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 [SALLE DE SPORTS] mirror in our flesh † (H13-002)

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MessageSujet: [SALLE DE SPORTS] mirror in our flesh † (H13-002)   Lun 8 Jan - 11:47

H13-002 & H13-021

mirror in our flesh


Main qui passe dans les cheveux blonds en bataille, véritable champ désordonné qui ne veut nullement se mettre correctement. Habillé de ces vêtements blancs qu’il a appris à apprécier, l’odieux se balade dans les salles et niveaux visités. De cette ruche il a essayé d’en percer tous les secrets, mais il est encore bien trop jeune abeille en ces lieux pour réellement tout connaître et tout savoir, il en serait trop facile ainsi. Alors pour une fois, il s’accorde du temps pour lui, volonté farouche de maintenir une forme qu’il a déjà. Ce qu’ils sont déjà loin les effets de la drogue à son réveil, la migraine l’ayant perturbé pendant plusieurs heures d’affilées jusqu’à disparaître et le laisser. Il y a dans tous ces gens des mystères à résoudre, lui-même en est un, avec cette gourmette au poignet et ses airs de chien mal léché. C’est le sourire et l’arrogance crasse qui se lisent sur ses traits fatigués à cause de nuits trop courtes pendant qu’il avance jusqu’à l’ascenseur qui le mène tout droit au niveau cinq. La salle de sport. Il est obligatoire de s’entraîner en sous-vêtements. Ah. Tous des pervers, il en était sûr. Mains dans les poches de son pantalon vierge et immaculé, il accepte de se dévêtir, roule T-shirt et fameux pantalon en une boule informe qu’il garde sous le bras, ayant pris soin de tenir ses chaussures dans l’autre main. Loin d’être prude, il franchit le seuil de la pièce et se dirige d’ores et déjà vers l’un des tapis de courses, ne jetant que quelques regards à droite et à gauche. Vingt et un mime l’indifférence la plus totale quand en réalité il inspecte tout. Déposant ses affaires aux côtés de la machine, le blond se met en marche et commence sa séance du jour, si tant est qu’il fasse jour.

« Hé le blondinet ! ». Ne répondant pas par ce nom, vingt et un ne réagit pas, focalisé sur sa marche rapide tandis que son voisin de droite se penche en sa direction. « Hé oh mec, je te cause. ». La voix est si grinçante aux oreilles du fameux blondinet que c’est à contre cœur qu’il  tourne le visage vers lui en haussant un sourcil peu convaincu. « Hm ? Qu’est-ce que tu veux tomate ? ». Tomate, car il a les joues si rouges qu’on dirait qu’il va tout simplement exploser sur place. Indigné, l’homme ne se laisse toutefois pas démonter et lui adresse même un ricanement comme s’ils étaient soudainement devenus les meilleurs amis du monde. Calme toi boudin on n’est pas copains. « C’est juste hallucinant, tu as exactement la même tronche que ce gars là-bas. Comment tu fais pour te téléporter ? Je veux ton secret mec, à moins qu’il n’y ait qu’une erreur de fabrication. ». Les sourcils se froncent dans une expression dangereuse à l’encontre de son voisin de sport qui n’est clairement pas un boudin mais avec ses joues ça donne un mauvais effet… Il a fumé la moquette ou il ne saurait dire quoi ce n’est pas possible autrement. Désigné par un vulgaire là-bas, vingt et un se penche en arrière sans arrêter sa marche active, de fines perles de sueur commençant très lentement à apparaître sur ses tempes étant donné la vitesse à laquelle il avance. A l’autre bout de la pièce, un blondinet aux cheveux un tantinet mieux ordonnés est foncièrement occupé à sculpter son corps et à s’y méprendre, de loin, il est vrai qu’il lui ressemble. Du moins ressemble à la carcasse physique qui lui sert de corps et qu’il ne reconnait pas, même s’il doit bien avouer que l’effet est saisissant. « Ce… Cet autre moi là-bas, tu le connais ? ». L’autre signe à la négative. « Pas vraiment, il vient tout juste d’arriver, mais en tout cas il a le même tatouage que toi. ». Sans prévenir, le blondinet se laisse partir en arrière grâce au tapis roulant et descend de la machine pour mieux filer en direction de son semblable un peu trop similaire. Quel drame de partager ses airs charmeurs avec quelqu’un d’autre. Il y a dû y avoir erreur de fabrication, forcément.

