alors que je sortais de ma chambre pour prendre ma douche. Ça m’étonnait un peu qu’il soit debout si tôt, mais après tout, je m’en foutais, je n’en avais rien à battre de sa gueule. Je l’avais laissé dans son délire, mais en sortant, il était toujours avec son arbre et son cabot miniature qui observait cette chose avec un intérêt qui laissait entrevoir des conneries à venir.

Posé sur le canapé, tournant le dos à mon colocataire, les yeux rivés sur l’horloge murale, je comptais les minutes qui me séparaient du moment où cet abruti décidera d’aller bouffer. Ce que je ferais quand il reviendrait, pour être sûr de ne pas l’avoir sur le dos. Et puis… la porte du logement s’ouvrit. J’avais tellement l’habitude d’être seul avec le bisounours depuis la mort de Caïn que j’en oubliais que d’autres pouvaient nous rejoindre. Enfin, c’était déjà arrivé, mais on avait jamais vraiment vu l’autre type, et il avait disparu peu après. Mon regard se posa donc sur la personne qui venait d’ouvrir, alors que 909 courait après son clebs pour je ne sais quelle raison, pour découvrir un type à la courte barbe parsemée de poils blanc et le cheveux grisonnant. Sérieusement ? Le silence se fit dans l’appartement, nous étions tous les trois surpris. Je pris finalement la parole, reposant mon regard sur mon colocataire.

« Un vieux et un bisounours. Hé, 909, tu veux qu’on ouvre les paris sur combien de temps il va rester celui là? »

Sacré combo que voilà. Le vieux avait quand même de la chance qu’on soit debout tous les deux aussi tôt sinon la rencontre aurait pût être bien plus désagréable pour lui. Je l’imaginais déjà regarder dans les chambres pour voir ce qui s’y passait. Même s’il se serait retrouver con devant celle de 909 en la trouvant fermée à cause de son con de verrou. Ce dernier me lança d’ailleurs un regard noir, qui me fit légèrement rire jusqu’à ce que le vieux se mette enfin à parler et annoncer l’évidence : il venait d’arriver. Ce qui me fit réellement rire par contre, ce fut d’entendre son numéro. 909. 999. 090. Me levant, toujours en riant, je les rejoignis pour les toiser tous les deux.

« Bienvenue l’Ancêtre dans le logement des 9, visiblement. Fais attention, l’endroit est pas très sympa avec les vieilles branches. »

Même si son haut cachait pas mal ses bras, je pouvais voir qu’il y avait du muscles là-dedans. Sans compter qu’encore une fois, j’étais le plus petit des trois, mais je n’avais aucunement peur de m’en prendre une, bien au contraire. C’était grisant et en même temps, je sentais que m’en prendre à quelqu’un serait tellement bon. J’avais depuis longtemps abandonné l’idée de m’en prendre au bisounours, puisqu’il n’aurait même pas cherché à se défendre. H12-090 en revanche, c’était tentant...
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MessageSujet: Re: [NIVEAU 10] Jingle Bells, Jingle Bells, Jingle all the way - ft. La Coloc Schizophrénique   Jeu 28 Déc - 13:53

Jingle Bells, Jingle Bells,
Jingle all the way
« Non, non, non ! Rends moi ça ! Allez, faut pas jouer avec. Viens ic… oh… Salut… Tu viens d’arriver, tu es le nouveau colocataire ? »

Ouais, c’était une surprise pour moi de voir un nouveau colocataire. J’avais bien trop l’habitude de Malik, puisqu’il ne voulait plus que je l’appelle autrement maintenant, et d’être uniquement avec lui, depuis la mort de Caïn. On avait bien eu un autre colocataire, mais on ne l’avait jamais véritablement croisé, puis il avait fini par disparaître comme tous les autres. A la longue, Malik faisait parti des meubles, il restait planté là, il ne sortait plus, j’avais même l’impression qu’il avait perdu un truc dans sa personnalité. Il restait toujours aussi… énervant et méchant, mais quelque chose manquait. Et ce, depuis qu’il m’avait dit son prénom. Depuis la soirée d’Halloween en fait. Quelque part, j’étais bien content de ne pas être le seul à avoir passer une fin de soirée merdique. Ma surprise est donc très grande quand je vis cet homme mûre entrer dans l’appartement et se planter là. Bon, d’accord, il ne devait sûrement pas s’attendre à tomber sur un sapin de Noël et un chien. Peut-être même pas à voir d’autres personnes.

