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 [COULOIR DE L'INFINI] Vingt milles lieues sous les mers - ft. H07-007

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MessageSujet: [COULOIR DE L'INFINI] Vingt milles lieues sous les mers - ft. H07-007   Mer 3 Jan - 19:12

Vingt milles lieues sous les mers.Ce niveau, ce fut l’un de mes colocataires qui m’en a parlé, pas franchement en bien. De ce que j’avais réussi à comprendre, il en était traumatisé. Traumatisé par ce qu’il y avait derrière ces portes, ce long couloir tout entier. Intrigué, j’étais bien décidé à découvrir par moi-même ce qu’il y avait là-bas. Je n’étais d’ailleurs pas le seul. Une fois là-bas, j’avais découvert une autre personne, un autre homme, avec une bonne carrure imposante, et quelque chose qui me soulagea grandement, même si je n’allais très certainement pas lui dire, lui aussi tiré vers le poivre-et-sel. Alors je n’avais encore pas croisé d’autre abeille approchant mon page, quel qu’il soit, ni même qui pourrait sembler plus âgé(e) que moi, en le voyant donc, je me sentais déjà un peu moins vieux. Le soulagement tenait à vraiment peu de choses dans cette Ruche.
De ce que j’avais compris, les choses qui se déroulaient derrière ces portes ne se déclenchaient que pour deux personnes. Lui étant là, moi étant là, chacun seul, l’évidence même. Quelques politesses échangées, un serrage de main, parce qu’après tout, pourquoi pas, on ne sait jamais ce qui pourrait se passer ici, nous avons franchis ensemble une porte, bien loin d’imaginer ce qui nous tomberait dessus, pour ma part en tout cas.

Cette même porte s’était refermée tout seule, sans trop de surprise. Je restais là, haussant les sourcils, attendant à tout moment à être assommé, gazé ou au moins endormi, comme me l’avait décrit 909, mais rien. Enfin non, pas rien. De l’eau était en train de tomber, de nulle part et de partout à la fois. J’ouvrais grand les yeux, reculant même de quelques pas alors très rapidement, nos pieds étaient dans l’eau. What the fuckin’ fuck?! Les choses vont tellement vites que j’en omets la présence de l’homme à mes côtés, 007 si je me souvenais du chiffre qu’il m’avait dit, et qui m’avait fait sourire sans que je sache pourquoi. En même temps, qu’est-ce qu’on pouvait bien faire ? Demi-tour ? Ce serait trop facile, et je serais étonné même qu’il soit possible d’ouvrir la porte que je n’arrivais même plus à localiser. Okay, okay, du calme. Difficile de se calmer alors que l’eau montait de plus en plus, nous faisant par la même occasion monter en même temps, et le plafond n’était pas si haut que ça. Alors c’était ça ? Après avoir faillit laisser ma peau dans les flammes, j’allais à présent passé l’arme à gauche noyé ? L’ironie de la situation était peut-être un peu trop acide.

L’eau maintenant pratiquement sous mon nez, je l’avoue, je ne me préoccupais plus du tout de 007. L’air allait bientôt manquer, et il n’y avait aucune sortie, aucun échappatoire autre qu’une morte certaine et sans doute peu agréable. De toute façon, nous étions dans la même situation, essayer de nous aider, pour quoi faire ? Comment nous aider ? Si moi-même j’étais dans l’incapacité de respirer, lui aussi. Je me sentais bien plus en panique actuellement que lors de l’incendie dans l’entrepôt où j’avais eu le maigre sentiment de comprendre un peu l’élément en face. Là, ce n’était que l’inconnu et la peur, et bien entendu la panique. Bientôt, la pièce entière fut remplie d’eau. Et nous complètement submergé, sans oxygène. Mes mains couvrant ma bouche et mon nez pour éviter d’avaler et d’inspirer plus d’eau, je me laissais presque couler au fond, qui soudainement, ne me paraissait plus si large et haute. Mes poumons se crispent dans ma cage thoracique, mon cerveau appelle l’oxygène, il en réclame, et ce manque ne fait qu’accroître ma panique. Ça ne pouvait pas se finir comme ça… La Ruche supprimait ses abeilles de cette façon ? Pour punir la curiosité ?

Au moment où je pensais que le manque d’air allait m’entraîner vers la folie, vers le néant, les mains toujours sur le visage, je réalisais que quelque chose au niveau de mon cou clochait. Sensation extrêmement désagréable, il n’y avait pas de meilleur mot pour la décrire, qui dura peut-être seulement quelques secondes, mais mon cerveau n’était pas suffisamment oxygéner pour évaluer le temps à nouveau. La sensation disparue, tout comme mon manque d’air. Je n’étouffais plus, je n’étais plus en proie au besoin purement humain de respirer. Lentement, mes doigts quittèrent ma face pour aller sur mon cou, et la découverte fut… perturbante. Au toucher, je fus incapable de dire ce qu’il y avait là, précisément, mais je compris surtout que c’était ces choses là qui me permettaient de continuer d’exister. Par soucis de compréhension, j’avais essayé de les boucher, pour retirer bien vite mes doigts. Ouais, je respirais grâce à ça. Comme les poissons…

« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? »

Ma surprise continua en constatant que je pouvais effectivement parler, sans trop de soucis, si ce n’est de voir des bulles sortir de ma bouche en même temps. Est-ce que c’était compréhensible, là, c’était tout autre chose. Rassuré quant à mon propre sort, mon attention se reposa enfin sur mon camarade, sans doute lui aussi pris de court par tout ça. J’essayais tant bien que mal de le rejoindre dans cette eau qui m’empêchait de bouger comme je le voudrais. Allons bon, j’avais gagné la capacité de respirer sous l’eau, mais pas de nager comme un poisson.

