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 [17.5] Brain torture || F04-014

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MessageSujet: [17.5] Brain torture || F04-014   Dim 7 Jan - 14:56

Les rumeurs circulent rapidement dans les environs. Quand ça ne concerne pas quelqu'un qui a fait le con ça concerne assurément un élément perturbateur au sein de ce merdier et ça... et bien ça a tendance à arriver souvent il faut l'avouer. Quand ce n'est pas un nouveau niveau qui fait son apparition le plus normalement du monde c'est un élément du passé qui nous explose au visage sans qu'on ne puisse l'éviter. Comme la bague qu'à trouvé mon très cher colocataire dans ce casier que je me refuse encore à ouvrir. Pas que je ne sois pas curieux de le faire, mais je crois que vu l'état actuel des choses il vaut mieux que je me contente de ce que j'ai. C'est-à-dire beaucoup trop d'informations pour m'en sortir complètement indemne cérébralement parlant. Pas que j'aurais voulu éviter de savoir certaines choses. Plutôt que j'aurais aimé modérer le flot d'information qui m'a semblé déboulé tout d'un coup dans ma petite tête. Chose qui risque de se produire de nouveau. Assurément à vrai dire avec ce que je m'apprête à faire. Les mots se passent rapidement. Je l'ai dit. Celui-là n'a donc pas fait exception à la règle. Le niveau secret dans cette foutue salle remplie de casiers que j'essaie d'éviter pour ne pas céder à cette tentation stupide. Une trappe dans le sol menant à cette choses qu'ils ont tous eu un peu de mal à expliquer. Ceux dont j'ai entendu en parler. À croire qu'il y a une bête féroce dans une cage caché dans cette pièce secrète qui va nous bouffer si on en parle un peu trop. Comme ce mec dont on ne devait pas prononcer le nom... et dont je ne me souviens pas de toute façon. Saleté de cerveau sélectif tu auras ma peau. Cela n'empêche tout de même pas mes pas de m'y porter en ce beau matin. Parce que je reste un curieux de nature... ou un masochiste refoulé. J'hésite encore sur la façon de décrire mon comportement des dernières semaines. Irréfléchi en puissance ou la honte des super nuls. Dans un cas ou dans l'autre ce n'est pas glorieux. Tout comme la tête que je me paie en descendant les marches menant au dit niveau.

Un poisson mort la bouche grande ouverte semble plus vivant que moi en cet instant. Même si nous avons en commun la bouche grande ouverte. C'est d'une classe peu négligeable. Il faut dire que j'ai du mal à définir ce que je vois. C'est à la fois presque divertissant tout comme c'est épeurant. Toutes ces images mouvantes. Des écrans. Des... scènes étranges. Je bug un peu. Ce qui me fait remarquer un peu trop tardivement la jeune femme qui se trouvait déjà dans ce qui est plus une pièce qu'un niveau à mon avis. Une jeune femme que je connais d'ailleurs. « Hey. Tu as vu tout ça? C'est... » Évidemment qu'elle l'a vu. Elle a des yeux pour voir elle aussi aux dernières nouvelles. Super nul. Voilà ma nouvelle super appellation. « Je n'arrive pas à comprendre ce que ça doit représenter en fait. Ça te dit quelque chose tout ça à toi? » Je m'approche des télévisions pour observer plus amplement le contenu de la chose. Presque fasciné par tout ça. Ou simplement un peu trop hystérique à l'idée de pouvoir mater la télé. Même si le programme est un peu répétitif. Je me croirais presque coincé dans une transe malsaine à ainsi fixer le contenu des écrans en laissant mes doigts glisser sur quelques surfaces. Quitte à y laisser quelques marques. C'est la version alternative à mes doigts me pinçant pour me confirmer que je ne fais pas simplement un rêve bizarroïde. Chose que je me retiens de faire en posant de nouveau le regard sur la brunette. « Désolé. J'en oublie encore mes bonnes manières. » Surtout parce qu'à me voir on croirait un chaton devant une balle de laine. Hum... peut-être qu'il aimerait voir ça Bruce tient. « Tu vas bien depuis la dernière fois qu'on s'est croisés? » Je m'efforce de sourire. Glissant mes mains dans mes poches en m'approchant d'elle.

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Jeu 11 Jan - 19:29



brain torture
014 & 001
Après la neige dans le réfectoire -qui a miraculeusement disparu depuis quelques jours, allez savoir- et les plateaux de bouffe qui ne sont distribués que si l'on se présente devant la trappe à deux, c'est un nouveau niveau dans la Ruche qui a fait son apparition. Un, parmi tant d'autres. J'ai vu quelqu'un se balader avec un chien, je me suis figée. Je ne sais pas comment ce chien est arrivé là, ni comme il s'est lié à cette personne. Est-ce que j'avais un chien, moi, avant ? Est-ce que j'étais du genre à adopter des animaux ? Je me suis posé la question, une nuit durant. Puis j'ai repensé à la boule de poils trottinant à quelques centimètres du sol. Un fourmillement m'a secoué l'estomac, et mes lèvres se sont étirées en un franc sourire, dans la pénombre surnaturelle de ma chambre. J'en ai conclu que j'aimais bien les animaux.

J'entends souvent des rumeurs, des gens parler. Ils ne me voient pas errer à côté d'eux, à quelques centimètres, assez près pour que j'entende leurs conversations dénuées de sens. Le problème quand on écoute aux portes c'est qu'on entend que des bribes et qu'on comprend de travers. Mais pour ce nouveau niveau, avec les casiers, et les... télévisions ? C'est quelque chose qu'on n'a pas, ici. Ou du moins pas de cette manière. J'ai entendu quelqu'un dire que cet endroit était une prison, qu'il s'agissait d'un endroit où le gouvernement avait enfermé les tueurs après leur avoir lavé le cerveau. Je me suis demandé si j'aurais pu tuer quelqu'un, ou quelque chose. J'ai grimacé, j'ai eu la nausée, un haut-le-coeur. Comme pour les animaux, j'en ai conclu que je serais incapable de tuer quelqu'un. Mais que représentent ces télévisions, alors ? Et que contient ce supposé casier qui me revient ? J'ai fait un premier tour rapide dans la salle, quand elle a été ouverte et je n'ai pas trouvé mon casier. Je n'ai pas plus insisté, je ne suis même pas descendue voir les nombreux écrans dont j'ai entendu parler. Je suis retournée au jardin, rêver un peu en immaculé.

