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 Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]

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MessageSujet: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Dim 17 Déc - 17:29



Braquage à l’italienne !

H09-74 & Andrew Garwin


A quel moment ils s’étaient retrouvés dans un tel merdier ? Bonne question. Andrew et @H09-74 n’avaient pas eu le temps de poser des questions. Ils s’étaient regardés, éberlués comme deux idiots, Andy des clés de voiture en main et 74 avec un sac de toile, lourd, dans les bras. Les sirènes de police et l’alarme d’une banque juste derrière eux avaient suffi pour faire monter l’adrénaline et pour faire comprendre aux garçons qu’ils étaient dans une galère sans nom.

Andy s'était contenté d’hurler un « Bordel, cours !» avant de commencer à s’éloigner du bâtiment et courir sur le parking d’une place commerciale, adjacente à la dite banque. Instinct. S’il avait des clés de voiture en mains, c’est bien qu’une bagnole les attendait pas loin. Il avait appuyé fortement sur le bouton électronique des clés qu’il tenait en mains avant de repérer le « bipbip » sonore d’un véhicule non loin.

« Suis-moi ! »

Le véhicule était à l’écart – prévisible – et les fenêtres ouvertes. Pratique !

Les sirènes s’étaient rapidement rapprochées, trop rapidement. Andy s’était surprit à courir plus vite qu’il ne pensait pouvoir en être capable et 74 semblait suivre la cadence – quand on vous dit que des grandes jambes ça peut servir hein…

A quelques mètres seulement du véhicule, des coups de feu commencèrent à retentir, faisant se crisper Andrew automatiquement. De vieux flashes désagréables lui revenant en mémoire. La guerre. Les coups de feu. Les blessés et parfois même, les morts. De vieux souvenirs qui ravivaient également ses réflexes. Il accéléra et ne prit même pas la peine d’ouvrir la portière conductrice qu’il s’engouffra dans le véhicule en passant par la fenêtre grande ouverte. Pas le temps.

Le temps qu’il mette la clé sur le contact, le grand blond venait à peine d’ouvrir la portière passagère. De nouveaux coups de feu retentissaient de toutes parts, faisant réagir Andy encore plus vite. Il attrapa le t-shirt de 74 qui se baissait un peu et le tira violemment dans l’habitacle.

« Fermes la porte, vite ! »


Il faisait déjà grincer les pneus du bolide noir qu’ils avaient… volé ? Emprunté ? Aucune idée. Là encore : pas le temps ! En deux ou trois mouvements de bras et de poignets, il enleva le frein à main et fit sortir le véhicule de sa place de parking, directement : AILLEURS. Etonnamment bon au volant. Il fallait dire qu’il n’avait encore jamais pu tester dans la Ruche. Pas comme si les voitures courraient les couloirs…

Il ne galéra presque pas à manœuvrer pour éviter les rues déjà bouchées par la police ou d’autres véhicules et réussit à s’éloigner assez vite du lieu du délit. L’adrénaline toujours un peu présente, il lui fallut quelques minutes pour se calmer et reprendre la faculté de parler, lançant un regard au blond quand ils furent enfin un peu plus seuls sur les routes. Mais en un froncement de sourcils, il comprit que quelque chose n’allait pas. 74 lui paraissait pâle.

« Ça va ? »

Andrew ne comprit pas tout de suite. Il ne percuta réellement que lorsqu’il aperçut finalement du rouge commencer à imbiber le tissu du pantalon de son camarade. Merde ! Il avait pris une balle ?! Ne pas paniquer…

« Et merde ! »

Ses poings se resserrent fortement autour du volant alors qu'il se retenait de jurer de nouveau.
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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Dim 17 Déc - 20:14

Braquage à l'italienne!
Ft. Andrew Garwin


Alarmes, cris, adrénaline, sac en toile sur les bras... Alarmes. Je cours. Pourquoi je cours? Je tourne la tête pour voir un grand bâtiment de pierre et de verre derrière, deux vitres explosées, des silhouettes qui sortent, des gens en bleus marines qui nous suivent. Nous? Je tourne la tête à ma droite pour voir Andrew, les cheveux plus long que d'habitude, des clés de voiture dans la main. Je cours à sa suite, instinctivement, incapable de comprendre ce qui se passe. Nous nous éloignons de quoi... Une banque? Pourchassés, et il ralenti pour s'acharner sur cette clé noire. - « Suis-moi ! » - Dit-il lorsqu'un son caractéristique de déverrouillage de voiture se fait entendre. Enfin il l'entend, moi je suis trop occupé à entendre les tirs d'arme à feu dans notre dos. Je le suis encore, mes jambes plus longues me permettant de garder le rythme plus facilement que lui mais le sac faisant son poids me ralentissant également. Je sais pas ce qui se trouve dedans, mais mon bras commence à chauffer à force de le porter.

Je vois la voiture, cette voiture noire, et la reconnais comme familière alors que je vois Andrew sauter à l'intérieur par la fenêtre ouverte. Les bras chargés, je ne permet pas cette petite acrobatie et me rue vers la porte passager que j'ouvre mais me stoppe lorsque je vois les flics approcher et tirer. - « Fermes la porte, vite ! »  - Je sens sa main qui tire mon t-shirt et je jette le sac de toile à l'arrière avant de me jeter sur le siège et fermer la porte.
Le visage baigné de transpiration, la respiration rapide et la tête enserrée dans un étaux formé par l'adrénaline et la peur, mes mains se crispent sur le tableau de bord alors que Andrew prend le volant et démarre. Et je continue de m'agripper à tout ce que je peux.

