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 [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS

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MessageSujet: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Mar 19 Déc - 13:32

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l avait beau s’être douché de longues heures, avoir fait ses premières longueurs au niveau 13, il pouvait encore sentir la chaleur étouffante du brasier. Quand il fermait les yeux, il revoyait les flammes infernales qui dévoraient tout sur leur passage. Quand il les rouvrait, il pouvait sentir cette odeur, celle des cendres et de la suie qui lui collait à la peau malgré tout ce temps passé sous l’eau.
7 se frotta les yeux, un air las imprimé sur son visage habituellement si jovial. Cette nuit, il n’avait pas dormi, son corps tout entier secoué par l’adrénaline provoquée par l’incendie. Au petit matin, après avoir compris que son insomnie ne semblait pas vouloir le quitter, il s’était décidé à se lever et avait effectué quelques séries d’exercices dans l’intimité de sa chambre. Ses muscles étaient encore tendus mais ce n’était pas comparable à ce qu’il avait pu ressentir à son arrivée ici. Les nausées avaient fini par s’estomper et il ne lui restait plus que cet effroyable gouffre dans sa mémoire.
Son estomac poussa un grondement bestial et il leva les yeux au ciel en étirant un sourire amusé. Ce n’était pas l’heure de manger. Pas encore. Il avait quelque chose à faire avant de chercher à se trouver un partenaire pour partager le petit-déjeuner. Peut-être même qu’il l’inviterait à se joindre à lui. @F09-722. Il se rappelait de l’expression effrayée de la jeune femme alors qu’elle avait découvert l’incendie qui ravageait l’entrepôt. Pourtant, elle était restée à leurs côtés. Elle avait combattu les flammes avec plus de courage que beaucoup de pompiers. Sans équipement, sans rien d’autre que l’envie de protéger leur petite communauté déjà bien éprouvée.

Il s’arrêta devant la porte du logement 902 et toqua avant d’y entrer sans prendre la peine d’attendre une quelconque approbation. Après tout, il était là pour vérifier son état tant sur le plan moral que physique, qu’elle le veuille ou pas. 7 avait beau plaisanter et se complaire dans son petit air détaché et nonchalant, il n’en restait pas moins capable d’éprouver des sentiments tels que la reconnaissance ou bien l’inquiétude. Il tenait à savoir comme elle allait. Vraiment, sans faux semblants ou arrière-pensées.
Il ouvrit lentement la porte d’une des quatre chambres et arqua un sourcil en voyant les draps défaits. Personne. Il ignorait que 722 était aussi matinale mais, en réalité, il ne pouvait pas se vanter de la connaître. La seconde pièce était tout aussi vide et, là encore, le lit semblait avoir été utilisé pendant la nuit. Son nez se plissa dans une moue pensive et il se demanda combien de colocataires la jeune femme avait-elle. C’était vrai qu’ils n’avaient jamais abordé le sujet et lui-même ignorait quelle était l’identité de l’autre personne qui partageait son propre logement. Il savait simplement qu’elle existait mais il n’avait pas encore eu l’occasion de la croiser autrement qu’à travers les cheveux d’un noir d’encre qu’elle perdait dans leur salle de bains.
7 passa une main dans ses cheveux blonds et se dirigea vers la troisième chambre quand il entendit l’eau couler, un peu plus loin. Il se tourna donc vers l’origine du bruit et se demanda s’il était sage de risquer de surprendre la rouquine dans une telle situation. A cette pensée un sourire amusé étira le coin de ses lèvres et il fit quelque pas, se plantant nonchalamment devant la pièce qu’il supposait être la douche commune.

« Oï, Cheveux de Feu, c’est toi ? » lança-t-il d’une voix traînante sans se soucier de réveiller les possibles habitants de l’appartement. « Dépêche-toi de sortir de là ! Je dois te voir. »
Il se recula donc et se laissa tomber sur l’un des fauteuils qui faisait face à la pièce, les yeux luisant d’amusement. Il se demandait pourquoi l’idée de mettre la jeune femme aussi mal-à-l’aise lui plaisait autant mais il en déduisit qu’il avait dû apprécier la compagnie des femmes, par le passé. Il se sentait à l’aise avec elles. A vrai dire, 7 se sentait à l’aise en toutes circonstances. Il n’était pas impressionnable et il aimait se faire remarquer et produire son petit effet.
La porte s’ouvrit dans un grincement et il se redressa, prêt à lui lancer une petite pique amicale quand sa bouche se referma tout aussi vite. Ce n’était pas 722, loin de là. A vrai dire, il ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam ce gars-là et, honnêtement ? C’était une étrange première impression de le voir sans ses vêtements. Autant il aurait apprécié railler sa nouvelle amie pour sa nudité, autant il se demanda un instant comment réagir devant le jeune homme qui, de toute évidence, semblait tout sauf apprécier sa petite visite surprise.
« Désolé, bien que la vue soit… agréable… ce n’était pas exactement celle que je cherchais… » lança-t-il dans une vaine tentative de détendre l’atmosphère.
Il se releva et fit quelques pas avant de lui tendre la main, retenant le rire qui lui secouait la poitrine. Les cheveux ainsi trempés il faisait penser à un petit chiot qui se serait pris une saucée.
« Tu sais si la rouquine est dans le coin ? » demanda-t-il en le dévisageant d’un air tout à fait innocent.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Mar 19 Déc - 16:48

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Bae est enroulé sur lui-même dans son vivarium adapté et ne bouge plus depuis des heures, ou du moins, de manière si subtile qu’il est obligé d’avoir le nez presque rivé à la vitre pour s’assurer qu’il est toujours en vie. Lorsque le serpent roi lui a été mis entre les mains, le jeune homme n’a pas été effrayé le moins du monde, bien au contraire, les rayures noires se mêlant à la couleur blanche étant une véritable délivrance pour lui qui avait l’impression de vivre dans le blanc trop vif depuis trop longtemps. Déjà plus de deux mois qu’il est là et aucun souvenir ne lui est encore revenu en mémoire. Les jours se suivent et se ressemblent pour la plupart, lorsqu’il n’est pas en train d’être entraîné par sa colocataire dans diverses missions en tous genres. Autant dire que le meilleur moment de la journée pour lui est celui de la douche où l’eau chaude dégouline le long de son corps qui a bien trop souvent été endolori depuis son arrivée au sein de la Ruche. Il ne compte d’ores et déjà plus le nombre de coups et d’hématomes récupérés des suites de ses altercations. Altercations qu’il ne mène jamais de force, souvent causées par ses regards appuyés et insistants. Il analyse les gens, il n’y peut rien, c’est comme ça et pas autrement. Pourtant, il a bien fallu faire des efforts afin de ne pas mourir bêtement au détour d’un couloir, et s’en sont creusées les questions au creux du corps meurtri. Entre la ressemblance avec 555 ou encore ses échanges constructifs avec Elijah, il ne sait quoi penser 116. Ce nombre. Encore et toujours ce nombre qui le caractérise quand il sent au creux de ses tripes qu’il est bien plus que cela. Elijah a retrouvé son nom, alors pourquoi pas lui ?

