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 • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha

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MessageSujet: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Mer 10 Jan - 23:58



Grimace qui se forme sur son visage. Rien qu'en pénétrant dans cette pièce. À cet étage. Qu'il évite sans doute beaucoup plus que la cafétéria. Il ne s'y sent pas très bien. Elle lui fait bien trop penser à un hôpital, rien que fermer les yeux l'aide à imaginer sans mal l'odeur de malade qui plane dans l'air, les médicaments, la tristesse qui envahit chaque être entre ses murs. Si blanc. Comme cet endroit. Sait qu'il y a dû y faire nombreux séjours. Dans le passé. Ne veux même pas longtemps revoir les images, malgré qu'il sache parfaitement pour quelle raison. Il s'en est débarrassé. C'est loin de lui. Il y a échappé. Écoutant les conseils, les suppliques d'une voix féminine hurlant au téléphone. Certainement sous la colère. Et qui s'apaisait ensuite. Comme pour l'amadouer. Sachant parfaitement qu'on augmentant la voix, il aurait juste l'envie de se rebeller. Cette femme le connaissait. Même très bien visiblement lui permettant de taire une autre voix. Plus masculine celle-ci. Taisant la voix de cet homme. Qui lui répétait sans cesse ses mots. Qui lui permettait de le garder sous son emprise. Si bien. Habillement. À croire que se détruire à deux était plus gratifiant que de le faire à deux. Deux êtres brisés qui n'étaient incapables de recoller les morceaux de leur âme. Mais l’inconscience qu'offre la drogue ne permet pas de tout oublier, pas lorsque dès le réveil, les marques sur sa peau ressortent. Si forte. Si mal. Si puissante. À croire qu'il valait mieux le marquer. Pour le lui rappeler. Qu'il n'oublie pas à qui il était. Pourtant bronzé habituellement. Et ces fois si pâles. Accentuant l'air malade qu'il dégage, comme la souffrance intérieure qui le brise à petit feu. Ses poings se serrent. Il n'a pas voulu, que tout cela lui revienne, mais les pensées n'ont pas de limite. Visiblement, il est difficile d'ignorer les souffrances du passé, comme tout le reste. Ses mains se posent à plat sur l'une des tables brusquement. Sa mâchoire se serre. Les dents serrées les uns contre les autres. Un nouveau vertige qui le prend.


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Il savait que cela allait arriver un jour ou l'autre. C'était évidant. Négliger sa santé n'offrait que comme conséquence un corps plus en état. Insultant. Il n'avait pas envie de s'abaisser à cela. Devoir manger ses plats qui l’écœurait et encore, lorsqu'ils semblaient délicieux, il ne voulait pas non plus les avoir dans le ventre. Rien que sentir l'odeur pouvait lui donner l'envie de fuir, très loin. Parce qu'au final, n'était-il pas simplement un être humain ? L'odeur le faisait saliver malgré tout. Son corps savait qu'il en avait besoin. C'était d'un frustrant de pas pouvoir contrôler cela. Ce qu'il considérait comme n'étant qu'un détail. Un foutu détail qui l'avait emmené là où il se trouvait. Comme quoi. Le détail n'était pas si anodin que ce qu'il voulait faire croire. La solution la plus logique était d'aller se nourrir, sans aucun doute. Mais il y a avait un règlement. Et ce n'était pas le moment de finir en prison. Pas après l'événement dont il avait été victime quelques semaines plus tôt. Comment faisait-il pour survivre ? Bonne question. Le corps amaigrit. Qu'il cachait tant bien que mal sous des vêtements. Heureux qu'il soit ample. N'attirant ainsi pas l'attention. Pourtant ses joues creuses, elles ne pouvaient pas être camouflés sous des vêtements. Et rien que de le savoir le mettait mal à l'aise. Doutant fortement que certain ne remarque rien. Les dents serrées. Il tourna la tête en direction des placards. Il allait bien trouver quelque chose dedans. Qui pourrait l'aider. N'importe quoi ! L'espoir au creux du ventre, il s'y précipita tant bien que mal, serrant entre ses doigts chaque petite portière. Ses prunelles se baladant ici et la panique le prenait à la gorge, remarquant qu'il n'y avait pas grand chose. Un nouveau voile qui passe sous ses yeux. Étourdissement. Serre un peu plus sa prise pour ne pas sombrer. Les jambes flageolantes. Ne pouvant le retenir, il s'écroula au sol, la tête tout contre le mobilier, les paupières closes. Le souffle court.

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MessageSujet: Re: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Ven 12 Jan - 23:56

♛ Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps

Lysandre & Tasha

▼▲▼

Pourquoi elle avait fait ça ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Elle l’avait aperçu, elle l’avait observé. Au fil des jours, elle avait vu son visage s’émacier, son corps s’amaigrir un peu trop. Elle aurait pu réagir plus tôt, aurait dû peut-être. Mais elle-même, elle n’avait pas été au meilleur de sa forme, ces derniers temps. Après ce que la Ruche avait infligé à son corps, après avoir craint de perdre sa belle, Tasha avait eu besoin de prendre du temps pour elle-même. De profiter de cette paix passagère avec Wonder-Woman, de passer ses plus doux moments à ses côtés. Peut-être l’avait-elle failli, alors. A se contenter d’être témoin de son changement physique, à être dérangée par la vue de ce jeune homme qu’elle avait rencontré pourtant des mois plus tôt. Et qui avait eu le don de déclencher des sentiments contradictoires à son égard. Entre envie de le protéger et désir de l’engueuler. Mais au bout du compte, ce n’était pas ça qui l’avait poussé à le suivre, à fourrer ses pas dans les siens. C’était simplement ce besoin de le voir, de plus près cette fois-ci. Simplement de lui dire d’arrêter ses conneries et de ne pas abandonner, pas ici, pas maintenant. Qu’importait s’ils ne savaient s’apprécier ou se détester. Qu’importait qu’ils se soient à peine croisés ces derniers mois. Ils avaient fini dans le même panier, ils avaient fini par se rapprocher. Inconsciemment, peut-être, mais Tasha ne pouvait désormais plus le nier. Pas alors que Lysandre se précipitait dans un couloir, dans une pièce qu’elle ne connaissait que trop bien, pour y avoir elle-même passé bien de trop de temps là-bas.