« Tout vas bien, t’arrives à respirer toi aussi ? »

Fichues bulles. J’espérais vraiment que 007 arrivait à me comprendre, sans quoi le séjour ici allait devenir très compliqué. Surtout moi qui avais la parole facile, j’allais passer mon temps à faire des petites bulles. Enfin, au moins, je n’étais plus en proie à la panique, même si la question demeurait : et maintenant ? Que faisons-nous ?
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] Vingt milles lieues sous les mers - ft. H07-007   Mar 16 Jan - 5:49



   
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   Vingt mille lieux sous les mers

Q
u’est-ce que j’ai été con. Franchement, y a des fois, je me demande ce qui tourne pas rond dans ma tête. Depuis le temps que j’suis dans le coin, je sais bien ce que vaut ce foutu couloir de l’infini. Plus d’une personne m’en avait parlé, m’avait partagé les effets désastreux qu’il provoquait une fois qu’on entrait dans une de ses pièces. Et pourtant, ce jour-là, j’avais pas pu me retenir. Après avoir effectué mes pompes matinales, il avait fallu que je me dirige vers ce niveau 13. Et je n’étais même pas là juste pour vérifier les dires des gens. Non, j’avais envie de voir ce qu’il se passait vraiment, j’avais envie de quitter temporairement cette putain de ruche pour découvrir d’autres sensations. Sauf que j’avais légèrement omis que celles-ci pouvaient être suicidaires, j’avais volontairement ignoré cette partie du plan. Et maintenant que l’eau nous engloutissait, moi et l’homme aux cheveux grisonnant qui m’avait rejoint pile au bon moment, je n’avais qu’une envie : me tirer une balle dans la tête. M’enfin, ça risquait pas d’arriver, l’eau se chargeait déjà de m’emmener de l’autre côté.

En d’autres circonstances, je me serais soucié de l’état de 090, mon compagnon d’infortune. Mais là… on se noyait littéralement, on avait d’autre chats à fouetter que de s’assurer que l’autre allait bien. C’est égoïste présenté comme ça, mais cette sensation d’oxygène qui quitte votre cerveau, ça vous fait revoir bien des notions des choses. Je me débats donc, tâchant de remonter à la surface. Sauf que la surface, il n’y en a pas. La pièce dans laquelle on a mis les pieds est littéralement remplie d’eau, du sol au plafond. J’ai beau retenir mon souffle le plus longtemps possible, je ne suis pas un champion d’apnée. Et même si mon réflexe me permet de me tourner rapidement pour essayer de repérer une quelconque sortie, il n’y a rien. Pas une trappe pour nous aider, pas un trou quelque part, même infime, qui puisse présenter un début de solution. Que dalle, si ce n’est cette eau qui me pique les yeux à force de les garder ouvert à la recherche vaine d’une idée pour nous sauver. Je continue de me secouer dans tous les sens, j’essaye de nager quelque part, sans vraiment savoir où me diriger. Mais bientôt, je me sens alourdit. Je ne peux tenir indéfiniment le rythme, et je m’enfonce dans les profondeurs de la pièce. A quoi bon lutter ? Je le sais moi-même, je me le suis répété alors que mon coeur battait à cent à l’heure. Il n’y a pas de sortie, pas d’échappatoire à cette mort dégueulasse. Je finis par fermer les yeux, résigné. Mon coeur ralentit de plus en plus, mes mouvements finissent par s’éteindre. Je ne peux plus lutter contre cette inconscience fatale qui me prend, je me laisse emporter par l’eau. Je me sens sombrer, et j’accepte mon sort. Je n’ai que ça à faire.

Soudain, un picotement désagréable, plutôt violent, me surprend. Il me fait ouvrir brutalement les yeux, et je me vois tenir mon cou comme un cinglé alors que la brûlure augmente. Et sous mon toucher, je la sens. Cette sorte de boule qui se manifeste sur le côté droit de mon cou, et qui semble me permettre de m’adapter à l’environnement. Mon cerveau ne réclame plus d’oxygène, et je ne me laisse plus flotter bêtement dans l’eau, en attente de mon funeste sort. Je me surprends à recouvrir une énergie vitale que je désespérais encore d’avoir quelques secondes plus tôt. Je ne comprends rien à ce qui m’arrive, je réalise à peine que ce truc sur mon cou me permet de respirer. Encore pris de court par ce phénomène, je me tourne dans tous les sens, j’essaye d’y voir plus clair. « Putain mais qu’est-ce que c’est que ça ? » Ma question fait écho à celle de mon compagnon, et je me tourne vers lui. Je dois le regarder avec des yeux gros comme des billes. Des yeux également rougis par cette putain d’eau, mais ce n’est pas le plus important dans l’histoire. Non, ce qui l’est, en revanche, c’est notre capacité soudaine à respirer, à vivre, tout simplement. Et même à communiquer l’un avec l’autre, des bulles accompagnant chacun des mots qui sortent de nos bouches. Je tombe des nues, et je laisse 090 me rejoindre en nageant, encore éberlué par ce qu’il nous arrive. « Ouais, j’peux, même si je comprends rien à ce qui se passe. » Je crains encore que la mort tombe sur nous à tout instant, mais apparemment, on est loin du compte. On a l’air de poissons dans l’eau, à ainsi nager nonchalamment, à s’taper la discute et respirer presque le plus tranquillement du monde. Et tout ça à peine quelques minutes après avoir failli crever comme des chiens, c’est impressionnant mais surtout impensable. « Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » Fallait que ça sorte, cette question. C’est bien beau de se balader comme des créatures sous-marines dans l’eau, mais ça nous dit pas grand chose sur ce qu’on doit faire dans ces profondeurs. Doit-on partir à la recherche de la source de toute cette eau ? Appeler à l’aide en espérant que quelqu’un ouvre la porte et nous vide de ce bain improvisé ? Je ne sais pas quoi faire, j’ai l’impression de réfléchir de travers. Quelle merde putain !