Un soupir de lassitude s’échappe de ses lèvres humides à cause des gouttelettes ruisselant sur son épiderme en songeant à tout cela, au néant qui trône toujours dans sa tête sans qu’il ne puisse lutter. Il aimerait y voir plus clair, avoir des réponses mais ce n’est pas le cas et n’est pas prêt de l’être alors il se fait une raison, profite de la chaleur brûlante de l’eau et la vapeur se répand bientôt dans la pièce qui leur sert de salle de bain commune. A son arrivée, il a eu l’immense chance de se retrouver coincé avec deux colocataires, normalement trois, même. Sa chambre est assez petite, presque étroite mais il est parvenu à s’y habituer, comme à tout ça. Le blanc n’est presque plu une source de crise de nerfs impromptue, le jeune homme voit cette couleur avec un peu plus d’apaisement, en revanche, il hurlerait bonheur s’il parvenait à trouver des vêtements autres que ceux qu’il a depuis… Trop longtemps maintenant. Dépêche-toi de sortir de là ! Je dois te voir.  La voix masculine résonne mais il ne l’entend pas à cause de  l’eau coulante et bien trop perdu dans ses pensées personnelles. Il ne va toutefois pas au bout de cette pensée et prend son temps pour terminer de se laver. Une fois fait, il s’éclipse de la douche, attrape une serviette pour se sécher a minima qu’il ne glisse pas immédiatement autour de sa taille lorsqu’il ouvre la porte de la pièce, se pensant seul dans l’appartement.

A peine pose-t-il un pied dehors que la silhouette blonde apparaît dans son champ de vision, légèrement sur sa droite. Il sursaute. Littéralement en reconnaissant physiquement celui qui lui fait face. Diable que fait-il ici celui-là ? La première pensée qui lui vient à l’esprit est qu’il a repéré ses coups d’œil et comme tous les autres, souhaite dorénavant lui en coller une. « Mais qu’est-ce que… ! ».  tu fous ? Nu comme un vers, 116 a rapidement le réflexe de se couvrir en sentant ses joues devenir bouillante sous le rosissement qu’elles subissent. Chier. Lèvres entrouvertes, il observe le blond d’un air surpris en nouant comme il peut la serviette à sa taille et camoufler ses parties intimes. Désolé, bien que la vue soit… agréable… ce n’était pas exactement celle que je cherchais… Les mots mettent un temps indéniablement trop long à être emmagasiné par ses soins et pourtant il est loin d’être idiot ou même handicapé. Il était juste asthmatique dans une autre vie mais ça il l’ignore. Agréable. Vue agréable. C’est bien la première fois qu’il entend quelqu’un de la Ruche parler ainsi en le regardant, surtout lorsque l’on sait qu’il n’a pas hésité à le regarder avec un peu plus d’attention deux trois fois de suite le grand brun... Si les dires auraient pu être un compliment et le rendre soudainement bien plus agréable dans son attitude qu’à l’accoutumée, Seven se met à évoquer la réelle raison de sa visite indésirée du moment et le résident récupère ses capacités mentales. « Rosie n’est pas là, je ne sais pas où elle est partie. » qu’il lâche d’un air suspicieux en le voyant le dévisager de haut en bas avec ce qui semble être un petit sourire en coin. Il n’a pas l’habitude que des hommes le regardent pour une autre raison que l’envie de le descendre, le jeune homme, il est donc normal pour lui de se montrer méfiant. Il ne voudrait pas tomber dans une toile d’araignée car il aurait cédé à des envies qu’il sait pertinemment avoir et qui ne concernent pas les femmes. Quelques gouttes s’échouent sur ses épaules nues en provenance directe de ses cheveux encore humides mais il ne paraît pas gêné plus que de raison, tout comme il n’est pas gêné d’exposer le tatouage immense de son dos ou encore la marque de brûlure de son omoplate. Ce qui l’intrigue davantage, c’est la raison pour laquelle il cherche la rouquine. Sa rouquine de colocataire. « Pourquoi tu veux la voir ? Elle est venue t’entraîner dans une mission commando avant de hurler au loup et s’enfuir dans le sens inverse ? ». Le côté froussard de la jeune femme n’est pas nouveau, il le connait bien, et aime la taquiner à ce sujet d’ailleurs. « Si c’est ça, je suis navré, elle a cette fâcheuse tendance à être terrifiée, mais quand on la connait, ça va. ». Nul ne sait vraiment pourquoi il dit une chose pareille, sûrement par souci de faire la conversation et il se saisit enfin de la main tendue après s’être rendu compte qu’il ne lui avait pas rendu le geste, sans doute, perturbé. Un peu. Beaucoup en réalité.  Si bien qu’il en oublie d’aller s’habiller.


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MessageSujet: Re: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Mer 27 Déc - 13:14

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Il était adorable, c’était indéniable. 7 n’avait d’ailleurs aucune honte à le reluquer, un sourire carnassier sur les lèvres. C’est qu’il était comique ce grand garçon dénudé. Le rouge sur ses joues acheva de l’amuser et il se dit que, tout compte fait, ce n’était pas plus mal de le rencontrer à la place de 722 si ça impliquait que, lui aussi, se colore sous la gêne. C’était plus fort que lui. Il ne savait pas d’où il pouvait tenir un comportement aussi puéril mais ça avait sans aucun doute un rapport avec le passé qu’il avait oublié.
« Mais qu’est-ce que… ! » s’exclama le jeune homme.
Il arqua un sourcil et ne put retenir un léger rire en le voyant couvrir comme il le put ses parties intimes. Carrément amusant, en effet. En s’approchant, il le dévisagea intensément, soudain pris d’un doute. En y réfléchissant bien, le visage de ce gars lui semblait légèrement familier. Seven était ici depuis quelques temps à présent et il avait commencé à sympathiser avec quelques un de ses congénères. Il passait donc la plupart de son temps à flâner sur les différents niveaux de la Ruche, observant, analysant, sociabilisant. Il avait donc repéré quelques abeilles qui lui semblaient plus singulières que d’autres. Certaines le fixaient de manière presque suspecte et, après réflexion, c’était décidemment dans cette catégorie qu’il rangeait le colocataire de la rouquine.
« Rosie n’est pas là, je ne sais pas où elle est partie. » lui répondit-il sans se saisir de la main tendue vers lui.
Le petit impoli… Seven hésita à la retirer mais préféra finalement la garder levée. Il aimait insister quand il n’obtenait pas ce qu’il désirait. La persévérance faisait partie intégrante de son caractère, n’en déplaisait à certains qui l’auraient volontiers étranglé pour le faire taire.

« Pourquoi tu veux la voir ? Elle est venue t’entraîner dans une mission commando avant de hurler au loup et de s’enfuir dans le sens inverse ? Si c’est ça, je suis navré, elle a cette fâcheuse tendance à être terrifiée, mais quand on la connaît, ça va. »
En l’entendant parler ainsi de la rouquine, il éclata de rire, moqueur. Il avait bien évidemment remarqué l’ait terrifié de celle-ci, face à l’incendie. Pourtant, il avait été surpris de la voir rester et ce, au péril de sa vie. Pas si lâche que ça, tout compte fait.
« Tout ceci sera répété, déformé et amplifié… » lâcha-t-il dans un toussotement narquois. « Disons plutôt que c’est une rouquine pleine de surprises et je viens juste voir comment elle s’en sort. M’étonnerait pas qu’elle soit traumatisée et ait besoin d’une thérapie… On a presque fini en poulets rôtis avec ce fichu incendie. »
Il se mordit l’intérieur de la joue alors que le jeune homme serra finalement sa main dans la sienne, retenant un sourire satisfait. Comme quoi, ça avait du bon de ne pas désespérer. Il refaisait un peu son éducation…
« Je suis Seven. » lui apprit-il en gardant ses doigts piégés dans le creux de sa paume. « C’est-ce que tu cherchais à savoir en jouant les stalkers ? » ajouta-t-il en lui adressant un clin d’œil.
Il pencha la tête pour le détailler maintenant qu’il était plus près de lui que jamais et fut pris de la même sensation que, plus tôt, dans la cafétéria. Il se rappela un instant de la neige qui tombait autour du visage sculptural de ce joli brin de femme et, plus encore, de ce contraste entre le blanc déprimant de la ruche et ses splendides cheveux noirs. Elle était belle. Il était beau.

