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 [VÉRANDA] Cold outside [6&999]

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MessageSujet: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Ven 12 Jan - 18:39

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Cold outside 


C'était peut-être le manque de sommeil qui influait sur son cerveau, mais il avait l'impression que plus le temps passait, plus sont état empirait. Il était incapable  de calculer depuis combien de temps maintenant il était coincé ici, sa notion du temps étant aussi perturbé que le reste de son esprit, mais ça lui paraissait déjà être une éternité. Pourtant, n'était-ce pas le contraire? Est-ce qu'il ne devrait pas se sentir de mieux en mieux? Les autres, ils avaient l'air plus fonctionnels que lui, certains avaient même l'air habitués, presque sereins. Était-il vraiment possible de se faire à l'idée? De ce faire à cet endroit? Pour sa part, il était convaincu que non, à la fois baladé entre paranoïa et claustrophobie, il avait l'impression de perdre la tête, d'étouffer. Et c'est donc de façon presque robotisée qu'il prit pour la il-ne-sait-combientième-fois, cet ascendeur qui ne faisait rien d'autre que le voyager d'une cage à une autre, car qu'importe l'étage sélectionné, le résultat était toujours le même; les portes s'ouvriraient sur une pièce blanche et il n'y trouverait rien d'autre que de l'enfermement. Une résignation emmerdante qui le laissa dépourvu quand les portes s'ouvrirent finalement sur ce niveau, le laissant découvrir une pièce circulaire -qui était déjà une amélioration en soit, changeant des formes rigides des autres niveaux-. Ceci dit, ce n'est pas ce qui retenu le plus son attention, mais bien les murs blancs qui avaient disparu pour laisser place à du verre, une vitre. S'il y avait une vitre, c'est qu'il y avait un extérieur et s'il y avait un extérieur, ça voulait aussi dire qu'il y avait forcément une possibilité de pouvoir sortir. Piqué par cette découverte, c'est d'un pas plus éveillé qu'il s'avança aussitôt sur le niveau, parcourant la vitre du regard comme si elle une apparition divine. Certes, il ne pouvait s'empêcher de penser que d'être coincé dans un aquarium ce n'était pas plus réjouissant que d'être coincé dans une boite, mais qu'importe. Comme hypnotisé par le verre qui l'entourait, le rouquin en oublia presque de remarquer la tristesse du paysage qui s'offrait de l'autre côté de la vitre. Bon, vous me direz; c'est beau la neige. Oui, c'est beau, mais ça reste blanc. Sans parler que c'est froid, humide, et que ça laisse très peu de chance de survie pour quelqu'un qui y tenterait une évasion. Pourquoi diable personne n'avait encore brisé cette foutue vitre? Parce qu'il était interdit de briser quoique ce soit, sans doute. Peut-être parce que c'était inutile, parce que sauter en bas se résumerait à être un suicide. Ou alors peut-être simplement parce que le verre était trop épais pour être brisé. Probablement. C'est ce qu'il en conclu quand il posa la main contre la vitre, se retrouvant désolé de ne même pas pouvoir y sentir la fraîcheur extérieur. Malgré tout, il se sentait déjà mieux. Un peu mieux. Même que s'il avait découvert cet endroit avant, peut-être qu'il aurait pris la décision d'y rester pour de bon, de ne plus jamais retourner sur les autres niveaux qui lui filaient l'envie de gerber. Il ne savait pas tellement quoi conclure de cette impression, outre qu'il devait probablement aimer être à l'extérieur. Cette fille rousse qu'il avait croisée avant, elle avait bien dit qu'il y avait certaines choses que le corps et l'esprit n'oubliaient pas. Que même si on lui avait reset le cerveau, il pouvait toujours se souvenir.

Cette réflexion l'accapara au point où il sursauta franchement quand il entendit les portes de l’ascenseur s'ouvrir à nouveau. Le cauchemar. Est-ce qu'il avait le droit d'être là? Il n'avait pas cru voir d'interdiction, mais allez savoir. Une chose était certaine, il n'y avait rien pour se cacher ici. Il ne trouva donc aucune autre possibilité que celle de se retourner pour faire face à celui qui arrivait, avec l'air d'un chevreuil qui viendrait d'être prit sous les phares d'une voiture. Son regard se figea donc sur l'inconnu, il n'avait pas l'impression de l'avoir déjà croisé, son visage ne lui disait rien. Et en fait, son visage ne lui disait rien qui vaille non plus. Est-ce qu'il devait partir ou rester là? Dire quelque chose? Non, il aurait l'air con. Arrêter de le fixer ne serait pas une mauvaise idée ceci dit.


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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Mer 17 Jan - 20:48

Cold OutsideH13-6 & H05-999La vie dans cette Ruche commençait à prendre une tournure étrange. Très étrange. Quelques semaines auparavant, j’étais dans un état inimaginable, une perte de contrôle total que je ne voulais plus jamais revivre. A présent… j’étais déjà un peu plus stable. Je n’étais pas certain d’avoir retrouver totalement mon équilibre, je doutais d’ailleurs que cela puisse réellement revenir. Les flashs étaient toujours là, les cris étaient toujours là. A ça se rajoutait d’autres images. De nouvelles images que celles de l’explosion, celles d’un paysage désertique, chaud. Et quelque peu abîmé. Et un prénom. Un prénom à qui je savais associé, un prénom que je me devais de faire connaître à la principale intéressée, mais un prénom qui me faisait peur. Peur parce que maintenant que je savais comment elle s’appelait, je me sentais encore plus coupable. Culpabilité qui n’avait toujours pas de sens. Cependant, j’arrivais à la dompter un peu, peut-être pas à la contrôler, mais au moins à la mettre en sourdine. En plus de tout ça, j’avais fait une rencontre… intéressante. Enfin, ce n’était peut-être pas le bon mot pour la qualifiée, mais je ne pouvais pas nié que j’étais très intéressé par ce nouvel inconnu, 002… Peut-être bien que c’était à lui que je devais cet apaisement… Mais pas seulement. Il y avait aussi ce niveau qui donnait une vue sur l’extérieur. Un paysage très différent de ce que j’avais en tête : de la neige. La même neige que celle qu’il y avait eu dans la cafétéria apparemment. Observer ces flocons tomber avait quelque chose… de reposant.