Elle eut pourtant l’impression d’avoir un temps,un trop gros temps de retard, alors qu’elle poussait violemment les portes de l’infirmerie. Ce lieu si malsain, et pourtant si impératif. Pour les gens comme elle, à presque tendance suicidaire. Pour les gens perdus, pour tout le monde, à vrai dire, qui finissait blessé par cette vie cruelle qu’on leur infligeait sans explication. Son regard tomba sur la silhouette perturbée de 172, et elle resta bêtement, encore une fois, à le dévisager de dos. Alors qu’il s’acharnait, contre les tiroirs, contre les placards. En proie à une envie mystérieuse, comme s’il était en pleine crise de manque, souffrant d’une addiction énigmatique. Et soudain, elle le vit. S’arrêter de tout envoyer bouler. Pour mieux s’accrocher, comme s’il allait s’effondrer. Elle s’approcha, Tasha, encore silencieuse, en proie à une vision singulière. Main tremblante qui agrippe le portable. Insigne qui trône sur le meuble qui lui fait face, et qu’elle déteste presque en l’instant présent. Parce qu’à cause de son devoir, parce qu’à cause de l’éloignement, elle ne peut se précipiter au chevet de son cadet. Elle ne peut claquer des doigts et arriver dans sa chambre pour le prendre dans ses bras. A la place, elle se doit de faire bonne figure, de maîtriser la tonalité de sa voix. De lui assurer que tout allait bien aller, bien qu’elle venait de l’engueuler à peine quelques secondes plus tôt. Mais c’était plus fort qu’elle. Elle ne pouvait lui en vouloir bien longtemps. Elle l’aimait trop pour ça, elle craignait bien trop de le perdre à chacun de ses appels, pour passer son temps à le détester pour ses mauvais choix. A la place, elle lui promettait de venir prochainement le trouver. De s’arranger avec son équipe, avec le patron du poste. Elle ne laisserait personne se mettre en travers de son chemin, de toute façon. Elle irait le voir, parce qu’il était de son sang, et jamais on ne se détournait de sa famille. Encore moins quand votre petit frère adoré était au plus mal, et qu’il avait besoin de soutien. Alors elle lui jurait, elle le forçait à lui promettre de l’attendre, alors qu’elle s’apprêtait déjà à composer le numéro du grand patron, pour poser son congé. Elle le rejoindrait. C’était son frère, c’était son sang. Et il avait besoin d’elle.

Vision floue, qui s’effaça pour faire place à une scène plus destructrice encore. Lysandre tombait sur le sol, et Rodriguez ne prit pas la peine de réfléchir, ni de ressasser le quelconque flash qui venait de la saisir. « Lysandre ! » Le cri lui échappa, alors même qu’elle se précipitait pour cueillir le jeune homme dans ses bras. Elle finit à genoux, lui l’emmenant dans sa chute alors qu’elle cherchait à le protéger de la collision, alors qu’elle voulait le couvrir et l’éloigner du mal qui le rongeait. Mais c’était trop tard, alors que l’homme avait presque manqué de se cogner la tête contre le mobilier. Se décalant alors, le calant plus soigneusement par terre, elle déposa sa veste sous ta tête. Observa un instant le visage inconscient de 172, visage familier qui la faisait frissonner. Elle fut rapidement rassurée de le voir respirer, et elle se releva prestement. L’homme était si pâle, si mince, il devait être en manque de nourriture. Mais Tasha ne connaissait que trop bien les règles, et ne pouvait lui donner à manger pour le faire se sentir mieux. Néanmoins, elle fouilla rapidement les lieux pour se saisir d’une petite bouteille d’alcool modifié à 70°. Elle n’avait pas mieux sous la main, elle devait faire avec. Elle glissa le produit ouvert sous le nez de Lysandre, et attendit. Le giflant entre temps, alors que son réveil se faisait désirer, et que les larmes lui montait aux yeux, sans qu’elle ne puisse savoir vraiment pourquoi. Et finalement, elle le vit papillonner des yeux, elle le vit reprendre petit à petit connaissance. Soupirant de soulagement, sortant sa flasque de vodka, elle manquait presque d’étouffer 172, désireuse de le prendre dans ses bras. Mais elle n’en fit rien, posant sa bouteille à même le sol, elle se pencha en avant, sa main sur le front du jeune homme, alors qu’elle plaçait son visage juste en face de ses yeux encore à moitié fermés. « Petit con, tu m’as fait peur. » Phrase qui sonnait naturelle alors qu’il reprenait ses esprits, alors qu’elle-même conservait les siens. « Bon sang Lysandre, tu dois manger, tu ne peux pas te laisser aller comme ça ! » Phrase cette fois-ci autoritaire, énervement qui se faisait sentir dû à une angoisse inexplicable. « Allez, viens, ça va aller. » Elle patientait, qu’il soit en état, qu’il puisse se remettre de sa chute. Forçant sa voix à se faire plus apaisée, ne quittant pas des yeux Lysandre. Ne quittant pas des yeux celui qui déclenchait bien trop de choses indescriptibles pour la lieutenant. « Je te le promets, ça va aller. »