Et soudain, je la vois. Cette ouverture, qui n’était pas là avant, j’en étais certain. Je vois cette trappe qui est entièrement ouverte, comme si elle nous lance une invitation à la rejoindre. Je m’accroche au bras du grisé, et je lui montre ce que je vois. J’aurais pu parler, mais ces bulles qui sortent de mon visage m'agacent. A la place, j’avance, de quelques mouvements. J’me rapproche le plus possible de la trappe, sans toutefois la franchir. Pas question de faire une nouvelle connerie, surtout qu’on était déjà pas bien avancé. Et ce même si on ne sait absolument pas quoi faire. Je me penche un peu, me tord le cou pour regarder la trappe sous tous les angles. Je cligne même plusieurs fois des yeux pour m’assurer que je n’hallucine pas. Mais non, la trappe est là, et y a quelque chose qui sort de l’ordinaire : « Y a de la lumière ?! » Je m’exclame tout comme je m’étonne. Mais à la vue de mon compagnon qui se retrouve aussi intrigué que moi par cette ouverture, je sais que mes yeux ne me jouent pas des tours. La lumière qu’on peut percevoir par le biais de la trappe n’est pas intense, néanmoins elle est suffisante pour nous donner un peu d’espoir. Si y a de la lumière, y a forcément la source de celle-ci quelque part. Qui sait, peut-être qu’un exit nous attend, ou bien que la brèche nous amène à une autre pièce, au sec cette fois-ci ? Dans tous les cas, il n’y a pas cinquante solutions pour vérifier mes hypothèses. « Qu’est-ce que t’en penses ? » Mon avis est déjà tout tranché, mais j’ne suis pas un connard. Je ne vais pas laisser l’homme derrière moi, je dois m’assurer de ce qu’il s’apprête à faire. On ne pourra pas se sortir de ce guet-apens sans s’entraider, c’est vite vu. « On tente ? On est coincé autrement. » C’est mon seul et unique argument, mais faut bien dire qu’il pèse lourd. Car on a beau se tourner dans tous les sens, ni lui ni moi ne pouvons distinguer une autre ouverture, une autre possibilité donnant vers l’extérieur. « C’est peut-être un piège… » Ouais, j’ai aussi une voix intérieure qui se doit de dire le contraire de ce qu’on veut entendre. « Mais j’crois qu’on a pas trop le choix. T’es avec moi ? » Après tout, il pourrait rester en arrière, je pourrais y aller en éclaireur. Même si y a un risque, celui que cette foutue boule qui nous permet de respirer ne soit que temporaire, ou sujette à exploser, que sais-je. La ruche est remplie de connerie, on en serait pas à une mauvaise surprise de plus. Qu'importe, au fond, j’suis décidé à plonger, mais je ne veux pas le forcer. Ce plan-là, on le décide à deux.

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] Vingt milles lieues sous les mers - ft. H07-007   Mar 23 Jan - 16:30

Vingt milles lieues sous les mers.Il fallait bien le reconnaître, je ne m’étais pas attendu à ça. Une fois la paniquée de la noyade passée, une fois plus ou moins à l’aise avec cette idée que nous pouvions respirer sous l’eau et que nous étions visiblement entiers, j’avais tout le loisir de découvrir notre nouvel environnement. Même si le tour était assez vite fait, une grande pièce blanche remplie d’eau. Voilà. Rien de plus, rien de moins. Pas l’ombre d’une porte, d’une sortie. Alors à la question de mon compagnon ‘qu’est-ce qu’on fait’, je me retrouvais bien con. Je n’avais pas de réponse pour lui, en plus de ne pas savoir ce qui se passait vraiment et ce qu’on était supposé faire dans ce grand bain. Essayant de me tortiller pour me tourner dans l’eau à la recherche de quelque chose, peut-être que j’étais trop loin pour voir quelque chose, peut-être qu’il fallait qu’on touche les murs ou quelque chose du genre pour enclencher un truc ? Le dos tourné à 007, j’allais m’élancer vers le mur le plus proche quand il s’accrocha à mon bras, me stoppant dans mon action. Je tournais la tête vers lui pour comprendre ce qu’il avait mais mon regard suivit aussitôt son doigt qui pointait quelque chose en bas. Une trappe ouverte. Ouvrant de grands yeux, je reposais mon attention sur l’homme, comprenant de moins en moins ce qui se passait dans cette pièce. Elle n’y était pas au départ. Depuis quand est-ce qu’elle était là ?

