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 Can you feel the fear tonight - ft. H05-444

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MessageSujet: Can you feel the fear tonight - ft. H05-444   Can you feel the fear tonight - ft. H05-444 EmptyMar 2 Jan - 13:27

Can you feel the fear tonight...?H05-444 & H09-019
Descendre d’un niveau, quitter un logement vide pour aller dans un logement vide… la logique m’échappait un peu en ces lieux, ma foi, je pouvais découvrir de nouvelles têtes en changer de niveau, croiser de nouveau visages, peut-être même me rapprocher de certains, et dans tous les cas, j’avais là l’occasion d’en découvrir un peu plus. Sous le bras mes affaires, les quelques petites choses que j’avais découvertes dans l’entrepôt et qui m’avaient plu, des petites choses qui offraient un certain confort, il ne faut pas se le cacher, et un peu de joie, de décoration comme ce petit sapin. Sans oublier ma petite tortue, récupérée à l’animalerie. Je reconnaissais, j’avais été assez surpris, et un peu déçu de la recevoir, mais à présent que je m’y étais habitué, ça allait. Sans compter qu’elle était à présent sous ma responsabilité et qu’il allait sans dire que je n’allais pas la laisser dans un coin. Enfin, je ne savais même pas si c’était une femelle, peut-être pas, dans tous les cas, je l’avais adopté, et l’avait appelé Speedy. Un peu d’humour ne fait pas de mal.

J’avais du faire plusieurs voyages entre les deux niveaux avec mes affaires, enfin, surtout avec le sapin et le bac de ma tortue, le reste je l’avais enveloppé dans des vêtements qui faisaient office de sacs, c’était fait à la va-vite, mais ça restait pratique. Bien dommage que nous ne puissions pas avoir des cartons ou des boîtes comme celles de l’entrepôt pour stocker toutes nos petites choses. C’était une idée à creuser par ailleurs, à voir si cela n’enfreignait pas une des règles de la Ruche. Grâce à l’aide d’un jeune homme aux nombreux tatouages, accompagné d’un petit chiot tout blanc adorable, j’avais pût m’installer tranquillement, et donc découvrir que j’étais de nouveau seul dans mon logement. Encore un logement de trois, dont j’étais la seule âme présente. Autant la solitude n’était pas du genre à me peser, j’en profitais même pour… faire une sorte de méditation, de prière, autant à la longue, il y avait quelque chose de déprimant. Surtout que je sentais ce vide vraiment pesant autour de moi, que ce soit le cas ou non, je sentais que c’était lié à mon Beau Brun, à 910. Debout au milieu de ce salon, où j’avais installé le sapin dans le coin qui faisait face aux deux canapés juste à côté de la penderie, je croisais les bras sur mon torse. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était toujours ça. Le bac de Speedy était posé sur la table, avec Speedy elle-même dedans, bien installée au milieu, sans doute endormie.

J’avais tout le temps de tester la décoration et de voir si j’avais des talents là-dedans, sans compter que ce n’était pas mes colocataires qui allaient m’en empêcher. J’avais encore ce poster encadré représentant une carte, celle du « Pays Imaginaire », je ne savais pas pourquoi ce poster là m’avait plus attiré que les autres, je pourrais peut-être l’accrocher dans l’aire de vie commune, pourquoi pas ? Des minimes détails. Maintenant que j’étais à un nouveau niveau, et que j’avais fait la connaissance d’au moins un voisin, le jeune homme aux tatouages était dans le logement juste en face, de ce qu’il m’avait dit, il n’y était pas seul, il avait avec lui deux colocataires, il était temps que je fasse de nouvelles rencontres, aller à la rencontre des autres. Et parce que j’avais regardé dans les deux premiers appartements, je savais qu’ils étaient vides, il me fallait aller de l’autre côté du couloir. Ce qui me rassurait dans le sens où nous n’étions pas aussi nombreux que l’on pourrait le penser au nombre des logements possibles, autant de personnes entre ces murs pourrait me donner un désagréable sentiment d’oppression et d’enfermement justement, un sentiment tout à fait paradoxale, je suis d’accord. Pris ainsi par l’envie de découvrir les autres, je franchis la porte de mon logement, frais et de bonne humeur.