Puis je me suis décidée, aujourd'hui. J'ai parcouru tous les murs de la salle. Du bas, jusqu'en haut. Jusqu'à trouver mon casier, dans un coin, à ras-du sol. Il paraît que deux abeilles ne peuvent porter le même numéro, j'en ai conclu qu'il s'agissait forcément du mien. Le déclic quand j'ai introduit le bout de mon doigt dans le trou d'ouverture -je n'ai aucun mérite, j'ai vu quelqu'un faire ça quand j'ai visité la salle pour la première fois- me l'a confirmé. J'ai trouvé un bracelet, à l'intérieur. Un bracelet qui me dit étrangement quelque chose, sans que je ne puisse poser le doigt dessus. Je l'ai glissé dans ma poche, ai refermé le casier qui s'est re-verrouillé sans se faire prier, et ai longuement regardé les escaliers menant à la salle où se trouvent toutes les télévisions.

En bas de l'escalier, il y a un attroupement de gens, le nez en l'air. Je les observe, tout en descendant les marches. C'est bizarre, je crois que ce sont les premiers escaliers que je croise dans la Ruche. On se déplace presque uniquement en ascenseur et en marchant sur du plat. Et pourtant je sais parfaitement les descendre sans trébucher, sans y faire attention. J'arrive à côté de l'attroupement. Ils ne font pas attention à moi, même si j'ai l'habitude d'être transparente je devine aisément que pour une fois ce n'est pas moi la cause de leur inattention, ce sont tous ces écrans, sur les murs. C'est impressionnant, j'en ai le tournis.

Une voix que je connais me sors de ma contemplation. Je tourne un peu la tête, et reconnais 001. Je ne l'ai pas croisé depuis de nombreux jours, des semaines, peut-être. C'est la seule bonne tête que j'ai ici, tous les autres me sont inconnus. Tout à fait inconnus. Des abeilles anonymes, dans une Ruche humaine.

- Ah bon ? Vu quoi ? je raille en souriant légèrement.

001 me demande si les écrans me disent quelque chose. Je secoue la tête, en recommençant à les parcourir rapidement des yeux. Mon regard est soudainement attiré par quelque chose qui me fait tiquer, mais 001 me parle de nouveau. Je tourne un peu mon visage vers lui, il est en train de s'approcher de moi.

- Je fais comme je peux. Et toi alors ? Cet endroit doit être grand, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas croisés.


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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Mar 23 Jan - 10:16

« Je fais comme je peux. Et toi alors ? Cet endroit doit être grand, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas croisés. » C'est précisément le problème de cet endroit en fait. Il est grand. Il est beaucoup trop grand et on en vient réellement à s'y perdre. Il suffit d'être distrait une fraction de seconde pour s'égarer de quelques marches de trop et hop on arrive au mauvais niveau. On pourrait croire qu'avec le temps c'est quelque chose qui arrive à ne plus arriver et qu'il est plus facile de se repérer, mais ce n'est pas réellement le cas. Surtout en ce qui concerne les niveaux des logements. Parfois c'est un automatisme. Le niveau est le même. On ne regarde pas les numéros sur les portes. On passe le mauvais pas de porte et on se rend rapidement compte que le soutien-gorge sur les draps ne nous appartient assurément pas. Fait vécu. J'en suis presque venu à m'orienter à l'odeur pour m'aider à ne pas passer droit de ma destination. La cafétéria reste le plus simple. La piscine et son odeur de clore. L'infirmerie et cette odeur aseptisée qui se fait un peu plus présente. Le niveau de l'apocalypse créatif qui sent la peinture dont l'odeur m'est presque autant imprégnée dans le nez que sur le corps à avoir joué la toile humaine. Pour le reste des niveaux c'est un peu plus compliqué. Et je me perds encore dans le chaos de mes pensées. « Je dirais que je fais comme je peux aussi. Beaucoup d'informations qui sont arrivées. Apparemment que je m'appelle Adam, mais étrangement je me suis attaché à 001. Ça représente mieux ma maladresse naturelle que mon envie de me balader à poil. Parce que bon la tenue d'Adam c'est circonstanciel. » Trop d'informations. Beaucoup trop d'informations. Je disais donc maladresse naturelle. « Et... j'ai un chat. Je me suis dit que ça me ferait du bien un peu de compagnie alors quand on a pu avoir des animaux j'ai espérer ne pas tomber sur un serpent. Plus difficile de dormir avec un serpent. Bruce est un peu indépendant, mais je l'aime bien quand même. C'est le nom du chat. Bruce. Ça me semblait pas si mal pour lui. Sinon... hum... » Sinon je ne mentionne pas Alice ou Adélaïde ou même 403. Rien de plus. Parce qu'étrangement même en parlant énormément il y a des choses que j'ai plus de mal à expulser. Sans doute parce que je ne suis pas un fringuant partisan d'exposer mes soucis potentiels aux autres.

Je la contourne pour aller m'asseoir dans les escaliers et avoir un peu moins le sentiment d'être un géant à côté d'elle. Ça a des avantages comme des inconvénient d'être une grande perche. Pas beaucoup d'avantages lorsqu'on discute avec quelqu'un il faut l'avouer. Enfin sauf si le but c'est de se la jouer un minimum intimidant. Ce qui n'est pas le cas en ce moment. Ce qui n'est jamais véritablement le cas. Je suis aussi intimidant que Bruce le chaton lorsqu'il me fixe avec des yeux qu'il espère sans doute menaçants. C'est-à-dire pas du tout. Peut-être que je devrais pratiquer mes expressions dans le miroir. Ça peut toujours être utile qui sait. « Sinon et bien la vie continue et je suis tellement tête en l'air que ça ne m'étonne pas vraiment qu'on ne se soit pas recroisé. Déjà parce que oui cet endroit est démesurément énorme et aussi parce que je suis tellement hyperactif que j'ai du mal à rester au même endroit très longtemps. J'ai commencé à faire don de mon café matinal à mon coloc pour pallier à la chose, mais ce n'est pas très efficace. Aujourd'hui j'ai juste été curieux. J'ai entendu parler de cet endroit et je voulais voir par moi-même. » Je fixe de nouveau les écrans à tour de rôle. Cherchant si quelque chose ne me semblerait pas familier. On ne sait jamais. « C'est réellement perturbant tout ça. Quelque chose te semble familier à toi? Je parle beaucoup. Encore. Désolé. »

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Dim 4 Fév - 19:13



brain torture
014 & 001
Adam... Quand 001 prononce ce mot, dont je comprends qu'il s'agit d'un prénom, quelque chose me fait frissonner. Un je ne sais quoi. Une sensation. Du déjà vu, peut-être. Je fronce discrètement les sourcils en hochant la tête. Tenue d'Adam, oui, ça aussi, ça me dit quelque chose. Mais moins proche de moi. Et si j'avais réellement un passé ? Des tas de souvenirs à retrouver ? J'en vois certains ne pas porter de numéros, mais à force de ne rien savoir sur ma propre personne j'ai commencé à penser que j'étais née ici d'un clonage ou quelque chose comme ça, et que je n'avais pas vécu une vie avant. 001 me lance ensuite qu'il a un chat. Je ne pensais pas qu'il serait du genre à s'encombrer avec un animal dans un endroit aussi bizarre !

