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 [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300

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MessageSujet: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Dim 7 Jan - 22:03



La détresse. Un mot en quelques lettres. Qui n'exprime pourtant pas assez l'émotion réelle qu'un être peut ressentir. Peut-elle se lire sur le visage ? Peut-elle être diagnostiqué ? Peut-elle être comprise ? Le doute qui s'immisce. Combien de temps s'étaient écoulés depuis qu'il était ainsi ? Encore plus renfermé sur lui-même que d'habitude. Se réfugiant dans sa chambre, rassurée de ne pas devoir partager son logement avec quiconque. Visiblement, sa réputation faisait le boulot dans la ruche. Personne qu'il était obligé de voir. Cependant, rester enfermé, et sous les draps, à observer le plafond n'était pas sain. Il en avait parfaitement conscience et ne pouvait pas se permettre de presque totalement disparaître de cet endroit, même si... d'une certaine manière, cela pourrait l'arranger. Il n'aurait plus cette impression d'avoir été abandonné. Laissé derrière. Il lui en voulait. D'avoir fait une telle chose. D'être partie ou d'être mort sans lui, comme s'il n'était pas assez important pour être prévenu. C'était rageant ! Le désir de cogner contre quelque chose. Se sentant stupide d'avoir cédé, d'avoir laissé entrevoir un quelconque attachement. Cet endroit le rendait décidément bien faible. Heureusement qu'il n'avait jamais dit quoi que ce soit, jamais montré quoi que ce soit sur ses sentiments ou autre, il aurait eu beaucoup trop honte pour se regarder dans la glace.
lost stars
Graeco sermone ad Tyrii textrini praepositum celerari speciem perurgebant quam autem non indicabant denique etiam idem ad usque discrimen vitae vexatus nihil fateri conpulsus est.
 La rage se faisait sentir, au point qu'il serrait fortement le crayon entre ses doigts. Il avait juste l'envie de hurler, de casser quelque chose, de laisser exprimer sa colère par les poings. Mais il l'avait déjà fait, un peu trop d'ailleurs dans la salle de sport, faisant en sorte qu'il ait cette impression de s'évanouir dès qu'il pénétrait l'intérieur de son chez lui. Trop d'effort exercé. Il ferma ses paupières. Cherchant à se calmer puis baissa la tête sur le livre qu'il avait entre ses jambes croisés. Se sentant plutôt reposé. Même dans un tel endroit. Étant la toute première fois qu'il s'y trouve. Il était d'ailleurs surpris qu'un tel lieu existe, dommage qu'il n'ait pas la possibilité de sentir le vent sur son visage ou encore de balancer ses jambes dans le vide. Non, il restait regarder le paysage, tout en continuant les lignes de son croquis. Dommage qu'il n'y ait pas de siège ou quelque chose sur lequel s'installer, autre que le sol, il aurait apprécié rester ici bien plus longtemps.

S'allongeant totalement sur le sol, un bras derrière son crâne, le livre sur son visage, les paupières closes. Il semblait ailleurs, ou très bien faire semblant. Comme toujours. N'était-il pas dans un endroit parfait ? Il manquait sans doute les oiseaux qui chantent, pour rendre tout cela encore plus réel. L'emportant dans des souvenirs de sa vie d'avant. Tant que cela n'avait pas de rapport avec le lieu où il se trouvait. Les cicatrices se multipliant sur son corps les jours passant. Il avait malheureusement fallu qu'il soit têtu.  

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Dim 21 Jan - 11:06

Elle a pris la réglementation au pied de la lettre. Profité de son petit déjeuner dans un coin reclus de cette trop grande cafétéria en lisant ce livre qu'elle a trouvé dans l'entrepôt. Un conte fantastique quelconque auquel elle n'as pas réellement accroché, mais qu'elle continue tout de même de lire dès qu'elle a un moment de libre. Ce qu'elle a bien trop. Simplement pour ne pas faire face à l'échec. Pas devant un vulgaire morceau de papier dégoulinant de paroles vides de sens. La chose passe le temps comme toute autre et c'est bien le seul mérite qu'on peut lui donner. Il n'en reste pas moins qu'elle sent le réel davantage l'appeler en ce qui concerne les livres. Quelque chose à quoi il est plus aisé de s'identifier. Quelque chose qui la fera réfléchir bien plus que se pâmer devant un univers fantastique dans lequel elle ne pourra de toute façon jamais évoluer. Il lui semble bien évidemment important d'avoir des rêves et des aspirations. De pouvoir se perdre dans les songes les plus farfelus pour échapper à ne serait-ce qu'une bribe de notre existence lorsque cela est nécessaire, mais chez les autres. Ces histoires ridicules et inévitablement ponctuées d'une romance à l'eau de rose ne sont assurément pas pour elle. Elle préfère faire face à sa vie et ce qu'elle doit rencontrer comme obstacle. Garder les deux pieds sur terre plutôt que tenter d'échapper à la réalité ou quoique ce soit d'autre. Parce qu'elle ferme les yeux et pense à se château enchanté ne changera rien à ce qu'elle trouvera une fois ses yeux ouverts de nouveau. La blancheur de cette endroit et tout ce qui peu s'y dérouler. Les rencontres désagréables ou les âmes désespérément en quête de quelque chose à quoi se raccrocher. Quelque chose sur quoi elle ne veut pas lever le nez ou fermer les yeux en prétextant qu'il n'y a rien faire dans un cas comme dans l'autre pour aider. Aider. C'est ce qu'elle a envie de faire lorsqu'elle croise une âme noircit de ses tourments qu'elle ne sait pas gérer ou comment affronter. Malgré son apparence au mieux soignée qu'elle a pu le faire. Son jean serré et son chemisier rouge sang laissant faiblement transparaître son soutien-gorge au travers. Ses cheveux tirés vers l'arrière et noués en une longue couette. Malgré cette aura qu'elle peut dégager rien ne semble plus lui importer que les autres.