Seven se racla la gorge en chassant ce sentiment et finit pas le lâcher, reculant d’un pas. Ses sourcils se froncèrent alors en avisant la brûlure qui marquait son omoplate. Presque hypnotisé par le symbole dessiné par la chair boursoufflée, il tendit les doigts vers celui-ci et l’effleura. Il connaissait ce symbole, il le savait. Il n’arrivait juste… pas à se rappeler. C’était comme son identité et tout ce qu’il avait été. C’était là, sur le bout de sa langue et, pourtant il ne pouvait l’exprimer à voix haute sans en perdre les mots.
« Joli tatouage. » se contenta-t-il de dire en éloignant sa main de sa peau dénudée, avisant les bouts des branches tracées à l’encre noir. « J’en ai un aussi… quoiqu’un peu plus discret. »
Il soupira avant de faire quelques pas dans le logement, son regard errant aux quatre coins de celui-ci. Il se jeta alors sur le fauteuil du salon et se remis à sourire dans une attitude nonchalante.
« Je parie qu’elle ne t’a pas dit quand elle comptait revenir, pas vrai ? »
C’était plus une affirmation qu’une question.
« Je vais l’attendre ici. Tu peux me tenir compagnie si tu en as l’envie… »
Nouveau clin d’œil cette fois légèrement plus charmeur. Ses yeux rieurs soutinrent son regard comme pour le défier de s’éclipser. Ça faisait bien plusieurs jours que ce jeune homme le fixait, assis dans son coin et qu’importe l’endroit où il se trouvait. Il ne comptait pas le laisser se défiler maintenant qu’il l’avait coincé quelque part.
« C’est le bon moment pour me poster toutes tes questions, tu sais… » continua-t-il, joueur. « Tu m’as suivi toute la semaine, t’auras jamais une meilleure occasion de me dire à quel point tu m’aimes. »
Il voulait le revoir, ce rouge sur ses joues. Tout comme il avait hâte de voir le visage de 722 se colorer du même roux que ses cheveux.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Jeu 28 Déc - 10:59

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La chaleur qui lui monte aux joues ne lui est pas inconnue, même s’il n’en a pas l’habitude. Il a été pris en flagrant délit de sortie de douche, persuadé qu’il n’y avait personne dans le logement. Il n’y avait d’ailleurs personne lorsqu’il était entré dans la salle de bain commune. Cheveux humides, 116 fait de son mieux pour se couvrir, enroulant bientôt la serviette blanche autour de sa taille et dissimulant ainsi le nécessaire sous les airs amusés du blond qui lui fait face. Chier. La main est rapidement tendue vers lui mais le jeune homme ne l’attrape pas encore, bien trop gêné par le rouge de ses joues et bien trop méfiant subitement pour penser à serrer cette main pourtant amicale. Ce n’est pas lui qu’il cherche et le rosissement finit par disparaître comme il est venu, en une poignée de secondes à peine. Toutefois, si sa colocataire a oublié de mentionner qu’elle connaissait le type qu’il reluquait depuis quelques semaines, ce n’est pas pour cela qu’il se permet de donner des informations gratuites. 116 n’est pas du genre à aider d’entrée de jeu quelqu’un qu’il ne connait pas, surtout lorsque cela concerne quelqu’un avec qui il vit. Rosie est peut-être ce qu’elle est, il n’a pas envie de l’envoyer tout droit dans un traquenard quelconque. Une chance pour lui, alors, qu’il ignore réellement où elle se trouve, car il n’a pas à mentir, et vient même user de sarcasmes tandis qu’il daigne enfin lui répondre sans prendre le temps de se présenter. Ce n’est qu’après lui avoir posé une simple question qu’il accepte de serrer sa main, gouttes ruisselantes sur son corps, et malgré le fait que le blond se mette à rire, passablement amusé. Qu’est-ce qu’il y a de drôle ? Tout ceci sera répété, déformé et amplifié… Ah. Un débineur. Quelle charmante nouvelle. Le brun meurt d’envie de croiser ses bras contre sa poitrine par réflexe mais lui jette un regard en biais empli de méfiance, même si ce dernier ne peut s’empêcher de glisser négligemment sur l’ensemble du corps qui lui fait face. Disons plutôt que c’est une rouquine pleine de surprises et je viens juste voir comment elle s’en sort. M’étonnerait pas qu’elle soit traumatisée et ait besoin d’une thérapie… On a presque fini en poulets rôtis avec ce fichu incendie. L’incendie. 722 ne lui en a pas vraiment parlé, il faut dire qu’ils n’ont pas nécessairement eu l’occasion de se croiser récemment. « Elle n’a pas besoin d’une thérapie. » qu’il répond du tac au tac sans retirer ses doigts des siens. Je suis Seven. « 116 ». Il grince un peu des dents car il n’aime pas se désigner par un numéro. « C’est le numéro qu’on m’a attribué. Je ne me souviens pas encore de mon prénom. » qu’il ne peut alors s’empêcher d’ajouter, posant ses yeux verts sur leurs mains serrées. Il comptait le lâcher ou ? C’est-ce que tu cherchais à savoir en jouant les stalkers ? Lèvres entrouvertes sous la surprise, prêt à démentir, il se retrouve bien couillon face au clin d’œil de Seven qui s’éloigne de lui d’un pas. « Je… ». Pas le temps d’ajouter quoi que ce soit d’autre qu’il suit déjà le regard du blond qui coule sur lui avec un peu trop d’insistance. Une insistance qui le gêne autant qu’il ne peut s’empêcher de sourire en coin, amusé soudainement de voir quelqu’un lui rendre un regard.  