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MessageSujet: Re: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Lun 15 Jan - 20:39



Épuisé. Les jambes incapables de porter le reste de son corps. Le malaise s'était épris de son être. L'esprit brumeux. Mais la sensation que ce n'est pas le sol qui l’accueille. Non, c'est un peu plus doux. Mais ses paupières ne peut que rester closes. Même plus la force pour lui permettre de voir. Ne peut que se fier qu'à un seul sens. C'est certainement ce qu'il désirait, mais un autre est bien plus fort. L'odorat. Qui fait face à une odeur désagréable. Même plus que cela. L'envie de hurler, de gesticuler pour s'en éloigner. Mais il ne peut le faire. Les muscles de son organismes semble bloqués. Dans l'incapacité de se mouver. Le réveil est particulièrement violent. Cette odeur infecte ne lui laisse pas de répit. Sent quelque chose être pressée contre son nez. Si bien qu'il arrive finalement à bouger la tête, qu'il essaye de tourner de droite à gauche assez brusquement pour y échapper un instant. La gorge lui fait mal. Tousse. Encore et encore sans pouvoir s'en empêcher. Si bien que cela lui fait mal. À croire qu'aucune partie de son corps ne serait épargné de cette douleur atroce qu'il s'inflige lui-même. Se rallongeant de nouveau, ses iris se dévoilèrent petit à petit, à coup de papillonnement. Essayant comme il pouvait de revenir à lui. Ne peut apercevoir qu'une forme. Qui est-ce ? Que fait-il là ? Femme ? Homme ? Vision encore brumeuse. Il ne peut rien déterminer avec certitude. Mais cela ne dura que quelques secondes puisque la pression d'une main sur son front se fit sentir, comme le visage qui s'approchait du sien. Les traits féminins. Une voix féminine elle aussi. Une femme donc. Mais une femme qu'il connaissait. Cette voix ne lui était pas du tout inconnue... Ah oui. Il l'avait déjà rencontré. Lors d'une de ses hallucinations. Dans cette salle de sport. Qu'il fuyait d'ailleurs depuis quelques temps. Cette nouvelle règle le mettait beaucoup trop mal à l'aise. « t'es...qui » Visiblement, même un mot avait du mal à franchir ses lèvres. Que voulait-elle ? Une bonne samaritaine ? C'était franchement pas le bon moment. Pas alors qu'il était si fragile.

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Je fais ce que je veux ! Voilà ce qu'il voulait grogner, comme un gamin qui refusait l'aide. Et puis comment pouvait-elle savoir cela ? D'où sortait-elle avec son envie d'aider les inconnus ? Elle cherchait en tout cas à lui faire quitter le sol. Ce qui n'était pas mauvaise idée. N'étant pas très confortable. Tant bien que mal, il se leva, s'appuyant beaucoup sur cette femme, mais aussi contre ce meuble. Soutenant son corps, jusqu'à ce qu'il le relâche et se dirige sur l'une des tables où il s'allongea. Yeux de nouveau clos. Il se laissait presque emporté dans des souvenirs. La voix, les intonations le lui permettant. Une impression très étrange. Comme un air de déjà-vu. Si bien qu'un sourire – qui se rapprochait bien plus d'une grimace, se forma sur son visage. « Tu peux pas t'en empêcher hein.... » Voix faible. Emprunt sans doute à une hallucination. Lui allongé sur un lit, une odeur désagréable chatouillant ses narines. L'odeur néfaste des hôpitaux. « … d'apparaître comme une héroïne des temps modernes... Qu'à ces moments. » Sa main se balada, cherchant une entreprise qu'il trouva et à laquelle il s'accrocha. Serrant malgré lui. Elle le lui rappelait. Cette femme, sur laquelle il n'arrivait pas à mettre un nom. Une identité. La raison de leur lien. Tout ce dont il était certain. C'est qu'elle lui était si familière. Comme une habitué de son entourage. Bien plus présente que les mirages qui disparaissaient au grès de ses voyages. Un électron libre qui avait malgré tout une attache bien plus particulièrement et bien plus forte envers une personne. De sexe féminin. Qui était loin de se rapprocher d'une relation amoureuse, non, c'était bien plus fort que cela, il en était certain. Et pour une fois. Il n'avait pas autant envie de l'éloigner de lui. Rien qui lui donnait l'envie de fuir. De s'échapper comme d'habitude.

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MessageSujet: Re: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Mar 16 Jan - 23:24

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Lysandre & Tasha

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Son souffle s’était arrêté, sans qu’elle ne l’ai même remarqué. Trop inquiète par l’état de Lysandre, trop accrochée à celui qui était lié à elle, lié d’une manière inexplicable. Elle avait été saisie d’une vision déclenchée par l’état faible de 172. Elle voulait s’y accrocher, et en même temps l’ignorer. Parce qu’elle avait peur de ce qu’une telle chose pouvait signifier. Parce qu’elle préférait choisir l’excuse de s’inquiéter de Lysandre dans le moment présent, et non plus repartir dans un passé qu’elle savait être douloureux. Même s’il n’avait pas que des maux à lui offrir, ce dont elle était pourtant bien trop habituée désormais. La souffrance était devenue son quotidien. Si elle partait trop loin dans sa vie d’avant, elle craignait de renouer avec des sensations heureuses, et de perdre pied. Elle avait peur, Tasha, même si elle ne le reconnaîtrait pas. Peur de se retrouver comme avant, peur de perdre celle qu’elle était avant. Pensées contradictoires, qui trouvaient pourtant toutes ses justifications avec la Ruche et ce que celle-ci lui avait infligé. Les cicatrices sur son corps en témoignaient encore. « Shh, c’est moi, c’est ta… Tasha. »  Hésitation qui la fit froncer les sourcils. Elle avait failli se présenter sous une autre appellation, plus familière. Mais incertaine de la justesse du mot qui avait failli sortir, Rodriguez s’était repris. Plus concernée par Lysandre qui se calait sur elle pour quitter le sol, que par ses émotions qui la tourmentait, et ce presque chaleureusement, aussi ironique cela pouvait-il sonner.