Avant d’avoir pu dire quelque chose, le voilà qui partait vers cette trappe. Je le rejoignis le plus rapidement possible, parce que je me sentais toujours aussi maladroit dans ces flots, je n’étais pas vraiment à l’aise là. J’avais plus ou moins l’air de pouvoir nager, mais ce n’était pas extraordinaire, avec ce constat là, je commençais à penser que cette aventure allait devenir pénible. Enfin, je parvins au niveau de cette trappe, constatant tout comme 007 qu’en plus d’être une trappe ouverte en direction d’un niveau souterrain, ou sous-marin, il y avait en effet de la lumière. C’était de plus en plus étrange. Mais ceci dit, maintenant nous avions une réponse, et nous avions une possibilité d’aller de l’avant. Je jetais quand même un œil à nouveau à la pièce que nous occupions, histoire de m’assurer qu’aucune autre trappe ne s’était ouverte, sait-on jamais, pour me rendre à l’évidence, c’était là notre seule sortie. Si on pouvait appeler ça une sortie. En fait, en venant dans ce niveau, j’avais été surtout curieux, et je ne m’étais pas préparé à devoir accomplir quelque chose ou un truc dans le genre. Avec ce que mon colocataire m’avait dit, sa propre expérience avait été surtout de survivre, en vain de ce qu’il m’avait dit, même si c’était absurde de dire ça puisque justement il était en vie. Nos vies n’étaient pas en danger actuellement, nous n’étions pas face à un danger, et à la limite, notre seul réel objectif était de sortir. Est-ce que maintenant cette trappe nous mènerait à une sortie… c’était une autre paire de manche.

Il commença à me sortir tout un tas de remarque, à me rappeler notre situation, mentionnant quand même au passage que ça pourrait être un piège, mais dans l’ensemble, il était surtout en train de prêcher un convaincu. On allait pas rester comme ça dans cette pièce à compter les bulles ou se faire une partie de je ne sais quoi en attendant que le temps passe et qu’on vide la pièce. Mais… ouais, le piège… ça pourrait en être un, mais tendu par qui, pour quoi, et surtout comment est-ce qu’on pourrait éviter de tomber dedans sans pour autant se tourner les pouces ?

« Ce que j’en pense ? Je pense que si on veut bouger, on n’a pas d’autre choix que de se lancer là-dedans. Sauf si… ouais non, on n’a pas d’autres options… Faut qu’on se glisse là-dedans. »

Et ces saletés de bulles qui étaient toujours là. C’était vraiment chiant. Bref, mon choix était fait, parce que je sentais bien qu’il était décidé. Là encore, même si on venait tout juste de faire connaissance, je me doutais bien qu’il était plus du genre à se plonger dans l’action. Sa carrure, sa tête… ouais, il n’avait pas l’air d’être un intello accro aux échecs. Prenant une profonde inspiration, je décidais de prendre la tête, de rentrer le premier, ne serait-ce que pour aller découvrir ce qu’il y avait, et en cas de danger justement, lui ne serait pas la cible. C’était un réflexe que j’avais, comme pendant l’incendie dans l’entrepôt, je cherchais à protéger ce qui étaient avec eux. Même si dans ce contexte là, j’avais un peu de mal à voir 007 comme une demoiselle en détresse, en plus du fait que lui aussi avait voulu se lancer là-dedans. Mais bon, c’était plus fort que moi. Loin d’être gracieux et élégant, je passais cette trappe pour découvrir un nouvel environnement, bien qu’il ne soit pas tellement différent de celui que nous avions au-dessus. Une sorte de bassin, de la lumière, et des algues. Il y en avait à perte de vue, et en fait… je ne voyais pas vraiment d’horizon. De tous les côtés, c’était ce même paysage, rien de plus. Fronçant les sourcils, je fis un tour sur moi-même à la recherche d’un point de repère, quelque chose qui pourrait nous aider pour nous repérer. A part l’ouverture au-dessus de ma tête, rien. J’attendais que mon compagnon d’aventure me rejoigne tout en continuant d’observer les alentours. Ça avait l’air d’être… je pensais à un aquarium. Et nous étions les poissons. Avec ces algues partout, avec cette lumière… ça manquait juste de vie en fait. Et pourtant, j’étais sûr que les choses n’étaient pas aussi calmes qu’elles semblaient l’être. J’avais un mauvais pressentiment, parce que oui, je gardais en tête l’idée que ça pouvait être un piège. Nous étions dans la Ruche, l’endroit était loin d’être sûr. Je n’étais pas là depuis assez longtemps, mais j’étais bien conscient que le danger n’était pas moindre.