Sitôt dehors, je me figeais sur place, un horrible frisson me parcourant, mon estomac devenant aussi lourd que si j’avais pris pour le petit déjeuner un sac de pierres. Tout mes sens étaient en alerte alors que la peur me paralysait complètement. Pourquoi ? Pourquoi une telle peur toute à coup ? De l’autre côté, pas du logement en face dont j’avais un bon ressentit, celui juste à côté, un homme venait lui aussi de franchir sa porte, sans doute pour sortir lui aussi, un homme avec une carrure plus qu’imposante. A peine un peu plus grand que moi. Il était la source de cette peur que je ne parvenais pas à expliquer. Pourtant, il n’était certainement pas le premier de cette stature que je croisais, et aucun ne m’avait fait cet effet là. Aucune autre personne ne m’avait terrifié à ce point. Restant comme cloué sur place, une de mes mains chercha aussitôt à attraper quelque chose, quoi exactement, mon cerveau n’était même pas capable de former une seule image cohérente de ce qu’il cherchait.
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MessageSujet: Re: Can you feel the fear tonight - ft. H05-444   Can you feel the fear tonight - ft. H05-444 EmptyMar 16 Jan - 21:22




can you feel the fear tonight

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Le temps passe si rapidement dans cet endroit où mon attitude s'est adaptée au fil du temps. D'instable et changeante, maladroite ou si stricte, elle semble s'être stabilisé dans cette stase fantomatique que je me complais presque à adopter. Discret bien plus qu'affirmé dans mes déplacements et mes actions, mon attitude transpirant de ce nouvellement acquis besoin de ne pas me faire remarquer plus que nécessaire. Pas par non envie de socialiser, bien que je doive admettre ne pas prendre un plaisir particulier à parler avec mes semblables. Plutôt par nécessité acquise également au fil des journées passées que j'ai noté dans un carnet soigneusement caché sous mon matelas bien que son contenu n'en explique en rien la nécessité du geste. Des traits, en une multitude de pages, pour compter les journées passant et garder le compte tel un obsessif du contrôle obsessionnel. Ce que je crois être partiellement. Je me décris comme un être observateur et minutieux, d'une prudence exacerbée et de peu de laissé aller. Plutôt sérieux depuis que j'ai cru sentir mon attitude première comme une façade que je n'ai pas encore compris, décidant de la délaisser au profil de ma personne bien plus confortable à porter. Plus désagréable à côtoyer cependant ça j'en sens amplement conscient, mais ça ne m'importe pas. Rien ne m'importe si ce n'est trouver la sortie de cet endroit et m'assurer qu'elle ne sera plus la proie d'un psychopathe électronique ou toute autre déclinaison de la chose. Elle semblant être la seule chose réellement apte à me déstabiliser, à me faire prendre le contrôle à un tel point que je peine même à lui avouer à elle. Malgré le ressentiment et le besoin d'agir comme un prédateur, l'ombre dans son sillage aussi perturbant cela puisse-t-il être. Un instinct naturel que je ne peux délaisser ou renier tant il se fait pressant en mes veines bouillantes d'une adrénaline constante que je sais ne pas se refléter sur les traits de mon visage. Mes muscles semblant toujours si détendus malgré le toujours si calculé de mes agissements. Je n'ai pas encore trouvé ce qui peut expliqué tout ceci bien que les suppositions se pressent en mon esprit. Une formation bien particulière et une expérience de terrain qui me vient naturellement et normalement comme une habitude bien davantage qu'un comportement forcé ou volontaire. Une attitude tranchante dans le lot des cas sociaux aspirant trop parler ou au contraire se contentant d'être terrorisé. Je ne suis rien de tout ceci. Une carcasse vierge d'émotions au regard glacé et au visage fermé, sauf en sa compagnie à elle. La seule corde sensible qu'il est visiblement possible de pincer. Elle que je m'apprête d'ailleurs à aller observer comme je le fais toujours malgré l'effrayant de la constance de la routine. Sortant de mon appartement où mes colocataires n'ont pas davantage droit à des paroles de ma part que les autres habitants de cet endroit où nous sommes coincés. Cet endroit d'apparence sans failles que j'ai scruté d'un bout à l'autre sans trouver la moindre chose à exploiter. Cette fois cependant je me stoppe dans mon mouvement dès le pas de la porte passé, bien que je prenne le temps de la refermer derrière-moi avant de plus amplement détailler mon vis à vis. Un homme de stature plus délicate, une dizaine d'année en moins que moi à vue de nez et une frayeur marquée au fond du regard. Ce n'est pourtant pas ce qui me fit plisser les yeux et froncer les sourcils. Plutôt ce geste qu'il réalise pour tenter d'attraper quelque chose qui ne semble pas présent où il s'applique à tâter. Une arme quelconque est la seule chose que j'arrive à présumer et déduire de ce seau d'eau glacé semblant lui avoir été lancé au visage. Est-ce moi qui l’effraie à ce point?