Il s’appuya sur elle, sur le meuble, et elle fut sensiblement soulagée de le voir retrouver des forces, aussi faibles étaient-elles encore. C’était suffisant pour l’allonger sur une table de l’infirmerie, pour conforter un peu plus la brune vis-à-vis du jeune homme. Elle profita de son apaisement temporaire pour passer à nouveau sa main sur son front. Geste qu’elle ne pouvait s’empêcher d’avoir, pour s’assurer que la fièvre ne l’emportait pas, qu’il allait rester avec elle. Ses gestes, ses pensées n’avaient aucun sens, du moins en apparence, mais la lieutenant ne cherchait pas à les nier. Bien au contraire, elle les embrassait, désireuse de se rapprocher du jeune homme. Elle voulait prendre soin de lui, même si les souvenirs qui l’assaillaient la rendait de plus en plus confuse. Pourtant, aux nouveaux mots de 172, un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle fronça les sourcils en même temps, mais elle ne pouvait s’empêcher de secouer la tête, amusée, faussement mécontente aussi. Parce qu’il la ramenait à d’autres moments, à des temps passés, où elle était à chaque fois prête à abandonner tout ce qu’elle faisait sur le tas pour courir le rejoindre. Le, lui, il. Lysandre, certainement. « Arrête de dire des bêtises. » Le sourire se fana, le coeur se serra. « Je suis là, maintenant. » Parce qu’elle ne voulait pas être d’accord avec ce qu’il disait. Elle n’était pas là qu’à ces moments. Elle ne voulait pas l’être, elle ne voulait pas qu’il puisse la voir seulement quand il était en détresse. « Je vais te remettre sur pieds, tu vas voir. » Petite plaisanterie, qui était pourtant honnête. « Je n’aime pas te voir comme ça. » Je ne veux plus te voir comme ça. Tasha se confessait, incapable de faire autrement.

Elle ne pouvait lutter contre ce visage paisible qu’affichait Lysandre. Malgré les circonstances, malgré sa position inconfortable, il n’arrivait qu’à offrir une vision d’un homme à protéger à Tasha, d’un homme à couver. Et pas parce qu’il s’était effondré, non. C’était comme si son devoir se rappelait à elle. Non plus professionnel, mais personnel cette fois-ci. Des règles non-dites, informelles, s’appliquaient pour leurs situations, elle en était certaine. Son coeur se liait à sa raison pour lui confirmer ses réflexions, pour qu’elle s’affirme sur ses positions à tenir. Elle n’avait pas de mots adéquats pour justifier cette prise de conscience, mais qu’importait, au fond. « Lysandre… » Interruption volontaire de son début de phrase. Il était temps qu’elle assume, Tasha. « Je suis désolée. Je n’aurais pas dû te laisser comme ça. » Vision encore floue d’une main qui en serre une autre, dans un autre temps, dans un autre lieu. Inconsciemment, comme si elle transférait son passé à son présent, Tasha enserra le poignet du jeune homme de ses deux mains. « Mais ça n’arrivera plus. » Elle ne le laisserait pas le quitter. Pas à nouveau.

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MessageSujet: Re: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Jeu 18 Jan - 1:15

Tasha ? Un prénom qu'il n'était pas certain de connaître. Même s'il lui ferait ressentir une impression étrange. Est-ce qu'il devait le déterminer comme étant un prénom entendu entre ses murs ? Où est-ce qu'il connaissait une personne possédant cette identité ? Cet endroit le rendait tellement fou qu'il ne savait pas vraiment quoi penser. Quoi croire. Des mois qu'il était ici et il était toujours incapable de déterminer ce qui était le fruit de son imagination et ce qui ne l'était pas. «  Ouais... des bêtises... je sais même pas ce que je raconte. » Il avait ressentit une impression d'être protégé le jour de leur rencontre. Quand elle l'avait pris dans ses bras pour le protéger de cette hallucination la dernière fois. Une impression qu'il n'avait pas vraiment compris, peut-être était-ce quelque chose qu'elle dégageait. Que l'on pouvait lui faire confiance ? Puis, il y avait eu la seconde fois, bien plus courte. Qui avait été suivi par un événement qu'il désirait oublier tant elle avait été horrible. « Tu t'en ais vite remise. » Fit-il remarquer dans un petit sourire. Pas étonnant, elle devait se nourrir elle et non jouer avec sa vie bêtement parce qu'il avait un problème avec la bouffe. « … Pour... pourquoi ? » Pourquoi voulait-elle l'aider ? N'importe qui l'aurait aidé à se relever, l'aurais mis sur cette table et aurait certainement tourner les talons. Lui, n'aurait même pas cherché à faire les premières étapes. Peut-être avait-elle les réponses à ses questions. Qu'elle pouvait l'aider à reformer le puzzle. « C'est pas une bonne idée de faire des promesses qu'on n'est pas sûre de tenir. » Il sourit doucement. Est-ce qu'il allait mourir ? Là maintenant ? Sur cet table ? S'éteindre parce qu'il avait joué. Une fois de trop. Il se sentait si faible. Qu'il pourrait le croire. La mort. Il y avait tellement pensé.