« Pour le moment… je ne vois rien du tout. On dirait que pour le moment, tout va bien. Enfin, je crois. »

J’avais donc détourné le regard, j’étais loin de me douter de ce qui allait arriver. Parce que oui, maintenant que je n’étais plus concentré sur ce qui se passait, mes sens n’étaient plus en alerte. J’avais trop fait confiance à mon observation rapide qui n’avait pas été poussé, pour me retrouver tout à coup entouré de petites créatures aquatiques pas très amicales. A quoi est-ce que je me fiais pour dire ça ? Les espèces de tridents qu’ils avaient dans leurs… mains et qu’elles tendaient vers moi. Elles n’étaient pas très grandes en vérité, et loin de ressembler à des sirènes avec une peau nacrée. A croire que la blancheur de la Ruche se répercutait aussi sur tout. Elles avaient une tête plus ou moins humanoïdes, mais surtout des dents bien visibles, des dents qui me semblaient bien tranchantes. Le reste de leur corps était un mélange de queue de poisson, de tentacules, mélanges de pieuvres, poulpes, méduses et autres créatures avec des nageoires. Oups. Je ne m’étais pas attendu à ça non plus. Levant lentement les mains devant moi, je ne les quittais pas des yeux mais lançais quand même pour 007 :


« Euh… par contre… on a un comité d’accueil… Pas très accueillant… Fais gaffe. »

Sauf que le temps que je réalise que mon compagnon d’aventure m’avait rejoint, ces créatures étaient parties à toute vitesse dans un tourbillon d’eau, allant se cacher dans les algues. Avalant difficilement ma salive, je tournais la tête vers l’autre homme, n’étant pas certain qu’il les ait vu lui aussi. D’ailleurs, à part quelques petites bulles qu’elles avaient laissé sur leur passage, rien ne laissait croire à ce qu’il y avait une vie à part nous deux. Qu’est-ce qui venait de se passer ? Qu’est-ce que j’avais fait ? J’avais une certaine pression au niveau u sternum à cause de la soudaine montée d’adrénaline d’avoir été la cible de plusieurs tridents qui semblaient bien… piquants. D’accord, alors il y avait quand même bien un danger. A savoir à quel point et surtout quoi faire pour qu’il ne nous tombe pas dessus.

« Tu les a vu aussi, hein ? Ces… créatures… Je crois que… elles nous surveillent… »

Il allait croire que j’avais perdu la boule depuis que nous étions dans l’eau. En m’entendant, je pourrais le croire aussi, en fait, je n’étais vraiment pas préparé à ça, c’était vrai, et très sérieusement, ça serait peut-être bien possible en y réfléchissant… Est-ce que j’étais en train de devenir fou et que c’était un délire ? Si j’étais le seul à avoir vu ça, c’était plausible...
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] Vingt milles lieues sous les mers - ft. H07-007   Lun 19 Fév - 17:33



   
   Papy's en folie
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F
inalement, le papy qui me fait face a autant de couilles que moi. Pas que j'en doutais de base, mais sait-on jamais. Avec cet endroit, on est plus qu'habitué à subir le proverbe qui dit que les apparences sont trompeuses. Il est un peu trop adéquat quand on a plus de mémoire, après tout. Mais bon, dans un sens, faut aussi avouer qu'on a pas d'autres solutions. Je n'ai rien contre prendre un bain en temps normal, et cette aventure malencontreuse m'aura au moins permis d'apprendre que je sais nager, mais on ne sait pas combien de temps les... choses qui sont apparues sur notre cou vont tenir. Manquerait plus que ça, qu'on ait un temps limité pour franchir un foutu bassin certainement artificiel. Cette ruche était totalement pétée, et ce couloir de l'infini n'arrive qu'à confirmer mes dires. J'ai vraiment été trop con, à vouloir tester ça. Qu'est-ce que j'espérais, enfin ? Que je tombe sur une hallucination où j'aurais vécu dans le monde des bisounours ? Tss, je ne trompe personne. Une vie tranquille et banale, c'est pas pour moi, que la ruche joue avec ma tête ou non. Et cette presque noyade n'était pas là pour prouver le contraire, de toute évidence. De toute manière, on a pas de temps à perdre, et je n'vais pas débattre sur cette blague grotesque pendant longtemps. J'hoche la tête à son accord et je me contente de dire : « Ok, alors on y va ! » J'ai même pas besoin d'en dire plus que 090 est déjà lancé, m'arrachant un haussement de sourcils surpris, mais qui approuve l'action.

Je le suis, et ce qu'on découvre est un tout autre environnement que la pièce blanche inondée. On se croirait presque dans des vraies profondeurs, c'est dire. Il y a comme de la végétation, ou des trucs approchant. J'y connais rien en eau et plongée maritime moi, alors le jargon, autant dire que je l'ai pas. Je pense cependant reconnaître des algues, et d'autres éléments qui doivent certainement être propres à l'eau. Ce qui me marque surtout, c'est cette lumière. Je n'arrive pas à savoir d'où elle sort, mais elle est là. Cette saloperie nous a donné de faux espoirs quand la trappe était apparue, mais maintenant qu'on l'avait franchi, on n'était pas plus avancé. Imitant mon camarade, je tourne, nage inconsciemment en cercle. A la recherche d'une sortie, d'une ouverture, comme quelques minutes plus tôt. Sauf que j'ai le sentiment qu'on s'est bien fait baiser, et pas dans le bon sens du terme. Il n'y a rien à déceler. Rien que cette image de profondeurs maritimes qui semblent réelles, mais qui ne le sont pas. Je n'dirais pas que je commence à désespérer, mais ce qui est sûr, c'est que la colère commence à faire saillir les veines sur mon cou, même si je ne peux pas les voir. Parce que l'énervement et la frustation me prennent d'un coup, mes poings se serrant presque malgré moi. Ne rien voir, ne rien trouver, ça me fout en rogne. On se joue de nous, une fois de plus, et je n'aime pas ça. « J'aurais quand même préféré voir un truc. » Je grogne en réponse à mon partenaire. Certes, ça a l'air sans danger, mais ça me rassure pas pour autant.

