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 [NIVEAU 10] You can blame my Mental Disoder - ft. H11-7

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MessageSujet: [NIVEAU 10] You can blame my Mental Disoder - ft. H11-7   Jeu 28 Déc - 18:12

You can blame my mental disorderH11-7 & H05-999C’était trop. Beaucoup trop. Ça ne pouvait plus durer. Il fallait que je fasse quelque chose. Depuis deux mois maintenant que tout était bouleversé, que les cauchemars avaient commencé, que j’entendais des cris, un appel surtout, mon prénom, que je voyais une explosion. Dans mon esprit, plus rien n’était carré, plus rien n’était bien rangé, plus rien n’avait de sens, de contrôle. Cette ceinture que je me posais tout seul avait depuis deux mois disparu, mes pulsions n’étaient gardés que par la crainte de me voir m’en prendre aux deux personnes qui m’étaient chères. Mais cela tenait du miracle que je ne m’en étais pas encore pris au cabot miniature de 909. Mon calme et ma sérénité s’étaient totalement envolés. Je devais les rattraper, je devais les reprendre. Je devais me reprendre. Et pour ça, je ne connaissais qu’une seule façon. La douleur.

Sur ma personne d’abord. Je m’étonnais encore de ne pas avoir commencer par ça plus tôt. Assis en tailleur sur le canapé trois place, je tenais ma petite lame de rasoir entre les doigts. Celle-là même dont je m’étais servi quelques mois plus tôt sur cette fille à l’infirmerie avec qui je m’étais bien amusé. Et dont je regrettais bien de ne pas avoir mis la main dessus récemment. Mon corps avait déjà pas mal de cicatrices, où est-ce que je pourrais en rajouter ? Les mains étaient très sensibles, plus douloureuses que les autres parties du corps. Mais niveau pratique, ce n’était pas le top. Les poignets, c’était plutôt… meh. Et bien tant pis, ce sera les mains. Relevant les manches du pull blanc que je portais, les vêtements de l’entrepôt n’étant pas plus attrayants que ça à mes yeux je continuais de porter ceux-ci, je tournais plusieurs fois ma main gauche, pliais les doigts et les ouvrais, comme pour mémoriser chacun des mouvements. Me concentrer sur quelque chose de bien précis avant de pouvoir occulter tout le reste par la douleur, et le plaisir de la douleur.

Pendant un moment j’exécutais ce petit rituel, de longues minutes, peut-être même des heures, dans le silence le plus total du logement. Le bisounours n’était pas là, sans doute quelque par avec sa peluche vivante et le vieux non plus, en train d’explorer sans doute. La seule chose qui dénotait réellement là-dedans c’était ce petit sapin à la guirlande lumineuse dans le coin entre le mur de la salle de bain et celui du reste de l’appartement. Et puis, les flashs, ceux de mes cauchemars sont revenus. Un premier d’abord, cette voix, celle de ma sœur. Elle m’appelle. A ce premier flash, une première entaille assez longue entre mon pouce et mon index. La couleur carmin ne tarda pas à se faire voir, à couler le long de mon poignet. La douleur avait percé comme la lame ma peau, mais ce fut trop bref, trop peu fort pour chasser le cri qui résonnait encore dans mon crâne. Une deuxième entaille en travers de la première, plus profonde, plus longue. J’avais à présent du sang sur les doigts, qui avait coulé sur mes cuisses et sur le canapé blanc. Mais cette fois, la douleur m’électrisa. Une longue décharge le long de la colonne vertébrale, me faisant basculer la tête en arrière. Un gémissement franchit mes lèvres, mais ce n’était pas comme d’habitude. La douleur était bien là, mais pas le plaisir. Je n’éprouvais pas la moindre satisfaction avec la douleur. Mon regard se reposa sur ma main dont les plaies saignaient tranquillement, continuant de tâcher mes vêtements. Je fronçais les sourcils cependant, ne comprenant pas pourquoi une telle absence de soulagement. Nouvelle entaille, encore plus longue et plus profonde. Et encore une. Encore une…