Andrew conduit bien, mais il conduit vite, brusquement, à raison, et c'est seulement lorsqu'on se trouve à bonne distance qu'il retrouve une conduite plus souple et surtout plus discrète. Un trajet mouvementé trop long à mon gout, mais d'un autre côté vu ce qu'on a fait... On a fait quoi d'abord?!

Mon regard est fixé, j'ai des sueurs froides. Qu'a-t-on fait au juste? Qu'y a-t-il dans ce sac en toile? De l'argent? A-t-on dérobé une banque? Mais qu'est-ce je fous là! Je me met à trembler, l'esprit submergé par tant de vide et de question jusqu'à entendre sa voix et me ressaisir. - « Ça va ? »  - Ouais, ça va, ça va... - Je tente de me concentrer sur la route, c'est tout. - « Et merde ! » - Je tourne la tête vers lui. - Quoi? - Et mon regard suit le sien, et descend jusqu'à ma cuisse gauche, jusqu'à la tâche rouge qui grandi à mesure des secondes sur mon jeans. - Ah non ça va pas. Ça va pas du tout! - Et c'est comme si la vision de la blessure réveillait la douleur.

La brûlure me gagne, se répand par vague permanente dans toute la cuisse, douleur irradiant jusqu'à me filer la nausée. Instinctivement je glisse ma main sous ma cuisse, la palpe rapidement, ma respiration se coupant quelques secondes devant la conclusion qui s'impose. - Elle est toujours dedans. La balle est toujours dedans! Hôpital! Me faut un hôpital! Non bah non, du coup, pas d’hôpital, ils vont prévenir les flics. Pourquoi les flics nous pourchassent?! Hein?! Et puis c'est quoi la marque de cette voiture? On est quel jour? - Ma main attrape le bras de Andrew et s'y accroche pendant une longue seconde durant laquelle je me force à me taire et reprend mon souffle autant que mes esprits. Je me sens pâle mais le saignement n'est pas assez abondant pour que l'artère soit touchée. Je serais déjà mort. On va essayer d'éviter ça.

Une pharmacie. Bandages, gazes, sparadrap, désinfectant, pince chirurgicale... - Je serre les dents une seconde, le visage noyé sous la transpiration. D'autres auraient tout juste cillés, pas moi. C'est pas mon quotidien. - Fil et aiguille pour recoudre la plaie... Et des anti-douleurs. - Ma respiration est courte et rapide, j'essaye de la contenir mais chaque sursaut de la route m'envoie une décharge dans toute la jambe.

La tâche grandi encore et je pince ma lèvre inférieure entre mes dents avant de me redresser légèrement pour mieux retirer mon t-shirt et le rouler en boule avant de le presser de toutes mes forces contre la blessure pour ralentir le saignement. Je m'affale enfin contre le fauteuil, la tête sur l'appui, les yeux fermés, tentative partielle de me calmer et de me concentrer. - De préférence au plus vite, merci... - Soufflé-je, sentant l'adrénaline retomber. Je suis loin d'avoir perdu assez de sang pour ressentir le moindre effet, mais peu importe ce qui vient de se passer, la pression commence à retomber et ça, en revanche, je le sens.
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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Sam 6 Jan - 17:08



Braquage à l’italienne !

H09-74 & Andrew Garwin


Ne pas paniquer. Ne pas paniquer ! Tellement plus facile à dire qu’à faire. Tout aurait pu mieux se passer, tout. Mais voilà qu’en plus d’avoir cambriolé une banque pour il ne savait trop quel raison, Andrew se rendait compte que dans leur fuite, 74 s’était pris une balle dans la cuisse. Une FICHUE balle dans la cuisse ! L’image du sang se propageant doucement sur le tissu de son pantalon avait un arrière-goût de déjà vu pour Andrew. Sa propre cuisse s’était mis à le brûler, à l’endroit même où il avait jadis pris aussi une balle perdue. Nom d’un chien… La douleur qu’il avait ressentie ce jour-là : il s’en souvenait très bien. 74 devait actuellement bien souffrir… Ce qu’il avait du mal à accepter sans broncher.

Au début, le grand blond ne semblait pas se rendre compte de la situation. Ce n’est que lorsqu’il avait suivi son regard qu’il avait compris l’étendue du problème. Ca, et la douleur également. Comme un électrochoc, son visage était beaucoup moins calme et passif qu’avant. Il semblait paniquer, ce qui confirma à Andy que son ami était maintenant pleinement conscient d’être blessé. Ne stress de cette nouvelle ne s’atténua pas pour autant. Le brun se demandant bien quoi faire, le cerveau déjà en ébullition pour passer en revue toutes leurs possibilités.

Ce n’est que lorsque 74 se remit à parler que Andrew s’arrêta de réfléchir deux minutes, s’efforçant de rester concentré à la fois sur la route et sur ce qu’on lui disait. Il en grimaça quand il apprit que la balle était encore dans la jambe… Définitivement un amer goût de déjà vu… Le débit de parole de blond s’accéléra, tellement qu’Andy en avait du mal à suivre son cheminement de paroles. Ce n’était pourtant pas compliqué, tout ce qu’il disait, il y avait déjà pensé. Pas d’hôpitaux possibles. Il leur fallait une pharmacie, ou à défaut, un institut vétérinaire ou un cabinet d’infirmiers. Au choix.