Et j'ai certainement raison de me méfier alors que 090 se retrouve encerclé par des... des... je n'ai pas vraiment de mot pour décrire ces choses. Je nage à toute vitesse pour le rejoindre, c'est à peine si quelques mètres nous séparent, mais le temps que je me rapproche de lui et que je me pose ma main sur son épaule, les créatures ont disparu aussi vite qu'elles sont apparues. Etonné par ces choses, je me retrouve comme un con à tourner sur moi-même, afin de voir d'où elles sortaient. Priant même pour retrouver leurs traces, afin qu'elles nous mènent vers un exit quelconque. Mais c'est comme si j'avais rêvé, comme si elles n'avaient jamais existé. « Je les ai bien vus, et ces créatures fichent les jetons. » Ouais, parce que mon poing américain contre leurs stridents, il pèse pas beaucoup dans la balance. Et vu leurs nombres, ces choses seraient capables de nous enfoncer définitivement dans les profondeurs. « Si elles nous surveillent, ça veut dire qu'elle garde quelque chose. Peut-être la sortie. » Bravo, Sherlock. J'ai raté ma vocation, je le sens. « Le problème c'est que y a rien de visible pour l'instant. » Et c'est un peu, voire beaucoup, embêtant.

Je finis par m'enfoncer un peu dans ce bassin qui m'entoure, sommant mon compagnon de me suivre. Rester groupé me semble une bonne idée pour l'occasion. Même si nous ne sommes que deux contre une armée de tritons ou que sais-je leurs noms, c'est toujours mieux que de partir chacun de notre côté et se faire piéger. Soudain, sous mes yeux qui deviennent de plus en plus ébahis à mesure que je passe mon temps ici, j'ai l'impression qu'une piste éclairée se dessine à nous. Les lumières se modulent, de façon à laisser apparaître un chemin éclairé par la grâce du St-esprit. J'arrête tout ce que je fais, soit pas grand chose, pour me tourner vers mon partenaire. « Tu crois que c'est un signe ? » Bon je suis pas croyant de base, mais là franchement, c'est une invitation. Et puis, on est pas dans une hallucination ? On maîtrise pas un peu le rêve dans lequel on est plongé ? Je n'ai pas de réponses garanties à ces questions, mais quand j'entends un bruit et que des ombres apparaissent furtivement justement là où la voie est tracée, je me dis qu'encore une fois, on a plus trop le choix. « J'ai bien l'impression qu'on va devoir affronter ces créatures d'ici à ce qu'on sorte d'ici... » Je marmonne, parce que je suis pas très enthousiaste à cette idée. Mais rester figé ne nous aide pas, et plus les secondes s'écoulent, plus j'ai le sentiment que ce bassin s'aggrandit. Ce n'est pas pour me faire plaisir. Alors je jette un regard entendu à mon partenaire, et je me décide à nager, les bras tendus en avant. Je vais suivre ce putain de chemin, et j'entends bien mettre fin à toute cette histoire.

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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] Vingt milles lieues sous les mers - ft. H07-007   Dim 18 Mar - 20:34

Vingt milles lieues sous les mers.Un peu plus, et j’aurais eu des palpitations. Ces créatures en plus d’être très moches étaient vives. Et même si je n’avais pas tellement testé leurs armes, j’étais certain qu’elles étaient bien pointus et qu’elles pourraient bien nous embrochées. Je n’avais pas tellement envie de tester plus que ça, et surtout de savoir ce que ça donnerait sur la situation. Si j’avais bien compris, nous étions dans une sorte d’hallucination, donc pas dans la vie réelle, si tenté qu’on puisse dire que cette vie dans la Ruche pouvait être qualifiée de réelle. Donc, si quelque chose nous arrivait, ça n’aurait pas d’impact sur le reste, si ? Est-ce que si on venait à claquer dans ce bassin, si les trucs qui nous permettaient de respirer sous l’eau se barrer, si ces choses nous attaquaient, est-ce qu’on disparaîtrait tout simplement ? Malgré ces questions, et même si ça n’avait rien de rassurant, j’étais soulagé d’apprendre que mon camarade avait lui aussi une crainte envers ces créatures. Il reconnaissait qu’elles lui faisaient peur. Ce qui pourrait surprendre venant d’un homme avec d’aussi gros bras, je le conçois. Nous étions au même niveau, nous n’étions pas en train de passer pour le plus fort, le plus courageux et celui qui a les plus grosses… chaussettes. C’était pour moi un bon signe, parce qu’il ne cherchait pas à donner une image, il était juste brute de décoffrage, donc à mon sens digne de confiance. Je n’avais pas à avoir peur qu’il me fasse un coup dans le dos. Et donc, il les avait vu lui aussi. Ravalant ma salive assez difficilement, je tentais de me détendre un peu maintenant que les créatures étaient parties on ne savait où, écoutant ce que 007 disait et ce qu’il en déduisait, qu’elle gardait quelque chose. J’avais des doutes que ce soit en effet la sortie, mais il n’y avait de toute façon pas d’autre explication à leur présence et à cette démonstration de force sous mes yeux. Encore un jeu terriblement cruel ? Au loin, il n’y avait rien, ouais, strictement rien si ce n’était cette végétation mouvante. Qu’est-ce que ces choses pouvaient bien gardé ? Pourquoi nous surveiller comme ça ?