Les mâchoires contractées comme jamais, les poings serrés autant que possible, je fixais le vide, debout dans le salon. Les flashs continuaient d’envahir mon cerveau, le sang continuait de couler, bien que lentement à présent, la douleur ne me quittait plus, et je n’étais pas plus apaisé. Je n’en étais que plus furieux. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tout m’échapper ? Pourquoi est-ce que je ne contrôlais plus rien ? Pourquoi la douleur ne me provoquait plus rien si ce n’est frustration et colère ? Pourquoi ? J’avais envie de hurler de rage. J’avais envie… de frapper. De faire souffrir. Si ma douleur ne me faisait rien, la douleur d’un autre allait forcément m’apaiser. Je déplorais pour la première fois depuis quelques mois ma solitude dans le logement. Même pas le petit clebs… Mon attention fut attirée quand la porte s’ouvrit, mais trop occupé par ce qui se passait dans mon crâne, je n’avais même pas entendu les coups qui avaient été frappé contre cette dernière. Toujours debout, ma position n’ayant pas changé d’un millimètre, je posais le regard sur l’intrus. Et bel et bien un intrus puisque je n’avais encore jamais vu sa gueule dans les parages, donc aucun de mes deux colocataires. J’étais prêt à lui sauter dessus, mais il était encore trop prêt de la sortie, je n’étais pas tenté de lui courir après dans les couloirs. Ne pas me montrer agressif pour le moment, le laisser entrer. Le calme que je m’imposais relevait du sport de haut niveau en l’état, mais la chance était inespérée. Mon coeur s’accéléra à cette perspective de retrouver la paix et le contrôle. De ma voix irritée de crier de frustration, je lui lançais :

« Qu’est-ce que tu fais ici ? »

Le blond qui venait d’entrer allait forcément se poser des questions sur mon état. De là où il était, il ne pouvait pas voir le canapé tâché de mon sang, seulement mes vêtements souillés et mes mains et bras aux longues traînées carmin devenues bien sombres. S’il avait l’âme d’un héro, il s’approcherait sans réfléchir pour essayer de me venir en aide. Sinon… j’improviserai.
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MessageSujet: Re: [NIVEAU 10] You can blame my Mental Disoder - ft. H11-7   Jeu 11 Jan - 0:06

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Ce matin-là, il s’était levé du bon pied. A dire vrai, 7 était rarement de mauvaise humeur au réveil. Un trait de son caractère qui réussissait un tant soit peu à remonter le niveau du reste. Il avait vite compris que son côté joueur et mauvais blagueur allait finir par lui attirer des ennemis mais il avait chassé cette idée dans un coin de son esprit en se persuadant que, de toute façon, il fallait bien rire un peu dans sa vie.
Quand il avait franchi la porte de son logement, il avait hésité un instant à satisfaire son estomac mécontent avant d’entrer dans l’ascenseur, louchant sur les différents étages proposés. Manger, nager ou bien aller embêter quelques connaissances qu’il n’avait pas croisé récemment. A cette idée, il s’était rappelé du visage couvert de suie de 090 et son doigt avait, de lui-même, appuyé sur le bouton frappé d’un 10.
Il l’aimait bien « papy ». A dire vrai, c’était la seule abeille – hormis 116 – avec qui Seven avait eu un minimum de conversation et il ne savait pas réellement pourquoi, il avait envie de le revoir. Peut-être qu’après l’incendie, il avait aussi ressenti le besoin de prendre de ses nouvelles, chose qu’il avait déjà fait avec la rouquine avant de finalement tomber sur son colocataire. C’est pourquoi, quand les portes s’étaient ouvertes, il avait fini par demander autour de lui et on lui avait indiqué le logement 1003, au dixième niveau. Il se rappelait vaguement que 090 avait mentionné ce dernier lors de leur premier petit-déjeuner partagé et il n’avait donc pas hésité plus longtemps avant de s’y diriger. Les couloirs étaient relativement fréquentés et on lui avait aisément pointer du doigt la fameuse porte. Il était resté devant quelques secondes avant de finalement y toquer. Trois coups puissants qui annoncèrent son arrivée et face auxquels aucune réponse ne se fit entendre.
Là, planté devant cette surface blanche, 7 se demanda un instant si c’était réellement une bonne idée d’entrer au risque de croiser les deux énergumènes qu’avait évoqué Papy. Pourtant, la curiosité l’emporta bien vite sur sa retenue et il ne put se retenir d’abaisser la poignée, entrant dans le logement sans même y avoir été invité.

