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 [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)

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MessageSujet: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Dim 7 Jan - 16:38

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Les armoires sont vidées, tout comme le dressing. Un inconnu qui entrerait dans l’appartement pourrait s’y méprendre et croire à un cambriolage tant tout est sens dessus dessous. Lui, il ne bouge pas, renifle bruyamment tandis que les deux pieds sont bien ancrés dans le sol et ne bougent pas. Assis sur le lit défait, il attend doigts entrelacés qu’elle revienne mais il sait qu’elle ne reviendra pas. Elle a hurlé, tout arrêté. C’est fini. Fini. Alors d’un geste nerveux il triture la bague envoyée en pleine figure entre ces doigts accrochés qui sont les siens. Pour oublier et ne pas céder. La hargne se fraye un chemin au creux de ses entrailles, véritable tort boyaux qui ne saurait disparaître jusqu’à ce qu’il cède, tout simplement. Une main se détache de l’autre pour se porter consciencieusement sur la lampe de chevet aux goûts raffinés. On ne manque pas d’argent quand l’on trempe dans l’illégalité. Il l’enserre, presse le marbre fin avec violence et se mord l’intérieur de la joue. Le marbre se brise soudainement, dans cet excès de colère qui est le sien et le désarroi qui se lit dans ses prunelles claires rougies et humides. Il ne devrait pas pleurer, ne pleure même jamais. Une année entière qu’il est clean. Une année entière qu’il n’a rien pris et tout vole en éclat comme cette lampe de chevet qu’elle aimait tant ici-bas. « Je ne veux plus jamais te revoir, sale fils de pute ! » qu’elle avait hurlé entre ça et d’autres charmants noms d’oiseaux. Elle qui était si belle et toujours si calme, capable du meilleur et peu du pire. Oh grand Dieu elle avait des défauts, oui, mais il l’aimait. A en crever. A s’en damner. Elle faisait de lui un homme meilleur, mais aujourd’hui elle s’est envolée.

Il pousse la porte sans ménagement, pièce tamisée à cause du feu de la cheminée et des quelques lampes permettant d’attirer l’attention sur le fond de la pièce et la mini réunion qui semble se tenir. Bouteille de whisky dans une main, il s’avance à grande vitesse, repousse le vieux gorille qui l’insupporte à grand coup de bras. Il  a les yeux explosés et rouges, fureur au bord des lèvres. « DEGAGEZ D’ICI ! DEHORS ! » qu’il beugle sans craindre de représailles, il n’a de toute manière rien à craindre et la drogue circulant dans ses veines est encore bien trop présente pour qu’il ne comprenne vraiment ce qu’il fait. Elle est d’autant plus forte qu’il n’y avait pas touché depuis douze mois pleins. Incrédules, ils l’observent comme s’il était fou mais finissent par céder, refusant de subir le joug de la colère du frère impulsif et qui sort de ses gonds. « DEHORS J’AI DIT ! ». Goulot porté à ses lèvres, le liquide ambré vient embrasé la gorge asséchée et c’est à genoux qu’il atterrit aux pieds de la cheminée dans un dernier effort qui lui paraît surhumain tant la douleur est grande malgré l’esprit qui perd le nord et s’élève vers un ciel supposément étoilé. Plus dur sera la chute, murmure une voix intérieure que l’on pourrait nommer conscience, ou champignon dans le cas présent. Lorsqu’enfin la porte se referme et ne laisse plus que l’épais silence de la pièce entre lui et son double, il lâche un long grognement contrarié en venant s’accrocher à l’accoudoir du fauteuil de cuir. Lentement, il se hisse, comme si tout son corps pesait mille tonnes et il se redresse, fixe de ses yeux clairs la silhouette de son frère. « Elle est partie… ». La douleur le rattrape, l’alcool se mêlant en un cocktail dangereux au sein de ses veines rutilantes et battantes. Le cœur pompe à vitesse enragée toute cette souffrance qui ne fait que l’enlacer. La fiancée l’a quitté. Il ne reste plus des avenirs prometteurs que la plus horrible de toutes les douleurs. Et c’est vers lui qu’il revient, lui vers qui il tend sa main. « Je n’ai pas envie de rester à l’appartement tout seul. Je vais… ». Faire une connerie. La connerie, il l’a déjà faite avec ses yeux défoncés et sa chevelure mordorée en bataille. Il a une tête à faire peur mais il se relève encore.