Sans doute est-ce pour cela qu'elle a si vite fait abstraction de ses émotions et sa peur. Cette même raison la poussant à chercher la tranquillité à chaque début de journée pour méditer dans le silence ne serait-ce que quelques minutes. Chose qu'elle entreprit d'ailleurs de réaliser une fois son repas terminé. Appliquant le seul détail que ce règlement sur la nourriture ne tend pas à spécifier. Les breuvages. C'est donc en gardant au creux de ses mains son café encore légèrement fumant qu'elle s'est dirigé vers la véranda. Ce seul havre de paix qu'elle a pu trouver dans le chaos de l'endroit malgré le spectacle qui y est dévoilé. Malgré ce nouveau questionnement sans réponse qui a pu se matérialiser dans son esprit. La neige. Un nouveau chaos à explorer dans son apparent calme. Ce qu'elle fait presque tous les jours. Elle laisse ses pas la porter et sortir de l'ascenseur qu'elle a emprunté. Se figeant un bref instant en voyant l'homme qui y est couché avant de reprendre son cheminement pour aller se poster devant la vitre. Sans un mot. Sans le déranger dans sa sieste ou peu importe ce qu'il fait. Buvant simplement lentement son café en inspirant profondément. Voilà ce qui lui semble familier plus que toute chose ici. Ça. Cet instant à fixer l'horizon dans ce silence qu'elle trouve plus apaisant qu'oppressant. Du moins jusqu'à ce que l'inconnu en vienne à remarquer sa présence. Elle avisera à ce moment-là en fonction de sa réaction.

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Lun 22 Jan - 18:08

Confession en flocon de neige


Il n'était jamais facile de trouver un endroit sans chaos, sans brouhaha, sans silhouettes que l'on pouvait voir du coin de l’œil. Sans rien d'autre que soi-même. Les pièces communes étaient tellement occupés que ça en était étouffant. Qu'il soit question de la salle de jeu où il passait en coup de vent désormais, pour piquer quelques outils et s'enfermer dans son appartement, refusant d'y rester trop longtemps. Certains souvenirs avaient tendance à planer dans l'air, comme des spectres, cherchant à l'enfermer dans une folie qu'il serait le seul à vivre. Fuir. En attendant que tout cela passe, avec une compagnie particulièrement intéressante. Un chiot. Il n'aurait jamais cru qu'il était possible d'avoir des animaux dans un tel endroit, une belle surprise en soi. Si belle qu'il pouvait presque, se considérer comme étant – jamais seul. Un grognement lui échappa tandis qu'il laissait s'étirait les muscles du corps tout en baillant sans aucune discrétion. Est-ce parce qu'il se pensait seul ? Ou juste une preuve qu'il n'en avait que faire ? Peut-être un peu des deux. Se retournant, il se retrouva sur le ventre, une main soutenant sa tête, les paupières mi-closes, encore à moitié endormie. Loin d'être décidé à rejoindre les éveillés de ce pseudo-monde. Il prit plusieurs minutes avant de remarquer la silhouette qu'il arrivait à apercevoir. Incapacité de donner d'autres indications autre que le fait qu'elle était bel et bien humaine. L'envie de retourner dans des songes. Alors qu'il était loin de son lit, de son appartement. Fermant les yeux un moment, s'offrant du courage pour se lever et pourquoi pas rejoindre un lieu convenable pour dormir. 

« Merde... Pas elle. » Se fût les mots qu'il prononça tout en baissant la tête, semblant se retourner de plonger son visage dans le creux que ses bras formaient. Visiblement, il ne pouvait pas échapper à quelques personnes. Mais en voilà une qui était... La pire ? Non pas vraiment. Le pire. Il ne l'avait plus croisé depuis des mois – et heureusement ! Il doutait fortement d'en ressortir intacte. Mais tout cela ne devait pas entrer en ligne de compte. Ou juste un peu. Et puis merde. Pourquoi avait-il fallu qu'elle soit là ?! Cela aurait été tellement facile de faire comme si de rien n'était, comme s'il y avait pas une personne qui le connaissait assez bien pour ne pas se faire constamment avoir. Comment pourrait-il manipuler une personne qui savait comment détecter les manipulations ? Pourtant, il avait essayé tellement de technique. Les premiers jours. Il ne prononçait pas un mot. Restait allongé sur l'espèce de siège pendant tout l'heure, loin de se sentir coupable. S'il venait, c'était simplement par obligation et pas parce qu'il en avait envie. Puis la seconde technique était de lui raconter que des bobards, ça avait été divertissant... Juste quelque temps, très vite, elle avait compris la supercherie. Puis la dernière technique... Qui n'en était pas réellement une. Il s'était... Ouvert ? Non. Sa carapace s'était juste un peu ébréché. Faut dire qu'un rendez-vous juste après une énième dispute avec son compagnon n'était pas une bonne idée... Pas pour lui en tout cas. Qu'une personne soit capable de lire en lui était désagréable. Très désagréable. Parce qu'ainsi, elle pouvait en profiter... Si l'envie le lui prenait. Toujours douter des êtres humains. Loin d'être des anges. 