Un tour sur moi-même, un regard tout autour de nous, et je me rendis compte que mon camarade avait déjà prit de l’avance, me faisant bien vite comprendre de le suivre. Peu désireux de rester sur place et curieux de savoir ce qu’il cherchait dans cette insondable vide aquatique, je m’exécutais, nageant toujours aussi gracieusement qu’un éléphant avec un tutu rose de ballerine, continuant de sonder l’insondable, peut-être qu’enfin quelque chose allait me sauter aux yeux, nous donner un indice de ce que nous cherchions, à savoir la sortie. Et ce fut 007 qui trouva quelque chose, qui remarqua ce qui pourrait bien être un coup de pouce du destin. Au départ, je ne comprenais pas ce qu’il voyait, ce qu’il me désignait comme un signe, et puis, la lumière m’avait sauté aux yeux. Les lumières. C’était très différent de ce qu’il y avait eu jusque là, c’était comme si le reste avait été tamisé et qu’une haie d’honneur ce faisait. Un long couloir, une longue ligne droite et complètement à découvert sur la droite et sur la gauche. Difficile d’expliquer pourquoi, mais j’avais cette sensation familière d’être ainsi à découvert, ainsi lancé dans cette espèce de fosse, en proie à des… vautours. C’était la première image qui m’était venue, sauf que bon… on était sous l’eau et c’était des choses mi-tritons/sirènes mi-poulpes/pieuvres.

« Un signe, je n’en sais rien, mais c’est toujours plus que ce qu’on a eu jusqu’à maintenant. »

A peine avais-je fini de parler que, tout comme mon camarade, je remarquais que quelque chose bougeait dans cette végétation, autour de ce chemin presque fléché. Les créatures sans le moindre doute. Non seulement elles nous surveillaient, mais surtout, elles nous suivaient. Là encore 007 fit une remarque en apparence évidente, qui nous donnait quand même un plan d’action, une idée, ironiquement, un chemin à suivre. Les affronter. Autant je ne me sentais pas l’âme d’un bagarreur, autant je ne me voyais pas nager dans l’autre direction ou me planquais dans les algues en attendant que ça passe. Je n’étais pas particulièrement ravi de ce qui nous attendait, mais là encore, est-ce que nous avions réellement le choix ? Nope. Mon camarade prit de nouveau de l’avance, l’air particulièrement sûr de lui. Peut-être que j’étais complètement dans le faux et qu’il tentait juste de faire bonne figure. Peut-être qu’il avait juste envie d’éviter le combat. Je ne me laissais pas distancer pour autant, et optant pour une nage comme lui, les bras en avant, me préparant à presque toutes les éventualités. Du moins, c’était ce que j’essayais de faire, de me persuader que j’étais paré à tout. Sauf qu’évidemment, je ne cachais pas ma surprise en découvrant ce qu’il y avait au bout de ce chemin éclairé. Une énorme arène, comme un de ces théâtres grecques, dont la végétation avait semblé prendre énormément de terrain, par endroit même il semblait brisé. Ce qui pouvait expliquer qu’il soit si vide. Il y avait d’autres des créatures que nous avions déjà vu, mais elles étaient peu nombreuses. Et dans ce théâtre maritime, il y avait aussi une espèce d’arène, avec ces choses avec leurs tridents qui nous attendaient. Il n’avait donc pas tord sur ce qui nous attendait. Un affrontement avec ces choses, pour on ne savait quoi exactement. Nous nous étions arrêter tous les deux, à une distance relativement raisonnable de ces choses, et cette fois c’était moi qui m’étais tourné vers mon partenaire.

« On ne va effectivement pas échapper à un combat, ou un truc du genre. Et quelque chose me dit que ça ne va pas être à la loyale. Alors autant te le dire, je ne suis pas certain de savoir me battre. Si tu as des conseils, je suis prêt à les entendre. »

Donner des coups de poings, des coups de pieds, des trucs comme ça, c’était donné à n’importe qui. Mais en l’occurrence, ces choses avaient des armes, elles n’étaient certes pas nombreuses, mais plus que deux. Et même si j’avais eu l’idée de le prendre, je ne savais pas me servir de mon nunchaku. Dans l’eau, ça ne semblait pas non plus être la meilleure idée du monde. En plus, elles étaient assez petites, et dans leur élément. Beaucoup d’avantage de leur côté. Sans compter que je craignais vraiment d’être un sacré poids mort pour 007 avec mon ignorance complète de l’art du combat, si on pouvait appeler cela un art.
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MessageSujet: Re: [COULOIR DE L'INFINI] Vingt milles lieues sous les mers - ft. H07-007   Dim 22 Avr - 10:52