Ses jambes le supportent à peine mais il avance, bouteille gardée entre ses mains et à demi-pleine. Il erre tel un zombie qui ne veut cesser de marcher au beau milieu de cette pièce plongée dans la semi obscurité. « J’avais tout pour recommencer à zéro. Tout pour construire une famille et cette salope s’est barrée sans même que je sache pourquoi ! ». Elle coule, la première larme brûlante, formant un sillon tout le long de sa joue. Roman rumine, râle et se bat entre la volonté de tout lâcher et celle de s’énerver, il a simplement le cœur gonflé à l’héroïne. Il renifle, attrape le coussin qui lui tombe sous la main et vient le jeter au feu. « J’AVAIS TOUT POUR M’EN TIRER BORDEL ! ».      


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Ven 19 Jan - 11:06

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Sam 20 Jan - 6:21

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Debout, il tient à peine mais fait en sorte de ne pas tomber, chancelant la bouteille de whisky à moitié pleine à la main. Il ne repartira pas. Sans doute ne repartirait-il même plus, à cet instant son monde est vidé de tout sens, de toute logique et la seule stabilité qui lui reste réside en son jumeau qui se tient non loin de lui. Elle a dit pourquoi ? C’est étrange, tu ne trouves pas… tout juste un mois avant le grand jour… Non, elle n’a pas vraiment dit pourquoi. Il n’y a pour ainsi dire aucune explication et son cerveau noyé sous la drogue et l’alcool ne comprend plus rien, ne parvient plus à faire le point tant la colère se fait violence, tel un serpent serpentant dans ses veines. Roman signe à la négative avant de menacer de jeter la bouteille au feu mais se retient à la dernière seconde, grimaçant pour ne pas céder aux larmes. Dieu qu’il ne pleure pas souvent, jamais. C’est sans doute la première fois qu’il est dans cet état et son frère s’amuse à remuer le couteau dans la plaie. « Va te faire foutre. » qu’il balbutie, qu’il crache presque en portant le goulot à ses lèvres et s’insurgeant du malheur. Il s’attend à un je te l’avais bien dit qui ne vient pas. Damon est trop calme. Il a toujours été trop calme quand son cerveau à lui n’est que furie et désolation. Les cents pas sont fait à la manière d’un lion en cage, véritable animal frustré et désemparé d’un jour sortir d’entre quatre murs. Il ne cache pas ses pupilles dilatées et son rythme cardiaque accéléré, ni même ce brouillard qui vient voiler ses prunelles claires chaque fois qu’il ose les porter sur ce frère. Lorsque celui-ci pivote enfin dans son fauteuil de cuir malsain, il a détourné les yeux, une main tremblante passant à la hâte dans ses cheveux. Tu sais bien que ta chambre t’attend sagement. Tu peux revenir ici cette nuit voir même pour les mois à venir si ça te dit. Le temps d’un battement de cils, il hésite, à lui dire ce merci qui manque d’outrepasser ses lèvres, jusqu’à ce son esprit embrumé se rappelle qu’il a autant de droits en ces lieux que lui n’en a. Il ne lui ferait pas croire ça, qu’il a besoin de son autorisation pour dormir ici quand il a lui-même des quartiers, ici. Et la larme glisse enfin, roule sur cette joue rougie de colère pour ne laisser qu’une fine trace dans son sillage. Tu as replongé, qu’il dit d’une voix posée, alors seulement le premier sourire vient et se meurt sur ses traits. Il pourrait en rire comme un damné sous le joug de l’héroïne qui circule et l’accable, fait dorénavant trembler ses jambes à chaque pas désagréable.