Ses doigts lâchent les siens et il récupère sa main, vient enfin croiser ses bras contre son torse sans cesser de le toiser, retenant le rouge de lui monter une nouvelle fois aux joues comme un gamin pris en faute. Immobile, il se retient de lui en coller une au moment où ses doigts viennent effleurer sa peau et particulièrement la marque de brûlure étrange qu’il arbore. Ne souhaitant pas se montrer sauvage, il ronge son frein et laisse faire en silence, analysant chaque geste et ne le quittant pas des yeux telle une biche effarouchée. Joli tatouage. Il hoche doucement la tête. « Merci ». Mot murmuré d’un souffle tandis qu’il demeure dans l’expectative de savoir comment il serait supposé réagir. Sa semi-nudité ne le gêne même plus. J’en ai un aussi… quoiqu’un peu plus discret. 116 sourit, ricane même en s’animant à nouveau. « Non visible à l’œil nu j’imagine. ». Du moins pas lorsqu’il est habillé, sinon il le verrait déjà. Le silence reprend ses droits pendant que Seven fait le tour du logement et vient s’échouer sur le canapé. Si Rosie rentrait, elle lui dirait probablement que le coussin du milieu était sa partir de canapé. Long débat qu’ils ont eu au tout début qu’il venait d’arriver. Mais il ne dit rien, le laisse faire, poser sa question à laquelle le brun signe à la négative d’un geste de la tête et s’avance de deux pas. Non, il ne sait pas quand elle compte rentrer. « Pas avant un moment, je suppose. ». Je vais l’attendre ici. Tu peux me tenir compagnie si tu en as l’envie… Il manque de s’étouffer, le chat, mais dissimule bien vite ce détail et se contente de le toiser longuement du regard pour l’interroger silencieusement. Est-il sérieux ? 116 doit rêver, ce n’est pas possible autrement, jamais personne n’a… Ouvertement… Enfin personne ne s’est intéressé à lui jusqu’ici alors… C’est le bon moment pour me poster toutes tes questions, tu sais… Tu m’as suivi toute la semaine. Ainsi donc il le sait. Il l’a vu. En même temps, il ne fait jamais rien pour se cacher ni camoufler ses regards insistants le brun. Qu’ils soient pour analyser, observer sans voir, ou savamment regarder. T’auras jamais une meilleure occasion de me dire à quel point tu m’aimes. Pour la troisième fois, il est pris de surprise et ne peut finalement retenir le rouge de chauffer ses joues. Merde, Merde, Merde. Il le regarde, prunelles écarquillées sans oser avancer mais laisse ses bras retomber le long de son corps. Je ne t’aime pas je ne te connais pas, qu’il veut dire d’un ton sec mais aucun son ne sort de sa bouche. Pire encore, il s’avance, bien décidé à balayer la gêne qui s’exprime dans le rosissement intempestif de ses joues. Il pousse les jambes de Seven qui s’est affalé sur le canapé pour venir s’asseoir et le toiser, sourcils froncés. « Pourquoi est-ce que je te dirais que je t’aime ? Si je n’avais pas le droit de te regarder, il aurait fallu me le dire plus tôt. Et d’ailleurs… Je fais ça depuis que je suis arrivé, ça ne veut pas dire que quelqu’un m’intéresse pour autant. ». Vaine tentative de reprendre l’ascendance d’une conversation qu’il sait pertinemment perdre d’avance. Ses regards appuyés étaient bien différents de ceux qu’il offre aux autres dans une envie d’analyser. Il ne regardait pas Seven pour le percer à jour, mais bel et bien pour en apprécier les formes, et il s’était fait griller. « Tout ce que je sais, c’est que tu n’es pas ici depuis longtemps. Tu erres comme une brebis égarée. ». Il pique, pour reprendre contenance, se camoufler derrière un masque pour il ne sait quelle raison. Par réflexe. Un réflexe bien ancré, signe de sa vie passée dont il ne sait rien. Il a comme le vague sentiment que regarder un homme comme il a pu regarder Seven est une honte à cacher.  


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MessageSujet: Re: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Ven 5 Jan - 1:13

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Seven n’avait pas encore sympathisé avec grand monde si ce n’était 090 et la rouquine. Il venait tout juste de se lancer dans sa phase de socialisation et il se faisait un devoir de blablater avec toutes les personnes qu’il rencontrait. Ainsi, il avait récemment remplacé le shampooing de sa colocataire par le dentifrice qui se trouvait dans la salle de bains. Un tour vieux comme le monde mais qui aurait au moins eu le mérite de la pousser à la conversation si seulement elle s’en était rendue compte. Finalement, la jeune asiatique ne s’était jamais montrée et il en avait déduit que, finalement, elle devait être bien timide et indigne d’intérêt.
Son regard se porta à nouveau sur le jeune homme qui lui faisait face et son sourire s’élargit sensiblement. 116, donc. Un numéro qui, pourtant, lui seyait d’une certaine manière. Facile à retenir et 7 était certain de ne pas oublier de sitôt une rencontre aussi fortuite. Il l’observa, lui et son regard méfiant à la limite de la défiance. Il ne doutait pas qu’il puisse en impressionner plus d’un et, d’ailleurs, il le dépassait bien d’une tête… Cependant, sa tenue actuelle et la façon dont ses cheveux trempés se plaquaient à son crâne lui donnaient plus l’impression d’avoir affaire à un chaton dont la boule de poils serait mal passée. Une petite chose en rogne, certes, mais si adorable que ça éclipsait tout le reste. Et, Dieu sait que Seven avait un penchant pour les petites bouilles aux grands yeux. Il suffisait de le voir se comporter auprès de Buddy, ce chiot Husky qu’il avait réussi à récupérer à l’animalerie. Avec lui, il avait parfois l’impression de retomber en enfance. Une enfance certes encore recouverte d’un épais voile blanc mais il supposait que c’était ce qui s’en rapprochait le plus.
« De toute façon je ne pense pas avoir les économies nécessaires pour lui payer un psy. » fit-il retournant ses poches dans lesquelles il n’avait jamais vu la moindre trace de portefeuille.
La façon dont 116 sembla prendre la défense de 722 juste après l’avoir ainsi taquinée attisa sa curiosité et il pencha la tête, surpris par cet élan de… possessivité ? Il n’était pas réellement sûr que ce soit le meilleur terme pour désigner leur relation mais, à vrai dire, il ne savait même pas ce que ces deux-là étaient vraiment. Des colocataires relativement amicaux ou bien des amants qui préféraient garder leurs petits secrets bien à l’abri dans leurs chambres… ? Un sujet qu’il aimerait volontiers creuser, à n’en pas douter. 7 adorait les potins, plus encore quand il pouvait s’en servir par la suite.

Son regard dériva peut-être un peu trop longuement sur le corps offert à ses yeux loin d’être innocents mais il n’en avait cure. Seven avait beau se préoccuper de son apparence, il se fichait complètement de ce qu’on pouvait bien penser de lui. Une philosophie de vie qu’il avait adopté quelques jours après son arrivée.
Il ne ressentit donc aucune honte quand ses doigts effleurèrent la brûlure qu’il regardait avec tant d’insistance depuis quelques minutes. Imposante mais il n’éprouva pas l’écœurement auquel il aurait pu s’attendre. Elle était même plutôt intrigante et ça conférait à ce 116 une légère aura de mystère qui lui plaisait. Il nota cependant son malaise et il préféra ne pas insister sur cette évidente blessure du passé. Les moqueries sur les éventuels « handicaps » des uns et des autres ne faisaient pas encore partie de son registre.
« Evidemment, sinon ce ne serait pas amusant… Je te proposerai bien un jeu qui implique de retirer nos vêtements mais j’ai peur que tu sois déjà bon perdant alors… » plaisanta-t-il en acceptant volontiers la déviation subite de la conversation.
Il se dirigea alors vers le canapé où il se laissa choir et observa avec une profonde satisfaction la teinte écarlate que pris le jeune homme aux cheveux noirs. Ce dernier s’avança d’ailleurs vers lui et il crut un instant qu’il s’apprêtait à lui déclarer réellement ses sentiments quand ses paroles lui arrachèrent un léger sourire. Ainsi, il n’était pas le seul à être observé de la sorte. Presque décevant mais il pouvait décidemment faire avec sachant qu’il avait un avantage sur toutes les autres cibles de celui-ci. Il le confrontait et retournait la situation en sa faveur, savourant déjà la gêne qu’il produisait chez ce stalker.
Il le laissa donc s’assoir à ses côtés et replaça aussitôt ses jambes sur le canapé, les laissant retomber en travers des cuisses du jeune homme. S’il pensait qu’en jouant au petit mâle dominant dans son logement, Seven allait arrêter de le taquiner, alors il se trompait lourdement. Plus il était à l’aise et plus il poussait, testant les limites de sa patience et, surtout de sa réserve. Il était ainsi, il aimait provoquer des réactions.