C’était bien dans ce but là que j’avais décidé d’aller à ce niveau alors que mon visage était encore tuméfié et portait les traces encore de ma confrontation avec mon colocataire et de ma rencontre avec 002. Les autres habitants de la Ruche s’arrêtaient quelques secondes sur mon état, mais jamais très longtemps, un regard de ma part suffisait à les faire se détourner. J’avais l’espoir en allant là-bas d’être tranquille, depuis qu’il était apparu, ce niveau n’était pas particulièrement visité, je pouvais passer pratiquement des heures sans voir quelqu’un débarquer dans mon dos. Mais il s’avéra que cette fois-ci, quelqu’un m’avait devancé. Les portes de l’ascenseur venaient de s’ouvrir,  mon regard était toujours un peu émerveillé par cette pièce qui cassait tous les codes d’architecture auxquels nous étions habitués ici, bien que la clarté soit toujours la même, peut-être même plus lumineuse encore. Et au milieu de tout ça… Un jeune garçon. Qui semblait plus grand que moi à vue de nez. Lui aussi. A croire que j’étais le plus petit ici… C’était peut-être bien la seule chose que je venais à envier aux autres. Moi qui voulais être tranquille. Hésitant à refermer les portes de l’ascenseur, je finis par sortir de cette boîte métallique pour faire quelques pas en avant.

De ce que je lisais sur son regard qu’il était très malaise de me voir, peut-être bien qu’il avait peur de me voir. Je haussais un sourcil, surpris de sa terreur. Enfin, je n’avais encore rien fait, je venais tout juste d’arriver. S’il s’effrayait facilement, je reconnaissais qu’il y avait là un moyen de s’amuser un peu. Je remontais une de mes mains encore abîmées par la torture que je leur avais fait subir pour gratter le pansement qui me barrait le nez, lui montrant aussi mes blessures à ce niveau là et fit quelques pas encore en avant.

« Qu’est-ce que t’as ? Pourquoi tu fais cette tête ? On dirait que tu as vu un fantôme ? »

Saluer les gens, me lancer dans les politesses, ça ne m’amusait pas, surtout avec les gens que je ne connaissais pas. Pourquoi se montrer poli envers des insectes que je ne verrais sans doute plus après ça ? Mais c’était drôle aussi, de les aborder comme  ça, alors qu’ils s’attendaient tous à des salutations en bonne et due forme, comme tous les gens civilisés le font. Je me rapprochais de la vitre à laquelle il tournait le dos pour venir poser ma main dessus, pour sentir comme d’habitude la même chaleur, la même température sur cette surface que ce à quoi on pouvait s’attendre. Mon regard se posa de nouveau sur le jeune garçon, un léger sourire sur le coin des lèvres.

« Tu pensé pouvoir t’échapper par là ? Désolé mon petit, il n’y a pas de sortie. »
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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Ven 19 Jan - 19:12

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Cold outside 


Même s'il sentait l'urgente nécessité de détourner son regard de l'homme, il en était simplement incapable. Il continuait de le fixer d'un air effrayé certes, mais presque avec une pointe de fascination. Ou alors c'était les marques de blessure sur sa peau qui l'intriguait au point qu'il en oubliait qu'il valait mieux pour sa survie de baisser les yeux. Peut-être faisait-il partie des gens dangereux dont avait parlé la rouquine, ceux dont il fallait se méfier et éviter. Si tel était le cas, il était vraiment malchanceux, visiblement il ne tombait que sur les pires. Il avait d'ailleurs l'impression que ça n'avait rien de nouveau dans sa vie, qu'avoir des problèmes c'était dans ses habitudes. Une sensation bizarre qu'il ne s'expliquait pas, puisque le vide persistait dans sa tête, à croire qu'il n'y avait rien qui réussirait à faire revenir ne serait-ce qu'une minuscule bride de ses souvenirs. Sans surprise, et parce que de toute façon ça n'avait rien de subtile, le type ne manqua pas de capter son regard toujours rivé sur lui, et lui demanda qu'est-ce qu'il avait et pourquoi il faisait cette tête. Il n'était pas certain de quelle tête il faisait exactement, mais il pouvait assez facilement imaginer qu'il ne devait pas avoir l'air bien brave en ce moment. « Je...rien...désolé », qu'il articula presque difficilement avant de finalement se décider à décrocher son regard du visage tuméfié.

Six ne savait pas quoi faire. Devait-il courir vers l’ascenseur et quitter les lieux, au risque de définitivement passer pour le trouillard de service, ou valait-il mieux qu'il commence à essayer de surmonter ses craintes et faire face à tout ça? La première option lui semblait résolument plus intéressante, et pourtant, il ne bougeait toujours pas, suivant l'inconnu du regard quand ce dernier s'avança vers la vitre pour y poser les mains, comme il l'avait fait lui-même quelques minutes auparavant. Le rouquin ne parvenait toujours pas à décrypter l'énergie qu'il dégageait, à savoir si l'homme était une menace ou s'il ne s'agissait que de sa peur incontrôlable qui le poussait à vouloir fuir tout le monde. Certes, le brun n'avait en rien l'air amical, mais ça ne voulait pas dire pour autant qu'il était dangereux. Ou alors peut-être que si, peut-être que les blessures sur son visage et ses mains auraient du suffire à le faire fuir. Pourtant, pour une raison qu'il ne saurait même pas expliquer à lui-même, il ne pouvait le faire. Il restait là. Bêtement. L'homme se tourna à nouveau vers lui, devinant l'espoir qu'il avait eu d'avoir peut-être trouvé une issue, juste avant d'ajouter lui aussi qu'il n'en existait aucune. Décidément tout le monde en semblait convaincu, ou ils étaient tous résigné, mais Six refuserait une fois de plus d'accepter cette réalité. Il trouverait une façon de sortir, il devait y croire. « Il n'y a pas de sortie parce que personne en a trouvé une...ça veut pas dire que y'en a aucune. » Il n'avait pas envie de l'obstiner, loin de là, et pourtant ça lui avait échappé tout naturellement. Il ne tarda d'ailleurs pas à le regretter, se mordant inconsciemment la lèvre dans un geste nerveux. Nerveux aussi parce qu'il ne savait pas s'il devait lui poser la question qui le démangeait depuis que le brun était arrivé sur le niveau, ou s'il valait mieux pour son propre visage qu'il se taise. « Est-ce que...tu t'es battu avec quelqu'un? » Ou est-ce qu'il était dans cet état à cause de l'une de ces fameuses "punitions" dont certains parlaient avec tant d'appréhension.