« Tu as perdu quelque chose? »

Quelques instants passent avant que je ne parle, croisant les bras au passage pour tenter de désamorcer cette crainte qu'il semble avoir de ma présence. Dissimulant mes mains pour ne pas donner l'impression tout comme lui que je peux chercher de quoi me défendre ou augmenter le taux d'hostilité que je ne veux pas forcément d'emblée transpirer. Bien que quelque chose chez lui me donne envie de m'approcher. Non pas le toucher, mais approcher pour réduire l'espace entre nous deux. Ce que je fais sans réellement y penser, réalisant le geste mécaniquement dès que l'idée traverse mon esprit.

« Tout va bien? Tu sembles nerveux. »
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MessageSujet: Re: Can you feel the fear tonight - ft. H05-444   Can you feel the fear tonight - ft. H05-444 EmptyMar 23 Jan - 16:33

Can you feel the fear tonight...?H05-444 & H09-019
Un visage du passé, sans le moindre doute. C’était même certain, sinon cette peur irrationnelle était le signe d’une démence aussi prématurée qu’incompréhensible. Mon cœur continuait de s’affoler, tout comme ma respiration, et que mes mains continuaient de chercher quelque chose, et je savais à présent pour quoi faire : me protéger. Je n’avais strictement aucun souvenir de ce visage qui me faisait peur, mais j’étais certain de le connaître. J’étais certain que cette peur était fondée, elle me prenait aux tripes. Je sentais mes jambes qui tremblaient autant que mes mains, je sentais même au bord des larmes… Depuis mon arrivé en ce lieu, jamais je ne m’étais sentis aussi vulnérable. Pourquoi est-ce que j’étais aussi terrifié ? Qu’est-ce qu’avait fait cet homme ? Pourquoi une telle peur ? Avalant difficilement ma salive, je tentais de reprendre mon calme, de retenir tout ça alors que nos regards venaient de se croiser, que son attention était totalement sur moi. Ce qui ne fit qu’augmenter ma peur et mon angoisse. Heureusement, je parvenais quand même à garder un certain sang-froid, même si je ne savais pas d’où il venait. Quand il s’adressa à moi, et ce même si j’étais collé contre la porte, je cherchais mes mots, je cherchais à trouver un équilibre dans ma voix pour prendre la parole, lui répondre, alors que j’avais surtout envie de retourner dans mon logement. Non, en réalité, j’avais envie de retourner dans mon ancien logement, pour être loin de lui.

« Non… non, je… n’ai rien perdu... »

Pourquoi est-ce que je restais donc immobile ? Pourquoi est-ce que je ne cherchais pas à faire quelque chose, tout simplement ? Pourquoi est-ce que je ne cherchais pas à m’éloigner d’une manière ou d’une autre ? La peur. J’étais vraiment terrifié. Je me sentais glissé le long de la porte, mais en le voyant s’approcher, la panique reprit le dessus, me faisait me redresser brusquement, et me décoller un peu de la porte. Pourtant, il n’avait pas fait grand-chose, il ne se montrait pas agressif ni rien, si ce n’est qu’il semblait bien trop curieux à mon goût. Déglutissant, je pris une profonde inspiration, tendant la main devant moi, non pas pour serrer la sienne, mais comme pour le tenir à distance.