Finalement, il s'assit en tailleur. De nouveau, observant cette femme qu'il avait eu l'habitude de voir une fois par semaine pendant des mois. « Oh.. Tu ne te souviens pas de moi. » Bonne nouvelle ? Peu certain.

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Mer 14 Fév - 18:07

L'odeur du café lui chatouille agréablement les narines de son effluve égayante. Stimulant son corps éprit d'une fatigue lui semblant presque perpétuellement présente tant cet environnement l'ennui. Elle prend assurément le temps de faire quelques passages intéressants à la piscine ou la salle de sport. Rien néanmoins qui ne suffisent à réellement motiver sa mâchoire s'acharnant à retenir un nouveau bâillement alors qu'elle entendit l'inconnu derrière-elle émettre ce bruit si caractéristique. Ce léger grondement suggérant les muscles s'étirant pour chasser le sommeil ou mieux se l'approprier. Ce qui ne manqua pas de faire sourire la jeune femme qui porta de nouveau la tasse à ses lèvres. Fermant légèrement les yeux au passage pour déguster l'infecte de ce café de moindre qualité qui n'en était pas pour autant imbuvable. Elle se sentait tout simplement habituée à bien mieux que cette eau de vaisselle aromatisée sans pouvoir confirmer être une adepte connaisseuse en la matière. Pas encore du moins. Pas sans être habitée de rien de plus que des présomptions face à son attitude personnelle et ses pensées. Ce qui ne suffisait en rien à aider le surprenant de la situation lui mordant les tympans comme une douce mélodie mystérieuse. Pas elle? Tient donc. Voilà qui est réellement intéressant, mais bien qu'intéressant qui ne suffit pas à la faire se retourner. Elle n'en trouvait pas l'intérêt. Préférant jauger l'homme à son attitude et ses propos qu'à ce que sa personne pouvait dégager pour commencer ce petit jeu d'analyse auquel elle appréciait tant se prêter. Elle se complaisait sans doute trop dans l'art d'analyser les autres. Tant leurs paroles que ce que leurs gestes pouvaient refléter. Il était réellement fascinant de constater à quel point de si petits détails suffisaient à tant parler. Comme par exemple les trois petits mots qu'elle a entendu. Les premiers. Énoncés d'un découragement profond voir même un ennui notable. Alors même que cette voix ne lui disait rien du tout. Pas l'ombre d'une lueur de souvenir à l'horizon que ce soit d'ici ou d'ailleurs. Ce qui est bien malheureux il faut l'avouer si le sous-entendus est bien interprété.

Elle continua donc de siroter son café en fixant l'horizon. Attendant silencieusement que se complète la surprise l'aillant ainsi assaillit. Ne pouvant croire que le discours resterait en suspend dans sa stase planante laissant assurément place à plus d'explications qui ne vinrent pas vraiment. Elle n'eut qu'en guise de seul compléments aux premiers mots le fruit d'une évidence qu'elle avait déjà remarqué. Quelque chose l'ennuyant ou le rassurant dans ce fait par contre elle ne peut le dire. Songeuse sur la méthodologie à employer avec lui. Tant d'options se présentaient à son esprit qu'elle ne savait réellement laquelle employer. Se disant qu'elle n'avait qu'à tenter et voir ce qui en découlerait quitter à changer son fusil d'épaule en cours de conversation si elle parvenait à ne pas drastiquement l'écourter. Après tout l'inconnu ne voulait pas forcément parler parce qu'il avait senti le besoin d'énoncer sa constatation du moment. Une personne semblant familière sans même avoir poser le regard sur lui. Une familiarité qui doit se transmettre en une connaissance plus poussée ou importante voir même sur plus long terme qu'en cet endroit. Même si elle a croisé plusieurs individus dont elle arrive sommairement à se rappeler.

C'est d'un presque silence qu'elle décida de meubler sa stratégie. « Me souvenir de toi? » Comblant le léger silence d'un interrogation le poussant à parler plutôt qu'à elle argumenter sur un sujet dont elle ne sait rien. Se replongeant ensuite dans ce silence religieux tout juste ponctué de ses lèvres aspirant le liquide tiède qu'elle ne sait réellement totalement apprécier. Le regard toujours plongé sur le blanc de l'horizon où elle espère chaque jour voir quelques chose se matérialiser. Un signe quelconque. Une réponse dans le néant. Une solution à tout ceci livrée sur un plateau d'argent. Il faut bien rêver oui, mais pas de chevalier et de dragons. Plutôt de réponses et de vérités.