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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Mar 23 Jan - 16:40

Cold OutsideH13-6 & H05-999Rien qu’au premier coup d’œil, je pouvais affirmer que ce type était du genre gros trouillard. Sa simple façon de bafouiller en s’excusant, sa tenue, comme il détournait les yeux bien sagement après lui avoir fait remarquer que ce n’était pas très poli… Une victime en puissance. Pire que le bisounours. Voilà qui était plaisant tout à coup. Une faible créature rencontrée par hasard et sans doute bien docile. Je sentais bien qu’il n’était pas à l’aise et qu’il ne savait pas ce qu’il devait faire. Son regard maintenant qu’il n’était plus posé sur moi se faisait fuyant. Est-ce qu’il cherchait à fuir ? Ça ne m’étonnerait pas. Reculant légèrement d’un pas, je me tenais maintenant juste derrière lui, prêt à lui barrer la route s’il tentait de le faire. Pourquoi ? Oh pour rien, juste pour m’amuser. C’était divertissant de faire exactement ce que les gens ne voulaient pas qu’on fasse. Et en particulier quand c’était un type comme lui. J’avais envie de le victimiser un peu plus. De le dresser un peu pourquoi pas. Surtout qu’à sa façon de répondre sur une éventuelle porte de sortie, je compris bien vite que c’était un de ces nouveaux qui pensaient sortir d’ici en moins de deux et sans la moindre difficulté. J’en levais les yeux au ciel et soupirais bruyamment.

Mais sa question chassa mon agacement face à sa naïveté ridicule, me faisant même sourire. Il avait vraiment peur. Et mon visage, ou plutôt son état, ne le rassurait pas. Pauvre petite chose. Croisant les bras sur mon torse, je fis mine de réfléchir à la question, prenant tout mon temps alors que je le dévisageais et prenais un malin plaisir à guetter la moindre de ses réactions. Est-ce qu’il allait frémir davantage ? Est-ce qu’il allait tenir bon ? Je demandais à voir.

« On peut dire ça comme ça… Tu veux l’histoire complète ? Pourquoi pas, je n’ai pas d’autre chose à faire après tout... »

Tout sourire, je me rapprochais du garçon, suffisamment pour être juste au niveau de son oreille, de pouvoir lui murmurer les détails les plus sordides. Rien que de repenser à tout ça, je sentais un long frisson me parcourir le dos. Et pour l’empêcher de s’enfuir, je tendis une main devant moi, créant une barrière à sa droite en posant à nouveau ma main sur ma vitre.

« Je me suis en effet battu, mais pas seulement… Il y a une raison à pourquoi mon visage est comme ça, et je le referais sans hésiter. Et surtout, si tu voyais le visage de l’autre… c’est bien pire… Il y avait tellement de sang partout, son nez a été cassé, plusieurs fois même… Je revois encore ses yeux tout gonflés tellement son visage était bouffi. Et pourtant, ce gars était bien plus grand que moi… Il faisait ta taille je crois… Mais ça ne l’a pas empêcher de se retrouver à terre et de pleurer. Vraiment, il y avait beaucoup, beaucoup de sang. Ce n’est pas tout, après j’ai rencontré quelqu’un de fantastique. Il te ferait peur je pense. C’est lui qui m’a amoché le visage, juste comme ça. Parce que j’avais sali ses vêtements. Et tu sais quoi ? J’ai adoré ça... »

Avec un petit rire, je reculais de nouveau, mais pour venir m’appuyer contre la vitre, les yeux rivés sur son visage. Je voulais voir sa peur, je voulais le voir se décomposer. Est-ce que c’était la réponse qu’il attendait ? J’en doutais fort. Il ne devait pas imaginer une seule seconde des dangers qu’un type comme lui courait, puisqu’il pensait être plus fort que tout le monde et trouver une sortie. Peut-être que ça le calmerait un petit peu, tiens. Si c’était le cas, alors on pourra dire que j’avais fait d’une pierre de coup. Une dure leçon de la vie que je lui offrais très gracieusement, si c’était pas de l’altruisme ça ?
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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Jeu 25 Jan - 21:29

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Comment pouvait-il se retrouver dans une situation pareille? Pour une fois, il croyait avoir trouvé un lieu paisible dans cette cage, où il pouvait respirer un peu mieux, se sentir moins étouffé, moins coincé et voilà qu'il se retrouvait à devoir partager l'espace avec un possible cinglé. Comment pouvait-on être si malchanceux? Et il avait beau tenter de se convaincre que tout ça n'était que le fruit de sa paranoïa, que l'homme ne pouvait être aussi menaçant qu'il en avait l'impression, il n'y croyait tout simplement pas. Paralysé par cette peur qui le tenaillait, il ne bougea donc pas de sa position, et ce même si sa tête continuait de lui hurler de foutre le camp avant que la situation ne dégénère. Il devait se ressaisir, il allait forcément y avoir un moment où il finirait pas prendre le dessus sur cette peur. Il n'était quand même pas si inoffensif, il était grand, il avait des muscles, il pouvait se défendre, non? Non. Il n'en était pas certain. Il ne se sentait pas du tout l'âme d'un combattant. Et s'il en était un, ce n'était certainement pas l'aspect de lui qui ressortait le plus depuis qu'il s'était éveillé dans cet endroit. Pour ce qui était de l'homme, s'il voulait l'histoire complète? Non pas vraiment. Enfin, si. Il valait peut-être mieux qu'il sache à quoi s'en tenir, même s'il savait d'avance qu'il n'apprécierait surement pas l'histoire. Il avait d'ailleurs de sérieux doute sur les intentions de cet homme.