« S’il vous plaît… ne vous approchez pas… »

Je ne répondais pas à sa question, mais de toute évidence, je ne pouvais pas lui dire ce que j’avais réellement. Déjà parce qu’il devait bien le constater par lui-même, mais surtout parce que je n’avais pas de réelle réponse, à savoir : pourquoi est-ce que j’avais peur. Je ne pouvais l’expliquer, je ne comprenais pas. Ce que je ne comprenais pas non plus, c’était pourquoi lui ne réagissait pas plus. Si moi je parvenais à l’identifier comme quelqu’un que j’avais vu par le passé, pourquoi ça n’était pas son cas ? Surtout avec ce qu’il déclenchait chez moi, ça ne pouvait pas être qu’à sens unique… Je ne pouvais pas le croire en fait… Pourquoi est-ce qu’il restait impassible ? C’était peut-être ce qui m’inquiétais le plus. Pourquoi est-ce qu’il ne réagissait pas plus que ça ? Pourquoi est-ce qu’il était seulement curieux ?

Enfin, je réussis à tourner la tête, à détourner le regard de lui pour prendre de nouvelles bouffées d’air, de respirer plus calmement, bien que je sente toujours ses yeux sur moi. Plus de calme. Il fallait absolument que je retrouve mon calme. Que je me contrôle et que je fasse taire cette peur. Toujours en prenant de longues inspirations, je fermais les yeux, essayant de faire comme ce que je faisais d’habitude pour retrouver un semblant de paix, grâce à ces prières et méditations. Oui, c’était ce dont j’avais besoin, ce que j’avais naturellement depuis que j’étais dans ce lieu, qui m’apportait un certain équilibre et bien-être. C’était un domaine spirituel, et je savais que c’était quelque chose qui faisait parti de moi. Je n’arrivais pas à mettre de mots dessus, je n’avais pas un concept réellement en tête, mais si j’avais ce besoin, ce sentiment de devoir me tourner vers quelque chose, vers quelqu’un qu’on ne pouvait atteindre physiquement. J’y étais lié, c’était un fait. Et maintenant, je me tournais vers cette chose, ce quelqu’un, essayant de trouver ce calme, cette paix, et ce réconfort que j’y trouvais, alors que l’homme qui me terrifiait était à quelques mètres, qu’il pouvait faire n’importe quoi. Cette seule pensée me fit d’ailleurs rouvrit les yeux, et réaliser que j’étais resté beaucoup trop silencieux et immobile.

« Je ne sais pas ce qui se passe... »
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MessageSujet: Re: Can you feel the fear tonight - ft. H05-444   Can you feel the fear tonight - ft. H05-444 EmptyDim 18 Fév - 11:00




can you feel the fear tonight

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Ne bouge pas. Ne parle pas. Écoute en silence et acquiesce de la tête si tu comprends ce que je te dis. Je ne te ferai pas de mal si je n'ai pas à le faire, mais tu dois bien écouter et faire exactement ce que je vais te dire. Je fronce légèrement les sourcils face à l'homme se trouvant devant moi et dont je me suis d'instinct approché tout en gardant mes bras croisés contre mon torse. Sentant mes muscles contractés rouler contre ma peau bien que mon visage ne soit rien de plus qu'une masse immobile fixant la panique évidente expulsée de la moindre once de l'être me faisant face. Cette situation et ce moment me semblant d'autant plus familier au fil de mes mouvements, les paroles s'imposant tout naturellement en mon esprit me poussant à les prononcer. Ce que je ne fais pas. Dans la présente situation je n'ai pas la moindre raison de les énoncer, mais peut-être que le passé est porteur de bien plus qu'une simple rencontre entre voisins. Voilà qui explique la raison de son attitude à mon égard et ce visible besoin de se calmer qu'il tente de réaliser de ses yeux fermés et des grandes inspirations qu'il s'applique à faire. Je cherche. Sans le quitter du regard, je m'efforce de scruter les tréfonds de mon esprit vide de toutes ses informations pour tenter de retrouver bien plus qu'une bribe de paroles que j'ai pu prononcer à n'importe qui. Son visage pourtant familier ou ses traits déformés d'un stress palpable ayant suffit à éveiller quelque chose en moi. Éveiller cette prise tout autant familière que je sens presque contre mes doigts crispés se former. Une arme à feu que je vois presque se matérialiser contre son front et je serre les dents non pas de surprise, mais de cette poussée si soudaine d'adrénaline venant m'animer. Je ne sens pas l'ombre d'une surprise d'imaginer une arme entre mes doigts, mon attitude dans sa presque totalité laissant plus que fortement présumer que je fais un emploi n'étant pas des plus commun. Ma maîtrise de ma personne, mon calme démesuré et cette absence d'émotions que j'arrive à faire planer sur mes traits ne sont que davantage de traits que le livre fermé que je suis arrivent à orienter vers cette chose que je n'arrive pas encore à nommer. Presque. Je le sens si près ce souvenir que je peux presque l'enserrer des doigts. Si quelqu'un te questionne de nouveau au sujet du gamin qui était dans ton église il y a quelques jours, ment. Tu ne te souviens plus de son apparence, son attitude ou tout autre détail ayant attiré ton attention. Prétexte un choc traumatique ou toute autre chose que tu te sentiras à l'aise de mentionner, mais si tu parles tu ne le feras plus longtemps. Pense à ton mari. Ce serait dommage qu'il paie aussi pour une bêtise que tu aurais fait. Une parole de trop parce que tu étais au mauvais endroit au mauvais moment. Que tu le trouves dans le même état que ce pauvre Stanley. Ne doute pas. Si j'ai réussi à entrer ici malgré la surveillance policière à l'extérieur, je ne raterai pas ma cible. Le gamin a fait une erreur. Ne fait pas payer tout le monde pour.