Seven fit un pas de la pièce et plissa le nez, soudainement assaillit pas une étrange odeur métallique. Son visage se fendit d’une légère grimace et il plissa les yeux, tentant d’en découvrir l’origine. Cette odeur-là… Elle ne lui plaisait pas. Pas du tout même. Il avait soudainement l’impression de se retrouver dans l’un de ces grands hôpitaux bourrés de malades incurables. Des hôpitaux aussi blancs que ces si nombreux logements. Des hôpitaux qui empestaient la Mort et la souffrance.
Son regard tomba soudainement sur une petite silhouette située près du canapé et ses yeux s’écarquillèrent en découvrant ses vêtements imprégnés de sang. A cette vue, 7 esquissa un mouvement de recul alors que son esprit cherchait à toute vitesse le moyen d’expliquer ce qu’il voyait. Etait-ce son sang à lui ? A première vue, il répondrait bien par l’affirmative. Pourtant l’homme semblait trop calme. D’un calme presque effrayant quand on imaginait les litres qu’il venait de perdre. L’idée qu’il soit en état de choc lui effleura l’esprit et il pénétra dans le logement en refermant la porte, cherchant du regard l’éventuel présence du sage 090. Lui était-il arrivé quelque chose à lui aussi ?
La soudaine question le déstabilisa et, pour la première fois depuis son arrivée, 7 se retrouva muet, incapable d’émettre la moindre pensée cohérente. Ce qu’il faisait ici ? A vrai dire, lui-même l’ignorait maintenant qu’il voyait très clairement dans quel pétrin il venait une nouvelle fois de s’embourber. Après les flammes, un massacre. Il fut tenté de lui répondre qu’il s’était simplement gouré de porte avant de se résigner à avancer de quelques pas supplémentaires. Ouais, 090 déteignait bien trop sur lui et son égoïsme des premiers jours.
« Pas le ménage en tout cas. » lâcha-t-il en tentant l’une de ses habituelles plaisanteries avant de se gratter nerveusement la nuque.
Il faisait face à une situation bien plus déconcertante que prévue. Seven n’était pas médecin et, de ça, il en était sûr. Il désigna cependant du doigt le corps souillé de l’autre abeille et se racla la gorge.

« Besoin d’un coup de main ? » demanda-t-il en réduisant la distance qui les séparait. « Je ne promets pas que tu en sortiras vivant mais… c’est mieux que rien, pas vrai ? »
Il soupira intérieurement, tentant vainement de détendre l’atmosphère qui lui semblait bien trop pesante. S’approchant de son « patient » peu bavard et encore moins avenant, il contourna le canapé pour se trouver face à lui et esquissa une légère expression de surprise quand son regard tomba sur les lames souillées. D’un seul coup, il comprit que l’autre s’était sûrement lui-même infligé ces plaies et il n’en ressentit qu’un profond malaise. Ouais, là c’était trop pour lui et son inexistant esprit chevaleresque. Il n’était pas fait pour ça, clairement pas. Il n’était pas à sa place avec ses blagues à deux balles.
« Bien, j’ai été ravi de faire ta connaissance… Passe me voir un autre jour quand tu te seras débarbouillé ! Tu vois il se trouve que je suis légèrement maniaque et… je ne pensais pas que ça serait aussi dégueulasse. » se força-t-il à articuler dans un sourire qui puait la fausseté.
Il fit un pas en arrière. Puis deux. Puis trois. Il se retourna alors et fit quelques pas rapides en direction de la porte, tendant la main vers la poignée. Si proche et pourtant si loin.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 10] You can blame my Mental Disoder - ft. H11-7   Mar 16 Jan - 19:24

You can blame my mental disorderH11-7 & H05-999Je n’avais toujours pas bougé, je continuais de regarder l’homme qui venait de rentrer alors que son propre regard passait sur tout ce qu’il y avait dans la pièce qui pourrait lui expliquer la situation. Mon esprit arrivait enfin à se concentrer sur quelque chose, et même si à l’intérieur s’était un véritable vacarme et que ce qui m’avait mené à ça se faisait toujours aussi présent, j’avais maintenant un objectif concret. Un objectif qui pourrait justement me permettre de rester calme. Oh oui… le calme. Je ne demandais que ça. Je sentais dans mes doigts le picotement de l’excitation, toujours serrés les uns contre les autres dans mes poings. Dommage que j’ai délaissé ma lame près du canapé, elle était beaucoup trop loin. D’ailleurs… est-ce que lui trancher la gorge ne serait pas plus libérateur que de le frapper ? Peut-être pas. Ce serait trop court, la mort le frapperait trop vite, trop vite pour que je puisse en profiter. Pas d’arme donc. Tant pis. Je haussais un sourcil alors que je l’entendais faire une petite blague sur sa présence, signe qu’il avait bien remarqué le sang et la pagaille qui régnait dans l’espace commun. Mais c’était un risque de le voir fuir.