« Oh monsieur est volage… ça m’attriste presque de savoir que d’autres ont aussi le droit à ces regards enflammés… » lâcha-t-il en haussant les épaules, lui adressant un large sourire alors qu’il s’installait plus confortablement sur et contre lui, les jambes dépliées. « Tu vois je pensais que le courant passait entre nous et j’étais presque prêt à allumer la flamme de la passion… »
Il se fichait de la niaiserie qui transparaissait dans ses paroles tout comme il se fichait de leur lourdeur. 7 ne faisait pas dans la dentelle, n’en déplaise aux autres abeilles, surtout celles aussi indiscrètes que 116.
« En effet, je suis arrivé il y a une semaine je dirai… » commença-t-il avant de retirer ses chaussures pour les laisser tomber au sol.
Ses pieds nus vinrent effleurer la peau dénudée du jeune homme et il lui adressa un regard qui se voulait candide, tout aussi innocent qu’ignorant. Il pouvait rougir, crier et quitter le canapé, 7 ne bougerait pas d'ici avant d'avoir vu la rouquine.
« Il me reste tant de choses à apprendre… je suis sûr que, au vu de ton air assuré, tu ferais un merveilleux professeur, tu te proposes ? C’est si altruiste de ta part... »
Il se redressa alors pour approcher son visage du sien, réduisant quasiment à néant les centimètres qui les séparaient.
« En échange je t'aurai volontiers offert des cours de langue mais, de toute évidence, tu as déjà l’air bien habile… »

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Ven 5 Jan - 17:26

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Il nage en plein délire, c’est ce qu’il se dit, n’osant trop y croire. Sans doute est-ce une mauvaise blague. Il aurait pu le croire fortement s’il n’avait pas déjà croisé Seven auparavant, ayant louché pour ainsi dire un peu trop longtemps sur la personne qu’il est. Maintenant que le blondinet lui fait face, il ne sait réellement sur quel pied danser. Les cheveux dégoulinants et en bataille, 116 demeure parfaitement immobile afin de calmer le rouge de ses joues. Il a bien trop chaud quand sa peau, elle, a visiblement froid du contraste entre la température de la salle de bain et celle du couloir. Farouche et méfiant, le jeune homme plisse les yeux quand il sent une insinuation qu’il considère malsaine vis-à-vis de sa colocataire. Bien sûr, ils se chamaillent en permanence mais cela ne l’empêche pas de l’apprécier a minima de manière amicale. Purement amicale. De toute façon je ne pense pas avoir les économies nécessaires pour lui payer un psy. Il penche la tête sur le côté et hausse les épaules. « Et de toute façon, il n’y a pas de psy ici. ». Ni même de médecin d’ailleurs. Ca réglait bien le problème. Ce qui commençait à en devenir un, en revanche, c’est la façon dont il se met à le dévisager, de haut en bas. Le brun est conscient d’être quasiment dénudé, pour ainsi dire, ce qui l’étonne toutefois c’est qu’on lui rende la pareille, lui qui avait d’une certaine manière finit par penser qu’il n’intéresserait jamais personne. Une vague idée d’auto-rabaissement qui avait en quelques sortes presque eu raison de lui, idée totalement remise en question à l’heure d’aujourd’hui. Est-ce que ce Seven se foutait de sa gueule ou… ? Evidemment, sinon ce ne serait pas amusant… Je te proposerai bien un jeu qui implique de retirer nos vêtements mais j’ai peur que tu sois déjà bon perdant alors… Un fin sourire en coin habille les lèvres du jeune homme qui pour peu, se mettrait presque à croiser un peu plus les bras contre sa poitrine. « Je suppose que j’ai pris de l’avance. » qu’il répond non sans pointe d’arrogance, entrant par la même occasion dans le jeu du blond pour mieux reprendre une certaine contenance perdue quelques minutes auparavant lors de ses rougissements traîtres.  

Pendant que Monsieur prend ses aises, 116 hésite un bref instant quant à la marche à suivre, billes écarquillées face à l’attitude du nouveau sur le canapé. S’il avait envie de lui tenir compagnie ? Dans cette tenue ? Peut-être pas entièrement mais la curiosité l’assaille bien plus qu’il ne voudrait l’avouer et c’est sans attendre en définitive qu’il se rapproche dudit canapé, poussant les jambes trop à l’aise sans le moindre ménagement et se dardant de faire disparaître toute trace de gêne de ses joues. Déclarer sa flamme au premier venu n’est pas dans ses habitudes, 116 ne le sait pas mais il n’a pour ainsi dire jamais connu l’amour. Il ignore donc ce que c’est, dans cette vie comme celle d’avant. Il n’y a donc aucun réflexe capable de réveiller ce myocarde battant malgré tout la chamade contre sa cage thoracique. Fidèle à lui-même, le brun pense mettre les points sur les i lorsqu’il évoque les regards lancés à la volée à tous ceux et celles de la Ruche. Il est pourtant assez clair sur le sujet, ne faisant pas référence aux regards potentiellement loquaces mais englobant plutôt l’envie de dire qu’il observe tout le monde, et non spécialement quelqu’un. Que le regarder lui avec insistance ne signifie donc rien. Le blondinet se donne visiblement bien trop d’importance, chose qu’il prouve un peu plus en venant ouvertement et de manière éhontée glisser ses jambes par-dessus ses cuisses à peine camouflées par la serviette blanche. Non mais… Offusqué, le chat pince les lèvres, jetant des regards indignés aux pieds chaussés qui passe au travers de lui et au contact bien trop chaleureux que Seven entreprend, à mesure qu’il prend ses aises. Il prend vraiment ses aises et ça le met mal à l’aise. Ca m’attriste presque de savoir que d’autres ont aussi le droit à ces regards enflammés… Ce n’est pas ce qu’il avait dit. « Je ne jette pas de… ». Coupé aussitôt dans son élan, il sent le chaud revenir pointer le bout de son nez et son cœur faire une embardée involontaire. Tu vois je pensais que le courant passait entre nous et j’étais presque prêt à allumer la flamme de la passion… Seven a de l’assurance. Une assurance indéniable que 116 n’est pas certain d’avoir car mis à mal au sein même de son logement, et de par la situation qui entame une tournure totalement imprévue en cette journée particulièrement banale. Bien sûr qu’il ne cracherait pas sur l’éventualité d’allumer la flamme de la passion avec celui qui est plus allongé qu’assis à ses côtés, mais s’il sait être attiré par les hommes, il n’en demeure pas moins idiot pour autant. Et la dernière chose que ce blondinet veut, c’est jouer avec le feu et se brûler les ailes. Le chat n’apprécierait pas du tout qu’on se fiche de sa tronche sur ce terrain-là.  

