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 [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223

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MessageSujet: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Sam 6 Jan - 20:03




New York. Ville qui attire les déviants. Les touristes. Les rêveurs. Même en ces temps difficiles. Pour ceux qui avaient du mal à supporter les fortes chaleurs. Préférant rester enfermer à la maison, la climatisation à fond, juste à côté. Comme un ami fidèle qui ne doit pas les quitter. Heureusement pour la plupart des habitants, c'était les vacances, peu de chance de trouver des bus scolaires circuler à la recherche d'élève qui auraient le malheur de se retrouver enfermer dans une salle de classe dans une chaleur étouffante. Rare étant les écoles possédant une climatisation assez forte. Les élèves se retrouvaient donc à l'extérieur, cherchant une quelconque occupation, dont la plupart étant de faire du shopping ou bronzer à la plage. Et ces petits faits, Lysandre le savait parfaitement. Étant sa période de l'année favorite, plus de gens sur les trottoirs, plus de facilité de les voler sans même qu'ils ne se rendent compte. Même si la plupart du temps, il n'avait d’autre choix que de les cogner, de faire comme s'il était désolé alors qu'un sourire malsain avait l'envie de naître sur son visage. L'être humain était tellement fragile, tellement emprunt de gentillesse et de politesse. Que c'était insultant pour lui d'être entouré de ces êtres. Pathétique. Une langue mutine qui passe sur ses lèvres, une main dans la poche de son jean, une cigarette coincé à l'arrière de son oreille, le regard fixé droit devant lui. Debout. Sur les marches de la mairie de Manhattan. Il attendait. Patientait. La venue d'un garçonnet. Avec lequel il jouait. Qu'il façonné de sorte à ce qu'il soit aussi doué que lui. Dans ce boulot qui ne les obligeait pas à avoir des diplômes, qui leur permettait de rester à l'extérieur, qui leur permettait de s'offrir une paire de basket dès que l'envie se faisait sentir, qui leur permettait même parfois d'incarner l'identité d'une personne. Oui, Lysandre avait tendance à s'amuser au dépens des autres, mais n'était-ce pas cela la vie ?


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Et il la savourait avec grand plaisir. La cigarette désormais entre ses lèvres fût allumé en quelques secondes avant qu'il n'expire une bouffée blanchâtre qui rejoint le ciel. Rejetant sa tête en arrière, ses prunelles détaillants le ciel bleuté un instant. Cette ville. Il l'aimait bien. Elle lui permettait d'être loin de ses parents, de Washington... de ne pas avoir cette impression de devoir jouer un rôle qui le dégoûtait. La perfection. Rien que d'y penser, une grimace désagréable prenait place sur son visage. Le bras battant tout le long de son corps, il baissa la tête. Regardant l'adolescent qui venait dans sa direction. Thomas. Voilà sa victime du moment. Victime. Mot sans doute bien trop fort. Mais paraît-il que ce qu'il lui faisait n'était pas acceptable, n'était pas bien vu. Était-ce réellement sa faute ? On lui avait laissé un défi sur son chemin, il n'était donc pas surprenant qu'il le relève. Et il y prenait un malin plaisir. Faut dire qu'il était plutôt adorable avec son air si innocent. Même s'il était décidément très intelligent, très malin, ayant parfois des idées lui-même, prenant des initiatives dès que cela s'avérait nécessaire. De plus, il était plutôt rapide. Dur de l'attraper, ce qui était aussi une bonne chose. « T'es en retard. » Fût les seules paroles qu'il prononça avant de prendre une énième bouffée de sa drogue quotidienne, jetant un bref coup d’œil en direction de l'adolescent, cherchant à connaître la raison de son retard. Généralement, il était ponctuel, même un peu trop. Ce qui avait tendance à faire sourire le plus âgé. « On a du boulot aujourd'hui au Manhattan Mall. » Il jeta sa cigarette au sol et l’écrasa à l'aide de sa chaussure puis s'approcha du plus jeune, passant sa main sur l'une des mèches rebelles qu'il replaça derrière l'oreille. « Après on pourra aller chez moi... j'ai quelque chose pour toi. » Dit-il dans un ton plus rauque alors que son regard s'attarder sur la gorge du châtain. Mu par une impulsion, il passa sa langue sur ses lèvres lentement avant d'ancrer ses iris dans les siennes. Le diable n'arrêtait visiblement pas les conneries, jouer avec le feu. Toujours et encore. Sans fin.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Sam 27 Jan - 13:14



La tentation de se brûler les ailes.

Ft 172.

Journée ensoleillée. Journée compliqué. Encore une fois, Thomas avait amèrement regretté d’être dans une famille d’accueil. Une famille soit disant aimante, qu’il n’arrivait pourtant pas à aimer. Et pour couronner le tout, c’était les vacances scolaires… Il avait beau ne pas aimer l’école, devoir aller en cours lui donner une excuse toute prête pour ne pas devoir confronter les trois enfants et les deux parents de la maison.
Sauf que voilà, il n’avait plus les cours pour s’échapper ce matin-là. Il avait prié un instant pour qu’on le laisse tranquille dans la pièce qui lui servait de chambre, mais c’était peine perdu. Les interventions des membres de cette pseudo nouvelle famille s’était enchainée. D’abord le petit dernier qui lui avait demandé de l’aider à construire un château à partir de Lego, puis la petite fille qui avait voulu faire un gâteau. Deux activités pour lesquelles il n’avait pas franchement d’affinités. Le troisième fils plus âgé et en pleine crise d’adolescence comme lui ne l’aimait pas, il s’était donc contenté de lui foutre la paix. C’était ça de gagner. Mais c’était sans compter la mère de famille qui s’inquiétait pour lui.

Elle était venue dans sa chambre et s’était assise sur son lit pour venir lui parler du fait qu’il n’invitait jamais personne chez eux. Qu’il ne parlait jamais de petite copine et que ses professeurs s’inquiétaient pour lui. Quel bandes de grosses balances ceux-là. Ils savaient tous très bien pourquoi il n’avait pas d’avis, mais il lui envoyait la mère de famille aux fesses quand même. Génial ! Il était le gamin bizarre qu’on surnommait « Creepy » ou « Freaky ». Voilà pourquoi il n’avait pas d’amis. Il ne savait même pas comment on s’en faisait… Quant à parler de petite copine… même son subconscient se passerait de commentaire.
Il avait donc essayé d’envoyer bouler la maman poule, sans vraiment de succès, résigné à devoir pleurer pour qu’elle le laisse peu tranquille. Les yeux rougis et agacé, il avait dû se calmer un peu avant de s’énerver en constatant qu’il était en retard. Lysandre lui avait donné rendez-vous à Manhattan et il avait encore 30 minutes de métro à faire… Il allait se faire engueuler. Il avait donc d’attrapé un sac à dos rapidement avant de sortir par la fenêtre de sa chambre, escaladant sans mal le mur pour descendre de l’étage.


Tout le long du trajet, il était resté dans les nuages, réfléchissant sur sa vie. Ça allait un peu mieux depuis quelques temps déjà. Depuis qu’il avait rencontré Lysandre tout compte fait. Il serait incapable d’expliquer pourquoi, mais le basané s’était intéressait à lui. Pour une fois dans sa vie, Thomas s’était senti intrigué mais surtout considéré. Lys ne le traitait pas comme un enfant, du moins pas la majorité du temps. Il devait certes le trouvait un peu bizarre, mais lui semblait réussir à faire avec. Thomas apprenait à ses côtés. Il avait des responsabilités, on lui demandait parfois son avis. On le laissait prendre en mains certaines choses. Il avait l’attention du brun et c’était tout ce qui comptait.
On lui avait dit que trainait avec le tatoué était une mauvaise chose. Qu’il n’était pas fréquentable et qu’il lui attirait des problèmes. Mais le jeune Haddison n’en avait que faire. Il continuait de le fréquenter envers et contre tout, fasciné par ce jeune homme qui semblait si libre, si fort et à contrecourant de tout. Il gravitait autour du petit monde de Lysandre et ça lui convenait très bien. C’était même devenu sa petite bouffée d’oxygène, sa petite bouée pour ne pas rester dans ses familles ou en cours. Il en venait même à sécher dès qu’il le pouvait.