Nous gardâmes tous les trois le silence pendant quelques minutes, autant surpris les uns que les autres avant que Malik ne prenne la parole, sa première phrase complète à mon attention de la journée. Qui n’était d’ailleurs pas pour me faire sourire ni rire, je fronçais simplement le nez mais mon visage s’arma d’un sourire alors que le nouveau venu refermer la porte et s’approchait de nous, observant chaque recoin et détails de l’endroit. Pour sûr, il venait tout juste d’arriver ici. J’en profitais pour faire de même, suivis par ma petite boule de poils, avec cette fichue guirlande dans la gueule que j’essayais de lui retirer au départ. L’homme se présenta alors et je ne pus m’empêcher d’avoir un léger rire. Pour sa plaisanterie, et pour l’ironie de nos numéros à tous les trois. Ce que mon colocataire ne manqua pas de souligner sans la moindre finesse, se montrant par la même occasion insolent avec lui. Qu’est-ce que je ne donnerai pas pour le voir se prendre une claque bien sentit pour ça.

« Je suis donc 909, H03-909. Et voici Malik. Lui aussi à un numéro, mais il ne veut plus qu’on l’appelle comme ça. Malik, c’est son prénom. Pour répondre à ta question, non, c’est une première pour la déco. Je suis passé à l’entrepôt tout à l’heure et j’ai trouvé ce sapin… Du coup, je me suis dis que ce serait quand même sympa de pouvoir avoir quelque chose qui décors ici. Enfin, si ça ne te plaît pas, je peux toujours le mettre dans ma chambre. »

Je n’avais rien proposé de ça à Malik. Déjà parce que je ne voyais pas l’intérêt de lui demander son avis, il ne me parlait qu’à de rares occasions ou quand vraiment il était d’une humeur que je ne savais pas définir, mais qui m’inquiétait un peu. Là en revanche pour 090, je préférais quand même le mettre à l’aise. Surtout qu’avec un peu de chance, il allait rester lui, et ne pas disparaître. Profitant que mon petit chiot s’était rapproché encore pour renifler le nouveau venu, je l’attrapais, retirais la guirlande enfin et grattais sa tête.

« Et voici ma petite boule de poil. Je l’ai eu il y a peu, à l’animalerie. Il n’a pas encore de nom, par contre. J’essaye de lui en trouver un. Est-ce que tu veux que je te montre ta chambre ? La mienne et la plus proche de la sortie et celle de Malik et celle du fond. »

Tout en parlant, et m’éloignant un peu du regard sombre et froid de mon colocataire, je m’avançais vers la chambre du milieu et ouvrit la porte, faisant signe à 090 de me suivre. Si l’autre ne se montrait pas accueillant, moi j’allais l’être. J’étais bien trop content de ne plus me retrouver seul avec lui pour juste l’ignorer. Et puis, ce n’était de toute façon pas dans ma nature. Et puis, j’imaginais que ça devait être rassurant de pouvoir rencontrer des personnes dès son premier jour dans cet Enfer Blanc, de ne pas se retrouver seul avec ses questions. Et d’ailleurs, après m’être pousser pour le laisser entrer dans la chambre et découvrir son nouveau lieu de vie, je déposais mon chiot et reprit d’une voix un peu plus douce, moins fort.

« Tu dois te poser plein de questions, non ? Je suis là depuis plusieurs mois maintenant, je peux essayer de répondre à quelques unes si tu veux. Mais autant que tu le saches, nous avons très peu d’informations sur cet endroit… »

Je me sentais presque désolé d’avance de ne pas pouvoir lui répondre. Dans mon dos, je sentis la présence de Malik qui observait également 090 évoluer dans sa chambre, un sourire sur le coin des lèvres qui ne m’inspirait rien qui vaille. Ça faisait d’ailleurs un moment que je ne l’avais pas vu sourire comme ça.
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MessageSujet: Re: [NIVEAU 10] Jingle Bells, Jingle Bells, Jingle all the way - ft. La Coloc Schizophrénique   Mer 24 Jan - 21:51