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Ven 2 Mar - 23:48

Confession en flocon de neige


Un large sourire prit place sur le visage du syrien. Malgré lui excité par cette idée. Celle d'avoir un avantage certain sur celle qui le connaissait sans doute un peu trop bien. Et cela malgré les années qui s'étaient écoulées depuis sa fuite de l'Italie. Il n'avait pas vraiment changé. Ça, il ne pouvait pas le nier, toujours le même garnement qui se plaisait à rendre la vie des autres difficiles, permettant ainsi de rendre la sienne plus drôle, son petit plaisir passant encore et toujours avant celui des autres. Pourrit gâté, il avait gardé cette attitude, et cela, malgré le fait qu'il ne vivait pas avec papa et maman dans la richesse... Ou plutôt, même en étant dans cet endroit. Il savait au fond de lui qu'il était toujours la même personne, juste... Il cherchait sans doute un tout petit peu moins les ennuies. Finir en prison était loin d'être un de ses désirs. Une fois avait été bien suffisante. Enfin... Une fois. Il pouvait presque considérer qu'un événement particulièrement douloureux pouvait aussi être associé à une visite en prison. Et rien que d'y penser, il laissa son regard se baisser sur ses jambes, étant désormais assis en tailleurs. Une position qu'il avait l'habitude de prendre dans son bureau. Lorsqu'il n'avait pas une jambe sur le siège et l'autre sur l'accoudoir. N'arrivant jamais à s’assoit normalement, comme tout le monde. Et même ainsi, il ne tarda pas, à laisser une jambe se lever, de sorte à poser sa joue contre son genou, son bras autour de cette jambe, pour la garder contre lui. Son regard de nouveau posé sur cette femme. Qu'il ne cessait de scruter. Peu certain de ses dires. Est-ce qu'elle faisait semblant ? C'était aussi une possibilité. C'était même surprenant qu'il ne l'ait pas oublié après autant d'années. Mais n'était-ce pas parce qu'elle était affiliée à une période de sa vie particulière ? Celle du premier petit-ami. Du premier amour. De la première destruction ? Des premières vraies crises qu'il avait effectuées. Face au manque. Que son organisme n'arrivait pas à supporter, malgré qu'il essayait. Si fort. Un regard. Perdu. Dans le vague. Il ne pipa mot durant cet instant, ayant disparu. Dans son passé. Qu'il soit question de la chaleur qu'il avait tant l'habitude de trouver lorsqu'il franchissait le seuil de son bureau, de la sensation du fauteuil contre son corps. De son regard attentif posé sur sa personne, attendant qu'il prenne la parole, avec patience. Habitué à ce qu'il prenne du temps, et même que parfois il ne dise rien. « Est-ce que vous vous sentez capable de faire une séance ? » Demanda-t-il finalement, sa tête penchée, son genou enfoncé dans sa joue, le regard, désormais enfantin, presque fragile posé sur elle.

Il en avait envie. Besoin. De s'exprimer. D'extérioriser la rage qu'il ressentait en son être. Et peut-être même contre elle. La considérant comme responsable. Parce que c'était elle qui lui avait conseillé de le quitter, de fuir, elle qui l'avait encouragé à appeler sa sœur, à ce qu'elle vienne le chercher. Stupide. De vouloir remettre la faute sur quelqu'un après autant d'années. Mais pouvait-il faire autre chose ? Alors qu'il était désormais, brisé de l'intérieur. Bonheur éphémère sans cesse arraché. À chaque fois, un cercle vicieux. En tout cas, il ne la quittait pas des yeux. Pour la mettre mal à l'aise ? La force silencieusement ? La supplier à l'aide de son regard ? Non. Il ne pouvait tout de même pas faire une telle chose. Et rien que d'y penser, un frisson d'horreur le parcourut. Elle adorait cela, savoir la vie des autres, n'était-ce pas pour cette raison qu'elle faisait ce boulot, pour connaître chaque petit secret de ses patients ? Alors pourquoi est-ce qu'il se sentait assez confiant pour s'exprimer... Et réellement le faire ? Sans doute parce qu'il savait aussi que le secret médical devait l'empêcher de parler. Rester plus qu'à espérer que cela durait même ici. Entre ses murs blanchâtres.

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Dim 18 Mar - 18:19

Le terme séance sonna à son esprit comme un élément d'une familiarité désarmante. Une chose poignante de sentiments qu'elle refoula pour se concentrer sur la signification du propos du jeune homme. Celui-là même semblant en connaître bien davantage qu'elle-même sur son passé. Ce simple terme et ce qu'il engendra dans son corps en étant la preuve indéniable. Séance. Comme une douce mélodie de son passé qui effleurait son esprit désormais tourmenté de nouveaux questionnements. De bribes d'éléments tâchant de s'y frayer passage dans le nouveau silence qu'elle laissa planer un moment le temps de se faire une tête sur la chose. D'apprécier la sonorité de ses paroles. La formulation de cette phrase et le ton sur lequel il l'avait prononcé. La nécessité prenante de lui indiquer qu'elle était-là pour l'écouter. Comme une seconde nature qu'elle sentait s'agripper à sa peau. Ce besoin d'écouter. Cette obligation d'aider lorsque la demande était formulée. Même si simplement qu'en cet instant. Comme s'il s'agissait de sa raison d'être. De son travail. Son travail... Elle fixa l'horizon en laissant un léger sourire orner brièvement ses lèvres à cette pensée. Ça ne pouvait être autre chose. Cette façon qu'elle avait de chercher à connaître la nature des gens. Cette façon d'analyser à l'excès sont environnement, mais encore davantage ses occupants. Le besoin de ce jeune homme d'avoir recourt à une séance après avoir laissé sous-entendre une connaissance de sa personne. Une familiarité dans la révélation à laquelle elle a envie de si désespérément s'accrocher ne serait-ce que pour s'approprier une bribe de son passé. Jusqu'à ce que le mot précis s'impose tout naturellement à son esprit. Psychologue. Voilà donc ce qu'elle était. Du moins ce qu'elle supposait plus qu'affirmait avec une ultime conviction être. Chose qui ne l'avançait tout de même pas sur un point bien particulier. Le passé de ce jeune homme ayant visiblement besoin d'aide ou du moins d'une oreille attentive pour l'écouter. Un passé qu'elle connaît sans doute. Quelque part perdu au fond de son esprit embrumé de l'amnésie qu'elle arrivera peut-être à raviver au fil de propos. Tout comme en cet instant. Les mots et détails lui semblant plus familiers que les visages à proprement parlé.