- C'est vrai ? Il faudra que tu me le présentes, ce Bruce. Il est de quelle couleur ?

Si je lance ça, c'est parce que mon regard s'est à nouveau perdu sur cet écran qui m'intrigue. 001 me contourne. Je sens à son passage une odeur qui me fait manquer un battement de coeur. Il avait raison, c'est certain, on se connaît. J'ai un passé. Cette odeur... Il me tourne le dos en me répondant concernant son chat et va s'asseoir sur les escaliers. Je détourne à nouveau mes yeux de l'écran et mes pensées de cette odeur et vais rejoindre 001, par simple politesse. Il est vrai que je préférerais me plonger dans une plus ample contemplation de toutes ces images, mais il est le seul ici qui m'adresse un tant soi peu la parole, alors je préfère ne pas m'éloigner de lui dans cette salle effrayante pleine d'écrans.

Je hoche à nouveau la tête quand il me raconte que de son côté la vie continue, et qu'il est comme une fourmi, qui s'agite sans cesse dans un endroit bien trop grand, entouré d'un tas d'autres fourmis. Enfin, il met sur le tapis les télévisions qui nous entourent. Je saute sur l'occasion pour me relever, et lui montrer un écran un peu en hauteur, en face de l'escalier, avant de le fixer à mon tour. Les images qui s'y déroulent me semblent familières, mais je n'arrive pas à définir pourquoi. Et soudain, alors que je vois la séquence en entier pour la première fois, je pousse une exclamation.

- Je... je crois que c'est ta bouche, ici, regarde... je fais, inquiète.

Je m'approche du mur et lève ma tête au maximum. Je tourne mon visage vers 001. Puis vers l'écran. Et encore vers 001.

- Je ne crois pas me tromper... je murmure.


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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Lun 19 Fév - 9:18

Elles sont étranges ces télévisions. C'est à la fois perturbant de voir tant de choses en même temps tout en étant un peu divertissant il faut l'admettre. Ça passe le temps de voir quelque chose de différent dans cet endroit donnant l'impression de toujours en être du pareil au même. Ou ce n'est que moi. Il faut dire que je suis là depuis un moment déjà. Si je n'ai pas passé l'année je dois en approcher. Ça m'apprendra à ne pas être aussi minutieux que mon colocataire qui s'applique apparemment depuis plus longtemps que moi à tout noter. De mon côté je me contente de dessiner des merdes dans un cahier à l'occasion simplement dans le cas où j'oublierais encore. Quoique là encore ça passerait le temps j'imagine. Ça m'empêcherait de faire des crises de cœur sporadiques parce que je panique un minimum pour une bêtise. Et je n'aime pas paniquer. Je ne suis pas de ceux qui paniquent. Je suis plutôt un impulsif chronique qui pense sans doute un peu trop après avoir agit. Ce n'est pas l'idéal je le sais bien, mais jusqu'à maintenant ça m'a tout de même réussi pas trop mal. Enfin je crois. C'est difficile à dire quand la majorité des personnes avec qui j'ai tissé des liens un moindrement sérieux se sont éclipsés dans le néant. Pouf. Ils devaient être magiciens dans une autre vie. Sans doute est-ce la raison pour laquelle je m'approprie un peu trop mon colocataire. Du moins me l'appropriait un peu trop jusqu'à ce que j'apprenne qu'on se connaissait avant. Là ça a coincé un peu. Oh ça ne se sent pas réellement parce que je ne suis pas du genre à me braquer pour si peu, mais tout de même. Moi je le sais. Je sais que bien rares sont ceux qui m'ont semblé faire partie de ma vie à être toujours là. Pour que j'en perdre mon propre jumeau c'est plus que grave.

Alors 14 que je ne connais pas énormément en ayant toujours cette impression si familière de sa voix... forcément j'ai un fond de crainte au fond des tripes. J'ai peur qu'elle aussi disparaissent comme si elle n'avait jamais existé. Comme si cet endroit n'était qu'un cauchemar n'allant pas en s'améliorant pour qu'au final j'en vienne à me faire des rêves à la Scott Pilgrim perdu seul dans le désert à râler sur sa solitude. Merci référence ô combien utile encore une fois. Vaut mieux se concentrer sur les télévisions. Télévisions à propos desquelles j'ai d'ailleurs questionné la jeune femme à défaut de reconnaître quoi que ce soit d'un premier coup d'oeil. Ce qui ne semble pas être son cas à la voir se relever pour me pointer un écran que j'observe en fronçant les sourcils. « Je... je crois que c'est ta bouche, ici, regarde... » Ma bouche? Je me lève en me grattant la nuque et finalement glisser mes mains dans mes poches pour observer l'écran qu'elle a pointé. « Je ne crois pas me tromper... » « Comme je n'ai pas de miroir sous les yeux j'imagine que je dois te faire confiance sur ça. Hey bien... » Ma bouche est à la télé. Quoique... la mienne ou celle de mon jumeau? Peut-être que ce con est coincé dans la télé! Peut-être que c'est digne d'un film d'horreur de piètre qualité et que les gens qui disparaissent se trouvent coincés là dedans et forcés de jouer des scènes en boucle jusqu'à la fin des temps! Ou peut-être aussi que je me fais un scénario bidon pour une bêtise et que... mais comment elle a fait pour reconnaître ma bouche si facilement? Est-ce que... oh...

« C'est la première fois que je vois ma bouche à la télé. C'est un peu étrange, mais je me demande surtout... Ça te semble familier tout ça pas vrai? L'image qui t'est familière. Ma bouche que tu reconnais facilement. L'impression que je connais ta voix... C'est sans doute trop m'avancer, mais peut-être que... qu'on... enfin tu vois... Peut-être que nos bouches se connaissaient... » Cette façon de présenter les choses de tant de délicatesse. « J'avoue que de ce point de vue c'est difficile à dire pour ma part. Disons que je ne suis pas un fervent partisan de m'embrasser dans le miroir, mais ça fait beaucoup d'éléments qui semblent commencer à se recouper. »

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Mer 21 Fév - 20:01



brain torture
014 & 001
Cette séquence me laisse coite. De tous les écrans présents, c'est le seul qui m'évoque quoique ce soit. Et parce qu'ici rien n'arrive jamais sans que cela soit tordant, il faut que cela ait un rapport avec 001. Evidemment. Il s'approche de moi, pendant que je continue de fixer l'écran.