Son geste cependant, un doigt en ma direction, montrant je ne savais pas trop quoi, me figeais. Est-ce qu’il allait essayé de me toucher ? D’autant plus qu’il approchait maintenant, et que je ne pouvais de toute façon pas supporter, je reculais d’un pas. Vu mon état, il ne se poserait pas tellement de question sur le comment, le pourquoi. Surtout qu’il essayait de trouver des mots rassurants, du moins, je l’imaginais, mais… il n’était pas doué pour ça. Je savais ce que je m’étais fait, je savais à quel profondeur, et je savais que les extrémités étaient les parties du corps qui saignaient le plus abondamment, je ne me faisais pas de souci pour mon état, j’étais même très serein là-dessus. Mais je ne disais rien. J’avais été idiot de me reculer, avec cette nouvelle distance, je ne pourrais pas tout de suite faire ce que je voulais. Surtout que je compris bien vite ce qu’il avait vu tout à coup. La lame. Maintenant qu’il était à cet endroit, il avait une vue imprenable sur le salon et le canapé souillés. Il avait compris. Trop compris. Et le peu d’altruisme dont il avait fait part allait éclater, tout comme son malaise était en train d’accroître. Et il était en train de se dégonfler complètement…

Toujours immobile, je le regardais se reculer, en train de s’excuser et de me saluer le plus poliment possible alors qu’il se décomposait complètement. Il allait partir, vraiment, et j’allais perdre ma chance de pouvoir me soulager. Mon souffle s’accéléra aussitôt en le voyant s’approcher trop dangereusement de la porte. Il allait m’échapper. Hors de question. Le blond avait maintenant tourné le dos, il était beaucoup trop proche de la porte. Je m’élançais sur lui aussitôt, sans vraiment réfléchir. Il était trop tard pour réfléchir. Je lui sautais dessus, sur le dos, et l’avantage était bien ma taille, pour une fois, j’étais assez content d’être plus petit que la moyenne. En fait, j’étais assez surpris d’avoir une certaine forme physique et d’être athlétique, même si je l’avais déjà découverte depuis quelques mois, mais j’en étais toujours aussi surpris. Les jambes autour de ses hanches, mes bras autour de son cou, j’approchais tout doucement mes lèvres de son oreille.

« Oh mais, je m’en fous d’être dégueulasse, et que tu sois maniaque. Tu restes avec moi. Que ça te plaise ou non. »

J’avais retrouvé le sourire. J’étais particulièrement excité à présent. Et accroché comme j’étais à lui, il était tout simplement impossible qu’il m’échappe. Même si mes mains me faisaient extrêmement mal, même si je me sentais légèrement groggy, je n’allais certainement pas le laisser fuir. Une de mes mains remonta vers sa gorge que je serrais lentement, me tenant toujours fermement à lui avec mes jambes. Son instinct de survie allait forcément le faire se débattre, je pouvais sentir sa peur, j’étais certain qu’un gaillard comme lui n’allait pas être du genre de 909 et de se laisser faire. A part ce crétin, personne ne pouvait se laisser attaquer comme ça. Personne. Et je comptais bien là-dessus. L’attaquer oui, mais me battre avec lui, ce serait encore mieux. Ou tout du moins le maîtriser jusqu’à ce qu’il soit au sol et que je puisse le maîtriser complètement. M’attaquer à plus grand que moi ? Ça ne me faisait pas peur, bien au contraire. La carrure ne voulait rien dire, la taille non plus. Au contraire même, les plus grands avaient ce désavantage généralement de ne pas être suffisamment mobile. Une nouvelle certitude que j’avais sans savoir d’où elle venait. Et c’était grisant. J’étais certain de gagner ce combat là, certain d’avoir l’ascendant sur lui. Cette confiance que j’avais, là aussi, je ne pouvais pas l’expliquer. Ni cet entraînement. Sans doute en réponse à toutes les cicatrices que j’avais sur le corps, ou alors une conséquence de l’entraînement. Prenant une profonde inspiration, je fermais les yeux en serrant davantage mes doigts autour de sa nuque, reprenant calmement et très lentement la parole.