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Habillé d'un costume bleu marine, un nœud de papillon noir autour du cou, des chaussures cirés noirs Un petit garçon possédant une forte corpulence à cause de son poids, courrait tant bien que mal, le souffle court, inspirant et expirant comme un bœuf. Il était rare qu'il fasse autant d'effort physique dans son autre maison, habitué à ce qu'on lui apporte absolument tout. Se réfugier dans la nourriture était tellement facile, si jeune. Pourtant, dès qu'il arrivait sur ces terres. Qui faisaient aussi partit de ses origines, il était toujours heureux, le cœur battant la chamade tant il avait hâte. De ne plus ressentir la solitude, d'être avec deux personnes en particulier qui s'intéressait réellement à lui. Et cela malgré sa tenue qui jurait très mal avec l'entourage. Tout comme cette chaleur qui frappait chaque habitant. Sa maman n'arrêtait pas de lui répéter à quel point il était tout beau habillé ainsi. Et s'il y avait bien une personne ou deux pour qui il voulait être le plus beau, c'était bien son frère et sa sœur. Souriant tout heureux. Il essayait de courir, la cherchant tout en hurlant cette appellation. Dans cette langue. « Shaqiqa ! » Où était-elle ? Pourquoi ne l'avait-elle pas attendu ? Qu'il finisse son petit déjeuné ? Sans aucune surprise, bien trop pressée, il ne sût comment, il perdit l'équilibre, partant à l'avant, rejoignant le sol dans un son effroyable alors qu'un cri d'où la peur se faisait entendre s'échappa de sa bouche. Les vêtements désormais loin d'être aussi propre qu'un peu plus tôt, il resta au sol. Ayant mal, pleurant à chaude larme, semblant ne pas penser à se relever. Pas alors qu'il avait si mal aux genoux, certainement écorchés. Une main se posa sur lui, suivit d'une autre, l'aidant à se relever. Ses iris croisèrent celle d'une personne qu'il cherchait depuis plusieurs minutes. « Shaqiqa. » Refusant de montrer ses larmes, il essuya à l'aide des manches de son costume les sillons sur ses joues. Des joues un peu plus prononcés grâce au gonflement effectués par le petit bonhomme alors qu'il réplique tant bien que mal de sa voix enfantine. « J'suis pas un... un bé...bé.. je peux me le... lever... tout tout seul. » Les yeux larmoyants, reniflant grossièrement, le visage exprimant la douleur qu'il ressent à cause de sa chute. Pas plus haut que trois pommes, il essaye pourtant de paraître assez grand pour ne pas montrer sa faiblesse devant cette adolescente. « … Me laisse... pas pas tout seul. » Demandât-il timidement tout en tendant sa main pour attraper la sienne. Heureux de sentir ses doigts serrer les siens bien plus petit. Quel âge avait-il ? 3 ? 4 ans ? Le cœur battant la chamade, heureux, son sourire grandissant alors qu'il semblait capable de la suivre jusqu'au bout du monde.

« Je suis un grand garçon... »Voix faible. Presque chuchoté. Heureusement le silence dans la pièce lui permet de s'exprimer assez fort pour que sa sauveuse soit en capacité de l'entendre. Sauveuse ? Pourquoi avait-il des flashs de cette envergure qui envahissait son cerveau alors qu'il ouvrait les yeux et regardait le plafond. « Shaqiqa. »

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MessageSujet: Re: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Jeu 22 Fév - 0:35

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Lysandre & Tasha

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Vite remise ? Ce n'était pas vrai. C'était même tout le contraire d'être vrai, et à la simple mention de ce souvenir pas si âgé, mais si désagréable, Tasha détourna les yeux. Peut-être honteuse de paraître si assurée quand, en réalité, elle n'était qu'effondrée. Parfois, elle se détestait. Peut-être bien plus souvent qu'elle ne voulait l'admettre. Elle jouait sur les apparences, au même titre que cette foutue Ruche qui lui avait tout enlevé, tout arraché. Elle avait besoin des bras d'Anya, tout bonnement parce que sans elle, elle serait fichue. Elle le savait, Tasha, et elle avait appris à l'accepter. Elle ne pouvait pas tout vaincre toute seule, même si elle en donnait faussement bien le change. Cela n'aurait pas été pour son amante, elle aurait certainement fini comme Lysandre. A bout, de tout. De sa vie, de sa présence ici. Sans doute n'aurait-elle même pas eu la force d'aller à l'infirmerie. Mais finalement, elle s'était battue. Et elle continuait encore. Simplement motivée par cet amour inexplicable pour la rousse, autant que par cette colère effroyable, qui l'habitait depuis qu'on avait failli l'achever. Et plus d'une fois, en plus de ça. La Ruche était loin de prendre soin des siens.