- Je t'assure. C'est la tienne.

Je l'affirme. Je suis très observatrice, depuis que je me suis réveillée ici. Il y a trop de chiffres, je ne parviens pas à retenir tous les "noms". Alors je retiens les visages. Les détails. L'éclat au fond des yeux. Une mèche balayée, parfois. Les lèvres, aussi. Et là, sur l'écran, ce sont celles de 001. Je m'approche encore un peu de l'écran, sur la pointe des pieds. Autant que je peux, pendant qu'il me raconte que peut-être, nos bouches se connaissaient. Je me tourne légèrement vers lui et pose sur son visage un regard étonné. Mes sourcils se froncent. La coïncidence serait énorme. Mais sa voix aussi m'est familière, il doit y avoir dans ses paroles une once de vérité.

- Tu as peut-être raison... je laisse échapper, dans un soupir. Cela dit, cela ne nous dit pas dans quel contexte elles se connaissaient, s'il s'agit effectivement de quelque chose qui m'a lié, je déclare en montrant du doigt l'écran.

Peut-être qu'une autre télévision dans la pièce est en train de faire défiler des images que je n'ai pas encore remarquées, et qui me diront, elles aussi, quelque chose. Tout est embrumé, c'est difficile de réfléchir lorsque l'on a aucun souvenir de la personne qu'on a pu être. Dans une autre vie, sous d'autres cieux.

- Si on reproduit ce qu'on voit sur l'écran, peut-être que ça nous dira quelque chose... je lance, d'un air narquois.


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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Jeu 8 Mar - 21:07

« Tu as peut-être raison... » Peut-être. Comme tant de choses dans cet endroit. Peut-être est la réponse la plus logique et pratique en toutes circonstances. Est-ce qu'on se connaît? Peut-être. Est-ce qu'on a déjà bouffé des pancakes ensemble? Peut-être. Est-ce que tu veux aller boire un jus d'orange? Peut-être. C'est la base. Alors oui peut-être. Peut-être qu'on se connait d'avant cet endroit mystérieux. Peut-être que nos bouches se connaissent pour une raison ou pour une autre. Peut-être que moi et Adélaïde ce n'était plus... Ce n'est pas parce qu'on a une gamine qu'on fillait forcément le parfait bonheur. Surtout qu'elle semble m'ignorer voir même me fuir depuis ce moment-là et que de mon côté je n'ai pas senti cette petite pincée de magie. Celle dont ils parlent dans toutes les grandes œuvres à l'eau de rose. La magie. Les papillons dans le ventre. Le corps qui devient mou et meurt de chaud. Les mots balbutillés hors de la bouche sans qu'on puisse les contrôler. Le pied de la dame qui fait 'pop' lorsque le baiser survient. C'est si bien vendu qu'on a tous envie d'avoir ça. D'avoir une personne à prendre dans nos bras en affichant à tous que c'est notre petit plus un. Une personne qui a de l'importance pour nous et avec qui on veut passer de bons... et de moins bon moment. Un peu comme mon colocaitaire et son petit brun. Surtout parce que c'est la seule preuve tangible que j'ai rapidement sous les yeux. Difficile de dire s'il y a tout ça. La magie et les papillons. Il n'y en a pas qui se baladent en liberté dans le logement alors bon, mais les sourires... Ces petits sourires qu'ils se font à l'occasion. Ceux-là même qui donne envie de sourire de les voir sourire. C'est presque poétique. Presque magnifique. Et là dans la situation actuelle... Je présume une connaissance buccale, mais étrangement ce que je ressens c'est un profond malaise soudainement. Comme un gamin qui aurait fait une bêtise. Une grosse bêtise. Du genre couper les cheveux de toutes les barbies favorite de sa sœur. Le genre de chose qui engendre un ouragan et assurément ce n'est pas bon signe tout ça.

« Cela dit, cela ne nous dit pas dans quel contexte elles se connaissaient, s'il s'agit effectivement de quelque chose qui m'a lié. » Pour ça elle n'a tout de même pas tord. Merci à cette fichue télévision de ne montrer que le teaser de l'épisode sans promettre la suite la semaine prochaine. Étrangement je l'aime un peu moins soudainement cette nouvelle source de distraction. Je la fixe tout de même cette télévision. Glissant doucement ma langue contre mes lèvres en tentant d'en suivre la forme. Ça pourrait être n'importe quoi. Totalement n'importe quoi et pourtant le bouche à bouche improvisé est la première chose à laquelle j'ai pensé. Pourquoi? « Si on reproduit ce qu'on voit sur l'écran, peut-être que ça nous dira quelque chose... » Ce qu'on... Oh... je vois... ouais... Dans le genre proposition soudaine... Je glisse de nouveau une main dans ma nuque. Visiblement je n'arriverai jamais à me débarasser de ce réflexe. « Tu veux dire si on... Si nos... Si on teste la connaissance buccale c'est ça? Oh bien... j'imagine que oui c'est peut-être la meilleure façon de savoir... » Ça reste un peu brutale tout de même tout ça. Je sais bien que je suis le premier à me clâmer impulsif compulsif, mais tout de même. J'ai une limite avec ce genre de chose. La dernière fois que c'est arrivé c'était sa faute il faut l'admettre. Il a commencé puis... puis arriva ce qui devait arriver. Adieu Harley. « Écoute je me sens un peu mal de juste... » Je fais de grands signes de mains dans sa direction pour essayer de signifier le fait de lui agripper la bouille... les lèvres... tout ça... « Tu as probablement raison sur le fait que ça nous dira quelque chose, mais je ne veux pas... enfin je ne veux pas que tu te forces à quoi que ce soit. Je sens que je devrais t'emmener bouffer à la cafétéria encore uen fois au moins avant de faire ça tu vois. Que ce ne soit pas que brusque et spontanné. Que je fasse de moi un gentlemen un minimum même si ce n'est que pour tester une théorie. » Qu'on ose pas dire que je n'essaie pas d'être une bonne personne après ça.