« Calmes-toi, ça va aller… Je… je crois qu’on vient de braquer une banque. Ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien. »

Il s’efforçait d’essayer de le rassurer, verbalement, à défaut de pouvoir faire autre chose, les mains agrippées fermement au volant. Il fallait qu’il trouve quelque chose et rapidement, très rapidement. Tout en essayant de se remémorait un trajet possible dans une ville qu’il semblait à moitié connaître, Andy essayait de retenir les instructions du blond. Ce dernier semblait savoir de quoi il parlait et surtout, quoi faire. C’était déjà une bonne chose. Parce que ce n’était pas avec ce qu’il se souvenait de cette journée sur le champ de bataille, une bille de métal dans la chaire, qui allait vraiment l’aider. A l’époque, c’était système D. Et c’était lui le blessé. Pas cette fois-ci…

« Okay, okay… Bandages, gazes, aiguille, antidouleurs… J’vais trouver tout ça. Je vais te sortir de là okay ? Je fais vite. Ça va aller, tiens le coup. S’il te plait ! »

Pendant que 74 enlevait son t-shirt pour comprimer sa plaie, Andy avait accéléré, essayant d’être le moins brusque dans sa conduite, mais ce n’était pas chose aisée. L’adrénaline qui était en train de descendre peu de temps avant, remontait en flèche. Toujours pas le temps. Il fallait qu’il trouve une pharmacie, seulement voilà, il ne savait pas où en trouver une. Ce n’est qu’au détour d’un croisement qu’il eut une intuition. Tourner à droite. Il rétrograda rapidement et s’engagea dans la dite rue de droite et ralenti doucement avant d’apercevoir ce qui pourrait faire l’affaire : un petit vétérinaire de quartier. Il se gara devant avant de crisper ses mains sur le volant.
Réfléchi, réfléchi, réfléchi…

Il souffla un peu avant de se retourner vers 74, passant une main contre sa mâchoire pour le forcer gentiment à le regarder. Il fallait qu’il le tienne au courant de ce qu’il allait faire, on ne savait jamais ce qu’il pouvait se passer. Et puis il allait s’absenter un instant, il allait se retrouver seul sur le siège passager, à prendre son mal en patience alors qu’il devait clairement souffrir.

« Okay. Ecoutes moi, j-j’ai pas trouvé de pharmacie. Mais je viens de trouver un vétérinaire. C’est un petit de quartier, mais il doit avoir ce qu’on cherche. Je vais entrer à l’intérieur, faire le paniquer et baragouiner que j’ai renversé un chien dans la rue opposée et si tout se passe bien, le gars ira voir et je prendrais ce dont on a besoin pour soigner tout ça. C’est okay pour toi ? Tu ne bouges pas, tu ne t’évanouis pas et t’auras même le droit de me traiter de tous les noms de poissons que tu connais quand je serais revenu ! »

Il avait tentait un sourire pour détendre l’atmosphère, mais sans arriver à grand-chose. Il attendit un signe de la part de 74 pour qu’il soit bien sûr que cela irait avant de souffler un bon coup et sortir du véhicule. A peine entré dans le bâtiment, il tenta de paraître le plus convaincant possible, jouant d’un talent de comédien qu’il était sûr de ne pas avoir. Mais ce n’était pas comme s’il avait le choix, et puis en réalité, il paniquait vraiment. Pas pour un pseudo chient écrasé, mais pour le blond, qui saignait dans la voiture. Ça ferait l’affaire non ? Visiblement oui.

Le vétérinaire sorti en trombe avec son assistante, Andy donnant vaguement l’impression de suivre alors qu’il se contentait de repérer ce qu’il lui fallait. Pas simple quand on y connait pas grand-chose… Une fois bien sûr que les deux individus étaient lancés à la recherche du chien écrasé, il revint vite sur ses pas et attrapa tout ce qu’il avait repéré, les enfournant dans un sac plastique trouvé derrière le comptoir principal. La tâche la plus difficile fut de repérer les antidouleurs… Il n’avait définitivement pas fait d’étude de médecine. De peur de perdre trop de temps, il prit un maximum de boites de cachetons et embarqua le tout en sortant rapidement de là.

Arrivé sur le bitume, il vit au loin des deux individus revenir en courant, criant après lui. Il jura avant de s’engouffrer de nouveau dans l’habitacle de leur véhicule. Le sac négligemment posé devant le frein à main, il se dépêche d’embrayé et accéléré pour partir de nouveau très vite de la rue. Une nouvelle fuite à ajouter à leur palmarès.

« Merde, ça va devenir une habitude de se tirer en douce ! Ça va toi, tu tiens le coup ? »

Il lui jeta un regard nerveux alors qu'il tentait de s'éloigner le plus de la ville. Il fallait trouver un endroit au calme et tranquille. Ils n'avaient à priori pas d'armes pour se défendre... Une seule solution s'imposait à l'esprit du brun : disparaître.
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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Dim 7 Jan - 19:06

Braquage à l'italienne!
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Okay. Ecoutes moi, j-j’ai pas trouvé de pharmacie. Mais je viens de trouver un vétérinaire. - C'est pareil... - ... Tu ne bouges pas, tu ne t’évanouis pas et t’auras même le droit de me traiter de tous les noms de poissons que tu connais quand je serais revenu ! - Dépêches-toi, Nemo. - Lâché-je en le voyant sortir de la voiture. Je l'observe dans le rétroviseur passer la porte sous l'enseigne de Vétérinaire et me concentre sur la plaie. Je la découvre une seconde pour légèrement écarter le tissus de mon pantalon et observer les dégâts. La vue du sang, de la chair et de la blessure profonde ne me fait absolument rien mais la douleur si. Et le sang coule encore, aussi je plaque à nouveau mon t-shirt roulé en boule, déjà rouge bien rouge, pour faire pression. Je n'attend qu'une minute avant de voir un homme et une femme sortir en courant, une mallette à la main de l'homme. Probablement le veto. Je les observe s'éloigner, la respiration rapide, la transpiration toujours aussi importante. Je me ratatine même sur mon siège lorsque je les vois revenir, inquiet pour Andrew avant de le voir lui aussi arriver. Ça crie, ça court.