tac,tac. Les chaussures de Damon résonne comme un véritable vacarme au sein de sa boîte crânienne à mesure qu’il approche. Le coussin a été envoyé au feu, odeur de cramer qui commence à se répandre dans la pièce bien silencieuse. Pourtant la guerre n’est pas finie, les hurlements non plus. Ils sont au bord de ses lèvres comme la bile se fraye un chemin sous sa langue, vénéneuse et amère. A la question et fine manipulation il ne répond que d’un geste de la main contrarié qui veut dire non. La retrouver ne servirait à rien tant la colère l’envahit, il n’est pas en état de discuter ou faire quoi que ce soit. Il n’a pas envie non plus qu’elle se fasse tuer pour avoir osé contrarier les plans d’un mariage qui n’était normalement pas voué à l’échec. Il l’aimait tant. Au contact du menton sur son épaule, Roman tressaille de surprise, plus habitué à ce genre de toucher, ne s’attendant pas à y avoir droit en réalité. Un frisson court le long de son échine, incontrôlable, mais au verre tendu il met un laps de temps trop long à s’exécuter, retenant sa respiration face à la proximité. Ce n’est pas celle-ci qu’il recherche et sans crier gare les doigts enserrent le verre et il s’écarte furieusement de son frère, manque de trébucher une à deux fois par terre. Il lâche la bouteille de whisky qui n’était pas nécessairement de bon marché, elle retombe incassable contre le marbre, sur le sol, positionné. Je vais demander à ce qu’on prépare ta chambre. En attendant tu peux rester ici et surtout. Te détendre. Se détendre. Il ne retient pas le rire fou qui s’échappe de ses lippes cette fois-ci, tandis qu’il se détourne pour lui faire face et l’observer des ses pupilles dilatées. « Ou bien quoi Dam ? ». Provocation gratuite qu’il lance à la va-vite en sirotant cul sec le verre de whisky. « Tu vas me faire taire ? ». Il rit de nouveau et s’avance jusqu’à lui faire face mais il évalue mal les distances et se trouve en définitive plus près qu’il ne devrait. « T’as pas envie que je foute un peu le bordel dans notre putain de casino ? Hm ? Juste une bagarre ou deux… Des jetons qui volent. Diantre… Je suis sûr que j’suis en vaine ce soir. Malheureux en amour, chanceux au jeu ? C’pas ce qu’on dit ? ».  Non pas qu’il avait spécialement besoin d’argent mais se résoudre à rester enfermé ici reviendrait à être véritablement comme dans une cage dorée. Ceci étant dit… La marchandise que je t’ai confiée a bien été livrée ?. Le blond qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau s’éloigne et s’étire comme le ferait un pacha avant d’aller se coucher. Roman marmonne dans sa barbe avant de se laisser choir dans un des fauteuils, la tête lui tournant et se faisant plus légère. « Oui. » qu’il lâche dans un soupir peu gratifiant sans se formaliser des manières de son idiot de frère. Idiot, car il peut l’être vraiment parfois, malgré ses airs de grand manitou. « Il n’y a donc que ça qui t’intéresse ? ». Il revient plus bas que terre et défoncé mais tout ce qui l’intéresse c’est sa putain de livraison ? Furibond, il se lève, lui envoie son verre vide pratiquement à la figure mais Damon a sûrement de meilleurs réflexes que lui en cet instant et il l’évitera sans peine. « TOI ET TES PUTAINS DE LIVRAISONS ?! ». Et il souffle comme un forcené, un animal, avant de finalement trébucher par terre et atterrir de lui-même sur le dos, souffle coupé.    