« Tu veux savoir ce qui se passe? Ton esprit est la proie d'un souvenir qui tente de refaire surface. Un événement bien regrettable dont nous étions les acteurs et face auquel tu sembles avoir pris la bonne décision en étant ici. »

Mes mains de part et d'autre de sa tête contre le mur se posent tandis que mon visage s'approche davantage du sien. Je me souviens. Cette nuit à être entrer chez lui pour l'effrayer afin de sauver la mise à un gamin dont je ne me souviens pas de l'identité. Un détail qui refera peut-être surface à un moment ou un autre, mais ne m'importe pas plus que nécessaire à l'instant précis. Cette révélation suffisant à m'aiguiller sur ce que j'ai pu faire de ma vie avant cet endroit. Un homme de main ou du moins une personne s'appliquant à menacer des êtres humains pour en protéger d'autre. En rien une bonne personne et la chose me pousse à me questionner davantage sur la nature de la relation entretenue avec cette faiblesse à la brune chevelure.

« Tu as peur et le sens jusqu'au fond de toi n'est-ce pas? Cette crainte que je pourrais te faire du mal et cette panique du fait que je vis si près de toi. Est-ce que tu te souviens de l'origine de cette crainte dit-moi? »
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MessageSujet: Re: Can you feel the fear tonight - ft. H05-444   Can you feel the fear tonight - ft. H05-444 EmptyDim 11 Mar - 18:16

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J’étais comme… hors de moi-même. Comme si je n’étais plus qu’un spectateur de mon propre corps. Il ne faisait pourtant rien. Il avait même bougé. Il s’était tout juste rapproché. Il s’inquiétait d’autrui, ou du moins il faisait mine. Mais quand j’avais rouvert les yeux, il n’était plus aussi loin que je le pensais, il était même beaucoup trop près. Pourquoi est-ce qu’il était aussi près ? J’étais pris au piège entre le mur et lui, qui avait de toute évidence une force indéniable et qui avait n’avait pas l’air de ne pas céder à son usage. Et pourtant, je ne détournais pas le regard. Je ne cherchais pas à fuir. Quoi que cet homme fasse ait fait pour me terroriser à ce point, j’étais prêt à l’affronter. Même si je ne comprenais pas pourquoi. Qu’avais-je fait dans ma vie pour exprimer une telle frayeur envers un homme ? Jusqu’à présent, je n’avais pas songé un seul instant à me méfier des créatures de Dieu, pas à ce point. J’avais cette conscience que tous les humains n’étaient pas foncièrement bons… Lui dépassait ce stade là. La question était pourquoi ? Qu’était-il arrivé ?