J'attrape le sac en plastique que Andrew pose dans la voiture et pendant qu'il se met à conduire, aussi vite et brusque qu'avant, j'entreprend de voir ce qu'il a rapporté. - Merde, ça va devenir une habitude de se tirer en douce ! Ça va toi, tu tiens le coup ? - Je ne répond pas, trop occupé à faire mon petit inventaire. Le matériel est là, tout ce qu'il me faut, mais il y a bien plus de médicament que prévu et je fais le tri. J'attrape deux boites que je jette sur la banquette arrière. - J'ai pas de vers, t'es gentil. - Une chose à savoir sur les médicaments pour animaux: ce sont les même que pour les humains. C'est juste une question de dosage et d'une façon ou d'une autre, je connais ces dosages.

J'attrape une boite d'anti-douleurs que j'ouvre, vire la notice qui me bloque le passage et sort l'une des deux plaquettes dont j'extirpe deux cachets. Pas d'eau, tant pis, je les avale comme je peux, franchement difficilement, et les sens comme coincée dans ma gorge même si je les sais déjà dans mon estomac, en respirant toujours aussi vite. - Trouve-nous un endroit au calme, il faut vite arranger cette blessure avant qu'elle ne s'infecte. - Je tiens à ma jambe, pas envie de devoir la couper. Les cachets mettrons une grosse vingtaine de minutes à faire effet alors je prend mon mal en patience. En longue patience. Jusqu'à cet endroit au calme.

Andrew nous sort de la ville et sauf en étant mauvais, sans être suivis. J'ai bien conscience qu'il vaut mieux s'éloigner pour être tranquille, mais chaque centaine de mètres me donne envie de hurler pour qu'on s'arrête. Il conduit vite pour compenser et je garde le silence pour ne pas en rajouter, ne pouvais rater les vœux de nouvelle année en avance à la radio, mais finalement lorsque je sens la voiture ralentir, j'ouvre les yeux pour voir un vieux bâtiment qu'il longe, entre mur et arbres haut, pour la garer à l'arrière. Il s'agit d'une vieille station service, à l'évidence désaffectée. - Bonne trouvaille... - Dis-je dans un sourire fatigué avant que Andrew descende de voiture et vienne m'ouvrir. Je tiens le sac, il me tient moi et m'escorte à l'intérieur pour m'éviter de trop mettre de poids sur ma jambe blessée.

L'intérieur a été vidé. Il ne reste que quelques étals vides dans la pièce principale et les vitres ont été barrées de plaques de bois qui filtrent la lumière pour ne laisser passer que quelques rayons, plongeant la salle dans une ombre relative. On y voit suffisamment. une pièce en retrait contient un bureau trop lourd et un lit de camp oublié, ainsi que des sanitaires et une douche. J'apprendrais probablement plus tard que les toilettes ainsi que ces sanitaires là sont encore alimentés en eau. Pourquoi? Un oubli surement, mais ça ferait notre affaire. L'endroit est poussiéreux mais pas spécialement sale et je me laisse tomber contre un mur, accompagné par Andrew pour m'éviter de chuter de trop haut.

Je laisse le sac à côté de moi et en sort quelques objets: gazes, désinfectant, et la pince. Un soupir traverse mes lèvres et je serre les dents avant de déchirer le tissus de mon pantalon à partir du trou qu'a laissé la balle, dégageant la zone blessée. Le tissus écarté, ma cuisse entière est laissée à l'air libre et je laisse couler sur les pinces le désinfectant transparent avant de me tourner vers Andrew et lui tendre les pinces. - Il faut que tu le fasses. - Dis-je, résolu. Je ne peux pas trifouiller moi-même dans ma propre chair. - Les cachets font effets, je peux recoudre moi-même la plaie, mais il faut que tu retires la balle avant. C'est la seule chose que je peux pas faire. - Je n'ai que mon regard pour l'implorer mais ce sera à lui d'agir. Peu importe ma douleur, c'est à faire et il n'y a pas d'autres choix.
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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Dim 4 Fév - 12:27



Braquage à l’italienne !

H09-74 & Andrew Garwin


Rouler et toujours rouler. Disparaître au loin en espérant que le blond tiendrait la distance jusqu’à ce qu’ils soient hors de danger. Plus facile à dire qu’à faire, mais ce n’était pas comme s’ils avaient le choix. Attendant toujours une réponse de la part de son ami, Andrew compris rapidement que pour le moment, il tenait le choc. Ou alors il était bon comédien et intérieurement, c’était le chaos. Peut-être aussi. Difficile à dire.

Blondie s’était mis à trier les médicaments que le brun avait refourgué dans le sac en plastique, à la va-vite. Il lui fit une réflexion sur le fait qu’il n’avait pas de vers, sous entendant que certains médicaments ne serviraient donc à rien. Le brun n’avait rien ajouté, même si dans le fond il se disait que cela pourrait peut-être servir à l’occasion. A quoi ? Aucune idée. Mais c’était là et puisqu’aucune autre remarque ne sortit d’entre les lèvres du blessé, il se dit que tout ce dont ils avaient besoin avait été récupéré. Bon point.