Le constat fait à voix haute trouve réponse alors qu’il n’en demandait pas. Une semaine tout pile hein ? A croire que le brun fait déjà parti des vieux de la Ruche à présent. Et il n’a toujours aucun souvenir. Du bout de l’index, il tente de repousser le mollet de Seven mais comme pour l’embêter, ce dernier s’amuser à retirer ses chaussures comme s’il était chez lui. « J’espère pour toi que tu ne sens pas des pieds, il paraît que c’est un tue-l’amour… ». Visiblement loin d’être perturbé, les billes d’émeraudes se posent sur la silhouette de son squatteur du jour tandis qu’un de ses pieds vient se promener sur sa peau nue et provoquer un frisson malgré lui. Merde, encore. Il voudrait ne pas réagir aussi vite, mais c’est perdu d’avance, cet idiot a un avantage pour lui : le fait que le jeune homme le trouve à son goût. Répondre serait lui donner raison et le chat ne le veut pas, s’obstine à rester de marbre et stoïque au possible quand tout son corps commence à crier chaleur et danger. L’indifférence est la meilleure arme, il le sait, l’a rapidement compris mais Seven n’est pas de ces gens qui abandonnent facilement. Il me reste tant de choses à apprendre… je suis sûr que, au vu de ton air assuré, tu ferais un merveilleux professeur, tu te proposes ? C’est si altruiste de ta part... Les mot agacent, réveillent l’insoumis prêt à rétorquer, lui anciennement réfléchi. Il semble perdre toute trace de raison et oublie nettement de tourner cinq fois sa langue dans sa bouche avant de parler. « Tu… ». Encore coupé. Net. En un éclair c’est le visage du blond et la chaleur de son corps qui se retrouve trop près du sien et vient lui couper la respiration par la même occasion. En échange je t'aurai volontiers offert des cours de langue mais, de toute évidence, tu as déjà l’air bien habile… Il ne peut retenir le sourire qui apparaît de nouveau à ses traits contrariés. Rapide et fugace, car il disparait tout aussitôt même s’il continue de se lire dans les prunelles vertes, poitrine se levant et s’affaissant trop lourdement. Il ne devrait pas être si près. Non. « Tu prends trop tes aises… » qu’il murmure, laissant son souffle se répercuter sur la peau pâle du blond tandis qu’il lève une main pour venir la plaquer délicatement contre le creux de son épaule afin de le repousser doucement en arrière. « Qu’est-ce qui te fait croire que j’accepterais de te laisser faire une chose pareille ? ». Il le repousse, inverse les rôles pour obliger Seven à se rallonger sur le dos, passant littéralement à quatre pattes au-dessus de lui comme le ferait un prédateur avec sa proie. C’est l’assurance qui s’éveille pour contrer l’air trop sûr de lui du leader. Air qui ne lui plait pas aussi bien qu’il l’amuse. Car oui, d’une certaine manière, l’humour sarcastique du blond amuse intérieurement le brun qui entend bien inverser les rôles et la balance. Toujours proche de son visage, il l’observe, sourire en coin. « Je suis sûr que tu dois bien avoir de bons arguments en stock pour… Allumer la flamme de la passion… ? ». Tel est pris qui croyait prendre ?      


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MessageSujet: Re: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Sam 27 Jan - 15:08

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C'était aussi amusant qu'excitant. Seven pouvait presque sentir les poils de son épiderme se dresser tandis qu'il était secoué par l'adrénaline. C'était comme remonter sur un vélo après avoir passé des années sans pédaler. Il savait qu'il l'avait déjà fait par le passé et, pourtant, c'était presque effrayant de se lancer, tout comme il ne pouvait s'en empêcher. Flirter.
116 était la seule personne qui lui ait réellement permis de s'y essayer même s'il avouait sans honte s'être bien amusé à tâter le terrain, quelques jours plus tôt, avec 090, dans la cafétéria.
C'était étrange et il appréciait de sentir son cœur tambouriner aussi fort entre ses côtes. Il se sentait soudainement si vivant à jouer avec le feu sans pour autant se brûler. 7 redécouvrait peu à peu ce que c'était que d'être lui-même, ce gars qu'on avait tenté d'effacer en même temps que son passé. Mais, il commençait déjà à redécouvrir ce qu'il aimait faire et ne pas faire, ce qui le faisait vibrer autant que grimacer. Draguouiller comme un malotru, les yeux rivés sur chaque expression traversant le visage de ses victimes, ça c'était son truc. Il aimait voir la surprise éclairer leurs regards tandis que leurs joues rosies trahissaient le tumulte qui les habitait.
A chaque fois qu'il y arrivait, il avait l'impression de s'en approcher un peu plus, d'avoir simplement à tendre la main pour l'atteindre. D'être si proche de cet être qui semblait pourtant si loin. Le vrai Seven. Celui qui avait une vie peuplée de souvenirs, bon ou mauvais. Une vie et peut-être même une famille. Un Seven qui était quelqu'un, qui manquait sûrement à quelqu'un. Un mec comme lui ne pouvait pas n'avoir personne, pas vrai ? Il n'avait pas un mauvais fond, de ça, il en était certain. Il taquinait oui mais jamais jusqu'au point de blesser, intentionnellement tout du moins.

Il dévisagea le jeune homme amusé quant à sa soudaine verve. Alors comme ça il ne comptait pas rester passif face à ses piques savamment lancées ? C'était un retournement de situation auquel il ne s'attendait pas forcément mais c'était loin de lui déplaire. Seven appréciait le challenge et puis, du temps à perdre, il en avait à la pelle. Rouquie ne semblait pas prête de revenir et il ne comptait pas partir avant de s'être assuré qu'elle était toujours bien en vie.
" On dirait bien oui… " fit-il en secouant la tête, le sourire aux lèvres. " Ce qui fait de toi un tricheur, je suppose ? "
Il se prélassa sans la moindre gêne sur le confortable canapé, prenant ses aises. C'était sans compter sur le propriétaire des lieux qui vint le rejoindre, poussant sans ménagement ses jambes qu'il se hâta de replacer correctement. 7 trouvait ça presque mignon, cette manière qu'il avait de paraître ronchon mais de tout de même rester à ses côtés. Sûrement une question de fierté. Encore une chose qui lui faisait défaut, ça. La fierté. Lui, il se fichait bien de se faire secouer, rabaisser, il savait ce qu'il valait et il ne ressentait nul besoin de protéger un quelconque ego malmené.
Le geste sembla cependant produire son petit effet et il admira avec un intérêt non feint, le dénommé 116 luttant pour garder la face. Ses joues s'empourprèrent le temps d'un fugace instant et il captura cette vision, un sourire aux lèvres et l'air particulièrement satisfait. On aurait presque dit un enfant qui tentait de se justifier après qu'un adulte lui ait mis le nez devant ses bêtises. Il dut presque se retenir de tendre les doigts pour lui tirer les joues, incertain quant aux conséquences de ce geste. Le jeune homme avait beau être mignon, il n'en restait pas moins impressionnant, en un sens. 7 n'avait pas envie de se prendre un coup de griffes.
" Tu as de la fièvre ? " le taquina-t-il cependant face à son visage soudainement brûlant. " Peut-être bien que l'eau était trop chaude. "