Arrivé à destination, il sorti du métro et se dépêcha de remonter à la surface. Il aperçut bien vite les marches de la Mairie de Manhattan et une silhouette qu’il ne connaissait que trop bien. Lysandre était là, une cigarette à la bouche. Rien qu’en le voyant, Thomas eu un sourire aux lèvres et l’estomac noué. Il était partagé entre de l’excitation et de l’anxiété. Il était content de le retrouver, mais il appréhendait de se faire engueuler pour son retard. Mains dans les poches, il s’était donc activé de le rejoindre, pressant le pas.
Les premiers mots avaient été clairs et simples. A propos de son retard. Instinctivement, Thomas avait baissé la tête et murmuré un « Oui, je sais... » discret. Il aurait aimé arriver à l’heure, comme d’habitude. Il aurait même préférait arriver en avance pour avoir le temps de regarder le plus âgé arriver. Rêvant secrètement de pouvoir être un jour comme lui… Sauf que voilà, aujourd’hui, on ne lui avait pas laissé le choix. Il se demandait même ce à quoi il aurait droit en rentrant, puisqu’il avait en quelque sorte fugué.
Puis finalement, Lysandre lui avait appris le nouveau terrain de jeu qu’ils allaient occuper ce jour-là. Le Manhattan Hall. Thomas connaissait rapidement, il y avait déjà été une ou deux fois. Il avait donc hoché positivement de la tête pour signifier qu’il avait compris, un air sérieux sur le visage. Enfin sérieux… Jusqu’à ce que le basané ne se rapproche et ne replace une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles, le faisant retenir sa respiration l’espace d’un instant. Il en devenu un peu rouge, ne sachant si c’était parce qu’il avait chaud, qu’il avait arrêté de respirer ou si c’était pour autre chose de plus subtile qu’il n’arrivait pas à cerner. Il n’en resta pas moins figé, le cœur tambourinant sans ne trop savoir pourquoi alors que Lysandre ajoutait qu’ils iraient chez lui et qu’il avait une surprise qui l’attendait. Captivé par ses prunelles, il fut surprit de cette nouvelle. Son visage affichant une mine mi surprise mi impatiente, définitivement joyeux.

« Quelque chose pour… m-moi ? Qu’est-ce que c’est ? »

La curiosité le tenaillait déjà. La patience était quelque chose qu’il avait en temps normal, mais pour ce qui concernait les surprises, il voulait toujours en savoir plus. Tout de suite. Griller les étapes, là tout de suite, il en avait envie. Mais il savait que son ami ne lâcherait pas l’affaire comme ça, aussi facilement.

« Je peux avoir un indice ? S’il te plait Lys' ! »

Il avait tenté un regard de chiot battu, après tout, sur un malentendu cela pourrait peut-être marcher. Le brun était loin d’être facile à attendrir, mais Thomas essayait tout de même par moment. De toute manière il n’arrivait jamais à ne pas être gentil avec lui. Les autres, il pouvait leur rentrer dedans à l’occasion, par impulsion non contrôlée, mais pas Lys.

« Ce boulot à Manhattan Mall, on va faire ça vite fait bien fait. Je veux savoir ce que t’as prévu pour moi ! J’aime toujours tes surprises. »

Lysandre ne se plantait jamais. Il l’avait bien trop vite cerné.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Lun 5 Fév - 18:40




Ses iris sombres ne le quittèrent pas. Inquisiteur. Il guettait une quelconque réaction qui pourrait le renseigner sur les raisons de ce retard inhabituel. C'était étrange. Il avait certes, pas totalement compris comment ce gamin fonctionnait, mais être à l'heure semblait être une priorité. Le fait que cela soit la toute première fois après plusieurs mois, c'était perturbant. Pourtant, il ne posa aucune question, cela ne le regardait en rien, il n'allait tout de même pas se mêler de sa vie aujourd'hui alors que d'habitude, il y prêtait à peine attention. C'était sans doute cruel, mais tant qu'il lui apportait du fric, qu'il l'aidait à ressentir ce frisson du danger dans le corps et surtout, qu'il se faisait plaisir à voir son visage devenir rouge d’excitation pendant les moments d'égarement. Tout allait bien. D'ailleurs, il venait à peine d'effectuer un geste – qui à ses yeux, pouvait paraître tellement banal, mais qui... pour ce gamin permettait que cette couleur rosé prenne place sur son visage. Un sourire au coin prit naissance sur son visage. Visiblement, il exerçait toujours cette attraction sur lui. Bon à savoir. Donc aucune raison de s'inquiéter. Malgré lui rassuré. Il n'avait franchement pas envie de former un autre gamin, déjà qu'il n'était pas très patient, il fallait pas en rajouter. « Bosse bien et tu verras. » Dit-il simplement tout en retirant sa main qu'il mit dans la poche de son jean, commençant à marcher en direction du centre-commercial d'un air tranquille. Ils avaient peut-être atteins un nouveau niveau de vol et putain qu'il se sentait excité ! Bientôt, les petits vols de porte-monnaie à coup de politesse ne seraient plus monnaie courante, à lui le saint Graal. Et putain qu'il en avait hâte ! « Certainement pas. » Si cela lui permettait d'obtenir un meilleur résultat, il garderait le secret le plus longtemps possible. Plus qu'à espérer que cette dernière allait le stimuler, assez pour qu'il ose un peu plus. Il avait entendu dire que quelques flics se faisaient passer pour des touristes à cause des nombreuses vols, il était décidément tant de monter un peu plus hiérarchiquement. Hors de question de se mettre autant en danger. Même s'il y avait pas beaucoup de chance qu'il se retrouve en prison. Son père n'accepterait sans aucun doute pas qu'un de ses enfants se retrouvent derrière les barreaux et sa sœur.... Oui, tasha serait capable de commettre une folie pour l'y sortir. Décidément, il était vraiment le vilain petit canard de la famille Rodriguez. Et putain que s'était plaisant.

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Son sourire refit son apparition, décidément, il ressemblait tellement à un gosse ainsi. Qui ne pouvait atteindre pour obtenir ce qu'il désirait. « Ouais, mais fait gaffe... y'a des flics. » Dit-il simplement tout en continuant de marcher, sans même s'arrêter, le ton de sa voix était calme, comme si tout était parfaitement sous contrôle. Il valait mieux. Manhattan Mall étant un lieu qu'ils n'avaient jamais pris pour cible. Il espérait donc que ça passerait crème. Jetant un bref coup d’œil en direction d'une ruelle où il avait laissé un sac à dos. Entassée derrière les poubelles. L'endroit où il mettait tout leur butin. Ne pouvant évidemment pas tout transporter. « On va éviter de trop en faire... Donc, deux chacun pour aujourd'hui. » Il passa sa langue sur ses lèvres, regardant droit devant lui, conscient que le plus écoutait avec attention ses paroles. Il était question de leur survie aussi, certes jamais ils avaient étés attrapés par les membres des forces de police, sans doute grâce à de la chance. Et cette chance, il voulait continuer à l'utiliser. C'était franchement pas le moment de se faire coffrer ! Pas alors qu'il avait attiré l'attention, qu'il se faisait une petite réputation et qu'il pourrait en apprendre plus, toujours plus. Les magouilles, voici sa raison de vivre, le travail, se lever à heure tout les matins et rentrer dix heures plus tard, c'était vraiment pas pour lui. Ni même faire des peintures pour les offrir à des particuliers. Aucune d'elle n'était à vendre, il ne pouvait pas se permettre de laisser quiconque avoir un bout de son âme, cela était bien trop personnel, bien plus que de partager sa couche avec quiconque. L'art était sa maîtresse, son amante, celle qui possédait des cuisses à damnés, vers lesquels il revenait encore et encore, sans pouvoir s'en détacher.

Finalement, ils arrivèrent à destination. L’aînée resta un moment sans rien dire, sans rien faire de spécial, juste observer le centre commercial où tant de passant entrait. « On se retrouve ici. » Il évitait toujours de dire les mots en public, les oreilles indiscrètes qui traînent, il préférait les éviter le plus possible. Un clin d’œil, accompagné d'un sourire au coin et Lysandre disparu dans la foule entre les touristes, des habitants de la ville, tant de monde qui lui permet d'observer sans aucune gêne, quelques coups d’œils par ci. Par là. Aujourd'hui, il désirait s'attaquer à des hommes, plus qu'à trouver une première victime parfaite, qui pourrait lui permettre de mettre à profit ses talents de manipulation.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Mer 14 Mar - 21:34



La tentation de se brûler les ailes.