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Mer 21 Mar - 16:28



brain torture
014 & 001
001 a l'air troublé par ma proposition, qui était faite pour détendre l'atmosphère. Comme lui, je ne pourrais pas faire ça d'une façon aussi impulsive, même si c'est pour me prouver quelque chose. J'éclate d'un rire franc quand il me lance qu'il devrait d'abord m'emmener bouffer à la cafétéria une nouvelle fois.

- Détends-toi, je rigolais, je finis par avouer. "Je ne sais même pas s'il s'agit vraiment de mon souvenir. Mais en tout cas..."

Je m'avance vers l'écran, lève le nez, et poursuis :

- Je suis formelle, il s'agit bien de tes lèvres. Sont-ce les miennes derrière...? On n'en saura jamais rien, je fais en haussant les épaules et en laissant mes bras tomber contre mes hanches et le haut de mes cuisses.

En faisant cela, je sens dans ma poche un objet qui n'est pas censé y être, et me rappelle que je l'ai trouvé quelques instants plus tôt dans le casier de la salle juste au-dessus de celle avec les écrans. Je m'empresse de le sortir de ma poche et me retourne instantanément vers 001 en lui tendant ma trouvaille.

- Et ça, ça te dit quelque chose ? C'était dans mon casier, au-dessus.

Ce n'est sûrement pas relié à lui, mais on sait jamais. Tout est bon à prendre quand on a totalement oublié ce qu'on aurait pu être avant. J'imagine que ce bracelet a eu une importance pour moi, à un moment de ma vie. S'il s'est retrouvé dans le casier portant mon nom, c'est bien que j'ai un passé. Quelque part, dans mon cerveau. Bien enfoui.


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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Sam 7 Avr - 22:06

« Détends-toi, je rigolais. Je ne sais même pas s'il s'agit vraiment de mon souvenir. Mais en tout cas... » Oh, mais je suis détendu. Complètement détendu même. Je me sentais... oui bon un peu mal sans raison apparente il faut l'avouer, mais surtout pas suffisamment spontané et connard pour lui sauter à la bouche. Même moi j'ai des limites dans ma stupidité. Même en étant impulsif la majorité du temps. J'ai tout de même la tête d'un mec qui a une trentaine entamé alors il faut bien que j'agisse un minimum comme un adulte à ce point. Je l'observe s'approcher de l'écran de nouveau en soufflant un peu. Un peu comme un ballon qui se dégonfle. Ma façon de laisser s'échapper mon agacement. Pas de la situation en soit ou même ce qu'elle a pu dire. Plutôt mon agacement de ne pas arriver à décoder le message de cette télévision si oui réellement ce sont mes lèvres. Si ce souvenir m'appartient ne serait-ce que partiellement. Si vraiment il s'agit d'un souvenir. « Je suis formelle, il s'agit bien de tes lèvres. Sont-ce les miennes derrière...? On n'en saura jamais rien. » Je soupire en fixant de nouveau l'écran à mon tour. « Un jour peut-être. Si nos cervelles se décident enfin à être un peu coopératives. » Je suis un optimiste. C'est plus fort que moi. C'est sans doute vrai d'autant plus. Quelque chose coince dans nos têtes et sans une petite coopération de leurs part on arrivera à rien de plus que ce qu'on a déjà en ce moment. Beaucoup de références inutiles en ce qui me concerne. Quelques éléments un peu plus importants, mais assurément pas de quoi construire une vie et un passé. Pas assez pour être intéressant, mais juste assez pour être agaçant. Je me demandais parfois si c'était ça la torture en fait plutôt que cet endroit. Nos têtes aussi vides qu'un sac rempli d'air qu'on ouvre pour que tout se perde dans la nature.

« Et ça, ça te dit quelque chose ? C'était dans mon casier, au-dessus. » Mon écran se détache d'un écran ayant vaguement attiré mon attention pour se reporter sur l'objet que me tend la jeune femme. Un bracelet. « Oui... » Je le prends du bout des doigts pour l'observer ce petit bracelet qui me semble réellement familier. Presque comme si c'est moi qui l'avais acheté. Je me revoyais presque tendre quelques billets à une jeune femme à... un stand. Quelque chose d'un peu artisanale. Unique peut-être qui sait. Quelque chose de suffisamment peu commun pour activer quelque chose en mon esprit d'un simple regard. La suite? Elle avait du mal à se dessiner bien évidemment. Ce qui n'empêcha pas mes mains de prendre son poignet pour le soulever et doucement y glisser le bracelet pour y attacher. Mécaniquement. Comme un geste déjà posé qui me fit brièvement pincer les lèvres et émettre un 'hum' de ma bouche fermée. Ceci fait mes doigts se portèrent tout naturellement aux anneaux dissimulés sous mon haut. Les pinçant doucement avant de les relâcher. « Ça me semble familier oui. Peut-être que ça a un lien avec le reste qui sait. » Je retourne m'asseoir dans l'escalier et frotte mon visage de mes mains en réfléchissant. « Ta voix m'a semblé familière dès le début puis la télévision et maintenant ça... Je crois qu'on peut dire qu'on s'est connu. Il ne reste qu'à trouver les circonstances. » Même si oui réellement tout est lié... « Peut-être qu'on a... été ensemble même. Je ne sais pas. C'est la seule chose qui semble pouvoir tout regrouper. Je ne sais pas. J'ai l'impression d'avoir acheté le bracelet. C'est flou, mais ça me semble être le cas. Puis la télévision et ce plan démesurément énorme de ma bouche qui te semble familier à toi... À moins que j'aie eu quelque chose entre les dents... » Oh comme j'en ai marre de cet endroit.

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Lun 16 Avr - 19:44



brain torture
014 & 001
J'ai un sourire quand j'entends 001 souhaiter que nos cervelles se montrent un jour coopératives. A mon humble avis, ça n'arrivera jamais. Pas ici, en tout cas. 001 est bien trop optimiste pour moi.

Ayant touché le bracelet qui se trouve dans ma poche depuis tout à l'heure mais que j'avais oublié, je le sors et le montre instantanément à 001 en lui demandant si ça lui dit quelque chose. Il reste interdit, et me répond que oui. Enfin une piste ! J'en suis presque à sauter de joie. Il s'en saisit et l'examine, semblant réfléchir. Puis il baisse l'une de ses mains vers l'une des miennes, et attache le bracelet à mon poignet. Je le regarde faire. Un frisson parcourt mon corps quand sa peau frôle la mienne. Je récupère mon bien et accompagne 001 qui retourne s'asseoir dans l'escalier, sur le côté pour ne pas gêner le passage.

- Oui, je me souviens de notre première rencontre, tu m'as fait peur, d'ailleurs, je souffle en riant légèrement alors que 001 continue d'évoquer le peu de souvenirs qu'il peut avoir.