74 pris deux cachets d’une des boîtes qu’il avala à sec, faisant grimacer l’ancien soldat. Il imaginait parfaitement la douleur qu’il devait ressentir, sa cuisse le brulant en se remémorant d’anciens souvenirs de guerre. Il lui demanda de trouver un endroit tranquille et hochant simplement la tête de manière positive, il s'était exécuté. Après plus d’une vingtaine de minutes, Andrew avait fini par trouver une vieille station essence abandonnée et avait décidé de s’y arrêter. Ils étaient suffisamment loin de la ville, personne ne les avait suivi et en garant le véhicule à l’arrière, personne ne devrait s’apercevoir de leur présence. Même 74 semblait content de son choix.

Le brun l’aida donc à sortir de la voiture, prenant autant que possible de son poids contre lui pour soulager sa jambe. Ils découvrirent les lieux une fois à l’intérieur. Une station définitivement abandonnée, mais pas en ruine pour autant. On aurait juste dit un décor pour film de zombie. Des étales vides, un peu de poussières, de simples raies de lumières qui illuminaient la pièce, un lit de camps lui aussi abandonné. Définitivement, ils pourraient se croire dans un mauvais film post-apocalyptique…

Mais pas le temps d’inspecter plus les lieux et aller vérifier qu’aucun zombie ne se cachait derrière un placard ou une porte. Blondie faiblissait et avait besoin de soins. Andy l’aida alors à s’asseoir contre un mur avant de l’observer faire. La vue de sa cuisse ensanglantée et l’impact de balle révélant une chaire meurtrie lui donnèrent un instant la nausée. Comment est-ce qu’il avait pu supporter la guerre avant s’il tournait de l’œil au premier impact de balle qui passait par là ? Très bonne question. Peut-être l’adrénaline… Cette dernière revint d’ailleurs au pas de course lorsque son ami lui tendit les pinces qu’il venait de désinfecter.

Le brun l’avait d’abord regardé comme un rond de flan, alors que son subconscient, lui, avait bien compris ce qui se préparait. Andrew allait devoir retirer la balle, ce que lui confirma Blondie. L’information sur les antidouleurs aurait dû le rassurer, mais cela n’eut pas l’effet escompté. Le cœur tambourinant et les mains légèrement tremblantes, il avait pris les pinces après s’être rapidement désinfecté les mains. Qu’aurait-il pu faire d’autres de toute manière ? 74 avait besoin de lui pour ça, il venait clairement de lui dire qu’il ne pourrait pas lui-même se retirer le bout de métal, ce qu’il comprenait parfaitement. Ajouté à ça un regard de cocker implorant et Andy ne pouvait pas lutter.

« O-okay. Je peux le faire. Ça doit pas être si compliqué hein ? »

Il tentait de se rassurer lui-même, à voix haute, tournant la tête à droite et à gauche à la recherche d’il ne savait trop quoi. Ses mains tremblaient, légèrement anxieux à l’idée de se rater et d’aggraver les choses… Il ne pouvait pas se le permettre. Définitivement pas. Heureusement pour lui, son regard accrocha une espèce de tabouret pour enfant, abandonné sur le sol. Il l’attrapa rapidement avant de le placer à côté de la cuisse blessée.

« Je sais pas pourquoi, mais je sens que si je ne cale pas mes coudes et le début de mes avants-bras sur une surface solide, j’serais pas stable… »

Il tentait de justifier ses actes un peu bizarres, même s’il ne mentait pas. Il avait réellement cette petite voix dans sa tête qui lui disait de prendre appui de manière surélevée, comme pour mieux viser. Il s’installer donc, lançant un coup d’œil au blond pour vérifier qu’il allait bien avant d’entamer l’exploration sanglante.

« Tu… Tu devrais peut-être mordre dans un truc… Ça va être... douloureux. Je sais de quoi je parle. »

Il avait attendu un peu, le temps qu’on lui indique qu’il pouvait y aller, avant de souffler et tenter de réguler sa respiration pour bouger le moins possible. Ce qu’il réussit plus facilement qu’il ne l’aurait pensé. A croire qu’il était habitué à devoir rester immobile. Étrange. Mais bien utile présentement.

Penché au-dessus de la blessure, il s’était stabilisé et concentré de manière à ne pas farfouiller comme un boucher dans la chaire à vif. En une seule pénétration, il sentit le métal entrer en contact avec le bout de la pince. Il s’en mordit la lèvre, agrippant l’intruse avant de la remonter, petit à petit, lentement, précautionneusement. Il avait tenté du mieux qu’il avait pu d’ignorer les réactions de douleur du blond, jusqu’à extraire complètement la balle. Ce n’est qu’une fois extraite qu’il relâcha la pression en tomba sur ses fesses, en arrière, la pince et la balle toujours entre les mains.

« Dis-moi que je t’ai rien bousillé de plus en passant ! »

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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Mar 6 Fév - 18:35

Braquage à l'italienne!
Ft. Andrew Garwin


Je l'observe ramener le tabouret et écoute ses justifications mais en vérité je m'en fiche. Il peut bien faire ce qu'il veut du moment qu'il parvient à retirer cette foutue balle. S'il veut le faire en monocycle et la tête en bas c'est lui que ça regarde, du moment que ça marche. - Tu… Tu devrais peut-être mordre dans un truc… Ça va être... douloureux. Je sais de quoi je parle. - Je le regarde, surpris, et fini par attraper le flacon de désinfectant, faute de me résoudre à me caler un bout de bois poussiéreux entre le dents. A la seconde où je sens les pinces s'insinuer dans la chair à vif, je serre, contrôle la pression pour ne pas éclater le flacon en plastique, ce qui me permet de garder les idées claires. Pourtant à un moment je ne peux me retenir d'attraper l'épaule d'Andrew de ma main et de serrer, comme pour l'arrêter. Je fixe son regard, la respiration rapide, les yeux rouges, et le lâche finalement. Je ne peux pas l'arrêter. Je dois subir. Moi qui lui d'ailleurs. La douleur est différente mais il vit quelque chose de similaire en même temps.