Et comme pour lui donner raison, le brun se tourna alors vers lui, le privant d'une possible fuite en bloquant un bras devant lui, faisant reculer le rouquin contre la fenêtre alors qu'il tentait de se faire le plus petit possible, comme s'il espérait pouvoir disparaître soudainement. Sa proximité, sa voix alors qu'il commença à lui raconter l'histoire de sa bagarre, près de son oreiller, trop près, trop dangereux. Il sentit son cœur doubler de rythme dans sa poitrine alors qu'il s'imaginait déjà subir le même sort que l'homme de son récit. Que pouvait-il faire contre ça? Même si, par miracle, il savait se défendre, il n'allait pas l'emporter contre un psychopathe pareil. Qui pouvait adorer se faire taper dessus, et qui pouvait aimer en faire autant aux autres? Et ça sans aucune raison valable. Il ne lui avait rien fait, il n'avait fait de mal à personne. Et pourtant, appelez ça de la fierté, Six ne pouvait se résoudre à se mettre à le supplier de le laisser partir, même s'il en avait très envie. Il le laissa donc finir son histoire, se mordant nerveusement la lèvre au point de craindre qu'il finirait par la mettre en sang. Quand l'homme laissa finalement aller un léger rire, tout en se reculant, il tourna son regard vers lui pour capter le sien. Que pouvait-il répondre après ça? « Si c'est ce que t'aimes...tu t'amuseras pas avec moi...» Il n'avait absolument aucune envie de le provoquer encore d'avantage, mais quelque chose le poussait à refuser de simplement lui donner ce qu'il voulait. Il était terrifié oui, mais ça ne donnait pas le droit aux autres d'en profiter. « Je vais pas me défendre...mais je vais pas pleurer non plus. Si tu veux me faire peur, ça fonctionne...tout me fait peur ici, je vais pas dire le contraire. » Il pausa, conservant son regard dans celui du brun, tentant de rassembler un courage qu'il n'était pas certain d'avoir. « Perds pas ton temps avec moi. » Est-ce qu'il allait regretter d'avoir répondu? Oh il le regrettait déjà pour tout dire, la question était plutôt de savoir ce qu'il obtiendrait en réponse, des mots ou des coups. En toute franchise, il n'était pas convaincu de savoir laquelle des deux possibilités était la mieux, ou la moins douloureuse.


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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Sam 27 Jan - 13:46

Cold OutsideH13-6 & H05-999Après des semaines à avoir été renfermé sur moi-même, loin des rires, loin de la joie, très loin même, pouvoir rire, de bon cœur, c’était bon. Aussi bon que ma rencontre avec ce sauvage et beau blond. Enfin non, ce n’était pas comparable en réalité, mais c’était agréable. La peur était visible sur son visage, il ne pouvait pas le nier. Je pouvais presque la sentir. C’était presque magique cet espèce de sens que j’avais à repérer la moindre trace de terreur et en prendre plaisir. Ça m’avait manqué de voir cette expression sur la face de quelqu’un, de voir les pupilles se dilater. Les bras croisés sur mon torse, j’observais ce gamin tenter de reprendre un peu son courage, s’il en avait en tout cas. Très amusant. Surtout alors qu’il était en train de dire que je ne m’amuserai pas avec lui, sans la moindre conviction. Moi seul pouvait dire si oui ou non j’allais passer un petit moment avec lui pour me divertir. Je soulignais quand même l’effort de le voir essayer d’avoir une personnalité et un brin de répartie. Peut-être qu’il avait un cran caché. Mais ce qui était le plus drôle, c’est qu’il continuait d’avoir peur. On pourrait croire qu’en faisant preuve d’audace, si on pouvait appeler ça comme ça, qu’il reprendrait du poil de la bête, mais non. J’avais l’image d’un petit clébard, celui de mon colocataire tiens, en train d’essayer de montrer les dents. Avec un énorme balais entre les fesses.

« Je suis le seul juge pour savoir si je perds du temps ou non, petit. En tout cas, là tout de suite, je prends beaucoup de plaisir. Et je tiens à saluer ton aveu, d’autres à ta place essayent lamentablement de cacher le fait qu’ils pissent dans leur froc. C’est presque courageux. »

Il tentait des trucs, fallait bien le reconnaître, mais ça ne voulait pas non plus dire qu’il allait gagné. Certainement pas. C’était tellement drôle de pouvoir jouer à nouveau, et d’une nouvelle façon. La torture psychologique, il y avait des tas de possibilités, des tas de façon, et je commençais tout juste à m’amuser. Je savais que ce gamin était sur ses gardes, qu’il se méfiait, mais pour une raison qui m’échappait pour le moment, il ne prenait pas la fuite. J’allais le ménager un peu, le temps de satisfaire mon envie, et de voir jusqu’où il pouvait se montrer droit dans ses pompes. Détachant finalement mon regard du sien, je m’installais à côté de lui, mais cette fois-ci, face à la vitre, observant les flocons. Il savait maintenant avec ma petite histoire que je n’hésitais pas à faire mal, il ne s’attendait donc pas à ce que je me tienne sagement, les mains croisées dans le dos, presque aimable. Même s’il allait forcément comprendre que ça cachait quelque chose. Sauf s’il était crétin, ce dont je doutais un peu. S’il avait assez de caboche pour reconnaître sa peur, il en aurait assez pour analyser un peu la situation.