« Hey le blond, boudin là-bas a l’impression d’avoir vu un fantôme tu penses que tu pourrais éclairer ma lanterne ? ». De dos, il ne voit pas tout de suite le visage de 002, attend sagement que ce dernier se redresse et se tourne enfin vers lui pour constater d’un air stoïque qu’ils sont en réalité en tous points identiques. « Ca alors, boudin avait raison. ». Le regard glisse le long du cou de son vis-à-vis, puis descend jusqu’à la croix noire qui orne sagement la peau au niveau du cœur. Intéressant. Lentement, il lève une main pour venir déplacer une mèche de cheveux de son jumeau et dégager son front, puis vient se pencher vers lui pour murmurer. « Je crois qu’il va falloir qu’on discute. ».            


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MessageSujet: Re: [SALLE DE SPORTS] mirror in our flesh † (H13-002)   Ven 2 Fév - 7:48

Mirror in our flesh
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Tu restes quelques instants planté devant l'imposante pièce, hésitant face à la règle qui y règne. Te désaper pour avoir le droit de t'entraîner. Plutôt saugrenu mais rien de bien surprenant quand on voit le reste de la Ruche. A l'intérieur de cet imposant bâtiment, si c'en est bien un, il se passe tous les jours de surprenants évènements. Tout d'abord ce bras métallique qui t'est apparu à ton réveil ici et n'est à présent plus visible qu'à l'heure des repas, dans la cafétéria. A cette vue, tu n'as pu t'empêcher d'imaginer le nombre de trappes par lequel celui-ci pouvait passer. Y en a-t-il dans ta chambre, prêtes à s'ouvrir à tout moment ? Si tu enfreins ce règlement qu'on t'a confié en arrivant, le bras métallique risque-t-il d'intervenir ?
Lentement, la paranoïa a fait son chemin dans ton esprit vide qui ne demande qu'à se remplir. Tu as commencé par observer ceux qui t'entourent tous les jours, ces abeilles toutes aussi suspectes les unes que les autres. Peut-être même que certaines d'entre elles feignent l'amnésie et avaient, en réalité, construit cette horrible prison. Finalement, tout ce cheminement a fini par te ronger, même la nuit. Tu ne dos plus ou presque. Les cernes violettes s'étalent sous tes paupières et, pour ne pas perdre ton calme, ton masque indéchiffrable, tu es forcé d'extérioriser. Les apparences sont importantes.
C'est pour ça que tu es venu ici, que tu te tiens devant la salle de sport avec l'espoir d'y trouver enfin un défouloir potable. Si tu dois te foutre à poil pour ça alors soit. Tu finis donc par y entrer, gardant tes vêtements d'un blanc immaculé jusqu'à arriver devant le tapis de course. Tu hausses un instant un sourcil en voyant que rien ne se produit et tu en déduis qu'il est étonnamment possible d'y venir habillé tant que tu ne fais pas d'efforts, de sport.
Tu observes alors la salle encore vide et hausses les épaules avant de retirer chandail et pantalon, restant dans ce caleçon bien trop blanc qui moule ton entrejambe. Pour un peu et tu roulerais presque des yeux avant de partir à la recherche d'éventuelles caméras. Qui sait quels désirs pervers habitent ceux qui vous ont enfermés ici.
Tu grimpes sur le tapis et te mets à courir. Ta foulée d'abord lente se fait rapide à mesure que tu accrois la vitesse de défilement. Bientôt, tu es forcé de faire de grandes enjambées alors que la sueur commence à perler sur ton front où se collent déjà quelques cheveux trempés.