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La curiosité ne cessait de monter en lui, titillant ses sens et mettant en alerte ses neurones. Thomas avait besoin de savoir, d’en savoir plus, d’avoir un indice. Autant d’ordinaire il n’aimait pas les surprises, il redoutait n’importe quel changement dans son train-train quotidien en réalité. Mais avec Lysandre, il avait appris à les aimer, à sautiller sur place quand on lui en annonçait un. Il était impatient, mais parce qu’il y avait déjà eu des antécédents. Parce qu’il savait que ça lui plairait dans le fond, que Lys ne ratait jamais son coup le concernant. Il avait confiance en lui, et puis il avait cette impression constante d’évoluer. Peut-être pas comme les autres le voulaient, mais lui ça lui convenait.

Il n’avait pas eu d’indice. Comme il s’en doutait, le brun ne voulait pas lui en donner. Peut-être pour le stimuler, en tout cas : cela fonctionnait. Thomas était encore plus déterminé à faire vite fait bien fait leur besogne pour qu’il puisse ensuite avoir à loisir de découvrir cette fameuse surprise.
Ils marchaient donc en direction du Manhattan Mall, leur nouveau terrain de jeu. Le châtain buvait les paroles du plus âgé, écoutant attentivement les consignes : deux portes feuilles. Et faire attention. Apparemment, des flics rodaient. Etrangement, Thomas ne s’en alarma même pas. Ce n’était pas la première fois qu’ils opéraient sur une scène couverte par des patrouilles de police après tout. Et il savait qu’il serait capable de s’enfuir, en courant et en escaladant par les toits ou de petites ruelles, comme il avait déjà eu à le faire une ou deux fois. Rien ne servait pour autant de se faire prendre, certes… Mais Thomas avançait sereinement, son sac à dos sur le dos. Ce n’était pas comme si son instinct de survie était si développé en vérité… Il s’était donc contenté d’hausser les épaules.

« Deux c’est facile, ça sera rapide. Les flics ne verront rien. Au pire, on aura qu’à courir, ils ne mettent pas les flicards les plus rapides et débrouillards dans ce genre de lieux. »

C’était du moins ce qu’il avait remarqué depuis qu’il flânait dans des lieux touristiques et les centres commerciaux. Trop de monde, peut d’endroits pour courir en pleine ligne droite trop d’escalateurs. Aucun intérêt de mettre des flics sprinters ici, mieux valait les mettre dans la rue pour les cavales. Mais il ne s’attarda pas plus sur ce détail en arrivant sur les lieux.
Lui, ce qui l’intéressait, c’était d’observer les gens, les lieux, les sorties, les échappatoires. Une vieille routine qui avait apprise avec le temps et l’expérience des magouilles de Lysandre. Observateur de nature, ce n’était pas difficile pour lui de repérer une victime parfaite. Si au début il n’avait pas compris l’intérêt de tout calculer dans son environnement, surtout lui qui n’aimait pas les foules, il avait fini par comprendre que cela servait à terminer un boulot plus vite et surtout : que ça garantissait au mieux de ne pas se faire chopper. Non négligeable !
Son mentor le laissa sur place, donnant le lieu de rendez-vous sans plus de cérémonie avant de partir de son côté faire son boulot. Thomas ne perdit pas de temps, pressé que tout ça soit fini. Il n’oubliait pas la surprise qui l’attendait, oh ça non, bien au contraire. Il monta donc d’un étage pour se poster contre un des rebords de balustrade, lui donnant une vue assez large pour observer et évaluer le niveau du dessous. Il fit mine de pianoter sur son téléphone et repéra deux proies faciles. Une mère trop occupé à gérer un gamin qui ne voulait pas rester accroché à la poussette et un adolescent négligeant qui avait laissé son sac à moitié ouvert à côté de lui pendant qu’il mangeait son sandwich.

Thomas pris donc son temps. Il flâna dans les boutiques tout en regagnant l’étage inférieur, pour ne pas attirer l’attention. En un rien de temps, il avait récupéré et dissimuler les deux portefeuilles dans son sac à dos. Vérifiant que personne ne le suivait ou l’observait bizarrement, il s’éloigna de l’étage des délies et se planqua dans un coin pour ne récupérer que ce qui était intéressant dans les objets en cuirs. Il se débarrassa du reste pour qu’on ne puisse pas l’accuser, au cas où, et rejoignit le lieu de rendez-vous. Il était passé avant devant une boutique de bonbons et en avait acheté un sachet, accro au sucre qu’il était.  

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Ven 23 Mar - 21:37




« En effet. » Ils n'étaient que des petits poissons pour les forces de la police, clair qu'il ne mettrait pas leur meilleur homme dans ce genre de mission. C'était triste, surtout pour la population, mais vrai. En tout cas, tout que ça arrangeait ses affaires. Il était cependant heureux de ne pas devoir fait face à sa grande-sœur s'il se faisait courser, clair qu'elle aurait réussie à l'avoir. Elle le connaissait bien, des années d'entraînements pour cela, même si il imaginait sans mal le large sourire sur son visage en imaginant la scène. Courir pour échapper à des poursuivants était stimulant, il adorait ça, comme un gosse, s'amusait à sauter, grimper sur un mur et sauter de l'autre côté. Même s'il n'était pas aussi doué qu'il l'aurait voulu, le sport n'était pas vraiment son activité favorite. Non. Lui il était plus doué lorsqu'il était question de se jouer des gens, avec un malin plaisir, jouer avec le feu. Putain que c'était bon. Le danger était tellement grisant, cette sensation de se sentir vivre lorsqu'il y faisait face, le cœur battant la chamade. C'était cela, exactement cela qu'il cherchait constamment, comme un besoin viscérale. Alors lorsqu'il savait qu'il pouvait se faire attraper, il était tenté. Tenté de se foutre des forces de la police, juste sous leur nez, une tentation bien trop dangereuse. Surtout avec cette promotion qui pouvait lui tomber dessus. Il le savait, il en avait conscience, mais il n'arrivait pas. Pas à empêcher son regard s'attarder sur cette femme qu'il trouvait très étrange. Et qu'il observait en faisant mine de regarder les articles en vitrine d'un magasin de chaussure. Pourquoi semblait-elle aussi stressé ? Le regard fuyant, comme si elle était inquiète ? Ou encore comme si elle cherchait quelque chose. Novice ? Son pouce passa sur sa lèvre inférieure, lentement tandis qu'il ne la quittait pas des yeux. Bouffée de chaleur. Excitation qui s'éprend de son être. Et voilà. Trop tard. Il en avait envie. Envie de se jouer d'elle. De cette bleu qui voulait si bien faire, mais qui allait se ramasser, sans aucun doute.

Sans même une once d'hésitation, il tourna les talons, se dirigeant dans sa direction, tout en ayant le nez en l'air, marchant fièrement, comme si le monde lui appartenait, les mains dans les poches de son jean puis rentra dans cette jeune femme. « Oh... je suis désolé. » Fait-il mine tout en l'attrapant par les épaules, voulant l'empêcher de rejoindre le sol face à la force de la collision.  « Est-ce que vous allez bien ? » Air inquiet, désolé, jouer avec brio. Fait face un rougissement, ne manque pas de compléter le tableau avec un sourire qui se veut charmeur. Relâche la pression sur les épaules, simple mouvement de tête en guise d'excuse supplémentaire. S'éloigne, mais ne manque pas de laisser tarder son regard sur elle. Des iris qui ne se quittent pas, avant qu'il ne se dissimule dans la foule, souriant légèrement d'avance en imaginant que jamais elle n'aurait conscience d'avoir croisé celui qu'elle souhaitait arrêter. Sous ses yeux se dévoilent la carte qu'il a réussie à prendre. « Alvaro... Visiblement pas assez méfiante. » Il range rapidement la carte dans sa poche arrière puis reprend son observation, en quête des deux victimes. Prenant malgré lui son temps, faire durer l'instant.