Lorsqu'il saisit la balle, je sens l'élément étranger bouger et la vague de douleur se fait aiguë et violente, à tel point que je sens mes canines percer le plastique alors que je ferme les yeux. Mon cri s'étouffe dans ma gorge, audible néanmoins, et c'est seulement lorsque j'entend Andrew tomber en arrière que j'ouvre les yeux, deux larmes s'en échappant, transpirant et rouge. - Dis-moi que je t’ai rien bousillé de plus en passant ! - Si tu t'es raté, c'est toi qui coupe, je te préviens. - Dis-je à mi-voix, encore sous le coup de la douleur. Je serre les dents lorsque le désinfectant se mêle au sang et à la plaie et je désinfecte également l'aiguille avant d'y attacher le fil. Les anti-douleurs étaient un doux rêve. Ils sont loin d'être suffisant pour diminuer la douleur de l'aiguille qui entre et sort de ma peau et si je ne bronche pas, la rouge de mon visage me trahi. Je respire une fois sur trois, bloquant pour mieux me contenir et lorsque j'ai terminé je fixe et donne un coup de ciseau avant de me laisser aller contre le mur, épuisé.

L'aiguille s'échappe de ma main et tombe au sol. Je parviens enfin à respirer, la douleur toujours vive et lancinante, et appui ma tête contre le mur en fermant les yeux. - Merci... - Le contrecoup me terrasse dans la minute et je perd conscience, sombrant dans un sommeil profond. Épuisé. Vidé. Lorsque je rouvre les yeux la lueur extérieure a décliné et c'est une lumière électrique posée au sol qui nous éclaire. C'est la douleur qui m'a réveillé, plus diffuse, peut-être parce que je suis fatigué ou peut-être parce que les médicaments font leur boulot. J'en prend deux de plus avant de remarquer Andrew et parle d'une voix grave, preuve évidente de mon état si besoin se faisait sérieusement d'une supplémentaire. - On en est où?
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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Mer 14 Mar - 21:18



Braquage à l’italienne !

H09-74 & Andrew Garwin


Le cœur tambourinant, Andrew avait vraiment peur d’avoir fait un travail de sagouin. Il n’était clairement pas médecin, ni infirmier. La vue du sang ne le révulsait certes peut-être pas, mais cette situation lui rappelait un peu trop la même expérience qu’il avait vécue. En soit, ce n’était pas tellement la balle qui été douloureuse – bien qu’à l’époque clairement oui, il en avait chié. Ce qui était douloureux aujourd’hui, c’était plutôt le souvenir de Chris qui rodait sans cesse comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.

Mais le blond n’avait rien dit concernant sa besogne. Il avait même fait de l’humour douteux, qui lui avait arraché un sourire un peu forcé. S’il n’avait pas hurlé au bâclage, c’est qu’il pouvait refermer sans soucis. Ce qu’il fit d’ailleurs après avoir recousu la plaie, non sans difficultés. Même s’il essayait de ne pas montrer qu’il avait mal, son visage le trahissait. Il était plus rouge qu’un panneau stop, soufflait et par moment, il retenait même sa respiration. Andy aurait voulu aider, mais il s’en sentait incapable. Recoudre quelqu’un, qu’il connaissait de surcroit, n’était définitivement pas dans ses capacités.

Le travail à l’aiguille terminé, 74 se laissa complètement allait sur le mur, épuisé. Fatigue légitime. Andrew s’était redresser un peu pour s’accroupir, dans le but de venir l’aider mais les remerciements du blond s’éteignirent en même temps que sa conscience. Il venait de perdre connaissance. Peu étonnant vu la situation. Le brun se fit même la réflexion qu’il aurait tourné de l’œil bien avant. Il hésita un instant à se dire qu’il devrait l’installer sur le lit de camps mais se ravisa bien vite. Avec son gabarit et le fait qu’il était actuellement un vrai poids mort, jamais l’ancien militaire arriverait à le trainer jusque là-bas. Autant attendre le réveil. Ce qu’il fit, non sans aller fouiller la voiture avec laquelle ils étaient arrivés jusqu’ici d’abord.

Il était donc assit par terre, pas loin d’une lampe électrique qu’il avait dénichée dans l’ancienne station-service et qu’il avait installée au sol, quand la belle au bois dormant se réveilla. Sa voix grave avait attiré son attention alors qu’il observer par un bout de planche affaissé, par la fenêtre barricadée. En se tournant vers lui, il lui offrit un petit sourire.

« Bien dormi Aurore ? »


Il se rapprocha avant d’hausser les épaules à sa question. Où ils en étaient, très bonne question. Il attrapa une pile de vêtements et une grande couverture qu’il avait trouvé dans le coffre de la voiture et installé sur l’ancien comptoir de paiement, avant de venir s’assoir près de lui.

« On s’est toujours pas fait repérés ici. J’ai vu une voiture de flics passer y’a un peu plus d’une heure, mais elle a déjà fait demi-tour tout à l’heure. Ils n’auront pas l’idée de fouiner ici vu l’état extérieur des lieux. »


Il montra les vêtements dans ses mains avant de montrer les jambes et le torse nus du blond, se demandant comment ce dernier n’avait pas pu se réveiller à cause du froid bien avant ça. Peut-être la fièvre… Il n’empêche qu’il devait s’habiller et se réchauffer car le froid de la nuit se faisait petit à petit plus présent.