Quand tu ouvres finalement les yeux, daignant sortir de ta transe, tu tombes nez-à-nez avec un jeune homme qui te dévisage, l'air passablement agacé. A cette vue tu éteins le tapis, retenant une grimace en sentant tes muscles tendus te lancer douloureusement.
" Un problème ? " lui lances-tu, méfiant et te retenant de montrer les dents.
Le jeune homme croise les bras sur son torse malingre et t'adresse un regard assassin qui te fait arquer un sourcil septique. Effrayant pour un gamin de cinq ans peut-être mais sans effet sur un gaillard dans ton genre.
" Ça fait bien une heure que tu es là, faut penser un peu aux autres aussi. T'es pas le seul à vouloir courir ! " te reproche-t-il de manière vindicative.
Tu plisses les yeux, pris d'une soudaine envie de l'étrangler avant de serrer et desserrer tes poings. Lentement, tu t'enjoins au calme tandis que, de ton visage impassible, tu descends du tapis pour ramasser tes vêtements. Tu lui assènes alors une violente tape dans le dos, le propulsant presque sur l'engin, le regard mauvais.
" Tu as raison. Je te laisse. "
Tu te diriges vers une machine, dans un coin isolé de la pièce et y laisse tomber plus que tu n'y poses ton derrière. Tu entreprends alors de sécher tes cheveux avec le seul tissu à ta portée, te contentant de ton chandail blanc qui ne tarde pas à se couvrir de transpiration. Écœuré, tu le balances nonchalamment dans un coin avant de t'étirer langoureusement, achevant de finir ta séance.
C'est sans compter sur tes congénères qui semblent adorer perturber ta tranquillité. Tu sens soudainement une présence dans ton dos et tu frémis sans pour autant te retourner, le regard rivé sur le linge à tes pieds.
" Hey le blond, boudin là-bas a l'impression d'avoir vu un fantôme. Tu penses que tu pourrais éclairer ma lanterne ? " t'interpelle une voix qui te tire un long frisson.

Tes yeux s'écarquillent sensiblement et tu mets quelques instants à assimiler les paroles qui parviennent à tes oreilles. Cette voix. Tu la reconnais et avec raison puisqu'il s'agit de la tienne ou d'une autre qui lui est bien trop similaire. Tournant sur ton séant, tu finis par te redresser, tes fesses quittant le siège de la machine.
" Ça alors, boudin avait raison. "
Tu lèves les yeux pour le dévisager, camouflant ta stupeur sous un visage neutre, ton regard, seul, trahissant ce que tu ressens. Là, face à toi, un miroir de chair et de sang. Un miroir bien vivant. Ses orbes bleutés semblent te transpercer alors que tu sens ton cœur s'emballer au contact de ses doigts, ta respiration se coupant momentanément. Entre tes côtes, l'organe bat douloureusement tandis qu'il replace une mèche de ta crinière échevelée, son visage s'approchant du tien pour murmurer contre tes lèvres.
" Je crois qu'il va falloir qu'on discute. "
Un peu plus et tu sentirais presque tes joues rosir. De stupeur. De gêne. D'incompréhension. Proche. Trop proche. Ton doigt se pose sur son front et tu le fais reculer de quelques centimètres, juste assez pour reprendre tes esprits et attraper ton pantalon que tu te hâtes d'enfiler. Ramassant ton tee-shirt, tu te diriges alors vers la sortie.
" Je serai curieux de savoir de quoi… J'ai pas l'habitude de discuter avec des clones. " lâches-tu, agacé par le fait qu'il est réussi à te déstabiliser et y arrive encore.
Qui est-il ? Que représente-t-il pour toi ? Est-il seulement humain ou est-ce un piège de cet endroit qui chercher à te faire perdre la tête ?
Tu t'arrêtes devant l'ascenseur et appuie sur le bouton, t'imaginant quelques secondes piquer une tête dans la piscine histoire de te rafraichir dans tous les sens possibles du terme. Un coup d'œil derrière toi t'apprend que le sosie t'a suivi et tu grinces des dents, n'arrivant toujours pas à comprendre. Ça ne peut être qu'une illusion. Un mauvais tour qui se déroule uniquement dans ta petite tête qui semble à l'instant trop pleine.
" Je ne sais pas ce que tu imagines mais je reste persuadé que ce visage m'appartient alors tu ferais mieux de l'éloigner de ma vue… Contrefaçon. " railles-tu sans te retourner.
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MessageSujet: Re: [SALLE DE SPORTS] mirror in our flesh † (H13-002)   Dim 11 Fév - 6:57