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Il ne sût l'expliquer. Ignore totalement ce qu'il avait mal fait, mais il se retrouvait à courir, sachant parfaitement qu'il était suivit, qu'il avait été assez suspecté pour qu'on accorde une importance à sa personne à l'instant même où il refermait ses doigts sur le second portefeuille. Sa capuche sur le crâne, dissimulant le plus possible qui il était, il se retrouvait à courir à en perdre l'haleine. En direction du rendez-vous, voyant le châtain juste devant lui, il hurla. « Feu rouge ! » N'arrêtant pourtant pas de courir, il lui passa carrément devant, certain qu'il n'allait pas tarder à le suivre lui aussi. Ils devaient y échapper ! Ils devaient trouver une solution. Malgré cette foule de touriste. Il ne savait pas vraiment quoi faire, étant la première fois qu'il se faisait courser en compagnie d'un collègue. Est-ce qu'ils devaient rester ensemble ? Merde ! Bien sûr que oui ! Il connaissait Thomas, il s'inquiéterait sinon, ne saurait pas quoi faire. Merde ! Il s'arrêta un moment puis le tira à l'intérieur d'une ruelle, le plaquant contre le mur, une main de part et d'autre de sa tête. Leur corps pressé l'un contre l'autre, la tête tournée en direction de la sortie. Surveillant. Le souffle haletant, cherchant à reprendre son souffle. « Faut qu'on trouve une putain de solution. » Il avait conscience qu'il ne pouvait pas courir ainsi pendant des heures et il écarquilla les yeux en entendant des sirènes retentirent. Merde ! Visiblement ils étaient décidés à combattre les vols dans leur ville. Pourquoi avait-il fallu que cela soit aujourd'hui plus précisément ?! « Chez moi... Ils ne penseront jamais à chercher. » Un quartier bien trop huppé pour qu'ils aient ne serait-ce que le soupçon qu'un délinquant s'y trouvait. Comme quoi, être le dernier fils était visiblement très utile. La question était, comment est-ce qu'ils allaient y aller ? Ils étaient à Lower Manhattan, L'Upper East Side était bien éloigné.

Un grognement lui échappa. Putain ! Il avait envie de tout envoyer valser ! Il ne pouvait pas se faire attraper maintenant ! Pas alors que cette promotion qu'il attendait depuis des mois était si proche de lui. Nerveux, il n'arrêtait pas de bouger sa tête, jetant des coups d’œils sur l'extérieur de la ruelle puis la baisser. Cherchant une solution comme un dingue, ne lâchant pas l'affaire !

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Lun 9 Avr - 20:55



La tentation de se brûler les ailes.

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Travail facile. Vite fait bien fait. Thomas attendait sagement comme on le lui avait indiqué, à ceci près qu’il était à moitié avachi sur un panneau qui servait de plan. Il enchainait les bonbons pour passer le temps, se demandant bien ce qui prenait autant de temps à Lys pour piquer deux portefeuilles. C’était lui qui lui avait appris à voler. Depuis quand l’élève finissait le job avant l’enseignant ? Un truc n’allait pas, mais le châtain ne s’inquiétait pas pour autant, trop occupé à rêvasser et ingurgiter une dose de sucre bien trop élevée pour son bien. Il le regretterait plus tard quand le glucose l’empêcherait de se tenir correctement et de réfléchir convenablement.
Heureusement, ou malheureusement, pour lui il n’eut pas le temps de terminer son paquet qu’il entendit une voix bien reconnaissable au loin. Un mot de passe qu’il connaissait venait de s’élever dans les airs. Il le connaissait, mais c’était nouveau de l’entendre à voix haute. Son instinct avait pour une fois tenté de le prévenir, quelque chose clochait bel et bien. Thomas s’était donc redressé, sourcils froncés, cherchant à comprendre ce qu’il se passait.
Un Lysandre lancé à toute vitesse le dépassa avant que Thomas ne comprenne réellement. Lysandre n’était pas contre une petite course poursuite, mais c’était rarement quelque chose qu’il affectionnait pour autant. Courir. Il devait courir. Et il ne prit pas plus de temps pour analyser la situation avant de se lancer à son tour à l’ opposer de ce qui devaient être des flics à leur poursuite.

Rabattant sa capuche sur sa tête et fourrant le paquet de bonbons dans l’une de ses poches, il accéléra et ne mis pas longtemps avant de rattraper Lys qui continuait de courir. Pour le coup, Thomas aurait pu commencer à trouver ça drôle, sentant l’adrénaline commencer à se propager dans ses veines. Il aimait courir, sauter et grimper à peu près sur tout ce qui pouvait se trouver sur son passage. S’enfuit n’était pas un problème pour lui, on ne l’attraperait pas. Ce n’était donc qu’un jeu de plus, sauf qu’il avait oublié une variante. Le tatoué n’avait pas autant d’agilité et surtout d’endurance. Il ne savait même pas combien de types pouvaient bien être à leur poursuite puisqu’il avait couru avant même de chercher à compter et voir de ses propres yeux le danger.

Le plus âgé l’attrapa d’ailleurs par son sweat avant de l’entrainer dans une ruelle. En un rien de temps, Thomas se retrouvât coincé entre un mur de briques et le corps vibrant de son mentor. Le visage encerclé par deux bras, il aurait pu avoir l’impression d’étouffer complètement, mais ce n’était étrangement pas le cas. Juste… bizarre. Un peu intimidant, mais pas désagréable.
Lysandre guettait l’entrée de la ruelle, surement inquiet qu’on ne les ai rattrapé plus vite qu’il ne le pensait. Il était essoufflé et contrarié. Pas serein également. Thomas n’était peut-être pas le plus doué pour décrypter les autres, mais il connaissait assez Lysandre pour percevoir tout ça. Sa phrase le lui confirma vite et il n’avait pas tort… Ils devaient trouver une solution et vite.
Le cerveau du plus jeune se mit à carburer aussitôt, cherchant comment ils pouvaient échapper à cette situation. Il évaluait les distances avec les prochaines rues, une vraie carte dans la tête. Aux distances il ajoutait le temps, les potentiels obstacles… Mais le tatoué interrompue en parlant de chez lui. Thomas ne put s’empêcher de le regarder comme s’il avait perdu la tête, un sourcil levé, cherchant où était la blague.

« Non mais c’est beaucoup trop loin, même en courant à fond mais VRAIMENT à fond - donc environ 12 ou 15 km heure - on se fera coincer au bout du troisième pâté de maisons Lys. »

Il avait calculé rapidement dans sa tête, ce n’était pas jouable. Sauf que la sirène d’une voiture de police se fit entendre et Lysandre devenait de plus en plus nerveux. Les mouvements répétés de sa tête entre l’entrée de la ruelle et le sol le faisaient stresser… Alors quand il entendit très clairement deux policiers à pied s’approcher Thomas paniqua complètement.
Sans prévenir, il abaissa sa capuche pour découvrir sa tête, balança son sac à dos derrière une poubelle avant de recaler la capuche de Lysandre bien sur le devant de son tête, de sorte à cacher au maximum son visage. Lui, on ne l’avait pas vu. On ne le reconnaitrait pas. Mais de peur que cela ne suffise pas, Thomas eu un geste désespéré. Leur dernière chance. Au moment où les deux policiers arrivèrent à leur hauteur pour les scruter avec leurs lampes, il attrapa le visage du plus vieux de ses mains avant de venir l’embrasser. S’accrochant à lui pour tenter de rentre la chose crédible… mais aussi parce qu’il redoutait que son plan ne marche pas. Les deux policiers ne semblaient d’ailleurs pas les avoir lâché du regard alors Baby s’agaça. Il recula son visage et pris garde de maintenir celui du tatoué en direction de l’autre côté de la ruelle, avant de leur lancer un regard noir, le cœur battant la chamade. Un mélange d’excitation, de nouveauté et de peur.

« Quoi, vous voulez une vidéo souvenir peut-être ? C’est devenu interdit d’embrasser quelqu’un dans une ruelle ? »

Le ton tranchant et le regard assassin. C’était peut-être sorti de la mauvaise manière, mais c’était sorti. Et heureusement pour lui les deux flics ne leur lancèrent qu’un avertissement sur sa façon de parler avant de dégager.
Au moment même où ils n’étaient plus dans son champ de vision Thomas relâcha la pression en lâchant un simple « Oh putin… », soulagé… Avant de prendre réellement conscience de ce qu’il venait de faire. Il relâcha le visage du plus âgé à la vitesse de la lumière et s’il avait pu fusionner avec le mur derrière lui, il l’aurait volontiers fait. Il avait omit ce détail important qui le coinçait entre ce foutu mur et le corps de Lysandre. Le rouge lui monta directement aux joues alors qu’il baissait le regard, ne sachant même plus où se mettre.