Tentant de me tenir le plus droit possible, de paraître plus sûr de moi que je ne l’étais, je sentis mon dos s’affaissé alors qu’il parlait de nouveau, semblant savoir de quoi il s’agissait et se souvenir parfaitement de ce qui était arrivé. Ses propos étaient clairs, il savait de quoi il parlait. Ce qui ne m’aida en rien à reprendre mon calme. Si lui le savait, il avait cet avantage, il avait encore plus de pouvoir sur moi. La peur que je cherchais à faire taire se fit d’autant plus bruyante, d’autant plus pesante. Encore plus à présent qu’il m’encadrait complètement, qu’il me tenait en otage contre ce mur. Un choix ? Un choix qui m’avait amené ici ? Non… ça ne pouvait pas être vrai. Bien que cette vie ne semblait pas être la plus monstrueuse qui soit, ni la plus merveilleuse, je me contentais de ce que j’avais. Mais avoir choisi d’effacer mes souvenirs, de mettre derrière moi la personne avec qui j’étais lié par les liens du mariage, qui occupait pleinement mon cœur… ça n’était pas possible. Pour autant, j’apprenais malgré tout que nous avions passé un marché lui et moi. J’avais fais un choix, un marché, sous son influence, sa menace sans l’ombre d’un doute. Un évènement regrettable ? Si je n’avais pour le moment aucun souvenir de ma vie passée, si ce n’était la présence de 910 à mes côtés, et donc sans doute celui qui partageait ma vie, il n’y avait pas la trace de quelque chose de tragique dans mon passé. Même si la vérité était que je n’avais pas cherché, je n’avais pas fouillé ma mémoire, le besoin, l’envie ne s’était pas présentée. Sous cette pression, mon cerveau s’agitait dans tous les sens dans l’espoir effectivement de trouver quelque chose, de donner une raison à tout cela. Mais ses mots restaient dans ma tête. Un événement bien regrettable dont nous étions les acteurs et face auquel tu sembles avoir pris la bonne décision en étant ici.

« Non... »

Je refusais de croire que j’avais été lâche au point de céder à la menace. Je refuse de croire que j’avais cédé face à la violence. Mon aventure spatiale avec 910 m’avait convaincu d’avoir… et bien des convictions, de ne pas être homme qui se laisse faire par plus fort que soit et par des menaces, même quand des vies étaient en danger. Même des vies factices. Et encore plus même si la mienne était sur le plateau. Ce non n’était pas pour ses questions suivantes, parce que même si je cherchais à lui mentir, même si je tentais de reprendre un visage le plus neutre possible avec la situation, il pouvait sentir et voir ma peur. Ce non était pour son affirmation précédente. Après avoir réussi à parler aussi fermement que possible avec ce nom, je m’échappais enfin de la prison qu’étaient ses bras pour aller au milieu du couloir, me préparant à lui faire face, à affronter la suite, même si au fond de moi j’avais plus envie de prendre mes jambes à mon cou.

« Je n’ai pas la moindre idée de qui vous êtes, non. Je ne sais pas pourquoi est-ce que j’ai une telle crainte envers vous, ni pourquoi est-ce que vous m’avez menacer... »

Qu’est-ce que je pouvais lui dire ? Que je n’allais pas me laisser faire ? Que je n’allais pas rester plus longtemps aussi proche de lui ? Ce ne serait que mensonge en plus de ne pas être à la hauteur d’un homme de mon âge, purement puéril. D’autant plus que même si je cherchais à changer de logement, d’étage, qu’est-ce qui l’empêcherait de ne plus être dans les parages ? La peur était là, elle ne s’en irait pas à moins de l’affronter, à moins de régler cette chose ou qu’il ne disparaisse. Aucune de ses trois alternatives ne me paraissait réaliste. Si au moins la peur pouvait laisser la place aux souvenirs… juste un flash, je pourrais au moins savoir comment gérer tout ça, ou au moins être au même niveau que lui. Là, je me sentais vraiment… abandonné. Abandonné par ce concept même, ce Dieu vers lequel je me tournais.