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mirror in our flesh


Le son de sa propre voix ne peut lui arracher de frissons, puisqu’il ne l’a pas encore entendu parler, à dire vrai, il ne l’a même pas encore vu de face celui que d’autres appellent déjà l’identique, ou encore le clone. Les secondes qui précèdent leur face à face sont longues, bien trop longues tandis que vingt-et-un croit encore à une farce de la blague de son voisin de tapis de course, mais à peine les prunelles azures se posent-elles sur la silhouette en sueur qu’il se rend compte de son indéniable erreur. Boudin avait raison, il ne mentait pas. Face à lui se trouve l’image parfaite de lui-même, à un détail près. Cette croix qui n’est pas à l’envers. Incrédule, il garde pourtant le sourire au coin des lèvres, brève façade dont il se darde pour ne pas perdre la face et il sent bien que l’autre en fait de même, le sourire en moins. Les billes sondent le corps de bas en haut, avant de croiser ce fameux regard qui en dit long sur la stupeur qu’ils partagent tous deux. Mèche collée à son front, ses doigts viennent immédiatement l’en débarrasser, comme un geste naturel qu’il aurait déjà fait mais que son esprit n’assimile pas comme tel à l’heure actuelle. Langue glissant sur sa lèvre inférieure, son cœur bat dans un rythme légèrement accéléré à mesure qu’il observe cet autre tout droit sorti d’un rêve. Une fois que la mèche rebelle est repartie en arrière, celui que certains surnomment ironiquement Blackjack vient s’approcher de son visage. Il va falloir qu’ils discutent oui, mais certainement pas ici, pas alors que tous les regards commencent à se vriller sur eux pour ne plus s’en détacher. Détail que le blond note d’un coup d’œil jeté en biais sur les différents sportifs en tous genre. Hors de question qu’il ne soit un spectacle de foire. C’est à ce moment précis d’attention détournée que le doigt odieux vient se poser sur son propre front pour le pousser et l’éloigner. Le sourire à ses traits s’agrandit tandis qu’il termine de se redresser pour laisser son semblable respirer et enfiler son pantalon. Bras se croisant contre sa poitrine, il s’apprête à répondre mais c’est que la voix résonne enfin et lui arrache un frisson de nervosité. Similaires jusque dans le son de la voix, un brin caverneuse, signe d’anciens fumeurs que sa conscience hurlerait s’il avait un minimum de souvenirs. Je serai curieux de savoir de quoi… J'ai pas l'habitude de discuter avec des clones. Sa tête se penche sur le côté alors que les lèvres se plissent en une grimace emplie de réflexion. « Ça tombe bien, moi non plus. Mais je suppose qu’ici il y a une première à tout et une explication plus ou moins rationnelle… A tout. ». Cette envie de taquinerie qui lui vrille les entrailles et tremble à ses côtes est elle aussi purement naturelle, véritable réflexe qui se dégage de son attitude et de ce sourire un brin moqueur qui éclaire littéralement son visage.

Imitant son geste, vingt-et-un récupère son pantalon et son haut sur la route vers la sortie, ne prenant pas la peine de saluer boudin qui est en train de violemment s’écraser la tronche par terre après avoir trébuché. Il est bien résolu à avoir cette discussion et suit son ombre à la trace jusqu’à la porte de l’ascenseur, encore en sous-vêtements et probablement pas pudique pour un pet de lapin. Je ne sais pas ce que tu imagines mais je reste persuadé que ce visage m'appartient alors tu ferais mieux de l'éloigner de ma vue… Contrefaçon. Charmant, ce double est indéniablement charmant. Les portes de l’ascenseur ne s’ouvrent pas immédiatement et le blond en profite donc pour se pencher à nouveau au-dessus de son épaule, comme si c’était là une façon sûre de le faire chier. « Contrefaçon… J’en serais presque vexé. Qui plus est, je te signale que cela pourrait très bien être toi la pâle copie. Mais assurément tu sembles avoir une certaine propension à te croire au-dessus de la moyenne. Ce qui est un peu mon cas de temps à autre, à une certaine échelle. Et d’ailleurs, si j’étais vraiment une vulgaire copie, tu ne serais pas en train de frissonner chaque fois que mon souffle ricoche sur la peau de ton cou. ». Histoire d’accentuer ses dires, il vient délicatement souffler contre ce fameux derme, au moment où les portes de l’ascenseur s’ouvrent enfin et qu’ils pénètrent tous deux à l’intérieur. Car, pour sûr, vingt-et-un ne compte pas en démordre lorsqu’il vient s’adosser au fond de l’ascenseur pour enfiler son pantalon, une fois ce dernier entamant la descente ou la montée en fonction de ce que 002 aura choisi. Profitant néanmoins du silence et du fait qu’ils soient seuls entre ces murs de métal, il reprend plus sérieusement. « Ecoute… Ca me dépasse autant que toi, ok ? J’aurais préféré être le seul et unique au sein de cette prison mais visiblement ce n’est pas le cas. Libre à toi alors de considérer que tu es seul, mais tu ne me feras pas croire qu’il n’y a pas une raison à ce qu’on se soit réveillés tous deux en même temps. Car t’es pas là depuis longtemps toi non plus, n’est-ce pas ? ». Il se rapproche à nouveau de sa silhouette. « Tout comme tu ne me feras pas croire que toi non plus tu n’as pas senti ton cœur s’emballer lorsque nos regards se sont croisés. ». Vérité qu’il ne peut pas garder pour lui, quand bien même il ne sache pas l’interpréter. Du tout.    