« J’en déduis que tu es arrivé depuis peu dans la Ruche. Laisse moi deviner… Quelques jours ? Tout au plus, quelques semaines. C’est bien ça ? Ou tu t’es terré dans ton logement pendant quelques mois avant d’oser sortir le nez ? »

Cette dernière option me paraissait un peu grosse, c’était surtout une provocation. Juste pour voir comment il allait réagir. Est-ce qu’il allait continuer sur sa voie du courage ou est-ce qu’il allait se dégonfler complètement ? D’autant plus qu’à part mes propos, je parlais très calmement, presque avec douceur, mais pas trop non plus. Même si j’étais aussi sûr qu’il n’allait pas baisser sa garde aussi facilement. Le déstabiliser pour le toucher, c’était ce qu’il y avait de mieux, et surtout de plus intelligent. Un nouveau jeu d’esprit pour moi, c’était vraiment un plaisir.
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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Dim 28 Jan - 22:37

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De toute évidence, l'homme était là pour s'amuser, se divertir, ou se changer les idées tout simplement et il était sa victime malchanceuse. Ça n'avait rien de très surprenant, après tout, il avait tout de la victime parfaite, surtout à ce moment, où il ne devait rien dégager d'autre que de la peur. Ça semblait lui coller à la peau maintenant. Il était le pauvre chiot effrayé, celui qui avait besoin d'être défendu, protégé, qui préférait tourner les talons que de risquer une confrontation. C'était vrai, d'accord, mais ça ne voulait pas dire que ça lui plaisait. Qui avait envie d'être le trouillard de service? Personne. Sauf qu'il ne le contrôlait pas vraiment, cet endroit lui filait la nausée, il ne voyait pas comment il pourrait s'y sentir bien un jour. Et ce type n'améliorait en rien la situation, il n'avait même plus besoin de s'imaginer des menaces, il en vivait une, actuellement. Parce que ça ne pouvait être autre chose que ça. Il voulait lui faire la peau, voilà. Juste comme ça, gratuitement. Et même qu'il ne s'en cachait pas, alors que le brun admettait de but en blanc qu'il prenait plaisir à le terroriser. Absolument rien pour aider le rouquin à retrouver son calme et pourtant, il allait quand même devoir trouver une façon de se sortir de là. Et prier pour l'arrivée d'un sauveur n'allait certainement pas être suffisant. Il devait se débrouiller seul cette fois. Mais comment? Tel était la question. Que pouvait-il bien faire face à un homme qui venait carrément d'admettre en avoir sauvagement tabassé un autre? Six tourna légèrement la tête pour suivre le mouvement de l'inconnu quand il se déplaça à côté de lui, face à la vitre. La voie était maintenant libre pour un sprint en direction de l’ascenseur, mais quelque chose lui disait que ça ne le sauverait pas non plus, au contraire, si c'était un jeu pour l'homme, il devait déjà avoir prévu qu'il tenterait peut-être cette option. Il resta donc sur sa position, sans broncher, parce que la peur le maintenait en place, mais aussi parce qu'il ne voulait pas lui offrir cette satisfaction. Effrayé peut-être, mais naïf, certainement pas.

L'homme reprit à nouveau la parole, l'interrogeant cette fois sur sa présence dans la ruche. Pourquoi? Il doutait que ça puisse vraiment l'intéresser. Est-ce que c'était une question piège? Ou alors il aimait juste jouer avec sa proie avant de la tuer, comme un chat. « Je suis pas sortie de mon logement pendant plusieurs jours... » Oui, il s'était terré, jusqu'à ce que ça devienne aussi suffoquant que de prendre le risque de s'aventurer à travers les niveaux. « Je suis pas ici depuis longtemps, mais...» Six tourna son regard vers le visage du brun, s'interrompant dans un moment d'hésitation. «...je sais que c'est plus facile d'affronter des monstres qui sont vraiment là, que ceux qui existent pas. » Il savait que s'il était resté enfermé dans sa chambre, il serait devenu son propre enfer. Il n'y avait rien de plus terrible que le silence, l'isolement, la peur incontrôlable qui grossit et grossit, nourrit par l'angoisse d'un esprit qui n'a aucune barrière, qui n'a rien d'autre sur quoi se concentrer. Il préférait être là, face à un monstre qu'il pouvait réellement voir, que d'affronter des fantômes qu'il s'inventerait lui-même. Bon, à choisir, il préférerait ne pas être là du tout, mais comme il n'avait pas le choix...Toujours en tentant de pas laisser sa peur prendre le contrôle, il hésita à nouveau. « Alors...qu'est-ce tu me veux? » S'il voulait le tabasser, qu'il le fasse tout de suite, il devait déjà savoir que le rouquin n'avait pas la moindre chance face à lui. Il ne le prenait sans pas très au sérieux, et c'était peut-être tant mieux pour Six, parfois il valait mieux que les autres vous sous-estime. « Je t'ai dit que j'allais pas être amusant. » S'il voulait une victime pour se défouler, il en avait trouvé une, mais quitte à se prendre une raclé, il allait le faire avec un peu de fierté.

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Mar 6 Mar - 8:49

Cold OutsideH13-6 & H05-999Il était beaucoup plus parlant physiquement et avec son regard qu’avec ses mots, et ce même s’il essayait de ne rien laissait paraître. Pour ma part, je restais toujours à ses côtés, sans tenter quoi que ce soit, préférant très largement l’observer et se faire du mouron tout seul que de lui donner ce à quoi il s’attendait. Et il venait de me le confirmer avec ses mots. Il préférait affronter les monstres qui étaient ici que ceux qui n’existaient que dans sa tête. Soit il était un gros pétochard, soit il avait des démons à combattre. L’addition de ces conditions n’était non plus impossible. Il hésitait quand même à répondre, il l’avait fait du bout des lèvres, je sentais bien qu’il devait se poser tout un tas de questions. Mais sa franchise était quand même à relever, comme si ça lui était impossible de mentir. Aussitôt je pensais à ce très cher 909, ce bisounours incapable de dire autre chose que le fond de sa pensée. Ça ne serait qu’à moitié étonnant qu’ils soient de la même trempe ces deux-là. Mais j’avais au moins une petite idée sur la meilleure façon de lui coller des sueurs froides.