Visage du jeune homme qu'elle prit d'ailleurs le temps d'observer cette fois. Se retournant pour lui faire face suite à ses propos. Souriant doucement de le voir ainsi assis au sol à attendre une réponse de sa part. « Bien sûr. » C'est ce qui fût l'essentiel de sa réponse. Le reste devrait venir de lui. D'abord parce qu'elle ne ressentait pas une urgence incontrôlable de le questionner sur ce qu'il sait à propos d'elle exactement. Ensuite parce qu'il semble bien davantage en mal qu'elle à l'instant présent. Il avait besoin de parler. Elle serait-là pour l'écouter. Sans le juger. Sans chercher à creuser. Ce n'est pas ce qu'elle voulait faire. Ce n'est pas ce que d'instinct elle était tenté de réaliser. Elle se déplaça donc à pas lents dans sa direction. Tasse de café toujours en main jusqu'à ce qu'elle se trouve à environ deux mètres de distance du jeune inconnu. Posant la dite tasse au sol entre eux avant de s'asseoir en tailleur face à lui. Puis elle attendit. En silence. Observant son visage du sien vide d'émotions. Son regard peut-être légèrement encourageant pour l'inciter à parler sans le forcer. Fixant les yeux de son vis à vis pour y chercher une quelconque forme d'émotion plus précise. De la rage. Une souffrance palpable. Une haine quelconque. Peu importe ce qu'il voudrait bien la laisser présumer de son attitude à son égard. Ne pressentant pas qu'il se jouait d'elle d'une quelconque façon. Après tout il lui semblait logique qu'une vérité bien enfouie aux tréfonds de son esprit en vienne à resurgir si aisément lorsque confronté à cette dernière. Il lui semblait logique que cette pratique lui revienne en mémoire si facilement si elle l'avait réalisée une partie de sa vie. Si jeune puisse-t-elle sembler être. Ce n'est tout de même pas ce qui importait. Dans son attitude parfois pincée et ses manières un peu trop calculée elle le sentait. Elle voulait aider. Elle voulait faire passer les autres avant elle. N'était-ce pas la raison même pour laquelle la panique c'était si rapidement calmée?

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Lun 2 Avr - 15:01

Confession en flocon de neige


Le commencement. Un mot si simple. Mais qui n'avait pas de réel sens. Duquel ? De sa vie ? De son réveil ? De son premier vol ? De sa première cuite ? De son premier rail ? De sa première fugue ? De sa première aventure ? De certains passages dont il ne connaissait aucunement les actes ? Les mots. Cette arme qu'il aimait tant utiliser. Mais qui lui permettait aussi de s'exprimer. Lesquels choisir. Pour rendre tout cela moins personnel. La barrière toujours présente. Malgré lui. Ne peut s'en empêcher. Même si c'était vain. Ridicule Parce qu'il ne pouvait pas prétendre n'être qu'un spectateur des sons qui échapperaient de ses lèvres. Pour former ces mots. Si révélateur. Des indications. Où creuser pour frapper au bon endroit. Le rendre inerte. Un refus. Violent. Le regard dans le vague. Ne la quitte pas des yeux. Souhaite se débarrasser des émotions. Pour qu'elle ne soit pas visible sur son visage. Ni même dans ses iris. Ces dernières ayant tendance à toujours trahir l'être humain. Il le sait parfaitement. Cela serait tellement simple. S'il arrivait à les rendre de glace. Comme il l'a tant vu. Dans une paire si semblable aux siennes.Et rien que d'y penser. Ses dents se serrent. Les unes contre les autres. Colère qui pointe le bout de son nez. Baisse les yeux. Sur la tasse. Élément qui se retrouve entre eux. Cherche à se calmer. Inspire. Expire. Pas le moment de s'énerver. Cherche à se calmer. Semble y arriver. Dans le silence. Les flocons continuaient à s'écouler. Offrir ce paysage qu'il pensait ne jamais avoir la possibilité de voir. 

Lève de nouveau la tête. Pour pouvoir reprendre cet échange visuel. Se replonge dans le bain. Avant que ses lèvres s’entrouvrent. Et qu'il prononce une parole. « L'obsession est généralement perçue comme étant une mauvaise chose aux yeux de la plupart des êtres humains. » Un mot qui fait peur. Qui inquiète. Qui ne peut pas être expliqué sans qu'on ne l'ait réellement vécu. Qu'on n'y a été imprégné. Il a fait exprès. De commencer ainsi. Sans doute parce qu'il ne connaît rien d'autre. Cette forme. Si puissante. Sa meilleure amie. Si fidèle. Qu'il ne fait que remplacer. À chaque fois. L'art ayant désormais pris la place. Mais pour combien de temps ? « Elle ne disparaît jamais réellement n'est-ce pas ? » Pose la question en penchant la tête d'un côté. Comme s'il cherchait à l'intimider, à lui faire peur, à l'inquiéter de la santé mentale qu'il possède. Alors qu'elle connaît cette facette de sa personnalité, elle a dû y faire face. Tant de fois, sans qu'il n'ait la possibilité de l'empêcher. Trouble. Malgré lui curieux. Comment est-ce qu'elle pourrait réagir sans avoir le dossier entre les mains ? La plus probable des possibilités est qu'elle prendrait ses jambes à son cou. N'a jamais pu réellement déterminer quel type de personne elle est, malgré les nombreuses premières heures. Où il restait silencieux, se contentant de la regarder, prenant tout son temps. Comme pour la jauger. Savoir si elle méritait réellement de savoir qui il était. Il se souvient. Si bien. Qu'il peut presque se revoir. Frotter ses bras. Sous le manque. Si intense. Parce qu'il n'a pas trouvé. Son obsession chez lui. Chez eux. Encore une fois. Il se moque presque de son apparence. Déplorable. Les cheveux en bataille, le t-shirt et le jean délavé, la paire de basket. Bien loin du gosse de bonne famille.