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MessageSujet: Re: [SALLE DE SPORTS] mirror in our flesh † (H13-002)   Jeu 15 Fév - 15:44

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Tu n'aimes pas ça. Clairement pas. Ce visage qui te fait face, qui te nargue presque et te plonge dans le désarroi. Toi que rien ne semble pouvoir réellement ébranler depuis ton arrivée. Pourtant, à cet instant, tu es désemparé sous tes grands airs autoritaires. Tu sens tes pensées s'entrechoquer dans un savant mélange d'incompréhension et de tension. Tu ne comprends pas, tu ne digères pas. De folles théories défilent dans ton esprit, manquant de te laisser pantois.
Comment ? L'un de vous est-il un clone ? Et toi alors, es-tu bien humain, toi qui est si froid ? Est-ce pour ça que tu n'as aucun souvenir, aucun passé, aucune identité à laquelle te rattacher ? Peut-être que, à ce que tu as cru être ton éveil, tu venais seulement de naître. Corps et tête vierges. Une théorie qui affole cet organe piégé dans ta cage thoracique. Si tu n'étais rien d'autre qu'un vulgaire automate, tu ne pourrais pas ressentir ça, pas vrai ?
Tu échappes à son regard, te détourne et rejoins le couloir en te retenant de presser le pas. Tu ne le veux pas dans ton champ de vision. Tu le veux loin de toi. C'est ton visage, c'est ton corps, c'est toi. Ce que tu es. Tu existes et tu refuses d'envisager l'autre théorie qui commence lentement à se faire un chemin dans ta petite tête trop pleine. Une chose qui te paraît absurde, impossible alors que tu n'as pas encore le moindre souvenir. La possibilité d'avoir une famille, ici.
Tu appelles l'ascenseur, sa présence que tu peux sentir derrière toi devenant étouffante. Tes poings se serrent violemment alors que tes ongles s'enfoncent dans la chair tendre de tes paumes. Tu dois sortir d'ici. Tu dois arrêter de cogiter au point de te refiler une migraine carabinée.

Tu railles. Tes paroles acérées claquant dans l'atmosphère pesante, tentant de le dissuader d'approcher, de persévérer. Pourtant, il reste. Il avance même, son corps se positionnant derrière le tien alors que tu aperçois du coin de l'œil sa tête passer par-dessus ton épaule crispée.
Son souffle effleure ta peau et tu serres les dents pour t'empêcher de frissonner, chose à laquelle tu es loin d'être habitué. Il te taquine. Il te provoque. Il t'harcèle. Miroir railleur qui ne se laisse pas démonter par tes faibles essais pour l'intimider. Miroir qui te déstabilise et te fait ressentir tout un tas de trucs encore inconnus. Lâchant un grognement, tu te hâtes de t'engouffrer entre les portes entrouvertes de l'appareil.
" Je ne vois pas de quoi tu parles. "
Mauvaise foi décelable au beau milieu de ton visage de marbre. Tu te tournes lentement vers lui alors que tu l'entends te suivre à l'intérieur et tu croises les bras sur ton torse pour le dévisager, instaurant une sorte de distance. Il semble avoir la manie de chercher le contact physique et tu ne te sens pas la force d'y faire face avec ton habituelle impassibilité.
A nouveau tes tripes qui se vrillent à sa simple vue. Ton regard traîne sur sa peau encore dénudée, assimilant chaque détail, cherchant une faille. Une faille que tu trouves dans la présence de ce tatouage à l'encre noir, au-dessus de cet organe qui vous est vital. Ton myocarde s'emballe et tu tentes de comprendre alors qu'il entreprend de remettre ses vêtements.
Perdu dans ta contemplation, tu écoutes d'une oreille distraite ses explications. Évidemment que tu as ressenti ce tumulte dans ta poitrine à la simple entente de sa voix. Cependant tu n'es pas du genre à te vanter d'une chose pareille. D'une faiblesse que tu aurais tendance à camoufler. Une chose qui te paraît bien difficile avec ton sosie à tes côtés.
" Cette raison… Peut-être bien que tu ne l'aimerais pas. " lâches-tu en articulant, cherchant tes mots. " Je ne suis pas le genre de mecs très ouvert voire sympa. Tu finiras par le voir. "