« Je dois dire que ta présence ici, et maintenant, me fait un grand bien. Une malchance pour toi, un bonheur pour moi. »

Quelle chance d’être seul dans le logement. Quelle chance que mes colocataires soient loin, j’avais tout le loisir de chasser mes démons. Et accessoirement de m’amuser. Parce que là, oui, ce que je voyais surtout, c’était l’amusement. Jusqu’à ce que les cris se fassent de nouveau bien distincts dans ma tête. La voix de ma sœur. La voix de ma jumelle qui hurlait. Mes mâchoires se contractaient à nouveau. Il fallait les faire taire. Mes ongles s’accrochèrent à la peau du blond violemment. En cet instant, j’étais prêt à lui arracher la peau si cela pouvait faire taire les cris.
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MessageSujet: Re: [NIVEAU 10] You can blame my Mental Disoder - ft. H11-7   Mer 7 Fév - 19:57

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C'était instinctif. Il pouvait presque sentir l'atmosphère chargée de danger, d'animosité et de ce malaise grandissant qui lui retournait les tripes. Seven ne le sentait pas ce gars, clairement pas. Il se demandait d'ailleurs si c'était bien le colocataire que Papy avait évoqué. Il voyait mal un homme aussi attentionné, aussi gentil, traîner avec un mec comme lui. Ça ne sentait pas bon et il n'avait même plus l'envie de faire des blagues ou quoi que ce soit d'autre qui implique sa présence dans ce logement d'ailleurs.
Le regard de l'homme qui lui faisait face, il ne l'aimait pas, ça non. Il lui faisait penser à l'un de ces fauves. Pas ceux brisés qu'on pouvait voir au zoo ou bien au cirque. Non, ceux qu'on voyait dans ces documentaires qu'on aimait tant nous montrer quand on était seulement des gosses faciles à impressionner. Plus il le regardait et plus il avait cette image qui se rappelait à sa mémoire, qui se superposait à son visage. Celle d'un prédateur face à une proie alléchante et bien inconsciente.
Seven ne se sentait plus à son aise et c'est pourquoi il se hâta de tourner les talons non sans trouver une excuse qui, il le savait, n'était pas de première qualité. Il pouvait presque sentir son cœur tambouriner dans sa cage thoracique, sous l'effet de l'adrénaline. Une situation qui était loin de lui être familière. Depuis son réveil au sein de la Ruche, il avait réussi à s'attirer quelques regards de travers mais, jamais, ô grand jamais, de réelle colère. Cette sorte d'animosité, de bestialité qu'il pouvait très clairement déceler au fond des prunelles sombres du blessé.
Une vision qui le poussa à presser le pas tandis qu'il retenait un long frisson, s'approchant rapidement de la porte par laquelle il avait eu le malheur d'entrer. De toute évidence son intrusion ici n'était pas aussi plaisante que dans celle du logement de Rouquie… Loin de là. Ses doigts effleurèrent la poignée et il se retint de laisser échapper un soupir soulagé, le regard soudainement plus rassuré. Cette sensation de la tenir au creux de sa paume lui donnait l'impression qu'il était hors d'atteinte.
Une impression qui s'estompa bien vite quand il sentit soudainement un poids tomber contre ses épaules et un corps chaud se presser contre le sien. Sous le choc, ses yeux s'écarquillèrent sensiblement et il se recula, tombant presque à la renverse tandis que ses doigts laissèrent échapper sa seule opportunité de fuir.