« J-Je… C’est p-parce que… Tu… Les démonstrations publiques d’a-affection mettent les gens m-mal à l’aise. »

Il aurait pu aisément ajouter un « Et moi le premier... » mais il ne fit que le penser, pétrifié sur place. Il n’osait plus bouger le petit doigt. Dieu qu’il aurait aimé avoir le pouvoir de Kitty Cat là tout de suite…

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Dim 15 Avr - 2:53




« Je sais... je sais... » Il baissa la tête. Les nerfs à vifs. Devenant plus fou alors qu'il laissait son cerveau se retourner dans tous les sens pour trouver une solution. Et une qui pourrait être réalisable de préférence. « Putain, je sais ! » Il sentait la colère prendre part de ses émotions, si bien qu'il ne retient même pas le coup qu'il donna dans le mur, juste à côté du visage de son partenaire de crime. Coup qui n'avait pas été si fort que cela, Heureusement pour les os de ses doigts, mais surtout pour la peau. Se faire encore plus mal n'était franchement pas une solution. De plus son cœur battait la chamade, suite à cette course qu'il avait été obligé de réaliser. Une course-poursuite qui n'était pas aussi amusante que lorsqu'elle avait lieu en pleine nuit. Trop de monde à son goût. Et surtout. Moins de facilité à se cacher dans l'ombre. La nuit. C'était son domaine. Il planta ses dents dans sa lèvre inférieure, encore et encore alors qu'il pensait à ce que le plus jeune venait d'énumérer. S'il n'était pas aussi inquiet vis à vis de cette promotion qui allait certainement lui passer sous le nez – s'il avait le malheur de passer ne serait-ce qu'une nuit derrière les barreaux. Il aurait certainement rit. Sourit même. Parce que même dans ses situations, il avait fallu qu'il calcule, qu'il énumère à voix haute l'évidence grâce à de la logique informatique. C'était... pas croyable. C'était encore plus étrange qu'il soit tant attiré par ce genre d'activité, ce monde. Il se souvenait encore de la façon dont il l'avait rencontré, il avait eu du mal. Il avait toujours du mal à faire confiance. Surtout dans ce genre de business, tous désirait juste écraser l'autre pour prendre sa place et de préférence. Le plus rapidement possible. Mais cela faisait désormais quelques mois qu'ils travaillaient ensemble. Il avait apprit à s'habituer de cette manie de rajouter des informations sur un fait. Des informations qui pouvaient ne pas attirer l'attention, qui pouvait rapidement blaser. Mais dont il avait apprit à s'amuser. Parce que malgré tout. Parfois, quelques détails intéressants atteignaient son oreille. Et ça... il ne pouvait pas faire mine de l'ignorer. Alors, oui il s'était habitué aux paroles de Thomas, il s'était habitué à cette habitude à prendre certaines paroles aux sérieux. Il s'était même habitué aux questions étranges, dont il ne connaissait absolument rien.

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Mais il ne s'attendait pas à cela. A ce que la capuche de son sweat soit de nouveau sur son crâne et qu'une paire de lèvre soit plaqué sur les siennes. Brusquement. Sans même le prévenir. Sans même qu'il ait le temps de le voir venir. Rien ! Si bien qu'il écarquilla les yeux. Un regard surpris. Même choqué. Qu'est-ce qui lui prenait ? En public ?! Devant tout le monde ?! Et puis non c'était même pas ça le problème ?! Depuis quand il l'embrassait ? Depuis quand il avait envie de l'embrasser ? Et puis depuis quand il savait embrasser ?! Oups. Peut-être que ce dernier n'était pas pertinent. Il resta figé. Même en entendant les mots, même en comprenant un peu plus ce qui se passait. Les flics ! Et cette voix, ces paroles ! Comme s'ils revenaient des mois plus tôt. Lors de leur première rencontre. Qui ne s'était pas fait tout en douceur. Mais même en sachant que les flics étaient là, non loin de lui. Il regardait toujours l'homme d'un air éberlué. Ce n'était pas possible n'est-ce pas ? À croire qu'il ne venait pas de faire quoi que ce soit, qu'il ne venait pas de l'embrasser. Lui son partenaire de crime. Son collègue. Un garçon ! Depuis quand il était intéressé ou même était capable de faire une telle action en plein jour, sous les yeux des flics ! Visiblement. Thomas s'en rendait compte. Petit à petit. De son action. Puisque le rouge prit place sur son visage. Une couleur rosée qu'il n'avait pas l'habitude de voir sur son visage. Enfin, pas dans une telle situation en tout cas. Ou peut-être que si. Mais qu'il ne mettait pas clairement de mot dessus. Le silence prit place. Durant lequel, le regard noisette de lysandre détaillait le visage du plus jeune. « Hm... finalement t'as réussie ton coup... chance qu'ils ne nous aient pas arrêtés pour attentat à la pudeur. » Ils en auraient été capable. Lysandre savait à quel point les forces de l'ordre pouvait être face à deux hommes qui s'embrassaient, même une action si banal. Et puis. Ce n'était pas un vrai baiser. Juste un contact entre deux lèvres. « T'as remplis le marché ? » Faire comme si de rien n'était, sans aucun doute la meilleure action à faire.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Dim 15 Avr - 17:59



La tentation de se brûler les ailes.

Ft 172.


Disparaitre. Là tout de suite, Thomas avait furieusement envie de disparaitre. Faire l’autruche. Se faufiler dans un trou de souris. Finir dans un terrier de lapin. Tout et n’importe quoi qui pourrait le sortir de cette situation. Même un trou qui s’ouvrirait brusquement sous ses pieds serait bien moins effrayant que la réaction de Lys face à ce qu’il venait de faire pour tenter de leur sauver les fesses.
Alors certes, cela avait effectivement marché. Ca, personne ne pouvait le contredire. Par miracle, on ne les avait pas embarqués. Peut-être parce qu’il avait une tête d’enfant angélique en pleine crise d’adolescence. Il avait rarement une tête qui pouvait être assimilée à de la délinquance. Rien de dangereux ou suspect. Cela lui servait d’ailleurs au quotidien pour les magouilles avec Lysandre. Sauf que cette fois, tout avait été trop vite. La panique l’avait emporté et il avait fait le premier truc qui lui passait par la tête. Embrasser Lysandre pour détourner l’attention et qu’ils aient juste l’air de deux jeunes occupés.
Les flics avaient beau être partis, aucun des deux garçons n’avaient bougé. Thomas sentait toujours le mur dans son dos et les bras entourant de parte et d’autre son corps, appuyés contre la paroi dure et fraiche. Deux billes noisettes le scrutés, complètement… éberlués ? Choqué ? Juste surprit ? Enervé peut-être ? Sous le stress, le châtain n’était même pas capable de déchiffrer son expression. Il se sentait détaillé à la loupe, chaque centimètre carré de son visage à la merci de ses yeux. Gêné, il commençait même à trépigner sur place, mal à l’aise et redoutant le pire. Ses joues le brûlaient et il était presque sûr d’avoir l’air d’un gosse idiot croisé avec une écrevisse. Pourquoi diable s’était-il mis dans une telle galère ? Bonne question. C’était la seule chose qui lui avait traversé le cerveau. Il fallait dire aussi que ce n’était pas la première fois qu’il avait fixé plus longtemps que prévu les lèvres du tatoué. Mais ça personne n’en savait rien et il se fit donc violence pour ne pas les regarder. Il se retenait en plus de se mordre la lèvre ou passer une main dessus pour vérifier qu’il n’avait pas rêvé, autant limiter les dégâts au maximum.

Lorsque le brun reprit la parole, le plus jeune n’avait pu s’empêcher de plisser les yeux, s’attendant au pire. Mais il fut finalement soulagé. Lys ne s’énervait pas, du moins apparemment pas. Il énoncé juste le fait qu’ils avaient eu de la chance de ne pas être embarqués pour attentat à la pudeur. Certes, il n’avait pas tort sur ce point. Ceci dit, la remarque arracha un roulement d’yeux au châtain. Ce qu’il pouvait détester les homophobes. Il en avait ronchonné avant de lâcher sans trop le contrôler.