Tu soupires et te pinces l'arête du nez, mauvais tic qui commence à apparaître dès lors que tu es contrarié. Le jumeau se décolle pourtant de la paroi pour faire quelques pas vers toi et tu recules jusqu'à t'adosser à celle la plus éloignée. Tu es inquiet. Une émotion nouvelle que tu peines à étouffer alors que tes doigts fébriles se plient et se déplient dans une vaine tentative de l'extérioriser. Même ta rencontre avec 999, ce chien fou avec lequel tu t'étais amusé, avec qui tu t'étais pleinement lâché. Il avait montré les dents, t'avais frappé de ses poings mais, à aucun moment tu ne t'étais senti aussi impuissant. Aussi bouleversé.
" Je ne sais pas ce que je pourrai dire. " avoues-tu en acceptant finalement de croiser son regard.
Tu n'es pas un lâche. Tu dois regarder la réalité en face et accepter la vérité même si elle te heurte de plein fouet. Ton masque s'effrite l'espace de quelques secondes et ton regard se fait plus expressif avant que l'éclat ne s'y dissipe.
" J'aimerai vérifier quelque chose. "
Suggestion qui tient plus de l'obligation tandis que c'est à ton tour d'avancer vers lui. Ne lui laissant pas le temps de réagir, ta main se pose sur sa poitrine. Lentement tes doigts viennent y effleurer l'imposante croix que tu finis par griffer quelque peu. La peau est souple, chaude. Humaine. Peut-être même plus que la tienne.
Perturbé par le contact, tu finis par reculer, recommençant à respirer. Tu contemples un instant ta main réchauffée et prise de tremblements avant de la laisser retomber contre ton flanc. Aussi insensé qu'il n'y paraisse, cet homme qui t'es si familier, ce jumeau au sang chaud, il se pourrait bien qu'il soit un réel frère de chair et de sang.
" Hm. Peut-être bien qu'on parlera finalement. "
Tu attends que les portes s'ouvrent sur le niveau 14 avant de sortir en tournant légèrement la tête vers lui.
" Tu viens ? Je vais me rafraîchir. "

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MessageSujet: Re: [SALLE DE SPORTS] mirror in our flesh † (H13-002)   Jeu 19 Avr - 17:07