Toujours en gardant le silence, je le laissais reprendre la parole après ses premières réponses, les yeux toujours sur lui, à présent à moitié appuyé contre la surface en verre, mon sourire fendit mon visage, sans doute plus digne d’un rictus monstrueux que du véritable sourire mais qu’importe. La pression augmentait pour lui, son inquiétude grandissait. Qu’est-ce que je lui voulais ? C’était ce qu’il devait se demander depuis le début, tout en essayant que ça ne soit qu’anodin, en noyant sa question et ce que ça impliquait pour me dire encore une fois qu’il n’était pas intéressant, sous entendant que je serais mieux à me distraire avec un autre. C’était désolant de voir qu’il n’avait pas confiance en son propre potentiel de divertissement. Une si petite estime de soi, c’était presque trop facile. Et encore, le mot était faible. Je m’amusais en réalité comme un petit fou à le voir se torturer mentalement sans en avoir trop l’air, attendant avec impatience le moment où il ne pourrait plus tenir en place et craquerait, tout simplement. Ça allait forcément arriver, et j’étais persuadé que je n’avais pas beaucoup à faire pour que ça arrive.

Quand enfin l’attente fut assez poussée à son extrême limite, je me décidais à parler, même si ce je prenais mon temps bien évidemment pour chaque mot, et entre chaque moi également, histoire de pousser son malaise à son maximum.

« Je ne veux que discuter, petit. Tu me sembles bien à cran. Est-ce que c’est dans ta nature tu crois ou c’est ton nouvel environnement qui te perturbe comme ça ? »

Bien entendu, j’évitais de lui faire comprendre qu’il était extrêmement amusant et qu’il avait une fort mauvaise impression sur lui puisque ce serait la bonne chose à dire pour qu’il tourne les talons et coupe ainsi court au jeu. Je détachais mon regard de sa silhouette pour finir par m’asseoir à même le sol, toujours face à ce décor enneigé de l’autre côté du verre, cette neige qui continuait de tomber, comme si nous étions enfermés dans une de ces boule à neige, comme celle que le vieux avait récupéré dans l’entrepôt. Assis en tailleur, et toujours avec ce sourire-rictus, je me contentais toujours du silence, presque aussi jouissif que lorsque le jouet était en train de geindre, de gémir, de pleurer ou de crier. Faire semblant de m’intéresser à lui en posant ce genre de question, surtout après qu’il se soit de lui-même dévoiler. Ce que les gens oubliaient de prendre en compte en se mettant en garde contre les gens c’était bien ça : la parole. Ils étaient fixés sur la violence physique plutôt que mentale, ou la manipulation. A mon sens, c’était bien plus efficace et bien plus terrifiant que le reste. Ce jeune garçon en était la preuve, il attendait les coups. Il attendait que soit je m’en prenne à lui soit je fasse demi tour. En m’étant installé comme ça, il allait forcément comprendre que ça n’allait pas arriver. Ou tarder en tout cas.

« Tu as des fantômes alors, si je comprends bien ? Tu as peur de quelque chose ? Tu as vécus des choses atroces dans ta vie passée, tu penses ? »
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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Ven 9 Mar - 19:19

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Cold outside


« Je ne veux que discuter, petit. Tu me sembles bien à cran. Est-ce que c’est dans ta nature tu crois ou c’est ton nouvel environnement qui te perturbe comme ça ? » Six réfléchissait à vive allure, cherchant une solution, cherchant à déterminer la meilleure de ses options. Il ne savait pas quoi répondre. Est-ce que c'était dans sa nature? Peut-être, il était vrai qu'il avait tendance à être extrêmement méfiant et nerveux, mais il était incapable de dire si ça venait de lui ou si ce n'était qu'un symptôme de cet endroit déplaisant. Il ignorait comment réagir face à cet homme, qui bien que plutôt passif jusqu'à maintenant, lui donnait l'impression d'être une menace pour lui. Ce n'était pas sans raison qu'il faisait tout pour éviter les contacts avec les autres. Il ne savait pas quoi faire, ni avec eux, ni avec lui. Il ne savait pas quoi dire, comment réagir. Pour un peu, il aurait presque l'impression de n'avoir jamais communiqué avec un être humain auparavant. Et pourtant, il n'avait pas l'impression non plus d'être un extraterrestre. Alors que devait-il faire? Se jeter au sol pour faire le mort? Comme on le ferait pour survivre à un ours? Ou devait-il continuer de parler, que pour gagner du temps, jusqu'à ce que l'étranger s'emmerde et décide de lever le camp de lui-même? Ou devait-il plutôt tenter de la jouer en finesse, d'être gentil et con, question de déjouer le tempérament de l'homme, qu'il devinait plutôt mauvais? Il n'allait quand même pas essayer de le séduire, c'était totalement absurde, et au-dessus de ses forces, il en était certain.

Toujours muré dans son silence nerveux, Six observa l'homme s'installer au sol, le plus naturellement du monde. Il ne semblait pas avoir l'intention de quitter ou de le laisser en paix. Il devait réellement se délecter de le voir se torturer intérieurement avec ses peurs, comme un sale vautour. Et autant le rouquin souhaitait ne pas lui donner ce qu'il voulait, autant il était incapable de gérer son stress pour avoir l'air aussi détendu que l'homme qui lui faisait face et qui définissait les règles de ce jeu. Il voulait le faire parler, visiblement. Pourquoi? Pour tenter de mettre la main sur des armes à utiliser contre lui ensuite? Mais encore, pourquoi? « Tu as des fantômes alors, si je comprends bien ? Tu as peur de quelque chose ? Tu as vécus des choses atroces dans ta vie passée, tu penses ? » Le rouquin fronça légèrement les sourcils, gardant toujours son regard bien fixé sur l'étranger, prêt à réagir au moindre de ses gestes. « Je me souviens de rien, de mon passé. Je sais pas. » Il marqua un temps, comme pour rassembler un peu de son courage. « Je sais que j'aime pas être ici, y'a quelque chose dans cet endroit, quelque chose de...» Il s’interrompit, conservant le silence pendant quelques secondes, occupé à scruter les prunelles sombres de son interlocuteur. « Est-ce que tu fuis pas des monstres aussi? Et tu préfères t'en prendre à des gens que tu sais que tu peux torturer, facilement? » Il regrettait déjà ses mots, c'était indéniable, mais il commençait à comprendre quelque chose à propos de lui-même, s'il était de toute évidence un trouillard, il avait aussi la mauvaise habitude de dire ce qu'il ne fallait pas, quand il ne le fallait pas. « J'ai déjà peur, t'en prendre à moi ça te rend pas plus fort, ça fait juste de toi un connard. » Et ça, il le pensait vraiment, même s'il risquait de s'en prendre une raclé.