« Ouais ben j’aime pas les homophobes, on a bien le droit d’embrasser et d’aimer qui on veut ça va quoi. »

Un air boudeur avait pris possession de son visage, malgré lui, alors que le brun avait enchaîné avec une question neutre. Sur le business. Presque vexante la question d’ailleurs. Est-ce qu’il avait réussi le job ? Pfff, évidemment que oui. Voler deux portefeuilles n’avait rien de compliquer, même dans une grande zone commerciale.

« Evidemment. »

Il avait donc hoché positivement la tête en essayant de se dégager des bras qui encadraient son corps, passant dessous pour aller récupérer son sac qu’il avait balancé plus tôt derrière une poubelle. Heureusement qu’il n’était pas abimé, la mère de sa famille d’accueil lui aurait encore passé un savon, et en ce moment, ce n’était clairement pas la bonne période… Il l’attrapa et le dépoussiéra avant de l’ouvrir et de dévoiler le double fond qu’il avait traficoté. Tout était là et il en montra le contenu au plus vieux.

« Le contenu de deux portefeuilles. J’ai croisé un flic sous couverture au deuxième, du coup j’ai préférait me débarrasser des contenants et ne garder que le contenu. C’était même pas du vrai cuir, j’en ai foutu un dans une poubelle, l’autre je l’ai caché dans un arbuste du centre. Tout est là. C’était facile. »

Il attendait que le brun inspecte le butin du jour alors que son cerveau bouillonnait de nouveau à plein régime. Il trouvait cela presque étrange que Lysandre n’ait fait aucun commentaire sur ce qu’il venait de se passer. Il ne c’était même pas énervé…
Embêté et peu sûr de lui, le plus jeune repris la parole.

« Ecoute… Pour tout à l’heure… Si tu veux t’énerver, tu peux. J’aurais pas dû. »

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Dim 15 Avr - 19:32




Il était surpris. N'était-ce pas compréhensible ? Parce que cela faisait des mois que la collaboration avait lieu. Que les sous entendus avaient étés faites, que les gestes avaient étés entrepris. Certes discret. Juste un contact d'une main sur la peau, d'un regard un peu plus appuyé, des paroles avec des sourires au coin. C'était même devenu banal. Au fur et à mesure, c'était plus devenu un jeu, s'amusant du fait que le plus jeune ne voyait rien et ne réagissait à peine. Il ne pensait même plus réellement à ce que cela pouvait dire, restant sur le geste qui était fait juste par habitude. Thomas n'était pas comme les autres garçons, ce qui était évidant pour certain, ne l'était pas pour lui, alors oui il n'avait pas résister à en jouer, s'amusant silencieusement de l'attitude si prude ou plutôt totalement innocente. Mais le fait qu'il en parle, c'était bien la première fois. Il l'aurait foutu tellement facilement dans la case des asexuels, qui n'était pas dans ce monde. Ignorant son attitude pour juste avancer. Parce que quoi qu'ils se passent, ils faisaient une bonne équipe et il était certain que les connaissances du plus jeune et ses aptitudes allaient leur servir un peu plus tard. Le prochain round. La cour des grands. Il était tellement excité en s'imaginant dedans. Qu'il avait hâte de rejoindre celui qu'il pouvait presque considérer comme étant leur patron. « Cool. » Dit-il simplement en s'éloignant finalement pour le laisser chercher la preuve de son coup réussie. Il laissa ses mains rejoindre les poches de son sweat, observant les portefeuilles tout en fronçant légèrement les sourcils. Lui même en avait eu juste un, mais il espérait que cela soit passé sous silence. Étant donné le second qu'il avait réussie à obtenir. Celui d'un flic tout de même ! Ce n'était pas rien. Et rien que ce petit défi réussie et certainement stupide aux yeux de plusieurs le rendait heureux. Le danger, toujours excitant. « Je sais, j'ai eu son portefeuille. » Dit-il simplement comme si c'était normal. Au moins il savait qui elle était. La pauvre, il avait fallu qu'elle soit nouvelle et surtout ne soit au courant de rien. Ne comprenant pas vraiment ce qui lui arrivait. Comme quoi. Se fier à une belle gueule était décidément le plus grand piège au monde. Une énième preuve, même celle d'un gosse pouvait cacher autre chose que ce qu'on voulait bien voir.

Pourtant, il fit son boulot, observant les portefeuilles avec attention et les mit dans les poches de son sweat, préférant rejoindre très rapidement le lieu du rendez-vous et prêt à le faire, il fit face à des mots auxquels il ne s'était pas attendu même cela était stupide. Qu'est-ce qui était attendu avec une personne comme Thomas ? Il ne savait pas vraiment ce qu'il était, ni même qui il était. Il n'avait jamais posé de question, chacun avait sa vie en dehors du boulot qu'ils effectuaient. Comme s'ils avaient laissés une barrière sans pouvoir réellement l'expliquer. Alors, il laissa son regard dorée au soleil se perdre sur sa personne. Dans le silence. Un long moment, avant de finalement avoir un sourire au coin. Il attrapa le menton du plus jeune avant de plaquer ses lèvres contre les siennes un peu plus durement qu'il ne l'avait fait. Capturant celle inférieure qu'il se mit à suçoter. Sa prise sur le menton devenant un peu plus forte tandis que l'échange devint beaucoup plus vorace. Que les langues rentrèrent en contact, qu'il ferma les paupières pour se laisser porter par la danse charnel. Le poussant ou étant attiré par le plus jeune contre le mur. Sa main libre ayant de nouveau retrouvé la place quitté un peu plus tôt alors que le souffle manquait de plus en plus au fil des secondes. Le souffle haletant. Il garda leur visage proches, leur nez presque en contact, les lèvres prêtes à devenir rouge. « Si je m'énerve pour un simple contact de lèvre, toi tu vas me faire quoi pour ça ? » Les prunelles ancrés dans les siennes, des paroles chaudes. Dans cette ruelle. Deux hommes pressés l'un contre l'autre. Un sourire prit naissance au coin de ses lèvres suite à la réaction du plus jeune alors qu'il laissait de nouveau les deux bouches se retrouver. Le menton désormais libérée, mais le visage encadré.

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« Du bon boulot. » Aucune réaction faciale,exprimé, mais un sourire au coin intérieur. Bien sûr qu'il était fier de son coup, ils avaient réussie, désormais la question était... qu'allait-il se passer ? « … j'ai un boulot... différent pour vous... » Les bras croisés, Lysandre fit mine d'attendre, ne cherchant même pas à presser l'homme. Il allait bien finir par déballer ce qu'il attendait cette fois. « Pour ce soir. » Ah... ça c'était inhabituel. Du boulot en pleine nuit. « Il faudrait que vous alliez récupérer cela... à cette adresse. » Une enveloppe jetée sur la table qu'il prit. En fronçant les sourcils malgré lui. Il l'ouvrit, se rendant compte petit à petit de ce qui était demandé. Il n'était pas sérieux ? Déjà ? Pourquoi il avait un mauvais pressentiment ? « Est-ce que c'est celui que je crois ? » Finit-il par demander tout en regardant l'homme d'un air froid. Il le détestait ! C'était un test ! Il s'attendait à ce qu'ils se fassent attraper ! L'enfoiré ! Mais Lysandre ne pouvait pas se permettre de refuser. Sa fierté était en jeu ! Sa réputation aussi. Il avala sa salive mais finit par se lever. « Ok. Prépare déjà le fric. » Il tourna les talons, ne faisant même pas mine de saluer l'homme, s'attendant à ce que Thomas le suive jusqu'à l'extérieur. Il ferma l'enveloppe, préférant s'occuper de cela lorsqu'il serait chez lui, se pencher sur les problèmes. Mais avant tout. Prendre en compte si le plus jeune voulait prendre le risque. Lui c'était déjà clair. Il se mit à marcher, peut-être un peu trop précipitamment, parce qu'il était nerveux. Première fois qu'on lui demandait une telle action. Qu'on osait. Il n'avait pas peur de la prison, il en sortirait très rapidement, il en était certain. Non, ce qui l'inquiétait, c'était envers lui-même. Il voulait réussir. Il devait réussir ! « Voilà la surprise... on a réussie. » Il passa sa langue sur ses lèvres, continuant à marcher, en direction de chez lui. Étant beaucoup plus près qu'un peu plus tôt. Et dès qu'il pénétra dans son chez lui. Laissant son partenaire y pénétrer pour la première fois. Sachant qu'il risquait d'être surpris. Déjà le fait qu'il vive dans le quartier devait le surprendre, mais l'intérieur encore plus. Mais il ne s'y attarda pas. Préférant lancer l'enveloppe sur la table basse et s'affaler sur le canapé, s'y allongeant en soupirant. « Il veut qu'on aille voler la liste de ses clients chez son concurrent. »

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Dim 13 Mai - 21:39



La tentation de se brûler les ailes.

