Partagez
 

 A new bed for a new life... || OS inutile

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

H09-74
Alvéole
Particularités:
Inventaire:
Liens:
H09-74
H09-74
Voir le profil de l'utilisateur


MessageSujet: A new bed for a new life... || OS inutile   A new bed for a new life... || OS inutile EmptyMar 19 Déc - 10:23

... Feels like a bad song.
Ben, dans le logement 601


Mal au dos... Mal dormir se porte sur mon dos. Pourquoi? Aucune idée. Mais l'absence de la respiration de mon frère s'est fait sentir toute la nuit. Deux mois se sont écoulés depuis la plage et j'ai toujours quelques nuits difficiles. Ça va mieux, comparé à avant. Après tout, au début c'était toutes les nuits, maintenant c'est seulement quelques uns... Vu sous cet angle, ça va effectivement mieux. C'est pas parfait, ni idéal, mais le temps passe et on a tout deux besoins de notre espace également. C'est pas comme si on était pas immense et on prenait pas de place. Foutue asperge.

Enfin bref, j'entrouvre les yeux et me tourne de l'autre côté. J'ai aucune idée de l'heure qu'il est, mon horloge interne aussi en panne que mon adresse, et je serre la couette entre mes bras. Un petit tour dans l'eau ne me ferait surement pas de mal. La piscine bien sur, pas la douche. La douche c'est déjà fait, là j'ai besoin de m'immerger. De nager un peu. S'il y a bien une constante dans ma vie dans la Ruche, c'est certainement ça.
Alors je pousse la couette, une seconde, et puis la remonte. Est-ce que je dois vraiment me lever? Est-ce que je suis obligé? Je n'entend pas mes co-habitantes dans le logement, elles sont peut-être déjà parti? Ou alors elles dorment encore? Qui suis-je pour aller contre ce rituel là? Je pourrais très bien rester là à fixer le plafond aussi, dans le silence de ma petite chambre. D'un autre côté si je veux aller nager, il faut que je passe à la cafétéria manger quelque chose, sinon gare au malaise. Qu'est-ce qui est plus important au final? Grasse-matinée dans le lit? Ou... Grasse-matinée dans l'eau?

Je repousse la couette, encore, et m'extirpe du lit. La chambre plongée dans la pénombre, je me repère à la mémoire musculaire et bute dans l'angle du matelas avant de me rattraper au mur et d'ouvrir la porte. Un short en jersey en guise de pyjama, je passe dans la pièce commune du logement et me dirige vers la salle de bain, l'air second, encore un peu dans les nuages. Je travers la pièce, le couloir, approche de la porte de la salle de bain mais m'arrête avant. Qu'est-ce que...

Je fais demi-tour et me plante au milieu du couloir, face au mur côté chambres. Le mur nu. Au milieu. Là. Tout blanc. Et je reste là, immobile, les bras ballants et la bouche entrouverte, les yeux rivés contre ce mur qui semble si intéressant. Ce mur auquel il manque quelque chose. Deux longues minutes passent avant que j'inspire enfin. - Porte? Ou elle est la porte? - C'est quoi cette manipulation ruchienne encore? Je fais un pas en avant et toque au mur. - Y'a quelqu'un? Hey! Tu m'entends? Ça va? - Elle est peut-être coincée à l'intérieur. Qu'est-ce qui s'est encore passé?

Mon cœur bat plus vite, l'adrénaline envahissant mon corps au détriment des dernières poussières de sommeil qui se font évincer sans pitié. Je frappe plus fort au mur, attendant une réponse, ma voix se faisant plus sonore alors que j'appelle le numéro de mes co-habitantes. Défoncer le mur? Oui, mais si c'est pour me retrouver pioché par le bras mécanique quand dans une fête foraine... Dernier recours.
Pour le moment, je me dirige vers la porte de gauche, la chambre côté entrée, et m'y invite sans m'annoncer, allumant la lumière d'un geste automatique. Le lit n'est pas défait. Bizarre. Je me rapproche du mur, frappe à nouveau. Rien. Pas de réponse. Je sors de cette chambre et rejoins la mienne, allume la lumière et me rue vers le mur à nouveau pour frapper, attendant encore une réponse. Toujours pas. Je tourne la tête vers Ben, Ben le hamster, qui me regarde avec ses deux billes noires comme si j'étais fou. - Me regardes pas comme ça, y'a peut-être quelqu'un de coincé là-dedans. - Et puis je balaye la pièce du regard à la recherche d'un outil quelconque. Et puis je trouve rien, sauf un petit détail. - Elle était pas plus petite cette pièce avant?