   
   Papy's en folie
   Vingt mille lieux sous les mers

B
on. Clairement, on est dans la merde. Jusqu'au cou. Avec mon camarade aux cheveux grisonnants, on a suivi ce chemin éclairé. Comme si le destin nous donne un petit coup de pouce quant à la marche à suivre. Pendant un instant, même, je suis assez confiant. Parce qu'il y a forcément une fin à cette hallucination dans laquelle on est plongé. On ne peut rester à nager dans cette eau maritime pour l'éternité. Enfin, en réalité, je n'en sais rien, mais tous ceux qui m'ont un jour parlé du couloir de l'infini en sont ressorti. Donc on peut dire que oui, j'ai cet espoir fou et aveugle qu'en suivant ces signes apparents, on trouvera la sortie de l'endroit. Et le papy à mes côtés en semble aussi contenté, ou bien il me suit par défaut, je ne saurais dire. Dans tous les cas il me suit, et je préfère qu'il reste ainsi près de moi. Les films d'horreurs où les personnages principaux sont suffisamment cons pour se diviser, très peu pour moi. Je suis peut-être une brute, mais pas une brute débile. Même si la ruche me déplait, je tiens à vivre.

Donc oui, on a suivi ce chemin, mon camarade et moi. Et ce qui se trouve au bout fait fondre comme neige au soleil mon assurance presque insolente. Je pensais bien qu'on devrait affronter ces créatures, mais jamais je n'aurais envisagé qu'on nous dresse littéralement une arène pour le combat. Je m'arrête net à la vue du théâtre antique, et je tourne la tête vers 090 qui comprend qu'on ne peut couper à un affrontement. Des conseils pour le combat qu'il me demande maintenant ? Ha, j'ai bien envie de dire de taper avec les poings et non avec les ongles comme les nanas des mauvais films, mais je doute que ce soit ce qu'il attend de moi. « Des conseils, j'en aurais plein à te donner si on affrontait d'autres hommes. Mais avec ces choses-là, c'est tout un autre genre. » Ouais, je dois bien l'avouer, affronter les tritons, j'ai jamais fait. Leurs tridents me rassurent pas, et bien que j'enfile mon poing américain qui ne quitte jamais la poche de mon pantalon, je n'affiche pas pour autant une mine de champion. « Le mieux à faire, c'est d'éviter qu'ils nous touchent avec leurs tridents. On ne sait pas les effets que ça pourrait avoir sur nous, en dehors de nous vider de notre sang. » J'ironise un peu, mais je suis sérieux. Pour ce qu'on en sait, ces trucs sont venimeux. « Si tu as une arme sur toi, » dis-je en désignant la mienne, le poing brandit, « Prends-là. Sers-toi en pour parer les leurs. » Je reprends mon avance vers l'arène, le papy sur mes talons, et mon regard capte aussi tôt le hérissement des créatures. Elles se tendent en avant, et je les sens prête à nous cueillir. « Elles sont trop nombreuses pour qu'on les mettent toutes chaos. » Je montre du doigt la formation de ces choses, qui nous attendent par dizaine. « Regarde moi comment elles sont, on dirait qu'elles font front. Qu'elles cachent un truc derrière leurs rangées. » Rangées dignes des soldats romains qu'on peut voir dessiner dans des livres d'histoires. Je réalise que je m'y connais un peu beaucoup en tactique et observation de combat. Et si ça ne me surprend pas, ça me concerne quand même. Qu'est-ce que j'étais donc avant ? « Je crois qu'on va devoir les traverser, l'ami. » Et pas crever durant le processus, surtout.

Je me tourne une dernière fois vers mon partenaire, qui a sorti une arme à son tour. Un nunchaku. Et ben putain, lui aussi était bien tombé à la loterie des armes. L'arme me fit sourire, et je fis claquer mon poing américain contre son arme ninja. « T'es prêts mon camarade ? Une fois qu'on est lancé, y a pas de retour en arrière possible. » Clairement pas. Et puis, c'est pas comme si quelque chose nous attend derrière, de toute manière. J'attends son approbation, et une fois qu'il assimile toutes les informations, on s'y met. Je m'élance, le poing tendu en avant, et il n'en faut pas plus pour déclencher la première vague d'attaque. Les trittons nous foncent dessus, et je crois bien que je grogne et hurle en tout genre alors que je tournoie pour éviter de me faire transpercer. Je balance les coups au hasard, mais elles sont si nombreuses qu'il ne m'est pas franchement difficile d'atteindre les créatures. Le problème, c'est qu'elles ne sont pas humaines, et ce n'est pas un poing dans la gueule qui les calment au point de les assommer, loin de là. Le métal de mon arme rencontre celui des leurs, dans des sons tous plus assourdissants les uns que les autres. Je peux à peine jeter un oeil à mon partenaire, tellement nous sommes tous deux ensevelis par les créatures qui semblent crier des sons indescriptibles. C'est un peu comme le chant des sirènes qu'un homme ne peut pleinement comprendre, sauf que c'est beaucoup plus atroce avec ces choses. Alors, j'avance. J'essaie de les dégager, je bouscule tout sur mon passage alors que j'échange des coups, plus ou moins avec succès. Je me protège le visage comme je peux, je m'exclame, des « aaaah » hargneux me propulsant vers l'avant tandis qu'on arrive enfin à percer la première ligne d'attaque. Tu parles d'une arène. C'est un stade géant aux buts impénétrables, surtout.

WILDBIRD
 

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[COULOIR DE L'INFINI] Vingt milles lieues sous les mers - ft. H07-007
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