Pourquoi ? Finalement son silence embarrassé fut rompu. Le jeune homme agrippant à nouveau toute son attention, elle-même lui dédiant toutes ses intentions. « Je ne sais pas... » finit-elle par murmurer. Mais bien sur que si, elle savait. « Parce que je tiens à toi. » finit-elle par se reprendre alors. Mais oui, c'était évident. Depuis ce jour où elle l'avait serré dans ses bras, elle avait veillé sur lui. Seulement, à cause des derniers événements, elle l'avait abandonné. Grossière et malencontreuse erreur, souvent répétée à contre-coeur. Shaqiqa. Corps qui se fige, qui s'immobilise. Rodriguez n'arrivait plus à respirer normalement, alors que l'écho du mot résonnait à ses oreilles, presque continuellement. Shaqiqa. Ce mot ouvrait des portes, bien trop de portes. Elle se le prenait en pleine face, ce coup qui se manifesta à la suite d'une intonation. Qui ne nécessita même pas une seule explication. L'évidence frappant même là où cela faisait mal, là où cela était nécessaire. Rappel tardif qui lui fit se souvenir de ses responsabilités un peu trop oubliées. Elle était celle qui devait veiller sur lui, à tout instant, à chaque moment, mais elle l'avait failli. Et le pire, dans l'histoire ? Ce n'était pas la première fois. Elle l'avait laissé tombé, bien trop de fois. L'avait ramassé parce qu'elle n'arrivait que dans ces moments-là. Jamais avant, jamais après. Quand il fallait, mais seulement parce qu'enfin, elle venait. Comme toujours.

Regard qui se baissa alors, larmes qui perlaient. Ironiquement, sur le moment, elle était celle qui aurait voulu s'allonger. Les émotions l'achevant. Répondant, inconsciemment, à ce souvenir d'antan. Epoque si lointaine qui devenait soudainement si proche d'elle, proche d'eux. « Plus jamais. » Murmure en réponse à sa demande, à cette requête si particulière. Plus jamais elle ne le laisserait seul, plus jamais elle ne laisserait ce petit garçon rester si éloigné d'elle. Même s'ils vivaient sur des continents différents, toujours, elle serait avec lui. Elle avait juré, elle avait promis. Allant jusqu'à poser une main sur son coeur, en sentir le battement. « Plus jamais je ne te laisserai seul. » La réalité et le passé s'entremêlaient, les mots se répétaient. Tout autant que les actions qui se reflétaient. Elle n'était pas certaine d'avoir tenue sa promesse, mais s'ils étaient à nouveau réunis, dans la Ruche, c'était un signe. Forcément. « Tu m'entends ? T'en as pas fini avec moi. » Larme qui coula alors, le long de sa joue. Qu'elle ne chercha pas à essuyer alors qu'elle prononçait encore un mot : « Shaqiq. » Frère du passé, frère du présent, frère du futur. Elle avait bien trop perdu pour se permettre de subir encore une disparition, celle de ce frère à la fois si similaire et si opposé à elle. « Je ne veux pas te perdre, pas encore une fois. » Hernando le hantait encore. Hernando qui ne lui rappelait rien, si ce n'était une absence incommensurable. Une absence insurmontable. « Tu comprends, Shaqiq ? » Je ne veux pas te perdre.

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MessageSujet: Re: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Ven 2 Mar - 23:47

Le regard. Il ne pouvait le détourner d'elle. De cette figure de tendresse qu'il ne pouvait expliquer que se trouver juste à ses côtés. Il avait des élans étranges envers cette personne. Des élans dont il était peu habitué. Depuis ce temps qui s'était écoulé. Il ne l'avait ressentit... Ou plutôt une infime de celle-ci lors d'un événement dont il ne souhaitait pas se souvenir. À croire qu'ils étaient maudits, les fois où ils se retrouvaient, ils se passaient toujours quelque chose. Et rien que de s'en rendre compte, un sourire prit place sur son visage, le genre de sourire qui ne cachait pas sa douleur ni même sa fatigue, mais qui lui fit du bien malgré lui. « Tu n'as pas remarqué... À chaque fois qu'on se voit... Il se passe un truc. » Il sentit son corps bouger alors qu'il riait le plus doucement possible avant de se mettre à tousser avec violence, au point qu'il avait la sensation que ses organes allaient sortir de son corps par sa bouche, si violente. Il se retrouva assit, une main contre sa poitrine en un poing, se retenant sans doute d'y tapoter avec force pour que cette toux se calme, l'autre serrant avec force celle de cette femme, se retenant à quelque chose de réelle, qu'il ne rêvait pas, qui ne faisait pas partie d'une énième hallucination. Si ça se trouve c'était le cas, c'est pour cela qu'il avait l'impression d'avoir des souvenirs qui se bousculaient dans sa tête. Il était une nouvelle fois bercé par une folie intérieure, dans quelques minutes, c'est un monstre qui remplacerait la forme humaine de Tasha. Et rien que d'y penser, il tourna la tête dans sa direction d'un air paniqué, inquiet. Qu'elle disparaisse, qu'elle le laisse seul. Si bien qu'il serrât encore plus fort cette main, les lèvres pincées en une fine ligne. Alors qu'il la suppliait de rester à ses côtés. Comme un enfant qui ne voulait désormais plus connaître la solitude. Solitude. Un mot. Une meilleure amie qu'il avait constamment collée au basque. « Tu sais que je pourrais le prendre pour une déclaration ? » Dit-il dans un petit sourire mutin, malgré lui. À croire que même sur son lit de mot, il ne pouvait s'empêcher de blaguer stupidement.