Face aux provocations de 116, il ne put retenir un bruyant éclat de rire qui le secoua de part en part, ses abdominaux se contractant douloureusement. S'il puait des pieds ? A vrai dire Seven n'en savait rien. Sa colocataire ne s'en était pour le moment jamais plainte ou alors elle était bien trop réservée pour oser lui en parler. Il attrapa donc l'une de ses chevilles et se tordit dans tous les sens pour tenter d'approcher la plante de son pied sous le nez du jeune homme.
" Je ne sais pas… Tu peux me dire ? J'ai pas pris de douche ce matin, alors… " ajouta-t-il innocemment, un large sourire aux lèvres.
Il approcha alors son visage du sien, provocateur et haussa les épaules en le laissant marmonner contre ses lèvres, amusé par sa moue renfrognée. Il se laissa alors repousser et retomba sur le dos en se mordant la lèvre, soudainement surpris par ce revirement de situation.
116 grimpa souplement sur lui et il écarquilla légèrement les yeux, pris d'une soudaine vision. Ainsi, il lui faisait définitivement penser à un félin. Un animal au charme bestial. Un animal dont les griffes se refermaient déjà sur sa pauvre carcasse. Il sentir son souffle s'échouer contre sa joue et il fut secoué d'un frisson en étirant un énième sourire. Il avouait se trouver légèrement déstabilisé mais il ne comptait pas se laisser faire pour autant.
" Je ne sais pas… mais la teinte écrevisse de tes joues m'a laissé supposer que tu étais partant pour ce genre de choses alors… "
Les battements de son cœur s'accélérèrent et il se mordit l'intérieur des joues en comprenant que, pour le coup, c'était lui qui était en position de faiblesse. Il écarta donc les jambes, ses genoux venant percuter ceux du brun, profitant de l'ouverture pour le faire rouler par terre. Un sourire moqueur aux lèvres, il remua sur le canapé pour venir s'accouder au bord, jetant un regard amusé à la silhouette étalée sur le sol.
" Je crois que tu es allongé sur ta serviette. " lâcha-t-il en se raclant la gorge. " Déjà dénudé. On dirait bien que je l'allume rapidement cette flamme, pas vrai ? "

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Lun 29 Jan - 6:44

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C’est le sarcasme qui répond en premier lieu à Seven, sur le même ton doucereux d’humour que le blond emploie. Il n’a plus la volonté de se faire marcher sur les pieds 116, même si Seven a eu la chance de le prendre par surprise et ainsi de voir le rosissement de ses joues. Signe de son manque de confiance en lui qui est encore présent. Il se soigne. Sans le savoir, la Ruche l’aide à s’affirmer et à assumer, chose qu’il ne faisait pas par le passé, mais il y a des vieux démons plus difficiles à effacer, même pour un amnésique qui ne sait plus rien de lui. Ce qui fait de toi un tricheur, je suppose ? La remarque le fait sourire même s’il prend ouvertement ses aises sur le canapé et que ça lui déplait. « Tu es arrivé alors que je prenais une douche, tout est relatif. ». Pique lancée à la volée pour espérer avoir le dernier mot qu’il n’aura de toute évidence pas avec lui. Assis à côté de son squatteur du jour, il observe d’un air perplexe le pied venir frôler sa peau mise à nue, sans vraiment comprendre ce qu’il lui veut. Tu as de la fièvre ? Peut-être bien que l’eau était trop chaude. Il pourrait ronchonner, sur l’instant, s’il n’était pas aussi perturbé par cette proximité à laquelle il n’est pas habitué. Pourtant, le brun décide de ne rien répondre à cette question, laissant donc tout le loisir à Seven de se pavaner dans sa connerie. Au lieu de ça, ce sont des paroles acerbes qui viennent s’évaporer finalement de ses lèvres pour tenter de camoufler la gêne. Une remarque sur la puanteur éventuelle de ses pieds qui ne manque pas de faire littéralement exploser de rire le blond un peu trop à l’aise. Ravi d’avoir une carrière toute tracée de comique devant lui, 116 ne le quitte pas des yeux pendant qu’il se bidonne à s’en exploser les abdominaux. Je ne sais pas… Tu peux me dire ? J'ai pas pris de douche ce matin, alors… A en juger par l’acharnement qu’il met à vouloir que son pied finisse sous son nez, le chat se dit qu’il se fout royalement de sa gueule et souffle presque comme un chat en colère, repoussant de ses doigts le pied accusateur qu’il n’a pas envie de sentir, le moins du monde. Sans doute ses airs ronchons passeraient pour un petit côté prude mais le brun se défend comme il peut. Il se protège d’une certaine manière. « Je ne… Tu… ». Coupé dans son élan pour la énième fois, ses airs bourrus disparaissent de son visage à la seconde où le souffle du blond ricoche contre sa peau. Une perle d’eau tombe sur son épaule en provenance directe de ses cheveux encore humides par endroits et il déglutit. Trop proche. Il ne peut non plus nier qu’il y a quelque chose d’attirant dans la nonchalance de Seven, quelque chose qui réveille une envie soudaine de montrer de quel bois il se chauffe. Car 116 a des atouts dans sa manche encore insoupçonnés, et il se dit alors qu’entrer dans le jeu du blond serait sans doute le meilleur moyen de retourner l’ascendance.

Les mots vont s’échouer contre les lèvres humides du squatteur, une évidence pour le chat qui se trouve être chez lui et qui se met à le repousser du bout des doigts. Son regard change, attitude devenant aussi féline que le surnom que sa colocataire peut bien lui avoir donner. L’assurance de Seven n’est peut-être qu’une façade dans le fond, et 116 ne peut nier vouloir se montrer joueur face à l’invitation. Paume contre le creux de son épaule, il repousse le blond contre le canapé, lui posant une simple question. Pourquoi ferait-il ça ? Pourquoi accepterait-il la proposition d’un parfait inconnu ? Chaque geste qu’il lui offre est d’une lenteur extrême et calculée, comme s’il ne répondait déjà plus de lui quand tout dans son esprit est parfaitement clair et limpide. Le blond s’en trouve bien silencieux, d’un coup, tandis qu’il garde le peu de distance entre leurs visages, son corps surplombant le sien. Billes d’émeraudes rivées dans celles du leader, il attend simplement une réponse qui finit par arriver. La teinte écrevisse… Un fin sourire glisse à la commissure de ses lèvres avec une rapidité qu’il n’aurait pas soupçonné jusque-là, même si en réalité, Seven est amusant l’on ne peut le nier. La tension qui se dégage de leur soudain échange est palpable et loin de la demi-mesure, mais 116 oublie à qui il a à faire, persuadé d’être parvenu à reprendre l’ascendance sur son camarade. Bien belle erreur que voilà puisqu’en quelques secondes à peine, alors qu’il frôle ses lèvres, il se sent violemment basculer de côté. Avant de dire ouf, le brun est déjà à plat ventre par terre à même le sol et les fesses à l’air.

Je crois que tu es allongé sur ta serviette. Paumes plaquées sur le sol froid du logement, courant d’air se faisant désagréable sur le derme de son séant, il se sent rougir définitivement. A la fois rouge de honte et rouge d’une colère indéniable qui fait tambouriner son cœur dans sa cage thoracique avec une violence non feinte. Il pourrait partir, là, tout de suite, filer s’enfermer dans sa chambre et ne plus jamais en sortir, mais l’instinct reprend le dessus et il sait que ce genre de situations est absolument de celles qu’il se doit d’affronter. Car non, hors de question de se laisser marcher sur les pieds. Déjà dénudé. On dirait bien que je l'allume rapidement cette flamme, pas vrai ? Il prend sur lui, s’accoude doucement au sol sans prendre la peine de remettre sa serviette en place. Au diable les tentatives de couverture, Seven a dorénavant eu tout le loisir de le voir quasiment nu, et le soupçon de malaise lorsqu’il se trouvait à quatre pattes au-dessus de lui ne lui a pas échappé. Calmant le rouge de ses joues, il demeure silencieux de longues secondes avant de tourner la tête pour regarder le blondinet si fier de lui droit dans les yeux. « Tu te souviens qu’on a dit que j’avais pris un peu trop d’avance ? Hm ? ». Il sourit. D’un sourire carnassier qui peut en dire long comme il peut ne rien dire du tout. Allongé de tout son long il ne se redresse qu’à l’aide de ses coudes, se rapproche du canapé bien qu’il n’en est pas loin pour faire mine de se relever quand en réalité, suffisamment à portée ses doigts attrapent le col du haut de Seven pour mieux le tirer jusqu’à lui. Pour sûr il va se croire tomber, va devoir se rattraper s’il ne veut pas tout bonnement s’écrouler mais le brun s’amuse à son tour, car dans sa manœuvre pour lui faire croire à la chute, ses lèvres sont venues fougueusement se plaquer contre les siennes pour cet échange de langue promis.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 9] H09-116 ◊ STRANGERS   Jeu 19 Avr - 11:21