Ensemble ? Je le fixe, interloquée. Peut-être qu'il n'a pas tort. Peut-être qu'on a été amoureux, amants, qu'en sais-je. Mariés ? C'est sûrement pour ça que je me sens en confiance auprès de lui. C'est naturel, je n'ai pas à me forcer.

- Tu as sûrement raison... je laisse échapper, en levant un peu le nez vers l'écran me concernant apparemment, au mur en face de nous. "Ca expliquerait pas mal de choses, et déjà, pourquoi je me sens aussi bien près de toi. Et si c'est toi qui l'as acheté, sache que tu as très bon goût !" j'ajoute en regardant mon poignet, presque avec tendresse.

Mais l'heure n'est pas à la tendresse ni à la camaraderie. J'ai surtout envie d'aider 001 à trouver un écran qui, comme le mien, lui dirait quelque chose et nous aiderait peut-être à avoir des réponses supplémentaires. Ou nous perdre encore plus.

- Bon. Et à toi, y'a rien qui te parle ici ? je finis par demander.

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Mer 23 Mai - 21:06

Je me frotte la nuque lorsqu'elle mentionne que j'ai pu lui faire peur à notre première rencontre. Ah ce geste légèrement nerveux et spontané. Pas que je me sente mal d'une quelconque façon par rapport à ceci. Quoique bon peut-être un peu oui. Surtout parce que mon but depuis que je suis ici n'a jamais été de faire peur à qui que ce soit. Plutôt d'essayer de paraître un minimum sympathique pour mettre en confiance et calmer un peu les nouveaux moins confiants que moi lors de leurs premières minutes dans ce truc. Cette maison hantée. Cette prison cauchemardesque. Ce temple des horreurs. Et à peine que j'exagère. Il faut dire que ça a peut-être un peu trop été dans la nature de mes propos avec elle. Du peu que je m'en souviens. Parler des trucs qui peuvent se passer ici pour essayer de la rassurer sans réellement le faire. Décidément je suis réellement gauche sur les plans. Sans doute est-ce la raison pour laquelle je ne me suis pas davantage aventuré sur cette pente glissante. J'ai préféré emprunter un chemin encore bien pire. Le mont Everest de la théorie. Peut-être qu'on a pu être ensemble à un moment ou un autre. On a visiblement pas de lien de parenté. Du moins je ne crois pas. Elle se souvient un peu trop de mes lèvres et moi de la délicatesse d'un bijoux qui nous est commun à tous les deux. C'est difficile d'imaginer autre chose pour expliquer ce flot de coïncidences. Le pire dans tout ça ce n'est pas tant la théorie en soit, mais ce qu'il en était de cette relation peut-être existante avant d'en arriver à ça. Tout ça. L'amnésie et le bordel de cet endroit. Peut-être qu'en fait on est coincé dans un centre de réhabilitation pour les cœurs brisés. Entre elle et Adélaïde... un petit nettoyage du cerveau et hop le cœur se porte un peu mieux. Bon ça n'expliquerait tout de même pas tout le reste, mais ça reste une hypothèse à mettre dans la boîte. En voilà une bonne idée. Une boîte à théorie. Comme une boîte à suggestions. Ça serait super pour la prochaine petite fête à la cafétéria pour occuper le temps. Et d'ici là le temps doit s'occuper à autre chose. À nous. Par nous. Pour nous. On croirait un mauvais slogan politique.

« Ca expliquerait pas mal de choses, et déjà, pourquoi je me sens aussi bien près de toi. Et si c'est toi qui l'as acheté, sache que tu as très bon goût ! » Et sans doute pourquoi je me sens... bien n'est pas vraiment le mot. Mal à l'aise plutôt. Confiant de la connaître, mais définitivement mal à l'aise. Qu'est-ce que j'ai fait à cette pauvre fille bon sang? « Bon. Et à toi, y'a rien qui te parle ici ? » Changer de sujet. En voilà un bon plan. Je me relève. Encore. M'approchant des écrans pour les fixer un à la fois. M'arrêtant devant celui qui avait déjà attiré mon attention avant que notre conversation prenne un autre chemin. Des morceaux de verre jonchant le sol. Ce qui semble être... une chute. Quelqu'un qui tombe peut-être. Puis des cheveux bruns tout ce qu'il y a de plus basique. Une scène qui se joue en boucle comme toute les autres encore et encore. Pourtant quelque chose m'agace et je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas si c'est parce que cette scène est familière ou parce que mon crétin de cerveau essaie de trouver quel est le liquide sur le sol dans les débris de verre. Comme si ça allait changer quoi que ce soit. 'Bon sang tu vas bien?' Je l'entends presque raisonner dans ma tête, mais encore là ça ne veut rien dire. C'est logique comme réflexion. C'est ce que la bouche semble articuler. « Hum. » Je me gratte l'épaule. Là où trône cette cicatrice à laquelle je ne fais plus attention depuis longtemps. C'est un peu comme une marque de guerre. Elle est là. Elle fait badass, mais si personne ne sait qu'elle est là elle s'oublie rapidement. Même en sachant elle s'oublie rapidement. Sauf quand elle me gratte comme en ce moment. À l'occasion. C'est comme la nuque. Ça ne se contrôle pas vraiment.

« Je ne sais pas. Peut-être. Sans mémoire j'imagine que le trois quart des scènes peuvent me rappeler quelque chose, mais de là à dire que c'est bien clair et précis dans ma tête. » Je glisse mes mains dans mes poches puis me détourne de l'écran pour l'observer. « Il y a bien cette scène qui me titille plus que les autres, mais je ne sais pas pourquoi. Du verre cassé c'est du verre cassé. Puis cette bouche-là ne me dit rien du tout. Tu es sur une bien meilleure piste que moi si tu veux mon avis. Avec la bouche et le bracelet... c'est plus concluant Sherlock. »

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Jeu 24 Mai - 13:56



brain torture
014 & 001
J'essaie de ne pas relever quand 001 ne répond pas à mes allusions à ce qui aurait pu ou pas se passer entre nous. Peut-être que je m'avance trop. Peut-être, je ne sais pas. Mon changement de sujet a l'air de le ravir, tant mieux. Si ça peut l'aider, à son tour, allons-y. Je le suis des yeux quand il se lève. Je l'observe depuis l'escalier sur lequel je reste assise, caressant toujours distraitement mon poignet où est désormais accroché un bracelet ravissant. L'un des seuls objets personnels que je possède, maintenant.