Jingle Bells, Jingle Bells,
Jingle all the way
C’était un fait, le basané allait vraiment me taper sur les nerfs. Son comportement extrêmement insolent et provocateur allait vite user de ma patience qui était déjà très limitée à cause de mon mal de tête. Peut-être qu’une fois qu’il serait passé, ça ira mieux ? J’écoutais le tatoué prendre de nouveau la parole, se présentant sous le matricule de H03-909, me laissant donc comprendre qu’il était là depuis un moment, mais savoir que l’autre, Malik refusait de dire son numéro m’empêchait de me rendre compte si c’était la même chose pour lui. J’étais même surpris d’apprendre que lui avait son prénom. Mais en réalité, ça me rassurait sur une chose et sur l’absence de souvenirs ou d’élément que j’avais dans la tête, les souvenirs revenaient. Mon regard se reposa sur le sapin qui était donc la source d’animation avant mon arrivée, apprenant aussi donc que dans l’entrepôt on pouvait trouver ce genre de chose et que l’on pouvait les emmener surtout. Concrètement, là ça faisait beaucoup d’informations d’un coup, mon mal de crâne n’allait pas s’arranger. Avant d’avoir pu émettre mon avis là-dessus, je vis apparaître sous mes yeux la petite boule de poils blanche, bien vivante et bien agitée, qui émit un léger gémissement quand son maître lui retira la guirlande qu’il avait dans la gueule, m’arrachant un sourire. Lentement, j’avais tendu la même vers le chiot pour le laisser sentir ma main avant de caresser sa tête. 909 venait de nouveau de prendre la parole. Sacré bavard ce petit. En plus on pouvait avoir des animaux donc. Nouvelle confirmation, nouvelle information que je gardais de côté pour m’y attarder plus tard.

« Avec plaisir. Je n’ai pas grand-chose à déposer dans ma chambre, mais je veux bien voir ma chambre. »

Je suivis donc mon colocataire dans la chambre du milieu, qui donnait pile en face des canapés, j’allais donc faire office de barrière entre les deux, c’était bien la première chose qui m’étaient venue à l’esprit. Et le froid qui émanait entre les deux, difficile de ne pas le sentir, je commençais à me demander dans quoi est-ce que j’étais tombé, pourtant le tatoué me semblait être bien plus sympathique que mon autre colocataire. Une douceur dégageait de lui, c’était impressionnant et rassurant en réalité. Il me fit donc entrer dans la chambre, que je bien plus grande que ce à quoi je m’attendais, bien que très simple, bien spacieuse quand même. Voilà quelque chose de rassurant quand même, je m’étais presque attendu à un placard et un matelas par terre. J’allais au moins pouvoir dormir dans un lit qui me semblait bien confortable. Un rapide tour à l’intérieur, un essai sur le dit lit qui ne grinçait pas, même si tout était toujours aussi blanc, et avec ce qui semblait être un ensemble de toilette, brosse à dents, rasoir et autres. Bien, on avait au moins le minimum de confort, c’était pas mal. Assis sur le bord de mon lit, 909 parla de nouveau, bien plus doucement cette fois, et en relevant les yeux, je vis assez vite derrière lui Malik qui observait tout. Curieux en plus d’être insolent alors ?

« Je te remercie pour ton accueil, pour commencer. C’est très gentil de ta part. Je crois que j’ai surtout besoin de me rafraîchir un peu. J’ai très, très, faim, en plus d’avoir la tête en vrac… J’imagine que c’est normal ? »

J’entendis le basané éclater de rire avant de finalement tourner les talons, sûrement pour retourner sur le canapé, nous laissant tous les deux. Le petit chiot du tatoué descendit de ses bras pour venir faire un tour dans la pièce, revenant assez vite vers moi pour renifler mes jambes de nouveau et de se redresser sur ses pattes arrière pour me demander des caresses. Il n’était pas farouche celui-là.

« Ouais, c’est normal, ça va passer d’ici quelques heures… Si jamais tu veux te reposer, je peux te laisser, je viendrais te chercher quand je monterai prendre le petit déjeuner. Tu peux aussi aller prendre une douche sans problème. Dans l’armoire dans le salon, tu trouveras des vêtements propres. Sinon, j’en ai bien récupérer, mais… à ma taille… On pourra faire un saut à l’entrepôt si tu veux pour que tu puisses mettre autre chose que ces trucs blancs.

Ah oui, ça… Je n’avais pas encore réalisais, surtout que bien d’autres choses surprenantes m’étaient passées sous les yeux, mais si Malik portait les mêmes vêtements blancs que moi, 909 avait sur le dos un ensemble de jogging, ni trop clair ni trop foncé. Littéralement, il se débarquait dans notre environnement avec ses tatouages, son look… et sa gentillesse, ce n’était pas possible de ne pas la remarquer. Après de nouvelles gratouilles à son chiot, je me relevais et attrapais mes affaires de toilettes, si je pouvais me les approprier pour me retourner vers lui. Une douche, ça me semblait pas mal.

« Je vais garder ce que j’ai sur le dos pour le moment, je n’ai pas l’impression de trop les avoir salis… Mais va pour la douche. Le sommeil, on verra plus tard. »

Un échange de sourire plus tard, et une fois la salle de bain identifiée, je m’empressais de me retrouver face au miroir. Même si j’avais déjà identifié ma tranche d’âge, j’étais quand même choqué de découvrir ma teinte de cheveux et les poils de ma barbe grisonnant. Un vieux, en effet. Voilà qui n’était pas rassurant quand même.
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