« Qui êtes vous ? Ou plutôt, qu’êtes-vous ? »
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MessageSujet: Re: Can you feel the fear tonight - ft. H05-444   Can you feel the fear tonight - ft. H05-444 EmptyDim 8 Avr - 17:58




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[…] le gamin qui était dans ton église. Voilà les paroles raisonnant en une boucle infinie en mon esprit cherchant toujours à percer la totalité du mystère. N'arrivant pour le moment qu'à effleurer la surface d'une situation, une discussion, qui semble nous avoir réunis tout les deux en un moment précis du temps. Une menace sanglante, une promesse de mort, pour lui et le mari qu'il semble avoir. Malgré l'évidence de mes paroles, du choix de mots dont je me souviens. Son église, c'est ce que je me souviens avoir prononcé face à lui. Mon arme pointée sur son front et mon corps tendu dans l'attente d'une confirmation ne me forçant pas à le tuer sur le champ. Sans plus de cérémonie ou préparation à la chose. Une mort à froid que je n'ai pourtant pas réalisé malgré tout, sans savoir pourquoi. Peut-être est-ce la nature de sa personne se profilant à l'horizon comme tout le reste qui m'en a empêché. Un homme d'église si jeune et dans la fleur de l'âge pourtant dévoué à une entité bien plus grande que nous deux. Le geste a été calculé ainsi, méticuleusement déterminé en ce sens de ma part. Je n'ai pu le tuer et il y a une raison à tout ceci, mais quoi? Qui donc a commandité tout ceci? Qui est le gamin que mon esprit a mentionné et sur lequel je ne peux mettre un visage? Qui a commandité tout ceci... Tel un contrat qu'on a pu m'offrir pour réaliser une série de geste bien particuliers. Un fonctionnement mécanique auquel je me plis sans poser de questions et sans en savoir plus que nécessaire. Voilà ce qui est évoqué à mon esprit légèrement perturbé de tout ceci, du fantôme de l'arme que je vois s'évaporer en même temps que lui. Le corps du jeune homme glissant sous mes bras et ma prise pour s'éloigner de cette prison improvisée dans laquelle je l'ai temporairement coincé. Ne serait-ce que pour donner davantage de poids à mes propos et mes suppositions. Ceux-là même présumant de la terreur que je lis au fond de son regard lorsqu'il le pose sur moi. Malgré la distance qu'il s'applique à placer entre nous une fois hors de mon emprise, s'éloignant dans le couloir sans me quitter des yeux. Il en vient à poser de nombreuses questions auxquelles je ne peux pas systématiquement offrir de réponses. Partiellement parce que je ne les ai pas, mais également parce que je ne suis pas certain de vouloir les lui offrir. Ne pas savoir cultive la peur et la terreur. Ne pas connaître toutes les circonstances tout autant et une part de moi aspire à préserver cette aura qui ne peut aller en s'amenuisant. Pas alors que je me trouve si près de lui en permanence. À une porte et quelques murs de distance, l'arme en moins. Quoique je ne doute pas le couteau suisse en mesure de faire un bon travaille de ce côté. La nécessité de la chose n'en reste pas moins discutable jusqu'à ce que j'aie plus de détails de mon côté. La nécessité de savoir si le gamin en question se trouve ici également étant d'une toute aussi grande importance.

« Il semblerait que je sois un cauchemar de ton passé. »

Sans pousser la chose jusqu'à faire un pas dans sa direction, je me contente simplement de me tourner dans sa direction en glissant mes mains dans mes poches. Le couteau suisse ne me quittant jamais ne tarde à trouver la grippe ferme de mes doigts. Mon visage ne perdant de son sérieux naturel l'observant silencieusement avant d'ajouter ce qui ne saura combler sa faim d'informations, mais assurera peut-être une sécurité pour ma part.

« Tu sauras où me trouver lorsque tu te souviendras. D'ici-là, dors bien. »

Puis je tourne les talons et me contente de m'éloigner d'un pas lent afin de réfléchir à tout ceci plus amplement. Aspirant également m'en tenir à ma routine sans en déroger pour la journée par simple principe de sécurité et de contrôle. S'il y a bien une chose que je ne veux me permettre c'est voir la situation me glisser entre les doigts d'une quelconque façon. J'ai le contrôle et je le garderai, sur moi comme sur lui, que ça lui plaise ou non.
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MessageSujet: Re: Can you feel the fear tonight - ft. H05-444   Can you feel the fear tonight - ft. H05-444 EmptyMar 15 Mai - 19:47