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Le reflet cherche à fuir sa présence avec une telle véhémence qu’il pourrait s’en vexer s’il n’était pas en réalité plus qu’amusé. Vingt-et-un n’est pas de ceux qui se débinent et il se la joue plutôt maître des lieux quand il ne foule ce sol que depuis quelques jours seulement. De sa vie passée il ne sait rien, tout n’est qu’un trou noir dévasté et pourtant il ne parait pas mal le vivre. Il y a des trous, des zones de flou à éclaircir, mais à cet instant il n’en a cure, car il semble avoir l’une des clés de sa vie tout juste face à lui. Elle lui tourne le dos, la fameuse clé, bien décidée à le fuir mais il s’avance malgré tout sans se retenir de souffler tout contre sa peau pour le vulgaire plaisir de la voir intimement frissonner. Est-ce donc cette gêne qui l’empêche de lui faire face ? Question intéressante que celle-là. Je ne vois pas de quoi tu parles. Il fuit, encore, et le blond ne peut s’empêcher de sourire en le suivant de pied ferme à l’intérieur de l’ascenseur. Il est encore à moitié dénudé et offre ainsi tout le loisir à son jumeau d’observer, n’enfilant son pantalon qu’une fois adossé au fond de l’engin. Les palabres s’échappent du fond de sa gorge comme une ode à la nouveauté, elles tentent de faire mouche sur son éminent reflet mais il fait sa tête dure, aussi farouche qu’un animal sauvage et en son for intérieur, vingt-et-un sait que ça lui plait. Il se sent presque comme en position de force, reprenant son avancée, t-shirt en main et bien décidé à le troubler. Les iris bleues se posent dans leurs semblables qu’elles cherchent à capter et ce n’est qu’après un temps qui lui parait trop long qu’enfin ils se regardent sans ciller. Cette raison… Peut-être bien que tu ne l'aimerais pas. Je ne suis pas le genre de mecs très ouvert voire sympa. Tu finiras par le voir. Un énième sourire outrepasse la barrière de ses lèvres et il hausse les épaules, mèche rebelle tombant sur son front. « Qui te dit que j’suis un mec sympa ? ». Il a beau ne rien savoir de lui il sent bel et bien qu’il est loin d’être le gendre idéal ou même adorable, il suffit de voir son caractère de gentil fouteur de merde.

L’autre recule quand un pas est fait en avant et le sourire n’en devient toujours que plus grand. Incroyable l’effet qu’il lui fait alors que quelques instants plus tôt il le prenait limite de haut. Le myocarde bat la chamade dans la cage thoracique, élément indéniable qui trouble bien davantage cette entrevue que la similitude physique et vocale qui les unit. Je ne sais pas ce que je pourrai dire. Un sourcil se fronce légèrement à la réponse, Blackjack n’y croit pas une seule seconde, il y aurait des choses à dire, après tout ne sont-ils pas semblables en tous points hormis ce tatouage et ces quelques marques sur son avant-bras ? Continuant de scruter son vis-à-vis avec une attention toute particulière, il reste ainsi immobile de cette manière pendant plusieurs secondes, incapable de bouger, comme si le sonder du regard allait changer quelque chose. Le temps d’un bref instant, il croit apercevoir une faille dans ces prunelles qu’il ne quitte pas, mais l’impression disparait aussi vite qu’elle est apparue et vingt-et-un n’est pas certain qu’elle se soit avérée bien réelle. Toutefois peu enclin à perdre ce jeu de regard, il ne fait que froncer doucement les sourcils à ses nouvelles paroles. Il veut vérifier quelque chose. Hm. Les doigts glissent alors sur sa peau et le blond baisse les yeux uniquement pour les observer faire. Dans sa poitrine, le cœur bat plus fort sans qu’il ne puisse l’en empêcher et cette sensation le perturbe, enfin. Elle déstabilise autant qu’elle se fait appréciable. La peau frissonne au toucher et il ne comprend pas ce que cherche 002 exactement. Alors les prunelles se reposent dans le siennes et il l’interroge du regard sans un mot, dans le silence le plus absolu tandis que l’ascenseur ralentit. Lorsque ce dernier s’arrête, le blond qui l’effleurait a reculé et s’éclipse déjà en direction des portes, l’intimant de venir. Vingt-et-un recommence à son tour à respirer.

Le niveau 14. La piscine qui à cette heure n’est pas bondée. Un endroit qu’il connait bien le blond pour y être souvent venu barbotter depuis son arrivée entre ces murs. Il y va même régulièrement, y passe le plus clair de son temps quand il n’est pas occupé à traîner dans les couloirs. Pourquoi a-t-il choisi un tel lieu pour parler au juste ? Sans trainer plus, le blondinet file à la suite de son jumeau, plus les secondes s’écoulent et plus il en est certain de cette information. Ca résonne dans le myocarde et dans la tête, il y a forcément un lien du sang. Ce ne serait pas la gourmette à son poignet qui en dirait long sur leur possible passé commun. Lâchant t-shirt et retirant à nouveau son pantalon, il file dans l’eau sans attendre une minute de plus et vient l’arroser. « T’es venu ici pour te mouiller alors arrête de traîner, papi. ». Il sourit, retrouvant sa taquinerie typique et commence à brasser l’eau, non sans mouiller sa tignasse mordorée au passage.  



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