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Sam 31 Mar - 19:31

Cold OutsideH13-6 & H05-999Toujours assis en tailleur sur le sol, presque trop gentiment, je regardais ce pauvre gars se torturer les méninges et peiner à comprendre ce que j’étais en train de faire. C’était extrêmement drôle. Encore plus de l’entendre répondre. Là encore, ce n’était pas forcément donné à n’importe quel abruti d’oser lever la voix, même si je voyais dans son regard la profonde détresse qui l’envahissait, pratiquement prêt à mettre ses bras devant lui en un geste défensif. Il était presque mignon dans sa détresse. Prenant un masque des plus angéliques, même si ce n’était pas ce que j’avais l’habitude de porter, je posais mes coudes sur mes cuisses, calant même mon menton dans le creux de ma main gauche. Autre détail que j’avais remarqué sur ma personne, j’avais plutôt tendance à me servir de cette dernière pour beaucoup de chose. Il cherchait ses mots, il tentait de me répondre alors que tout son corps tendu semblait vouloir faire l’inverse. Il n’était pas assez idiot pour ne pas voir ce que je cherchais chez lui, ce que j’attendais de lui. Je retenais un rire quand il s’arrêta dans ses paroles, comme s’il venait de se rendre compte qu’il se prenait au pige qu’il s’interdisait lui-même de se faire prendre. Jouissif, je dis, jouissif !

Alors quand il commença à tourner la question vers moi, en essayant de se montrer provocateur, d’essayer de toucher un point sensible, je souris de toutes mes dents, chassant complètement le masque angélique, il ne servait à rien maintenant. Dans mon esprit, il avait maintenant l’image d’un chaton qui essaye de mordre férocement alors que ses pauvres petites dents sont à peine aiguisées. Mes jambes remontées légèrement, les chevilles croisées, j’avais toujours le regard plongé dans le sien, et j’étais bien le seul à parvenir à suivre son regard sans le détourner, sans craindre quoi que ce soit. Et ses derniers mots. C’était plus drôle que tout. Balancer des banalités comme ça pour se donner l’air malin, s’en était impossible de ne pas rire. Ce que je fis bien évidemment, lui riant avec un grand plaisir au nez. C’était là alors toutes ses armes ? C’était la seule chose qu’il avait à dire ? Il n’était pas capable de faire mieux ?

« Petit, petit… N’essaye pas de te montrer plus intelligent que tu ne l’es ou plus courageux, ça te rend encore plus ridicule que tu ne l’es. »

Je me levais d’un seul coup, me rapprochant de lui, ignorant complètement notre différence de taille, j’avais de toute façon le dessus sur cette perche rousse. Tout sourire avait quitté mon visage, je n’exprimais plus rien, juste mon masque froid, rien de plus.

« Tout le monde a des démons, ce n’est pas un scoop. A moins que tu sois suffisamment con pour croire qu’il y a des héros qui n’ont peur de rien. Et crois moi, les démons que je pourrais fuir te feraient chier dans ton froc, petit. Si j’ai fracassé un mec aussi grand que toi et plus baraqué, je crois que tu n’as pas bien saisis le concept de torture facile. »

A nouveau, sans que rien ne lui permettre de se stabiliser, de comprendre ce qui se passait, je reprenais ma place, l’exact même place sur le sol, à moitié en tailleur, et un sourire presque doux sur le visage. Il n’était tellement pas prêt de comprendre ce qu’il avait en face de lui ce petit crétin.

« Tu veux savoir ce qui me rend fort ? Allez, je vais te le dire quand même de toute façon. Je n’ai pas peur. Je n’ai pas peur de mourir. Quelque soit cet endroit, quoi qu’il s’y passe. La mort… tu ne pourrais même pas subir le quart de ce qui se passe dans ma tête sans flancher. La mort n’est qu’un fait. Le démon ici, c’est moi. »

Le terroriser encore plus ? Peut-être que ce que je venais de lui dire aurait cet effet. Mais j’étais quelque part persuadé qu’il ne le croirait pas. Il faudrait que je lui fasse une petite démonstration pour qu’il commence juste à entrevoir qui il avait en face de lui. Alors sa petite insulte… une poule mouillée, oui.
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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Dim 15 Avr - 12:57

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Plus l'homme parlait et plus Six envisageait de plus en plus sérieusement la possibilité de fuir à toute vitesse. Ce gars n'allait quand même pas s'embêter à le pourchasser non? Il voulait juste lui faire peur et avoir une raison de se moquer. Il devait sérieusement s'emmerder dans cet endroit et le rouquin était simplement sa distraction du moment. Et même si une part de lui restait convaincu qu'il risquait d'y laisser sa peau, il ne pouvait s'empêcher de penser que l'homme, aussi menaçant qu'il l'était, n'avait pas vraiment l'intention de s'en prendre à lui. Bon, d'un autre côté, il ne doutait pas non plus du concept de la violence gratuite, il était convaincu qu'il y avait des gens assez monstrueux pour s'en prendre aux autres sans même se donner le mal d'avoir une bonne raison pour le faire. À ses dires, il n'y avait aucun doute possible, puisque son bourreau du moment se qualifiait lui-même de monstre, de démon qui n'avait pas peur de mourir. Utile, sans doute. Sauf que ce n'était certainement pas Six qui allait essayer de le tuer. Il en conclut tout de même qu'essayer de réveiller en lui une once d'humanité serait une perte de temps. Il n'en possédait sans doute pas, ou plus. Et ça c'était s'il en avait déjà quelque part à un moment de sa vie. Il n'en savait rien, il ne le connaissait pas, n'avait pas spécialement envie de le connaitre non plus. Pour le moment, tout ce que Six voulait, c'était disparaître. Avoir la miraculeuse capacité de devenir invisible et de se sauver de cette situation sans demander son reste. Tragiquement cependant, il ne pouvait pas le faire. Il devait se démerder pour survivre à cette menace. Et pour ça, il ne voyait toujours pas d'autre solution que celle de gagner du temps en le faisant parler. Ou alors il tentait de se défendre, tant bien que mal, au risque que ça finisse mal pour gueule.