« Des fringues et une grande couverture. Faudra au moins ça pour tenir, et je ne tiens pas à ce que tu passes en hypothermie. C’toi le doc entre nous deux, c’est toi qu’il faut garder en un seul morceau et avec toute sa tête… Ta jambe… ça va ? Tu veux que je t’aide à te lever ? T’habiller ? T’installer sur le lit là-bas ? »

L’angoisse montait un petit peu malgré lui. L’idée d’être en cavale lui plaisait déjà moyennement, mais d’avoir un grand blessé avec lui alors qu’il se considérait nul pour ce genre de chose le stressait. Il se souvenait avoir passé des jours complètement horribles après sa blessure et redoutait intérieurement qu’il en soit de même pour la grande asperge.
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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Mar 20 Mar - 17:23

Braquage à l'italienne!
Ft. Andrew Garwin


Bien dormi Aurore ? - Pourquoi, c'est toi mon prince charmant? - Comment je peux me souvenir d'un truc pareil et pas de mon propre frère? La logique des choses... - Mais oui, enfin je crois. - Il répond finalement à la question que je lui ai posé et je soupire, soulagé. Je ne sais pas ce qui s'est passé, pourquoi on s'est retrouvé dans la peau de deux braqueurs de banque et franchement je suis presque sur n'avoir jamais été dans cette situation par le passé, et pourtant me voilà. Blessé par balle, à me planquer de la police dans un bâtiment désaffecté, avec je ne sais quelle quantité d'argent volé dans la voiture, probablement volée aussi pour ce que j'en sais. Quelle merde...

Je baisse le regard sur la blessure, couverte par un pansement épais et souillé. Il me faut le changer. - Des fringues et une grande couverture. Faudra au moins ça pour tenir, et je ne tiens pas à ce que tu passes en hypothermie. C’toi le doc entre nous deux, c’est toi qu’il faut garder en un seul morceau et avec toute sa tête… Ta jambe… ça va ? Tu veux que je t’aide à te lever ? T’habiller ? T’installer sur le lit là-bas ? - Ouais, s'il te plait, mais d'abord passe moi le sac. - Sac qu'il me glisse du pieds, vu qu'il a les bras chargés. Je n'en ai pas pour longtemps. Retirer le pansement, nettoyer un peu, mettre un pansement propre. Je n'ai vu aucun signe de problème, ce qui est un miracle vu les conditions dans lesquelles nous sommes. Dans le doute, je m'injecte une dose d'antibiotique, par sécurité, et lui tend finalement la main.

Se lever est une chose simple. Je ne m'attendais pas à ce qu'une douleur si vive me vrille la jambe toute entière. Ne pas poser le pied, compris. - Tu me soutiens jusque là-bas? - Si je passe mon bras sur son épaule pour compenser, mon autre main tiens le tabouret que je traîne avec moi jusque dans l'autre pièce. Je trouvais étonnant qu'il y ait un lit mais lorsque je vois le lit de camp abandonné, je trouve ça de suite plus logique, bizarrement. Je n'ai pas froid parce que la température de mon corps m'empêche de le ressentir, pourtant j'ai conscience qu'il fait froid, ma peau et la transpiration dessus me le rappellent. Avec l'aide d'Andrew, je pousse le lit contre un mur et m'y assois, après avoir laissé le tabouret devant.

Les mains libres et une jambe en l'air, je déboucle ma ceinture et déboutonne le pantalon déchiré avant de soupirer. - Tu veux bien... - Commencé-je en désignant le pantalon qu'il entreprend de me retirer, après avoir viré mes chaussures, en tirant dessus pendant que je me surélève légèrement sur mes bras. Tant d'assistanat... Je déteste être dans cette position. Je déteste lui imposer ça. Fierté ou compassion? Je ne suis pas sûr de le savoir, mais je n'aime pas ça, et ça se voit sur mon visage. - Si t'as quelque chose de large, ça m'arrange. - Du genre ce pantalon de survêtement en jersey et ce sweat à capuche que je vois dans son tas. Un t-shirt et des chaussettes en prime compléteraient ce tableau idéal. Épaisses les chaussettes. Je lui prend les vêtements et me contorsionne comme je peux pour les enfiler. Le haut n'est pas un problème, je termine par ça, mais le bas demande une souplesse dont je manque. Je n'enfile qu'une jambe du pantalon, celle qui n'est pas blessé. Le simple contact du tissus me dérange. Je réussi malgré tout à mettre ma chaussette gauche mais sans pouvoir plier la jambe droite... Je pose le pied sur le tabouret, légèrement plus haut que le lit, et lève les yeux vers Andrew. - Tu me mets ma chaussette?
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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Dim 15 Avr - 18:17



Braquage à l’italienne !

H09-74 & Andrew Garwin


Le grand blond arrive à faire de l’humour, c’est bon signe. D’autant plus qu’il ajoute penser aller bien. C’est toujours ça de gagner. S’il survivait à la première nuit c’est qu’ils s’en sortiraient non ? Peut-être. Rester planquer restait de toute façon la meilleure solution. Mais ils allaient devoir s’organiser un peu, car la nuit arrivait et il fallait tenir le coup, surtout Aurore avec sa jambe blessée.