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Mer 7 Fév - 20:00

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Ven 9 Fév - 15:26

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Le rire fou trouble le calme de la pièce avec une facilité déconcertante et plus que mémorable. Si Roman sait être un assez bon vivant à cause de son impulsivité et du feu qui résonne en son sein, il n’en demeure pas moins extrêmement rare qu’il s’adonne à de tels sons. C’est bien plus la douleur mêlée à la poudre blanche qui s’exprime à l’unisson avec le mal être et la tristesse qui l’assomment un peu plus à chaque seconde. Son myocarde est tellement douloureux que ses doigts pourraient chercher à tenter d’en extraire l’organe palpitant sous la couche de peau. Il aimerait tant que tout s’arrête ce soir, ne plus penser, ne plus revoir ce visage aux boucles brunes et ce sourire divin qui martèle ses mirettes chaque fois qu’il ferme les paupières. Il voudrait l’oublier. Oublier la souffrance que ça lui procure et que ce mariage inachevé lui coûte. Mariage qui n’aura pas même eu le temps de commencer. Ou alors je promets de t'étaler sur une table pour te foutre une déculottée dont tu risques fort de te rappeler. Les dents blanches du jumeau apparaissent, verre encore en main qu’il sert sûrement un peu trop fort en tentant de rester convenablement debout sous les cents pas qu’il fait, larme traçant ce sillon qui jamais n’a su s’échapper. Pas même dans leur enfance. Ils ne sont pas nés pour pleurer. « Ça te ferait trop plaisir Dam… » qu’il souffle en ricanant de plus belle puis grimaçant sous le chagrin qui le reprend au corps. Qui ne l’a même jamais quitté. La rage se fait sourde et insupportable, d’autant plus quand Damon évoque ses satanés livraisons. Ne peut-il donc pas écouter un frère pour une fois, et lui accorder la primeur sur ses putains d’affaires ? La dernière fois notre chiffre d'affaires du mois a fortement chuté, il est hors de question que je te laisse recommencer. Visiblement non. Blessé dans son amour propre, le blondinet se remet à tourner en rond, furibond et n’a strictement rien à faire de la suggestion de son frère quant au plaquage éventuel de Mario sur son corps. « Ce gros dégueulasse ne posera pas ses mains sur moi, d’une quelconque manière qu’ce soit ou je te jure que je l’étripe et le pendrai par les couilles avec son intestin. ». L’alcool est terminé d’être ingéré à ces mots, mais la colère se fraye un chemin trop grand et explose. Cela fait déjà plusieurs minutes qu’elle menace d’exploser. Roman s’insurge et hurle, pique sa crise comme il sait si bien le faire, substances illicites faisant leurs méfaits sur son organisme. Mélange dangereux, véritable dynamite. Le cristal s’écrase contre la surface rigide en milles éclats contrariant son identique. Il n’a jamais aimé qu’on salope ses affaires, et c’est là tout ce que son reflet est en train de faire. Moi et mes putains de livraisons on fait en sorte que tu puisses t'acheter ta merde tout en continuant de mener ton petit train de vie bien tranquille.

Le sol l’a rattrapé, glissade incontrôlée qui lui arrache un souffle coupé. Son dos martyrise, arrière de son crâne ayant rencontré le sol trop dur et le sonnant autant que la drogue sur ce coup. Mais cela ne calme pas la violence des mots. « Je ne prenais plus de cette merde avant qu’elle se barre !! Et je t’ai dit d’aller te faire foutre ! ». Il grogne, renifle alors que des perles d’eau salée menacent de s’effondrer en avalanche sur ses joues trop blanches. Respiration accélérée, la force semble l’avoir quitté cette fois, rattrapée par le temps et la poudre divine, alcool chemin faisant. Sa copie se penche, dégage quelques mèches de ses cheveux dorés en arrière. Le contact est doux, tranche avec le reste de leurs échanges et si cela n’apaise pas le cœur ou même la douleur, ça a le don de contrecarrer les pleurs. Peau frissonnante au toucher, il est néanmoins encore trop agacé pour se laisser apprivoiser. T'as besoin de décuver toi. Aucune palabre ne trouve justice auprès de ses lèvres, empêchant ainsi Roman de répondre quoi que ce soit à cela. Il n’en a plus la force. Même lorsque Damon s’éclipse de son champ de vision brouillé pour se mettre à le hisser il lâche un grognement contrarié et tente de lutter. En vain, ses sens sont bousillés, plus rien n’a de sens non plus en réalité. En quelques minutes à peine pourtant, le blond est debout, lové contre la hanche de son jumeau et sa main moulant sa taille. Luttant pour conserver sa tête droite et faire un pas ou deux, il ronchonne dans sa barbe de trois jours. Je t'emmène dans ta chambre. Tu vas prendre un bain et me donner tout ce que tu as sur toi. Tu sais que tu ne peux pas te droguer sous mon toit. Au mot bain, il se demande bien comment il va pouvoir faire vu dans l’état dans lequel il est. « Et pourquoi pas ? » qu’il lâche concernant la drogue. « Tu n’es pas père. Ni mère. Juste… Mon frère. ». Un sourire étire ses traits et il ricane quand ils arrivent à la porte et que la silhouette de Mario se dessine. Le temps d’un instant, il a l’image de ce dernier baignant dans ses tripes et son sang, et ça le fait rire de plus belle sans que le gorille ne sourcille ni ne comprenne. Il a l’habitude. Roman n’est pas un exemple et ne l’a jamais été. Le froid, c’est Damon, pas lui.