Fronçant les sourcils, il rassembla à nouveau son courage, prêt à défier le démon face à lui. « Je suis peut-être peureux et ridicule, mais je suis plus intelligent que t'as l'air de le penser. Moques-toi si tu veux, mais un jour je sortirai d'ici et ce sera toi qui aura l'air ridicule, parce que tu seras totalement seul et que personne voudra de toi. Avec raison. » Il aurait presque pu se trouver courageux pour le coup, si son cœur ne se débattait pas dans sa poitrine. « Je serai pas ta nouvelle victime. » Et dans un espoir presque exagéré, Six se décolla de la vitre avec l'intention résolu de contourner l'homme pour se diriger vers l’ascenseur. Le tout en priant fortement pour que le type lui autorise cette effronterie et ne l'arrête pas dans son mouvement. Il se retenait d'ailleurs avec force pour ne pas se mettre à courir, il ne devait surtout pas paraître aussi démuni et effrayé, même s'il se doutait que c'était trop tard pour ça. Dans un mouvement nerveux, sans doute motivé par un quelconque instinct de préservation, il tourna légèrement la tête vers l'homme, prêt à le voir s’abattre sur lui en une fraction de seconde, se demandant bien comment il ferait pour se défendre si c'était effectivement le cas. Comment pouvait-il être malchanceux à ce point? De tout les gens de cet endroit, il avait fallu qu'il tombe sur Satan en personne. Dommage qu'il n'avait pas d'eau bénite sous la main.

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MessageSujet: Re: [VÉRANDA] Cold outside [6&999]   Mar 22 Mai - 8:55

Cold OutsideH13-6 & H05-999Correction, ce n’était pas une poule mouillée que j’avais en face de moi. C’était plutôt un gamin de cinq ans. Son pseudo laïus pour me faire comprendre à quel point j’étais méchant et c’était mal d’être méchant, que je finirais tout seul à être aussi méchant me fit lever les yeux au ciel. Que pensait-il au juste ? Que ses mots tout droit sortis d’un minable dessin animé pour attardé avec une morale aussi abrutissante que débile allait tout droit dans mon cœur et faire de moi un meilleur homme dans un éclat de paillettes et d’arc-en-ciel ? 909 était décidément bien moins con que ce que je pensais, et surtout beaucoup moins niais que ce gamin croisé avec un renard. Surtout que son début de courage n’était que de la poudre aux yeux, il puait la crainte et la terreur. S’il n’était pas aussi ridicule et insupportable dans son enfantillage, je pourrais m’en délecter. Mais à quoi bon perdre son temps à effrayer un marmot ? On n’en retire pas tellement de plaisir et surtout aucune satisfaction. Pour le coup, il avait raison, il était réellement une perte de temps. Dommage, moi qui pensais que j’allais pouvoir faire passer un peu le temps.

J’étais en train d’allonger mes jambes devant moi quand je le vis commencer à tourner les talons, ce qui ne manqua pas de me faire sourire. Alors c’était la fuite ? Soit. Je n’éprouvais aucunement le besoin de le poursuivre ou de pousser un peu plus le jeu, il n’en avait aucun intérêt. Cependant, je ne pouvais m’empêcher de lui lancer un petit conseil. Et on allait dire que je n’étais pas serviable.

« Si je peux me permettre, gamin, va falloir que tu grandisses et que tu te procures une paire de couilles. Si tu viens de mouiller ton pantalon avec ma seule présence, tu ne survivras pas à cet endroit, et ta sortie, tu la feras comme tous les autres cadavres. Il y a des gens pires que moi ici. Bien pire. »

Le regard du blond, de 002, je ne pouvais pas l’oublier. Si nous étions semblable, je savais qu’il était plus dangereux que moi. Briser un homme physiquement, détruire un homme, je savais le faire, c’était une certitude. Mais lui était capable de le faire, juste avec son esprit. Briser quelqu’un de l’intérieur sans pour autant le toucher. Il excellait dans ce domaine là, c’était une certitude. Et il y prenait autant plaisir que moi à modeler un visage à ma façon, avec mes poings et autres accessoires. Il n’y avait rien de pire qu’être détruit mentalement. Ça aussi, je le savais et je n’avais pas besoin de trop fouiller dans ma mémoire pour le savoir. Si ce gosse n’était pas capable de supporter la pression, mieux valait pour lui qu’il ne croise pas le chemin de mon beau blond. Ni même qu’il aille trop loin dans la Ruche, il ne supporterait jamais.

« Le courage, ce n’est pas qu’une question de cœur pur. Tu es pire qu’une proie facile. On lit en toi plus facilement que dans un livre. Forge toi un mental ou tu finiras par crever sans même qu’on lève la main sur toi. Réfléchis-y. »

Voilà, fin de ma béa du jour, faut pas déconner non plus. Maintenant, qu’il réfléchisse ou non à ce que je venais de lui dire, c’était son problème. Mais il était sûr que la prochaine fois que je croiserai son chemin, je ne me gênerai pas pour lui en mettre plein la gueule, juste comme ça, pour le plaisir de lui en mettre plein la gueule. On ne sait jamais, des couilles pourraient lui pousser à force de fracasser son crâne vide. Je souriais d’autant plus en voyant les portes s’ouvrir de l’ascenseur et fit alors un geste vers cette cage ouverte, ne le quittant pas du regard puisqu’il avait tenté un timide coup d’œil dans ma direction qu’il pensait être plein de courage. En fait, j’étais quand même curieux de voir ce qu’il allait devenir d’ici quelques mois. Voir déjà s’il avait survécu et surtout s’il était capable de se défendre tout seul sans suinter la peur par tous les pores de sa peau. Si tel serait le cas, il pourrait me remercier.
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