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Mais il sentit la culpabilité s'éprendre de son être lorsqu'il vit cet élan de tristesse s'exprimer sur son visage. Il ne voulait pas de ça. Il ne pouvait pas exprimer la raison. Mais ça... Les larmes qui n'allaient pas tarder à couler sur son visage, il les refusait ! Il était hors de question qu'elle pleure pour lui. Pas alors qu'ils étaient... Qu'ils semblaient... S'être retrouvés ? Et comme pour se faire pardonner, il tira sur sa main pour l'attirer à lui, qu'elle presse son visage sur son torse, son menton dans sa chevelure, son bras autour de son cou, fermant ses paupières tout en la pressant contre lui, qu'elle sente qu'il était bien là, qu'il était en vie. Qu'elle ne devait pas se sentir mal... Parce qu'il avait encore merdé. Lui le.... L'être qui ne cessait pas. D'être le vilain petit canard. Qui observait sa grande sœur avec émerveillement. À ses yeux, elle était la plus grande, la plus forte, la plus belle, la plus intelligente. Des mots qu'un enfant ne cessait de répéter pour exprimer son admiration, des phrases si innocentes. « Je suis là... » Qu'importe s'il n'arrivait pas réellement à mettre un mot sur son désir de la protéger, qu'elle soit fier de lui. Il savait une chose.... Qu'il ne pouvait pas se permettre de la faire pleurer. Pas encore.... Et rien que d'y penser, il ouvrit d'un coup les yeux. Encore ? Ce genre de scène était habituel entre eux ? Pourquoi ? Il soupira. Non, ce n'était pas l'instant pas important. Pas maintenant. Toutes ces questions pouvaient être posées plus tard. Pour l'instant, il avait juste l'envie de profiter de cette sensation. D'apaisement qui l'entourait. « Ouais.... C'est nous contre le monde. » C'est toi, moi et Hernando. Promesse faite. Alors que le petit garçon levait son petit doigt et le pointait avec fierté vers celui de sa grande sœur, un grand sourire de bienheureux sur le visage alors qu'il se retenait de sautiller, visiblement excité par cette promesse.

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MessageSujet: Re: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Lun 19 Mar - 18:21

♛ Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps

Lysandre & Tasha

▼▲▼

Il disait vrai, elle le savait. Ces retrouvailles improvisées n'étant que le résultat d'événements détestés. La souffrance les réunissant, pour le meilleur et pour le pire. Le visage de la lieutenant se déforma un peu plus, alors qu'elle prenait conscience de ce qui les unissait. De cette douleur qui les ensevelissait. Tous deux enfermés, volontairement ou non, dans ce cocon de déchirement. Ils avaient fini par l'accepter, par s'en accommoder. L'affliction suivant chacune de leurs avancées en ces lieux bien trop suppliciés. Ils étaient les martyrs de leurs propres vies, qui ne trouvaient leurs véritables voies qu'une fois terrassés. La douleur les aveuglant de prime abord avant de les réveiller. « Il serait peut-être temps de changer cette mauvaise habitude. » Un sourire, vacillant, éclaira le visage de Tasha. Désireuse de montrer au jeune homme qu'ils pouvaient très bien se rassembler dans d'autres conditions. Qu'ils pouvaient être heureux, d'une certaine manière, si du moins ils étaient capable de s'accorder le bonheur qu'ils méritaient. La lieutenant elle-même avait trouvé son réconfort, aux côtés d'une Rousse un peu trop joueuse pour son bien. Et si elle sentait que quelque chose de nauséabond se cachait derrière leur idylle, elle préférait ne pas y prêter attention. Persuadée qu'elle avait droit de sourire à son tour. Convaincue qu'il était désormais temps, pour Lysandre, de se laisser aller. Ne serait-ce qu'un seul instant.  L'air paniqué de Lysandre la surprit soudainement. Se penchant en avant, elle posa son front contre le sien, sa main libre venant enserrer ses épaules. « Hey hey hey, je suis là, je ne te quitte pas. » Restant ainsi, front contre front, de longues secondes durant. Avant de se redresser, tandis qu'elle lui lâchait sa main, juste pour tendre son petit doigt et venir croiser l'auriculaire du garçon : « Je t'en ai fais la promesse. »  

Son front se plissa alors qu'il toussait, comme à deux doigts de cracher du sang. Sa main reprenant sa position initiale, ne le lâchant pas d'un pouce. Dans le même temps, elle lui frictionnait les épaules, l'obligeant à demeurer allonger comme il fallait. « Espèce d'idiot. » Un petit rire étranglé vint suivre les plaisanteries énoncées. Le jeune homme trouvant le moyen de la détendre, quand bien même il était la cause de tant de tension accumulée. Elle ne pouvait lui en vouloir, dans tous les cas. Bien trop adoucie par ce visage à la fois peiné et bienheureux. Se trouver à ses côtés lui paraissant comme la chose la plus juste en ce monde. « Tu n'as pas changé. » Un élan de tristesse, à nouveau, qui accompagna ses paroles. Comment avait-elle pu oublier ? Il était son tout, le seul qui la complétait. Le seul qui lui importait avec Hernando. Le H tatoué sur son poignet attira soudainement son regard, et elle n'en fut que plus brisée. Se laissant attraper par Lysandre qui la berçait contre sa poitrine à la respiration irrégulière. S'accrochant un peu trop abruptement à ses vêtements. Elle ne pouvait pas imaginer ses futurs instants sans lui à ses côtés. Son frère, de coeur comme de sang. « Unis contre le monde... Tu te rappelles, Shaqiq ? » Murmure saccadé prononcé par Rodriguez, qui ne quittait pas sa position, à demi couchée contre le buste de Lysandre. Fermant les yeux alors qu'elle se remémorait les paroles qu'elle avait dit, plus d'une fois. Hernando lui tenant alors la main tandis qu'il approuvait ce mantra qui faisait la renommée de la famille Rodriguez. « C'est comme ça que ça se passe, à la fraternité Rodriguez. »  Elle se hissa à la hauteur de Lysandre, son regard plongeant droit dans le sien. « On se protège, on prend soin des siens. » Larmes qu'elle essuya discrètement. Le tatouage de son poignet lui sautant à la figure. « Mais j'ai failli... » La grande soeur n'avait su protéger le grand frère. Et elle était désormais effrayée à l'idée de recommencer les mêmes erreurs, avec le petit frère. Culpabilité et déception qui s'entremêlaient, alors qu'elle comprenait. Elle n'avait jamais été à la hauteur de son devoir.  