Plusieurs fois, en grimpant les escaliers, sa joue est venue se coller à l’épaule de l’autre blond, sans qu’il n’y fasse réellement attention. La fatigue due au contre coup de l’alcool, la drogue et la colère se fait sentir, le poussant à devenir aussi silencieux que Damon un jour parfaitement normal. Corps trouvant le mur, son semblable occupé à lui faire les poches. Il trouve rapidement ce qu’il cherche, les clés surmontés d’un porte clé en forme de dé et de couleur rouge sang aux points noirs. Un détail kitch qui ne l’a jamais quitté. Levant la main pour la passer sur son visage défait, la gourmette émet un cliquetis léger, preuve qu’il ne l’a jamais enlevée, même après toutes ces années. Rapidement rattrapé, Roman finit sa course à l’intérieur, exténué, attends encore sagement assis sur le bord du lit. Un lit dans lequel il n’a pas dormi depuis une éternité aussi grande que celle concernant la gourmette à ses yeux. Il a les traits tirés et bien plus pâle cette fois, après tout ça, et n’a pour ainsi dire plus le courage de hurler, quand bien même il voudrait tout frapper avec violence. La lumière de la salle de bain vient éblouir ses rétines, paupières battant plusieurs fois d’affilées pour ne pas souffrir. Le son significatif de l’eau qui coule à grandes floppées résonne bientôt jusqu’à ses oreilles bourdonnantes, lui qui n’a pas bougé. Si ça te dérange tu peux prendre ta journée de demain. D’ordinaire, il l’aurait envoyé chier, mais cette soirée n’avait strictement rien de commun, et l’anéantissement était trop grand pour contredire alors doucement il opine du chef. Il a besoin de se terrer, ne serait-ce qu’une journée. Bon, j'ai fait couler l'eau… Évite juste de te noyer dedans. Jambes tremblantes, c’est bientôt le haut de son corps qui frissonne sans qu’il ne le contrôle, contre effet de ce melting pot d’émotions, entre autres, il fait peine à voir, n’a pour ainsi dire jamais été dans cet état. Si bien que le jeune homme met un temps beaucoup trop long à répondre ou même réagir, yeux baissés vers le sol. Ce n’est qu’au bout de cinq bonnes minutes qu’il lâche d’un murmure « Reste. ». Il tire lentement sur son haut qu’il laisse tomber au sol quelques secondes plus tard, dévoilant sa peau. « S’il te plait. ». Malgré cela. Malgré la demande, il se lève, prend appui maladroitement sur ses pieds et se raccroche à la chambranle de la porte de la salle de bain de justesse, passant aux côtés de Damon sans le regarder. « Tu te rappelles… de ce jour-là, hein… ? » que ses songes lui font dire alors qu’il pénètre dans la pièce d’eau en direction de la baignoire et tirant sur sa boucle de ceinture qu’il parvient à retirer non sans mal. Lui se souvient de la chaleur, aussi douce que ce début de soirée d’été d’il y a plusieurs années. Le pantalon tombe à ses pieds et il grimpe dans la baignoire comme il le peut, après deux tentatives. Sans attendre, il se laisse glisser lentement jusqu’à ce que la chaleur bienfaitrice l’englobe, puis ne bouge plus, aussi léthargique qu’auparavant assis au bord du lit. Il attend que son frère se rapproche pour tourner lentement la tête et l’observer de ses prunelles luisantes, dilatées et fatiguées. « Reste, Dam. ». Il n’a pas la force d’être seul ici ce soir.        


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Lun 12 Fév - 21:48


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Mar 13 Fév - 3:49


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Sam 17 Fév - 12:58


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Dim 18 Fév - 15:36


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Ven 20 Avr - 13:17


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] [VULGAIRE] the descent into hell is easy † (H13-002)   Dim 3 Juin - 8:56


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