Vacillant sur ses jambes, il mit un instant avant de comprendre ce qui lui arrivait, son rythme cardiaque s'emballant soudainement alors qu'il réalisait la nature de la chose agrippée à son dos. Pris de panique, il resta hagard tandis que le souffle du colocataire s'échouait contre son oreille.
Qu'il reste avec lui ? Seven ne comprenait pas pourquoi et, en toute honnêteté, il n'avait pas la moindre envie de le découvrir. A cet instant, il voulait seulement fuir. Le jeter à terre et s'échapper en courant comme un dératé.
" Qu'est-ce que… " réussit-il à articuler, la respiration rendue difficile par l'action des bras contre son cou. " Dégage de là ! Tu te prends pour un singe ou quoi ? Je veux sortir d'ici espèce de fou furieux ! "
Il n'arrivait plus à réfléchir, plus à analyser et prendre le temps de mettre de l'ordre dans ses pensées. Il était juste tétanisé par cette poigne bien plus puissante qu'il ne l'avait imaginée, par ce soudain revirement de situation. L'homme était plus petit et pourtant il semblait bel et bien en position de force, de dominance.
Il suffoqua soudainement en sentant ses doigts s'enrouler autour de sa gorge, ne prêtant qu'une attention vacillante aux paroles qu'il prononçait. Seven se sentait mal et sa vision se troublait, ne faisant qu'accroître l'effroi qui l'habitait. Il avait du mal à comprendre ce qui lui arrivait, à comprendre pourquoi. Qu'avait-il fait ? Il était bien entré après avoir toqué et il s'était rapidement mis à reculer en comprenant qu'il avait interrompu quelque chose qu'il n'était pas censé surprendre. Mais, c'était tout et il n'arrivait pas à déterminer une raison valable à ce que ce gars prévoyait de lui faire subir.
Hébété, il entreprit alors d'agripper ses poignets, tirant violemment dessus en tentant de lui faire lâcher prise. Son visage prit une teinte cramoisie alors que, lentement mais sûrement, le manque d'oxygène se faisait sentir dans ses poumons difficilement emplis. Ce fut le violent frottement des ongles contre sa peau qui lui fit reprendre conscience de la réalité et là, Seven réagit finalement.
D'un bond, il se jeta contre le mur, son flanc heurtant brutalement la surface blanche, lui arrachant un gémissement étranglé de douleur. Une douleur qui ne l'arrêta pas pour autant quand il remarqua que son geste était sans effet sur l'homme toujours agrippé contre son dos. Pris d'un excès d'adrénaline, il se mit à se débattre dans tous les sens, se tournant dos contre le mur pour y écraser violemment ce dernier.
" Descend ! " réussit-il à lâcher en toussant, la gorge irritée.
Sa main blessée par les flammes se plaqua sur le visage de l'homme et il griffa la peau à sa portée, lui-même surpris par l'énergie presque agressive qu'il arrivait à produire. Oh, il blaguait souvent. Trop même. Il plaisantait sur tous les sujets et recevait des piques sans jamais émettre le moindre signe de colère. Mais Seven était un survivant et il ne comptait pas se laisser étrangler sans rien faire. Ça non.

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 10] You can blame my Mental Disoder - ft. H11-7   Ven 16 Mar - 11:32

You can blame my mental disorderH11-7 & H05-999Le sang de mes mains teintait à présent sa gorge et le haut de son vêtement, comme marqué. Il ne pouvait plus m’échapper, c’était aussi simple que ça. Il ne pouvait plus m’échapper, il n’avait plus d’autre choix que de rester. Je n’avais plus d’autre choix que de le garder avec moi le temps que cette colère, cette soif de violence passe. Il serait mon moyen de vider mon sac, qu’il le veuille ou non. C’était même certain qu’il ne le voudrait pas, mais peu importe. Moi je le voulais, et j’étais prêt à ce qui allait suivre. Quand enfin il sembla prendre conscience de la situation, aider par mon saut sur son dos, je souris d’autant plus à ses mots. Il croyait vraiment que ça allait me faire descendre ? Il croyait vraiment que son humour à deux balles allaient soudainement me faire changer d’avis ? Stupide. Je continuais de serrer mes mains autour de lui, j’attendais que sa respiration siffle, qu’il soit complètement à bout de souffle pour le relâcher, mais j’eus l’agréable surprise de le voir se débattre, de voir qu’il ne restait pas statique et qu’il tenait bel et bien à sa vie. Qu’il avait quand même des couilles et du courage. Parfait. Assez vite suite à ça, le blond se lança contre le mur, dans l’espoir que ça me ferait tomber ou que je lâcherai prise. Surpris par le choc, j’avais au contraire agrippé encore plus son cou, à moitié déséquilibré, ce dont il se rendit compte, puisque il se jeta de nouveau contre un mur, mais cette fois, c’était moi qui était écrasé contre la surface, et là, je me retrouvais légèrement sonné. Il avait quand même de la force, à moins que ce ne soit la force du désespéré.