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Découvrir que Lysandre avait réussi à récupérer le portefeuille de la fliquette en couverture le surprit un peu. Rien qu’un instant. Finalement, ça ressemblait bien à son boss de faire ça. Il en eut même un petit sourire, amusé. Et impressionné aussi. Admirateur. Comme souvent. Lui n’aurait pas osé. Il n’aurait pas essayé de tenter. On lui demandait deux portefeuilles alors il prenait deux portefeuilles. Sans se faire repérer. On lui avait suffisamment fait de moral sur la prudence pour que ça lui reste un peu en tête. Pourquoi faire compliquer, alors que tout pouvait être fait facilement en quelques minutes. Mais là n’était pas la question. Il n’y avait d’ailleurs pas de question. Juste une remarque. Lâchée comme une bombe.
L’absence de réaction de Lysandre face aux événements précédents avait laissé Thomas plus perplexe qu’il ne pensait pouvoir l’être. Son attitude l’avait stressé, sans qu’il ne comprenne pourquoi. Et il n’aimait pas du tout ça. Alors il n’avait pas pu s’empêcher d’en parler. De dire que s’il avait merdé, tant pis, le brun pouvait s’énerver. Qu’il en assumerait les conséquences. Alors il attendait. Thomas attendait une réaction. Qu’on l’engueule, précisément. Parce qu’il était sûr d’avoir fait une connerie.
Le regard porté sur lui à la minute où le brun en face de lui avait entendu sa remarque commençait à le gêner. Il se sentait sondé de partout. Etudié à la loupe. Presque déshabillé du regard, si c’était possible. Ce n’était pas possible hein ? Mal à l’aise. Voilà, il était mal à l’aise et attendait sa sentence avec une appréhension évidente. Le silence le tuait à petit feu alors qu’il n’arrivait pas à se détacher du regard doré qui se baladait sur lui. Bon sang. A quoi bon ! Il aurait beau essayer de comprendre ce que Lysandre pensait à travers son regard : il n’y arriverait pas. Il n’arrivait jamais à comprendre ce genre de choses, c’était encore trop complexe pour lui. Même s’il s’entraînait à essayer de comprendre comment on pouvait passer des émotions par le regard.

Un sourire. Un petit sourire était apparu sur le visage du tatoué. Thomas n’avait pas compris pourquoi. Il n’avait pas eu le temps de demander pourquoi il souriait. Ni eut le temps de bouger avant de sentir une poigne forte sur son menton. Au début il avait eu un frisson d’appréhension. Se demandant ce qu’il allait advenir de lui. Et puis autre chose traversa son esprit. Telle une fusée. Il se demandait, yeux écarquillaient, pourquoi est-ce que les lèvres de Lysandre étaient de nouveau sur les siennes ? Pourquoi est-ce que ce dernier l’embrassait de nouveau ?
Thomas voulu demander et commença à ouvrir la bouche par reflexe, encouragé par les sucions exercées sur sa lèvre inférieure. Sauf qu’il ne put parler, seul un son surprit s’échappa alors qu’une langue aventureuse entrait en contact avec la sienne. Suave, douce et chaude. Et comme par instinct, sa propre langue se laissa faire et vint la caresser. Les yeux à moitié clos sous le flot de nouvelles sensations qui parcouraient son corps, Thomas se sentait bizarre. C’était… nouveau. Et pas désagréable du tout. La nouveauté avait tendance à le déstabiliser, il dut d’ailleurs s’accrocher un peu au blouson du plus âgé pour ne pas se sentir tomber en arrière. Ou alors on le poussait un peu ? Il n’aurait su dire. Trop grisé par l’action, son cerveau n’était pas capable de se concentrer sur autre chose.
Même quand les bouches se séparèrent enfin et qu’il put inspirer de nouveau de l’air, il n’arrivait pas à se détacher de ce visage si près du sien. Tantôt plongé dans le regard doré qu’il trouvait changé, les pupilles anormalement dilatées. Même les lèvres… elles étaient légèrement humides et un peu plus rouges que d’ordinaires. Très légèrement gonflées. Et ce regard qui le fixait alors que sa question montait doucement à son cerveau. Le ton le fit frissonner alors que le baiser précédent le faisant rougir comme une écrevisse. « Toi tu vas me faire quoi pour ça ? ». Aucune idée. Il devait faire quelque chose ? Est-ce qu’il devait s’énerver ? Il n’avait pas envie de s’énerver. Pourquoi est-ce qu’il s’énerverait ? Aucune idée là encore. Mais qu’est-ce qu’il devait faire alors ? Poussé par il ne sut quelle pulsion, tout ce qu’il réussit à faire, à défaut de parler, c’était de retendre le menton et les lèvres dans la direction de celles qui avaient lâché les siennes un peu plus tôt. Mais à mi-chemin, il s’était arrêté. Comme hésitant. Est-ce qu’il pouvait ? Est-ce qu’il en voulait encore ? Apparemment. Étrange. Le rouge sur ses joues s’intensifia encore, si c’était possible.
Un nouveau sourire. Et les lèvres chaudes reprirent la direction des siennes dans un autre baiser, auquel il répondit. Le cerveau de nouveau court-circuité alors qu’il laissait de nouveau des sensations nouvelles et étranges le submerger. Deux bras qui l’encadraient et un corps qui le tenait contre le mur de briques sur lequel il avait déjà été plus tôt. Et étrangement… Il ne se sentait pas du tout oppressé.


Le reporting de la mission avait été rapide. Comme d’habitude, Thomas s’était contenté de rester aux côtés de Lysandre. Silencieux. Observateur. Encore plus que d’habitude d’ailleurs. Peut-être parce que depuis la ruelle, il réfléchissait. Trop, comme d’habitude. Il ne fit donc aucun commentaire, même si de nombreuses questions lui brûlaient les lèvres. Il avait bien vu que le tatoué avait été un peu surprit, mais aussi agacé. Et depuis quand il arrivait un peu à décrypter les gens d’ailleurs ? Bonne question. Peut-être parce qu’à force de traîner avec Lys, il arrivait parfois à déceler un ou deux trucs plutôt évidents. Peut-être.
Lorsque ce dernier s’était levé, il l’avait tout de suite suivi, sur les talons. Mieux valait ne pas rester avec ceux pour qui ils travaillaient d’ailleurs. Parfois, Thomas avait de désagréables frissons quand certains d’entre eux le regardaient de manière trop appuyée. Comme si on cherchait à le comprendre ou à l’étudier. A l’exploiter. Et il détestait ça. Il n’avait pas confiance en eux. Pas comme s’il avait confiance en grand monde d’ailleurs. Et c’était sur cette pensée qu’ils avaient fini par débouler dans la ruelle alors que le pas du plus âgé s’accélérait. Thomas du tenir le rythme, sans trop de difficultés, s’il ne voulait pas se faire paumer. D’autant plus qu’il ne connaissait pas du tout le quartier et qu’il ne savait pas vraiment pourquoi ils traînaient par ici. Quartier huppé. Étrange. Comme tout depuis ce début de journée en soit.
Même la remarque sur la surprise, qui avait considérablement recentré son attention, était bizarre. Elle avait même arraché un bougonnement au plus jeune. Il ne comprenait plus rien. Pas qu’il comprenait beaucoup plus d’ordinaire… Mais quand même.