001 finit par s'arrêter devant l'un des écrans. J'hésite. Je ne sais pas si je dois le rejoindre, ou s'il veut être seul dans ses recherches. Ca ne me regarde pas, de toute façon. Peut-être qu'on a été liés à un moment dans notre vie, mais ça ne me donne aucun droit sur sa personne. Ni aucun devoir, d'ailleurs. D'autant plus que lui n'a pas l'air de ressentir la même chose que moi. Et s'il m'avait fait souffrir, et qu'il se sentait gêné par rapport à ça ? Si seulement notre mémoire n'avait pas été effacée... Enfin, j'espère vraiment qu'il reste quelque chose, quelque part, de ce qu'on a pu être en tant qu'êtres humains. J'ai du mal à imaginer que toutes les abeilles présentes ici ne sont que des coquilles vides, des organismes sans histoire.

Je décide finalement de suivre un peu 001, et je m'approche de lui doucement, regardant les autres écrans, un par un, comme lui l'a fait il y a quelques secondes. Il n'y a pas beaucoup de monde dans la pièce, et quasiment pas de bruit. Les gens présents parlent à voix basse. C'est reposant, même si en général il n'y a pas énormément de bruit dans la Ruche. En tout cas, à part les énormes alertes incompréhensibles qu'on subit de temps en temps, c'est plutôt silencieux. Ah, et quand les gens apeurés se mettent à crier. Des nouveaux, en général.

001 se remet à parler quand j'arrive derrière lui. Il mire un seul écran, sur lequel je vois des débris de verre, puis diverses choses que je ne parviens pas vraiment à identifier.

- Mouais, la quasi-totalité des images qu'on voit ici ont plutôt l'air de raconter des histoires tristes. Si l'écran qui me paraît familier raconte bien quelque chose à mon sujet, je trouve que je n'ai pas à me plaindre... Regarde celui-là ! je fais en désignant du doigt un écran derrière 001 sur lequel on peut distinguer un coup de feu ainsi que du sang. "Ca me fait froid dans le dos. Et puis... Merde, comment ils auraient pu récupérer ça dans nos têtes ?" je me lamente, presque.

Je suis quelqu'un de très passif, aussi je ne me bats pas corps et âme pour sortir de cet endroit comme certains, mais ce n'est pas l'envie qui manque. J'ai envie de voir s'il existe autre chose. Si j'ai réellement un passé. Si ma disparition a marqué certains esprits...

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Ven 1 Juin - 16:35

« Mouais, la quasi-totalité des images qu'on voit ici ont plutôt l'air de raconter des histoires tristes. Si l'écran qui me paraît familier raconte bien quelque chose à mon sujet, je trouve que je n'ai pas à me plaindre... Regarde celui-là ! » C'est bien vrai tout ça. Surtout pas clair énoncé comme ça. L'écran lui étant familier semble raconter quelque chose à son sujet alors peut-être que... peut-être que les débris de verre et la chute racontent quelque chose à propos de mon passé. Ça serait bien mon genre de me casser la figure alors pourquoi pas? Puis cette cicatrice qui n'arrête pas de me gratter comme si elle était possédée par le dieux du picotement excessif. Cette facilité avec laquelle j'ai été en mesure de déchiffrer le mouvement des lèvres s'animant dans l'écran alors que je ne me suis jamais vraiment découvert de talent pour lire sur les lèvres. J'aurais plutôt été du genre à tenter de mimiquer le mouvement avant de stupidement hurler que je ne comprends pas. Chose que j'aurais dû faire plus rapidement forcément, mais pas en ce moment. En ce moment je l'entends presque raisonner dans mon esprit comme une parole divine. Ça fait un peu trop de signes à prendre en compte pour totalement ignorer cet écran. Ce qui s'y passe par contre ça c'est une autre histoire que ma cervelle de moineau ne parvient pas à déchiffrer. Au moins ce n'est pas le coup de feu bien sanglant qui m'attire parce que j'aurais été en droit de me poser des questions. « Ca me fait froid dans le dos. Et puis... Merde, comment ils auraient pu récupérer ça dans nos têtes ? » En fait elle n'a pas tord sur ce point non plus. Il a des écrans qui filent froid dans le dos et je suis bien content que ce ne soit pas ceux-là qui me soient associés. 'Lequel attire ton œil toi?' 'Oh tu sais celui qui montre un rire diabolique et une marre ensanglantée. Juré c'était pas moi.' Bonjour la crédibilité.

Puis ça me frappe comme une baffe en pleine figure. La tête. Je me suis cogné la tête quand c'est arrivé. Ça. Ce truc dans l'écran. Je suis... tombé sur le dos et je me suis cogné la tête, mais ce n'est pas ça qui faisait un mal de chien. C'est mon épaule. Ohhhh. « Je crois que je me souviens de l'écran. Enfin en partie. Je... faisais un truc avec une bouteille et j'ai glissé. La bouteille a éclaté et je m'en suis enfoncé un morceau dans l'épaule. » Je baisse légèrement mon haut à l'appui pour lui montrer la cicatrice qui en veut réellement à ma patience. « C'est de là que ça vient. Bon sang... C'est vrai que ça donne froid dans le dos tout ça et que ça n'explique assurément pas comment quelqu'un ou quelque chose a pu récupérer si clairement.... tout ça pour le projeter sur un écran. Ça provient de notre tête. » J'ouvre de grands yeux ronds en me demandant bien quel type de rat de laboratoire nous sommes réellement. Me retenant bien de hurler que je le savais depuis le début. Essayant surtout d'éviter d'imaginer mon pauvre crâne ouvert en deux pendant qu'une paire de doigts me tripote le cerveau. L'image est assez peu agréable. « Et si c'était l'inverse. Si quelqu'un avait foutu ça dans nos têtes. Tu y penses? Comme si... comme si un film avait été tourné et qu'on avait droit à la version privilège de la chose. J'ai déjà vu se genre de trucs dans des films il me semble. Le mec est assis sur une chaise les yeux bien ouverts et forcé de voir des images en boucle. Un bon petit lavage de cerveau dans les règles. » Et ça aussi ça donne froid dans le dos. « Tu t'es déjà demandé si on serait pas des rats de laboratoire? Le poil en moins. » Enfin dépend pour qui.

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Mar 12 Juin - 17:43



brain torture
014 & 001
La tête de 001 change brusquement. Je m'en formalise à peine, ce n'est certainement pas de ma faute. A ce qu'il me dit, il est en train de se souvenir des événements liés à l'écran qui lui évoque quelque chose. Je fronce les sourcils, légèrement jalouse de sa capacité à se rappeler aussi facilement des choses que moi-même je ne parviens pas à rendre lisibles dans mon esprit. Preuve à l'appui : 001 me montre même une cicatrice.