Can you feel the fear tonight...?H05-444 & H09-019
Le souvenir ne voulait pas pour autant refaire surface. Il avait forcément raison, il n’y avait pas d’autre explication, mais pour que je me retrouve dans un tel état, ça ne pouvait pas être anodin. Alors forcément, je me posais tout un tas de question. Qu’est-ce qui pouvait bien être arrivé ? Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, il ne voulait pas s’arrêter, il y avait comme une pression dans mon estomac, mais pas que. Je pouvais presque sentir le mordant de la menace tout contre ma tempe, une arme à feu, à n’en point douter. Une menace. Cet homme était une menace. Une réelle menace. Pourquoi est-ce que j’avais été en proie à une telle menace ? Je ne parvenais pas à le savoir, ni même à le comprendre. Tout ce que j’arrivais à comprendre, c’était qu’il me terrifiait, à un point inimaginable. Les mains sur la bouche, à une distance bien trop légère à mon goût, je continuais de le regarder, à force de le voir, ma mémoire allait forcément se débloquer, s’ouvrir, me laisser entrevoir quelque chose, le moindre indice qui pourrait m’aider à contrôler cette peur, à comprendre ce qui se passait. Mais sa voix me fit de nouveau trembler, je me sentais comme un enfant en face d’un de ses pires cauchemars. Et c’était bien ce qu’il disait, il ne s’en cachait même pas. C’était une réelle torture de comprendre que lui savait des choses que je cherchais à tout prix. Une injustice douloureuse.

Le pire, c’est qu’il continuait de me provoquer. De me rappeler qu’il n’était pas si loin de moi, et qu’il pourrait bien venir frapper à ma porte. Ce n’était pas ce qu’il disait, mais c’était ce que je comprenais. Et ce que je craignais surtout. Mais en retournant ses propos dans ma tête, je me demandais si vraiment c’était de la provocation. Le retrouver quand je me souviendrais ? Pourquoi est-ce que je ferais ça alors qu’il me terrorisait ? Ça n’avait aucune logique. Peut-être que ça en aurait une fois que j’aurais quelques souvenirs, peut-être que je trouverais le courage de l’affronter, bien que cela me semble tout à fait impensable. Et puis, il fit demi tour, reprenant son trajet comme si de rien n’était, comme si nous ne nous étions pas croisés, ou même comme si rien de tout cela ne s’était passé. J’attendis qu’il disparaisse pour m’affaler par terre, le souffle complètement coupé. Une crise d’angoisse en vue. La tête entre les genoux, je me répétais quelques versets en boucle, dans l’espoir qu’ils m’apaisent comme ils le faisaient en temps normal. Espoir vain, bien évidemment. Je retenais les larmes qui menaçaient depuis un moment de quitter mes yeux, c’était d’ailleurs étonnant que jusque là, aucune n’ait filtré.

J’étais resté comme ça un long moment avant de pouvoir retrouver un semblant de calme, une paix toute relative pour me relever. Je savais où est-ce que je pouvais me tourner. Plutôt, vers qui me tourner. 910. Il était le seul qui pourrait m’apaiser réellement, et ça, je n’en doutais pas. Quelle que soit l’entité vers laquelle je me tournais habituellement, elle serait inefficace. J’avais besoin de celui que j’avais clairement identifié comme ma moitié, de la personne qui occupait mon cœur. Les jambes tremblantes, j’étais parvenu à me glisser dans l’ascenseur, pas assez de force pour descendre les escaliers et me rendre au niveau 7 et jusqu’à son logement. Par bonheur, il était là, et sans la moindre pudeur, ni la moindre explication, je m’étais jeté dans ses bras. Bien sûr qu’il devait se poser des questions, pas sur cette visite surprise mais plutôt sur mon état. Sauf que je n’avais pas la force de le faire. Et j’avais le sentiment que si je lui parlais de cet homme, lui aussi serait en danger. Pourtant, je n’avais ni envie de lui mentir ni de lui cacher quoi que ce soit. Aussi effrayé étais-je, je ne voulais pas qu’il soit mêlé à cette situation. Même si au fond de moi je pressentais que ça avait été le cas dans notre passé. Si je pouvais lui éviter de se retrouver dans cet état aussi, alors je me tairai et j’affronterai alors seul ce monstre venu de mes cauchemars.
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Que se passerait-il si on disparaissait ?


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