« N'est que remplacé par une autre. » Chuchote presque. Comme si c'était un secret. Se perd dans les siennes. Celles dont il se souvient. Dont il a aimé s'imprégner. Encore et encore. Toujours plus. Quitte à en mourir. Ne connais pas la limite. Ne cesse pas de la franchir. Le feu. Si attirant. Dangereux. Et pourtant. Si beau. De nouveau le silence. Qui les enveloppe. Loin d'être inhabituel entre eux. Une énième séance. Après plusieurs années. Et pourtant, comme si le temps ne s'était pas écoulé. Le patient avait-il réellement évolué ? Le problème. Les problèmes. N'avaient-ils pas étés juste survolés ? Lui. Ayant pris la fuite. Avant qu'il ne soit trop tard. « Personne ne peut vivre sans elle... » Même diverse. À ses yeux. Chaque être de ce monde en avait une. À différents degrés. Les siennes atteignant la plus grande échelle. Il ne cherchait même pas à le nier. Pourquoi ? Parce qu'il aimait cela. S'y perdre. Y laisser des brides de son âme.  

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Dim 15 Avr - 21:32

Elle écoute patiemment. Analyse son attitude. Les si brèves émotions parsemant son visage qu'il semble fermer tout autant que sa personne. Bien qu'elle dénote un mouvement léger au niveau de sa bouche. Presque imperceptible serrement des dents signe d'une détresse quelconque. Sans doute ne l'aurait-elle pas remarqué si elle avait été plus distraite par l'environnement ou la situation, mais ce n'était pas le cas. Elle était concentrée sur son attitude qu'elle cherchait à percer. Cette barrière qu'il semblait avoir érigé bien qu'il ait mentionné avoir besoin d'une séance. Quelque part au fond de lui il avait besoin de parler. Quelque part au fond de lui il se souvenait l'avoir fait avec elle et elle déplorait réellement ne pas se souvenir à quel point. Ne pas savoir si elle avait réussit d'une façon ou une autre à planter ses griffes dans la chaire si tendre de cet être à l'apparence négligée. Par pour le contrôler, mais plutôt pour arriver à lui faire ressentir une quelconque forme d'émotion que le jeune homme semblait aspirer cloîtrer dans les tréfonds de son être. Une carcasse qu'elle sentait bouleversée de divers maux qu'elle espérait l'entendre développer. Non pas pour combler une quelconque forme de curiosité, car là ne reposait pas le besoin d'aider qu'elle sentait lui vriller les veines. Pour qu'il se sente mieux. Mieux d'avoir énoncé à quelqu'un ce qui peut torturer ainsi son esprit et son âme au point de le pousser à se refermer à ce point. D'autant plus si elle n'était pas strictement une inconnue pour lui et ce même sans savoir le niveau de complicité qu'ils ont pu ou non atteindre à un moment ou un autre. Cette formulation employée. Cette demande en elle-même d'extérioriser un démon qu'il aspire laisser s'échapper tout autant qu'il semble hésiter à mentionner. Le mal est bien là à lui gruger la moelle à un point qu'elle ne peut pas même imaginer. Pas sans savoir ce qui a pu lui causer du tord par le passé au point où elle a dû avoir des séances en sa compagnie. Encore davantage sans connaître les détails précis de son domaine d'emploi et le lieu où elle exerçait. Il lui manque trop d'éléments pour prendre une quelconque forme de liberté face à la situation.

D'autant plus face aux propos qu'il en vient finalement à prononcer. L’obsession. Une théorie qu'elle espère le voir élaborer tout en tendant les mains pour prendre la tasse trônant dans cet espace neutre se trouvant entre eux. En prenant une légère gorgée avant de la replacer tout en écoutant chaque syllabe s'échappant de ses lèvres comme on se pend aux paroles d'un prophète qu'on espère ne pas oublier. Avec une concentration exacerbée pour tenter d'y déceler la faille. Ce qu'elle peine à situer sans plus de détails sur la situation que cette définition rejoins peut-être d'une façon ou une autre. Peut-être est-ce aussi un simple piège pour voir comment elle réagira de cet amalgame de propos. Cette vision du monde extrapolé à tous les êtres humains. Elle se contenta d'un fin sourire suite à son questionnement à savoir si un jour elle en vient à disparaître. Cette obsession. Remplacée par une autre comme une boucle sans fin et monstrueuse prenant à la gorge comme une masse tentant de nous étrangler. Coinçant devant le fait accompli lorsqu'il est déjà trop tard. Si tentatrice et pourtant si dangereuse. Si facile de flancher et si difficile de s'en détacher. Parce qu'il est si aisé de désespérément s'y accrocher. De ne pouvoir vivre sans elle selon l'avis de ce jeune patient qu'elle a laissé parler encore une fois dans le plus religieux des silences avant de finalement oser prononcer quelques mots. Pour le faire réfléchir à cette théorie et cette pensée en y voyant une facette qu'il n'avait peut-être pas envisagé. Puisqu'il est bien plus simple de voir la chose comme problématique.