- Woah... je lâche, alors qu'il remonte son haut en reprenant la parole.

Oui, tout ça semble vraiment provenir de nos têtes. C'est on ne peut plus effrayant. D'autant plus que... Toute cette technologie qui se trouve dans la Ruche m'est totalement inconnue. Tous les mécanismes que j'ai pu rencontrer ne m'évoquent rien... Et si on nous avait endormis pour qu'on voyage dans le temps ? En quelle année sommes-nous ? En quel mois ? Il me semble qu'il existe un système de la sorte, je me pose souvent la question du jour et de l'heure qu'il est, mais je ne me l'explique pas. C'est quelque chose d'inhérent à mon fonctionnement. Et pourtant... Je n'ai aucun indice de l'année en laquelle ce que je peux voir sur l'écran peut s'être déroulé.

Je n'ai pas le temps de répondre à 001 qu'il évoque une théorie qui me donne un frisson.

- Rats de laboratoire ou non, apparemment on n'a pas été mutilés... C'est déjà ça. En tout cas, je ne me suis aperçue d'aucune grosse blessure, sur moi. Tu sais si on est pucé, ou quelque chose comme ça ? Faut pas me dire des trucs comme ça, après je vais psychoter... Déjà que la première fois qu'on s'est vus tu m'as faite paniquer avec tes histoires... je rappelle en croisant mes bras et en frictionnant ceux-ci, non sans un léger sourire pour 001.

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MessageSujet: Re: [17.5] Brain torture || F04-014   Mer 20 Juin - 22:38

Il y a assurément de quoi paranoïer de toute cette histoire. Peu importe la façon dont on tente de l'analyser. Peu importe les circonstances qu'on tente de déchiffrer. Dans tous les cas nous semblons coincés dans cette boucle de théories toutes plus farfelues les unes que les autres. Et comment savoir quelle est la véritable raison de ce joyeux bordel? Ça c'est la meilleure des questions. Parce que cet endroit n'as pas été des plus coopératif il faut le dire. Ils auraient au moins pu nous donner un guide à notre arrivée. 'Comment survivre dans la Ruche' ou encore '101 raisons de vous inquiéter de ce que vous allez voir dans cet endroit'. Au moins comme ça on aurait été préparés alors que là. Là nous ne sommes que des pions dans un jeu dont on ne connait pas vraiment les règles. Des rats de laboratoire pour on ne sait quelles expérimentations. Parce que c'est ce qui me semble le plus logique sans tomber dans les théories extraterrestres. Après tout on pourrait être dans l'espace. Pourquoi pas? Sous l'eau même. On pourrait être n'importe où. À la surface. Sous terre. Dans un entrepôt désaffecter à nous faire filmer et prendre pour des cons. Oh comme j'espérais ne pas avoir été stupide au point de participer à un crétin de jeu télévisé. Ce serait bien le bout de ce bordel. 'Bienvenue à qui sera le seul à ne pas devenir fou dans la Ruche! L'émission où on vous présente des gens complètement perdus qui font des trucs complètements non passionnants pour votre bon plaisir!' C'est tout sauf vendeur moi je dis.

Je glisse les mains dans mes poches après avoir relâché mon haut pour marquer de nouveau la cicatrice qui a peut-être enfin trouvé une explication. Du moins si on ne m'a pas lavé le cerveau. On ne sait jamais. On doit s'attendre à tout après... ça. Et le pire dans tout ça c'est qu'on a toujours pas la moindre idée de la raison pour laquelle on nous a nettoyé le cerveau et enfermés ici. On a que des indices qui arrivent au compte goutte et tout sauf une porte de sortie à emprunter. « Je crois que tu ne seras pas la seule à psychoter quand tout le monde va commencer à réaliser qu'il y a des trucs un peu trop... personnels qui se trament ici. Entre les écrans qui semblent montrer des trucs sortis de nos têtes et les casiers plus haut qui contiennent des trucs visiblement personnels on est servit. » Elle et son bracelet. Eli et ce qui semble être sa bague de mariage. Un mariage auquel j'ai apparemment assisté avec Adélaïde et Alice à un moment dont je ne me souviens toujours pas. Je me demande bien ce que moi je vais trouver dans ce casier. Rien qu'il me tarde de découvrir à en juger par ma hâte pour aller ouvrir la bête. Bon surtout parce qu'il fallait forcément qu'il soit plus que haut placé dans le lot, mais aussi parce que ça me conforte un peu de ne pas tout savoir justement. C'est plus facile d'être positif sans tout savoir. D'espérer trouver une porte vers le paradis des licornes sauvages sans savoir ce qui pourrait réellement se trouver de l'autre côté de la porte.

Je pose mon regard sur l'escalier en pinçant les lèvres. « Je devrais peut-être aller voir ce qu'il y a dans mon casier. Au moins ça aura le mérite de nous changer un peu les idées non? Je ne voulais pas te faire peur avec tout ça, mais je crois que j'ai du mal à trouver le juste milieu entre ma franchise et la nécessité de me taire. Aller viens. » Je pose une main dans son dos que je masse doucement pour essayer de la rassurer un peu. Après tout elle n'a rien à craindre à la seconde précise. Ce n'est que des images mouvantes sur des télévisions. Et au dernières nouvelles je ne suis pas un psychopathe cherchant à lui faire du mal. Enfin je ne crois pas. Je ne le sens pas. Pas avec ce besoin si démesuré d'aider en permanence. Ce serait ridicule. Je relâche donc finalement son dos pour me diriger vers les escaliers et y monter afin d'atteindre le niveau supérieur et les casiers que j'observe. Tout sauf convaincu de vouloir ouvrir celui portant mon matricule, mais si je ne le fais pas maintenant quand est-ce que je vais le faire?

La grande asperge que je suis se place donc sur la pointe des pieds en tendant le bras au maximum pour arriver à insérer mon doigt dans l'espèce de serrure comme j'ai vu Eli le faire. C'est que ça pince cette chose, mais la porte s'ouvre tel que promis pour me dévoiler le petit casier que je fouille à tâtons pour arriver à en découvrir le contenu. Je pose finalement la main sur un livre. Une version plutôt vieille et abîmée de Robin des bois dans lequel je trouve de nombreuses annotations et dessins. Mon prénom bien en vu et visiblement inscrit dans la couverture par un enfant sachant à peine écrire. « Oh bien ça je ne m'attendais pas à ça. »

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