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MessageSujet: Re: • Les liens du sang s'évanouissent difficilement dans le temps • ft Tasha   Lun 2 Avr - 17:54

Il ne voulait. Plus. Pas alors qu'il venait de la retrouver. Qu'il venait de faire face à ce lien qui les unissait. Si fort. La solitude. Une nouvelle fois. Il n'en avait pas envie. Si bien qu'il s'accrochât. À cette main, à ce regard. À cette odeur qui l'enveloppait. Rassurant. Il voulut presque fermer les paupières de soulagement. Mais il n'était pas encore capable. Pas alors qu'il pouvait s’enivrer de cette vision. Si rassurante. Qui calmait son cœur qui s'était emballé sous la peur. Qu'on la lui arrache sans crier gare. Que pouvait-il faire pour empêcher une telle action. Il n'avait aucun pouvoir en ces lieux. Et cela ! C'était tellement frustrant ! Ça le rendait dingue. Maintenant qu'il avait réellement envie de protéger une personne. Sa grande-sœur. Membre de la famille qu'il avait encore, même dans cet endroit. Élément qui lui prouvait qu'il avait bel et bien eu une vie auparavant. La panique laissait place au soulagement. Plusieurs éléments pour qu'il se calme, qu'il ait réellement la sensation qu'elle était présente. Si bien qu'il inspirât et expira tout en fermant ses paupières. Même si c'était qu'un petit instant, pour lui c'était énorme, vainquant cette peur qu'elle disparaisse juste au moment où il aurait le malheur de fermer les yeux. Pourtant, il rit face à cette promesse si enfantine. À croire qu'après autant d'années, ils en revenaient aux racines. Ils étaient désormais des adultes, qui avaient vécus tant d'épreuves. « On est plus des gosses. » Le sourire toujours présent, il entreprit de serrer l'auriculaire, promettant à son tour de rester présent. À ses côtés. Promesse ultime. 

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« Ici ? Dans cet endroit ? » Fin sourire. « Très peu de chance. » C'était triste. Mais vrai. La douleur allait continuer à les unir. Encore pour un moment. Jusqu'à ce qu'ils trouvent une solution pour sortir de cet endroit. Et étrangement. Désormais, il en avait envie. Mais réellement. Parce qu'il refusait qu'elle, elle y reste. Que cette femme qu'il pressait contre lui y reste, qu'elle rejoigne une longue liste de personne qui avait disparu de cet endroit sans même que quiconque sache réellement où ils étaient. Ils partiraient. Ils s'échapperaient d'entre ces murs. Pour qu'elle puisse respirer l'air de l'extérieur. Qu'il n'ait plus aucune cicatrice de plus sur sa peau. « On va s'en sortir... On va sortir de cet endroit. » Il refusait l'idée que cela ne soit pas possible. Ils allaient y arriver. Parce qu'il n'avait pas le choix, il se devait de l'en sortir. Pour briser. Cette malédiction. De se retrouver que dans les pires moments. Comme s'ils étaient connectés. Le lien si fort. La détresse étant leur moyen de communication. « Ben... Paraît qu'il n'y a que les connards ne changent pas. » Il avait changé la phrase. Juste un peu. Mais c'était aucunement de sa faute, les mêmes lettres rentrées en ligne de compte. Mais il était rassuré, qu'elle lui confit ces mots. Parce que c'était certainement cela qui l'inquiétait le plus. D'être différent. De celui de l'extérieur. De n'avoir pas pu reprendre les brides de sa personnalité. Si elle. La personne la plus importante de sa vie le trouvait inchangé, alors c'est qu'il avait réussi. « Alors, tu sais que je te laisserais pas non plus. » Ancrant son regard dans le sien, il répétait cette promesse, à son tour. « … De toute façon, j'aurais un peu de mal à partir. » Sortir d'ici semblait impossible. Dommage pour ces désirs de libertés répétés. 

« Oui. » C'était étrange. Mais il savait à quel point c'était réel, à quel point ça le tenait à cœur, à quel point, c'était important. Cette promesse. Qu'il n'était jamais décidé à briser. Sourire amer. Au moins leur père leur avait laissé quelque chose. Ce lien qui les unissait. « Rodriguez.... Lysandre Aël Rodriguez. » Il répéta cette identité. À voix haute. Étant désormais la sienne. Il n'était plus un simple nombre. Des chiffres ridicules. Couché sur un papier. Sans même qu'il ne l'ait choisi. Qu'il a refusé. Au point de se présenter sous un surnom. Il hocha la tête, doucement, acceptant les paroles. Certain qu'il le ferait désormais. Il ne lâcherait plus. Hors de question ! Même pas acceptable qu'il quitte cet endroit sans elle. « Arrête. » Murmure. Cœur effrité. Douleur lisible sur son visage. Il hurlait. À l'intérieur. De rage. De la voir aussi malheureuse. De la voir ainsi brisée. « Avec toutes les conneries que j'ai faite, c'est un miracle que je sois encore là... Alors si tu m'as protégé et tu vas continuer à le faire. » Il posa sa main sur sa joue, son pouce caressant la peau, voulant la calmer. Qu'elle fasse disparaître les larmes qui le rendaient bien trop nerveux. « Comme je vais le faire avec toi... Je ne partirais pas de cet endroit sans toi, tu m'entends ? »

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