« L'obsession est comme la dépendance. Il est facile de tomber dans le piège et se laisser berner par ses belles paroles et promesses. Il est facile de la blâmer pour tant de maux pourrissant notre existence, mais avec l'aide adéquate il est toujours possible de la contrôler. Sans forcément l'enrayer parce que parfois elle est nécessaire pour une raison ou une autre propre à chacun et chaque cheminement de vie, mais suffisamment pour ne plus en sentir la pression désagréable sur chaque sphère de nos existences. Juste assez pour sentir l'adrénaline en nos veines et ce sentiment de béatitude nous envelopper comme une couverture confortable et rassurante. Puis que c'est ce que nous recherchons en l'obsession. Une raison de nous évader et nous sentir vivant. Accrochés à quelque chose. » Elle croise les doigts contre son genoux toujours sans le quitter du regard. Continuant de scruter son visage et son attitude alors qu'elle parle pour voir si elle engendrera une quelconque forme de réaction. « Il est possible de vivre sans elle, mais peut-être est-ce là la définition même de la folie. Cette absence de quoi que ce soit à quoi se raccrocher pour se sentir vivant. »

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Sam 12 Mai - 16:16

Confession en flocon de neige


L'ambiance est sereine. Peut-être même beaucoup trop. Étrange dans un tel endroit. Où tant de mystère demeure. Où des habitants essayent de vivre les uns avec les autres. Suivre les règles. Pour ne pas faire face aux conséquences après les avoir enfreintes. Où des rumeurs de disparitions ne cessent d'arriver aux oreilles de chacun. Où des fantômes sillonnent les couloirs. Les souvenirs. Qui s'échappe. Refuse d'être éprise. Deux êtres semblent s'être retrouvés pour rester simplement assit. Au sol. Face à face. S'observant. Se jaugeant. S'apprivoisant tel deux animaux qui ont une impression de reconnaissance. Un combat d'esprit ? Faisant attention à chaque détail. Que l'autre peut laisser entrapercevoir. Des moments qu'il n'a plus connus. Depuis qu'il s'est échappé. Des chaînes d'une passion. Dévorante. Puissante. Étouffante. Mais si délicieuse. Il y pense. Comment peut-il y faire autrement en sachant que la seconde victime de cette relation est présente. Entre ces murs. À croire que l'un ne peut mourir sans emporter l'autre. Rien que d'y penser. Il a un sourire. Les lèvres qui s'étirent légèrement. Amer. Peut-être est-ce vrai. Si bien qu'il baisse la tête. Cherche à cacher cette pensée. Intime qui vient de le traverser. La haine. Un sentiment dont il est habitué. Une bonne amie. Dans laquelle il aime se plonger. Il la connaît si bien. S'y retrouve. Si facilement. Mais peut-être est-ce le moment. De la laisser derrière lui. De ne plus l’assimiler à une image. À un visage en particulier. Tourner la page. Après tant d'années. Ne l'a-t-elle pas aidé à grandir? Même si elle n'a pas été d'une grande aide face aux épreuves qui ont suivit. Il n'y peut rien. Il aime jouer avec le feu. Depuis qu'il sait ce que c'est que l'excitation. Si grisante. Un besoin. Si fort. Si intense.

Et il l'écoute. Avec attention. Chaque mot. Ne peut s'empêcher de repenser. Aux paroles d'autrefois. Et il a presque envie de sourire. Un vrai sourire. Qui laisse voir ses dents. Parce qu'il retrouve exactement les mêmes sensations. Celles de vouloir la contredire, de vouloir débattre. Comme s'il fallait que l'un ou l'autre ait raison. L'obsession. Qu'est-ce qu'il la connaît. Il y est. Jusqu'au cou. Sait que jamais il ne pourrait faire autrement. Elle fait partie de lui. Comme cette dépendance qu'elle exprime. Beaucoup trop exquis pour qu'il s'en débarrasse. Il ne le veut pas. Jamais. La dépendance est sienne. Comme elle est lui. Ils ne forment plus qu'un. « L'obsession pour une personne compte ? » Une question. Une évidence. Il n'est même pas certain. Il fait exprès. Ou pas. Si habitué. Parce qu'au fond. Il était le principal sujet. Autre que l'autre. Ce dernier sujet, cette obsession néfaste qu'il a remplacée par une autre. Qui lui permet aujourd'hui d'avoir les doigts peinturés. Comme le cœur qui s'emballe. En s'exprimant. Autrement qu'en hurlant. À la mort. 

La folie ? Est-ce qu'il peut se considérer comme fou depuis son départ ? Non. Il l'a toujours été. Osant faire ce qu'il désirait. Quand il le désirait. Quitte à finir avec des doigts qui marquent la peau de son cou en guise de récompense. Même ce dernier geste. Était plaisant. Bien trop habitué. Si bien qu'il se remémore, la scène. Large sourire. Parce qu'au final, c'était ce qu'il désirait. L'attention sur sa personne. Même si c'était la haine. La si bonne vieille haine. « … Ouais, elle compte.... » Il a trouvé de lui-même la réponse. Dépendant ? Non. Il ne l'est plus. Sinon, il ne serait pas partie. Sinon il aurait pu claquer la porte de ce cabinet en refusant net de suivre le conseil. Encore et encore murmuré. Pour son bien. Certain à cette époque qu'il n'y avait rien d'autre de bien que ses mains sur sa peau. Dans des gestes délicats. Loin d'être violent. À quel moment ont-ils basculés ? Une question qu'il ne se pose qu'aujourd'hui. Si bien que ça lui est étrange. Pourquoi maintenant ? « Se détacher de toutes les reliques de l'obsession est une bonne avancée. » Première évidence. Énumérée à voix haute. Même si à l'instant où il l'a fait. C'était plus pour lui faire du mal qu'autre chose. Frapper un dernier coup. Par un geste. Malgré les souvenirs qui n'étaient pas encore là. Juste des impressions. Cette façon de l'embrasser. Qu'il connaissait bien. Qu'il n'avait pas oublié malgré les années. À presque envie de rire de dépit. Tant c'est ridicule. Comment peut-il se permettre une telle aberration. À croire qu'il ne peut s'arrêter. Dès qu'il le voit. De lui faire mal. De se venger. Mais n'ait-il pas en train de guérir ? Puisque désormais, il est si facile de continuer à circuler. À marcher. Regarder droit devant lui. En ignorant. 