« C’est pas une surprise qu’on ait réussi… Pfff. »

Boudeur, les mains dans les poches, il avait quand même continué de suivre, tête baissée. Jusqu’à ce qu’ils arrivent devant un bâtiment guindé et que le tatoué le fasse entrer dans ce qui semblait être un appartement. Est-ce qu’ils se rendaient chez un nouvel employeur pour une nouvelle mission ? Il l’en aurait informé non ? Surement. Lysandre lui donnait en général ce genre d’informations. Rien que pour qu’il s’y prépare déjà. Donc ça ne devait pas être ça…
En entrant, il ouvrit de grand yeux alors que ça lèvre inférieure s’était légèrement affaissée. Voilà qu’ils se retrouvaient dans un appartement grand luxe. Lumineux, clair et décoré avec soin et style. Matériaux nobles, meubles grand standing, grandes baies vitrées. C’était grand. Beau. Tout le contraire de ce que Thomas connaissait en réalité. Il était tellement émerveillé par les lieux qu’il avait sans faire exprès fait un tour sur lui-même, lentement. Regardant les lieux avec des yeux sollicités de toutes parts. Scrutant chaque détail en se demandant bien à qui pouvait appartenir un tel appartement.
Et ce n’est que lorsqu’il tourna, tombant nez-à-nez avec le tatoué, avachi et allongé sur le canapé de l’immense salon, que Thomas se figea. Ils étaient chez lui ? Ils étaient chez Lysandre ?! Bon sang. D’un coup, un vertige le prit, lui faisant détourner les yeux de son corps étendu sans complexes sur le canapé blanc. Une sensation de malaise prenait possession de son corps alors que son visage s’était vidé de couleurs. Il devait être pâle alors que par instinct de protection ou d’infériorité - allez savoir - il avait ramené ses bras contre lui. Gêné. Voilà. Il ne se sentait pas à sa place. Mais alors pas du tout. Il avait l’impression de faire tâche au milieu de cet appartement.
Tellement tâche qu’il n’écoutait qu’à moitié ce que Lysandre lui disait. Ce que surement le plus âgé n’apprécierait pas. Mais ce n’était pas comme si Thomas arrivait à contrôler ce genre de choses.

« Oh… son c-concurrent. D’acc… »

Il avait peur d’évoluer dans cet espace. Peur de caser quelque chose. De salir quelque chose. Rien que par sa présence il avait l’impression de salir les lieux. Bon dieu… Il avait l’impression que désormais, un fossé interminable le séparait du brun. Que si jamais ce dernier apprenait qu’il était un misérable gamin orphelin qu’on baladait de famille d’accueil en famille d’accueil… l’image du gamin débrouillard et utile ne suffirait plus à ce qu’il le garde quand même. Et ça lui donnait la nausée. Tellement qu’il espérait se tromper. Encore. Déni quand tu nous tiens.

« O-On est… c-chez t-toi ? »

Sa voix avait tremblé un peu. Son bégaiement était revenu et il avait déglutit bruyamment. Les bras serrés autour de lui il s’était volontairement éloigné des meubles. Continuant de regarder encore autour de lui, légèrement apeuré de la suite des choses. A peine conscient qu’il devait avoir l’air d’un chaton égaré.

« C-c’est ça la… s-surprise ? »

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] La tentation de se brûler les ailes ft 223   Ven 1 Juin - 10:44




Il ne pouvait même pas expliquer. Expliquer pourquoi et surtout comment il se retrouvait là. Son corps pressé contre celui d'un jeune homme plus jeune que lui de quelques années. Jeune homme qu'il embrassait à pleine bouche, échangeant un baiser qui se voulait doucereux mais qui ne manquait pas de voracité. Sans doute parce que les deux êtres u pensaient depuis longtemps, qu'ils avaient la sensation de pouvoir enfin laisser libre court à leur désir. La frustration dégagé à chaque pression entre les lèvres. Le visage légèrement baissée, il échangeait ce second baiser. Beaucoup plus attendu que le premier. Beaucoup plus langoureux. Un vrai échange. Mais qui restait timide de la part du plus jeune. Les paupières closes. Loin des membres des forces de l'ordres qui avaient occupés son esprit quelques minutes plus tôt. L'inquiétude n'était désormais plus. Non. Plutôt dans l'observation. D'un adolescent perdu. Qui ne cesse de laisser ses prunelles se balader sur son visage. Sans doute en quête d'une réponse. Le visage aussi rouge qu'une tomate. Décidément, il était loin d'être habitué à des gestes aussi.... banales pour lui. Cependant, il ne pu s'empêcher de lever un de ses sourcils en voyant les lèvres avancés comme le derrière d'une poule ainsi que le visage levé, visiblement décidé à échanger un troisième baiser. Il le demandait. Comme un enfant. Qui n'osait pas. Une action à laquelle il était loin d'être habitué. Un petit rire lui échappa. Ne pouvant le retenir. Comment le pouvait-il alors qu'il avait cette impression de retomber en enfance ? Il n'avait pas pu faire autrement. Autrement qu'en scellant dans une nouvelle vague de sensation, s'amusant de ses réactions timides.

Victoire. Il avait réssuie. Il était arrivé là où il le désirait. Enfin pas exactement, mais c'était en bonne voix et il n'en était pas peu fier. Il se devait de prouver qu'il était capable d'un peu plus. Tant que cela pouvait lui permettre d'en savoir plus, d'avoir cette sensation de pouvoir. Même si à un moment ou un autre, il en aurait marre de travailler pour quelqu'un, qui prendrait son envol. Peut-être... était-ce même le moment qui sait ? Il pouvait prendre la liste et la garder pour lui. Même si cela n'allait certainement pas plaire à un certain homme. Il ne devait pas avoir peur de se faire des ennemis. Il n'avait même pas peur de ça. Non bien au contraire. C'était juste grissant. Et il réfléchissait à cette idée allongé sur le canapé, le visage levé en direction du plafond boissé. Ses pieds bougeant pour retirer la paire de basket sans qu'il n'ait le besoin de se servir de ses mains. Il était tenté. Fortement tenté de prendre le risque... mais ne fallait-il pas attendre ? Pour faire face à un peu plus de responsabilité ? Plus de confiance ? Oui... sans doute. Il se mordilla la lèvre inférieure, d'un air concentré, fermant ses paupières. Une main posée sur son front. Cherchant une solution pour s'en sortir. Pour obtenir ce qu'il voulait. Même si ce n'était pas une question d'argent, juste.... d'un semblant de pouvoir. Tant que c'était grisant, qu'il s'éclatait, qu'il se sentait euphorique, c'était cela le plus important. Raison principale pour laquelle il faisait tout cela. Et il était clair qu'il ne risquait pas de changer, malgré les risques. « Faut qu'on fasse le boulot cette nuit... le plus tôt sera le mieux, garder un élément de surprise. » Il se remit en position assisse. Son regard de nouveau posé sur l'une des feuilles. Un plan. Cela n'allait pas être difficile, enfin il l'espérait. Ce n'était pas comme si le type avait des hommes armés devant chez lui. Un sourire au coin moqueur fit son apparition. « Donc ouais, cette nuit, je sais déjà comment crocheter une serrure, il sera certainement en train de dormir et pendant que l'un surveille, l'autre cherche le document. » Dit-il tout en levant les yeux pour regarder son partenaire. Un partenaire qui semblait être ailleurs.. « Bah ouais. » Confus. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Il se plaçait au centre de la pièce, le plus éloigné possible des meubles et même des lampes à pieds qui entouraient les canapés, ayant en horreur les lampes accrochés aux plafonds.

Ça la surprise ? Lysandre ne voyait pas du tout le lien entre la surprise et son logement. Le détail sur sa condition était tellement sans importance à ses yeux qu'il n'avait pas pensé une seule seconde à ce que son partenaire de crime pouvait penser. Et il n'y pensait toujours pas. Si bien qu'il l'observait comme s'il était devenu fou sans qu'il n'y ait un quelconque nouveau facteur dans l'équation. « La surprise, c'est surtout le nouveau boulot que nous offre Vladimir. Premier avantage, c'est que la récompense sera certainement triplé. » L'argent. Au fond, ils n'avaient jamais discutés sur les raisons de ce partenariat, à ses yeux, un lycéen n'avait qu'une raison pour se lancer dans une telle folie. Le fric. Pouvoir s'acheter certainement la dernière paire de basket à la mode. « Tu voulais quelque chose en particulier ? » Il reporta son attention sur les fiches entre ses doigts, retenant les quelques informations qu'on leur offrait. Il avait intérêt à ne pas se louper. Jetant les feuilles sur la table basse, il se leva de nouveau pour se diriger en direction de la cuisine. Une bouteille d'eau en main, le goulot contre les lèvres. Profitant enfin d'être chez lui pour se rafraîchir. « Vu qu'on a bien bossé, si vraiment t'as besoin ou envie d'un truc, je pense que ça peut le faire. » [/color] »

⬡ ⬡ ⬡ ⬡ ⬡


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