Sous le coup, j’avais relâché un peu la pression sur sa gorge, la douleur électrisant ma colonne vertébrale, me faisant me cambrer légèrement, me pinçant les lèvres de plaisir. Il en profita en même temps pour essayer de m’écarter encore plus de son corps, je remarquais alors sur la main avec laquelle il tentait de m’arracher le visage était abîmée, et récemment. Oh, un petit infirme en plus ? Lâchant sa gorge donc d’une main, j’attrapais la sienne pour l’éloigner de moi, et en même temps appuyé sur cette peau… dégueulasse mais que je compris assez vite comme brûlée. Avec un peu de chance, elle était encore assez récente pour être douloureuse. J’aimais quand il y avait cette fougue, ce désespoir. C’était indéniable, j’avais déjà vécu ce genre de situation. Ce moment où on ne s’attendait pas à ce qu’un homme de ma taille se trouve dans une telle position de force. C’était jouissif. Des mecs bien plus baraqués que ce blondinet, et encore plus grands, maîtrisés. Parce que j’avais été préparé à ça. Parce que j’avais ça dans le sang. Parce qu’on m’avait conditionné pour attaquer de cette façon. Parce que c’était ce que je devais faire. Petit à petit, j’avais commencé à cerner quel genre d’activité j’avais pu avoir avant de me retrouver dans cette Ruche, la solution la plus évidente, la plus logique m’avait paru le combat. Quelque chose qui me permettait d’utiliser mes pulsions, mon agressivité, ma violence à profit. C’était l’évidence même que je n’étais pas ce genre d’homme à ce cacher derrière un métier de façade. Mais il y avait tant de possibilités dans cette même possibilité que je ne pouvais mettre le doigt sur la bonne réponse. Est-ce qu’il y avait seulement un nom pour ce que je faisais, comme je le voulais ? Peut-être.

« Continue de te débattre, j’adore ça. »

C’était tout ce que je lui avais dit alors que je me servais de mon poids pour le faire basculer sur le côté. Je ne m’étais pas dégagé du mur, j’avais là un appui à mon avantage. Relâchant lentement mes jambes autour de sa taille pour atteindre le sol, ou au moins le mur, je tordais autant que je le pouvais la main que j’avais alors que mon autre bras était toujours entouré à sa gorge, bien que je ne cherchais plus à présent à l’étrangler ou à l’écorcher. Le faire basculer ou le mettre suffisamment au sol pour avoir complètement l’ascendant sur lui, pour le dominer. Et même s’il y avait quelque part de la grande mise en scène, c’était aussi ce qui comptait là-dedans. Que psychologiquement, il se sente aussi diminuer, réduit. Ce qu’il était de toute évidence. Me servant de tout mon poids, je me jetais sur le côté pour l’entraîner avec moi par terre, et sitôt que nous touchions le sol, je me posais à califourchon sur lui, lâchant enfin son cou, mais toujours sa main pour lui donner un coup de poing dans le nez. Pas aussi fort que je l’aurais voulu. Ma bonne main était donc l’autre. Tant pis, je lui donnais un nouveau coup, plaquant son bras sur le sol.

« Je ne peux pas te garantir que ce sera sans douleur si tu arrêtes de te débattre, mais je peux comprendre qu’un guignol comme toi supplie. Même si tu le fais… ça ne s’arrêtera pas. Autant que tu le saches. »

Sans mentir, je me sentais puissant. Je l’étais, il n’y avait aucun doute là-dessus. Je n’avais pas encore tester mes limites, vu jusqu’où je pouvais aller. Lui allait prendre pour toutes les fois où je m’étais retenu. Et voir le sang qui coulait de son nez lança une nouvelle décharge d’adrénaline et de plaisir dans mes veines, mettant tous les flashs et les souvenirs sur mute, les chassant en réalité totalement. Il n’y avait plus rien d’autre qui comptait et je n’allais pas m’arrêter. Oh oui, toute cette frustration que j’avais volontairement accumulé allait lui exploser à la gueule. Et sur la gueule.
© Crimson Day

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MessageSujet: Re: [NIVEAU 10] You can blame my Mental Disoder - ft. H11-7   Jeu 26 Avr - 12:18