Andy lui avait passé le sac de médicaments du pied,  le regardant prendre de nouveaux cachets qui, il l’espérait, l’aiderait à tenir le choc. Il était fiévreux et Andrew avait beau ne pas être doué pour tout ce qui était médicale, il ne lui fallait pas un diplôme de médecin généraliste pour constater que le corps du blond luttait. Sa peau suintante le lui confirmait, il fallait vraiment qu’il le protège du froid où il tomberait malade par-dessus le marché.
Il l’aida donc à se relever, prenant le maximum de poids contre lui avant de le guider à sa demande vers le lit. Allongé, il pourrait mieux récupérer. Habillé aussi ! Il devait conserver la chaleur de son corps, il ne donnait pas cher de lui dans le froid de la nuit s’il était nu comme un vers et attaqué par la fièvre.
Ils bougèrent le lit et entreprirent d’installer 74 pour qu’il n’ait pas à s’appuyer sur sa jambe. Restait une étape délicate : l’habillage. Enfin, le déshabillage d’abord. Andy essaya de se rendre au maximum utile bien que la situation était complètement nouvelle. Il n’avait pas l’habitude d’aider les autres, les trois quart du temps, c’était lui qu’on aidait, parce qu’il se foutait toujours dans des situations foireuses. Il avait la poisse. Alors c’était nouveau et il se sentait un peu maladroit.
Tout se passa bien. Andy avait effectivement des vêtements larges qu’il donna au blond. Ce dernier réussit à enfiler la plupart des vêtements pendant qu’Andy gardait un œil et une oreille attentifs au monde extérieur, au cas où. Il ne restait qu’une chaussette à enfiler et il serait bien plus en conditions pour passer plus sereinement cette nuit. A sa demande, il ne put s’empêcher de sourire en attrapant la dite chaussette.

« Bien sûr. Et… détends-toi, t’as l’air tout crispé. Je sais que la situation ne doit pas te plaire. Mais c’est temporaire. On va se sortir de ce merdier. »

Il avait fini de lui enfiler la chaussette et lui avait lancé un petit sourire qui se voulait compatissant. La situation était certes bizarre, mais qu’est-ce qui ne l’était pas dans cet endroit après tout ? Tout partait toujours en vrille et quand ils s’en sortaient avec seulement quelques blessures, c’était presque un miracle. Andy se redressa donc rapidement pour enfiler un sweat de plus par-dessus son pull. La nuit risquait d’être longue et fraiche et il n’était pas sûr d’arriver à dormir alors qu’on pouvait peut-être les repérer à tout moment. Reflexe de militaire ou non, la nécessité de faire le guet lui semblait plus que recommandée. Il revint s’assoir près du lit de camp en rapprochant la lampe d’eux pour qu’ils puissent se voir et discuter. Ils allaient bien devoir passer le temps.

« Bon sang… Qu’est-ce qu’on a encore bien pu faire à cette Ruche pour mériter ça ? Tu sais quoi… Dors. Je monte la garde pour m’assurer que personne n’approche. J’arriverai pas à dormir de toute façon. »

En réalité la fatigue due à l’adrénaline le rattraperait surement dans quelques heures. Mais il ne pouvait pas l’avouer, encore moins à voix haute. Il était le moins amoché des deux, 74 avait besoin de dormir pour récupérer. La suite des choses semblait évidente.
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MessageSujet: Re: Braquage à l'italienne ! [avec H09-74]   Mer 18 Avr - 9:35

Braquage à l'italienne!
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Bien sûr. Et… détends-toi, t’as l’air tout crispé. Je sais que la situation ne doit pas te plaire. Mais c’est temporaire. On va se sortir de ce merdier. - Si je me crispe c'est parce que j'ai mal. Parce qu'alors qu'il tient mon pied et fait rouler la chaussette autour, je sens la douleur qui remonte sur toute ma jambe. Ce n'est pas sa faute et je refuse de le lui laisser croire en disant quoi que ce soit, alors je subis en silence. - Je sais, je sais. C'est juste les médicaments qui font pas effet assez vite. - Une fois son oeuvre terminée, je le vois attraper un autre sweat pendant que je relève la capuche du mien sur ma tête et fourre mes mains dans les poches.

Un soupir aux lèvres tremblantes, je jette un œil à la fenêtre barricadée par laquelle je ne vois qu'un bout de ciel déjà sombre, et reviens à Andrew qui rapproche la lampe et viens s'asseoir par terre au pied du lit. Après tout à part le lit et le tabouret, cet endroit est pour ainsi dire vide... Et le voir là me dérange. - Bon sang… Qu’est-ce qu’on a encore bien pu faire à cette Ruche pour mériter ça ? Tu sais quoi… Dors. Je monte la garde pour m’assurer que personne n’approche. J’arriverai pas à dormir de toute façon. - Je viens de dormir plusieurs heures et j'ai encore mal, je risque pas de me rendormir de suite. - Et puis ma jambe nue à l'air libre n'aide pas.

Et je sais pas ce qu'on lui a fait, mais si c'était que ça encore... Au moins on pourrait sortir et rentrer chez nous. - L'ampoule de la lumière portative produit un peu de chaleur qui n'est clairement pas de refus, mais elle est bien loin d'être suffisante pour faire une différence. - Restes pas là, Andrew. Tu peux bien monter la garde en venant t'asseoir avec moi. - Je l'ai dis, j'aime pas le voir là comme ça. C'est pas parce que je suis blessé que je ne pense qu'à moi. - Je suis frigorifié, j'ai chaud à cause de la fièvre mais, mais je suis gelé. Alors prend la couverture, et viens avec moi. Un peu de chaleur humaine fera pas de mal, ni à moi ni à toi. - Je soupire, laissant passer un léger frisson dû à la différence de température entre mon corps et l'air. - S'il te plait.
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