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En réalité, il adorait ça. Cet air tantôt outré tantôt enflammé qu’arborait 116 sur ses traits fins et pourtant si masculins. Peu de gens avaient du répondant entre ces murs. La plupart préféraient s’imposer par la force des poings, négligeant les joutes verbales auxquelles il tenait tant. Ce changement le perturbait autant qu’il l’amusait et 7 mourrait d’envie de voir la suite.
Parfois, il lui arrivait de se demander s’il avait pu avoir des amis. Lui, l’éternel comique qui riait bien trop souvent aux dépends des autres. Il avait cette impression d’amuser la galerie sans pour autant parvenir à tisser de réels liens d’amitié autrement que par le biais de cet incendie. Rouquie était peut-être l’une des seules personnes – outre 090 – qui s’intéressait à lui, à ce qui pouvait lui arriver dans ce lieu où rien ne lui était familier. Elle n’était que candeur et douceur et il appréciait ce trait de caractère chez elle. L’une des raisons pour lesquelles il testait le terrain avec son colocataire, refusant de se le mettre à dos de peur de mettre, plus tard, la jeune femme dans l’embarras.
« Bah alors, tu as donné ta langue au chat ? » le taquina-t-il face à son manque d’éloquence.
Il savoura son éphémère victoire, humectant rapidement ses lèvres sèches sans le quitter du regard. Il était rare que 7 amorce ainsi le contact avec ses proies. Habituellement, il préférait agir de loin sans risquer de se faire coincer ou pire, de perdre la face. Les taquineries physiques étaient loin de faire partie intégrante de son modus operandi.

Ce n’est que lorsque le jeune homme sembla sortir de sa transe qu’il comprit sa grave erreur de jugement. Loin de se laisser impressionner, 116 s’avança jusqu’à venir effleurer ses lèvres des siennes. Acte légèrement intimidant puisqu’il ne l’avait pas envisagé, lui qui pensait tout contrôler.
Pris de court, il mit quelques instants à réagir avant de se décider à le repousser sans ménagement, se contentant de rire pour éviter de trahir son court moment d’hésitation. C’est qu’il est loin d’être désagréable à regarder ce colocataire irritable.
Là, ainsi perché sur le canapé, il observa le corps dénudé éhontément offert à son regard intéressé. Ses yeux retracèrent les muscles finement ciselés, la peau légèrement hâlée avant de finalement tomber sur l’entrejambe tant dissimulée. Il ouvra la bouche pour sortir l’une de ces répliques moqueuses dont il avait le secret avant de s’arrêter, pris de surprise.
La main s’abat violemment sur la joue où s’étale une légère barbe qu’il devrait se décider à raser. La peau vire au cramoisi tandis que l’empreinte de la main masculine ne tarde pas à y apparaître. Poussant une exclamation outrée, il y appose des doigts hésitants, émettant une plainte face à la douloureuse sensation.
« Aïe ! C’était pour quoi ça ? » demande-t-il en plongeant ses yeux trop bleus dans les iris sombres de son vis-à-vis.
Le jeune homme croise les bras contre son torse dans une attitude défensive et gronde, furieux.
« Tu plaisantes, j’espère ? Fais gaffe où traînent tes yeux sale pervers ! »
Il soupire et se redresse, arquant un sourcil en se pinçant l’arête du nez.
« Moi, un pervers ? Ce n’est pas ma faute si tu aimes t’exhiber dans les vestiaires. Pour ce qu’il y a à voir en plus… »
Les joues s’empourprent alors que son collègue se lève du banc, remontant en vitesse ses vêtements avant de cracher en filant.
« T’es qu’un abruti de connard fini ! Y en a qui bossent depuis des jours ici ! »


Ramené sur terre par la voix du colocataire, il ouvrit de grands yeux surpris en le voyant s’approcher de nouveau. Gamin persistant qui ne semblait pas vouloir lâcher l’affaire. Il ne vit que trop tard la main se lever à sa hauteur pour l’agripper et le tirer sans ménagement vers le visage narquois. Ses sourcils se froncèrent alors qu’il tenta de s’accrocher au canapé, ses doigts ripant contre l’accoudoir alors qu’il se voyait déjà s’écrouler au sol.
« Att… » articula-t-il avant que ses mots ne soient étouffés par les lèvres de 116 qui se fit un plaisir de le faire taire.
Au contact désirable de cette bouche sur la sienne, Seven ne tarda pas à se détendre pour finalement répondre au baiser. Le premier essai fut maladroit alors qu’il redécouvrait ce que c’était, ce que ça faisait d’embrasser quelqu’un, lui qui n’avait touché personne depuis son éveil. Pourtant, il prit rapidement le coup de main allant jusqu’à passer une main dans la tignasse sombre du jeune homme pour le presser d’approfondir, intrigué par cette sensation gonflant dans sa poitrine. Dans sa cage thoracique, il pouvait sentir le myocarde s’emballer au fur et à mesure que l’air venait à lui manquer et il finit par se reculer pour poser son front contre celui de son partenaire, calmant son souffle devenu erratique.
« Pas si innocent que ça, donc… » laissa-t-il échapper dans un rire léger et essoufflé. « Je ne vais pas m’en plaindre, ça faisait longtemps. Je pense… »
Il se pencha de nouveau vers lui mais évita ses lèvres en tournant la tête, préférant prendre appui par terre pour se laisser glisser du fauteuil, tombant presque sur l’homme qu’il plaqua sous son torse. Ainsi emprisonné dans ses bras, il avait une vue imprenable sur sa nouvelle victime favorite et il se fit un plaisir d’effleurer sa bouche sans pour autant se résoudre à l’embrasser. Faire durer les choses étaient bien plus agréables et puis, ils avaient tout le temps de faire connaissance, coincés entre ces murs. Pourquoi se précipiter ?
« Je confirme, les cours de langues auraient été inutiles. Hm, à la place je te proposerai bien des cours de sports histoire d’éliminer toutes les cochonneries que tu as dû avaler ici. C’est pas très sec tout ça. »
Pour appuyer ses dires il pinça légèrement les hanches du colocataire, appréciant la sensation de la peau chaude et souple sous ses paumes. Expérience bien plus instructive que ses explorations des environs. Et, plus il le touchait, faisait courir ses doigts sur le corps offert dans des caresses qui se faisaient parfois taquines, plus il révélait cette autre facette de la personnalité qui lui avait été arrachée.
« Maintenant que nous ne sommes plus de parfaits inconnus… Tu me laisserais les regarder de plus près ? » demanda-t-il en désignant l’un des motifs à l’encre noire. « Je te montrerai le mien après et pour ça je me mettrai enfin à égalité avec toi. »

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