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Confession en flocon de neige ft 300   Ven 1 Juin - 10:33

Le silence est un allié de taille à ne pas négliger. Il est synonyme de paix et tranquillité pour certains. Porteur d'une pression démesurée sur la patience et le malaise pour d'autres. Dans tous les cas il sait faire ressortir l'état d'esprit en chaque être. Tout comme la solitude. On dit qu'il n'y a rien de tel que la solitude pour se ressourcer. Réfléchir et analyser sa personne à l'abri des regards indiscrets. Qu'une personne en harmonie avec elle-même saura apprécier chaque instant de solitude comme un cadeau. Un trésor à férocement protéger et apprécier. Pour les autres il sera plutôt le pire cauchemar. Un poison glissant dans les méandres de l'esprit pour faire ressortir le moindre détail pourrissant leur être jusqu'à la moelle. Elle n'arrivera qu'à les enfoncer un peu plus amplement dans les tréfonds de cette ignominie cette solitude. Qu'en est-il donc du fascinant sujet se trouvant devant elle? Volontairement isolé de tous dans cet endroit d'un calme appréciable et pourtant poussé à la réflexion par le silence à en juger par ses traits se déformant de nouveau. Un fin sourire. Un sourire en rien joyeux ou du moins elle ne l'imagine pas heureux. Le sourire d'un homme ayant posé le doigt sur cette obsession plus tôt mentionnée et s'accrochant à des souvenirs passés. Cherchant à comprendre de quoi il retourne. En quoi cette obsession a pu être bénéfique d'une quelconque façon. Peut-être cherche-t-il comment s'en sevrer. Peut-être cherche-t-il au contraire comment y céder bien davantage. La définition même de l'obsession et ce qu'elle apporte est après tout propre à chacun. Chaque personne décidant d'une façon ou une autre de son destin. De ses choix et ses actions. Décidant si oui ou non il vaut la peine de détruire son âme au profit d'une dépendance. Si la misère vaut la peine d'être vécue malgré les conséquences qui seront engendrées.

Bien sûr la dépendance n'est pas toujours chose aisée à maîtriser. Parfois elle est chimique. Parfois elle est dévorante. Parfois elle est émotionnelle, mais dans tous les cas elle a eu un début. Elle a suivit un choix réalisé qui n'était pas forcément très précis sur les conséquences à venir. De nos jours tous savent que la cigarette, drogue et alcool peuvent empoisonner l'organisme d'une dépendance. Il n'en est pas de même pour les rencontres. Les gens changent. Les gens s'ouvrent peu à peu à chaque nouvelle minute qu'ils passent en notre compagnie. Dévoilant qui ils sont réellement lorsqu'ils se sentent finalement en sécurité Lorsqu'il atteignent le stade où ils croient que peu importe leur comportement l'autre n'en viendra pas à les quitter puisqu'il l'apprécie comme il est. Même si cette personne n'est plus la même du jour au lendemain. L'être humain est ainsi fait. Leader dans sa sécurité là où il était craintif les premiers temps. Plus délicat et attentionné lorsqu'il tente de gagner la confiance de sa proie. Puis il tend le piège et il est trop tard pour ne pas y rester coincer. Et dans le cas de ce jeune homme sur le visage duquel se dessinent maintes émotions c'est ce qui semble être le cas. C'est ce qu'une personne semble avoir fait. Engendrer un comportement obsessif dont il n'était pas d'emblée certain avant de trouver une réponse à son propre questionnement.

« Il y a de bonnes et de mauvaises obsessions tout comme il y a une façon délicate et une façon plus abrupte de s'en détacher. Tout dépend des circonstances et du type d'obsession. Dans le cas d'une personne oui parfois il vaut mieux simplement s'en détacher si la relation n'est bénéfique pour personne ou pour une seule des personne en cause. Se détacher de tout ce qui a pu appartenir à la relation, les reliques, les biens et la personne en cause. Ne pas conserver d'éléments pouvant évoquer une quelconque forme de souvenirs douloureux engendrant un processus de réflexion plus néfaste que positif. La chose n'est pas toujours aisé, mais bien souvent c'est pour le mieux. Pour les deux parties en cause. C'est un geste difficile engendrant un processus douloureux, mais la douleur s'estompera au fil du temps ce que poursuivre la relation ne pourra faire. » Elle termine son café. Songeuse. Comme si les paroles mentionnées de sa bouche avaient dû être appliquées à sa propre vie à un moment ou un autre. Une information sur laquelle elle n'arrive à mettre la main. Comme sur tant d'autres choses. Peut-être est-ce pour le mieux après tout puisque si cet endroit permet bien une chose c'est un renouveau. Peu importe les circonstances les ayant mené ici. Ici ils peuvent être ce qu'ils veulent. Qui ils veulent. Ils peuvent décider de totalement omettre le passé et réellement vivre, car la recherche du passé est elle aussi une obsession dont oui il vaut peut-être mieux se débarrasser.

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