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H11-7 & H05-999

La trachée brûlante, les yeux larmoyants et le visage devenu écarlate, il tenta tant bien que mal de déstabiliser son adversaire, se jetant violemment contre la moindre surface à sa portée. Réaction stupide mais surtout désespérée tandis qu’il luttait de tout son être pour s’accrocher à cette vie dont il lui arrivait de se moquer sans jamais se décider à l’abandonner.
Il était ainsi Seven. Il se moquait sans cesse de tout et de rien, refusait de prendre quoi que ce soit au sérieux et pourtant, là, pour la première fois depuis sa sortie de cet étrange coma, il n’avait aucune envie de faire des blagues. A dire vrai, il ne se rappelait pas encore avoir un jour désiré aussi ardemment quelque chose qui lui échappait au fur et à mesure du temps qui s’écoulait. Car, c’était ce qu’elle faisait, sa vie. Elle le fuyait, glissait lentement hors de lui tandis que ses gestes se faisaient plus fébriles, moins précis. Combat désespéré qu’il se refusait pourtant à perdre et qu’il continuait en usant de toute sa volonté.
« Hm… »
Un geignement franchit la barrière de ses lèvres devenues sèches et il frappa une nouvelle fois, le coup le sonnant très légèrement alors que la prise sur sa gorge perdit en force. Les idées embrumées, le corps seulement mû par un instinct presque bestial, 7 en profita pour avaler une longue lampée d’air qui fit gonfler ses poumons amoindris, s’étouffant presque dans le processus.

Soulagé de pouvoir recommencer à respirer, il mit quelques instants à se reprendre. Quelques instants qui suffirent à lui faire perdre le peu de terrain gagné. Quand les doigts aux ongles acérés se refermèrent sur la peau brûlée de son poignet, il ne put réprimer le cri de douleur qui résonna longuement contre les murs du logement. Souffrance qui sembla se répandre dans la moindre parcelle de son être, envahissant son système nerveux jusqu’à éclipser tout le reste.
Obnubilé par cette dernière, tout ce qu’il était en mesure de faire c’est ruer comme un forcené pour vainement tenter de se dégager. Tenter de se dégager alors que son bourreau semblait de plus en plus amusé, prenant un plaisir sadique à le voir souffrir et essayer de fuir.
« Tu es complètement malade… ! » réussit-il à articuler, les yeux devenus humides au fur et à mesure qu’il pouvait sentir sa blessure se rouvrir.
Malade. C’était le mot. Malade d’être capable de s’infliger ça, malade de l’attaquer par simple caprice, seulement pour le voir se débattre et s’accrocher un peu plus à cette ennuyante existence. C’était seulement la seule qu’il avait, qu’il aurait jamais et il n’était pas prêt à mourir. Pas ici, pas aujourd’hui.
« Qu’est-ce que tu cherches ?! » demanda-t-il dans une tentative désespérée de le faire lâcher prise.

Les mots quittèrent à peine ses lèvres quand son dos rencontra la rude et froide surface du sol. Les yeux écarquillés et rivés sur le plafond, la bouche légèrement entrouverte dans une expression de totale stupéfaction, il fut bien incapable d’exprimer sa souffrance tant la surprise était grande.
« Qu… » commença-t-il avant que les paroles venimeuses de son bourreau n’atteignent ses oreilles.
Paroles menaçantes qui ne lui offraient aucune porte de sortie alors qu’il comprit que, quoi qu’il choisisse de faire au sein de cette chambre, son adversaire ne le laisserait pas sortir vivant.
Rendu furieux par sa propre faiblesse, le visage tuméfié avec un nez morcelé dont le sang ne cessait de couler, il gesticula comme un beau diable, cherchant à se redresser pour mieux le faire tomber. Pour autant l’homme resta bien assis sur lui et c’est fort de ce constat que Seven rassembla ses forces pour remonter son genou dans un violent coup qui, il l’espérait ferait mouche. N’attendant pas sa réaction, il se décida alors à lui cracher un mince filet de sang au visage, se retournant sur le ventre pour tenter de ramper et de s’en débarrasser, les yeux rivés sur cette porte qui lui promettait la liberté.
« Putain… Je peux le faire ! » lâcha-t-il entre ses dents serrées, la vue brouillée et la rage de vivre au ventre.

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[NIVEAU 10] You can blame my Mental Disoder - ft. H11-7
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