Je fais quelques pas, calculant la taille de la chambre en fonction de mes enjambées sans prendre en compte le fait que je n'ai jamais su quelle taille faisait ma chambre. Je fronce les sourcils, perplexe. Ou peut-être le stade au-dessus même si je me souviens du mot qui le caractérise. - C'est quoi ce bordel? - Je sors de la chambre, grattant l'arrière de mon crâne d'une main, et inspecte le salon qui semble ne pas avoir bougé. Je passe dans le couloir pour rejoindre la salle de bain, agrémentant le mur nu d'un "Bouges pas, j'arrive." en passant devant, et constate que tout semble identique. L'autre chambre est légèrement plus grande également mais à vrai dire, ce qui me saute aux yeux c'est le rangement. Tout est propre. La chambre est vide, la mienne contient mes affaires mais il n'y a pas de livres abandonnés dans le salon, pas de serviette usagées dans la salle de bain ou de brosse à dent posées sur le lavabo. C'est comme si le logement avait été remis à neuf. Et mes co-habitantes? Limogées avec le reste? Sont-elles piégées dans la chambre fermée avec leurs affaires? Ou le bras mécanique les a peut-être emportées? Mon cœur accélère à nouveau.

Pitié non.

Une bouffée de chaleur remonte jusqu'à mon visage et je sors du logement pour chercher de l'aide dans le logement voisin. Je ne toque pas, je ne fais qu'entrer. L'odeur est familière. Je note les trois portes menant aux trois chambres. Il n'y a personne mais ce logement ne m'est pas étranger. J'ouvre les portes, constate le désordre de la salle de bain, les affaires dans les chambres et lorsque j'atteins la chambre du fond, je trouve une pièce absolument parfaitement normale. Un lit, deux chevets, pas d'affaires, pas d'objets en plus. Rien. Comme neuf. Je ressors de la pièce, pensif. Ces pas sont familiers également. - Attends... - Je me dirige vers la porte d'entrée laissée ouverte et porte mon regard sur les deux numéros. "02". - Quoi?

Je sors du logement en fermant la porte et me plante au milieu du couloir, entre les deux portes, face au mur nu. De là, mon regard peut voir les deux entrées, le 02 et le 01. Je fini par croiser les bras, toujours dans mon short, l'air plongé dans de profondes et complexes réflexions, une minute, puis deux, puis cinq, jusqu'à ce que mes sourcils se défroncent. Si, c'est un vrai mot. - Soit, si tu le dis. - Je décroise finalement les bras en soupirant, me tournant vers la porte marquée du "01", et lève les yeux vers le plafond en regard dans le vague. - Mais si c'est ton nouveau jeu, saches qu'il est pas drôle!

Je passe la porte et la referme derrière moi, acceptant le fait que pour une raison ou pour une autre, on m'a déménagé dans le logement voisin. C'est un mieux je suppose, deux chambres plus grandes au lieu de trois plus petites. Et l'avantage d'être seul, même si j'espère rapidement ne plus l'être, c'est que je peux mettre Ben dans le salon. - Regardes Benny, c'est notre nouvelle maison. - Et ça, ça me permettra très certainement de mieux dormir. On a jamais appris aux hamster à dormir la nuit, sans déconner.
Revenir en haut Aller en bas
 
A new bed for a new life... || OS inutile
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: HORS JEU :: Archives :: Rp-
Sauter vers: